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Capitalisme "vorace" : moins de ressources et plus de guerres

24m 46s

Capitalisme "vorace" : moins de ressources et plus de guerres

Cette transcription analyse les bouleversements géopolitiques liés aux ressources naturelles, à l'occasion d'une réunion du G7 à Paris. Julien Bouissou, journaliste, expose l'explosion de l'extraction mondiale : de 31 milliards de tonnes en 1970 à 100 milliards aujourd'hui, soit 23 à 39 kg par personne et par jour. Le sable est devenu la ressource la plus consommée après l'eau, utilisé pour le ciment, le verre et les semi-conducteurs. L'économie numérique, loin d'être immatérielle, nécessite d'énormes quantités d'énergie et d'eau, les data centers consommant l'équivalent de la consommation d'eau potable de la France. L'extraction minière, notamment en Afrique et en Indonésie, défigure les paysages et déplace des populations, créant des tensions politiques. Arnaud Orain, économiste, explique la fin du néolibéralisme et du libre-échange. Le retour des monopoles, le protectionnisme américain et la remise en cause de l'indépendance des banques centrales marquent cette transition. Les États-Unis, sous Trump, adoptent une stratégie néocoloniale pour sécuriser leurs approvisionnements et contrer la Chine, comme au Venezuela ou au Groenland. Ce "capitalisme de la finitude" repose sur deux raretés : celle des marchés (surcapacité chinoise) et celle des ressources (minerais, terres agricoles). La course aux ressources s'intensifie, avec des implications environnementales et géopolitiques majeures, tandis que les pays en développement peinent à bénéficier de leurs richesses.

Transcription

4062 Words, 24797 Characters

French
Bonjour à toutes et à tous je m'appelle Thomas Baumgartner et il est l'heure du monde. Aujourd'hui on vous donne des clés pour mieux comprendre les boules versements géopolitiques auquel on assiste depuis plusieurs mois alors que les ministres des finances du G7 sont réunies à Paris depuis le lundi 18 mai et encore ce mardi 19 mai. Un G7 bâti sur la logique du libre échange et du multilatéralisme, une logique largement misamale par Donald Trump. Nous allons essayer de comprendre ensemble les commandes et les pourquoi de cette transformation en cours. La planète est perforée, exploité comme jamais dans son histoire et les puissances économiques se battent pour mettre la main sur les ressources. Le capitalisme semble chaque jour un peu plus vorace et guerrier à l'image de la politique du président américain Donald Trump qui ambitionne de prendre le contrôle de nombreux territoires, le Venezuela, le Groël Land, il continue d'en parler. Le Canada pourquoi pas pour s'acaperrer leur richesse et la guerre en Iran qui n'était pas initialement lié au pétrole et devenu un bras de fer de matière première. Alors comment se partage la production des ressources en monde aujourd'hui qu'elles alliancent ce nou, le néo-liberalisme à l'œuvre ces dernières années et qui est remplacé par une nouvelle doctrine néocoloniale pour nous éclérer, je reçois Julien Bouissou journaliste au monde au service économique. Il nous fera l'état des lieux de l'extraction des ressources dans le monde notamment, puis nous accueillons Arnaud-Orain, économiste, historien et hauteur de l'essai le monde confisqué et sé sur le capitalisme de la finitude. Il nous explique les contours de ce nouvel ordre économique qui est en train de se dessiner. Capitalisme, avoiras, moins de ressources et plus de guerres, un épisode d'estermichon réalisation cante-tenne. Bonjour Julien. Bonjour Thomas. Pour commencer cette épisode, je vois que mon sepange sur ce chiffre très parallante et à l'explicité dans un thésartique au cours des 50 dernières années, les quantités extrètes du sous-sol de la terre ont été multipliées par 3,5. Qu'est-ce que ça signifie? Alors on est passé de 31 milliards de tonnes en 70 à 100 milliards aujourd'hui alors. C'est un peu abstrait. Ce qui peut être plus concret pour vous, c'est de se dire que ça représente entre 23 et 39 kilos par jour et par habitant. Donc c'est quand même énorme. Alors ça représente tout ce qu'on retire à la terre. Donc ça va des combustibles comme le charbon, le pétrole, la biomasse, c'est-à-dire tout ce qui vise pousse en fait, mais aussi les poissons. Et puis il y a deux autres catégories. Il y a les métaux et les minrailles noms métalliques. Et ce sont ces minrailles noms métalliques qui nous intéressent parce que finalement c'est la ressource dont la consommation augmente le plus rapidement. Et d'ailleurs c'est pas le pétrole, c'est pas la biomasse, mais c'est le sable. Le sable aujourd'hui c'est la ressource naturelle la plus consommée dans le monde après l'eau. Et comment on l'explique? Pour comprendre pourquoi on consomme autant de sable, il faut savoir que on en a besoin pour fabriquer du ciment, du verre, des semi-conductors. Et donc sa consommation explose parce qu'on en a besoin un peu près dans tous les pays et aussi dans tous les secteurs d'activité. D'ailleurs on parle beaucoup du gruel en ce moment, on parle beaucoup de sa richesse en métaux en terre rare, mais on a plus souvent de dire que sa ressource la plus précieuse c'est le sable. Parce que sous l'effet de réchauffement climatique, il a fonte de la calotte glacière et une île produite, du sable. Allons-génère, près de 900 binontonnes par an, c'est de premier gizement au monde. Et le gruel en effectivement, on en a beaucoup parlé, de n'altre, on a beaucoup parlé, on l'avait un peu oublié. Il continue d'en parler, malgré le conflit en iran, il garde toujours cette idée du gruel en tête. Aujourd'hui on pourrait dire le numérique permet d'éviter cette type d'extraction, c'est immatériel, pas tant que ça aurait été. Oui c'est important de nous noter parce qu'on attend dans sa coire en France, c'est un néné que. Il y a de moins en moins d'usines, étant donné qu'on est dans une économie qui fonctionne avec des services de plus en plus immatériels, qu'on n'a plus besoin de ressources naturelles. En réalité c'est le contraire parce que l'économie numérique consomme beaucoup de ressources naturelles. Et le meilleur exemple, c'est les datacenteurs, vous savez, les datacenteurs n'en parlent beaucoup parce que ces grassas s'accontent sur l'intelligence artificielle. Et bien, il faut beaucoup d'énergie. Le plus gros datacenteur aujourd'hui, il consomme l'équivalent de la puissance d'un réacteur nucléaire de un gigawatts, c'est pas rien. Et puis ça consomme pas seulement l'énergie, ça consomme aussi de l'eau et beaucoup d'eau. Il y a l'agence attavation de l'énergie qu'a calculé que les datacenteurs consomèrent à un peu près 5000 milliards de litres par an. Encore une fois, ça fait beaucoup, ça s'abstrait, mais ça représente un peu près l'équivalent de la consommation d'eau potable en France sur un an. Donc l'économie numérique, c'est aussi beaucoup de ressources naturelles. On imagine que cette tendance risque d'empire, alors qu'on sait que ces ressources évidemment ne sont pas illimités, Julien. Non, elles ne sont pas illimités, et le premier problème justement, c'est que ces quantités extraites, elles vont encore augmenter à peu près de 60% d'ici à 2060. Ça, on le rapporte des nations uniques, qui a été publié en octobre 2024. Le problème, c'est que l'extraction, la transformation de ressources du sol, ça génère plus de 60% des emissions de CO2. Et puis l'autre problème, c'est que non seulement on consomme beaucoup de ressources, mais surtout l'économie mondiale dépend de plus en plus de ces ressources. Juste un chiffre, les matières premières, c'est 20% de commerce mondiale, donc c'est pas rien quand même dans l'économie. Et encore une fois, on a du mal à le voir, nous en Europe, parce que les mines ne sont pas chez nous, mais surtout dans les pays en développement, par exemple, en Afrique. Pour extraire, 1 kg de terre à rare, il faut parfois creuser jusqu'à 2 tonnes de roches. Vous imaginez un peu les conséquences que ça peut avoir sur l'environnement. C'est énorme, c'est 200 fois plus. D'ailleurs, l'une des raisons pour lesquelles l'Europe finalement ne produit pas suffisamment de terre à rare. C'est peut-être aussi pour ça, c'est qu'on ne veut pas non plus subir toutes les conséquences environnementales de la production de terre à faire que ça soit fait. Ailleurs, et notamment en Chine. Ensuite, autre problème, c'est qu'à un décalage entre les produits qui s'en va fabriquer, souvent ça sert quelques années à smartphone, on n'utilise pas toute toute vie, au bout de 5, 6 ans, on gète. Alors que l'extraction, elle laisse des traces durable, voire permanente sur la terre. Je vais juste vous donner un exemple. Il y a quelques années, j'étais allé en portage sur une île qui s'appelle "Li de bonca", en Indonésie. Quand on va danser-t-il, on attérit sur la lune. C'est-à-dire qu'il y a des crataires absolument partout, c'est une île qui est complètement défigurée. Et pourquoi les défigurés? Parce qu'on y a creusé beaucoup d'éteins. L'étein, c'est du sable noir et suffit de se baisser pour ramasser là-bas. C'est absolument incroyable. Et ensuite l'étein sur sa bœunoire, il est fondu, il est utilisé dans mon smartphone. Ce que je veux dire par là, c'est que à cause de l'extraction, il y a des territoires rayés de la carte. Et quand je dirais de la carte, c'est-à-dire que quand on va à bonca, il y a des villages frontaux, il y a des populations qui ont quitté bonca. Donc ça pose un problème environnemental et ça pose aussi des problèmes politiques en Inde par exemple. Il y a un état qui s'appelle Chatizegaard, il y a beaucoup de charbon et des populations entières qui ont été déplacées. Et ça a alimenté une insurrection armée. C'est la première menace, c'est un qui pèse sur l'un. La première menace, c'est sécurité. Donc l'extraction, c'est un problème économique, beaucoup de dépendance. C'est un problème environnemental. C'est aussi un problème politique. Donc c'est beaucoup de problème. Justement, en point de vue politique et géopolitique, je vais le comprendre. Donald Trump, c'est un peu le symbole de ce capitalisme toujours plus vos races. Et notamment, toujours plus vos races en pétrole, en terre rar aussi, évidemment. Quelle est l'intérêt de Trump pour le pétrole ou de la consommation, évidemment? Et quelle est sa position sur le marché? Oui, alors il s'intéresse plus aux pétrole qu'au sable. Et c'est vrai parce que pourquoi? Parce que tout simplement, le pétrole, c'est la première énergie primaire au monde. L'énergie c'est important dans l'économie aujourd'hui. Et puis surtout, le sable, on entrouffe partout, c'est pas le cas du pétrole. Et l'économie mondiale a besoin de cette énergie. Et c'est d'ailleurs pour ça, que, qu'a été expliqué, justifié l'intervention américaine au Venezuela en janvier, il faut rappeler que le pays abrite les premières réserves au monde. Et les Etats-Unis ont besoin de sécuriser leurs approvisionnements. Les Etats-Unis ont des gisements de pétrole, mais ont aussi des raffineries et pour que ça raffinerie tourne à plein, il faut importer du pétrole. Et pour ça, on a besoin du pétrole vénésulien. Et en 1000 pétrole, il y a une autre guerre qui se joue. C'est celle de l'accès aux mineurs écrétiques. On est toujours la question de l'accès aux ressources. C'est une forme ou le qu'on entend plus en plus. Mais qu'est-ce que ça veut dire exactement? Oui, c'est intéressant, parce qu'en ce moment, on entend beaucoup dire que finalement, à cause de la hausse de pétrole, on va pouvoir acheter plus de véhicules électriques. Donc c'est bon pour l'environnement. En fait, on passe d'une dépendance à une autre. C'est-à-dire qu'avant, on était très dépendants, on est fait du pétrole. Et là, on passe à une dépendance. Vous avez des diminures qui servent à fabriquer ces voitures électriques. C'est vrai que les deux ne sont pas complètement séparés. Et là, je vais vous donner un autre exemple qui, pour moi, je trouvais, était très parlant. C'est que quand j'étais à l'année en reportage, je regrette l'anide. Je voulais savoir comment on exploitait le mine au regret de l'anide quand il fait très très froid. Et c'est une mine de rubis. Et là, ce que j'ai découvert, c'est que la première chose qu'ils avaient construit sur place, c'est un immense réservoir pour y mettre de licence du pétrole. Et non, pétrole. Pourquoi? Parce que pour extraire des terres, il faut beaucoup de pétrole. Il faut chauffer la pierre. pour pouvoir les casser. Il faut conduire des enjeux. Il faut faire vivre des campements. Donc on a aussi besoin de beaucoup de pétrole pour faire fonctionner les mines. Donc les deux ne sont pas si apparaît les uns de les autres. Et puis le problème qui se pose, c'est que dans cette dépendance, tous les pays, souvent des pays en développement, des pays africains qui regorgent du minerai de toutes sortes, cuivre notamment. Est-ce qu'ils vont réussir à se développer grâce à ces ressources? Je pense notamment l'ARDC ou aux ambies. Est-ce qu'ils vont arriver à vos pays? En remontant la chaîne de valeur, passer, passer des minerais, peut-être au batterie automobile. Ça, c'est la grande question qui se pose. Merci Julien. Merci Thomas. Maintenant, je voudrais donner la parole à l'économiste historien Arnor, qui observe depuis un petit moment ces évolutions mondiales, industrielles et économiques. Son analyse donne des clés très complémentaires et précieuses pour comprendre ce qui se passe sous nos yeux depuis des mois en termes géopolitiques. Arnor, un bonjour. Bonjour Thomas, bon garde-teur. Vous êtes économiste et historien. Vous êtes l'auteur chef-là-marion de l'ouvrage "Le monde confisqué" et c'est sur le capitalisme de la finitude. Vous avez également écrit une tributie de public dans le monde en janvier sur le retour de l'imperialisme américain et d'autres sur le conflit iranien en avril. On va parler avec vous de cette formule, le capitalisme de la finitude, mais d'abord, premier constat, selon vous, c'est la fin du libre-échange. Pour quelle raison? Oui, ce n'est pas seulement à la fin du libre-échange, auquel on assiste, mais c'est plus généralement à mon sens à la coute comète, en fait, de ce que l'on a appelé le néolibéralisme. Première point, le retour des monopoles. Le retour de firmes qui ne sont pas ou très peu soumis à la concurrence. Des firmes qui sont en situation de monopole, monopole qui a été, je dirais, l'ennemi absolu, en fait, du libéralisme et du néolibéralisme, et qui est aujourd'hui vanté par les entrepreneurs de la tech comme Peter Till. On qui nous explique que le monopole, c'est très bien, c'est la seule façon en fait de faire des innovations et de faire des super profits. Et on voit également en Chine les méga-fusions d'entreprises publiques qui deviennent de véritables monopoles, que ce soit dans le transport maritime ou la construction ferroviaire, et qui deviennent des firmes géantes mondiales. Le deuxième élément, c'est la fin du libre échange tel qu'on l'a connu. C'est-à-dire le retour d'un certain nombre de droits de doigts, on a une organisation mondiale du commerce qui a été la grande, pourvoyeuse de la baisse des droits de doigts depuis 1995, lorsqu'elle a succédé au gâte post-second-gare mondiale. Pour promouvoir le libre échange, on voit que cette organisation est en état de mort cérébral, et que par conséquent, on revient à un monde où les échanges commerciaux se grippent, si vous voulez, par l'avènement d'un nouveau protectionnisme. Le troisième élément, c'est la remise en cause d'un certain nombre de principes du néolibéralisme, telle que l'indépendance des banques centrales, par exemple. On voit que l'indépendance de la fédéral réserve aux États-Unis est extrêmement attaqué par l'administration Trump. On voit encore que c'est un des piliers d'une néolibéralisme qui est attaqué, l'idée selon laquelle les banques centrales doivent absolument être indépendantes et avoir une mission principale qui est d'uté contre l'inflation. Vous parlez à un orain d'un capitalisme en silo? On avait déjà vu avec l'administration Biden, l'idée selon laquelle il fallait refaire des chaînes de valeur qui soient moins dépendantes de la Chine, en particulier, et moins dépendantes d'un certain nombre de pays qui sont des rivaux. L'idée c'était le re-shoring, le relocalisation, le French Shoring, de Janet Yelene, la secrétère Autreserre de Biden, c'est-à-dire qu'on va relocaliser des chaînes de valeur chez nos amis. On voyait se mettre en place l'idée selon laquelle avec des subventions, on allait relocaliser un certain nombre de productions cruciales pour les États-Unis d'Amérique. L'administration Trump veut faire un peu la même chose, mais pas avec le recours de subventions, mais avec le recours de droit de doigne. L'idée donc, c'est d'essayer de reconfigurer une partie du commerce et des chaînes de valeur pour en fait échanger en silo, c'est-à-dire ne pas échanger de manière multilatérale avec les pays qui sont les moins chers, c'est-à-dire sans suivre la thèse qui est au coeur de l'OMC, celle de David Ricardol, célèbre économiste du début du 19e siècle, celle des avantages comparatifs, on ne va plus échanger de manière multilatérale avec celui qui est le moins cher et qui suit ces avantages comparatifs, on va essayer d'échanger avec ces amis, et peut-être demain avec ces néo-colonies. Comme ça se pratiquait, voilà fin du 19e, début 20e siècle et dans les siècles précédents. Ça c'est une thèse-clique, vous défendez, notamment dans la tribune qui est par eu en janvier dans le monde. Vous paraînez de néo-colonialisme, et c'est à cette onne-là, c'est avec ces lunettes-là, qu'il faut peut-être comprendre ce qui s'est passé au Venezuela, si qu'on est une se passe, est-ce que les États-Unis ont fait au Venezuela, le regard qu'ils ont, voilà, menaces qu'ils font sur le Goenland, et pourquoi pas même la manière que Donald Trump avait parlé du Canada, en parlant du Canada comme d'un 51e état, c'est là où vous parlez de voyez un néo-colonialisme. Oui, effectivement, les États-Unis d'Amérique sont dans une position aujourd'hui défensives puisqu'ils sont sous la menace d'arrivale systémique, la Chine, qui a émergé grâce à la mondialisation néolibérale. Et en fait, les États-Unis d'Amérique souhaitent aujourd'hui mettre fin à cette mondialisation néolibérale, tel qu'il l'avait eux-mêmes organisés dans les années 90-90, parce qu'elle les desserre des ormais. Elle leur est beaucoup moins profitable. Elle aurait beaucoup moins profitable qu'à la Chine. Et donc l'idée c'est de se reconcentrer sur son émisphère occidental. Donc, d'essayer en fait de contenir la présence chinoise là où c'est encore possible de le faire dans l'émisphère occidental, c'est-à-dire dans toute l'Amérique plus le Goenland. Donc les aventures au Venezuela, c'est pas tant d'essayer de s'accapérer ce pétrole très très lourd que de ne pas le laisser adhériveau. Pour le Goenland, c'est la même chose, c'est l'idée de ne pas laisser de potentiel ressources minières assez érivo systémiques. Et donc l'idée c'est d'essayer de refaire un silo impérial. Là où il n'est plus possible de rester le gendarme du monde absolu. Il y a aussi une question à une ornueur, qui est celle de la rareté et des ressources. On peut imaginer que de l'altrume et son administration regardent à quelques années devant eux, vous parlez-vous de capitalisme, de finitude. Cette finitude, c'est la finitude des ressources justement. Alors la finitude, elle est de deux ordres. C'est celle des marchés d'un côté et des ressources de l'autre. Des marchés d'abord, c'est l'idée selon laquelle il y aurait des ornés trop de producteurs. En fait, la Chine produisant à peu près 30 % des capacités de production manufacturière mondiale, elle est devenue si innovante qu'elle est capable de produire à peu près toutes les gammes, de marchandises, y compris les plus haute technologie. Donc elle vient concurrencer directement les États-Unis d'Amérique et l'Allemagne. Et donc ces pays parlent des ornés de surcapacité chinoise. C'est la première idée. Il y aurait trop de producteurs et donc une finitude des marchés et pas assez de consommateurs. Et du coup il faudrait reproter, en fait, ces propres marchés contre l'envaïsement entre guillemets des produits asiatiques. La deuxième finitude, c'est celle des ressources. C'est l'idée selon laquelle si on veut maintenir le niveau de vie occidental, si la consommation de protéines animales continue à augmenter et si on veut continuer également à faire du numérique de la défense et de la transition énergétique, il faut à la fois plus de nourriture et donc plus de ce qu'on appelle des hectares fantômes, c'est-à-dire des terres que vous n'avez pas chez vous, mais que vous allez louer ou acheter ailleurs et sur laquelle vous allez faire pousser ce dont vous allez besoin, en particulier du soja et du huile de palme, et puis il faut déminerait. Il faut déminerait pour le numérique, pour la défense, pour la transition énergétique et la décarbonation. Et donc ça, ça amène effectivement à penser le monde de manière finie une nouvelle fois. Donc on sort de cette grande espérance libérale des années 90.000, selon laquelle on était, alors bien sûr, il y avait des voies discordantes, et chez les écologistes qui nous disaient déjà bien entendu qu'on était dans un monde fini, mais on avait cette grande espérance libérale de l'abondance, des produits abondants grâce à la spécialisation d'un certain nombre de pays. Aujourd'hui, on réentre dans ce monde de rarte, rarte des marchés et rarte des ressources. C'est de nouveau la course impériale à la recherche des marchés et à la recherche des ressources. Alors vous dites de nouveau, parce que ce que vous décrivez, ce sont des cycles, c'est ce qu'on comprend en vouluiser aussi, c'est que cette notion de finitude, elle est arrivée régulièrement dans l'histoire moderne de l'économie. Oui, le capitalisme a commencé, en fait, avec cette idée de finitude, c'est d'abord cette grande course colonial, concurrente et sanglante, qui commence avec les 16e et 17e siècle. Et ces grands monopoles qui ont été les compagnies de commerce, c'est si l'eau impérienne, qui ont été l'exclusive colonial, l'idée sur laquelle l'économie ne pouvait commercer, qu'avec l'économie. d'une chose de leur métropole. Puis on a eu quelques épisodes de libéralisme économique au milieu du XIXe siècle en gros. Et puis, je dirais, après la Seconde Guerre mondiale, entre 1945 et 2010-2015 environ, des périodes où là on a vu refluer les monopoles, refluer les droits de doigne, refluer les siloins périaux, même si on a eu quelques conquêtes coloniales, mais beaucoup moins que pendant les 17e et 18e siècle, qu'à partir de la fin du XIXe siècle et bien entendu les années 30 et puis ce qu'on constate depuis une dizaine, une quinzaine d'années. Donc en fait, le capitalisme, il s'est trouvé plusieurs fois dans des petites périodes libérales, petits moments où effectivement cette idée selon laquelle c'est la concurrence qui doit régler les échanges et qui doit être le principe moteur du capitalisme, a été tenté à quelques époques, mais en fait, depuis le début du capitalisme au XIXe, 17e siècle, c'est plutôt l'idée de finiter les ressources qui dominent. Ce qu'on comprend Arnault, c'est que c'est une histoire de cycle, est-ce qu'aujourd'hui, une guerre pourrait remettre les cartes? Alors ce qu'on voit apparaître aujourd'hui, c'est que la Chine aujourd'hui n'est pas encore militairement en capacité de s'opposer complètement aux États-Unis d'Amérique. Donc nous ne sommes pas dans une situation ou une guerre systémique, en fait, entre ces deux puissances verraient la fin du cycle, mais les États-Unis d'Amérique ont compris qu'ils ont désormais affaire à une puissance économique et bientôt militaire qui est trop puissante et qui ne leur permet plus, en fait, d'organiser le monde comme il l'avait fait lors de la période néolibérale. Et donc on voit se multiplier les conflits et la friction, en fait, entre les deux riveaux et il est vraisemblable que toutes ces opérations militaires conduisent précisément à mettre en place ces fameux silos impériaux, c'est-à-dire à, en fait, regarder qui sont les alliés et les amis, les vasos et les néocolognie de chacune des deux grandes puissances. Un orain, dans votre analyse en termes de silo impériaux, comment lire l'action l'Union européenne en ce moment, notamment, il y a eu cette signature d'accord des libres échanges avec la mercoiseau, donc avec l'Amérique du Sud, est-ce que l'Union européenne est à contre temps? L'Union européenne est la dernière puissance néolibérale dans un monde qui l'est de moins en moins. Et l'incarnation de ce monde qui vit dans le passé, c'est le changeux liablement, c'est Monsieur Merde. Monsieur Merde, il ne cesse de dire qu'il faut déréguler, il faut être plus productif, il faut signer des accords de libres échanges et il ne veut pas, en fait, de droite-doine et l'Allemagne a freiné des quatre fers, en fait. Et pourtant, il y a un certain nombre d'entreprises du mythole chetermalement qui réclame des droits de droite-doine compensatoire. Et il y a un certain nombre de capitalistes allemands qui contraînent qu'en fait, il n'est pas possible de lutter désormais contre la concurrence chinoise. Donc, on a des élites européennes qui sont enfermées dans le paradigme néolibéral et qui pense que il n'y a pas d'autres méthodes, en fait, pour faire vivre l'Union européenne, que le libre échange, que la lutte contre les monopoles, etc. Mais je pense qu'ils vont être sous une telle pression à la fois du patronat et en même temps, des travailleurs, puisque les licenciements dans le secteur industriel en Allemagne commencent à devenir très inquiétant. Donc, ils vont être à mon avis à la fois sous la pression de leurs électeurs et sous la pression du patronat, puisque aujourd'hui, les produits chinois sont à la fois plus innovants, meilleur et substantiellement moins cher que tout ce qui a fait la puissance de l'Allemagne, la chimie, l'automobile, les machines outils, les industries des carbonations. Donc, à moyen terme, ce n'est pas tenable. Merci beaucoup, Arnaud, votre analyse, merci. Merci pour votre invitation. C'est la fin de l'heure du monde, vous pouvez retrouver l'ensemble des articles de Julien Bouissou et les tribunes signés Arnaud Horin sur notre site le monde.fr. Quant à moi, je vous dis à bientôt pour de nouveaux épisodes de l'heure du monde. À bientôt.

Podcast Summary

Key Points:

  1. L'extraction mondiale des ressources a été multipliée par 3,5 en 50 ans, atteignant 100 milliards de tonnes par an, avec le sable comme ressource la plus consommée après l'eau.
  2. L'économie numérique, bien qu'immatérielle en apparence, consomme énormément d'énergie et d'eau, aggravant la dépendance aux ressources naturelles.
  3. Le néolibéralisme et le libre-échange sont en crise, remplacés par un protectionnisme et un néocolonialisme, notamment avec les États-Unis cherchant à sécuriser leurs approvisionnements et à contenir la Chine.
  4. Le "capitalisme de la finitude" se caractérise par la rareté des marchés (surcapacité chinoise) et des ressources, menant à une course impériale pour le contrôle des matières premières.

Summary:

Cette transcription analyse les bouleversements géopolitiques liés aux ressources naturelles, à l'occasion d'une réunion du G7 à Paris. Julien Bouissou, journaliste, expose l'explosion de l'extraction mondiale : de 31 milliards de tonnes en 1970 à 100 milliards aujourd'hui, soit 23 à 39 kg par personne et par jour. Le sable est devenu la ressource la plus consommée après l'eau, utilisé pour le ciment, le verre et les semi-conducteurs. L'économie numérique, loin d'être immatérielle, nécessite d'énormes quantités d'énergie et d'eau, les data centers consommant l'équivalent de la consommation d'eau potable de la France. L'extraction minière, notamment en Afrique et en Indonésie, défigure les paysages et déplace des populations, créant des tensions politiques.

Arnaud Orain, économiste, explique la fin du néolibéralisme et du libre-échange. Le retour des monopoles, le protectionnisme américain et la remise en cause de l'indépendance des banques centrales marquent cette transition. Les États-Unis, sous Trump, adoptent une stratégie néocoloniale pour sécuriser leurs approvisionnements et contrer la Chine, comme au Venezuela ou au Groenland. Ce "capitalisme de la finitude" repose sur deux raretés : celle des marchés (surcapacité chinoise) et celle des ressources (minerais, terres agricoles). La course aux ressources s'intensifie, avec des implications environnementales et géopolitiques majeures, tandis que les pays en développement peinent à bénéficier de leurs richesses.

FAQs

L'extraction des ressources a été multipliée par 3,5 en 50 ans, passant de 31 milliards de tonnes en 1970 à 100 milliards aujourd'hui, soit 23 à 39 kilos par jour et par habitant.

C'est le sable, utilisé pour fabriquer du ciment, du verre et des semi-conducteurs, avec une consommation qui explose dans tous les secteurs.

Non, elle consomme beaucoup de ressources : les data centers utilisent l'équivalent d'un réacteur nucléaire en énergie et 5000 milliards de litres d'eau par an, soit la consommation d'eau potable de la France.

Les États-Unis ont besoin de sécuriser leurs approvisionnements en pétrole pour faire tourner leurs raffineries, et le Venezuela possède les premières réserves mondiales.

C'est l'idée que les marchés et les ressources sont limités, ce qui pousse à une course impériale pour les contrôler, marquant la fin du libre-échange néolibéral.

Ils cherchent à créer un 'silo impérial' dans l'hémisphère occidental, en contenant la présence chinoise au Venezuela et au Groenland, et en relocalisant des chaînes de valeur.

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