Capgemini a dévoilé le 27 mai à Londres un plan stratégique centré sur l’IA agentique, présenté comme une révolution pour les entreprises. Le groupe entend devenir le catalyseur de cette transformation, en élargissant son rôle de partenaire technologique plutôt que de le voir réduit par l’automatisation. Cependant, le même jour, Capgemini a modifié son indicateur de rentabilité, passant d’une marge de 13,3% à 10,8% pour 2025, en intégrant des charges auparavant exclues (rémunérations en actions, restructurations). Ce changement comptable, bien que défendable, améliore mécaniquement les perspectives futures, rendant la progression plus flatteuse. L’analyse de la croissance montre que l’essentiel provient d’acquisitions, non d’une dynamique organique forte, rappelant la stratégie historique du groupe. L’IA agentique offre des gisements de valeur (modernisation, gouvernance des agents), mais menace le modèle traditionnel de facturation à l’heure, basé sur une main-d’œuvre nombreuse en Inde. Capgemini mise sur sa connaissance des processus métiers pour transformer cette vague en opportunité, mais le marché reste prudent. Au-delà de Capgemini, ce cas illustre comment lire un plan stratégique : vérifier la croissance organique, examiner les changements d’indicateurs, et identifier la couche de valeur durable (le processus métier). La question clé reste de savoir qui paiera le coût réel de l’IA à long terme.
Londres 27 mai début d'après-midi sur scène, Cabgémini annonce une révolution liée à agentique à un marché qui s'élargit une croissance qui s'ouvre. Et au même instant, dans une annexe du communiqué, une ligne fait fondre sa marche de référence, sans que personne sous les projecteurs dans 10 ans. Et pisode, Cabgémini, ce que cache le plan "i'a agentique". Chapitre 1, le paradoxe de Londres, deux annonces eux-mêmes jours, une seule sous les projecteurs. Le décor d'abord, une salle à Londres, des analyses financiées, des investisseurs institutionnelles et Aiman Esat, le directeur général, qui décrit l'avenir. Cabgémini veut devenir, je le cite, "Le cataliseur de la transformation y a des grandes entreprises". La promesse est l'impide. N'intelligence artificielle, agentique, c'est logiciel qui agisse et pas seulement répondre, ne va pas rétrécir le métier de Cabgémini. Elle va l'élargir. Plus de complexité chez les clients, donc plus de besoin d'un partenaire pour la donctée. Aiman Esat, un cyste, je le cite, "Déployer liat agentique dans toute l'entreprise, c'est une révolution d'entreprise, pas un simple déploiement de technologie". La nuissance est habile. Elle transforme un risque, celui d'être remplacé par la machine, en marché, celui d'accompagner les autres à l'adopter. Voilà pour la scène. Maintenant, regardez les coulisses. Le même jour, dans le même communiqué, le groupe change discrètement la règle avec laquelle il mesure sa rentabilité. Et l'effet de ce changement, c'est que ça marche de référence pour 2025, passe de 13,3% à 10,8%. Selon le communiqué du capital MarketSD du 27 mai, c'est exactement le même résultat, la même entreprise, la même année, mais raconter avec un terme au maître différent. 2.5 points de marge, il s'évapore d'un trait de plume comptable, au moment précis où l'on annonce une décennie radieuse. Un plan stratégique, au fond, c'est un document diplomatique. Il dit ce que la direction veut faire croire. Notre travail ici, c'est de lire ce qu'il range dans la nex. Et attention, ce n'est pas un mensonge. C'est un cadreage. Capgez-mini ne truc aucun chiffre. Il choisit simplement lesquelles placées sous la lumière et lesquelles glisser en otte de badpages. C'est le privilège de celui qui tient le micro, raconter sa propre histoire avant que les analyses ne racontent la l'heure. Et pourquoi s'arrêter sur une ligne d'annex au fond? Parce que pour un dirigeant, un investisseur, un client sur le point de signer, la manière dont une entreprise mesure sa propre rentabilité, dit comment elle compte se juger pendant trois ans. Un thermomètre qu'on change soi-même, c'est un thermomètre dont on a choisi la graduation. Et ce 27 mai justement, les analyses ont écouté poliment, puis trouver l'ambition un peu courte. On y reviendra. Alors une question reste ouverte, et elle commande tout le reste. Cet IA est une vague que Capgez-mini va surfer, ou une marée qui pourrait l'emporter. Pour y répondre, il faut d'abord comprendre quel maison s'avance, ce 27 mai sur cette scène londonienne. Chapitre 2 de Grenoble au monde. Tout commence dans deux pièces, près de 60 ans plus tard, puis de 400 000 personnes. Combien octobre 1967? Grenoble. Un appartement de deux pièces transformé en bureau. Au commande, Serge Kempf, entouré de trois anciens collègues de chez Bule, d'après l'histoire que raconte le groupe lui-même, c'est là que n'est-ce au gétit. Le Paris de Kempf tient en une intuition. L'informatique va devenir le système nerveux des entreprises, et il faudra des gens pour le construire et le conseiller. À l'époque, c'est presque de la science-fiction de bureau. Et puis tout s'accélère. En 1973, Serge Kempf prend le contrôle de Cap, le centre d'analyse et de programmation. L'année suivante, c'est l'américaine Gemini-computer Systems, qui tombe dans les scarcelles. De cette double prise née, en 1975, un nom qui va rester. Capgez-mini-sogétit, présent déjà dans 21 pays. Très en plus tard, en 1998, le groupe entre 440, le club des plus grandes valeurs françaises. Le tournant suivant change des chels. En 2000, Capgez-mini-rachète la branche conseille en technologie d'Earthstone Young, un coup qui, selon l'écronique de l'époque, triple d'un coup s'attaille en Amérique du Nord. Puis vient l'Inde. Le grand basculement des années 2000, le groupe s'installe massivement dans l'offshore à Val-Cambais, apprend à faire travailler des dizaines de milliers d'ingénieurs à distance. En 2015, il s'offre l'Amérique anno-Indien Highgate pour 4 milliards de dollars, et en 2019, la plus grosse acquisition de toute son histoire. Altran, le spécialiste de l'ingénierie, qui propule ce les effectifs au delà de 250 000 personnes, et donne naissance à Capgez-mini-ingé-ring. La dernière qu'est sans date, ses WNS, racheté pour muscler les opérations intelligentes. Et un fil rouge court sous cette accumulation. A chaque décennie, le groupe monte d'un grand dans la chaîne de valeur. Au départ, la programmation pure, le code écrit à façon. Le conseil haut de gamme arrive avec Ernst & Young, l'ingénierie de produits avec Altran. Jusqu'à ne plus se présenter comme un simple prestatère informatique, mais selon ses propres mots, comme un partenaire de transformation des entreprises. La montée en gamme est bien réelle. Reste à savoir s'il y a, va la confirmer ou la renverser. Résultat aujourd'hui, un groupe de plus de 420 000 personnes, dans plus de 50 pays, 22,5 milliards d'euros de chiffres d'affaires en 2025. La belle histoire, c'est celle-là. D'un deux pièces agronobles, jusqu'à une multinationale présente sur tous les continents. Une mondialisation heureuse, portée par un bâtisseur. Serge Comff, lui, aura tenu les commandes opérationnelles jusqu'au milieu des années 90, garder la présidence jusqu'en 2012, avant de s'éteindre en 2016. Le groupe revendit aujourd'hui près de 60 ans d'histoire et une devise en forme de promesse, Make It Real, rendre les choses réelles. Mais quand on relise cette saga, un motif s'autosieux, presque chaque saut des chels a été acheté plutôt que bâti de l'intérieur. La croissance par acquisition n'est pas un accident chez Cap Gémini. C'est sa langue maternelle. Gardez ce détail en tête parce qu'il va ressurgir. Chapitre 3, le tour de cadres en comptable. On n'a pas changé le résultat, on a changé le thermomètre. Revenons donc à cette ligne discrète du 27 mai. Cap Gémini adopte un nouvel indicateur far de rentabilité. Il l'appelle le résultat opérationnel ajusté. En clair, c'est le bénéfice d'exploitation avant les charges d'y et aux acquisitions qui sont pour l'essentiel non déquesté. Jusque là, rien de chocan. Le vrai geste est ailleurs. Ce nouvel indicateur est un tèbre des coups que l'ancien metait soigneusement de côté. La rémunération en action versée au salarié est l'écout de re-structuration. Explique-on vite. La rémunération en action se sont les titres distribués aux salariés et aux dirigeants en plus du salaire. Ça ne sort pas en liquide, mais ça dilue les actionnaires existants. Donc ça a bel et bien impris. L'ancienne indicateur le metait poliment de côté, ce qui platait la marge affichée. Or c'est cool, là, sont bien réels. Et les re-structuration ne sont pas théoriques. Le groupe a lancé un plan baptisé fit for grosses, qui pésera pour la seule année de 1926, environ 200 millions d'euros de déquestements supplémentaires, toujours selon le communiqué. C'est exactement le genre de dépenses que l'ancienne indicateur poussait sous le tapis et que le nouveau, lui, regarde en face. Les remètre dans le calcul, c'est ce mesuré plus honnêtement. Mais c'est aussi avessé mécaniquement le point de départ. Et c'est précisément ce qui se passe. Selon le communiqué, la marge opérationnelle de 2025, 13,3% dans l'ancien format, ne vaut plus que 10,8% dans le nouveau. Fouh! Alors, posons la lecture froide. Sur le fond, le changement se défend. Un indicateur qui inclut tous les cours reflète mieux la performance tout compris du groupe, c'est même plus vertueux. Mais sur la forme, regardez ce que ça permet de raconter. L'ambition pour 2021, c'est une marge de 12,1 à 12,3%. Partant de 10,8, ça ressemble à une belle ascension, une progression de 130 à 150 points de base. Avec l'ancien chiffre de 13,3 en tête, on aurait au contraire par les d'une marge qui stagnent, voire qu'il recule. Même destination, récit inversée. La question premium n'est pas de crier à la manipulation. Il n'y en a pas. Elle est de savoir qui capte la valeur de ce nouveau cadreage. Et la réponse, c'est le récit de la direction, qui s'offre une pente plateuse pour les trois années à venir. Le nouveau format s'applickera à partir de 2017, le temps que la base base devienne la nouvelle normale. Et le calendrier est soigné. Le cadre rénové n'entre en vigueur qu'avec l'exercice de 2017, d'abord sur les perspectives, puis sur les comptes du premier semestre. De quoi laisser au marché et à la presse, le temps de s'habituer au chiffre de 10,8. Avant qu'on ne mesure les progrès en partant de lui, rien dit légal encore une fois. Mais changer la règle au milieu du match se remarque. Surtout quand le changement avantage, celui qui tient le siflet, reste à savoir si, derrière le terme "mettre", la croissance "elle" tient ses promesses. Chapitre 4. La croissance est son moteur. Sous le grand récit IA, un chiffre organique beaucoup plus âge. Voici l'ambition de croissance affichée pour 2018. Un rythme annuel de 5,5 à 7,5 % à taux de change constant. Joli sur le papier. Sauf que le communiqué précise, dans le même souffre, qu'environ 2.2 cette croissance, yiendront des acquisitions. Faites la sous-straction. Il reste une croissance organique de l'ordre de 3,2 à 5,2 % par an. Solide pour une entreprise de cette taille, mais ce n'est pas l'explosion qu'un mot comme révolution l'a s'imaginer. Et pour 2016, les cas sont encore plus nettes. Le groupe V6,8 à 8,5 % de croissance, mais en attribue 4,2 à 5,5 % au sol et fait des rachats. Autrement dit, l'essentiel de la croissance de l'année qui vient sera acheté, pas généré. Vous voyez le motif réapparaître, la langue maternelle de Capge mini. Depuis le 2 pièces de Grenoble, c'est la croissance par acquisition. Le plan IA agentique n'efface pas cette habitude, il la prolonge. Cela dit, le groupe ne vend pas que du rachat. Il identifie 5 gismes de valeur ouvert par l'IA et 2 suffisent à saisir la logique. Prenez la modernisation de la vieillité technologique des grands groupes. Ces systèmes empilés depuis 30 ans. L'ont entre au couteuse pour être lancé, elle redevient rentable parce que l'IA écrit et réécrit le code beaucoup plus vite. Bien ensuite, une tour de contrôle des agents, comme le groupe La Nomme. Car le jour où une entreprise fait tourner des milliers d'IA qui décident de seules, il faut bien quelqu'un pour les gouverner et les orchestrer. Et ce chef d'orchestre, le groupe se propose de l'être. Les trois autres gismes prolongent la même logique. D'abord, un socle technique a reconstruire parce qu'on ne fait pas tourner des agents autonomes sur des systèmes pensés pour l'âge du formulaire papier. Ensuite,
L'agentification des produits eux-mêmes, la façon dont on soit une voiture ou une machine, et c'est très exactement le terrain de Captain Engineering, l'héritier d'altran. Vient enfin le plus gros morceau, l'agentification des opérations des clients, tout ce qui fait tourner la maison au quotidien, du bac office à la relation client, ce que le groupe bâtize opérations intelligentes et qu'il a renforcé en avalant WNS. C'est là, reconnaît Captain Engineering lui-même, que ce génère râle à valeur la plus importante. Vous voyez la mécanique se refermait, chaque acquisition passée se reconvertit en gisement futur, altran en bras de l'industrie agentique, WNS en bras des opérations agentiques, mais il y a plus profond, et c'est la vraie question structurelle. L'IA agentique pour une entreprise de service est un levier ou une menace. Tout dépend d'une chose, qui possède le processus métier du client de bout en bout. Si Cap Géminine vendaient que des heures d'ingénieurs, LIA serait un poison lent, car une IA qui aba le travail de 1000 consulten, comprime le modèle facturé autant passé. C'est la menace par substitution, la plus sournoise, parce qu'elle ne se voit pas dans les parts de marché jusqu'au basculement, et le paradoxe est cruel. Le modèle qui a fait la fortune du groupe est justement le plus exposé. Depuis les années 2000, Cap Géminine abattit sa rentabilité sur des dizaines de milliers d'ingénieurs en Inde, facturé à la journée, à un coût très inférieur au tarif occidental. Cette armée a été le moteur de la mondialisation heureuse, mais une intelligence artificielle qui écrit le code et le corrige sans jamais dormir attaque d'abord cet h-là, les plus tendards disables. Autrement dit, l'outil que Cap Géminine veut vendre mena s'en premier la main d'œuvre sur laquelle il s'est construit. Le groupe le sait, c'est pourquoi il agentifie ses propres opérations avant de le faire pour les autres, quitte à raboter lui-même sa pire amide, plutôt que d'attendre que le marché s'en charge. La parade qu'il met en avant, ce sont ses nouveaux ingénieurs déployés au résultat et une organisation pensée pour l'IA dès le départ. Mais l'autre lecture plus favorable existe aussi. S'il y a, agentique, est vraiment une révolution d'entreprise, alors elle déclench une vague de projet de transformation. Et personne n'est plus utile qu'un grand intégrateur pendant une vague pareil. Refondre le soque, gouverner cette armée d'agent, tout cela se facture en jour conseil. A court terme, l'IA pourrait donc gonfler la demande avant peut-être de la comprimer. D'ailleurs, quand le groupe détail d'où viendra sa marge en plus, l'IA n'est qu'une partie de la réponse. Il compte aussi sur les synergies de WNS et sur les économies du plan FidforGrof. Traduisons, une part de la marche promise ne viendra pas de la magie agentique, mes deux coupes et d'intégration. Les leviers les plus classiques du métier. Le pari du groupe, c'est qu'il possède le warflow, la relation avec les dirigeants, la connaissance métier, et que cette possession transforme l'IA en marge plutôt qu'en émouragi. Le pari est cohérent, il n'est pas encore gagné, et il reste une question que le plan évite soigneusement, qui pérà le coup de calcul de tous ces agents, le jour où les tarifs cesseraient d'être subventionnés par la course à la croissance. Pour l'instant, personne sur la scène de Londres ne la pose. Chapitre 5. Lir un plan stratégique en 2026. Une grille qui sert bien au-delà de capgémini. Alors repartons avec une grille, parce que c'est ça qu'un plan stratégique doit nous laisser, pas un avis sur capgémini mais une méthode pour les lire tous. Le premier geste, c'est de ne jamais gober le chiffre de croissance affiché en grand. Cherchez ce qui reste une fois retirer la paracheté parce que l'organique seule dit la vraie vitalité. Ensuite, méfiez-vous des thermomètres qui changent. Quand une entreprise réinvente son indicateur de rentabilité, l'année même où elle dévoile ses ambitions, ralentissez, et demandez-vous ce que le nouveau cadran rend soudain racontable. Et puis surtout, à l'air de Lilla, poser la question de la couche défendable. Le modèle d'intelligence artificielle lui, se loue à l'appel et se banalise, alors que celui qui tient le processus métier du client de bout en bout transforme la technologie en marge durable. Car dans tout affaire, Lilla, la valeur se loge dans une couche bien précise et rarement celle qu'on croit. Le modèle brut se loue à l'appel et se banalise en quelques mois. Les données, elles, ne pèsent que si elles vous appartiennent et se nourrissent de l'usage. Mais le seul verrou qui tient dans la durée, c'est le processus métier maîtrisé de bout en bout et c'est précisément la couche que Captain Mini peut revendiquer, lui qui opère déjà au quotidien les rouages de ses clients. Un dernier réflexe pour finir. Demandez toujours qui pérera le coup de calcul de cette IA, le jour où la course à la croissance cessera de le subventionner. Beaucoup de promesses agentiques ne sont au fond que ce paiement-là repoussée à plus tard. Pour Captain Mini, tout se joue exactement sur cette ligne de crête. Entre le consultant facturé à l'heure que Lilla menace et le partenaire qui possède le workflow que Lilla en richi. La belle histoire, on la vu, c'est celle d'une maison qui assureachete chaque virage technologique du conseil jusqu'à l'ingénierie. À chaque fois elle a absorbé la vague plutôt que de la subir. La question que pose de 128, c'est si Lilla agentique sera chète comme les précédentes. Ou si cette fois, c'est une vague qui ne se laisse pas mettre en portefeuille. Le 27 mai, Captain Mini a annoncé qu'il en serait le cataliseur. Le marché, lui, a accueilli l'ambition avec une tiaire poly et c'est peut-être le signal le plus juste de tous. Entre le deux pièces de Grenoble et la promesse agentique, il reste une chose qu'aucune acquisition ne peut acheter. La preuve par les actes. Vous écoutez Captain Mini, ce que cache le plan IA agentique. Merci d'avoir écouté jusqu'au bout. Si cet épisode vous a parlé, partagez-le.
Podcast Summary
Key Points:
Capgemini a annoncé son plan « IA agentique » le 27 mai à Londres, promettant une révolution technologique et une croissance élargie.
Simultanément, le groupe a discrètement modifié son indicateur de rentabilité, faisant passer la marge de référence de 13,3% à 10,8% pour 202
L’histoire de Capgemini repose sur une croissance par acquisitions successives, de Grenoble à l’échelle mondiale, avec des rachats majeurs comme Ernst & Young, Altran et WNS.
La croissance organique annoncée est modérée (3,2 à 5,2 %), la majeure partie provenant des acquisitions.
L’IA agentique représente à la fois une opportunité (transformation des clients) et une menace (substitution de la main-d’œuvre), le groupe misant sur sa maîtrise des processus métiers.
Summary:
Capgemini a dévoilé le 27 mai à Londres un plan stratégique centré sur l’IA agentique, présenté comme une révolution pour les entreprises. Le groupe entend devenir le catalyseur de cette transformation, en élargissant son rôle de partenaire technologique plutôt que de le voir réduit par l’automatisation. Cependant, le même jour, Capgemini a modifié son indicateur de rentabilité, passant d’une marge de 13,3% à 10,8% pour 2025, en intégrant des charges auparavant exclues (rémunérations en actions, restructurations).
Ce changement comptable, bien que défendable, améliore mécaniquement les perspectives futures, rendant la progression plus flatteuse. L’analyse de la croissance montre que l’essentiel provient d’acquisitions, non d’une dynamique organique forte, rappelant la stratégie historique du groupe. L’IA agentique offre des gisements de valeur (modernisation, gouvernance des agents), mais menace le modèle traditionnel de facturation à l’heure, basé sur une main-d’œuvre nombreuse en Inde.
Capgemini mise sur sa connaissance des processus métiers pour transformer cette vague en opportunité, mais le marché reste prudent. Au-delà de Capgemini, ce cas illustre comment lire un plan stratégique : vérifier la croissance organique, examiner les changements d’indicateurs, et identifier la couche de valeur durable (le processus métier). La question clé reste de savoir qui paiera le coût réel de l’IA à long terme.
FAQs
Capgemini a annoncé un plan centré sur l'IA agentique, visant à devenir le catalyseur de la transformation des grandes entreprises en déployant des logiciels capables d'agir de manière autonome.
Le groupe a adopté un nouvel indicateur, le résultat opérationnel ajusté, qui inclut les rémunérations en actions et les coûts de restructuration, offrant une mesure plus complète de la performance, mais réduisant mécaniquement la marge affichée de 13,3% à 10,8%.
Après déduction des acquisitions prévues, la croissance organique annuelle est estimée entre 3,2% et 5,2%, bien en dessous des chiffres globaux annoncés.
Le groupe identifie cinq leviers : modernisation des systèmes existants, gouvernance des agents, reconstruction des socles techniques, agentification des produits et des opérations clients, avec un accent sur les opérations intelligentes renforcées par l'acquisition de WNS.
L'IA menace le modèle historique du groupe basé sur des milliers d'ingénieurs facturés à l'heure, car elle peut automatiser le code et réduire la demande de main-d'œuvre, ce qui pourrait comprimer les marges à long terme.
La croissance de Capgemini a été principalement alimentée par des acquisitions stratégiques, comme Ernst & Young, Altran et WNS, plutôt que par une expansion organique interne.
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