Go back

C'est de ma faute|Le Mal de mère (2/3)

44m 38s

C'est de ma faute|Le Mal de mère (2/3)

Ce deuxième épisode de la série de Chloé de Broca explore la violence maternelle sous un angle rare et douloureux : celui de la culpabilité de l’enfant. À travers les témoignages d’Anna, de Marie et de Clara, la journaliste met en lumière des formes de maltraitance variées, allant de la violence physique (coups, gifles) à des violences psychologiques insidieuses (moqueries, insultes, froideur affective). Chaque récit montre comment l’enfant intègre l’idée qu’il est responsable de la colère de sa mère, ce qui le conduit à se sentir coupable, voire à vouloir disparaître. Marie raconte comment elle étouffait sa toux pour ne pas déranger sa mère, tandis que Clara se souvient d’avoir été traitée de « pute » à six ans. La psychothérapeute Élaine Romano explique que les mères perverses narcissiques prennent plaisir à voir l’enfant s’effondrer et demander pardon. Elle insiste sur le fait que l’enfant n’est jamais responsable de la maltraitance subie. La journaliste elle-même confie que, malgré la douleur, elle aime encore sa mère, ce qui rend la dénonciation encore plus difficile. L’épisode conclut que la reconstruction passe par le décryptage et la capacité à nommer la violence, pour que la victime cesse de se sentir coupable.

Transcription

5456 Words, 29619 Characters

French
Bonjour, c'est Marie-Missée. Vous allez écouter le deuxième épisode de la série de Chloe de Broca pour émotion, consacré à un sujet rare et douloureux, la violence des mers. Dans le premier épisode, Chloe se demandait pourquoi elle avait encore si on ne l'en parlait, avec cette impression de trahir sa mère. Elle remonte le fil dans ce nouvel épisode pour toutes celles et ceux qui ont eu une mère maltraitante et qui ont cru que c'était de leur faute. Elle explore cette culpabilité d'enfant qui l'a poursuient encore aujourd'hui. Je laisse les mots pour en parler à Chloe et à celle qu'elle a rencontrée. Ces épisodes peuvent être douloureux à écouter. Assurez-vous d'être dans un endroit où vous sentez en sécurité pour les entendre. Faites des potes si besoin. Bonne écoute. Oui. Je ne voudrais pas qu'elle soit prévenue. Je ne me demande juste à ce que tu es certaine que la relation ne rend plus à tout jamais. Elle ne s'est pas en problème, mais elle est là. Pourquoi? Pourquoi elle a cette tête? Pourquoi elle a une fille? Pourquoi elle t'en veut? Pourquoi je n'ai pas? Pourquoi elle est-ce que tu as une femme? Aujourd'hui, c'est difficile pour Anna de me raconter des moments de violence précis. Elle les a oubliée. Il lui reste le sentiment. Celui d'avoir eu une mère qui a ouvré toute sa vie pour lui faire du mal. C'est quoi le mal qu'elle t'a fait non tu parles? Bah je sais pas, elle était jamais contente. Elle était toujours dans une espèce de de regard pas sympathique. Elle refusait l'amour. Elle refusait l'amour que j'attendais et que je voulais lui donner aussi. Et puis elle était moqueuse. Je sais pas, je n'ai pas de mots. J'ai très peu de moments en fait où je me dis et pourtant elle s'occupe de nous. On était nourrir, on était, mais elle était, oui, elle me salissait. Elle me salissait, je pense. C'est ce qu'on pourrait dire ça comme ça. L'ils avient des autres. C'est-à-dire que jamais j'étais une enfant qui m'a dit "Oh ma fille, je t'aime. Tu es belle, tu ouvres bien, en fait jamais jamais jamais jamais." Elle était toujours très très désagréable. La maison d'Han ressemble à une maison de poupée. Il y a plein de petits coins confortables où on voudrait sa soeur pour regarder par la fenêtre. Des fleurs en peau dans le jardin et une cuisine remplie de ce qu'il faut pour consoler les chagrin. Han a eu deux filles et pour les protéger de sa mère, elle ne l'a voyé plus. Mais quand Han a divorcé, elle s'est retrouvée seule et malheureuse, elle a voulu renouer. Faire en sorte que Matilde et sa soeur passent plus de temps avec leur grand-mère. Dans les yeux de Matilde, il y a les clas du souvenir d'une enfance joyeuse que pourtant sa grand-mère a tenté de détruire. Je pense les souvenirs qui me viennent en premier. Quelle âgez-elle? Je pense une dizaine d'années. Peut-être un peu moins même. Et on est dans le séjour, dans ma maison d'enfance. Elle est là. Il y a son compagnon que je considérais comme mon grand-mère, il y a ma mère et il y a ma soeur. Et il s'est passé un événement un peu plutôt qu'il y a des clans chénes sortes de dispute. Et je la vois, elle est à 6 et elle se met à parler, parler, parler. Elle était très encolaire. Et c'est comme si elle débâlait tout ce qu'elle pensait. Et je ne me souviens pas de tout, mais je me souviens surtout du moment où elle dit de toute façon que vous avez gâché la vie de votre mère. Un toi et ta soeur, vous êtes que des peste. Elle ne peut pas vivre parce que vous êtes là. Et tu le cru? Oui, complètement. Je n'ai pas compris que j'avais cru, j'ai compris plus tard. Et oui, l'avr c'est comme ces molasses ont rentré en moi et elles ont fait un chemin vraiment très profond. C'est quoi ce chemin? Bah à partir de ce moment-là, j'ai commencé à regarder la situation différemment. Et si on n'était pas là, comment ça se passeraient? Si j'étais pané, est-ce qu'elle serait pas partie plus tôt? Est-ce qu'elle aurait pas rencontré un autre homme? Est-ce qu'elle serait pas une femme heureuse? C'est ça? Et cette pancée-là a vraiment infusée et s'est développée. Je me dis à peu à ici, maintenant je n'étais pas là. Peut-être ce serait plus simple. Peut-être, ce serait plus facile. Si on te disparaît, je me dis qu'est-ce qui va se passer. À l'adolescence, par exemple, j'ai déclenché une forme d'anorexie. Je pense que c'était directement allié à ma relation avec mon grand-mère. Toujours dans cette idée de cette fois-là, où à la dix si vous n'étiez pas là, la vie de votre mère serait plus heureuse. Et donc ensuite cette volonté de disparaître, ça a basculé dans cette anorexie. C'est-à-dire si on mange plus, au bout d'un moment, on disparaît. Tout ça, c'était allié. (Musique) Quand j'étais enfant, si ma mère était violente, c'était de ma faute. Et puis en plus, c'est ce qu'elle disait. C'est parce que le papier était perdu, parce que le verre doit être inversé, parce qu'elle avait pas trop aimé mon ton, parce que j'étais rentré cinq minutes plus tard que ce qu'il devait être prévu. Donc quelque part, j'étais responsable de la violence. Donc je faisais partie de ça. Donc c'était difficile de dénoncer sa propre violence à elle, si moi je pensais être la cause aussi. Marie, c'est la jeune femme en laquelle je ne sais de me reconnaître. En fond, je l'ai aimé énormément. Comme moi, même si Marie ne voit plus sa mère, et même aujourd'hui, je l'aime encore, elle l'aime encore. Quand on aime sa mère dénoncer sa violence, c'est de l'ordre de la traison. Et puis pour Marie comme pour moi, quand une maman frappe, c'est toujours parce qu'on l'a bien cherché. Elle m'avait prévenue, qu'il ne fallait pas laisser traîner demi-être sur la table, qu'il ne fallait pas faire tomber des plus sûres de pommes de terre, qu'il ne fallait pas écrire de choses intimes dans un carnet. Pour éviter de mettre ma maman en colère, j'étais censé savoir ce qu'il ne fallait pas faire. J'ai un moment où je dois avoir 8 ou 9 ans. Je finis de Christ Dasm. Je suis dans ma chambre. Je regarde à travers la m'importe qui est ouverte, et ma porte de chambre donne presque directement sur le salon. Et ma mère est en train de regarder la télé. Et je la vois pas exactement, mais je vois son bras avec la télé commande. Les lumières sont étentes, il y a juste la lumière, un peu blu-té de la télé. Et je sens qu'elle ralle. Elle m'armonne, voilà. Il y a cette énergie négative, que je ressens, et je sais que c'est parce que je suis en train de tousser. Que c'est parce qu'elle m'entend que ça la dérange, que je fais encore une Christ Dasm, c'était des périodes où j'en faisais vraiment beaucoup, et elle a pas envie de s'en occuper. Et donc elle m'armonne, elle s'énerve, et donc moi je prends mon coussin, mon oreiller, et je me mets à tous ses dedans pour éviter qu'il y a du bruit. Et en fait, plus je fais ça, plus j'ai envie de tousser, parce que je mets tout en tous sens. Et donc je touche de plus en plus, je pousse le coussin de plus en plus fort contre ma bouche. Et un moment, elle lève la voix plus fort et elle dit, tu sais, je t'entends. Et donc je suis debout dans cette chambre, et en fait, j'essaie de voir du condoleuse si elle bouge. Et un moment, elle se lève. Et on avait une table basse énorme. C'était un seul mœublom bois, parce que mon état assez précaire, on vivait dans des achêlèmes, mais elle avait acheté une table basse, au rabais, et c'était vraiment une table très lourde, vraiment très grosse. Et je la vois se lever, face à la télé, prendre la table basse, et la soulever à la verticale, dans un élon de colère. Et là, je comprends qu'elle va venir, qu'elle est trop en colère. Je la vois, et j'entends qu'elle arrive vers moi, j'entends ses palours, j'entends qu'elle arrive vite vers moi. Et là, je sais qu'elle me frappe fort. Et je me souviens pas, des coups. Je sais juste qu'elle est arrivée devant moi, et que ça s'est passé. Mais là, j'ai un noir. Et tu directes à mes moines, elle reprend à quel moment après ça? Je pense peut-être le lendemain. Je me souviens pas exactement après, mais le lendemain tourne devient normal. On prend le petit déjeuner, elle m'apporte le lit pour ma serrelle, vraiment comme si de rien n'était. Maman, il faut pas mettre le dos sur le logo dans ma mort. Oui, il est bien. C'est vrai, hein? Maman, je suis bien. Je crois que tu as trop tinaite, maman. Bravo. Le cuir cheveux lui encore chaud d'avoir été tiré. Les yeux lourds d'avoir templeré. Je l'entends m'appeler. De l'autre côté de l'appartement, j'entends encore savoir créer mon nom. J'avance dans le couloir comme un animal apeuré. À force, je connais le protocole. Je sais ce qu'elle va me demander. J'ouvre la porte de sa chambre, elle est dans son lit, le dos contre une montagne doréée. Elle est immense. Elle a l'air plus intéressée par ce qu'elle regarde à la télé. Elle ne me regarde pas. Elle me demande. T'as pas quelque chose à me dire? Je te demande pardon, maman. Elle ouvre d'une main la cuête de son lit. J'ai dit pardon, j'ai droit à ma récompense, la télé et un câlin. Dans mon souvenir, je n'ai pas envie de me coller à elle. Mais sous la cuête, il fait doux et chaud et j'ai tellement besoin d'être consolé par ma mère du gros chagrin que j'ai. [Musique] C'est toujours la faute de l'enfant. C'est pas l'héleur. Elle est son parcoupable et son victime d'un enfant qui n'est pas gentil, d'un enfant qui n'oublie pas, d'un enfant qui ne fait pas si, qui ne fait pas ça. Élaine Romano et psychothérapeute, doctor en psychopatologie et autrice de l'ouvrage, quand la mère est absente, souffrance des liens mère enfants. Les mères pervers, elles sont capables d'avoir un vrai plaisir. Quand elles punissent le enfant, que l'enfant s'effondra en l'arme et on a des mères, qui dans un mode de fonctionnement qui peut paraître très sournois, vont conduire l'enfant qui n'a rien fait de mal. Tout d'un coup, elles vont être violentes dans les mots, ce mot qui est lui, lui dire que ça ne va pas, il n'y a pas si, il n'y a pas ça, l'enfant, il n'y a rien fait. Ca se le façon d'apaiser la colère de la mère, c'est de demander pardon, de pleurer et qu'entre l'enfant pleure, quand il demande pardon, quand il sait bien, auto-iscalifier, il y a un petit rictus maternel et l'amérique content. J'ai invité Élaine Romano chez moi pour l'interroger sur des raisons même pathologiques à la violence de ma mère et elle a répondu à toutes mes questions. Les réponses étaient celles que je voulais, mais pas dans le sens que j'attendais. Élaine Romano se place toujours du côté de la victime. Elle m'a fait comprendre qu'il n'y en a qu'une au bout de la chaîne de la violence et cette victime ce n'est pas ma mère, c'est moi. Et je n'ai pas à culpabiliser de la violence que je n'ai pas commise. C'est extrêmement destructeur de grandir avec une mère perverse parce que ça entraîne une distortion totale de ce que vous pouvez penser. En permanence on se sent coupable. En permanence on se dit que si de notre faute, en permanence on se dit qu'on devrait pas vivre ou qu'on ait une erreur de la nature et en permanence. C'est extrêmement destructeur. On peut arriver à vivre au blâtre ça, mais c'est quand même plus compliqué qu'un enfant qui a bien été porté psychiquement par sa mère. J'ai pas un souvenir de ma mère tendre en fait, ou consolente, ou attentionner, ou un poser des questions. Et c'est très. Et jusqu'au choix sur le rail, et que je n'y dira pas. Je ne le faisais pas, mais ça ne pêche pas de me retrouver sous les foudres. D'aile, parfois, je fais ce grand chose finalement. J'ai pas de souvenir de Calin, j'ai pas de souvenir de déchange d'amour, de qu'un souvenir de mes mers me dis dans le jeté. Beaucoup de distance, beaucoup de. de jugement aussi. La première fois que j'ai rencontré Clara, c'était dans un café. Elle voulait me parler de sa mère ce qu'elle ne fait jamais. Elle m'a raconté d'une voix douce mais condentant que sa mère n'était pas mal traitante, que la violence physique ce n'était pas le plus douloureux pour elle. Elle m'a dit que sa mère était sévère et exigeante. Plus tard, Clara m'a invité chez elle. Quand Clara parle de quelque chose d'important, elle pose ses coups de sur la table pour faire entrer sa tête dans ses épaules. Et comme moi, c'est ma chouère ce serre franchement. Déjà, je suis l'aînée d'une famille de filles. Mes parents, ce sont mariés, assez jeunes, ma mère avait 19 ans. Ils ont toujours été ensemble. Globalement, cette famille de quatre, elle était un peu faimie classique, mais de par en travailler, elle perd beaucoup. La semaine, en tout cas, c'est beaucoup ma mère qui s'occupe de nous. Et climat, un petit peu, on va dire, tendue. C'est le premier jour des vacances. Clara est invité à un coûté d'anniversaire. Elle joue dehors avec les autres enfants en fil un rôleur à un seul pied. Elle ne sait pas en faire, et ça l'a fait marrer. Clara s'amuse et fait rigoler tout le monde. Et puis elle tombe et se fait très mal. C'est pas rends-à-rives pour venir la chercher. Et sa mère urle. Et en fait, j'ai vraiment le pied casser quoi. Et là, elle me dit "Bien fait pour toi, tu vas passer tout est en vacances à 6. C'est bien fait pour toi". Et effectivement, j'ai passé mes grandes vacances à 6 mais. Mais oui, ce moment, elle me force à remettre ma chaussure. J'y arrive pas. Elle me dit que j'ai rien du tout que je m'envoie. Que c'est rien. Et voilà, t'es n'y cru, n'y soutenues, n'y consolées. Et en plus, on te dit que c'est bien fait pour toi et que c'est apprendre à jouer. Mais oui, voilà, j'avais. J'ai pas eu le droit de dire que j'avais mal. J'ai pas eu le droit d'avoir un truc cassé. C'était une mafote, c'était bien fait pour moi. Alors que. Vraiment, je suis en train de jouer avec mes amis. Je vais. Ca arrive quoi. Je peux se je me supprimer une gifle, c'est pas moi-là, enfin, le classique quoi. Et en plus, c'était un peu devant mes amis quoi. Donc. C'était un peu marquant aussi. Je sais pas comment ça arrivait jusqu'à ses oreilles, d'ailleurs, mais. J'avais un copain quoi, enfin, vraiment. C'était mon vrai vin, un truc, enfin. Tu vois bien on cépais, genre. Ce que tu fais, je sais même pas si tu tiens à la main quoi. Et je sais pas comment ça arrivait jusqu'à ma mère, déjà. Elle m'a traité de pute, ce jour-là. Et ça, pour le coup, c'est un souvenir de non, je me souviens bien quoi. Elle m'a eu orlé dessus en disant que c'était pas possible que j'avais devenu une pute ou que je l'étais déjà. Et je ne comprenais pas quoi, ça me semblait tellement. C'était violent pour une petite fille comme moi, du six ans et je sais que c'est un truc qui a duré derrière. Du coup, je n'ai jamais parlé de. ou très peu de relations quoi que je pouvais avoir. C'était. J'avais peur de ce qu'elle avait pensé quoi. Quand elle t'insultait et de traiter de pute, de quel sort de danger par exemple elle essaie de te protéger quand t'avais une relation et qu'un garçon. Je ne voulais pas, par exemple, une protection face à l'homme ou quoi, enfin, ou garçon, etc. Parce que finalement, ça a quand même été assez peu réficit, c'était de volonté si ça en était une. Pourquoi? Parce que j'ai quand même. Et pas mal de soucis un professeur à l'école qui était un peu harseur, des soucis d'êtreouchements enfants, des choses comme ça. Et ça, elle m'en a pas protégé et en plus j'ai jamais pu m'y en parler. Du coup, je j'ai juste y hadé ça pour moi. Est-ce que ce qu'elle voulait finalement, c'était juste me formater à s'avoir encaissé en fait? Je crois que c'était plus ça, savoir en quécer que me protéger. Il va t'arriver des trucs mais à prendre en quécer quoi. La violence dans l'enfance ne nous rend pas plus forte. C'est un mensonge. C'est une armure que les gens s'imagine. Nous en question les coups, oui, qu'est ce qu'on pourrait faire d'autres? Mais nous ne sommes pas plus fortes, nous sommes détruits. Je pense que c'est important d'essayer de décrypter pour une raison qui peut être fondamentale, qui est que très souvent l'enfant qui était maltrété par sa mère, croit qu'il est responsable. Je pense à cet enfant dont la mère a dit qu'une a pas suite férimée. C'est bien ta faute, ce qui se passe. C'est insupportable, c'est pas à l'enfant de s'férimée, c'est au parent d'aimer son enfant. Les enfants maltrété, surtout quand on l'affratrit tout le monde ne les pas. Pense souvent que c'est à cause de, c'est pas la faute de l'enfant. L'enfant, il peut avoir le pied à des comportements. On a des enfants des fois qui sont vraiment très rude, on voit qu'on est pathologie, psychiatrique, des choses compliquées. C'est peut-être la pathologie qui fait que, mais c'est pas l'enfant. La responsabilité du parent, pour moi, elle est 100% présente. Tout le travail qui est à faire justement ce qui prenne cette responsabilité est que la plupart des mères maltraitantes ne veulent pas apprendre. Donc, le projet de sur l'enfant. Arrivée à dire que ma mère allait à l'habjet, elle y monte si nord-dures, si une oppe, épauvantable. C'est rare. Beaucoup d'enfants maltrété n'arrivent pas à nommer de façon monstrueuse. La mère, ils ont du mal quand j'ai dit passion qu'arrive à formuler ça, ça m'ont déjà quelque chose qui se reconstruit dans leur place de sujets. Le décryptage permet de mettre les choses à la bonne place de bien nommer et un enfant qui est maltrété par un parent. Pour moi, n'est jamais responsable des maltrétants subis. Et déjà de dire ça, c'est énorme. Nommer ça, c'est extrêmement important, pour permettre à l'enfant même de ce nuit adulte de ne pas se sentir responsable, écoupable de ce qui est sa mère. C'est pas le cas. Mais pourtant, il y a toujours une raison à la violence. Donc, en fait, ce que j'entends aussi, c'est que. Pardon, parce que pour moi, c'est toujours des nouvelles lunettes que je dois porter devant mes yeux quand on révèle quelque chose. Mais c'est que d'un côté, il y a celle qu'on. La. quand on justifie, parce qu'elles sont loin, pas pour des raisons sociales, économiques, etc. Je me suis perdu. Ça peut aussi réactiver, émotionnellement, des choses qui sont difficiles quand on parle de ça et qu'on a soit même plus une merquée, pas des plus bienveillantes. Je perd le fil. Je suis actrice et dans mon métier, on dit que perdre la mémoire, c'est bon signe. C'est laisser entrer la vie. Mais l'arrêt nié noir qui habite ma poitrine n'en a pas fini avec moi. Elle détourne mon attention et m'attire dans sa toile. Elle me dit qu'elle l'attissait pour moi, qu'elle s'est donnée du mal. Elle me dit que c'est moi qui lui ai demandé. Une toile pour me bercer. Elle me dit que c'est de ma faute si ses films collent à la peau. Je n'avais qu'à pas pleurer. Pour m'en échapper, il faudrait les couper. Quand Clara a eu 18 ans, le lien avec sa mère s'éronpue. Elle est partie faire ses études à 600 kilomètres et avant son départ, sa mère lui a donné sa dernière gifle. Elle est revenu de moi plus tard pour les vacances. Sa mère s'était metta mort fausée. Elle avait perdu 20 kg, ne parlait plus. Il n'y avait plus de cris, plus de coup, il n'y avait plus rien. Il n'y avait plus de violents entre nous, mais ça a aussi créé un éloignement. Parce que tu retrouves tes mères, c'est plus la même. Enfin, faut créer un truc. Quand tu dois de moins en moins, tu ne recrées pas. Quelque chose, finalement. Les échangées deviennent super. officielle. Avant, c'était violent, mais c'était pas superficiel, autre qu'il met, quoi. Je dirais que c'était en pêche de lui en vouloir aussi. Tu vois, il y a un truc ou c'est stop-net, donc qu'est-ce que tu veux faire, en fait. T'as pas une ta mère à le change, sans qui jamais eu de discussion. C'est quoi que ce que tu fais en réaction, tu sais que c'est compliqué, quoi. D'aller chercher dans le passé pour échanger, donc, bah, tu laisses comme ça, quoi. Ça me fait penser à mes d'usas. Tu sais que si tu la regardes dans les yeux, elle te pétrifie, et que l'entourloupe de l'autre, ça a été de l'homme, ça a été du mettre un meilleur voir, et que du coup, elle s'est changée en pierre. Ouais, mais c'est quoi, le miroir, non le quai. C'est moi qui lui ai mis le miroir ou qui c'est. Non, je dis que elle a fait en sorte que tu lui mettes pas le miroir devant ses yeux. Tu vas aller, j'ai. Dans ce que tu viens de dire, je cruis que pour le coup, c'était transformer en pierre. Parce qu'elle a réussi tu quoi, aussi d'une certaine façon. Elle s'est. Elle a arrêté ce qu'elle faisait. Donc, je suis dit presque à ce qu'il y a quand même une miroir finalement. Elle s'est changée. Je n'arrive pas à me regarder dans un miroir sans voir le visage de ma mère s'y reflété. Trop souvent, t'attête avec mes angoisse, pour me souvenir de qui je suis, je demande à mes amis. Et d'ailleurs, la plupart du temps, si ce n'est pas toujours drôle, ce qu'on se dit, on rie. Une dernière question, est-ce que tu peux me raconter ce qui s'est passé à Noël dernier? Ah, ça rappelle moi, tu nous as un voyage de message de Noël. Je sais ce que tu veux. Ah oui, tu voulais voir ta maman? Oui. Ok. Ok, oui, je m'en rappelle. Donc, Noël, Noël 2024, pour toi, c'est vrai que Noël, c'est quelque chose qui est toujours un peu compliqué parce que tu ne le passes plus avec ta mère, tu le passes avec des recompositions un peu familiales et je sais que tu ne me pas forcément trop cette fête. Et à Noël dernier, tu nous as confié que ces devenus trop dur pour toi de vivre sans ta maman, que tu voulais la contacter. Et en fait, moi tout de suite, je crois que je t'ai proposé d'appeler ta mère en fait, parce que tu as peur d'appeler ta mère et que moi, j'ai toujours cru, en tout cas, à la possibilité d'une réconciliation ou d'une rencontre. Et donc, j'ai le numéro de ta maman, j'ai attendu un jour ou deux, je voulais attendre le bon moment. Et là, elle a répondu du premier coup au bout de deux bipes avec une voix assez remontée. Je sais pas si elle avait mon numéro ou si c'était un numéro inconnu. Je pense qu'elle était dans un super marché et je lui ai dit, je vous appelle parce que Chloe, elle pensait à vous, à l'absence de vous voir où vous êtes sa mère et je sais que ça n'a pas toujours été facile entre vous. Mais voilà, je pense qu'il y a quelque chose à faire et ce serait trop triste de plus voir. Alors, je voulais vous appeler pour vous dire ça. Et je suis parti sur un monologue qui a duré peut-être deux minutes parce qu'elle ne parlait pas et puis elle m'a coupé la parole à un moment en me disant que elle n'était pas intéressée, que ce n'était pas la peine de la rappeler. Merci. Au revoir. Et elle a accroché. Voilà. Ça donne pas beaucoup de prise pour interpréter des choses. Elle m'a écouté suffisamment longtemps pour que je comprenne qu'elle était par un différente et surtout elle a dit une phrase qui était tellement l'acconique que ça trahit aussi, je pense quelque chose d'une forme de douleur. Moi, c'est comme ça que je les ressentis en tout cas. Je ne suis pas intéressé. Merci de ne plus me rappeler. Enfin, j'aurais pu être un démarcheur commercial c'était pas vrai quoi. Ça n'avait pas de sens. Alors, elle aurait pu me dire, j'ai tellement souffert, ne me rappeler plus, comment oser-vous, elle a refait sa vie et me raccrocher au née. Mais là, elle a dit une phrase qui était très protocolaire en fait. Et j'ai l'impression que dans cette tête elle s'est dit, c'est ça qu'il faut que je dise pour qu'elle ne me rappelle pas en fait, pour me décourager de rappeler. Et je sais pas pourquoi. Margot n'a jamais cessé d'espérer pour moi une réconciliation possible. Je la comprends moi aussi. Il m'est impensable qu'une mère ne veille plus voir sa fille. J'ai 25 ans. Je suis dans le métro, tout seul, le née dans mon portable. Je vais à une soirée et je me suis sapée pour ça. Je suis à 6 au milieu d'une rangée de trois fauteuilles et il y a plein de monde. Soudain, je sais quel est l'un. Ma poitrine est attirée vers la porte de la rame comme un aimant. Je tourne mes yeux et je la vois. Elle est debout, elle me regarde et sourit. Je sens à t'endraiser son désespoir. Je me demande depuis combien de temps elle me regarde. Elle vient, elle s'approche. L'air se rétracte entre nos deux corps. Je me sens comme la proie d'un animal sauvage qui me traque et qui m'a retrouvé. La porte du métro sonne, il y a beaucoup de gens mais je peux encore m'échapper. Elle colle, s'ajout contre la mienne et me dit à l'oreille, je t'aime mon bébé. Elle se redresse, sort du métro et les portes se fènent. Je suis coupable de son malheur et mon cœur est détracé. Je lui pardonne tout, même si elle ne me la jamais demandait. Le pardon, c'est très judéo-cretien. On vit très bien sans avoir pardonné à sa mère. Et ça c'est très très important parce qu'on a des mojets des patients qui ne me se riche pas à pardonner. Pourquoi il faudrait pardonner? Parce qu'on m'a dit que j'irais mieux si je pardonne. Par donner des fois, ça peut signifier. Je prends toujours ma responsabilité de la situation. On les face tout qui t'a recommencé. C'est pas si grave ce qui s'est passé. Comme si il y avait un demi. Bien évidemment, la compréhension du pardon n'est pas la même selon tout le monde. Mais c'est souvent ça. Non, moi ça marche. Merci ma petite chérie. T'as maux. Je me souviens qu'elle m'avait dit avoir désormais un rapport à péser à sa mère. Elle, c'est parce qu'elle lui a pardonné. Ou parce qu'elle a pris la décision un jour d'en finir avec cet amour qu'elle attendait. Et que sa mère ne voulait pas lui donner. C'est moins qu'il coupé. Parce que là elle est très très très loin. Et elle est déjà plusieurs fois. Elle est loin mais là, c'était. elle m'a traité d'ordure. Et là, je lui ai dit, "Bah écoute, tu sais quoi? C'est la dernière fois." Que tu te permets de me parler comme ça. Et puis après, je l'ai pur vu. - Plus jamais? - Non. Je l'ai vu sur son monde vide hôpital mort. Au moment de mourir, la mère d'Anne a tout fait pour que sa fille ne soit pas prévenu. Et quand elle m'a raconté ça, au moment où elle me l'a dit, j'ai trouvé ça incompréhensible. - Qu'est-ce que ça t'a fait justement? Qu'on t'a appelé pour te dire qu'elle était morte? - Elle était pas morte. Quand on m'a appelé, j'ai pris la hauteur, je suis partie. Mais sauf qu'elle avait demandé à ce qu'on ne prévienne pas. C'est mon frère qui m'a fait prévenir. Et quand je suis arrivé, c'était trop tard. Quand je l'ai vu, qu'est-ce que ça m'a fait? Elle avait demandé, tu peux me redire ça? - Qu'elle avait demandé à ce qu'on ne prévienne pas? - Oui. Tu peux me le redire? Elle avait demandé à ce qu'on ne me dise pas qu'elle était malade. Et elle ne voulait pas me voir en fait. Elle ne voulait pas que je me rende au prédel. Bref, et je me suis dit énormément. Quand même, elle est forte. Elle est forte. Mais non, je me sens absolument coupable de rien. Maintenant, mais de rien. Et surtout, pas à ce moment-là où je me suis dit, non, mais elle est trop forte. - Pourquoi tu l'as fait? - Ben, d'avoir amené au bout cette culpabilité là. Parce que. Oui, oui, oui. On ne œuvre pas comme ça. Nos agissements d'accord, c'est toujours facile de dire, oui, c'est pas conscient, c'est pas voulu, c'est pas ceci, c'est pas. Mais quand même, quand même. C'était quoi, c'est un tension, alors, selon toi? Ben, ne faire du ball. Est-ce que t'as senti du. Je me permets, hein? - Oui. Si je vais trop loin, t'as le droit de paraître pour moi. Est-ce que t'as eu du regret de. de pas l'avoir revu avant de mourir? Je. Non, j'ai pas de regret plus particulièrement, parce que je pense que. C'est dur, mais je pense que j'aurais été déçu. Elle est. Ça un peu me prétençue, ma part. Mais je pense pas qu'elle ait pu faire quoi que ce soit. Pour changer ça, donc. Elle est partie, elle est en paix, et c'est comme ça, c'est bien. Parce que plus jamais, elle ne pourra. me faire de mal à ce niveau-là, en tout cas. [Musique] [Musique] Alors, ça c'est qu'il s'a dit que tu vas qu'il s'est ou tu ne l'acquonnais ou pas? Ça c'est toi? Non. Non, c'est pas moi, c'est ma maman. On te ressemble un petit peu, quand même. Tu trouves? Oui. Et belle, hein? Oui. Ça crème en belle. Elle ne regarde comme ça. Oui, je t'accorde, elle ne regarde un peu. Tu me tirent garminer. Ah ça regarde, c'est ma dernière photo de classe. C'est ça? Ouais. Voilà. Moi je suis propre pour le coup de cey. [Musique] Vous venez d'écouter le deuxième épisode du Mal de Mer, une série du podcast émotion de Louis Métia, tournée et écrite par Chloe de Broca et réalisée par Annabuy. Dans le prochain et dernier épisode, je vous dirais ce que c'est pour moi d'être maire. Je vous parlerai de ma peur quand je suis seule avec mes enfants et de ce que c'est de mettre au monde une fille quand on croit que la violence se passe de mer en fille comme une malédiction. [Musique] Dans le cadre de la production de cette série documentaire, Louis Métia a contacté la mer de Chloe de Broca afin de lui soumettre les faits évoqués qu'il a concern et de lui demander si elle souhaitait y répondre. Par l'intermédiaire de son avocat, valait rire aux gens ni avec force les accusations de violence formulées par sa fille. Elle affirme que les violences correspondent en réalité à sa propre histoire et à ses traumatismes personnels que Chloe de Broca s'approprierait injustement. Elle explique avoir donné à sa fille une enfance heureuse et paisible et se dit profondément blessée par ses accusations, qu'elle considère comme une double peine. Avoir subi des violences dans le passé et être maintenant accusé d'en avoir infligé. [Musique] Si vous êtes victime ou témoins de violence sur un enfant, surtout appelé le 19. Si vous avez besoin d'aide, des ressources sont listées en description de l'épisode.

Podcast Summary

Key Points:

  1. La culpabilité de l’enfant victime de violence maternelle est un thème central
  2. Les violences psychologiques (insultes, humiliation, rejet affectif) sont aussi destructrices que les violences physiques.
  3. L’amnésie traumatique et les séquelles à long terme (anorexie, sentiment d’inutilité) sont fréquentes chez les victimes.
  4. Les mères perverses narcissiques utilisent la punition, le chantage affectif et la manipulation pour maintenir l’enfant dans la culpabilité.
  5. La rupture du lien mère-enfant, souvent à l’âge adulte, est une forme de protection, mais peut entraîner un vide affectif.

Summary:

Ce deuxième épisode de la série de Chloé de Broca explore la violence maternelle sous un angle rare et douloureux : celui de la culpabilité de l’enfant. À travers les témoignages d’Anna, de Marie et de Clara, la journaliste met en lumière des formes de maltraitance variées, allant de la violence physique (coups, gifles) à des violences psychologiques insidieuses (moqueries, insultes, froideur affective). Chaque récit montre comment l’enfant intègre l’idée qu’il est responsable de la colère de sa mère, ce qui le conduit à se sentir coupable, voire à vouloir disparaître.

Marie raconte comment elle étouffait sa toux pour ne pas déranger sa mère, tandis que Clara se souvient d’avoir été traitée de « pute » à six ans. La psychothérapeute Élaine Romano explique que les mères perverses narcissiques prennent plaisir à voir l’enfant s’effondrer et demander pardon. Elle insiste sur le fait que l’enfant n’est jamais responsable de la maltraitance subie.

La journaliste elle-même confie que, malgré la douleur, elle aime encore sa mère, ce qui rend la dénonciation encore plus difficile. L’épisode conclut que la reconstruction passe par le décryptage et la capacité à nommer la violence, pour que la victime cesse de se sentir coupable.

FAQs

C'est un sujet rare et douloureux abordé dans cet épisode, où des enfants ont subi des maltraitances maternelles. Il explore la culpabilité et la douleur qui en découlent.

Souvent, la mère fait croire à l'enfant qu'il est responsable, par exemple en disant que c'est sa faute. L'enfant intègre cette culpabilité, même en grandissant.

Il y a des violences physiques comme des coups, mais aussi des violences psychologiques comme des insultes, des moqueries et un refus d'amour.

Elle peut causer des troubles comme l'anorexie, un sentiment de devoir disparaître, et une difficulté à se reconstruire sans se sentir coupable.

Non, la responsabilité est à 100% celle du parent. L'enfant n'est jamais responsable des maltraitances subies.

Parce que cela ressemble à une trahison. L'enfant aime sa mère malgré la violence, ce qui rend la dénonciation très douloureuse.

Chat with AI

Loading...

Pro features

Go deeper with this episode

Unlock creator-grade tools that turn any transcript into show notes and subtitle files.