Bienfaits de la nature sur la santé : que dit la science ?
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Cet épisode du podcast « Il est l'heure du monde » explore les bienfaits de la nature sur la santé, à travers une promenade dans le Jardin des Plantes à Paris. La journaliste Florence Rosier explique que, malgré des réticences méthodologiques initiales, les études scientifiques convergent : la nature améliore la santé mentale (réduction du stress, de l'anxiété) et physique (baisse des marqueurs inflammatoires, risques cardiovasculaires réduits). Par exemple, une étude britannique a montré que chaque réduction de 360 mètres entre le domicile et un espace vert diminue de 5 % le risque de troubles anxieux ou dépressifs. L'impact passe par les cinq sens : les sons naturels (vagues, chants d'oiseaux) et les odeurs végétales (comme les terpènes des conifères) agissent directement sur le système nerveux. La vision de paysages naturels, même via un écran, accélère la récupération après un stress. Cependant, l'accès à la nature est inégal : les citadins défavorisés en bénéficient le plus mais y ont moins accès, et le verdissement des quartiers peut entraîner une gentrification. En conclusion, la nature est un outil de santé publique, mais son déploiement doit être équitable pour éviter d'exclure les populations les plus vulnérables.
Bonjour à toutes et à tous, je m'appelle Claire Less et il est l'heure du monde. Aujourd'hui, je ne suis pas en studio mais sous un si près de l'Arizona, au cœur du jardin des plantes à Paris. Et si je vous emmène en extérieur, c'est pour une bonne raison. J'ai envie de comprendre pourquoi la nature est si bénéfique à notre santé mentale et physique. Et ça n'a rien des autériques. Malade, cardiovasculaire et enflammatoire, des pressions stressent, la nature peut contribuer à notre bonne santé. La science étudie se sujets depuis des années et elle n'a pas encore toutes les réponses. Alors que c'est-on au juste des pouvoirs de la nature? Florence Rosier et journaliste scientifique au monde, elle a accepté de guider cette promenade de santé pédagogique. Les biens faits de la nature sur la santé, ce que dit la science, un épisode réalisé par Quentin Teno. Bonjour Florence, bonjour Claire. On s'apprête à rentrer dans le jardin des plantes, dans le 5ème arrondissement de Paris. Donc on n'est pas encore plongé dans cet écran de verdure. Pour l'instant, on est fait ce qu'il y a un environnement très urbain, donc un peu de stressant, pollution sonore, pollution atmosphérique. On n'est pas très serein, mais nous vous invitons justement à une promenade de santé au sein de ce magnifique jardin des plantes qui fait ces 400 ans cette année. Et bien c'est parti, on y entre. Là, nous l'ongons actuellement la grande perspective du jardin des plantes, donc 500 mètres de long qui s'étend entre la scène et la grande galerie de l'évolution. Et qui a été planté cette année à l'occasion des 400 ans du jardin par une profusion de fleurs et notamment de tulip et d'animone. Et là, donc nous marchons. Nous l'ongons par exemple un magnifique se résier du Japon en fleur. Et donc là, au fur et à mesure qu'on avance, j'entends moins de bruit. Là, on est déjà en train de changer d'atmosphère. Ça fait du bien, on le sent déjà. Oui, oui, en effet, on va dire qu'on a un sentiment de bien-être, d'apaisement. Mais regardez, cette arbre magnifique, la tout en fleur blanche. C'est absolument superbe. Et donc, nous nous dirigeons vers un requoim du jardin des plantes. Un lieu un peu secret, connu des initiés qui s'appelle le jardin Alpain et qui a été fondé en 1930. Nous empruntons maintenant le souterrain, le passage secret qui mène au jardin Alpain. Un lieu mais hors du temps. Attention à tête. Parce que, à cette fois, je veux le faire voir. Il y a des branches qui sont très basses. Et on a vite toute ce commune. Je ne sais pas que j'ai envie de faire un truc comme moi aussi. On a encore une résururie, ça sent la compagne. Oui, extrêmement l'himalisme. Ça sent le. Alors, il faut savoir que ça sent peut-être le fumier. L'angueur réunique parce que dans le jardin, c'est un jardin écoremarchable. Et donc, on utilise ni angrais chimiques, ni pesticides. Et donc, ce sont des angrais organiques naturelles qui sont utilisées. Alors, ça peut paraître un peu paradoxal d'enregistrer un épisode dédié à la nature au cœur de Paris. Mais, en fait, ça a du sens pour notre sujet. Est-ce que tu peux nous expliquer pourquoi? C'est clair parce que, selon l'OMS, aujourd'hui plus de la moitié, plus de 55% de l'humanité vit en ville. Et on estime que, d'ici 2050, ce pourcentage attendra 68%. Par ailleurs, en France, un citadin sur deux aujourd'hui n'a pas accès à la nature à moins de 10 minutes chez lui, selon une étude de l'in sé qui date de 2025. Du coup, notre lien millénaire avec la nature, c'est considérablement distendu, parfois même rompu. Et, selon l'OMS, encore une fois, cette vie citadine s'accompagne d'un cortège de nuisance, qu'on peut tous éprouver, R-Polue, Brouill, contamination de l'eau et des sols, habita de mauvaise qualité, il haute chaleur urbaine, manque d'espace pour l'activité physique, etc. Donc, le défi pour les citadins aujourd'hui est de renouer avec la nature même si l'on vit en ville. Et aujourd'hui, on va d'ailleurs essayer de reprendre contact avec la nature, tout en prenant en compte cet environnement autour de nous. Donc, à la fois, les avions des aéroports parisien et puis les bruits de travaux, tout comme les bruits des oiseaux. Toi Florence, dans le cadre de ton travail de journaliste scientifique, tu as amené à éplucher de nombreux études pour justement essayer de nous dire à nous l'acteur, l'éctrice, ce que c'est la science des bienfaits de la nature. Mais je tiens à préciser que quand on a évoqué ce sujet ensemble, tu m'as confessé que tu as avec quelques réticences, au début tu as hésité à écrire sur ce sujet. Pourquoi est-ce que c'est difficile finalement de traiter la nature sous un angle purement scientifique? En effet, j'ai mis assez longtemps à écrire et à finaliser ce dossier parce que j'avais des craintes, le sujet est souvent critiqué pour un manque de rigueur méthodologique, on parle parfois de pseudo-ciences et d'ailleurs quand j'ai interrogé une biologiste britannique, Cathy Willis, qui a écrit un livre tout un livre sur le sujet l'an dernier, et bien elle me disait qu'elle avait eu les mêmes réticences et qu'elle avait craint pour sa réputation de scientifique. Mais finalement, je me suis rendu compte qu'il y avait quand même pas mal d'études sur le sujet, même si parfois difficile d'isoler le facteur nature en soi de tout ce qui va avec, par exemple, de marcher dans la nature ou le fait qu'en temps nous dans la nature, on est moins exposé à la pollution. Qu'est-ce qu'il vient? Qu'est-ce qu'elle est fait propre de la nature et on verra tout à l'heure qu'il y a de nombreux bièbes possibles? Et pour autant, toutes les études et les données récentes vont dans le même sens à savoir un effet bénéfique de la nature sur la santé, sur différents paramètres de la santé, on le verra. Et ce qu'on peut dire, c'est qu'un point de vue évolutif, finalement, l'évolution nous renvoie à notre passé, d'où l'on vient, nos ancêtres vivait dans la nature et on a évolué finalement l'être humain à évoluer pour vivre dans la nature et il n'est pas fait pour être coupé de la nature. Et ça, finalement, les études récentes nous le rappellent et nous le confirmer. - Oh, dit-moi, je suis bien réveillé à cette pièce. - Ah oui? - Je vais m'aider ici. - Panche. - On n'y a plus accès. - C'est permet, mais voilà, c'est l'art de requêt là. Et vous voyez, il est tellement âgé qu'il a besoin de support pour sa branche qui parle littéralement. Mais donc, on est face à un art qui a été planté en 1700 quand même. - Mais Florence, comment on fait justement pour mesurer les bienfaits de la nature sur l'humain parce que c'est pas du tout, j'imagine, comme tester une molécule en laboratoire? - Non, en effet, Claire, mais ce qu'on peut constater, c'est qu'il existe deux types d'études dans la matière. Des études épidémiologiques, c'est-à-dire ce sont des études qui sont menées sur des grandes cordes. On y reviendra et d'autres parts des études expérimentales qui permettent de mesurer l'effet de telle ou telle paramètre sur telle ou telle paramètre de santé et qui, elles en revanche, sont généralement menées sur de tout petit groupe de personnes. Donc, elles n'ont pas la même puissance statistique. Et en tout cas, ce qu'on peut dire, c'est que ce qui a changé la donne, c'est la possibilité depuis une dizaine d'années de mesuristes qu'on appelle un indice de végétation. C'est-à-dire que les images satellites permettent de localiser avec une grande précision, quels sont les quartiers qui sont entourés de beaucoup d'espace vert et à quelle distance se trouve ces espaces vert. Et ensuite, ce qu'on peut faire, c'est qu'on croise cette indice de végétation avec les données de santé individuelle qui sont tirées des grandes bio-banks. Et donc, on peut connaître l'état de santé car de vascular d'un individu, les marqueurs de l'inflammation, la mortalité, les taux de mortalité, et ce qui permet au final d'avoir une idée d'une association entre la présence des espaces vert et l'impact sur la santé. Mais alors, j'imagine qu'il y a quand même des biseurs à cela, parce que par exemple, si on prend un quartier qui est très boisé et très arboré, qui est peut-être potentiellement un quartier assez favorisé, on va retrouver des ménages qui vont dire à la fois les moyens de prendre soin de leur santé et aussi de bénéficier d'un environnement verre doyant. Donc, ça, c'est peut-être une limite pour la recherche. Oui, tout à fait, c'est d'ailleurs un bièbe potentiel qui est tout à fait identifié et que l'on cherche, en tout cas, à corriger en partie, pendant en compte, l'effet des revenus, des ménages, des personnes, leurs catégories socioprofessionnelles. Et donc, on essaie de corriger ces bièges. Une fois ces bièques corriger, on constate que la relation plus ou moins forte selon les études subsiste subsiste entre les personnes qui ont été élevées.
qui vivent à proximité d'un espace vert et leur meilleur santé physique ou mentale. Et alors, je te propose Florence qu'on s'arrête sur différentes pathologies pour examiner ces bains-faits de la nature. Comment sont peut-être par un mal que nous sommes nombreuses, nombreuses à côtoier le stress, l'anxiété? Alors, intuitivement, moi, quand je suis anxieux, je peux avoir cette élande, aller prendre l'air, aller marcher. Qu'est-ce qui se produit dans le corps quand on fait ça? Alors, on va peut-être commencer par une petite étude expérimentale. Donc en 2019, il y a été mené chez 36 adultes, à montrer que 10 minutes dans la nature, 3 fois par semaine, faisaient chuter le taux de cortisol dans la salive, hors le cortisol et tu normes du stress bien connu. Par ailleurs, donc on peut cette fois-ci citer une grande étude de corte, avec une grande puissance statistique cette fois-ci. Elle est souvent citée, c'est une équipe britannique qui a suivi pendant 10 ans, une corte de 2,3 millions d'adultes aux pays de gale. Il est étudiant être publié en 2013 et elle montre que pour chaque tranche de 360 m, en moins à parcourir entre le domicile et l'espace vert ou bleus, bleus étant la mer, les rivières, les lacs, à proximité, et bien pour chaque 360 m en moins à parcourir, le risque de trouble anxieux ou dépressif diminuait de 5%. Donc ce sont des bénéfices modestes, mais réelles, et qui plus est, c'est bénéfice, elle était plus marquée chez les populations les plus défavorisées. Florence, dans ton article, tu mentionnes aussi les apports de la nature contre les risques cardiovasculaires et inflamatoires. Donc en sume, si je comprends bien, c'est la santé globale qui peut être améliorée par la nature. On dispose notamment d'une étude assez probante, qui montre cette fois-ci les bienfaits d'un nature sur le système cardiovasculaire ou le système immunitaire. Et donc cette étude est intéressante parce que finalement, c'est une expérience, on va dire grandeur nature quelque part. C'est la ville de Louisville, dans le Canterbury, aux États-Unis, qui a lancé un projet, nommé Green Heart, c'est-à-dire Curver, qui a consisté à planter en 2022, 8 000 grands arbres ou arbustes dans certains quartiers de la ville, peu favorisés, mais pas non d'autres. Et ensuite, les auteurs de cette étude ont comparé l'état de santé. D'un total de 745 personnes, âgées de 25 à 75 ans, selon qu'elles résidées ou noms dans un de ces quartiers reboisées. Et le résultat a montré que celle qui vivait dans un quartier qui avait été revégétalisée, présentait des niveaux d'un. On appelle un marqueur de l'inflammation de l'organisme, qui s'appelle la Proteine Céréactive, qui était inférieure de 13 à 20 % par rapport à celle qui vivait dans des quartiers qui n'avaient pas été revégétalisés. Et ce qui est intéressant, c'est qu'on peut, quelque part, comparer l'ampleur de ce bénéfice, en disant que cette réduction correspond à une baisse de 10 à 15 % du risque d'infartus, de cancer ou de décès, d'y a une maladie en général. Et un autre point que je trouve, Florence, tout à fait passionnant, même si pour être honnête, je suis pas sûr d'en comprendre toutes les subtilités, mais c'est l'effet de la nature sur le microbiote. Est-ce que tu peux nous expliquer et déjà rappele-nous ce que c'est le microbiote? Oui, alors le microbiote a été très. Enfin, est très à la mode, en ce moment, on en parle beaucoup pour ce qui est du microbiote intestinal. Ce sont l'ensemble des microorganismes, bactéries, virus, parasites, champignons, généralement non-patojennes, qui vivent dans un environnement spécifique de notre corps, ou du corps des animaux en général, et des plantes aussi, d'ailleurs. Et dans l'organisme, il y a différents microbiotes, il y a celui de la peau, celui de la bouche, celui du vagin, des poumons, de l'intestin, etc. Et donc, à cet égard, on peut citer une étude pilote, qui a été menée chez 26 enfants de 3 à 5 ans, qui ont été divisés en deux groupes partira-jeu sortes. Donc pendant deux semaines, le premier groupe jouait deux fois par jour pendant 20 minutes, dans un bac à sable qui était enrichi, dans un sol qui était microbiologiquement très riche, les diversifiés, et le second groupe, lui, jouait dans un bac à sable, qui était pauvre en microbe du sol. Et résultat au bout de deux semaines, on s'est rendu compte que la richesse et la diversité des bactéries de la peau, du microbiote de la peau, des enfants qui jouaient dans le groupe sable enrichi, étaient donc beaucoup plus élevés par rapport aux autres enfants, et peut-être mieux, encore, les citocines dans le sang de ces enfants, montraient un profil anti-inflammatoire favorable. Ça aussi, c'est encore un art de remarchére, c'est le cherme pleureur, et en fait, la particularité de cet art, donc c'est que c'est plus qu'il branche, au lieu de se dresser, elle prende, et elle pleure, voilà, c'est ça, et c'est dit aussi une mutation génétique. Et pour finir sur les enseignements variés de ces nombreuses études que tu as épluchées, j'ai envie qu'on parle Florence du lien avec nos 5 sens, on le ressent bien à l'arence moment-même, on entend un petit peu les oiseaux au tinotètes, la vision est également évidemment mobilisée avec toutes ces fleurs autour de nous, et puis ces arbres magnifiques. Notre odeura est aussi mobilisée avec ce lyzier qui a été ébancé au tour de nous. Bref, si j'ai bien compris ton article, ce serait ces interactions entre nos 5 sens et la nature qui génèrent des effets positifs sur la santé. Est-ce que j'ai bien compris? Oui, en effet, on dispose d'un jeu cette facie d'étude expérimentale, sur les petits groupes de patients, mais qui ont été menés sans ce par sens. Par exemple, pour Louis, on a une étude très intéressante qui a été publiée en 2021, et qui dressent le bilan de 18 publications intéressantes sur le sujet, de qualité. La conclusion, c'était que les groupes qui étaient exposés à des sons naturels, voyaient leurs indicateurs de santé ou leurs affectes positifs qui étaient à m'éliorer, enfin, multiplié quasiment par deux. En particulier le stress, le rythme cardiaque et la douleur d'hymne-mêche et ses personnes, et leur humeur étaient bonifiés. Et c'est donc pour ça qu'il existe sur les plateformes d'écoute des centaines de playlist relaxantes composés uniquement de chandouazos ou de bruits de dos, de bruits de vagues, par exemple. Oui, en effet, si on revient à cette étude, on constate que les sons de l'eau, par exemple les vagues sur la plage, les fontaines et russos, avaient l'effet moyen le plus marqué sur la santé des affectes positifs suivi par les chants harmonieux d'oiseaux, qui avaient un effet bénéfique sur le stress, et pour autant, tous les chants d'oiseaux ne se valent pas. Autant les chants des recignoles ou des mais anges bleus sont très bénéfiques sur notre stress, autant ceux des corbaux et des corvides et en général, le sont beaucoup moins à ton constaté dans cette étude. Et alors si on passe à l'odorat, qu'est-ce qu'il faut retenir? Oui, alors un certain d'études expérimentales ont été menées sur ce sujet et elles ont permis de constater que lorsque nous respirons certains efflux végétaux, on a des molécules qui s'appellent des composés organiques volatiles qui peuvent traverser la main spharrois de nos alveils opulmonaires, et ensuite, passées dans la circulation sanguine. Par exemple, l'unétude a montré qu'après une heure de promenade dans une forêt de conifère, la concentration d'un de ces composés organiques qui s'appelle le terpène émis par le pain, et donc c'est un alpha-pinène en l'occurrence, augmente énormément dans le sang des promenaires, au bout d'une heure de promenade. Ensuite, une autre étude a montré en 2016 au Japon, qu'après seulement 90 secondes, on a respiré un air saturé dans cette molécules d'alpha-pinène, donc secrété par les pains. Le rythme cardiaque diminuait, et les personnes se sont témoins anxieuses, il faut préciser que c'est une étude menée chez 13 femmes seulement. Il nous reste à mentionner la vision, ça paraît assez logique, voire un paysage magnifique, ça ne peut que nous faire du besoin, mais elle a aussi la chance à quelque chose à préciser. Oui, et peut-être citer une étude un peu surprenante, ce qui est que lorsque nous sommes stressés, nous récupérons plus vite en regardant y compris sur notre écran d'ordinateur, et c'est ça que je trouve absolument extraordinaire, des photos de paysages naturels, des fleurs, des espaces vert, etc., plutôt que des photos de villes. D'autres études ont pu montrer que regarder la nature peut agir sur notre système nerveux par asymptatique et réduire notre tension artérielle ou moduler la variabilité de notre rythme cardiaque. Ce sont toujours des études sur de petits effectifs, c'est leur limite, mais comme elles vont tout un peu dans le même sens, c'est aussi leur intérêt. Et là, je vous en mets de voir un des arbres remarquables à mon sens, le plus remarquable des arbres, ce jardin, puisque ici il va intervenir mon tropisme scientifique. C'est un arbre qui s'appelle le pistachier de Valland, qui a été planté en 1700, et qui a permis au botaniste Sébastien Valland de démontrer formellement.
que les plantes se reproduisaient par une voie sexue. Comment il a fait? Il est allé sur cette arbre là qu'on voit. Il a prélevé, donc c'est un arbre mal, il a prélevé le pollen. Il est allé jusqu'à un autre endroit du cinquième arrondissement, il y avait un autre petit jardin, qui a brité cette fois-ci un pistachier femelle. Donc, il a ce que son pollen devant les fleurs de l'arbre femelle, qui jusque-là ne produisait pas de pistache. Et il s'est rendu compte quelques mois plus tard que cette arbre produisait bien des pistaches. Donc, c'était une démonstration absolument formelle de la sexualité des plantes. Et résultat, toutes les bonnes familles ont interdit aux jeunes filles de venir au jardin, sous prétexte que c'était un lieu de perdition. Florence, une ou l'absein expliquée en tout début d'épisode. On n'est pas tous égaux face à l'accès à la nature, hors cette proximité compte énormément pour en tirer des bénéfices, puisque les bénéfices sont justement liés à l'accès quotidien, à la nature et pas seulement au sorti qu'on peut faire en week-end ou en vacances. Donc, l'accès à la nature, c'est en quelque sorte à la fois un enjeu de santé publique et de politique sociale urbaine. Oui, alors, comme on l'a dit, tout à l'heure déjà, les bénéfices de la nature, au moins pour certains paramètres, sont plus forts pour les populations les plus défavorisées, pour sans doute deux raisons. D'une part, elles sont plus à risque malheureusement de maladie, maladie chronique ou maladie égue. Et par ailleurs, elles ont globalement moins d'accès à ces espaces vert. Donc, les deux raisons combinées font que lorsqu'elles ont accès à ces espaces vert, les bénéfices sont meilleurs. Mais, il faut aussi savoir que verdir les villes peut avoir un effet pernitieux, c'est-à-dire que lorsqu'on crée des espaces vert, on fait grimper malheureusement les prédits mobiliers. Et donc, on chasse les populations qui auraient le plus besoin de ces espaces vert. Et alors, chez nous, en France, il y a t-il des pistes de réflexion sur ce sujet, justement, au niveau de urbanisme? Alors, on peut citer ici une étude très intéressante de santé publique France, qui a été rendue publique fin 2024. Et donc, les équipes de santé publique France ont modélisé ce qui se passerait dans trois villes françaises, donc, l'île, mon pelier et Rouen, si dans chacune de ces villes, on plantait dans tous les quartiers des espaces vert dont la densité serait également la salle des quartiers le plus vert, en fait. Et la modélisation a montré que chaque année à mon pelier, on évitrait ainsi 115 décès. À Rouen, on en évitrait 300 et à l'île, on en évitrait 360. Donc, ce sont quand même des chiffres concrets parlant et qui peuvent donner matière à réfléchir aux décideurs politiques. Alors, nous nous approchons maintenant d'un autre arbre remarquable du jardin alpain, du jardin des plantes, qui s'appelle le faux de Versi. Alors, faux, c'est un mot ancien qui veut dire être comme l'arbre le être. Et on pense que la forme absolument noeuse, tortuuse de leur branche, il y a une mutation génétique qu'on n'a pas identifiée à leur actuel. Florence, on arrive déjà à la fin de cette promenade au jardin des plantes et avant de se quitter, j'aimerais savoir si tu as un petit conseil à donner à nos auditrices, nos auditeurs, si il souhaite justement reprendre contact avec la nature, par quoi commencer ou commencer si on habite au cœur d'une grande ville. Oui, alors, c'est vrai qu'on n'a pas besoin d'aller très loin pour bénéficier de ses bienfaits de la nature. Et si donc, j'ai un conseil peut-être un seul à vous donner, c'est lorsque vous promenez dans ces espaces vert, lorsque vous flânez, vous déambulez, et bien ouvrez grand vos oreilles, ouvrez à plein vos poumons, respirez et observez autour de vous, ouvrez également vos yeux, et surtout, profitez bien. Merci Florence, merci Claire. Merci aussi à Contentenot qui a réalisé enregistrer cet épisode en extérieur et que vous soyez au bord d'un lac ou d'un votre salon, je vous invite maintenant à découvrir le travail de Florence Rosier, récemment elle a publié un dossier complet sur l'histoire des jardins botaniques en Europe depuis la Renaissance, rien que ça. Vous pouvez aussi aller lire son article sur ce qui se passe sous nos pieds. On y découvre les pouvoirs des racines comme elles sont ou explorent leur environnement pour garantir la survie des arbres et des végétaux, c'est passionnant et c'est sur le monde.fr. Lors du monde s'est terminé pour aujourd'hui, bonne lecture, bonne ballade et bonne journée.
Podcast Summary
Key Points:
La science confirme les bienfaits de la nature sur la santé mentale et physique, notamment contre le stress, l'anxiété et les risques cardiovasculaires.
Des études épidémiologiques et expérimentales montrent une association entre proximité des espaces verts et meilleure santé, avec des bénéfices plus marqués chez les populations défavorisées.
Les cinq sens (ouïe, odorat, vision) sont impliqués
L'accès à la nature est un enjeu de santé publique et de politique urbaine, mais la gentrification liée au verdissement peut exclure les populations les plus vulnérables.
Summary:
Cet épisode du podcast « Il est l'heure du monde » explore les bienfaits de la nature sur la santé, à travers une promenade dans le Jardin des Plantes à Paris. La journaliste Florence Rosier explique que, malgré des réticences méthodologiques initiales, les études scientifiques convergent : la nature améliore la santé mentale (réduction du stress, de l'anxiété) et physique (baisse des marqueurs inflammatoires, risques cardiovasculaires réduits). Par exemple, une étude britannique a montré que chaque réduction de 360 mètres entre le domicile et un espace vert diminue de 5 % le risque de troubles anxieux ou dépressifs.
L'impact passe par les cinq sens : les sons naturels (vagues, chants d'oiseaux) et les odeurs végétales (comme les terpènes des conifères) agissent directement sur le système nerveux. La vision de paysages naturels, même via un écran, accélère la récupération après un stress. Cependant, l'accès à la nature est inégal : les citadins défavorisés en bénéficient le plus mais y ont moins accès, et le verdissement des quartiers peut entraîner une gentrification.
En conclusion, la nature est un outil de santé publique, mais son déploiement doit être équitable pour éviter d'exclure les populations les plus vulnérables.
FAQs
La nature réduit le stress, l'anxiété et les risques cardiovasculaires, et améliore le système immunitaire. Des études montrent que marcher dans un espace vert abaisse le taux de cortisol et diminue les troubles anxieux.
On utilise des études épidémiologiques avec des indices de végétation par satellite, croisés avec des données de santé individuelles. Des expériences sur de petits groupes mesurent aussi des paramètres comme le cortisol ou la fréquence cardiaque.
Les cinq sens jouent un rôle : l'ouïe avec les sons naturels, l'odorat avec les composés organiques volatils des plantes, la vue avec les paysages verts, et même le toucher et l'odorat via le microbiote.
Il est compliqué d'isoler le facteur 'nature' des autres éléments comme la pollution ou le statut socio-économique. Les études expérimentales sont souvent sur de petits groupes, ce qui limite leur puissance statistique.
Des études montrent que jouer dans un sol riche en microbes augmente la diversité du microbiote cutané et favorise un profil anti-inflammatoire, surtout chez les enfants.
Les sons de l'eau (vagues, fontaines) et les chants d'oiseaux harmonieux réduisent le stress et améliorent l'humeur, contrairement aux cris de corbeaux.
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