Speaker 1Bonjour à tous, j'espère que vous allez bien, je suis contente de vous retrouver pour ce nouvel épisode et cette semaine on va parler écriture puisqu'on continue notre série d'épisodes sur comment écrire un roman. Dans ce sixième volet on va parler de la structure. Alors la structure qu'est-ce que c'est? En fait c'est une structure narrative et la structure narrative est une méthode qui consiste à séquencer, donc à découper un récit en différents blocs sémantiques, c'est-à-dire qu'on découpe un récit, une histoire, un roman en différentes grandes étapes pour structurer son histoire pour qu'elle soit équilibrée. Il faut bien distinguer la structure du plan, c'est pas tout à fait la même chose. Le plan est basé sur la structure, c'est-à-dire qu'on peut parfaitement écrire une structure sans le plan mais on peut difficilement écrire un plan sans structure de base ou alors ça risque d'être bancal. La structure ne comprend pas toutes les étapes, tous les chapitres et toutes les scènes de son histoire. Elle ne comprend que les grandes étapes, les points forts de l'histoire. En revanche le plan lui, en fonction de s'il est très détaillé ou non, ça dépend de la façon dont on prépare un plan, mais il peut comprendre vraiment toutes les étapes, tous les chapitres et toutes les scènes de son histoire du début à la fin. Ou au contraire être un peu plus allégé, ne comprendre que les chapitres dans leur globalité. Ça dépend de sa manière de faire. Ça dépend vraiment de chaque auteur. Il existe beaucoup de structures aujourd'hui qu'on appelle aussi des schémas narratifs. Je vous ai trouvé un article que je mettrai dans les notes de l'épisode qui reprend 6 structures ou schémas de récits. C'est sur le site publiez-son-livre.fr. Il y a forcément d'autres articles mais je ne suis pas allée fouiner au-delà. Pour citer quelques structures et quelques schémas narratifs, on a Save the Cat, La Courbe de Gardner, Les 22 étapes de Troubie. Je vous rappelle que j'ai fait des épisodes de podcast à ce sujet. Le Voyage du héros de Joseph Campbell, La pyramide de Freytag, bref, il y en a beaucoup. Vous pouvez aller fouiner du côté de chaque structure, voir s'il y en a certaines qui peuvent vous intéresser, qui peuvent vous aider, vous aiguiller. Il y en a plein qui forcément ne vous intéresseront pas, vous pouvez aussi faire des mélanges, vous pouvez aussi les adapter, bref, n'hésitez pas à aller fouiner, ça peut être intéressant dans tous les cas. Le schéma classique, la structure de base, est constitué de 5 éléments. Ce sont les 5 éléments qu'on apprend à l'école, je pense que ça va vous parler. La situation initiale, l'élément déclencheur ou perturbateur, les péripéties, le dénouement ou l'élément de résolution, et enfin la situation finale. Ce sont les 5 grands éléments de base du schéma classique qu'on retrouve dans la plupart des histoires. Le fait est qu'avoir une structure c'est important, même si on ne veut pas faire de plan ou de plan détaillé, la structure c'est la base du récit. Ça permet vraiment d'être cohérent, ça permet d'avoir un récit équilibré avec des temps forts et des temps calmes, ça permet de savoir où on va, ça permet de gagner du temps aussi, puisqu'au moment de l'écriture, on a une structure sur laquelle se reposer. On évite les pannes, on évite les blocages, on évite d'être perdu au cours de l'écriture, ça permet vraiment d'avoir une histoire qui a du sens et qui suit des étapes pour arriver finalement au dénouement et à la situation finale. Évidemment, vous aurez plus ou moins de liberté en fin de compte. Il y a des structures avec de très nombreuses étapes qui vont peut-être un peu plus vous bloquer, parce qu'il arrive que suivre ces étapes soit difficile. Pour d'autres, ça va faire l'effet inverse, ça va leur permettre d'être aiguillés et de savoir exactement comment construire leur histoire. Il faut quand même faire attention sur ce point-là, et John Truby en parle dans l'anatomie du scénario, c'est que quand on a une structure très figée, avec de très nombreuses étapes, parce qu'il y a certaines structures qui comprennent 10, 15, 20 étapes, c'est dangereux d'essayer finalement de boucher les trous. C'est-à-dire, tiens, là j'ai telle étape, qu'est-ce que je vais mettre dedans? Maintenant j'ai telle étape, qu'est-ce que je vais mettre dedans? C'est pas la bonne façon de construire un récit. On doit partir de son thème de base, on doit partir de ses personnages, on doit partir du message que l'on veut transmettre, et construire une structure à partir de ces éléments-là. C'est-à-dire qu'on ne doit pas forcer les personnages, son thème, son message à entrer dans les casquettes. C'est la base de la structure, c'est la structure qui va s'adapter aux personnages, à l'univers et à ce qu'on a envie de transmettre. Et c'est pas toujours évident quand on a une structure très figée, avec énormément d'étapes très précises. Et c'est la raison pour laquelle moi je voulais vous parler de la structure en trois actes. J'ai vu passer pas mal de posts ou de newsletters ces derniers temps qui critiquaient la structure en trois actes, qui disaient qu'elle était trop prévisible, que finalement on suivait un fil vraiment prévisible et que le lecteur n'était pas surpris ou qu'il risquait de s'endormir. Ce qui est à mon sens complètement faux. La structure en trois actes, c'est la base de tous les récits. Même si on leur donne d'autres noms, même si on leur donne d'autres étapes, etc. Que parfois on essaye même de trouver des mots un peu complexes pour chaque étape. Au final, si on revient à la base, on a les trois grands actes de la structure en trois actes. Qui rejoint d'ailleurs les cinq étapes dont je vous ai parlé tout à l'heure. Pour moi, la structure en trois actes est une structure super souple. Elle est flexible. Elle donne énormément de liberté. Alors si vous avez besoin d'être très très très encadré, elle ne sera peut-être pas faite pour vous. Mais si au contraire, vous n'avez pas envie de vous sentir coincé dans une structure qui est trop difficile ou qui justement vous empêche de développer vos idées, vos personnages, etc. Qui finalement ne s'adapte pas à vos histoires. Pour moi, la structure en trois actes, elle est parfaite. L'idée, c'est qu'elle permet d'équilibrer sa structure, d'équilibrer son récit. D'avoir un point de départ. D'être guidé, c'est-à-dire qu'on a de grandes étapes à respecter. Mais, ces grandes étapes ne sont pas figées. Et surtout, à l'intérieur de chaque acte, on est totalement libre. On peut adapter cette structure à son histoire sans problème. Et je pense en plus que c'est une structure qui s'adapte à tous les genres. Personnellement, j'utilise la structure en trois actes depuis le début. Parce que ça me permet d'avoir un point de départ. Je pars de cette structure pour placer les grands éléments de mon histoire. Parce que, quand je réfléchis à mes personnages, quand je réfléchis à mon univers, quand je réfléchis à mon histoire, j'ai déjà de grandes scènes qui me viennent en tête. Ça peut être le climax, par exemple. Ça peut être l'élément perturbateur. Imaginons, si j'écris une romance à suspens, ça va être le moment où les héros vont se rencontrer. Donc, j'ai déjà mes grandes scènes en tête. Et ça tombe bien, puisque ces grandes scènes, ce sont les grands moments de la structure en trois actes. Et ça me permet de les placer dans le récit. Et ensuite, je réfléchis à toutes les étapes qui vont mener à chaque acte. À chacune des scènes. Évidemment, j'ai déjà des moments en tête que je vais glisser au bon endroit dans ma structure. Et ensuite, personnellement, j'utilise les flèches chronologiques. Ça, j'en ai parlé dans la formation sur la relecture du fond. Pour bien suivre une chronologie, finalement, d'histoire. Pour que ça ait du sens, pour qu'il y ait une logique du début à la fin. Ça me permet également de placer les temps forts et les temps calmes. Ça, j'en ai déjà parlé aussi. C'est pour éviter, imaginons, que sur 25% du livre, on ait tous les temps forts qui s'enchaînent. Et ensuite, pendant 30%, il ne se passe plus rien. Le récit, dans ce cas-là, n'est pas équilibré. La structure en trois actes, elle permet d'avoir les temps clés, les moments forts. Ce sont normalement les gros rebondissements de son histoire. Et à l'intérieur de chaque acte, on essaie de dispatcher des temps forts et des temps calmes pour que ce soit équilibré. Mais ça, c'est le travail de l'auteur. Et il est totalement libre à l'intérieur de ses actes. C'est pour ça que moi, j'aime la structure en trois actes. Parce que je trouve qu'elle a des étapes clés, mais qu'à l'intérieur, on est libre. Elle est flexible. Donc, elle s'adapte à toutes les histoires et à tous les genres de romans. Ma pratique aujourd'hui, c'est évidemment d'avoir cette structure en trois actes. C'est vraiment ma base ultime. Que j'ai récemment, peut-être pour les quatre derniers romans publiés. Ouais, c'est ça, quatre. Mélangé avec quelques éléments de "Save the cat". Donc, je me suis intéressée à cette structure. Et je trouve que la structure en trois actes s'adapte bien à "Blake Snyder" et inversement. Donc, parfois, quand je construis mon récit, notamment si je sèche un petit peu parfois, si j'ai un petit peu de mal à le construire, je vais m'aider de "Blake Snyder" qui a des étapes qui viennent, en fait, combler les trois actes de la structure en trois actes. Je vous mettrai aussi un article que j'ai trouvé dans les notes de l'épisode. Alors, c'est pas l'article que moi, j'avais utilisé pour construire ma structure. Mais c'est un article qui reprend les quinze étapes de cette structure de manière très condensée, très claire. C'est vraiment très léger. Mais c'est juste pour vous donner une idée. Évidemment, vous pouvez aller fouiner pour voir vraiment en détail la méthode "Save the cat". Et puis, évidemment, il y a les livres qui sont dispos sur Amazon. Donc, moi, j'ai la structure en trois actes couplée à "Save the cat" et j'utilise des flèches chronologiques. Ça, pour moi, c'est important pour mon intrigue principale et pour mes intrigues secondaires. Et l'un dans l'autre, avec tous ces éléments, j'arrive à construire un récit qui mêle tant fort et tant calme, qui a des rebondissements au bon moment et qui permet au lecteur de ne pas s'ennuyer, puisqu'à chaque fois, il y a des éléments qui relancent l'histoire. Voire des retournements de situation. Je vais être brève sur la structure en trois actes parce que vous pouvez la trouver partout sur Internet. Et je rappelle que c'est aussi celle qui est expliquée dans les carnets d'écrivains que je propose via Rêves d'auteurs. Donc, ils sont disponibles sur Amazon. Dans les carnets d'écrivains, les carnets d'auteurs, il y a la structure en trois actes. Donc, l'acte 1, c'est la mise en place. On lui trouve aussi des noms différents. Parfois, c'est l'exposition. Bref, la mise en place, c'est le début de l'histoire. C'est-à-dire qu'on a l'image de départ. On plante le décor, c'est le début de l'histoire. À un moment donné, il va y avoir un élément déclencheur, c'est le point pivot numéro 1. Donc, il va y avoir un élément perturbateur qui va perturber la vie du personnage principal ou des personnages principaux. Et c'est à partir de là que, finalement, va démarrer l'histoire puisque c'est à partir de là que vont intervenir toutes les pistes. péripéties de l'histoire. Normalement l'acte 1 prend environ 25% du récit. Ensuite on a l'acte 2 qui est la plus grosse partie de l'histoire, qui contient la majorité des péripéties. C'est l'acte de la confrontation qui prend environ 50% du livre. Donc il va y avoir des obstacles qui font suite à l'élément perturbateur. Les personnages principaux vont essayer de trouver des solutions, vont essayer de trouver un nouvel équilibre et ils vont rencontrer des obstacles, des épreuves, vont devoir dépasser leurs failles, etc. Dans cet acte 2, on a le point médian ou le point de nos retours qui est en plein milieu de l'histoire. Normalement il est à la moitié du récit. C'est un retournement de situation. On ne peut plus faire marche arrière à partir de ce moment là. Il y a vraiment un élément qui va refaire basculer l'histoire à nouveau. Et ensuite on a le point pivot numéro 3 qui est juste avant la fin de l'acte 2 et c'est le point culminant avant le climax. C'est un événement marquant qui va clore l'acte 2. Et enfin on a l'acte 3 qui est l'acte de la résolution, le dénouement. Qui normalement représente 25% de l'histoire. Qui contient évidemment le climax, c'est à dire le point culminant de l'histoire avec le dénouement. C'est l'apogée, la confrontation, tout mène à cet instant avant de terminer l'histoire sur la situation finale. C'est à dire qui est normalement l'opposé de la situation initiale qu'on avait au tout début du roman. Alors normalement les 25, 50% et 25% c'est la structure de base. J'ai trouvé un autre décompte sur un site qui s'appelle apprendre-le-scénario.com et l'auteur de cet article disait que l'acte 1 représentait 25%, l'acte 2 60% et l'acte 3 15%. Et j'avoue que je suis assez d'accord avec lui parce qu'il arrive souvent que l'acte 3 soit un petit peu plus court en sachant qu'il contient en général moins de scènes puisqu'il y a le climax ensuite la situation finale. Que le plus gros de l'histoire se passe dans l'acte 2. Après ça dépend des récits, ça dépend vraiment des histoires. Ce qu'il faut comprendre c'est que ces pourcentages pour moi ne sont qu'une indication, ça vous donne une idée, ça permet d'être guidé notamment au début. Quand on débute on a parfois du mal à savoir comment structurer une histoire et quand on sait que ça prend 25%, 50%, 25% c'est un petit peu plus facile de structurer. Est-ce que ça veut dire qu'on va respecter à la lettre? Pas du tout, ça peut être des fois 15%, ça peut être 30%, enfin on s'en fiche. Je veux dire qui va regarder ça? On va pas s'amuser à aller compter les chapitres ou les pages ou le nombre de mots, c'est pas l'important. C'est pour être guidé, c'est une indication, c'est ça qu'il faut retenir. C'est pas une règle absolue, c'est une indication pour nous aider. Et c'est sur ça que moi je voulais appuyer, c'est que les structures sont des aides, des supports. On n'est pas obligé de les respecter à la lettre, notamment celles qui sont très complexes. Il faut adapter chaque structure à l'histoire qu'on a envie de raconter et à sa pratique évidemment. Notre pratique évolue tout au long de notre carrière d'auteur. Personnellement, moi je ne travaille plus de la même façon qu'au début. La structure va s'adapter à chaque histoire parce que chaque histoire sera différente. Par exemple, pour le tome 1 de ma saga Landra Sécurité, l'élément perturbateur, il a lieu dès le premier chapitre. C'est-à-dire que la rencontre entre les deux héros, entre l'héroïne et le héros, a lieu dès le premier chapitre. C'est l'élément phare, ça commence très fort. Donc on n'est pas obligé de placer les éléments pile au bon endroit parce qu'en fonction de l'histoire, ça peut arriver à d'autres moments. Moi, cette scène que j'avais en tête, c'est la scène phare du livre et c'est la scène que j'ai eue tout de suite. En fait, c'est la première idée que j'ai eue du livre. C'était cette scène-là. Je l'avais en tête dès le début et c'est à partir de cette scène-là que j'ai construit toute mon histoire. Donc la structure doit s'adapter à nos personnages, à notre histoire et pas l'inverse. C'est super important. Ce qui fait qu'on n'est pas obligé de tout suivre à la lettre. Il faut que ce soit flexible. C'est pour ça que j'aime la structure en trois actes parce que moi, je la trouve très flexible. Ce qui est intéressant, c'est de se renseigner sur les différentes structures et de voir s'il y en a certaines qui peuvent vous intéresser. D'avoir, par exemple, des petites fiches mémo, des petits récaps. Et peut-être, en fonction de l'histoire que vous allez écrire, il y a une structure qui sera plus intéressante qu'une autre. Et vous pouvez évidemment vous amuser à tester différentes structures pour voir s'il y en a certaines qui vous plaisent ou non. Peut-être que vous enlèverez des étapes à certaines structures parce qu'il y en a trop ou que ça ne vous convient pas. Par exemple, moi, pour Save the Cat, il y a certaines étapes où j'avoue que parfois je sèche un peu ou ça ne vient pas pour mon histoire. Du coup, je ne mets pas l'étape parce que je me dis : à quoi bon essayer de rentrer quelque chose dans cette case-là alors que pour mon histoire, ça ne me convient pas, ça ne me parle pas. Soyez souple, vraiment soyez souple. Permettez-vous de la liberté pour suivre le fil de vos personnages et pour suivre le fil de votre histoire. N'oubliez pas que dans les notes de l'épisode, je vous mets les deux articles que j'ai trouvé qui sont intéressants. Je vous mets aussi un lien vers les carnets si jamais vous avez envie d'être un petit peu aiguillée et de découvrir les carnets de rêve d'auteur. Et puis, n'hésitez pas à me contacter, évidemment, si vous avez des questions. Vous voyez que là, je ne vous ai pas proposé une structure très précise, etc. parce que pour moi, on est tous très différents. On ne travaille pas de la même façon. Moi, déjà, je fais un mélange entre deux structures. Donc, vous imaginez bien que ce serait un petit peu compliqué de vous la proposer. Donc, vraiment, faites-vous confiance, suivez votre intuition et suivez votre histoire parce qu'en fonction de chaque cas, la structure va être différente. Et n'écoutez pas ceux qui vous disent : cette structure, elle n'est pas bien, cette structure, elle est nulle, cette structure, elle est trop plate. Non, n'écoutez pas ce genre d'avis. Ce sont des avis subjectifs. Chaque structure est adaptable. Chaque structure correspond à certains auteurs ou à certaines histoires. Et on ne peut pas dire que telle structure est bien ou n'est pas bien. Ça dépend de notre façon de travailler. Ça dépend de ce qu'on a envie d'écrire. Dans tous les cas, faites-vous votre propre opinion. C'est ça le plus important. N'hésitez pas à venir en discuter sous la publication du compte Instagram @rêve.d'auteur, comme d'habitude. Et puis, nous, on se retrouve la semaine prochaine. Au revoir! Et puis, nous, on se retrouve la semaine prochaine pour un nouvel épisode. Bye!