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[BEST OF] 5 erreurs qui pénalisent ton roman

16m 47s

[BEST OF] 5 erreurs qui pénalisent ton roman

Cet épisode présente cinq défauts fréquents dans les romans, surtout chez les auteurs débutants. Le premier est un incipit qui n’accroche pas : le début doit plonger le lecteur dans l’action, présenter rapidement le personnage principal et éviter de déverser trop d’informations sur l’univers ou la vie du héros. Le deuxième défaut est une intrigue bancale, qui manque de structure, de conflit ou de conséquences entre les scènes, ou qui est trop prévisible. Il faut créer un effet domino et surprendre le lecteur. Le troisième défaut concerne les personnages : s’ils sont superficiels, peu complexes ou clichés, ils plombent l’histoire, même si l’intrigue est bonne. Il faut donc les travailler en profondeur. Le quatrième défaut est la longueur inadaptée du roman. Un roman trop court manque de développement, de descriptions, de transitions ou d’intrigues secondaires ; un roman trop long traîne en longueur à cause de scènes inutiles, d’infodumping ou d’un style lourd. Les ellipses permettent de couper les passages superflus. Enfin, le cinquième défaut est une fin illogique : elle doit être le prolongement cohérent de toute l’histoire, avec un climax qui monte en tension et des intrigues secondaires bouclées. L’épisode se termine en rappelant que ces points se travaillent avec la lecture, l’écriture et la formation, notamment celle proposée sur Rêves d’auteur.

Transcription

3328 Words, 19114 Characters

French
Speaker 1Bonjour à tous, cette semaine on va parler écriture et plus particulièrement de 5 défauts qu'on retrouve le plus dans les romans et notamment dans les romans débutants. Alors j'ai dit 5 défauts, j'aurais pu dire 5 erreurs par exemple, c'est-à-dire des choses qu'on ne maîtrise pas forcément très bien quand on en est à ses débuts, quand on écrit son premier roman ou un livre parmi ses premiers romans, quand on n'a pas encore l'expérience, quand on n'a pas encore trouvé sa méthode. Donc ce sont des choses qu'on peut travailler, des choses qu'on peut apprendre à force de lire et à force d'écrire et évidemment en se formant. Premier défaut, première erreur, c'est un incipit qui n'est pas accrocheur. Alors l'incipit qu'est-ce que c'est ? C'est simplement le début du roman. En général on dit que c'est la première phrase mais concrètement pour un roman on pourrait dire que c'est le premier chapitre, voire pourquoi pas les tout premiers chapitres. Le fait est que le début d'un roman doit être accrocheur. Il doit donner envie au lecteur de continuer sa lecture. Il y a beaucoup de lecteurs qui vont par exemple lire l'extrait du livre, c'est-à-dire le début 10% par exemple en ligne sur leur liseuse, on peut parfaitement télécharger les extraits et lire le début du livre avant même de l'acheter ou de l'emprunter. Pareil pour ceux qui vont en librairie et qui feuillettent le début du livre et qui lisent les premières lignes voire la première page. Et ensuite il y a ceux qui ont fait la démarche. Et si à un moment donné, que ce soit en lisant la première page, en lisant les 10% ou en lisant le début du roman, le lecteur n'accroche pas, il risque d'abandonner sa lecture et de ne pas aller plus loin. Alors si c'est une question de style parce qu'il n'accroche pas spécialement avec votre style, votre façon d'écrire, ça c'est subjectif. Bien sûr on peut améliorer son style au fil des textes mais c'est aussi une question très personnelle, une question de goût, donc on ne peut pas plaire à tout le monde. En revanche, si c'est parce qu'il trouve par exemple que le début est trop long, qu'il est trop lourd, qu'on n'a pas assez d'informations, qu'il ne comprend pas quelle est la situation, où on est, de quoi va parler le roman, quel est le thème ou plus précisément quel est le genre, là c'est très problématique. Le début doit être accrocheur, ça veut dire que le lecteur doit se sentir tout de suite immergé dans l'histoire. Même si on est dans la phase d'exposition, c'est-à-dire le moment où on présente un petit peu son univers essentiel. C'est-à-dire qu'il y a des personnages, et donc c'est pas forcément les moments où il se passe le plus de choses, malgré tout, il doit tout de suite avoir envie de continuer, de se dire tiens qu'est-ce qu'il va leur arriver, qu'est-ce qui va se passer ensuite. Il y a plusieurs choses à prendre en compte, d'une part c'est qu'il faut tout de suite présenter le personnage principal, ou les personnages principaux si vous en avez plusieurs, mais il faut que dès le début on sache qui on va suivre dans l'histoire. Ensuite idéalement il faut éviter qu'il y ait trop d'informations. Par exemple quand on crée un univers dans l'histoire. On ne balance pas toutes les informations sur le monde, sur la structure, sur le gouvernement, sur les lieux, sur les pouvoirs, etc. Ça, ça doit venir ensuite, tout au long du livre. On évite l'infodumping, c'est-à-dire donner trop d'informations dès le départ. On évite aussi de raconter toute la vie du personnage principal. Qu'est-ce qu'il faisait avant, quel est son métier, quels sont ses amis, quelles sont ses passions, quel est son caractère, on n'a pas besoin de tout savoir dès le premier chapitre. Ça ce sont des éléments qu'on va progressivement insérer dans l'histoire. Petit à petit. Idéalement l'un des meilleurs conseils c'est de commencer l'histoire in media res, ça veut dire dans le feu de l'action, tout de suite dans l'action. On essaye de mettre une scène qui bouge un petit peu. Alors quand on dit dans l'action ça ne veut pas dire une bagarre, une course poursuite ou autre. C'est juste quelque chose qui évite la longue page de narration où il ne se passe pas grand chose parce qu'on est en train d'exposer son univers. Au contraire on peut mettre un dialogue, on peut mettre une dispute, on peut mettre quelque chose que fait le personnage. On peut mettre un personnage, une action par exemple dans son travail ou autre en fonction de l'histoire que vous présentez. Mais le but c'est de le plonger directement dans l'histoire, dans l'action, pour éviter le passage ennuyeux du début de roman, surtout le premier chapitre où on a tendance à traîner un petit peu en longueur. D'ailleurs certains auteurs conseillent au moment de la relecture d'enlever le premier chapitre. Moi je ne suis pas tout à fait d'accord parce que ça dépend ce qu'on dit dans son premier chapitre. Si on a mis des informations importantes c'est compliqué de l'enlever. Mais ça veut dire tout simplement qu'on a tendance à... A commencer par du blabla pas forcément utile et qu'à la relecture on pourrait potentiellement enlever ce chapitre qui ne sert à rien. Moi je vous conseille simplement de bien réfléchir à comment le travailler, à quelles informations insérer, quitte à ce qu'il ne soit pas trop long. Vous pouvez faire un chapitre un petit peu plus court pour qu'il soit un peu plus punchy. Mais le but c'est quand même de plonger le lecteur, de l'immerger dans l'histoire avec quelque chose qui va lui donner envie de lire la suite. Alors c'est vrai que si on peut commencer par quelque chose de fort tout de suite, une scène super importante. Pourquoi pas ? Ça dépend de la manière dont vous avez construit votre histoire. C'est pas toujours possible. Donc idéalement évitez la longue narration descriptive qui expose tout l'univers et essayez de faire quelque chose de plus vivant. Deuxième défaut, deuxième erreur c'est une intrigue bancale. Une intrigue bancale alors ça recouvre en fait plein de choses. Ça peut être à la fois une histoire qui n'a pas été bien structurée, c'est à dire qu'on n'a pas bien travaillé. La structure de son histoire à travers les points pivots essentiels, les rebondissements, les diverses péripéties, le rythme de l'histoire. Ça peut être aussi un manque de conflit. Il se passe pas assez de choses, il se passe pas grand chose, ça manque de tension. Le lecteur n'est pas tenu en haleine, il a tendance à s'ennuyer. Ça peut également être parce que l'intrigue est très trop prévisible. Comme si le lecteur pouvait deviner à chaque fois ce qui allait se passer. Ça peut arriver bien sûr. Quand on lit des histoires dans un certain genre, parfois, c'est comme quand on regarde un film. On sent le moment où il va se passer quelque chose. Genre on sent que la scène est amenée et qu'à ce moment là il va y avoir quelque chose. Donc quelque part c'est prévisible au sens où le lecteur ou le spectateur sent qu'il va se passer quelque chose. Ça c'est pas du tout grave, ça veut dire qu'on amène bien sa scène. Évidemment on peut aussi ajouter de l'imprévu, surprendre le lecteur. Donc en fait il faut réussir quelque part à doser, à trouver un équilibre entre les moments où on le surprend, où il ne s'y attendait pas forcément. Et des moments où oui c'est un petit peu prévisible parce qu'il s'attendait à ce qu'il se passe quelque chose, une révélation. Ou alors il avait deviné un élément. Et c'est bien aussi parce que du coup il l'a intégré à l'histoire. Ça veut dire qu'il comprend bien l'histoire. Après si c'est trop prévisible tout du long, où on s'attend à tous les éléments et que finalement le lecteur il dit : "Bon ouais, ça je m'y attendais, ah oui bon ça encore, oui bon bah ça c'est déjà vu." Là effectivement il risque de s'ennuyer donc il faut réussir à redonner du peps à son histoire. À ajouter des rebondissements différents, à travailler ses points pivots, à mettre du rythme, à surprendre le lecteur, à créer finalement un page turner, en utilisant tous les outils et toutes les techniques qui permettent justement de tenir le lecteur en haleine. N'oubliez pas aussi que pour qu'une intrigue soit cohérente et logique, il faut que les scènes aient des conséquences. C'est-à-dire qu'il y a un effet domino. D'ailleurs j'en parle dans la formation sur la préparation d'un roman. Quand on crée une scène, elle doit avoir une conséquence. Que ce soit sur l'intrigue, sur la suite de l'histoire, sur les personnages, sur les relations entre les personnages. En gros elle a une incidence sur la suite. Si elle n'a pas d'incidence, c'est que soit elle est inutile, soit elle a été mal travaillée donc il faut la revoir. Troisième défaut, ça concerne les personnages. Donc je vous le dis tout le temps, je le répète, je dois vous saouler avec ça. Les personnages, c'est ce qu'il y a de plus important dans votre histoire. Ce sont les piliers de votre roman. Oui je le dis, je le redis, je le re-redis, même dans mes formations. Mais c'est la vérité. Les personnages qui sont mal conçus, mal réfléchis, mal travaillés, ils vont plomber votre histoire. Même si vous avez une intrigue canon. Donc souvent quand on débute, les personnages ne sont pas assez caractérisés. Pas assez complexes. On reste en surface avec des personnages un petit peu quelque part superficiels. Parce qu'on ne sait pas encore y faire. C'est normal, on n'a pas encore trouvé toutes les clés. Et donc du coup, on reste sur une idée un petit peu bateau. Souvent même dans les clichés de certains personnages. Et on ne va pas assez loin. Il faut les travailler, il faut y passer du temps. Donc il faut créer des personnages complexes, crédibles, vivants, humains. Donc on s'attarde sur leur création. On s'attarde sur leur personnalité. Sur leur réaction aux diverses situations. Sur leur voix, sur leur vision du monde. Sur leur valeur, sur leur façon de parler. Vraiment on travaille ces personnages en profondeur. Pour pouvoir faire en sorte qu'ils portent le livre. Et qu'il soit intéressant que le lecteur ait envie de suivre ces personnages là. Qu'il ait envie de tourner les pages pour voir ce qu'ils font. Pour voir comment ça va se dérouler pour ces personnages. Ça aussi, on en parle dans la formation sur la préparation d'un roman. Quatrième défaut, c'est la longueur du roman. Alors attention. Il n'y a pas de longueur idéale pour un roman. C'est-à-dire qu'on peut très bien écrire un roman qui fait 40 000 mots comme un roman qui fait 95 000 mots. S'il est bien écrit, s'il est bien conçu, s'il y a une bonne intrigue, etc. Ça passera tout seul, que ce soit court ou long. Mais, si le lecteur le ressent, que le roman par exemple est trop court ou trop long, alors c'est qu'il y a un problème. Et là, c'est une question aussi de structure, de développement de ce qu'il y a à l'intérieur du contenu de l'histoire. Si le lecteur, ou les bêta-lecteurs, ou vous quand vous relisez, si on a l'impression que le roman est trop court, ça veut dire que peut-être on est passé trop vite sur les événements. Qu'on les a peut-être pas assez développés. Qu'on a une intrigue qui n'est pas assez développée. Qu'on n'est pas allé en profondeur. On n'a pas poussé plus loin, on est resté en surface. Ça peut être aussi parce qu'il manque une ou des intrigues secondaires. Souvent, les intrigues secondaires, ça vient étoffer l'histoire. Ça ajoute quelque chose autour de l'intrigue principale. en sachant qu'elles sont liées, ça apporte toujours un plus à l'histoire. Il ne faut pas juste les mettre pour faire joli ou pour boucher les trous. Il faut qu'il y ait un intérêt, mais souvent ça étoffe le roman et ça apporte ce petit plus qui peut manquer s'il n'y en a pas. Ça peut être également un manque de description, parce qu'on passe rapidement sur les personnages, sur les lieux, sur les scènes, sur les actions, etc. Et on ne prend pas le temps d'écrire l'ambiance, d'écrire l'atmosphère, d'écrire l'univers, d'écrire les actions des personnages. On passe un petit peu trop vite. Ça peut être aussi un manque de transition. Comme pour les descriptions, c'est-à-dire qu'on passe peut-être un petit peu trop vite. On saute d'une scène à une autre, sans intégrer des transitions entre les scènes pour que ce soit plus fluide. Autre point également dans le même genre, c'est peut-être qu'on a trop de scènes clés ou importantes et qu'on a oublié aussi toutes les scènes calmes qu'il pourrait y avoir entre, qui ne sont pas des temps morts, c'est-à-dire que ce ne sont pas des temps mous où le lecteur va s'ennuyer. C'est juste des scènes dans lesquelles le lecteur va pouvoir reprendre son souffle et ces scènes-là sont importantes puisque, justement, elles mettent en avant les scènes importantes de l'histoire. Il faut qu'il y ait des scènes, entre guillemets, moins importantes pour que les scènes phares ressortent davantage. À l'inverse, le roman peut être trop long. Alors trop long, c'est un petit peu tout l'inverse de ce qu'on a dit tout à l'heure. Il y a peut-être trop de scènes, trop de temps calme ou trop de rebondissements. On a fait de longues descriptions, peut-être un petit peu trop longues. On peut les retravailler pour les alléger, qu'elles soient un peu plus percutantes, un peu plus vivantes. Parce que si on a la sensation que le roman est trop long, c'est peut-être qu'on a la sensation qu'il traîne en longueur et il y a des lecteurs qui ne vont pas le terminer, du coup, puisqu'ils vont en avoir marre. On a aussi peut-être fait de l'infodumping. On a donné trop d'informations, on a trop développé, trop partagé de choses qui n'étaient pas forcément utiles. On a peut-être aussi trop de personnages ou trop d'intrigues secondaires. On a mis toutes les transitions, toutes les petites scènes, voire des banalités ou des scènes du quotidien. On a mis des dialogues très longs en oubliant d'enlever les éléments qui ne sont pas forcément importants dans un dialogue. Voilà, c'est toutes ces choses où on est finalement dans le un peu trop et qu'il faut réussir à couper. Couper, ce n'est pas forcément évident, mais ça peut être important pour rebooster son roman, pour lui donner du rythme. Parce qu'un lecteur qui n'arrive pas au bout, c'est un lecteur frustré. Il ne connaîtra jamais la fin de l'histoire. Donc c'est très embêtant. Ça peut être aussi une question de style. C'est-à-dire qu'on a peut-être un style un petit peu trop lourd. Avec de longues phrases, avec beaucoup d'adverbes ou beaucoup d'adjectifs. Il faut apprendre à l'alléger pour qu'il soit un peu plus rythmé. Un peu plus percutant. Et on n'hésite pas aussi à utiliser des ellipses. C'est-à-dire qu'il y a des éléments, des scènes, des moments qu'on n'a pas besoin de raconter dans son histoire. On fait des sauts dans le temps, finalement, pour enlever ces passages inutiles. Imaginons, on a un personnage qui rentre chez lui le soir. On n'a pas besoin de raconter tout ce qu'il fait chez lui le soir. Qu'il passe la nuit, qu'il se lève le matin, qu'il prend son petit déjeuner, qu'il se prépare, qu'il prend sa voiture pour aller au travail, etc. On peut sauter directement. Au lendemain, à 14h, parce qu'il y a une réunion importante et qu'il fallait en parler dans l'histoire. Et tout ce qui s'est passé entre le moment où il est rentré chez lui et le moment où il y a cette réunion, on n'en a pas parlé parce que ce n'était pas utile. Donc on n'hésite pas à faire des petits bons dans le temps, finalement, utiliser des ellipses pour couper les scènes inutiles. Et enfin, dernière erreur, dernier défaut, c'est la fin illogique. Alors la fin, je ne vais pas la redévelopper parce que je vous en ai parlé au tout début du mois dans l'épisode sur la fin heureuse ou la fin triste. Mais il arrive... Il arrive parfois que dans les romans débutants, la fin ne soit pas logique, qu'elle ne soit pas cohérente avec le reste de l'histoire. Et ça, c'est un point vraiment très très négatif. La fin doit être logique et cohérente, c'est-à-dire que ce doit être le prolongement de tout ce qu'on a vu au cours de l'histoire. Elle doit correspondre à l'intrigue qu'on a créée. On n'aurait pas pu mettre une autre fin parce que c'est celle-ci qui est destinée à cette intrigue. C'est comme si elles étaient liées. C'est vraiment très important. Cette cohérence et cette logique, c'est ce qui doit porter, tout le roman. Le lecteur doit comprendre cette fluidité, ce lien entre chaque scène, chaque élément du livre qui mène à cette fin. Donc la fin, elle doit être justifiée, elle doit être comprise par le lecteur. Qu'il l'apprécie ou non, parce que ça, après, c'est subjectif, mais elle doit être logique. La fin, ça englobe plusieurs choses. Ça englobe le climax, qui est donc ce pic dans l'histoire, cet apogée. Et ensuite, on a le dénouement, donc ce moment où on revient au calme juste après le climax, qui fait aussi partie de la fin, parce qu'on raconte ce qu'il se passe ensuite, les conséquences de ce climax, et donc la vie des personnages, finalement, dans cette situation finale, à l'opposé de la situation initiale de départ. Donc il faut que l'intrigue monte crescendo, du début avec l'élément perturbateur, jusqu'au climax. Il faut imaginer que ça monte petit à petit, en tension, parce que ça emporte le lecteur dans une histoire qui monte petit à petit, qui monte, qui monte, qui monte, jusqu'à l'explosion qui est le climax. Tout ça, ça donne du rythme, et ça oblige le lecteur, finalement, à tourner les pages pour savoir ce qui va se passer. Et dernier point à propos de la fin, c'est le fait de bien boucler ces intrigues. Qu'elles soient secondaires ou principales, il faut qu'elles soient terminées. Sauf dans le cas d'une suite, évidemment, mais dans le cas d'un roman unique, d'un one-shot, il faut qu'il y ait une vraie fin, c'est-à-dire qu'il faut qu'on ait tout bouclé. On ne peut pas laisser plein d'intrigues secondaires en suspens, parce qu'on a oublié de dire ce que sont devenus les personnages, est-ce qu'il l'a trouvé, imaginons, il cherchait son père dans cette intrigue-là, est-ce qu'il l'a trouvé ou pas, on n'en a plus parlé. Eux, ils s'étaient disputés avec telle personne, finalement, on ne sait pas s'ils se sont réconciliés, s'ils sont toujours fâchés. Enfin, le lecteur doit avoir, à la fin de l'histoire, cette sensation qu'il a tout terminé, que tout est bouclé, qu'il a vraiment toutes les réponses aux questions qu'il se posait. Il ne faut pas qu'il soit frustré de ne pas avoir toutes les indications, toutes les informations que normalement il devrait avoir à ce stade. Donc je récapitule, un incipit pas accrocheur, une intrigue bancale, des personnages mal travaillés, des erreurs quant à la longueur du roman, et une fin illogique. Si vous voulez être épaulé, n'hésitez pas à aller jeter un petit coup d'œil aux formations de Rêves d'auteur, donc sur rêvedauteur.fr, notamment la dernière formation sur la préparation d'un roman, parce que du coup, on revoit les points clés sur la structure de l'intrigue, sur les personnages, sur les lieux, etc. Et puis nous, on se retrouve la semaine prochaine pour un nouvel épisode de podcast. Bye ! Sous-titrage ST' 501

Podcast Summary

Key Points:

  1. Un incipit doit immerger immédiatement le lecteur, en évitant l’infodumping et en commençant idéalement *in medias res*.
  2. Une intrigue bancale manque de structure, de conflit ou de conséquences, ou est trop prévisible, ce qui ennuie le lecteur.
  3. Des personnages mal travaillés, superficiels ou clichés affaiblissent l’histoire, même avec une bonne intrigue.
  4. La longueur perçue comme trop courte ou trop longue révèle un problème de développement, de rythme ou de contenu superflu.
  5. Une fin illogique ou incohérente, qui ne découle pas naturellement de l’intrigue, frustre le lecteur et doit être évitée.

Summary:

Cet épisode présente cinq défauts fréquents dans les romans, surtout chez les auteurs débutants. Le premier est un incipit qui n’accroche pas : le début doit plonger le lecteur dans l’action, présenter rapidement le personnage principal et éviter de déverser trop d’informations sur l’univers ou la vie du héros. Le deuxième défaut est une intrigue bancale, qui manque de structure, de conflit ou de conséquences entre les scènes, ou qui est trop prévisible.

Il faut créer un effet domino et surprendre le lecteur. Le troisième défaut concerne les personnages : s’ils sont superficiels, peu complexes ou clichés, ils plombent l’histoire, même si l’intrigue est bonne. Il faut donc les travailler en profondeur.

Le quatrième défaut est la longueur inadaptée du roman. Un roman trop court manque de développement, de descriptions, de transitions ou d’intrigues secondaires ; un roman trop long traîne en longueur à cause de scènes inutiles, d’infodumping ou d’un style lourd. Les ellipses permettent de couper les passages superflus.

Enfin, le cinquième défaut est une fin illogique : elle doit être le prolongement cohérent de toute l’histoire, avec un climax qui monte en tension et des intrigues secondaires bouclées. L’épisode se termine en rappelant que ces points se travaillent avec la lecture, l’écriture et la formation, notamment celle proposée sur Rêves d’auteur.

FAQs

L'incipit est le début du roman, souvent la première phrase, le premier chapitre ou les premiers chapitres. Il doit être accrocheur pour immerger immédiatement le lecteur et lui donner envie de continuer sa lecture.

Il faut éviter l'infodumping, c'est-à-dire donner trop d'informations sur l'univers ou la vie du personnage dès le départ. Il est conseillé de commencer in medias res, dans une scène vivante, plutôt que par une longue narration descriptive.

Une intrigue bancale est une histoire mal structurée, avec un manque de conflit, de tension ou de rebondissements. Elle peut aussi être trop prévisible, ce qui risque d'ennuyer le lecteur.

Les personnages sont les piliers du roman. S'ils sont mal conçus ou superficiels, ils peuvent plomber l'histoire même si l'intrigue est bonne. Il faut les rendre complexes, crédibles et vivants.

Si le lecteur ressent que le roman est trop court, c'est peut-être qu'on est passé trop vite sur les événements ou qu'il manque des intrigues secondaires. S'il semble trop long, il faut couper les scènes inutiles, alléger les descriptions et utiliser des ellipses.

La fin doit être le prolongement naturel de toute l'intrigue, justifiée par les événements précédents. Elle doit boucler toutes les intrigues principales et secondaires pour que le lecteur ne reste pas frustré.

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