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Artemis, le retour des humains sur la Lune

25m 44s

Artemis, le retour des humains sur la Lune

La transcription évoque principalement la mission Artemis II, étape clé du programme américain de retour sur la Lune. Prévue pour un décollage début avril après des retards techniques, elle enverra quatre astronautes, dont une femme et un Afro-Américain, survoler la Lune sans atterrissage. L'objectif est de tester rigoureusement le vaisseau Orion et ses systèmes de support de vie en conditions réelles. Ce programme s'inscrit dans une ambition plus large : établir une présence humaine durable sur la Lune, via des bases en orbite (Lunar Gateway) ou à la surface, pour servir de tremplin vers Mars. Cette nouvelle course lunaire est motivée par des enjeux géostratégiques (concurrence avec la Chine et l'Inde), scientifiques (seulement 4% de la diversité géologique lunaire a été explorée) et technologiques. Elle se heurte à d'importants défis : protection contre les radiations cosmiques, gestion du régolithe (poussière lunaire abrasive), et développement d'infrastructures autonomes pour des missions de longue durée.

Transcription

4598 Words, 26603 Characters

French
♪ ♪ ♪ Bonjour à toutes et à tous, je m'appelle Thomas Baumgartner et il est l'heure du monde. ♪ ♪ ♪ ♪ ♪ Aujourd'hui, l'humanité était le prêtre à reposer le pied sur la lune. 54 ans après la fin du programme Apollo, en 1972, les États-Unis tentent de reconquerir notre satellite naturel pour cette fois-ci et installer des bases durables. Et la mission Artemis II, qui s'apprête à décoller Mark, une nouvelle étape décisive vers cet objectif, car quatre humains vont s'approcher à nouveau de la lune pas encore pour s'y poser mais bien pour la survoler. Alors, en quoi consiste cette mission et qu'esperre-t-on réellement trouver sur la lune, qu'elle richesse inexplorer Isome et Telle, pour répondre aux questions que soulève cette nouvelle épopée spatiale, je reçois Gary Daggerne, journalistes aux services sciences. Je vous propose ensuite d'écouter ou de réécouter les changes qui avaient tu, Jean Guillaume Santie et Pierre-Bartellémi, à ce sujet dans un épisode précédent de l'heure du monde. Et juste avant, direction la lune avec garance muneose, grâce aux simulateurs de vols de la cité de l'espace à tout l'oose. Artemis, le retour des humains sur la lune, un épisode de garance muneose, réalisation à Monindrobia. Juillet 2027, je m'apprête à vivre un moment historique. Avec mes trois coéquipiers, nous allons sur la lune. Le grand retour de l'humanité sur notre satellite, après 50 ans d'absence. C'est bon Jean-Bart, prête pour le décollage. Je m'assois dans la capsule, je vérifie les écran de contrôle, tout est ok. 3, 2, 1. La fusée s'envolue avec fracas, nous quittons le sol terrestre. La vitesse augmente et atteint 5 000 km/h, c'est plus rapide qu'une balle de fusil. Je vois le ciel s'obscur si retour de nous, tout devient noir, c'est bon, je suis dans l'espace. Avec la vitesse, la pression augmente sur mon corps. Je sens que je deviens plus lourde, comme si j'étais écrasé par une masse invisible. Les gestes sont difficiles. J'ai du mal à lever le bras pour appuyer sur les boutons. Nous avons atteint 2G, au maximum de l'accélération, je pèse deux fois mon propre poids. Après plus de trois jours de voyage, nous arrivons. A travers le hublot, je vois la lune. Ces cratères, sa poussière, sont une hospitalité qu'il va falloir d'ompter. La luneissage va pouvoir commencer. L'équipage, pari à la luneissage. C'est bon, où ils sommes. Près à débuter la nouvelle grande aventure humaine dans l'espace. Bonjour, Gary. Gary, cette scène fictive convient d'entendre pour réellement avoir lieu bientôt. Je mets un point d'interrogation. Les Américains ont d'abord annoncé qu'ils poseraient à nouveau le pied sur la lune lors de la mission Artémis 3 en 2017. Et puis en février, ils ont plutôt annoncé que ce se passerait avec Artémis 4 en 2018. En tout cas, pour ça, il faut déjà qu'Artémis 2 fonctionne. Est-ce que tout est prêt pour suivre ce calendrier? Tu peux déjà oublier en effet, en 2017. En tout cas, pour Artémis 4, qui doit être la mission de retour sur le sol lunaire. Puisque les modules lunaire ne sont pas prêts. Il y a un certain nombre d'alléments critiques qui devront encore être finis d'être mis au point pour cette mission. Et puis, il y a ce tétartémis 2 qui s'annonce imménant. Il y a essayé à être porté plusieurs fois. Mais voilà, c'est ce qu'on espère. Oui, alors Artémis 2 est en effet de vrai décoller la début avril après deux mois de retard, qui sont dûes à des futs d'hydrogène qui ont été identifiés, puis des futs d'éliom qui ont été identifiés sur la fusée. Même ces n'en y a au Cartémis 1, on donne une novembre 2022, Artémis 1 à décoller, mais avec deux mois de retard, la NASA a toujours des difficultés à améliorer le préparation des lancements. C'est assez compliqué. Et elle s'est assez critiquée pour n'avoir pas su faire mieux qu'il y a trois ans et demi, ce qui est en fait une canence de tir finalement assez faible. Alors, c'est quoi, Gary, la différence entre Artémis 1 et Artémis 2, puisqu'on se le suje de notre discussion? Alors, c'est plus ou moins la même mission, sauf que cette fois, on envoie quatre mains à bord. Donc c'est à peu près la même trajectoire. Les fans de Mechanics Celest diront qu'il y a des différences, mais grosso modo, si on n'entrepète dans trop de détails, c'est la même trajectoire. On va vers la lune et puis on en prend une trajectoire de retour libre, c'est à dire, on fait un survival lunaire avec la gravité lunaire. On est en revient assez naturellement sur la Terre, en moyennant, on quand même quelques corrections, donc quelques poussées avec le moteur pour améliorer ensuite dans le Pacifique. Donc on est là dans des phases de test, on peut dire ça comme ça? Tout à fait, et l'idée justement d'Artémis 2, ça va être de tester le vaisseau spatial Orion, mais avec ses premiers passagers. Orion a déjà décollé deux fois, une en 2014, et puis, lors de Artémis 1 en 2022, qui a passé 25 jours dans l'espace, et il y avait un mannequin qui était là pour enregistrer tout un temps d'information, notamment sur les radiations qu'on subit dans l'espace profond. Mais cette fois-ci, il va y avoir quatre humains à bord. Donc l'idée, c'est vraiment de valider tous les systèmes de survie, tous les systèmes de support de vie du vaisseau, sa trajectoire, enfin bref, de le qualifier pour le reste du programme Artémis. Les supports de vie, c'est quoi? C'est l'eau, l'électricité, la nourriture, l'oxygène, tout ça? Exactement, et puis, il finit les protections contre les radiations, notamment par exemple, en cas de déruption solar forte, qui manque de chance viserait la région de la Terre les astronautes pourront, et pourront des égricis d'ailleurs pour s'abriter dans un endroit du vaisseau qui leur permettrait de trouver une protection contre ces radiations extrêmement énergiques. Et il y a un enjeu en termes de communication avec des géologues, c'est ça? Oui, alors le sombre-même de la mission, ça va être le survol lunaire. Donc les astronautes vont pendant quelques heures survoler la lune à peu près 6500 km/h, ce qui en fera d'ailleurs les humains qui sont le plus éloignés de la Terre de l'histoire de notre espèce, voilà, symboliquement. Donc ils vont survoler la lune. Alors, la NASA dit, on gros, dans le hublot du vaisseau, la lune aura la taille d'un ballon de basketball quand on a le bras tendu. Voilà, c'est une bonne image qui permet de se représenter à peu près à quelle distance ils vont être. Mais l'idée, c'est de les entraîner à apparler avec les géologues qui restront au sol, qui seront dans une salle, puisque lors des prochaines missions Artemis, évidemment, ça va être critique, on veut apprendre plus de choses sur la lune et la géologie linaire, et il faut que les astronautes s'entraînent à parler en détermes géologiques. Artemis II, ce sera aussi exceptionnel au sens où c'est la première fois que des humains qui ne sont pas des hommes blancs uniquement vont être à cette altitude et dans cette type de mission. Tout à fait, dans l'histoire du problème spatial américain et du problème spatial tout court, on a seulement 24 humains qui ont visité les erreurs autour de la lune, dont nous on posait le pied dessus, sur 9 missions à polo différentes et tout, c'était des hommes blancs, c'était l'époque des années 70, aujourd'hui, donc il y a non seulement Victor Glover qui est le pilote d'Orient et qui est un homme afro-americain et puis Christina Koch, qui est la première astronaute féminine, la première femme a s'éloigner la terre concrètement et à visiter les zones de la ville. Pour visiter les spaces cis-lunaires et puis y'a aussi, Tyrimianneson qui deviendra le premier non-américain, puisqu'il est canadien, par a visité les spaces profonds et donc leur bêtlinère. Merci beaucoup, Gary. Merci Thomas. Je te propose maintenant de réécouter cet échange que Jean Guillaume Sentie avait eu avec le jour des pierres barterlémies en novembre 2023. Il lui demandait pourquoi les États-Unis, mais aussi d'autres pays dans le monde, tant aujourd'hui, de retourner sur notre satellite, la lune. Alors évidemment, il y a plusieurs raisons. Alors la première est d'ordre symbolique et géostratégique et finalement un peu comme dans les années 60. Aller sur la lune, y poser des humains comme avant, c'est montrer qu'on en est capable. Déjà qu'on est un pays technologiquement avancé que son modèle de société a la puissance nécessaire pour réaliser ce genre d'exploie, c'est un instrument de puissance. Comme dans la guerre froide, c'est une démonstration de force. Exactement. Alors ça motivait évidemment les États-Unis et l'Union Soviétique il y a 60 ans. Aujourd'hui, ça motive des pays comme la Chine ou l'Inde. Alors je vais parler avant toute la Chine parce que la Chine a mis sur pied. Il y a plusieurs années et un programme lunaire ambitieux qui consiste grosso modo à reproduire tous que les Américains et les Soviétiques ont fait dans les années 70 et 70. Alors ils se sont mis en orbite, ils ont posé des rovers, ils ont fait un retour des chantillons et tout ça a marché du premier coup. Donc c'est assez remarquable. Leur objectif a moyen terme donc c'est d'ici à la fin de la décennie, c'est de réussir à poser des astronautes sur la lune. Alors les Indiens sont moins avancés mais quand même ils ont réussi à se poser sur la lune cette année ce qui n'est pas donné à tout le monde, l'Europe la jamais fait. C'est un exploit dont s'est félicité le premier ministre Indien, Narendra Modi. Chers amis, la science et la technologie sont à la base de la prospérité de notre nation. Et ce jour restera jamais gravé dans nos mémoires pour cette réalisation. Cette journée nous incitera tout ça avancé vers un avenir radio. - Par exemple, il y a plein huit trés. - Donc ça c'est pour l'aspect politique géostratégique presque. Est-ce qu'il y a également des raisons scientifiques à vouloir aller sur la Lune? - Alors oui, on a, parce qu'en fait, avec Apollo, on a passé très très peu de temps sur la Lune. C'était des missions très courtes. On a eu 6 de quelques jours à chaque fois. On a exploré que peu d'endroit en réalité. Les chercheurs estiment qu'on a pu analyser que 4% de la diversité géologique de la Lune, ce qui est pas beaucoup. Et en revanche, il y a énormément de terrain dont on n'a pas des chantillons. Donc il reste beaucoup de choses à découvrir sur ce plan. Et puis, un dernier aspect qui motive les missions lunaires, c'est que la Lune, c'est un entraînement parfait pour aller sur Mars. Le voyage habité sur Mars, ça devrait être la grande aventure de la deuxième moitié du 21e siècle. C'est Mars, c'est l'horizon de l'exploration par des astronautes du système solaire. Mais c'est très compliqué. Alors, pour le moment, on n'est pas technologiquement en mesure de se lancer dans cette aventure. C'est une aventure dangereuse pour les humains qui silenceront d'où la nécessité de se préparer, meticuleusement et très longuement. Mais alors, Mars en termes de distance, ça n'a rien à voir avec la Lune. Alors, en quoi la Lune, c'est un bon entraînement pour l'exploration Martienne. Alors, je vais prendre un exemple apparemment tout bête. C'est la communication. Si un jour, on va sur Mars. Alors, la distance entre terre et Mars évolue en fonction des orbites. Mais si on va sur Mars, il pourra y avoir jusqu'à 20 minutes de délai de communication avec la Terre. Donc, en troulement, où tu poses la question à un astronaute sur Mars, et celui où tu oras la réponse, il pourra s'écouler 40 minutes. Alors, sur la Lune, qui est beaucoup plus proche, et alors environ à 380 000 km en moyenne, ce décalage sera que de 2 ou 3 secondes, ça a l'air de rien, mais déjà il faut apprendre à gérer ce délai, parce que ça mêne dans la tête des gens qu'il faut apprendre aussi à gérer la distance entre la Terre et la Lune et plus plus tard, entre la Terre et Mars. Donc, la communication, c'est un premier point. Et on a d'autres évidemment, si jamais il y a une urgence, les astronautes sur la Lune ne pourront pas, comme c'est le cas, avec la station spatiale internationale, se précipiter dans un vaisseau de secours et revenir sur Terre en quelques heures. Ah non, ça c'est pas possible. Depuis la Lune, ça mêtera plusieurs jours, et les astronautes devront finalement apprendre à se débrouiller sur place, un peu comme dans le film "Sole sur Mars". Il y a toute une liste de pré-requies pour aller sur Mars. Donc, c'est un long apprentissage. Il faut mieux le faire sur la Lune, qui est dans la banlieue de la Terre, plutôt que tout découvrir une fois qu'on arrivera sur Mars. Ok Pierre, on a compris les raisons qui motive les humains à vouloir retourner sur la Lune. Maintenant, on va se demander ce qui dit "Ferez", exactement, une fois sur place. Est-ce que la Lune peut être le terrain de potentiel découvert scientifique? Il ne disait que seulement 4% de la Lune a été explorée, alors que ca che les 96% restant. D'abord, il faut savoir qu'on s'est rendu uniquement sur les surfaces bien plaines de la Lune. Son des terrains où il y a eu des grandes coulées de l'avre, c'était des surfaces où il était facile de se poser, simplement. Ensuite, l'émission Apollo visait surtout les zones équatoriables et la phase visible de la Lune, ce qui fait que les humains ne sont jamais les sur les zones montagneuses, sur la phase cachée, qui est très différente de la phase visible, ils ne sont jamais allés non plus dans les régions polaires. Donc sur le plan géologique, il y a beaucoup de choses à découvrir. Après, pour ce qui est de l'exploitation, puisque c'est aussi une question sous-jacente finalement, pour ce qui est l'exploitation des minéraux qui ne sont pas très différents de ce qu'on trouve facilement sur terre, il n'y a pas un grand intérêt à l'exextraire de la Lune, ça coûterait extrêmement cher. Donc si je te fais bien, il n'y a pas de scénario, de science-siction, on pourrait extraire un minéré de la Lune qui pourrait nous en réchir, par exemple. Alors, il y a quand même quelque chose qui fait fantasmier certaines personnes, c'est ce qu'on appelle l'éliome 3, qui est produit par le soleil et qui se dépose à la surface de la Lune, parce qu'elle n'a pas d'atmosphère. C'est une ressource possible, dit-on, pour faire de la fusion nucléaire. Il faut savoir qu'avec quelques dizaines ou centaines de tonnes, on produirait l'équivalent la consommation d'électricité mondiale annuelle, mais ça reste quand même de l'ordre de la science-siction, car on est complètement incapable pour le moment de recolter le moindre grame des lumiomes 3. Et même de faire une fusion nucléaire civile contrôlée. Voilà exactement, on ne fait pas son servir, non plus. Donc le but principal, c'est quand même pas d'exploiter les ressources minérales de la Lune, mais c'est vraiment d'apprendre à s'y installer. Alors, si le but s'est d'apprendre à s'installer sur la Lune, ça veut dire donc que les missions envisagées pour l'avenir, c'est pas un peu plus long que celle qui ont déjà eu lieu par le passé. Oui, c'est vraiment l'objectif à moins internaire. C'est une menée des missions longues, à la différence d'apolo où c'était vraiment un petit tour épuisant vong. Là, on veut apprendre à vivre sur un autre astre que la Terre, à y rester de manière pérenne, pour faire un comparaison un peu plus parlante. Finalement, on veut suivre la même histoire que ce qui s'est passé lors de l'exploration de l'entartique et du Pôle Sud. Au début, on y allait juste le temps de mener une exploration. On faisait des raies de rapides et on rentrait très vite. Et puis, on a appris, petit à petit, à faire hiverner les scientifiques. On a construit des bases pérennes et on a d'ailleurs une au Pôle Sud, qui est pourtant un des endroits les moins hospitaliers de la Terre. À quoi elle pourrait ressembler cette forme permanente d'exploration? Alors, il y a deux possibilités. La première qui est celle que veulent mettre en œuvre les Américains avec leurs partenaires européens, japonais canadien. C'est d'avoir une base en orbite autour de la Lune. C'est ce qu'on appelle le Lunar Gateway, le portail Lunaire. L'idée c'est que cette station soit une sorte de base pour les astronautes qui pourraient ensuite descendre de temps en temps pour se poser sur la Lune, pour y faire de l'exploration, des prédèvements, etc. La construction des différents éléments de cette station spatiale est déjà en cours. Et le renvoi dans l'espace se fera progressivement au cours des prochaines années. C'est une solution assez facile parce que des stations spatiales ont séfer. La deuxième possibilité, ça serait de construire une base à la surface même de la Lune. C'est ce qu'elle me réfère apparemment les Chinois et les Russes. Mais c'est un projet plus lourd et qui pose de nombreux problèmes techniques ne serait-ce que celui des matériaux de construction. Et alors, une fois qu'on se retrouverait sur place, la question qui se pose, c'est comment est-ce qu'on pourrait survivre à la surface de ce satellite naturel? On sait que la Lune est un milieu par définition hostile pour les humains? Oui, donc la première question, c'est la protection physique des astronautes. Alors, déjà pour y aller, tout simplement. Il faut fabriquer des vaisseaux sur, parce qu'on acceptera plus de faire prendre aux humains les mêmes risques que lors des missions à polo. Et ensuite, une fois qu'on sera sur la Lune, il faudra les protéger des dangers qui résident. Il faut savoir que la Lune, c'est un endroit dangereux, car contrairement à la Terre, où le champ magnétique et l'atmosphère nous protègent des particules énergétiques qui arrivent de l'espace, on n'a pas du tout cette protection sur la Lune, il n'y a pas d'atmosphère et il n'y a pas de champ magnétique. Pour la petite histoire, entre les deux dernières missions à polo en 1972, il y a eu une éruption solaire assez importante, qui est envoyée tout un faute particule dans l'espace. Et si jamais, il y avait une mission sur la Lune à ce moment-là, les astronautes auraient reçu de telle dose de rayonnement qui qu'ils en seraient morts, peut-être pas au moment même, mais en rentrant, en tout cas. Donc, il faut donc que les vaisseaux, que les habitants, si on fait des séjours de longue durée soit capable de bloquer ces rayonnements, et dans le cas des bases au sol, ça implique vraisemblablement d'entérer l'habita. Et est-ce qu'il y a d'autres problèmes? Alors, un autre problème pour la santé, c'est le rigolite lunaire, alors le rigolite c'est quoi? C'est une poussière très très fine, un peu comme de la farine, qui tapisse le sol de la Lune, et on l'a vu lors des missions à polo, le rigolite s'assincreuse partout, et même si les grains sont minuscules, en fait, ils sont très abrasifs, et donc très mauvais pour les poumons, donc il faudra se débrouiller pour ne pas faire entrer le rigolite dans les vaisseaux et dans l'habita. Ok Pierre, donc concrètement, si on essaye de se projeter, mettons qu'on arrive à trouver une solution contre la poussière lunaire, le rigolite dont tu viens de nous parler, les rayons cosmiques. Alors, à quoi pourrait ressembler ces habitants humains sur la Lune, comment est-ce qu'on ferait pour y respirer, pour y manger, pour y boire? Alors, je vais commencer par l'exploration finalement, parce que c'est quand même le but du jeu, qui dit l'exploration d'idéplacement, alors évidemment on va pas explorer la Lune à pied, c'est grand. Il faudra des enjeins capables de parcourir en toute sécurité de longue distance, alors peut-être des enjeins pressurisés ou les astronautes pour y retirer leurs casques, il faudra des bâtiments pour se loger et comme on va pas apporter de béton, ni de bric sur la Lune qui serait beaucoup trop cher, il va falloir apprendre à utiliser les matériaux présents sur place, c'est par exemple faire de l'impression 3D avec ce fameux rigolite. Il y a aussi l'idée de vitrifier carrément le rigolite pour faire des voies de communication dans la future base. Et puis évidemment, ce que tu disais tout à l'heure, c'est les trois éléments les plus importants pour la survie, c'est l'oxygène, pour respirer l'eau, pour boire et la nourriture pour manger. Alors on peut exploiter l'eau, en fait, qui est présente sur la Lune et on peut s'en servir évidemment directement en la buvant ou en arrosant les plantes qu'on fera pousser. Mais on peut aussi casser la molicule d'eau pour en extraire l'hydrogène qui servira de carburant pour les fusées de retour puisqu'il faudra revenir aussi quand même de temps en temps et pour faire de l'oxygène, la molicule d'eau, c'est H2O. Mais pour faire tout ça, pour casser cette molicule d'eau ou extraire de l'oxygène, d'autres ressources minérales par exemple, il faudra de l'énergie. Donc évidemment, il y a les palots soeurs, bien sûr, mais aussi très probablement des petites centrales nucléaires adaptées. Et pour la nourriture, il faudra tout apporter de la Terre. Non, ça serait vraiment trop cher. Bien sûr, on apportera une partie comme il y a dans la station spatiale internationale sous forme le l'yophilisé, mais il faudra quand même apprendre à faire pousser des plantes sur la lune. En ça, je dirais, évidemment, que la gravité qui est différente n'altera pas la croissance des végétaux, et bien sûr, évidemment, il faudra recycler un maximum de choses. Alors, je veux comme dire une chose, c'est sur l'ISS, on s'est recyclé l'eau des urines des astronautes par exemple. Donc c'est très, c'est un système très efficace, mais ça serait évidemment pas assez pour cultiver sur la lune. Donc l'un des gros enjeux, c'est d'exploiter l'eau sur place, l'eau qui se trouve sur la lune. Donc c'est un peu plus possible que l'eau sur la lune au pol sud, mais c'est pas aussi simple que ça de l'exploiter parce qu'elle n'est pas présente sous forme liquide comme sur terre. Évidemment, donc l'eau est présente dans le sol sous forme de glace, mais on ne sait pas bien en quel quantité, on sait pas bien à quel profondeur et on sait pas non plus comment l'exploitera. Donc une des idées que j'ai vu passer, c'est peut-être de faire va-drouiller des petits robots qui ferait evaporer la glace sous eux, qui collecteraient cette vapeur. Si jamais ceteau lunaire est abondante et accessible, ce sera une source de carburant, comme je l'expliquais à l'instant. Pour en extraire, l'hydrogène, pour s'en servir de carburant pour les fusées. Exactement. Et c'est une des raisons pour lesquelles les Américains et les Chinois veulent se rendre dans la région du pol sud lunaire ou va bientôt démarrer une véritable rue vers l'eau. Et du coup, ce pol sud c'est l'endroit idéal pour se poser et s'installer vu la présence d'eau qui se trouve. Oui, et c'est pas la seule raison parce que, en fait, contrairement à la terre où les peaux sont inhospitaliers sur l'alusse, un peu l'inverse. Alors c'est notamment dû au fait que la lune tourne lentement sur elle-même et sur la lune une journée, ça dure quatre de nos semaines. Ce qui fait que dans les régions équatoriales où les missions à polo se sont posées, le jour duure de semaine, et la nuit, dur de semaine, ce qui provoque des différences extrêmes de température avec une amplitude thermique de presque 300°C, ce qui est énorme, ce qui n'est pas génial du tout pour les humains. En revanche au pol sud de la lune, il y a des endroits qu'on appelle des pics de lumière éternel, des sommets de montagne ou des sommets de cratère que le soleil éclaire plus de 80 ou 90% du temps. Et c'est dû au fait que sur la lune, on n'a pas de nuit polaire parce que la lune est quasiment pas inclinée sur son acte de rotation contrairement à la terre. Mais ces endroits où il y a de la lumière presque tout le temps sont assez rares et ils vont être forcément très convoités. D'accord, ça veut dire que ces endroits vont être très recherchés par toutes les puissances spatiales qui sont de plus en plus nombreuses et ça pose donc la question de la répartition de l'exploration lunaire entre les pays comment ça va se passer. Est-ce que toutes ces puissances qui sont concurrentes, entrent un peu peuvent collaborer? Ça va être difficile. Alors il faut savoir qu'il y a un traité de l'espace qui date de 1967, qui a été signé à l'ONU et il stipule que personne ne peut s'approprier les richesses de l'espace ni les terrains des astres extraterrestres. Alors c'était facile à signer à l'époque parce que évidemment personne n'avait encore posé le pied sur la lune et il faut savoir que ces ressources, ces terrains, tout ça, c'est considéré comme un bien commun de l'humanité finalement un peu comme ce que prévoit le traité de l'entractique. Donc à priori, on ne peut pas s'approprier ni les terrains ni les ressources sur la lune, mais en fait ça fait plusieurs années que les américains militent pour modifier cet aspect juridique de l'exploration spatiale. Ils ont mis en place en 2020 les accords Artemis qu'une trentaine de pays dont la France ont signé depuis. Et qu'est-ce que ça dit ces accords Artemis? Enfin entre autres, ça dit clairement qu'on pourra exploiter les ressources et aussi qu'on pourra établir une sorte de zone de sécurité autour de chaque installation lunaire, ce qui revient finalement à contourner le traité de 1967 puisque grosso modo, on va s'approprier des ressources et des territoires. Et en fait ça va être premier arrivé, premier service. Donc en définitive, cette exploration lunaire pourrait se transformer en conflit entre humains. Alors, ce n'est pas exclu, mais quand même il faut savoir que le traité de l'espace interdit de militäriser l'espace et personne n'a remis en question cette aspect la des choses jusqu'ici, mais il est clair que vu la rarte des lieux qui sont propices à l'installation sur l'une, vu la rarte est possible de l'eau, le risque de tension future n'est pas exclu et comme je le dis souvent, il n'y a pas de chers rifs dans l'espace. Merci Pierre, merci Jean-Guyot. Voilà, vous pouvez retrouver tous les articles sur les missions Artemis sur notre site le monde.fr à la rubrique espace. Un petit mot avant de se quitter sachez que vous pouvez voter pour l'heure du monde, votre podcast d'actualité quotidien, ennommé au Spotify podcast oardes, une cérémonie qui récompense les meilleurs podcasts du moment dans différentes catégories. L'heure du monde est ennommé dans deux catégories chaudes de l'année, médias et chaud aptu de l'année. 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Podcast Summary

Key Points:

  1. La mission Artemis II, prévue pour début avril, enverra quatre astronautes survoler la Lune sans s'y poser, afin de tester le vaisseau Orion et ses systèmes de survie avec un équipage humain.
  2. Le programme Artemis vise à établir une présence durable sur la Lune, servant de tremplin pour des missions habitées vers Mars, et fait face à une concurrence internationale croissante (Chine, Inde).
  3. Les défis techniques sont majeurs
  4. Les motivations sont géostratégiques (démonstration de puissance), scientifiques (exploration de zones lunaires inédites) et technologiques (apprentissage pour l'exploration spatiale lointaine).

Summary:

La transcription évoque principalement la mission Artemis II, étape clé du programme américain de retour sur la Lune. Prévue pour un décollage début avril après des retards techniques, elle enverra quatre astronautes, dont une femme et un Afro-Américain, survoler la Lune sans atterrissage. L'objectif est de tester rigoureusement le vaisseau Orion et ses systèmes de support de vie en conditions réelles.

Ce programme s'inscrit dans une ambition plus large : établir une présence humaine durable sur la Lune, via des bases en orbite (Lunar Gateway) ou à la surface, pour servir de tremplin vers Mars. Cette nouvelle course lunaire est motivée par des enjeux géostratégiques (concurrence avec la Chine et l'Inde), scientifiques (seulement 4% de la diversité géologique lunaire a été explorée) et technologiques. Elle se heurte à d'importants défis : protection contre les radiations cosmiques, gestion du régolithe (poussière lunaire abrasive), et développement d'infrastructures autonomes pour des missions de longue durée.

FAQs

Artemis II consiste à tester le vaisseau spatial Orion avec quatre astronautes à bord, en validant les systèmes de survie et de support de vie, ainsi qu'à effectuer un survol lunaire sans atterrissage.

Les raisons incluent des motivations symboliques et géostratégiques pour démontrer leur puissance technologique, ainsi que des objectifs scientifiques pour explorer davantage la géologie lunaire et préparer de futures missions habitées vers Mars.

Les principaux défis sont la protection des astronautes contre les radiations solaires et cosmiques, la gestion de la poussière lunaire abrasive (régolithe), et le développement d'habitats et de systèmes de support de vie autonomes.

Artemis I était un vol d'essai sans équipage, tandis qu'Artemis II emportera quatre astronautes pour tester les systèmes du vaisseau Orion dans l'espace profond et effectuer un survol lunaire.

L'équipage comprend Victor Glover (premier Afro-Américain), Christina Koch (première femme), et Jeremy Hansen (premier non-Américain, Canadien). C'est la première mission lunaire à inclure une telle diversité.

Bien que l'extraction de minéraux soit peu rentable, l'hélium-3 suscite un intérêt théorique pour la fusion nucléaire. Cependant, son exploitation reste actuellement du domaine de la science-fiction.

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