Speaker 1Voilà ce qui se passe quand tu improvises ton contenu, semaine après semaine. Tu publies au hasard, sans logique derrière, avec la pression de l'algorithme ou encore la culpabilité d'avoir disparu pendant une semaine. Et le problème avec le contenu qui est publié dans ce cadre-là, c'est qu'il ne travaille pas pour nous. Oui, il a le mérite d'exister, et il prend de l'espace sur nos réseaux sociaux, et malheureusement, il ne mène nulle part. Ce que j'ai compris, après avoir passé 10 ans à créer du contenu sur Internet, c'est qu'être actif et être stratégique, ce sont deux choses différentes. Tu peux publier tous les jours et stagner, comme tu peux publier 3 fois par semaine, mais avec intention, et faire évoluer ton compte comme ça. Attirer de nouvelles personnes tous les jours, générer des conversations, et même décrocher de belles opportunités. Dans cette vidéo, je vais te montrer étape par étape comment est-ce que je planifie mon contenu pour les réseaux sociaux chaque semaine. C'est une routine qui est ultra simple, qui prend une heure, et qui peut peut-être te changer ta façon de travailler. La première chose que je fais, elle peut paraître assez contre-intuitive, parce que la plupart des gens, quand ils vont réfléchir à planifier leur contenu pour les réseaux sociaux, vont se demander ce qu'ils ont envie de raconter. Pour moi, ça ne fonctionne pas comme ça. Je pense d'abord à l'emballage, je pense d'abord au format, avant de réfléchir au sujet. Donc je me suis créé ce que j'appelle un menu de format, qui est tout simplement une petite liste de types de formats que je sais créer et qui plaît à mon audience. Par exemple, sur YouTube, je suis sur un format d'analyse ou de partage d'expériences autour de ce que je teste et de ce que j'applique. Sur les réseaux sociaux, je fais beaucoup de b-roll avec une voix off par-dessus, des carousels, du contenu facecam, et de temps en temps, des petits réels de tendance. Pourquoi est-ce que je commence par réfléchir au format d'abord, et à partir de mon petit menu? Tout simplement parce que si je commence par me demander ce que j'ai envie d'aborder cette semaine, la question est beaucoup trop large et a tellement de possibilités que ça me bloque, ça me fait paniquer. Alors que si je me dis, cette semaine, je publie trois contenus, sur ce réseau social par exemple, je peux me dire, sur ces trois contenus-là, il y aura un contenu facecam, un carousel, et une succession de b-roll avec une voix off dessus. Quand je réfléchis comme ça, je réduis drastiquement le champ des possibles, et donc ça ne me paraît plus aussi insurmontable que si je me demande de quoi j'ai envie de parler. Tu n'es plus dans la position où tu as besoin d'inventer le contenant et le contenu en même temps, donc forcément, ça te libère beaucoup d'énergie mentale. Cette espèce de menu de format dont je t'ai parlé, il a un avantage qui est quand même très concret, c'est qu'il te permet de créer de la variété sans te demander énormément d'efforts en plus. Si tu sais que tu as besoin d'un format de chaque type, chaque semaine, ça t'évite de publier quatre fois d'affilée le même type de contenu. Ça va permettre à ton audience d'avoir des expériences variées, tu obtiens une meilleure attention, et toi, de ton côté, ça te force à t'entraîner sur différentes manières de communiquer ce que tu as à dire. Donc je t'invite à faire la même chose de ton côté, à commencer par te créer un espèce de menu, de format que tu sais faire, que tu aimes faire, et auquel ton audience est réceptive, évidemment. La deuxième étape consiste à se poser une question qui est hyper simple. Pourquoi est-ce que je publie cette semaine? Et quand je dis pourquoi, je ne parle pas évidemment d'une réflexion existentielle, mais de l'objectif que tu as derrière. Qu'est-ce que tu as envie que ton contenu produise? Ça peut être d'attirer de nouvelles personnes sur ton compte, de générer du trafic vers ton épisode de podcast, de ramener les gens, vers ta newsletter sub-stack, ou encore de simplement renforcer ton positionnement pour que chaque personne qui arrive sur ton compte sache immédiatement à qui tu t'adresses et comment tu peux aider. L'idée ici, c'est de te fixer une intention chaque semaine, tous les dimanches, ou en tout cas à chaque moment où tu planifies ton contenu, c'est-à-dire tout sauf le lundi, parce que quand tu arrives le lundi, ta stratégie de contenu doit être déjà prête. Donc soit le vendredi avant le week-end, soit le dimanche si tu as envie de le faire à ce moment-là. Quel est l'objectif concret de cette semaine? Ce que cette étape-là m'a appris, c'est que quand tu postes du contenu, mais qu'il n'y a pas forcément d'intention derrière, bien sûr que tu vas obtenir quelques vues, quelques j'aime, pourquoi pas quelques commentaires, mais rarement des conversions et des conversations. Ça ne veut pas dire que le contenu est mauvais, pas du tout. Ça veut juste dire qu'il n'y a pas de fil rouge qui amène les gens vers quelque chose. Et dans la créateur-économie telle qu'elle fonctionne aujourd'hui, la vraie compétition, c'est l'attention. Si les gens te suivent, mais ne savent pas ensuite quoi faire de ce contenu que tu publies, certes, tu existes dans leur algorithme et dans leur compte, mais ils ne pensent pas à toi en dehors de ça, tu n'existais pas dans leur vie. Ils n'ancrent pas forcément tout ce que tu peux partager et tout ce que tu peux dire dans leur quotidien. Je tiens quand même à mettre un petit bémol dessus quand je dis que tu dois fixer une intention chaque semaine. Ça ne veut pas dire que ta stratégie de contenu doit forcément ressembler à une campagne marketing. Poser une intention, ça peut être aussi subtil que se dire « Tiens, cette semaine, j'ai envie que les gens comprennent que moi, je fais des recettes sans gluten et je n'ai pas appris tout ça grâce à des livres, je le sais parce que moi-même, j'ai découvert au fil des années que j'étais intolérante et donc j'ai dû réadapter toute mon alimentation. » Tu vois, ça par exemple, c'est une intention de position. Et pas forcément de vente. Mais crois-moi, c'est tout aussi précieux. L'étape numéro 3, c'est bon, on y est. C'est le choix des idées et des sujets que tu vas aborder. Alors, j'ai peut-être un avantage par rapport à toi dans le sens où j'ai dans mon téléphone une note qui regroupe tout plein d'idées de contenu que j'ai eues parce que j'ai regardé une vidéo et que ça m'a inspirée. Peut-être que je me suis fait une observation pendant que j'étais sous la douche ou en train de regarder une situation de la vie réelle. Ou peut-être également, que j'ai eu une idée via un commentaire que tu m'as laissé sur YouTube ou une question qu'une personne m'a posée en DM. J'ai cet endroit avec toutes les idées que j'ai balancées au fur et à mesure. Et toi, si tu pars de zéro et que tu n'as pas encore commencé à créer ça, ce n'est pas grave parce qu'il y a trois autres endroits où aller chercher plein d'informations. Ce que tu peux dire, c'est que tu peux te faire cette note aujourd'hui. Alors, soit tu la fais dans ton téléphone, comme je fais moi, soit tu le fais sur une page Notion, en tout cas. Ce qui est le plus simple pour toi. Ma façon de travailler ne va pas forcément te plaire à ce niveau-là. Donc, prends ce qui te convient, crée-toi cette note et balance des idées au fur et à mesure. Dès que tu as créé cette idée, évidemment, tu ne la supprimes pas, juste tu la barres, comme ça au moins, elle reste et tu as ton historique. Alors, le premier endroit où tu vas pouvoir aller chercher des idées qui fonctionnent vraiment pour toi, c'est évidemment dans ton propre contenu. Alors ici, je n'ai pas de conseiller d'aller forcément chercher les contenus qui ont généré le plus de vues, mais plutôt ceux qui ont généré le plus d'interactions. Les commentaires qui ont généré de belles conversations, les DM que tu as reçus suite à certaines vidéos, les questions que les gens te posent des mois après que tu aies publié ce contenu. Parce que quand tu crées un contenu qui est ce qu'on appelle evergreen, donc intemporel, les conseils que tu as donnés il y a deux ans, ils sont encore valables aujourd'hui. Donc forcément, tu as des gens qui vont tomber dessus en cours de route et qui vont te poser des questions par rapport à ce contenu. Ces questions que tu reçois là, elles sont hyper précieuses et elles te donnent des indications très claires. Ça t'explique ce qui intéresse vraiment ton audience et ce qui arrête le scroll. En soi, ce qui va t'aider à créer de la connexion. Le deuxième endroit dans lequel tu vas pouvoir chercher des idées qui fonctionnent, c'est tout simplement dans ta niche, dans ta thématique. Ici, je te recommande bien évidemment pas de coquiller ce que font les gens, mais de faire une sorte d'espionnage industriel. Il faut que tu identifies ce que les gens recherchent, ce qui circule et surtout ce qui manque. Et petite astuce entre toi et moi, il y a souvent un écart entre ce que les créateurs anglophones publient comme contenu et ce que les créateurs francophones font. Cet écart-là, c'est là que tu dois aller taper et c'est là que tu dois aller créer ton contenu et creuser. Le troisième endroit où tu vas pouvoir trouver de superbes idées, c'est tout simplement ta vie à toi de créatrice de contenu, de créateur de contenu. Ce que tu es en train de tester, de foirer, ce que tu viens de comprendre ou encore ce qui t'agace dans ta niche. Le contenu qui parle le plus souvent à une audience, c'est surtout celui qui est tiré d'une expérience concrète et d'une expérience vécue, qu'on est bien évidemment ensuite en mesure de généraliser pour rendre la leçon, le conseil, etc. universel. On arrive maintenant à notre quatrième étape qui est une étape que j'adore, c'est en quelque sorte le mashup. C'est à ce moment-là que tout va commencer à s'assembler et que ta semaine va devenir beaucoup plus concrète. T'as les formats, t'as les idées. Maintenant, on décide de les associer. Et ce que j'aime bien faire comprendre aux gens qui créent du contenu, c'est qu'une idée n'a pas qu'un seul format qui peut lui être associé. Si tu as, par exemple, une observation qui t'a fait réaliser que la plupart des créateurs de contenu qui perdurent sont ceux qui ont une newsletter. Dans ce cas-là, ça peut totalement faire un contenu facecam, un carousel qui va lister les raisons, un vlog où tu montres comment est-ce que tu envoies ta newsletter ou même un thread sur thread ou sur X. C'est la même idée, mais avec plein de contenus différents. Et donc forcément, quand tu commences à prendre des idées, à penser comme ça, ta façon de créer du contenu va changer. Parce que t'es plus dans une logique, une idée, un post, t'es plutôt une idée, plusieurs angles, plusieurs formats et surtout plusieurs moments. Et en fait, c'est ça la petite astuce qui te permet de passer d'un créateur de contenu à une créatrice de contenu qui est dans le rush en permanence, qui ne sait jamais quoi poster et qui court après les idées à une créatrice qui a constamment de l'avance sur sa production. Et je trouve qu'il y a aussi un autre avantage qu'on ne mentionne pas assez, mais dans ton audience, tu as différents profils de personnes qui ont différents attraits. Tu as des personnes qui vont adorer le contenu face caméra, t'en as d'autres qui sont plutôt de type vlog, t'en as qui aiment juste les carousels. Donc forcément, quand tu repackages une idée à travers différents formats, ça te permet de toucher à différents profils de ton audience. Alors évidemment, dans une semaine, tu ne vas pas aborder le même sujet sous quatre formats différents et ça peut te permettre de planifier au moins un par semaine. Tu sais que sur le mois, tu as déjà un contenu qui est planifié et qui va être mis en ligne toutes les semaines. Et donc ça te fait déjà gagner si tu publies trois à quatre fois par semaine, ça te fait déjà gagner une case à cocher. Ça pour moi, ce n'est pas de la répétition, c'est de l'efficacité. Parce que crois-moi, il y a tellement de contenu qui est publié toutes les semaines qu'il y a vraiment peu de chances que tous tes abonnés se souviennent exactement de ce que tu racontes. Et la dernière étape, c'est de préparer avant de filmer. Quand je parle de préparer, je parle aussi de légèreté parce que quand il s'agit de contenu court, je ne rédige jamais en détail les scripts de ce que je vais raconter dans mes vidéos face caméra ou dans mes vidéos bi-roll avec une voix off. En gros, je me note les grandes lignes avec une liste à puces de ce que j'ai envie de raconter et je fais en fonction de ça. Je me suis rendu compte que quand je rédigeais un script, c'était beaucoup trop long et il y avait trop de blabla qui rendait ma vidéo malheureusement inapte et pas alignée du tout avec les codes des réseaux sociaux. Depuis que je suis ultra spontanée et que j'ai juste des points et que j'y vais comme ça au talent, mes contenus sont certes plus courts, mais ils sont aussi beaucoup plus impactants et donc j'ai de meilleurs résultats et mes vues augmentent. Pour te donner plus de détails, quand je fais un vidéo de ce genre-là, je travaille toujours d'abord le contenu, donc ce que je vais raconter, l'angle, les points que j'ai envie de mentionner et c'est ensuite que je vais tourner les vidéos ou que je vais choisir les vidéos dans ma bibliothèque de contenus qui vont pouvoir le mieux s'adapter à ce que je suis en train de raconter. Mais je ne pars pas du contenu qu'ensuite je vais devoir enregistrer par-dessus. Pour moi, dans un contenu comme celui-là, même si c'est un vlog par exemple que tu fais avec une vidéo, une voix off. Dans ce type de contenu, la star et le pilier, c'est la voix off. C'est ce qu'il faut travailler en premier, donc réfléchir à ça en amont, et ensuite, tu sauras ce que tu dois filmer, et ça aura beaucoup plus de sens. Tu seras mille fois plus efficace. En fait, il m'est arrivé trop de fois de devoir filmer un contenu et d'être un petit peu perdue, de perdre du temps, de créer des plans dont j'avais absolument pas besoin, simplement parce que j'avais pas de préparation en amont. Quand je dis préparation, peut-être que pour toi, tu vas avoir besoin de rédiger tout le script, c'est totalement correct aussi. En fait, il faut pas que tu te dises, ah bah Safia, elle fait comme ça, donc je dois faire comme ça aussi. Il faut que tu trouves ce qui fonctionne pour toi. Si ce qui fonctionne pour toi, c'est de faire une liste à puces avec les grands points, et ensuite de parler devant la caméra comme ça, tant mieux. Si tu sens que t'es le genre de personne à faire un petit peu des petits détours et à blablater un petit peu, peut-être que dans ce cas-là, c'est mieux de rédiger le script, comme ça, ça te limite dans le temps et les choses que tu vas raconter. Je suis vraiment contente de partager cette espèce de routine, et j'espère qu'elle va te plaire, parce que ces dernières semaines, j'ai changé ma façon, en tout cas mon rapport au contenu. Je n'ai plus ouvert un réseau social en me demandant qu'est-ce que je vais publier aujourd'hui. J'ai mon plan, j'ai de la marge, et je fais en sorte que ce que je mets en ligne a une raison d'exister. Et quand je sais, moi, qu'une semaine démarre avec, le lundi, une vidéo b-roll avec voix off, le mercredi, une face cam, et par exemple le vendredi, un carousel, c'est beaucoup plus clair et beaucoup plus évident, et ça me met moins la pression. Et je pense que c'est important aussi de comprendre que la créativité s'épanouit dans la contrainte, et pas malgré elle. Parce que quand tu sais dans quel cadre tu travailles, c'est là que ton cerveau est capable de se concentrer sur ce qui importe vraiment, c'est-à-dire le fond, le point de vue, l'histoire, la manière dont tu vas toucher les gens avec ce que tu as à raconter, le message que tu as envie de transmettre. Pour moi, ce qui va faire la différence dans le monde des créateurs de contenu en 2026, et je ne sais pas si tu l'as remarqué, mais on n'a pas encore, enfin on n'a pas vraiment de nouvelles têtes, on n'a pas de références, et je pense que les gens sont avides de ça, parce qu'ils ont besoin de changements, ils ont besoin de voir autre chose, et on parlait dans la vidéo précédente. Et pour moi, ceux qui vont faire la différence, c'est ceux qui vont être en mesure d'exécuter avec régularité et surtout avec intention. Et ça, c'est accessible à tout le monde, parce que c'est une compétence et que ça s'apprend. Récapitulatif, rapide, avant de terminer avec cette vidéo, tu choisis ton menu de format, tu définis ton intention pour la semaine, tu pioches dans ta note avec toutes les idées, tu associes les idées au format, et tu fais un petit peu de préparation avant de passer à la production. 5 étapes, 1 heure, et ta semaine est planifiée. Si tu as des questions, je te laisse me les mettre dans les commentaires, et si ce n'est pas encore fait, je t'invite à regarder cette vidéo. Sous-titrage ST' 501