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Anne-Dauphine Julliand, autrice - Ajouter de la vie aux jours

74m 5s

Anne-Dauphine Julliand, autrice - Ajouter de la vie aux jours

Dans cet épisode de podcast, Jessica Troffantaine s'entretient avec Anne-de-Fine, auteure ayant vécu le décès de trois de ses enfants atteints d'une maladie génétique orpheline. Anne-de-Fine explique que son intention en écrivant n'est pas de décrire le malheur, mais de partager le chemin découvert malgré elle : la possibilité de faire coexister la peine et la joie. Elle insiste sur l'universalité de la souffrance, refusant toute hiérarchie, et affirme que chaque douleur mérite d'être reconnue et consolée. Son témoignage révèle comment la confiance en la vie, mise à mal par les épreuves, peut se reconstruire petit à petit. Elle évoque aussi son enfance au sein d'une famille aimante qui a forgé sa résilience. À travers ses livres, elle transmet un message d'espoir : ajouter de la vie au jour, savourer les petits bonheurs et accepter que la souffrance et la lumière puissent habiter le même espace, ancré dans le présent.

Transcription

14838 Words, 81218 Characters

French
Je suis Jessica Troffantaine et vous écoutez le podcast et ressentir. Ici, je vous emmène à la rencontre de femmes et d'hommes qui ont en commun d'écouter le vacarme de leurs émotions et d'après en délomber avec une sensibilité accrue aux sensations. Voici des gourmands de la vie, des dévorateurs de culture, des explorateurs de félures, des courageux d'émot, des décourdements du frisson, des artistes de la palette de nos agitations. Ensemble, le discuton de la manière dont ils habitent leurs quotidiens, dont ils sabient, dont ils travaillent, dont ils traversent, dont ils aiment, voyagent, mangent, dont ils ressentent tout simplement. L'esprit aventureux et le coeur au bord des yeux. Bonjour, Anne-de-Fine. Bonjour, Jessica. Qu'est-ce que vous ressentez alors qu'on s'apprête à débuter cette conversation? Je me sens très bien. J'adore l'environnement là. Je trouve qu'on est dans un petit coco. J'ai l'impression que je vais discuter quelqu'un que je connais déjà. Vous êtes arrivés à billet d'un cardigan, bordeaux, à pression, d'un gin large. Vous avez les doigts entre à la sée de bagues, les ongles, l'aquet de bordeaux foncés. Vous avez un rouge à l'aimre à sortie. A quoi est-ce que vous avez pensé, on vous a bien ce matin? La faite, le bordeau, c'est une couleur que je trouve très réconfortante, assez gourmand aussi. Et c'est un peu ce que je suis. J'avais envie de ça. Et ce gin large, je vais presque regretter de le mettre, parce qu'en fait, il est tellement large que j'arrive pas à monter les marches avec. Je fais comme les dames autrefois, je soulève mon bâtement à long pour monter les marches. Et je dis que parfois la coquettrie devrait laisser un peu place à la pratique. On monte pas tous les jours qu'à traiter, comme pour venir ici. Pour finir de contextualiser, quel est votre métier au intérieur du moment? Elle a été joyeuse avec la neige. Vraiment, je pense qu'elle est semblable à la météo que nos connaissances sont ces derniers jours. Cette neige qui nous a un peu tous émerveillés et puis il y a parfois contraireiller ou parfois accompliquer la journée et puis parfois un peu temps-pacte aussi. Mais ma météo elle est plutôt changeante. Elle est un peu comme la météo de ce mois de janvier. Alors Anne de Fin, quand en contre quelqu'un, on ne sait jamais qu'elle est sa réalité, qu'elle s'épreuve, on modifait son regard, comment son cœur a été marqué. Et c'est un soulagement parfois. C'est un ennemi des peines. C'est un ennemi dans une reposante normalité. Mais vous avez choisi de raconter. Vous avez choisi de raconter ces deux petits pas qui ont retourné le bonheur sur le sable mouillé. Vous avez choisi de raconter la maladie orph ligne. Vous avez choisi de raconter le suicide. Raconter que vous avez quatre enfants et que trois d'entre eux sont morts. Et lorsque les ténèbres se dressent devant nos yeux de l'écteur, d'interlocuteur, vous montrez un chemin lumineux. Ajoutez de la vie au jour qu'on peut ajouter des jours à la vie. Et ne s'agit pas de fuir la souffrance. Vous nous dites me contraire de la privoiser, de lui laisser toute sa place et de voir aussi qu'un autre espace existe que l'on peut essayer d'habiter. Un espace ancré dans le présent où l'on peut savorer la joie des petits rien, le pouvoir consolateur des mots et le réconfort des liens. Alors en vouluisant, on invite faire coïsister la peine et la joie sans hiérarchie d'accepter toute la vie de l'aimer même si et de croire que le printemps revient toujours. Qu'est-ce que vous ressentez quand vous entendez tout ça, N'Opheï? - J'ai envie de vous remercier, parce que c'est pour ça que j'ai cri. C'est pour ça, c'est pas pour raconter ma vie, c'est pas pour parler de moi, c'est pas pour décrire le malheur dans tout ce que ça a de plus inconfortable, mais c'est parce que j'ai fait ce chemin un peu malgré moi. J'ai rien choisi dans cet épreuve, et ce chemin qui me paraissait, un franchissable, impossible, ma finalement n'a pas après d'autres, souvent de cassant la figure quand même, souvent en restant à je nous dans la boue et en pleurant, mais en avançant quand même, j'ai découvert certaines choses. J'ai découvert la vie, en fait, la vie tout simplement, avec cette co-existence possible, ce qui me paraissait impossible, qu'auxqu'existence possible de la peine et de la joie. Et c'est que pour ça que j'ai cri, j'ai crié que pour dire, c'est possible. C'est pas évident, c'est pas instantané, mais c'est possible. Et cette possibilité, c'est toutes les sperences du monde. De ce dire, je peux vivre des choses compliquées dans la vie, mais il y a un chemin que je peux choisir aussi. Votre histoire, celle de votre famille, vous l'avez racontée dans plusieurs livres, tous publie aux éditions les araines, il y a d'abord eu deux petits pas sur les sables mouillés, puis une journée particulière, consolation et, pur récemment, ajouter de la vie aujourd'hui, qui vient d'être publié en forme approche qui est la collection poche des éditions les araines. Vous raconter, quand en 2006, votre fille taïs, est diagnostiqué d'une maladie génétique orpheline rare qui s'appelle la leukodistrophie métachromatique. Il s'agit d'une maladie degenerative à ce jour incurable et qu'il espait de temps à vivre à celles et ceux qui en sont atteints. Vous avez alors déjà un fils qui s'appelle Gaspar et qui a deux ans de plus et qui a un bon santé. Mais au moment où le diagnostic est posé, vous êtes enceinte d'une autre petite fille, Azillis, qui six jours après sa naissance, va elle aussi être diagnostiqué de la même maladie que taïs. Loïc, votre mari, et vous, or ensuite, un autre garçon, Arthur. Taïs va mourir en 2009, à l'âge si précoise de trois ans et trois quart, et Azillis va mourir en 2018. À l'âge de 10 ans et demi, vous allez raconter dans votre premier livre "Conssimance" mais aussi "La prendissage du bonheur autrement". C'est tout ça qu'on va parler, mais aussi de la consolation, celle qui ne chasse pas la souffrance, mais qui permet peut-être de vivre un peu mieux avec. Dans votre dernier livre, "Ajouter de la vie au jour". Vous terminez l'introduction par ces mots. J'ai déjà tout raconté, tout écrit. J'aurais dû m'arrêter là, garder pour moi ce qui nous restait à vivre mais Gaspar est mort, la veille de ses 20 ans. Il n'y a rien à écrire et pourtant j'écris. J'écris parce que je suis un vie pour ceux qui sont en vie. J'écris au nom de tous les mien, ceux là haut et ceux ici bas. J'écris le lien. J'écris ceux qui nous maintient. J'écris la vie. Ce livre est entre les mains de tout le monde aujourd'hui et les magnifiques. Personnellement, j'ai lu trois fois et pas seulement pour repérer cet interview. Alors la première question j'ai envie de vous poser. C'est "Qu'est-ce que vous avez envie de partager aujourd'hui à ce micro?" Et qu'est-ce que vous avez envie de garder pour vous aujourd'hui? Et peut-être pour toujours. Oui, est-ce que je garde pour toujours c'est ce qui se passe dans le coeur d'une mère quand elle apprend que son enfant est malade et condamné ou quand elle apprend que son enfant est mort? Rémonce qui se passe l'intime de l'intime. Je ne le partagerai jamais parce que c'est inconménicable. Je pense qu'il existe des mots pour le dire mais je ne les connais pas et j'ai pas envie de les convoquer non plus. Et c'est tout le paradoxe, d'ailleurs quand on parle de sa vie. C'est qu'on peut raconter ce que l'on a vécu sans pourtant toucher à ce que nous avons de plus intime. Je crois que le plus intime que l'on puisse connaître c'est la souffrance. C'est endroit où finalement personne ne peut nous rejoindre. Même moi j'étais toujours été quelle chance et quelle chance. À côté de Louis qui quand on a. quand les filles sont décédées, quand on a appris la mort de Gaspard, j'étais collé ses réalluit. Et pourtant, il y avait quand même cette intimité de notre souffrance propre. Donc ça je ne le partagerai jamais vraiment ce. Ce qui a raisonné en moi je ne le dirais pas. Ce que je partage, c'est étonnamment l'universalité de la souffrance. Parce qu'on peut avoir du mal à le croire. Surtout quand on décrit comme ça, c'est vrai que par quand on fait l'album résumé de ma vie, tu sais en tant je me dis "ouah, c'est chaud quand même ou pas". Ce qui écoute non non raccroche, je n'ai pas tout de suite. J'ai pas envie de les rassurer en leur disant que c'est bon, mais ce que j'ai envie, on peut se dire là-là c'est pas possible. C'est comment elle fait, etc. Mais il y a quelque chose qui est étonnant. C'est l'universalité de la souffrance. Je ne souffre pas de manière différente que n'importe quel personne qui souffre de n'importe quel est preuve, une séparation en accident, de vie, un prême professionnel, une dépression. Je ne souffre pas différemment. Et ça c'est très rassurant, c'est très réconfortant. Et même pour ceux qui peuvent en prendre un chemin un peu particulier de se dire, je suis encore dans cette humanité là. Dans ce, cette universalité de l'humanité. C'est ça, il n'y a pas de ce que vous dites souvent, c'est qu'il n'y a pas d'hierarchie de la souffrance. Et c'est peut-être un message que je trouve hyper intéressant parce que quand il arrive quelque chose qui est très grave à quelqu'un, parfois à côté, quand on arrive quelque chose qui d'apparence ou objectivement et peut-être m'en grave, mais peut-être nous fait tout autant souffrir ou autre cas souffrir différemment. On a tendance à dire, on va parler à mardi avec mon petit problème. Qu'est-ce que c'est par rapport au Sien, c'est rien du tout. Et le mauvais, je n'ai pas le droit de me plaindre, enfin ce genre de phrase. Et vous, au contraire, vous inciter à jamais y arrachiser cette souffrance-là. - C'est presque un petit combat que je mène quand même parce que c'est une découverte à ratochion évidemment. Il y a des choses en effet qui sont plus impactantes, qui sont plus graves, qui sont plus préniantes que d'autres. Évidemment, je suis pas en train de dire que tout ce vaut dans l'impact que ça a sur la vie évidemment que non. Mais là où je dis qu'elle ne faut pas les comparer et qu'elles sont tout à peu près. Et gâle, c'est ce qu'elles attendent. Toutes souffrance, ça tend la même chose, c'est d'être consolé, c'est d'être pris dans les bras, c'est d'être rassuré, c'est de retrouver la confiance. Moi, je suis étonné de voir que certaines personnes sont durablement impactées par une souffrance logique ou attendue. J'en ai rencontré une dame qui avait perdu sa grand-mère quand elle avait 13 ans. Et en fait, elle avait pas eu droit de plurer exactement pour ce que vous venez de dire. Tu sais, écoute, voilà, ta grand-mère est mort, mais tu sais, il y a pire. Et donc elle, qui avait son immense souffrance parce que sa grand-mère lui manquait énormément, elle s'est pas sentie légitime. Et je pense que ça, c'est une la plus grande des souffrances. C'est de ce pas se sentir légitime dans sa souffrance. C'est pour ça, je dis qu'elle se valte toutes. Elles ont toute leur place, le reste pas, elle doivent tout être exprimée. entendre du vie consulée. Avant de venir à votre livre, j'aimerais d'abord qu'on parle un peu de vous, un temps que femme et d'abord en tant qu'enfant, parce que c'est le chemin qu'on en prend toujours dans ce podcast. Et que je pense que si ça donne des clés pour comprendre comment on apprend après les événements plus tard, alors vous êtes né à Paris il y a 52 ans. Comment est-ce que vous habitez votre prénom et votre nom à deux films Julien donc, depuis que vous êtes petites? Alors d'abord, je l'aime, j'aime ce prénom un peu particulier. J'aime pas les plés parce que quand Jérale s'imprunte du temps, il va faire ça pour le sélection. Si il se potentiellement devrait savoir les crer, mais c'est comme ça un petit peu étonnant, ça a perlé Jean. Je l'aime bien ce prénom. Je sais pourquoi mes parents nous choisient aussi, je connais son histoire. Après après nous composés aujourd'hui, c'est quand même moins fréquent qu'autre fois. Mais ce prénom est ce nom, par exemple, si j'ai des gardées, moi je me suis mariée, donc je aurait pu prendre le nom de Loïc. Mais j'ai souhaité garder mon nom parce que c'est mon identité. Je me reconnais beaucoup. Parce que c'était, maintenant, je dirais que c'est courant aujourd'hui, mais c'est une question qui se pose avec accueillité au sein des jeunes couples. Vous êtes mariée avec ma nane? 25 ans. Non, ça se faisait beaucoup moins. Oui, ça se sautait pas, des sabants. Alors, je utilise évidemment de nom de Loïc quand je m'arrêffère aux enfants ou que je dois appeler l'école. Voilà, je simplifie. Mais je me reconnais vraiment dans ce nom et ce prénom. J'allais amener, en fait, et puis je s'amedi d'où je viens. Et aussi, je crois. Comment est-ce que vous décheriez la famille et l'environnement dans lesquels vous avez grandi? J'ai une famille un peu singulière, très joyeuse et très émante. Je crois que j'ai une chance inouïe. Je ne suis pas forcément été épargnée de tout quand j'étais petite, mais je me suis toujours sentie immense et moïmée. Et ça, je crois que ça donne une confiance dans la vie. Il m'en s'est moïmée et il m'en s'est moïmée. Moi, j'ai une famille mais je ne vais pas rentrer dans les tailles qu'à certaines singularités. Mais j'ai senti que chacun a été aimé depuis le début pour ce qu'il était. Et je crois que c'est le plus beau cadeau qu'on fait mes parents. C'est d'autres temps m'aimer pour ce que j'étais aussi avec mes petites particularités. J'étais une petite fille assez originale, je crois. J'ai fait beaucoup de bêtises et je vais toujours des idées très farfelues. Ils ont pu, parfois, me gronder quand je faisais des bêtises et vraiment qu'ils pouvaient être dangereuses. Mais je crois qu'ils ont toujours accompagné aussi ce que j'étais. Et ils m'ont donné cette confiance que j'ai gardée finalement et qui m'a bien aidée par la suite. Vous avez une sœur et deux frais, c'est ça? -J'ai deux frais. -J'ai deux frais. -Les deux frais sont adoptifs. -Oui. -Vous parlez de dents de vos frais adoptifs dans votre livre. Ajoutez le avis au jour. Et vous racontiez un très beurre enseignement qui vous a permis. C'est que vous pliez bien le racontiez. -Oui, c'est amusant parce que j'ai deux frais et deux soeurs. Et j'ai du mal à ma référial. Elle a l'oré d'option parce que c'est tellement mes frais. Et avec ça, c'est aussi leur histoire et on va pas l'annier. En fait, mon frère était adopté un peu tard à 80 000. Il était dans un orfelina en France. Je ne vais pas faire le procès de cet orfelina. Dans lequel il fallait pas montrer de signer d'amour aux enfants. Un peu compliqué à vivre. Et du coup, il savait pas ce que c'était qu'elle traîmait. Je pense que c'était que le bonheur. Et puis, il arrive dans cette famille. C'était le premier être adopté. Avec ses trois soeurs, ses vulganis, une ambiance méditerranée, donc ça fait du buru, etc. Et je pense qu'elle a. Et la fois, ça l'a émerveillé. Mais le bonheur s'est fragile et ça lui a fait peur. Et c'était compliqué pour nous à comprendre. Mais finalement, c'était aussi à nous d'accepter sa particularité. C'est qu'il n'arrivait pas être heureux. Il n'arrivait pas parce que c'est la chanson de Birkin, Suire le bonheur de Parquine se sauve. Ils essais trop risqués d'être heureux, parce que je peux à nouveau devenir malheureux. Mais c'est plus difficile d'être malheureux quand on a goûté au bonheur. Et du coup, ils s'interdisaient le bonheur. Donc, ils gâchaient toutes les fêtes, tout le temps. Dans des années, ils étaient dessines à tous les anniversaires, tous les noël, etc. Et puis, et puis un jour, petit à petit, ils s'élissaient à privoiser. Et aujourd'hui, ce qu'est beau, c'est qu'il est heureux autant qu'il peut. Et c'est ça qui est pas éheureux, pas encore nous nécessairement, mais autant qu'il peut. Mais en tout cas, il a accepté d'être heureux. Et ça, vous pensez qu'on peut l'accepter comment c'est quelque chose qui tient de la patience, que ça s'apprend le temps des années. Et de voir qu'en fait, peut-être, le bonheur va passer chaque fois. Enfin, quand on peut avoir confiance quand on a eu ce type, parce qu'il y a ce cas effectivement de leur phénom, mais je pense qu'il y a plein d'autiques, où il n'y a pas été heureux en fin, et après, ça fait trop peur. Oui, ou même, ou dans la vie plus tard, et on a châche ou démon, on connaît ensuite. Je pense que c'est le mot que vous avez dit, c'est la confiance. La clé, je pense que la clé dans la vie, c'est la confiance. Et lui, oui, peut-être la patience, etc. Mais la patience, elle sert à rien sans confiance. Juste la patience passive qui attend, ça sert à rien. C'est une patience du coup habité et qui est la confiance. J'y vais, un pas, et je vais voir ce que j'aurai. Et c'est aussi ça nous engagez nous aussi à être un peu garant de son bonheur, à pouvoir assurer son bonheur. Mais ça, c'est toute la société, c'est tout l'enjeu du monde, de se dire que l'autre est confiance en moi, pour que je nourris son bonheur. Et je pense que c'est comme ça qu'il a réussi. C'est petit à petit, en y allant un pas, et puis en disant, j'ai rien risqué. Et puis peut-être qu'un jour il a compris que oui, on pouvait souffrir dans la vie, mais que se laisser aller être heureux, et aimer parce que c'est s'allongeux aussi, c'est des mecs. C'était quand même ce qu'il y avait de plus beau, et que ça mérite parfois dans souffrir un peu. Vous avez dit que vous avez coché toutes les cases dans votre genèse, à de l'essence, c'était quoi ces cases? Oui, j'ai coché toutes les cases classiques, on va dire si on demande aujourd'hui un vasicement qu'est-ce qui rend heureux, alors ça rentrait dans des concerts à son trop poussé, on va dire c'est très mourreux, on va avoir un job qui me plaît, être en bonne santé, avoir des enfants si c'est son projet de vie. C'était de façon très basique et très classique. Je l'avais rencontré Louis, qui est vraiment l'homme de ma vie depuis 25 ans, et au moins pour les 25 prochaines années. J'avais vraiment le sentiment, c'est ça d'avoir un bonheur finalement qui était plutôt dû au casse coché, au choix posé. Vous voyez, un bonheur, il y a un consentement un bonheur, qui apporte un peu plus qu'à tout donner à rien de rame. Moi, j'étais heureuse parce que je n'avais pas de raison, en fait, c'était un peu ça. C'était pas recontraste, mais j'ai compris que le bonheur c'était autre chose. À vos 32 ans, le mot, et donc la maladie, le codistrophie métacrématique, est arrivé. Qu'est-ce qui se passe à son nom là? Ça détruit tout en fait. Ça détruit la confiance. La confiance dans la vie, la confiance en soi aussi. Mais c'est toujours ça, la souffrance. La souffrance à la vie me la confiance. Donc, moi, c'est le jour des deux ans de taïs. C'est une petite fille tellement minionne, pleine de vie, complètement. Enfin, rien de la supposer qu'elle ait une maladie aussi grave, ce n'est un petit pied qui se pose mal sur le sol, mais c'est rien, enfin. C'est un détail, il n'y a pas du tout un détail. C'est le premier signe de cette maladie très grave. On nous annonce ça. D'abord, je me dis que c'est faux. Non, ils se plantent et ils sont trompés, c'est pas ma fille, il parle pas d'elle. Il y a d'abord un déni et un refus de la réalité. Et ensuite, c'est un chandrine. C'est-à-dire qu'il n'y a plus. Ça abîme autant le futur que le passé. Ça couvre du nombre, tout. C'est-à-dire qu'il m'aux, j'ai pu devenir. J'ai jamais été, jusque là, confronté à une mort inattendue. J'ai perdu mon grand-père, mais un âge à avancer. Mais j'ai jamais été confronté comme ça à quelque chose d'aussi difficile. Donc, c'est à la fois très irréale, mais effrayant. Donc, je ne veux pas survivre. On ne peut pas surmonter la mort d'un de ses enfants. Et du coup, c'est toute la joie qui s'en va. En fait, c'est ça qui est fou. Je me suis dit, je serais plus jamais heureuse. J'entends ça. D'abord, je me dis comment elle va faire, comment on va faire, mais surtout, vraiment honnêtement. La première chose que je me dis, je pourrais plus jamais être heureuse. Et ce que vous dites, avant même de parler d'ajouter de la vie au jour auquel on va venir, mais c'est aussi que cette souffrance-là, il faut laisser toute sa place dans la première étendue, ou peut-être tout le temps, mais parce qu'on a tendance à dire aux gens, "allez, ça va aller, fais-ci, fais ça pour aller mieux". Peut-être qu'il y a aussi ce message dans un premier temps. En fait, non, ce n'est pas possible d'aller mieux. Il faut aussi laisser cette souffrance. Oui, alors, c'est parce que je me dis tout de suite. C'est important de se dire parce qu'il y a aussi ce qu'on est au fond de nous. On peut avoir entendu des choses inspirantes, des lectures qui vont nous accompagner, etc. On réagit quand même à notre insta. Et c'est important de laisser cette voix parler. C'est important de laisser la souffrance exprimée dans toute sa simplicité aussi et dans toute sa dimension qui parfois nous effraye. Moi, de me mettre dit, je ne serais plus jamais heureuse et vraiment de la voir penser profondément. Ça m'a permis de me rendre compte que ce bonheur que j'allais, que je connais à nouveau, c'est un choix. Et c'est toute la différence. J'ai choisi d'être heureuse. Depuis, j'ai choisi d'être heureuse. Alors, comment ça s'est passé ce moment du choix? Alors, c'est pas un moment précis. C'est une multitite de moment et c'est exactement ce que vous disiez tout à l'heure. C'est ajouter de la vie au jour. Et ajouter de la vie au jour, c'est pas que se concentrer sur la joie. La seule façon pour moi d'arriver être heureuse aujourd'hui, c'est, et vous l'avez très bien dit, de laisser une place à ma peine. Sinon, je vais faire semblant tout le temps. Et ça, je ne le comprends pas tout de suite. Au début, je me dépatouille, je essayais de trouver une voix, je essayais de savoir comment faire et réécer de petite phrase qui arrive qui est pas de moi, un qui est de professeur Bernard. Un éminent en cancerolo qui a marie quelques années, ajouter de la vie au jour quand on ne peut pas ajouter de jour à la vie. J'ai compris rien. Pour moi, ça veut juste dire jouir, profiter la boulimie de la vie, parce que c'est trop court. Et puis, je ne me perceuse pas. Enfin, c'est faire semblant. En filet un masque de clône pour cacher les larmes. Et tu ne me dis non, ajouter de la vie au jour, c'est quoi? C'est vivre tout simplement, tout ce que l'on a à vivre. Et si, à l'instant, je suis triste, j'ai aucune raison de chasser ma peine. J'ai aucune raison de faire semblant de ne pas être triste. c'est normal que je suis attriste. Et c'est remettre un peu les choses à leur place, et un peu d'édramatiser aussi. Et j'ai pleuré immensément, et je pleure encore vraiment beaucoup, mais du coup, d'aller jusqu'au bout de cette peine-là, de se voir que les larmes, elles vont, à moins, se sécher, sépuser, s'apaiser aussi, ça permet de laisser la place à autre chose. Donc, cette cohabitation est possible que si on vit vraiment la peine, sinon on fait semblant tout le temps. Et puis, c'est voir, en fait, qu'il n'y a pas de concurrence entre les deux, ni, en fait, nécessairement, de balancier, c'est-à-dire qu'on ne va pas arriver à être heureux parce qu'il y aura un bonheur immense qui va pouvoir renverser la peine immense. Ouais, mais ça un peu se dit au début. Au début, on se dit, il faut quelque chose. L'immense souffrance comme ça, elle va tout gommer. Elle va effacer les petites pènes, ou à ce dire, je ne ressentirais plus rien. Vous voyez, ce sentir des amis, finalement. Je vais pu ressentir la petite contraire, y'a été de mes copines, enfin, ou du monde. Je vais plus râler parce que j'ai raté le métro. Alors, moi, je quand même bonnera le temps. Alors, on pourrait dire, tant mieux, ça va essayer. Non, parce que c'est humain, il y a quelque chose. On peut dire, je peux moins râler, parce qu'on prend la décision, mais c'est autre chose. Et puis, je vais pu ressentir le petit bonheur. Je ne ressentirais quelque chose à l'échelle de ma peine, mais c'est pas possible. Je ne peux pas connaître de bonheur aussi, grand aussi, fracassant, on va dire, que cette timmement souffrance. Et là, je découvre que mes immenses bonheurs, c'est des tout petits bonheurs, que juste la possibilité d'être heureuse, de fête de l'être un tout petit peu, c'est explosif, parce que c'est tellement incroyable. C'est tellement inattendu, de se dire. Enfin, on a tous des images d'un chambre guerre, d'un chambre ruin, et puis il y a une fleur. Il y a une fleur, et le soldat est tombage nou, et il pleure devant la fleur. Il pleure parce que ça l'émerve, ça dilate quelque chose dans son cœur et ça lui donne confiance dans la vie. Et ben, moi, c'est ça. Moi, dans mon chambre ruin, je suis capable de tomber à genoux et en pleur parce que j'ai vu une petite fleur et que ça me donne confiance dans la vie. Par l'autre petit-leur parmi les choses que vous faites pour le couvollentairement, parce qu'il y a une part des mersveillements, de peut-être de disposition à l'emmerveillement aux clients, se dire, "OK, j'ouvre les yeux, je vois cette fleur", etc. Et puis, il y a aussi des démarches actives. Par exemple, le jardinage. Donc ça, vous vous étiez bien un peu sous. J'avais dit à la pression, c'est une pression, mais sous l'incitation de plusieurs personnes. - Ouais, elle ne sait pas d'ouille, c'est catastrophique. - Encore aujourd'hui? - Non, ben oui, oui. Mais c'est pas grave, je perce vers. J'avais joué tous les pouces vers, quand j'étais petite, non, j'ai pas les pouces vers. Mais c'est amusant d'ailleurs. J'ai pas compris, alors d'abord, tout le monde donne des conseils, c'est super bienveillant. Tous les gens qui s'approchent, merci de cette approche, merci à tous ceux qui sont en prochain, ils arrivent tous avec. L'envie de j'ai assez la peine ou de d'améliorer le quotidien, et c'est super beau. Mais chacun invate son conseil. Et parmi tous les conseils que j'ai reçu, j'ai souvent eu, alors, tu devrais aller marcher, tu devrais aller. Mais tu devrais j'arradiner. Moi, c'est pas quelque chose que je vais faire spontanément, et tout. Et jusqu'à un moment où je me rends compte que c'est main dans la terre, elle est plantée quelque chose, l'entretenir, le voir pousser, le voir aussi mourir, n'être différemment, une plante ne renépa à propre, on parlait ou alors elle n'est pas mort, que ça, ça me reconnecte complètement à la vie et à un cycle, et surtout, à quelque chose qui est plus grand que moi, finalement. À quelque chose ou qu'elle je vais collaborer, mais qui est très indépendante de moi, quand même la nature, c'est pas moi qu'il est créée. Elle va avoir besoin de moi pour l'eau quand il ne pleut pas, ou pour la bonne terre, mais sinon, elle existe sans moi. Et ça m'a fait un bien, mais fou, ça m'a, oui, ça m'a restauré quelque part, vraiment profondément. Je comprends le côté très thérapétique. Maintenant, j'aimerais bien être un peu plus doué, mais c'est pas là. Je vais persévérer, et à jour, j'en ai un beau jardin, un super potager, et peut-être un état de l'omarché. Il y a une des marches qui est active que vous faites, qui est celle de vous verrir les ongles. Qu'est-ce que ça représente ça pour. Ça, c'est fou parce que c'est rien. Je vois que vous aussi, vous avez les ongles vernis, et je ne sais pas si vous l'avez fait pour les mêmes raisons que moi. Je sais pas si vous le faites habituellement. C'est vraiment, à d'ailleurs, j'ai un peu abîmé, ça va me contrarrer. Voilà, petite contrarrilleté dont on parle heureusement que je le ressens. Mais c'est extrêmement contraignant d'avoir. Ah oui, surtout quand vous s'est donné du mal. Et qui d'être d'yère soir, franchement, bon, c'est pas grave. Ça peut paraître très anodin. En fait, ce que ces ongles vernis font, c'est qu'ils me disent plein de choses. D'abord, c'est vraiment un acte de résistance au malheur. Je me suis vernilaison la jour. Il faut comprendre qu'à un moment dans notre vie, c'était quand même Hiroshi, mais on avait nos deux petites films à l'aide. T'as-y ce qui était vraiment en train de mourir. Asyl, ce qu'on essaie de sauver, gasper au milieu de tout ça, qu'on essaie de donner une vie la plus normale possible. Et moi, je t'ai. Vous savez que je suis coquette, mais là, j'étais assez négligée. Je vais même mettre en jogging, enfin, je veux dire un truc incroyable. Mais parce que c'était pas ma priorité. J'avais oublié ce que j'étais au fond de moi, la coquette que j'étais, je l'avais laissé tomber. Et puis un jour, je suis tombé sur un petit pot de vernis, et je cherche un médicament pour taïste. Enfin, un crème, plutôt une crème de soin. Je trouve ça un pot de vernis. Et c'est comme si m'avait dit, "Basie, prends le temps." Et donc, je me suis fait les ongles, c'était ils mondes. Mais j'ai senti un sentiment de reconnection à moi-même. Oui, je ne suis pas que la mère d'un enfant malade. Je ne suis pas que la femme qui souffre. Je suis aussi la coquette. Elle continue à cohabiter. Les suisse à place. Encore une fois, c'est ne pas tout définir à travers juste un prisme. Les suisse à place. Donc, c'est vraiment le bien que ça m'a fait à ce genre-là. C'est de me dire, "Je suis resté la même". Et parfois, si c'est pas ma priorité, je n'ai pas me faire les ongles, mais on devonne régulièrement parce que je me fais les ongles tous les deux jours. En me disant, "Mais vous avez le temps?" "Non, je n'ai pas le temps, mais je le prends." Et là aussi, c'est une démarche active pour et puis ça prend du temps, le temps que ça s'ège, etc. Mais si je ne prends pas ce temps, c'est-à-dire que je passe à côté de quelque chose qui compte pour moi. C'est pas toujours une priorité, mais ça compte pour moi. Et je suis vraiment très étonné de voir que cette vernis terapie, c'est pas moi qui amantait le terme, mais en fait beaucoup, il y a d'air. Il y a d'air et il trouve aussi une possibilité d'être soi et une possibilité d'être pas de lutter contre malheur. On lutterera contre malheur. Mais de lui faire un peu l'anique. Au quété là, mais moi aussi, je suis là. Est-ce que votre rapport, peut-être, à la féminité de manière plus globale, a changé avec ces épreuves? Oui, je pense qu'elle a changé de façon pas très ajustée, d'ailleurs, à un moment après l'amor de Daisilis, quand je me suis retrouvé la seule femme à la maison. Et c'est très différent. J'ai des amis qui ont pas de fille, mais c'est très différent d'avoir du défi de me plus en avoir. C'est pas je n'ai pas eu de fille. J'en ai eu, et je ne les ai plus. Et je pense que après l'amor de Daisilis, notamment, j'ai exacervé ma féminité. C'est comme si j'avais les tendards de la féminité, dans la famille. Alors que j'ai une grande chance d'avoir dans les trois hommes, bon Marie et mes deux fils, ils ont tous une part de féminité qui est très assumée, en fait, une délicatèse, une attention, etc. Enfin, il n'y a pas que les femmes qui sont des camés, quelque chose quand même de très féminin, je trouve chez eux, et de très masculin aussi, mais il y a tout est bien ajusté. Mais moi, j'avais un espèce de. Je vais quelque chose à défendre, en fait. Et au début, c'était pas ajusté. Au début, c'était autre à jeu. C'était comme souvent, quand on a souffert, on va un peu loin avant d'arriver, à trouver de la paix et une position plus. Voilà, plus stable, plus juste. Quand on parle la jeter de la vie au jour, on parle de plusieurs personnes ou entité aux gens desquels ajoutaient de la vie. Il y a aussi votre couple avec le week. Qu'est-ce que ça fait un couple des épreuves comme ça, est-ce que ça l'ent aille, est-ce que ça l'en force, est-ce que ça fait toi la foi? Alors, est-ce que ça fait? Est-ce qu'on en fait? Moi, je crois que ça ne rend jamais fort. Jamais, jamais, c'est vraiment. Ça, c'est la phrase que jeter, est-ce le plus, qui tu parles en plus fort? Non, on va arrêter de dire que la souffrance a renfort. C'est pas ça. Oui, quand on est consolé, on est fort de cette consolation. Mais la souffrance, c'est avoir une plaie dans le cœur. Ça lui permet pas de battre correctement. Bien sûr que ça fragile les un couple. On le sait, on d'abord un couple, c'est, en soi, c'est fragile. C'est. Abérent un couple quand on y pense. Moi, j'adore, j'adore. Et moi, l'idée de passer toute ma vie avec le même homme, ça peut être complètement ringard, mais j'adore. Peut-être aussi, parce que j'aime profondément cet homme-là, mais je travaille pour les mecs aussi. J'aime tout ce que je suis pour les mecs aussi. Mais oui, c'est difficile un couple. Il y a quelque chose de. De pas logique à passer toute sa vie, quelqu'un ou des mecs ou de choisir, ou des mecs, avec sa défaut, sa qualité, puis ou bien, la flamme passait, quand même, on voit plus les défauts de la qualité. Mais ça entaille tout. Et. Et à la fois, ça peut rapprocher, enfin, nous, ça nous a rapproché, à partir du moment où encore une fois, il y a une des marches actives. Loïc ne souffre pas comme moi, pas du tout, enfin, c'est ce qui va provoquer chez lui la souffrance, n'est pas la même chose, ce que ce qui prend. Alors oui, on souffre de la même chose dans son mort. Mais ce que ça fait réagir, c'est pas la même chose, non? Et c'est facile de se consoler quand ça explose. Les moments où on apprend, on la maladie des filles, on est côte à côte à la mort des filles, le moment tragique, on apprend la mort de Gaspar, c'est facile, on ne s'en soucez. Instinctif, on se pose pas de questions, on se prend dans les bras, on s' sert, etc. C'est plus difficile à la tranquillité du quotidien, quand moi, je souffre pas, et que lui, oui, par exemple, parce qu'il y a quelque chose qui a activer sa peine et que ça me demande d'aller le rencontrer. Et en fait, si c'est motivé par la mort, tout ça, toutes les fois, il y a poursait pas ça l'on a eu, j'ai pas rendu envie d'aller le consoler. Le nombre de fois, il n'a pas eu l'unvidal même consoler. Parce que c'est difficile, quand on est bien, D'accord. se confronter à la peine de l'autre parce que forcément je vais pleurer. Forcément ça va, remerce et j'ai pas envie, je suis bien là, faut-moi la paix. Je fais semblant parfois de ne pas avoir qui pleure, je fais semblant de ne pas avoir qui les tristes. Mais en fait, je me reconnais que toujours à la mort que j'ai pour lui. Et puis je me dis qu'est-ce qui ferait pour toi là, à sa place. Alors vas-y, tu risques rien, ça toujours se risquait dans le bonheur, tu risques rien à le consoler. Et vraiment, je pense que si notre couple, il est immensément fragile de notre couple. Mais si il tient, c'est parce qu'on a conscience qu'il est fragile et parce qu'on n'aura jamais une occasion de se consoler. Et puis aussi de faire la fête de s'émé, de danser jusqu'au bout de la nuit, on a d'or faire la fête et danser et on le fait. Mais pas comme une boule-y-mille, on est capable de faire la fête comme des fous et l'handement de pleurier parce qu'on est tristes et de le faire ensemble. Alors je veux bien qu'on s'arrête un peu plus en temps sur le fait de consoler. Qu'est-ce que c'est exactement que la consolation? Ah! C'est fou parce que on se pose tous la question. Hier, j'ai eu trois messages assez touchants de personnes qui étaient dans l'horrentourage et vivaient un dessert, un essai de jeunes, souvent des conditions dramatiques ou de suicide comme Gaspard et qui me disait "Ah! Je sais pas quoi dire si je vous plaie qu'elles sont les mots." C'est fou, hein? C'est fou parce qu'on est tous concernés par la souffrance, soit par la autre institution, je ne suis pas en train de jeter un sort à tout, mais forcément ça fait partie de notre vie. Donc on y est, soit, soit même parce qu'on va souffrir, on va voir, voilà, je ne vais pas faire la litanie des souffrances, mais ou soit parce qu'on va être accompagné des gens qui souffrent. On devrait instinctivement trouver les mots, savoir quoi faire comme ça fait partie de notre humanité et on ne sait pas parce que ça demande un ajustement permanent. Je crois que la consolation, c'est une rencontre qui se fait. Un moment donné, un trinqueur qui pleure et un cœur qui soura pour accueillir ce cœur. Alors du coup un cœur qui va se mettre à souffrer aussi parce que on souffre un de quand on console, on souffre de voir l'autre souffrée aussi. Très souvent on va pleurer par communication, enfin. Je crois que la souffrance, la consolation, on imagine trop que c'est chasser la souffrance. Et du coup, on s'en sent un puissant quand on a des grandes souffrances et choses qui vont ternir ou impacter la vie longtemps, on se sent tout petit, on se sent bien able, et que nous pouvons, nous pouvons jeers, on dit mais et c'est très découragant d'ailleurs. Alors que c'est pas une poudre magique, c'est pas une formule incroyable, c'est juste donner une confiance à la personne à un instant. Et confiance, je t'aime, et confiance, je suis là. Et confiance en toi, c'est apporter de la paix. Voilà ce que c'est la consolation je crois. C'est pas du tout chasser la souffrance, c'est chasser ce qui va cohabiter que la souffrance et qui est explosivement à souffrance, c'est la peur. Le pire ennemi du bonheur, ce n'est pas la souffrance à mon avis, c'est la peur. Mais elle est intrinsèquement anglai à la souffrance. Il n'y a pas de souffrance sans peur. Faites, ouais, je pense qu'elle est l'habite toujours. La peur, la première peur, je vais pas y arriver. C'est une peur, c'est pas un constat, je vais pas y arriver, au secours je vais pas y arriver. Comment je vais faire? C'est une peur. C'est une peur parce que la confiance était fondrée. Et la consolation petit à petit, elle vient restaurer cette confiance. Mais c'est impressionnant. C'est impressionnant comme elle vient dans une simplicité, dans des mots. D'une évidence, alors si les mots sont pas habités, ici ça ne crue, une sainte tarien. Mais la personne qui s'assie à côté de vous, un peu, on sent qu'elle allait main moite, qu'elle est pas bien, qu'elle préférait être autre part, mais qu'elle est là parce qu'elle vous aime et parce qu'elle est concernée par votre souffrance parce qu'elle tient à vous et que ça l'impact, et qui vous dit bah je sais pas trop quoi de dire mais tu sais je suis là, et moi ça me retourne le cœur. Moi ça, je me sens capable de lui ouvrir mon cœur, ma tête, je suis capable de glottir dans ses bras comme une enfant dans les bras de sa mère à ce moment-là. Voilà ce que c'est que la consolation. Et est-ce que demander à la personne qu'on voudrait consoler de quoi tu besoins? Est-ce qu'il y a aussi parfois quelque chose qui devient de sa part? C'est-à-dire qu'elle aussi doit pas dire parfois en fait j'ai besoin d'être consolée ou j'ai besoin de ça? Ah ben complètement. Parce que c'est une relation, c'est un échange. Alors souvent quand on souffre on a un peu dans une posture. On n'y peut rien, on fait comme on peut. Mais on a un peu enfermé et on a le sentiment inconscient que c'est l'autre qui doit venir à nous. Et un peu je ne sais pas si vous connaissez cette blague que j'adore de la Dame qui va voir le médecin et le diger mal. Et à bon vous avez mal ou? Ah vous avez pas envie de le dire, c'est à vous de le digner? Non, il faut que vous le dis. Vous criez que la vache elle le dit au veterinaires ou à ce qu'elle a mal? Non non non. Et ça, en fait, quand on souffre, c'est un peu je vais pas bien. Mais qu'est-ce qui t'arrive de quoi t'abesons? Ah bah t'as qu'à deviner si tu m'aimes devines. C'est toujours ça, non jeux. Si tu m'aimes, tu devrais savoir, ben non. Je sais pas, c'est pas parce que je t'aime pas. C'est parce que je ne vie pas ce que tu vies. Ça, c'est toutes les phrases qu'on entend, il ne peut pas comprendre ce que je vis. Non, évidemment, évidemment que celui qui n'a pas connu une situation pareil, ne peut pas comprendre. Et quand bien même il le réconnu, quand bien même je me retrouve à ça quelqu'un qui a perdu ses trois enfants dans les mêmes circonstances que moi, oui, on aurait des choses en commun dont on pourrait peut-être parler très intimement, mais il y aurait toujours quelque chose de propre. Le but c'est pas de comprendre pour consoler, c'est juste de s'approcher. Et c'est vrai qu'interroger l'autre, alors c'est toujours des liquages. Je trouve qu'il faut jamais calquer, c'est pour ça que vous êtes très s'adapter à la situation et c'est de s'ajuster à ce dont l'autre a besoin. Ou que l'autre a besoin ou ce que l'autre, ce qu'il dégage, ou ce qu'il dégage absolument. Ça demande de tous laisser ouvertes d'abord le cœur mais pas que le cœur, tous les sens. Et parfois, interroger le besoin ou de quoi tu envie? Parce que l'envie, quand on souffre ou l'oubli, on est dans une nécessité vitale absolue, donc le besoin on peut le comprendre, mais de quoi tu envie? Et moi, parfois j'ai répondu de chocolat. J'ai envie de chocolat. Ça veut dire beaucoup en fait, le chocolat. Et quand la personne me dit, c'est vrai qu'elle revient avec sa table de chocolat, elle a l'impression d'avoir… Et on s'en super utile quoi? Ah ouais, elle s'est sent utile et moi j'en suis très heureuse aussi. Et avoir cette simplicité là aussi, parfois de dire, j'ai besoin j'ai envie d'un tout petit truc. Qu'est-ce qu'elle vous en a pris votre fille? Je crois qu'elle m'a repris beaucoup de la vie. Beaucoup de la vie, de la vie avec un grand v, de la vie pas dans le nombre d'années, justement. Moi, jusqu'au-là, j'étais bêtement… Donc la vie, c'était un temps finalement dans lequel on allait vivre des choses et puis plus on était performants, mieux c'était. Enfin, je grossois un peu le tram et je n'en suis pas loin au, quand même. Et elle m'apprête complètement autre chose sur la vie et sur la mort en fait. Elle m'apprête qu'une vie entière, ça peut être 3,3,4 et 10 ans et demi. Ça, c'est fou parce que elle rater-sur, je dis pas que c'est bien pour ce qui reste de vivre 3,4 ans et 10 ans et demi. Mais je pense qu'elle, elles n'ont pas le sentiment d'avoir raté quoi que ce soit. Enfin, elle n'était pas dans cette logique-là. Elle m'a appris surtout, elle m'a réappris à écouter l'enfant qui était en moi, à l'enfant qui a connu ça, vivre l'instant présent. Et quand on vit l'instant présent, on s'est m'encipe de la temporalité de la vie, justement. C'est pas un nombre de jours, c'est pas un nombre d'années, c'est ceux qui se vivent maintenant. Elle, elle, elle, elle a été très connectée à ça, elle avait rien d'exceptionnel en ça, c'est juste que c'était des enfants. Et qu'elles n'ont pas anticiper la vie. Par exemple, j'ai une grande affection pour Éric et Manuel Schmiedt et j'ai lu, j'ai dévoré, quand j'étais jeune, au scar et la dame en rose. Mais je ne suis pas tout à fait d'accord avec ça. Pensez qu'il ne pensait d'adulte, finalement, ce petit garçon qui va mourir et il va vivre les 10 prochains jours, peut-être que je me trompe sur le nom mais pas importe. Comme si chaque journée était 10 ans. Et d'abord, en fait, c'est consolant pour ses parents parce qu'à la fin des 10 jours, il a rien loupé. Mais en fait, c'est pas ça un enfant. Il ne va pas connaître d'expérience amoureuse, il ne va pas. Non, il n'en a pas besoin pour être heureux à l'âge qu'il a et à l'instant de sa vie. Et on peut dire oui, elle a pas eu son bac, elle a jamais dit d'amour, elle a pas passé son permis de conduire, mais ça n'a pas manqué à sa vie. Voilà ce qu'elle m'a appris. Et ça a tout d'un coup, ça réunit juste quelque chose très profondément sur la vie. La maladie, elle entraîne la perte progressive des capacités et aussi des sens. Est-ce que le fait d'évoluer au côté d'elle et de les voir quand même continuent à communiquer avec vous, avec l'envoyant à chaque fois et au fur et à mesure des jours, est-ce que vous aussi, ça vous a peut-être appris à voir différemment, entendre différemment peut-être sentir différemment? Ah oui, complètement. Là, je parle après des années. Sur le moment, c'est juste horrible. Sur le moment, on est perdu, on sait pas quoi faire. Donc en effet, c'est une maladie qui est dégénérative. Taïse, Islis, elles ont une évolution tout à fait normale et elles ont perdu. Donc elles ont marché, elles ont parlé, elles ont continué à parler dans leur tête. Elle ne pouvait plus parler à la fonction motrice de la parole, mais elle l'avait, je suis sûr qu'elles ont continué à faire des phrases dans leur tête. Et en fait, on se sentait perdu parce que on est à la fois très riche de nos moyens de communication, mais il m'en s'est m'en pauvre, parce qu'on se dit, "Sans ça, je ne peux pas". Et sans ça, il reste tout le reste. Et moi, je ne suis toujours pas assionné par l'étude du cerveau, et quand on dit qu'on utilise que 10% de nos capacités est tout, mais elle est nous invite à aller un peu plus loin, justement. Elle dit, "OK, tu parles pas, je ne parle pas avec des mots, mais j'ai des choses à dire, état des choses à me dire et on a des choses à communiquer, comme on fait. Comment on trouve notre chemin? Et moi, je suis émerveillée, j'étais fière, même, très fière. Je me disais, j'ai réussi à les comprendre, à les entendre, jusqu'au bout de leur vie. Il faut comprendre que si je dis comme ça, c'est terrible, mais je vais les relier au cœur de taïste. Taïse, elle a vécu un an, à l'onger sur un lit, sous-ordemette avec les paralysés. On s'est dit, "OK, entre guillemets, un légume d'exploitation à vomir, mais voilà, on l'utilise malheureusement sous." Non, un carcuba, une petite fille qui est restue, une petite fille qui a envie de communiquer, qui a envie de. Et qui arrive, qui arrive à partir du moment où nous, en se met à son niveau, en se met à son écoute, qu'on oublie notre façon de faire pour rencontrer la sienne. Est-ce que j'ai adoré c'est un jour, c'était avec Asylis. Asylis était en fauteur roulant, elle pouvait plus parler non plus. Et puis Gaspard dit "Non mais tu me soules, tu sors de ma chambre, qui sors sa chambre de lui, et là que la porte". Et moi j'arrive à me tomber Gaspard, ça va pas, enfin tu traites pas ta sœur comme ça, et tu lui parles pas comme ça, et il me dit "Ou, fous qu'il dit "Non mais t'entends comment elle me parle elle". Et je. et je fais qu'elle ne parle pas, et je n'ai pas dit, parce qu'en fait, dans sa façon de s'exprimer, elle a mon avis, elle avait dit à son frère, "tu me soules de la même façon quoi, et c'était disputé comme des enfants". Et c'est ça en fait, c'est tout d'un coup, au lieu de ne voir que ce qu'on a perdu, de chercher d'être déchets. Ok, il s'agit pas comment je fais, qu'elle chemin je trouve. Et finalement ce, ce possible, cette confiance encore une fois, que l'on investit, ça ouvre un champ incroyable. Arthur, il avait 13 ans quand Gaspard a mort, est-ce que c'est un risque à ce moment-là de le couvrir d'un amour qui serait trop grand pour lui? Alors je ne suis pas si il y a de l'amour trop grand, je ne espère pas qu'il y ait de l'amour trop grand, mais en tout cas d'investir quelque chose de trop grand sur lui. Ouais, de concentrer sur lui un amour qui n'est fait qu'il concerne les autres. C'est un risque énorme. Alors je vais essayer d'être honnête, parce que pendant j'ai m'a écrit dans "Ajouter la vie" au jour, pas ce que j'étais convaincu, j'ai dit "Je ne ferai pas peser Arthur le poids du survivant". C'était mon. Ouais, ma mission presque dans la vie, parce que oui, c'est trop dur pour lui évidemment. Je disais tout à l'heure, je ne suis pas comme une mère qui n'a pas eu de fille, il n'est pas comme un fils unique. Il a trois frères et ça, qu'il n'a plus. Est-ce qu'il vit avec des fantômes, est-ce qu'on lui fait peser toute l'absence des autres? Et pendant longtemps, j'ai dit "Non, non, mais pas du tout, je l'ai lu de contre ça et tout". Et non, je n'y arrive pas. Non, je n'y arrive pas. Et ça a été. Et de me dire, je ne peux pas, c'est aussi accepter que tout ça s'a profondément impacté. Et que je ne suis pas la même. Alors, je suis, il y a quelque chose qui a résisté et c'est magnifique et resté. Mais évidemment, ça a perturbé mon chemin, ma façon de m'occuper, pas d'aimer Arthur, mais de m'occuper lui, d'avoir peur pour lui, si vous saviez, comme j'ai peur pour lui. Alors maintenant, je suis rassuré, je crois que toutes les mers ont peur pour leurs enfants, qu'est-ce qu'elles évequées? Mais moi, c'est surjoué, évidemment, parce que c'est impossible et possible. Moi, il a 5 minutes de retard, pour moi, il est mort. Et donc, j'essaie de ne pas lui dire, je ne le fais pas sentir. Je le sens parce qu'il. Ça a été une discussion un peu apres, ça était, il me dit, "Main, si tu me fais peser un truc qui est trop lourd, et je vais essayer, et puis je lui ai dit, avec simplicité, vous de quelques mois, je vais dire, en fait, je n'y arrive pas. Je n'y arrive pas, donc je m'en excuserai, si tu veux, ou on peut avancer ensemble, on peut trouver un chemin ensemble, mais moi, ne pas avoir pour toi, pour toi, je n'y arrive pas." Donc, je vais. On fait en sorte que tu ne le sens de le moins possible quand tu mets comme ça, mais ça, que c'est mon chemin aussi. Et c'est beau, en fait, je trouve de se dire, je fais comme je peux, mais il y a un moment, je peux pas faire autrement, parce que j'ai ma souffrance, en fait. Et là encore, de dire trop fort, trop non-arture ne va pas souffrir du poids du survivant, s'igné la souffrance. Et tout d'un coup, j'ai avancé un peu plus dans l'acceptation de ma souffrance et de l'impact que ça a sur sa vie aussi. Je pense que c'est juste que l'on veut, parce que c'est le modèle un peu de. C'est la c'est ce qu'est la belle souffrance, en fait, la plus grande grande d'Ordam, le dire non, ça n'impactera pas, mais en fait, c'est impossible. D'ailleurs, qui est des drapes comme ça dans des familles ou pas, c'est très souvent, que les mers ou les pares sur un vestis un enfant, plutôt qu'un autre, pas un c'est. Et en fait, chacun sait qu'il y a un peu, et c'est trop beau de dire ça. Et après, c'est une question de discussion et de relation avec l'enfant, parce que c'est aussi à l'enfant de dire, "là, maman, c'est trop, enfin, je vais dire, "Oui, dans toutes les familles, en fait, je vois ce que tu fais et je vois de où ça vient, moi pour moi, c'est pas ok." - Oui, oui, chacun serait juste en dommage. - En général, la saison a une de l'espace, si elle me manque ça, et qu'un vocabulaire un peu plus fleurie, mais vous avez toutes. Vous savez, tout à fait raison, et je pense qu'il c'est la chose qu'il faut souligner. Tout ce que j'expérimente, c'est des choses normales, sauf que la souffrance les exacerbe. Dans l'éducation de mes enfants, l'amour que j'ai pour mes enfants, etc. Je suis sûr que si je parle avec une autre mère, sans dire ce qui m'est arrivé, on aura des points communs, on est fait sur. Je sais pas ce que mon enfant va devenir, comment il est grandi, etc. Un peu de la nostalgie de quantité était petite. Tout le monde peut connaître ça. Sauf que la souffrance, elle vient donner une dimension supplémentaire à tout ce qui est naturel, finalement. Et c'est parfois le ramener juste de faire descendre un tout petit degré pour que ce soit vivable. C'est salant au jeu. J'ai récomparlé un petit peu du Fisside parce que c'est un députant tabou dans la société. Ça fait peur, on n'a pas envie de s'en approcher trop près, on sait pas comment avoir dit le sujet. Et en même temps, n'importe qui, il était confronté de près ou de l'an au suicide. C'est qu'il y a. Ça convoque toujours une énorme part d'un compréhension, évidemment, mais aussi très souvent d'un sentiment de culpabilité, la part de l'entourage. Est-ce que ça a convocé ces sentiments chez vous et comment ils ont été vécues à adresser, je sais pas si y a adresser, elle m'a. Ça a un sujet éminemment délicat, mais il faut y aller, en fait. Il faut pas arrêter de se faire. Parce que c'est une réalité. On aimerait que ça n'existe pas, ça existe, et ça existe malheureusement. On voit une jeunesse qui peut être pour la première génération à plus peur de vivre que de mourir. Donc, c'est très très préoccupant. Encore une fois, c'est une confiance à restaurer. Et cette confiance, elle vient aussi du fait de leur parler de la souffrance, je crois. Et de leur parler de ces sujets, la râte de son, on ne va pas sur l'obsession. Ce n'est pas le sujet, donc il faut les avorer de tir parce qu'il faut leur laisser leur insouciant, c'est leur joie quand ils en ont. L'inconspréhension, elle est normale, et je crois qu'il y a une chose qui ne faut pas chercher. Enfin, il ne faut pas, je n'aime pas les, il faut pas, mais. Et, moment de la pubbligée, c'est chercher à comprendre ce qui est incompréhensible. C'est un mystère, je pense que le suicide. On peut avoir des explications psychiatriques, psychologiques, contextuelles. C'est tellement anti-naturale. Là, c'est un de vie est tellement fort normalement que c'est incompréhensible. Enfin, pour moi, qui est une goût de la vie immense, c'est incompréhensible. Je vais quand même m'arrêter deux secondes sur quelque chose, et encore une fois, je marche sur des œufs. Je suis très inconfortable avec le fait du choix de mourir, il a décidé de mourir, je sais pas quoi. Moi, je comprends, Gaspard, il a eu une dépression, il a fait une dépression nerveuse, tellement profonde qu'elle en était existentielle et fulgurante. C'est-à-dire, c'est pas des années et des rangs, c'est quelques mois qu'ils ont plongé dans un abîme. Mais Gaspard, il voulait vivre. Enfin, c'est ça qui était fou. Moi, j'ai vu ce battre comme un lion, mais il a fait tout ce qu'il a pu, en fait, jusqu'à demander à être hospitalisé pour se protéger de cette pulsion intérieure, finalement, qui le dépassait et qui sentait qu'il gagne du putéran au fur et à mesure que lui s'affaiblissait. Je crois qu'il a jamais choisi de mourir. Et je pense qu'il voulait plus souffrir. Souvent le suicide, c'est ne plus vouloir souffrir. Et pourquoi, à ce moment-là, dans la tête, il n'y a pas d'autre issu que la mort-jeanne, c'est pas. Mais c'est quand même important de le souligner. C'est difficile d'imaginer quelqu'un à voulo mourir. C'est de ses notes premiers cris, mais comment il a pu, alors qu'on l'aim autant, alors qu'il l'aim autant, il l'a vina. Amoureuse, il est plein, copain, comment on peut. C'est vrai, il y a quelque chose de mes tutat-trailles, mon amour. Non, parce que j'ai pas choisi de mourir. Je pouvais plus souffrir. Je n'arrivais plus. Je n'arrivais plus. Je suis portée ça. Ça remet un peu à ça juste de place et tout d'un coup c'est plutôt mon pauvret gérée. Qu'est-ce que ça dit souffrir pour en arriver là? Et on ouvre le cœur différemment plutôt que de chercher à comprendre. Mais pourquoi tu m'as fait ça? Qu'est-ce que tu as dû souffrir? On replace un peu. La culpabilité, je vais être. Encore plus délicate parce que j'ai une chancine, oui, je n'ai pas ressenti de culpabilité. Mais parce que ça s'inscrit dans un contexte, c'est-à-dire que Gaspard est venu un jour en ongisant. Les parents ne sais pas ce qu'il m'arrive. Ça va pas. Il nous a expliqué ce qui se passait, c'est pulsion de mort qu'il avait. Mais je comprends pas. C'était vraiment un bon vivant. C'est plus la fête qu'il restait en fermer chez lui, mais je comprends pas ce qui m'arrive là. Et donc en fait il nous a donné plein de clés et plein de. Et surtout il nous a donné la possibilité d'agir de son vivant. Ne mettre tout en neuf pour le sauver. Et ce que je vais dire est peut-être très chocant. Mais pour moi ça a été libérateur. Un jour j'ai compris le soir de Noël que l'amour pouvait pas tout. Que mon amour ne le saurait pas. C'est épouvantablement difficile pour des parents de se dire ça parce qu'on se dit, je les aime tellement que je vais changer sa vie. Non. L'amour empêche pas le chemin singulier de la vie de chacun. C'était une nuit de la nuit de Noël Gaspard que je pense vécu un abîme dont on a été témoin. On était effrayé. On est resté collé à lui en disant si on sort de la pièce, il meurt. Il était, il pouvait passer la main dans ce yeux, il n'y avait plus personne. Il était loin de nous. Là je me suis dit "je l'aime tellement et je lui dis "je t'aime" et j'avais un rock dans mes bras. Je ne l'avais pas. Je me suis dit "moi je vais le perfuser de mon amour". Mais non, on ne perfus pas d'amour. Il y a cette adoration, la liberté encore une fois. Je t'en persain par rapport à ce que j'ai tout à l'heure. Pas par rapport à un choix. Mais un chemin qui n'est pas. On peut pas ranger, on ne pouvait pas l'enchaîner, je ne pouvais pas le. Voilà. Et à la fois, c'est extrêmement douloureux à vivre, et complètement salvateur. Mon amour, c'est pas que je l'ai mal aimé, c'est pas que je l'ai pas, c'est aimé. C'est que ça se joue pas comme ça. Donc on a la chance avec leïc, de ne pas avoir de sentiment, du culpabilité. J'assoucie mon homme à ça parce que c'est important aussi. On est au diapason par rapport à ça. On n'a pas de culpabilité. On a fait tout ce qu'on a pu. Il a fait tout ce qu'il a pu. L'hôpital, on aurait pu incriminer l'hôpital et l'émoral pital. Ils ont fait tout ce qu'ils ont pu. Et quand j'ai vu leur détresse quand ils nous ont annoncé la mort de notre fils, j'ai compris que c'était juste un immense souffrance collective. Est-ce que vous avez suivi une thérapie à titre individuel, ou peut-être en couple, ou peut-être avec Arthur, après tout ça? Alors moi, pour tout vous dire, je viens de commencer une thérapie en septembre. Je l'ai pas fait au début. J'ai vu des gens. On a été très accompagnés par un psychiatre pour lequel j'ai beaucoup d'affection et d'amitié, que Christophe André qui nous a expliqué plein de choses, de ce qui pouvait expliquer, et on dit disant, après il y a un mystère qu'on ne va pas chercher à élu sider, ou expliquer ou rationaliser sans interroger le sens de tout ça. Mais ça a été vraiment très très très précieux. Dans les jours qui ont suivi, il nous a fait cette proposition d'expliquer le rap-tu-suicideur. Nous on a amené voir Arthur, on a amené consulté tout de suite, mais pour nous rassurer nous. Parce que vous connaissez ma part, vous imaginez ma peur ce jour-là? Vous avez peur que Dieu s'est séduite? Évidemment, je me suis dit, non, c'est pas que j'ai peur, c'est que je me suis dit, "Il va se suicider, c'est sûr, il va suicider là, enfin." Donc j'ai besoin, nous avons besoin d'être rassuré là-dessus, et là encore on a vu une femme et exceptionnelle, car on remet les choses à leur place. La vie de Gaspard, c'est Gaspard, c'est part-t-ur. Et encore vraiment, c'est important, il n'y a pas forcément des faits d'homino, il faut chasser les fantômes. Et moi, en fait, je me sentais pas le besoin. J'arrive à mon sortier, j'arrive à. Et puis en septembre, ensuite à cette discussion que j'ai vocé avec Arthur, en fait que. Non, forcément, ça m'a impacté. Même si je me sens bien, je pense que je vais bien, et c'est parce que je vais bien que je fais une thérapie. Je ne sais pas si c'est une thérapie, mais je trouve un espace, tous les 4 jours ou toutes les 3 semaines, et qu'une psychologue pour parler. En fait, pour parler en confiance, pour parler de façon assez dédramatisée, et surtout pour parler avec quelqu'un auquel j'ai pas peur de faire mal. Parce que il y a souvent ça dans la souffrance. Il y a des choses. C'est pas que je vais les cacher à Louis, mais je vais lui épargner, parce que je connais sa souffrance et j'ai peur que ça lui fasse mal. Mais amis, mon fils est finalement, il y a des petites choses qu'on garde un peu pour soi, pour protéger les autres, mais en sang qu'on a besoin, juste de les exprimer, de les regarder et qu'elles soient entendues, de les partager finalement. Et dans cette rencontre, avec la. Enfin, cette séance et la psychologue, c'est l'espace que je trouve. Encore une fois, c'est donner un espace à ça. Et je trouve ça bien de le faire aussi quand on va bien. Oui, c'est plus facile d'ailleurs. En fait, finalement, on en va toujours attraiter aux choses que ce soit pour qu'on les passe. Oui, parce qu'on pensait que c'était ça, mais en fait, qu'on a besoin de quelque chose. On gagne un peu de temps quand on y va directement quand on ne va bien. Vous êtes croyante? Oui. Qu'est-ce que votre foi a été bouleversé d'un côté ou de l'autre par ses éproges? C'est amusant parce qu'on pose rarement la question aux gens de savoir si croire ou pas, enfin, surtout dans nos pays, où il y a une forte imprégnation de la laïcité. Mais quand on se frotte à la souffrance, la question est toujours posée. Alors, vous de ce que j'ai lu, vous êtes déjà croyante avant, et ça nous est tout ça rêvé. Même si tu n'es pas croyant ou si tu l'étais mais pas très fratiquant, la veille d'un truc important, tu dis "Alors je ne te parle jamais, mais là, s'il te plaît, fait quelque chose, je te promet qu'elle a venir jeux". Enfin, voilà, c'est des démarches qui. Du coup, se pose avec activité, évidemment, dans tous les situations très difficiles, cette question de la croyance. Mais ça m'intéresse particulièrement de savoir quand on était croyant. En fait, qu'est-ce qui se passe? Est-ce qu'on se dit? En fait, ça veut dire que je n'existais pas, qu'est-ce que ça veut dire en fait si tu exises, ou alors au contraire, et bien en fait, ça n'a rien à voir avec tout ça, et au contraire, ça m'apporte une lumière, une chaleur intérieure. Non, mais ce qui est intéressant, c'est que la souffrance pour quoi elle fait poser cette question, c'est parce qu'elle a ta roche plus grand que nous. Il y a quelque chose qui nous dépasse, d'appuyer, quelque chose qu'on maîtrise pas. Et quelque chose, on se dit "mais, à quoi, à quoi, à quoi, bon? C'est pas à quoi ça sert, pas le sens à te sion là, aucune croyance, aucune foi, on explique le sens, mais je crois que c'est Nietzsche qui dit la souffrance interroge, la foi pour tout croire ou tournié, parce que à la fois, il y en a qui vont y croire, et d'autres au contraire qui vont dire "non mais attends, si tu permets ça, enfin dégage, quoi." Oui, parce que souvent, voilà, on a aussi ces réactions épidermiques, et puis moi, je croyais déjà avant, j'ai pas demandé de conto-ciel, j'ai pas dit "moi, attends, il se passe quoi, explique-moi, qu'est-ce que j'ai fait, fait toi là, qu'est-ce que j'ai fait pour mériter ça? Je ne me suis pas senti victime ou coupable de quoi que ce soit, et j'ai pas cherché dans ce sens-là. J'ai eu besoin de soutien, j'ai eu besoin de me sentir aimé, je me suis senti minable, je le mouaisais, moi, je me suis dit "mais ouais, là, souffrance, ça nommé à terre, je me suis senti à terre, je me suis senti toute petite, toute blessée, toute chétive, et j'ai eu besoin de me sentir aimé, c'est moi aimé, et je me suis senti, aimé, c'est moi aimé." Voilà ce que j'ai expérimenté. J'ai eu zéro explication, et j'en ai pas cherché. J'ai pas tout compris à la lumière de la foi, pas du tout, mais moi j'aime bien Noël, puis on en sort, là, j'aime bien Noël, j'aime bien cette étoile dans la nuit quoi, cette étoile dans la nuit qui guide, alors je le dis d'autant plus que c'est communément répandu, on tire tous la galette des rois, c'est pas trop ce que c'est original, mais c'est pas grave, même même si on n'y croit pas, on connaît un peu l'histoire de ces ramages qui sont l'universalité du monde, qui viennent, qui sont invités par une étoile dans la nuit à venir se voir ce bébé qui vient d'être, et pour moi ce bébé qui vient de n'être pour changer la mort en vie quoi, pour rendre la vie éternelle. Et du coup j'aime ça, je me dis que Dieu, il aurait pu choisir n'importe quoi mettre un néon, les téléportés, etc. Non, il vient inviter la nuit en fait d'une étoile, toute petite lumière qui n'impose rien, il dit est-ce que vous voulez me suivre? Est-ce que vous voulez suivre cette étoile? Et voilà, c'est une proposition qui m'est faite, en fait, pour moi il me propose est-ce que tu veux de moi sur ce chemin? Et j'y trouve tellement d'amour tellement de paie, tellement de réconfort que j'avance en suivant cette petite étoile. [Musique] Comment est-ce que vous avez envie de te présenter en que femme aujourd'hui? J'aime bien dire que j'ai 52 ans parce que j'aime bien cet âge là. C'est marrant, je ne me tous les âges à peu reprimer. Je trouve que cet âge, il y a une espèce de libération à la cinquantaine, je vous souhaite de l'expérimenter avec autant de paie et de bonheur comme moi. Oui, j'aime cet âge qui dit aussi la vie, qui dit aussi ce qui a été vécu et puis qui dit que je suis en vie aussi. J'aime bien dire, mais à commencer par là, je sais aussi dire si j'ai 50 ans, c'est que je vis quoi. Mais si je me présente, je le dis voilà, je m'appelle Anne-Dophine, j'ai 52 ans, je suis Autrice, je suis mariée, j'ai quatre enfants. J'aime bien juste m'arrêter là en général. Si j'ai pas besoin, elle est un peu plus loin. Souvent nous m'en en a un peu plus, je suis heureuse. Je suis heureuse et on va me dire, "Bah, oui, moi aussi, c'est pas la peine de le dire si, parce qu'il y a des moments où c'est incroyable." Quand les médecins nous ont appelés pour nous demander de venir à 5 heures du matin à l'hôpital, on s'est douté, évidemment, de ce qu'ils allait nous annoncer. Et sur le chemin, j'ai fui. J'ai fui en cherchant toutes les touts, vous voyez. On nous en a eu, il nous appelle pour autre chose, il veut que j'apporte un pyjama, il veut n'importe quoi, mais il nous appelle pas pour dire qu'il est mort. Et on arrive en devant le pital à court de mes petits arguments, voilà, que je me raccroche et je me suis dit, "Mais pourquoi tu cherches? N'est-à-quête pas? Évidemment qu'il est pas mort, il peut pas être mort, t'as déjà perdu deux enfants." Et voilà, et j'ai fermé la porte. Et puis évidemment, quand je suis arrivé, ils nous ont annoncés, et qu'il était mort. Et tout à coup, l'impossile est devenu possible. Et c'est effrayant. C'est-à-dire qu'il n'y a plus aucune garantie, aucune sécurité. Et si je, c'est si important pour moi de dire aujourd'hui que je suis heureuse, c'est parce que c'est un autre impossible qui est possible. Ce bonheur que je ne croyais plus, on ne peut pas être reconté mon vie-ça, je ne serais plus jamais heureuse. Je ne vais pas, d'avoir je vais pas y survivre. Et bien si, non seulement j'ai survécu d'abord très instinctivement, puis on consentant à nouveau à la vie à tout ce qu'elle possède, et puis on consentant aussi à être à nouveau. J'ai reçu Delfine Pissant à ce micro, et une question géniale que l'on posait à toutes les personnes qu'elle recevait un entretien d'embauche pour une partie de sa carrière, et que je pose de rien à voir à tous mes invités et que la suïnte. Si demain, vous n'avez aucune contrainte ni matériel, ni familiale, ni culturelle, ni sociale, ni financière, qu'est-ce que vous feriez de votre vie? Qu'est-ce que vous feriez de votre vie à Delfine? Et bien j'espère que je ferai la même chose qu'aujourd'hui, parce que sinon ça veut dire que je suis pas ajusté aujourd'hui. Alors la plus grande contrainte qu'on en général, c'est pas matériel, c'est pas financière, la plus grande contrainte qu'on a, c'est nous. Voilà, c'est ce que l'on est, c'est nos limites, c'est nos capacités, c'est ça notre contrainte et ça je n'en ai pas vu. des frais jamais, je suis ce que je suis. Donc j'espère et je ferai tout pour si dommage n'est plus aucune contrainte, continuez à faire ce que je fais aujourd'hui. Comment est-ce que vous êtes écherré votre rapport à la nourriture? Alors contrarié parce que je suis très allergique depuis que je suis jeune, je suis allergique à quasiment tous les fruits et les légumes, pas au chocolat, donc ça c'est quand même une bonne nouvelle. Donc au-dessus, c'est à la fois une source de vie et une source de mort, pour moi la nourriture, donc ça a toujours été un peu compliqué, à faire un sonier volant en tout cas, mais je suis très gourmand en fait. J'ai une mère qui n'est pas une mama italienne, mais qui est pour élète, quand on arrive chez elle, après un chose qu'on fait tous, c'est on ouvre le frigo et il est toujours plein et il est toujours plein de ce que l'on aime. Et pour moi la nourriture, c'est un langage d'amour. Un langage d'amour pour moi, d'abord en verre moi, de prendre soin de moi, de l'avoir, j'adore les bonnes choses, etc. Et aussi pour ceux que j'aime, moi ça passe beaucoup quand j'en veux dire et quelqu'un que j'aime, je suis préparé un bon plat. Quel lien est ce que vous faites entre alimentation et émotion? Au-dessus, t'as mangé vos émotions, peut-être de jeuner vos émotions? N'est instinctivement, on fait ça, mais mes émotions, j'essayais de les accueillir. Après, j'ai un rapport à l'émotion, mes émotions sont dans le coeur, elles m'ont dans la tête, elles re-de sont dans le coeur. Et le chemin est plus compliqué pour redescendre en fait. J'ai intellectuel, ils a quand même pas mal mes émotions. J'ai besoin d'aller les disséquer, les comprendre, les expliquer avant de les faire passer dans le coeur ou les avoir dans le langage, oui. Donc je ne sais pas si c'est, je ne vais pas avoir une acèse, ni une boule émile et les émotions, mais je peux avoir une certaine retenue, une certaine digestion de l'émotion. Quel est le plat qui vous sauve de tout? Alors, je peux pas en avoir un, parce que justement, puisqu'on a rapport aux émotions, moi, je suis très à l'écoute de ce que, de mes envies, en fait. Il y a, j'ai envie de durer naturellement le chocolat. Enfin, ça, c'est, en tout dire constance, le chocolat, c'est sûr. Mais j'ai le foie qui commence un peu à râler. Mais sinon, ça dépend du moment. J'ai découvert il y a peu la carbonate flamande, je trouve que c'est un frère et confort exceptionnel, et puis j'avoue que j'aime bien la bière en plus. Ça va si pas bien ensemble, parole de belge. Ah, va très bien. En fait, c'est le plat. J'écoute le plat dont j'ai envie. Voilà. Et si je peux avoir faire, surtout, cuisiner le plat dont j'ai envie, c'est celui-ci qui va me réconforter. Qu'est-ce qui a en permanence dans votre frigo? Alors, j'ai envie de dire des fruits et des légumes. Et voilà, pas du tout. Enfin, si un petit peu quand même, le minimum, il y a du fromage. Toujours du fromage assez et plein de fromage, parce qu'on fait beaucoup de dîner du fromage. Pas mal de charcuterie aussi, j'avoue. Il y a toujours une beauté de fromage blanc. Il peut y avoir une beauté de champagne, mais comme je rêve son bulle, il ne dirait pas très longtemps. Il va l'armette offrir régulièrement. En fait, il n'y a rien d'exceptionnel, mais il y a beaucoup de vie dans mon frigo. Alors, quelle est votre rapport à l'yvresse? Controler. Je me méfie des excès. Je me méfie des excès de l'alcool. D'abord, ce que ça me rééçu pas. D'abord, ce que je suis très vite pompette. En êtrement, il faut pouvoir être guillrette. C'est très sympa. Ce stade-là, je veux bien. Mais ensuite, je pense que je peux avoir l'alcool un peu triste. Il peut m'amener dans des directions à ce que je n'ai pas très envie d'aller. Je ne suis pas par l'aide. J'ai jamais envie d'être malade, ou d'avoir la gueule de bois de l'ondement. C'est pas ça. C'est plutôt d'aller explorer des voies que je préfère ouvrir ses portes sobres, qu'il y a les. Parce que j'ai trop bu. Donc, ça m'arrive. Ça m'arrive pas beaucoup de trop beaux, enfin, rarement. Si vraiment, je me laisse dépasser. Et puis, il y a une autre forme d'yvresse. Faisais pas quand on va t'inquiète. Là, je me suis focalisé sur l'yvresse alcoolique. Elle collisée, en tout cas. Mais je pense qu'il y a une yvresse dans la vie qui peut être atteinte autrement. L'yvresse, c'est peut-être de. À l'aché prise, une joie exuberante qui peut venir autrement quand-même. Comment est-ce que vous entendiez avec votre corps aujourd'hui? Alors, très bien. En fait, j'ai la chance d'avoir. Mais, tout le jour, senti très bien dans mon corps. Moi, je suis petit. Je suis beaucoup plus petite que là. Enfin, je suis un mètre 58. Et encore, je suis sûr que si je me remets aujourd'hui, j'aurai un peu perdu. Je suis assez menu. Mais, en fait, j'aime bien mon corps. Puis, je sais pas, c'est un allié. Il me trahi pas beaucoup. Enfin, si, il m'a un peu trahi récemment parce que lui aussi parle, lui aussi s'offre et lui aussi t'entendis. En fait, la journée marche. Je suis fatiguée. Et voilà, il m'a appris à l'écouter ce que je faisais pas trop. Moi, je suis pas du tout sportif. Je déteste ça. En fait, j'ai tout essayé, mais je déteste tous les sports. Donc là, je fais un peu de pilates, un peu de yoga pour me entretenir. Et, étonnamment, j'aime bien le voir lire. Je suis pas sûr que j'aimerais quand je ferai toute fripée, quand ça prend, nous ira partout. Mais encore, je ne suis pas ça, n'arrive pas du jour au lendemain, nous plus. Donc, j'aurai le temps de me faire. Mais j'aime bien le voir vieille, en fait. J'adore ça. J'aime bien voir la vie. Et la voir sur mon corps aussi. Est-ce que vous avez peur de la mort? Je sais pas. C'est un peu personnel ce que je vais dire, mais j'étais là quand à Islas-Ili, son morte. Et j'ai vu une certaine douleur qui rassurante. J'ai vu juste un soupir, en fait, quelque chose. J'ai pas vu des froids, j'ai pas vu d'angoisse. J'ai vu presque même un soupir comme un petit soulagement et une grande paix, surtout. Donc ça s'amorasse, mais en fait, j'ai du mal à la. Pour moi, la mort, c'est la peine aussi. J'ai pas peur, moi, de ma mort, si vous voulez, mais j'ai pas envie de voir le écarture souffrir. Donc c'est très ambivalent. Et. Ouais, j'ai pas envie de les. qui souffra nouveau. Pour vos finales, qu'est-ce que c'est la mort? À la fois assez mystérieux, c'est quelque chose de bien plus grand que nous, mais qui ne se fait jamais son ouf. Et c'est ça que j'aime. Moi, je vois que la mort que j'ai pour ceux qui comptent plus pour moi, pour le week, pour mes enfants, pour mes parents, c'est jamais quelque chose que j'ai choisi. C'est que ça s'impose toujours à nous, la mort, en fait, finalement. On sait jamais comment ça vient, on sait jamais. Alors l'enfant, vous avez des choses très instinctive, mais pourquoi, en fait, qu'est-ce qui fait qu'on aime? Ce petit qui sort tous les deux, c'est un peu ragoutant quand ils sortent, on est émus et tout, quand on perdent les photos, on dit, ah ouais, moi je crois. Mais qu'est-ce qui fait qu'on s'attache autant? C'est un timbre, il y a la vie, la foi, la plus grande source de joie que l'on puisse connaître et la plus grande source de souffrance. Et c'est un timbre lié. C'est Kueleau qui raconte ça, que les larmes de peine puissent au même puits, à la même source que les larmes de joie, c'est à la mort. Mais je crois que c'est le moteur du monde. Il n'y a pas d'amour sans souffrance, je pense. Mais à même temps, est-ce que l'absence d'amour, c'est pas la plus grande source? C'est la plus grande source. C'est un gars qui m'avait dit ça un matin, il m'avait dit, il avait 8 temps, je crois. Ce chemin de l'école pressé en retard comme d'hab, il me dit, "Mais moi, qu'est-ce qui fait le plus souffrir au monde?" Ah, jamais, qu'est-ce qui a avec ses questions? Et je dis, je sais pas, il me dit, "Mais moi, je dis, je crois que c'est l'amour, c'est ce qui fait le plus souffrir, honnêtement." Et il dit, "Ouais, mais tu crois pas que de païmé ça fait tellement souffrir." Mais c'est un grand psychologue. Mais c'est un enfant? Ben, votre pselet écoute un enfant, pas forcément à gasse parmi. Les enfants, si on les écoutait plus, ils ont une sagesse très raisons, c'est pas des petits, c'est pas des petits itis, c'est nous, quand on était petits, on a un instinct de vie, une connaissance de la vie, une espèce de fulgueur, c'est de lucidité. Quand ensuite, à l'âge de raison, à la je raison, c'est pas qu'on a raison, c'est qu'on raison, on réfléchit et on interroge ça. Et c'est très bien parce qu'on va s'approprier tout ça, tout ce qui instinctif on va se l'approprier. Bien sûr que l'amour, c'est la plus grande source de la souffrance, mais sans amour il n'y a que de la souffrance. Alors que si quand il y a de l'amour, il y a peut-être de la souffrance, mais il y a tout cet amour aussi, c'est ce qui dilate le cœur, c'est ce qui fait pas trinqueur. Comment est-ce que vous décrivez votre rapport à la sexualité? Et panouille, je pense. Et panouille et amoureux. Bon, forcément, vous me posez cette question, j'ai mon amantète. Et en tête dans le cœur et dans le ventre aussi. Et j'aime aussi l'avoir et voir ça évoluer avec lui. J'aime aussi la maturité de notre amour, de notre tendresse, de notre sexualité. J'ai trouvé aussi beaucoup d'instincts de vie. Enfin, je ne sais pas comment vous dire. C'est amusant parce que j'avais… j'ai venu plusieurs livres, etc. Après la guerre, soit au moment, d'événement grave ou au contraire de la libération de Paris, etc., qui a eu beaucoup d'enfants qui étaient nés de fond après. Mais parce que faire l'amour dans ces membres-là, c'est un instant de vie. Ce charnel, ce vivant, c'est la… c'est notre connexion à notre corps. Il va me modire pour avoir dit ça, mais nous, la première chose qu'on a fait en rentrant après avoir appris, la mort ne va pas la première chose, mais la mort de Gaspard, c'est qu'on a fait l'amour. On a eu besoin, vital, et charnel, de se reconnecter au vivant et à nous aussi. Et à cette sexualité qui a donné la vie, qui a donné à Gaspard sa vie. Et c'est quelque chose qui est très appaisé pour moi à la sexualité. Alors, il y a encore des choses explorées, étant mieux, mais c'est intimement lié à cet amour et à cette vie, et aussi à la jouissance et au bonheur. Et à ce que on est aussi profondément. C'est un team de l'intime, il vient aussi par cette sexualité qui, pour moi, est aussi l'expression de ma féminité. Vous allez m'enviter de choisir un texte pour me lire à votre. Le premier texte qui vient l'esprit, c'est un texte de sans de terresre rien que pour aujourd'hui. En plus si on peut, je l'entends raisonner avec la voix de Michael Longsdale qui résume la vie, qu'est-ce qui doit, qu'est-ce qu'on doit faire dans la vie, rien qu'aujourd'hui, et m'est rien qu'aujourd'hui. Je ne vais pas le dire, je ne sais pas, je sais, je peux le lire si vous voulez, mais il est un peu l'eau, et m'est rien qu'aujourd'hui, plus rien qu'aujourd'hui, souffrez rien qu'aujourd'hui. Je dois que c'est le texte qui résume ma vie et la vie en général. Pour t'amener, j'ai oupossé plusieurs petites questions qu'elle vous peut répondre assez brièvement. Pouais-vous me dire, le surnom que vous préférez recevoir? Pomme, pomme. Le gros mot que vous aimez le plus utiliser? Ah, je suis tellement grossir, Jean-Héthyl. Et bien, on va te faire cuire le cul. Ah, c'est ce que. Ah oui, c'est ça. Quand on dit ça, c'est un soulagement qui m'est à dire. Ah oui, mais je peux le dire, ça va, on va te faire cuire le cul. Ah, ça fait un bien. Je l'ai dit pas forcément comme une insulte. Ça saura assez régulièrement chez moi. Le jeu auquel vous aimez le plus joué? J'adore le Sky Joe. Le quoi? Le Sky Joe. Ah non, mais dites pas que vous connaissez pas. Ah non. Il vient d'être détrôné, il s'était le jeu le plus vendu. C'est un jeu de carte. En fait, j'adore les jouets parce que c'est le seul jeu, je gagne. Sinon, mon jeu préféré, c'est le puzzle. Mais c'est pas le jeu. J'adore les puzzles. Le truc le plus idéal que vous ayez à faire. Euh. J'ai mis le feu. L'aventure qui a tout changé. Euh, Louis. C'est qui vous mette toujours en joie. La petite joie. C'est qui elle plus difficile pour vous. Me dire que je la révérais jamais. Ça a récois, vous aimeriez faire la paix? Ma peur. Ce que vous aimeriez, quand on dise de vous, que je suis courageuse. Un mot que vous trouvez très beau. Le consentement. La trace que vous aimeriez de ces. Des paillettes. Qu'est-ce qu'il pourrait sentir alors qu'on s'arrête à terminer cette conversation? Je me sens bien et j'ai un petit peu faim. Pour terminer sur une note musical, est-ce que vous voulez bien me donner le titre? D'une chanson qui vous touche? Moi, je n'ai jamais les mistres à l'ignan. Franchement, je manque totalement d'originalité. Qui aussi le titre est dans le commentaire que vous avez réalisé. Donc, je ne l'ai pas parlé mais que je recommande le choix de moi. Non mais, élebixtral gagnant, ça raconte la vie. C'est. Ça parle de toutes les générations. Oui, je crois que c'est élebixtral gagnant. J'aurais pu chercher un truc un peu plus. J'ai adémé. On va se contenter d'élebixtral gagnant. À ma soeur, sur un banc, 5 minutes avec toi. Regardez les gens tant qu'il en a. On parle les vieux bon temps. Qui est mort ou qui reviendra? En serrant dans ma main tes petits doigts. Merci beaucoup, Ednevefine. Merci. J'espère que l'écoute des cet épisode vous aura fait ressentir. Si vous aimez mon univers, sachez que je propose de réflexion personnel sur les sujets abordés ici, à savoir l'amour, la nourriture, la sexualité, dans une usletteur qui s'intitule la vie gourmonde. Vous pourrez découvrir mes textes en vous rendant sur TC4Fontaine, tout attaché pour un substac.com, substacx à sécrire S-U-B-S-T-A-C-K. Le montage de cet épisode a été réalisé par touchprode, la musique est de charrette parfois. Et si vous vous posez deux questions, aussi vous avez des suggestions. N'hésitez pas à m'écrire un message via mon compte Instagram, @discika, tirer du bas, trois fontaines.

Podcast Summary

Key Points:

  1. Anne-de-Fine partage son expérience de vie marquée par la perte de trois de ses quatre enfants à cause d'une maladie génétique rare.
  2. Elle souligne l'universalité de la souffrance et rejette toute hiérarchisation, insistant sur la légitimité de chaque peine.
  3. À travers ses livres, elle transmet un message d'espoir
  4. Son récit met en avant l'importance de la consolation, qui n'efface pas la souffrance mais permet de vivre avec, et la valeur du partage pour créer du lien.

Summary:

Dans cet épisode de podcast, Jessica Troffantaine s'entretient avec Anne-de-Fine, auteure ayant vécu le décès de trois de ses enfants atteints d'une maladie génétique orpheline. Anne-de-Fine explique que son intention en écrivant n'est pas de décrire le malheur, mais de partager le chemin découvert malgré elle : la possibilité de faire coexister la peine et la joie. Elle insiste sur l'universalité de la souffrance, refusant toute hiérarchie, et affirme que chaque douleur mérite d'être reconnue et consolée.

Son témoignage révèle comment la confiance en la vie, mise à mal par les épreuves, peut se reconstruire petit à petit. Elle évoque aussi son enfance au sein d'une famille aimante qui a forgé sa résilience. À travers ses livres, elle transmet un message d'espoir : ajouter de la vie au jour, savourer les petits bonheurs et accepter que la souffrance et la lumière puissent habiter le même espace, ancré dans le présent.

FAQs

Le podcast explore comment des personnes écoutent leurs émotions et vivent avec une sensibilité accrue, en discutant de leur quotidien, de leurs passions et de leur manière de ressentir la vie.

Anne-de-Fine est une auteure qui a perdu trois de ses quatre enfants à cause d'une maladie génétique rare. Elle partage son expérience dans ses livres pour montrer comment coexister avec la souffrance et la joie.

Elle souligne qu'il n'y a pas de hiérarchie dans la souffrance et qu'il est possible de vivre avec la peine tout en trouvant de la joie, en acceptant toute la complexité de la vie.

Elle écrit pour partager l'universalité de la souffrance et offrir de l'espoir, montrant qu'un chemin existe même après des épreuves profondes, et pour maintenir un lien avec ses enfants disparus.

Elle a grandi dans une famille joyeuse et aimante qui lui a donné confiance en elle. Elle tient à son prénom et son nom de famille, qu'elle considère comme faisant partie de son identité.

Elle a appris que le bonheur peut être fragile et que la confiance est essentielle pour l'accepter, même après des traumatismes, en avançant pas à pas.

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