Airbnb : pourquoi la France ne peut plus s’en passer ?
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Airbnb a profondément transformé le paysage touristique et immobilier français en moins de 15 ans. La France, première destination touristique mondiale, est devenue le deuxième marché de la plateforme américaine, avec un million d'annonces. Initialement présentée comme une solution conviviale permettant aux particuliers de rentabiliser leurs logements, Airbnb a rapidement industrialisé la location entre particuliers, offrant aux voyageurs des hébergements souvent moins chers que les hôtels et adaptés aux familles. Cependant, cette expansion massive a des conséquences négatives : elle aggrave la crise du logement en retirant du marché locatif traditionnel des milliers de petites surfaces, notamment dans les centres-villes, où les étudiants et jeunes actifs peinent à se loger. La fiscalité avantageuse pour les meublés touristiques, héritée d'une époque où la France manquait d'infrastructures hôtelières, encourage les propriétaires à privilégier les locations courtes durées au détriment des locations à l'année. Des tensions naissent entre habitants et touristes, et les élus locaux cherchent à réguler ce phénomène via des lois comme celle portée par Le Meur et Channis en 2024. Malgré cela, le gouvernement reste réticent à réformer la fiscalité, craignant de pénaliser les propriétaires et de réduire les recettes. Airbnb a ainsi ancré l'idée que tout bien immobilier peut être rentabilisé, modifiant durablement les comportements et les dynamiques urbaines en France.
♪ ♪ ♪ Bonjour à toutes et à tous, je m'appelle Clarlès et il est l'heure du monde. ♪ ♪ ♪ ♪ Aujourd'hui, il suffit de se promener dans n'importe quel centre-ville français et même désormais dans nos villages pour les remarquer. Ces petites boîtes acclées accrochées au gris, au goût hier devenus le symbole d'une révolution silencieuse. Aujourd'hui, on ne va plus à l'hôtel. On prend un Airbnb. En moins de 15 ans, la plateforme Californienne a trouvé en France un téro si fertile que notre pays est devenu son deuxième marché mondial juste derrière les Etats-Unis. Alors comment la France est-elle devenu accro à Airbnb? Qui entier profit et qui en fait les frais? Et enfin, faut-il réduire l'emprise de ce mastodonte sur les marchés touristiques et locatifs? Ça en fait des questions. Et ça tombe bien, je n'ai pas eu une mais deux journalistes face à moi pour y répondre. J'essicage au Gourdon et Veronique Chaudron, respectivement en charge des rubriques touristes et logement au monde et au trice d'une vaste enquête sur le sujet. Airbnb, pourquoi la France ne peut plus en passer? Un épisode de Marion Bautorelle avec l'aide d'estelle du beau, réalisation, Florentin Gourne. ♪ ♪ ♪ ♪ - Bonjour, J'essicage, bonjour, Veronique. - Bonjour. - Bonjour, Claire. Avant de plonger dans les rouges de la machine Airbnb, écoutez ça, c'était en 2012 au moment où la plateforme américaine faisait ses premiers pas dans l'exagon. Tout est conçu pour en mettre plein la vue. Durodysine, salle de réunion, décorée en chambre ou en salle au ultra-modern. Logique, Airbnb est ainsi de location d'appartement en ligne. À l'origine, trois américains et une française, l'Isadubost. L'IDN est dans un appartement de San Francisco. Aujourd'hui, la compagnie pèse 2 milliards d'euros, tout ça en seulement trois ans. ♪ ♪ ♪ ♪ Les Français vont se saisir très rapidement d'Airbn-Bi pour accueillir chez eux des touristes venus de tous horizons, au risque de traduction parfois un peu approximative. ♪ ♪ ♪ ♪ Au départ, la formule sangle idyllique, de la convivialité au-delà de la barrière de la langue, des recommandations de ballades, de restaurants, les sé器urs incoindables, et puis bien sûr, un moyen de rentabiliser sa chambre d'amis. Mais alors, si on appuie sur "avance rapide" de "nouveau à 12 ans plus tard", et aujourd'hui, le ton a radicalement changé à entendre Inyaki et Chaniaise, il est député socialiste et spécialiste du logement. Si l'ouet à meubler de touristes me permet un complément de revenu pour certains, il participe surtout à l'augmentation du prix des loyers, l'impossibilité d'acheter pour les ménages de classe moyenne, la croix-mane du mal logement et la précarisation des plus fragiles. On va décartiquer tous ces ensembles pour commencer comment vous décrireiez l'emprise qui exerce aujourd'hui à Airbnb en France. Alors, dans le monde du tourisme, l'impact d'Airbien-Bit est énorme. En fait, la croissance de ce segment, à savoir la location de meubler touristique, elle a été exponentielle au cours des 10 dernières années. En fait, Airbien-Bit a permis un accroissement phénoménal de l'offre de logement, ça peut être des appartements ou des maisons mis en location, au point qu'aujourd'hui, parmi les nuits payants touristiques, Airbien-Bit est quasiment 40%. C'est au même niveau que les hôtels voire un petit peu plus. C'est devenu un outil majeur pour se loger aujourd'hui. Donc, aujourd'hui, il y a à peu près un million d'annonces en France. La France est le deuxième marché pour Airbien-Bit après les États-Unis. Et ça a changé aussi de notre manière de voyager. Ça a accéléré aussi pour pleins de catégories de personnes, la possibilité de partir en vacances dans des solutions peut être plus flexible ou plus adaptée que les hôtels ou les campignes. Et alors, comment t'expliques que cette plateforme, qui est donc américaine, est réussie à s'en racciner aussi profondément en France et aussi vite? Qu'est-ce qui fait que la France est un peu le terrain de jeu idéal pour cette entreprise? Alors, déjà parce que la France a reste la première destination touristique mondiale. C'est le pays qui consente le plus d'arrivée touristique internationale. Il y a eu 100 millions de touristes, même plus, un petit peu plus de 100 millions de touristes étrangers l'année dernière en France. Dans les années 2000, on était autour de 75, quelque chose comme ça. Donc il y a un accroissement très fort. Et bien sûr, il y a un marché domestique très important. Les Français ont quand même beaucoup de congés, partant vacances, même si peut-être un peu moins que dans d'autres pays, mais quand même il y a un taux de départ qui est quand même assez important. À cela, ça ajoute un cadre propice dans le sens où il y a énormément de maisons secondaires. Une fiscalité qui est très avantageuse pour la location meblée. Donc tout ça fait que ça constitue un très bon téro pour le développement de cette économie. Airbnb s'est développé avec des particuliers, est-ce qu'il n'y a pas de rien? N'est-ce qu'il n'y a aucun appartement, aucun travers organisé, aucun immeuble, c'est uniquement une plateforme. Ils ont réussi à mobiliser un nom considérable de Français. On est 6MK, à peu près 800 000 personnes qui gèrent un annonce sur Airbnb. Et le fait qu'ils sont arrivés au bon moment, ils ont mené un travail de terrain. Quand ils sont arrivés dans les débuts d'année 2010, ils sont allés dans les communes les plus touristiques, ils ont organisés sur place des rencontres avec des propriétaires. Ça s'est répandu par le bouchard au rail, par les groupes Facebook de propriétaires, etc. Ça a explosé. C'est marrant parce que c'est comme si les Français avaient découvert que le tourisme était un atout énorme pour leur pays et qu'il mobilier plus touriste, ça fait forcément que vous ménage. Et si on s'intéresse plus précisément à l'immobilier, au type de biens qu'on trouve sur Airbnb ironique, comment tu décrirais la carte postelle d'Air Bien Bien France qui louent son logement finalement? Alors, on peut louer sa résidence principale et on peut louer sa résidence secondaire. En France, on a beaucoup de résidences secondaires, trois virgules 7 millions de résidences secondaires, c'est-à-dire à peu près 10% du parc de logement. Et donc, ça peut être une bonne façon de limiter les frais que représentent une résidence secondaire en la loi. Mais c'est aussi ce qui a donné une essence à l'idée d'investir dans des résidences secondaires pour les loués de façon très rentable et c'est ce qui a commencé à siffonner les possibilités de logement en France et qui a affaiblit un peu plus le marché traditionnel de la location en France. Et alors, c'est français qui se saisissent de cette opportunité de louer rapidement facilement leur logement qui sont-ils? Est-ce que ce sont des ménages particulièrement aisées, des multiplropriétaires? Qu'est-ce qu'on a comme données? Alors, il y a beaucoup de multiplropriétaires, par exemple à Paris, 40% des annonces qui sont publiées, sont publiées par des personnes qui ont plusieurs biens ou par des consergeries. Donc, c'est les consergeries, ce sont ces structures qui permettent de faire rouler les locations et qui gèrent tout pour le compte des propriétaires. Donc, en fait, il y a trois schémas. Soit en l'eau, son propre appartement, soit en l'eau, sa résidence secondaire, et ça nous permet, c'est peut-être une maison dont on a hérité et ça nous permet de la conserver, de faire les travaux nécessaires. Soit, on est vraiment dans l'investissement pure. Et voilà, l'idée, c'est de gagner de l'argent avec Airbnb et on peut avoir des dizaines de logements. Et alors, donc ça, c'est pour les propriétaires et pour ces millions de voyageurs qui eux se saisissent derrière Airbnb pour voyager, quels sont les avantages? Oui. Alors, peut-être préciser au départ que Airbnb a pas inventé la location entre particules, et c'est quelque chose qui existait déjà avant, via des petites annonces, via le bon coin aussi à ces débuts. Ce qu'a fait Airbnb, c'est que la plateforme a industrialisé cette pratique et découplé le nombre de biens mis en location de cette manière. Ce que ça a changé pour les voyageurs, c'est que c'est une forme d'ébergement qui permet de partir pour pas très cher. Surtout, c'est une offre qui est bien adaptée pour des familles ou des groupes d'amis parce qu'on peut partager à plusieurs locations et l'avantage majeur qui est cité par toutes les vacances qui optent pour ce type de vacances, c'est qu'on peut se faire amonger. Et dans une période de restriction du pouvoir d'achat, c'est quelque chose d'hyper apprécié pour limiter les dépenses sur la restauration et l'impact d'Airbiannby sur l'activité des restaurants, d'ailleurs dans les zones touristiques, il a été très important, les restaurateurs s'empleignent. Et puis quelque chose que tu m'enchanais quand on a préparé l'épisode, auquel j'avais pas du tout pensé, c'est que Airbiannby sert aussi par exemple au professionnel qui se déplace bien sur l'art travail. Bien sûr, une part importante des nuits sur Airbiannby sont réalisés par des personnes qui se déplace pour leur travail, pour aller voir des proches à l'hôpital, pour travailler sur des chantiers. C'est son aussi des étudiants apprentis qui passe quelques jours dans une ville chaque semaine et qui se loge de cette manière. L'impact de cela, c'est que les hôtels une ou deux étoiles qui proposent à peu près ce même tif de tarif, ont beaucoup souffert du développement d'Airbiannby. On a plein qui ont fermé, notamment ceux qui sont empériférés des villes qui correspondent plus vraiment aux attentes dévoyagères qui préfèrent largement partagir un appartement en centre ville que de se retrouver dans un hôtel de chaîne empériférée d'une ville. Et donc, ça a un peu amené aussi à une restructuration du paysage hôtelier. Alors, à t'écouter la situation elle semble parfait, des voyagères qui trouvent à se loger, plutôt à des prix raisonnables, auprès de propriétaires qui eux, de leur côté, peuvent rentabiliser leurs besoins, voire même dégager un complètement revenu. Donc, au fond, quelle est le problème?
Alors le problème, c'est la crise du logement qui est multifactorial, mais cette massification des meubles de tourisme notamment tirée par Rébienne-Bique et la plus puissante plateforme, ça favorisait la crise du logement. Donc la crise du logement en quelques mots, ça veut dire aujourd'hui que les jeunes étudiants n'arrivent plus à trouver de logement et doivent renoncer à des projets d'études, des jeunes actifs qui renoncent à des emplois, des familles qui ne peuvent pas avoir la chambre en plus et qui renoncent à des projets d'enfants. Donc c'est vraiment une crise qui crée des fractures dans le pays. Donc Airbnb, avec son million d'annonce, même si une partie des logements se sont des résidences principales, néanmoins, il y a beaucoup de logements qui sont sortis du marché pour devenir des Airbnb. Donc lors de n'entra en quête, j'ai par exemple été à Nice et dans le Viennis, le quartier a perdu 7% de ces habitants entre 2014 et 2020 et les meubles de touristes dans le Viennis sont détenus à 70% par des investisseurs, ça veut dire que c'est des appartements qui sont complètement sortis du marché du logement. Parce que la première catégorie de biens qui sont touchés par la conversion d'appartements en location ces dernières se sont des petites surfaces et particulièrement les petites surfaces en centre-ville. Et c'est aussi les premières qui sont louées par des étudiants et des jeunes actifs. Donc en fait, l'impact de l'accrédulagement, elle se mesure surtout sur ses populations. Et en tout début d'épisode, on a bordé le fait que la fiscalité est avantageuse avec Airbnb, Veronica, est-ce que tu peux nous expier pourquoi et est-ce que ça fait partie du problème entre guillemets? Oui, ça fait partie du problème. En fait, pour favoriser le tourisme, à une époque où la France manquait de structure touristique d'hôtels, on a favorisé les locations chez l'habitant ou les locations traditionnelles d'avant Airbnb avec une fiscalité très intéressante. Donc il est encore aujourd'hui beaucoup plus intéressant, fiscalement, de louer son appartement pour une semaine de vacances que de le louer à l'année à une famille ou à un étudiant. Et ce système, c'est un peu la curiosité du moment, c'est que si il y a eu un besoin de favoriser le tourisme dans les années 70-80, aujourd'hui ce n'est plus le cas. Il y a énormément d'appartements qui permettent d'accueillir des touristes. C'est le moment plutôt aujourd'hui de trouver des logements pour se loger à l'année. Et néanmoins, la fiscalité reste aujourd'hui encore plus intéressante pour les meubles touristiques de type Airbnb. Et donc on peut dire que Airbnb a en quelque sorte transformé la manière dont les propriétaires perçoivent leur bien immobilier, non plus comme de simples logements dont ils peuvent jouir, mais comme des générateurs de profit. Oui, ça a vraiment ancré cette idée que tout peut être entabilisé, que chaque bien de la valeur et ça a ancré aussi l'idée qu'on peut très bien acheter une résidence secondaire avec dans son plan de financement de la location ou meubler et les banques le prennent en compte. C'est quelque chose qui est maintenant rentré dans les meurs. C'était pendant longtemps tabou d'avoir des gens chez soi de se dire qu'on va mettre ces drares pour des inconnus. Aujourd'hui, c'est vraiment quelque chose qui est accepté par une majorité de personnes. Il y a des tas de maisons de familles qui n'étaient jamais loués pendant des décennies et qui aujourd'hui le sont parce que c'est une source de profit. Les bénéfices sont tellement importants que beaucoup de gens en fait décident de sauter le pas. Et donc toutes ces raisons font que cette crise du logement s'est agravée et la colère d'un certain nombre de Français se dirige contre Airbnb au point de générer des tensions on va l'entendre tout de suite. La cohabitation est devenue pénible. Je vis dans un hôtel avec que le vaille vient des barcages, c'est après-midi il rassurement les changements de bras. Des anniversaires et enterment de vide jeune fille sont donc souvent organisés ici depuis deux ans au printemps et on était selon les habitants à bout. J'ai un enfant de cinquante qui ne dort plus la nuit, c'est quelque chose d'un vivable ou moins peu plus. Aujourd'hui à Saint-Malo, 3000 logements sont loués sur des plateformes internet, quasiment un appartement sur trois dans le centre historique. Con séquence, moins de place pour les habitants, la vie est vie, la perduin carte de sa population en quinze ans. Il y a des apparts pour le tourisme, il y en a vu pour les habitants. J'comprends, c'est la même des gens qui se révoltent. Moi j'étais obligé de quitter mon appartement à un moment. C'était triste. On va essayer de faire un Airbnb, de le fermer. Et donc, Véronique aujourd'hui on peut dire vraiment que l'implantation de la Airbnb sur le territoire foncé, elle est massive, elle est partout parce qu'on l'a entendu et on voit que ça concerne surtout des zones touristiques, mais en fait pas seulement. Aujourd'hui, huit communes sur dix en France mette repolitènes ont enregistré au moins une réservation sur Airbnb. Donc, il y a cet effet qui là pour le coup peut être intéressant pour que ces petites communes se développent. À l'inverse, les centres-villes ont pu souffrir de ce trop de tourisme déjà, ça a chacé des habitants et puis ça a métamorfosez les centres-villes avec l'installation de boutiques spécifiques pour les touristes, magasins de souvenirs, coffee shop, alors que tout ce qui était petit super-et, boulangerie, etc. Ça disparu. Donc ça, c'est le cas par exemple dans le centre-ville, d'Anci, c'est le cas dans le miss, aussi au pays basque dans les zones et plus touristiques. Donc, c'est aussi ça qui a alerté les élus. Parce qu'en fait, ce qui est compliqué avec Airbnb, c'est que ça crée des conflits d'usage entre les habitants et les touristes. Mais l'engé, ces deux populations dans un même immeuble, c'est compliqué. Parce qu'en fait, les touristes, ils n'ont pas le même rythme de vie, ils peuvent arriver très tard, partir tôt, ils peuvent peut-être faire du bruit, les propriétaires ou les locataires qui sont là à l'année, on l'impression de ne pas avoir le contrôle. Ils ne savent pas qu'ils habitent en bas de chez eux, demain, ça sera une autre personne. Ils sont face à une plateforme impersonnelle, il n'y a pas d'agence à contacter. Et c'est par ailleurs une paire de liens, une paire de convivialité. Ça pose la question de qu'est-ce qu'on veut pour nos centres-vis, les ce qu'on a envie que nos centres-vis le soient avant tout, pour des touristes ou comment équilibrer les besoins du touristes avec ceux de la population locale. Enfin, c'est tout ça qui appelle à des décisions de régulation de la part des pouvoirs publics. Je suis ouvert à une réforme de la fiscalité sur les Airbnb pour qu'elles soient équivalentes à celles d'autres logements. Nous allons travailler là-dessus, faire des propositions à la première ministre et au présent de la République. Mais je dois dire que j'ai du mal à comprendre la fiscalité très favorable qui s'applique aujourd'hui à Airbnb. On vous entend de Bruno Le Mer, qui était encore à l'époque ministre de l'économie, c'était en juin 2023. Alors, on l'entend cet étonnée, qu'a fait le gouvernement depuis est-ce qu'il a agit sur cette fiscalité avantageuse? Cette déclaration de Bruno Le Mer est intéressante parce qu'en fait, il se tonne de cette avantage fiscal, mais en fait, c'est lui qui a le levier pour le changer. C'est lui qui aurait pu dans un projet de loi de finance modifier ses équilibres. Et en fait, il ne l'a jamais fait. La réglementation qui a permis de rééquilibrer un peu, mais pas complètement la fiscalité, elle est venue de parlementaire en le currence d'une alliance entre Anaïglemeur qui est renaissance et puis Inyakya Shani, qui est socialiste. Et c'est eux qui ont porté la réglementation pour qu'il ait plus d'outils pour réguler le marché du Airbnb et qui ont aussi porté l'idée qu'il fallait que la fiscalité soit au minimum équivalente quand on loue à quelqu'un à l'année et quand on loue pour un vacancier une ou deux semaines. Et en fait, elle n'est toujours pas équilibrée. C'est toujours plus intéressant de loyer un Airbnb. C'est à dire qu'en fait, le gouvernement s'est opposé à ce qu'on aille sur un équilibre de fiscalité entre la fiscalité pour les Airbnb et la fiscalité quand on loue à l'année. Et les parlementaires poussaient pour ça et le gouvernement s'y est opposé. Alors comment tu expliques ces réticences du gouvernement? Alors, il y a plusieurs raisons. Je pense que le gouvernement a peur de changer de façon importante les recettes, donc il va bénéficier. En tout cas, c'est l'argument qu'il met en avant. Il ne veut pas pénaliser surtout les propriétaires qui se sont lancés dans le Airbnb qui louent de façon importante et pour qu'il s'affairent un revenu, voilà, ça peut m'écontenter des électeurs. Et par ailleurs, Airbnb est très persuasif pour défendre son activité, son business, et donc parmi cellophiliste, il y a des personnes qui ont travaillé sur le programme d'emmarge des manuels macons ou qui ont travaillé au québéner des manuels macons quand ils étaient au ministère de l'économie. Donc, c'est des gens qui sont très bien positionnés, qui connaissent, qui savent qu'elle levier, il faut activer pour expliquer à quel point c'est important que Airbnb puisse continuer d'exercer pleinement sans restriction, sans activité. Mais des restrictions, il y a quand même certaines personnes qui peuvent em poser, je pense, aux élus. J'esticace que tu peux nous expliquer que elles sont leur moyens d'action avec la loi dont on en a parlé pour eux dans leur commune, dans leur territoire, faire bouger un peu les lignes. Oui, alors la loi Le Mœur et Channis qui a été adoptée fin 2024 donne aux collectivités locales toute une série d'outils pour mettre en place des limitations dans leur commune de l'activité des Arabiens-Unis. Toutes les communes ne sont pas saisis, mais celles, il y en a de nombreuses qui, petit à petit, ont mis en place ces outils. Alors, cela peut passer par une restriction du nombre de jours autorisé pour louer une résidence principale, passer de 120 à 90 jours par exemple. Cela peut être. la mise en place de zone où louer une résidence secondaire sur Airbnb, c'est tout simplement interdit où alors il le fond via des mécanismes de compensations qui sont dissuasives pour les propriétaires si bien que, puis c'est en gros ça coûte trop cher donc du coup il renonce à mettre en location une résidence secondaire, cela peut être part des quotas d'appartement sur cette plateforme. Voilà donc il y a toute une série d'outils peu à peu l'écollectivité sans saisisse et dans certaines collectivités ça a été un enjeu d'ailleurs des dernières élections municipales. Et alors est-ce que cette boîte à outils à mignantes difficultés à Airbnb ou on n'en est pas du tout là? Alors si par exemple au PIBASC j'avais interrogeé des confières jury qui voyait déjà leur activité baissée sensiblement? Oui parce que la communauté d'agglomération du PIBASC a adopté un règlement très restructif pour que les logements reviennent aux habitants et aux travailleurs qui sont là à l'année donc maintenant loué sa résidence secondaire pour du tourisme c'est devenu quasi impossible. Alors même si les contrôles sont très compliqués et organisés, n'est en moins il y a quand même des propriétaires qui ont pas envie d'être dans l'illégalité donc c'est pour ça que le modèle d'AirBiain de Bi aussi évolue parce que ce qui se passe en France se passe aussi partout dans le monde dans toutes les villes qui souffrent de sur-tourisme et donc AirBiain de Biain de Bi-Vauté. Ce qui se passe c'est que AirBiain de Biain en France en termes de non d'annonce ils ont connu jusque là des croissants à deux chiffres. C'était vraiment incroyable ils faisait plus 15 + 20 chaque année en termes de non d'annonce. Là en 2025 on est descendu à plus 7 donc certes ils continuent de croître mais sans doute on peut penser que les taux de croissance seront un peu plus raisonnables voire beaucoup plus faible parce que justement il y a ces mesures de restriction au niveau local et AirBiain de Bi-Sans au niveau global comme le diséverronique que il y a un espèce de vent contraire contre son développement et c'est pour ça qu'il mise de plus en plus sur le développement d'autres segments parce que le marché de la location saisonnière est arrivé une forme de maturité. Ça va rester en table, ça va rester le coeur de métier mais les relets de croissance il les cherche ailleurs, il les charge dans des hôtels, il met de plus en plus d'hôtels sur leur plateforme, il le cherche dans les services et leur grande espoir pour les années à venir c'est devenir au-delà d'une plateforme où on a trouvé un logement être aussi une plateforme on va pouvoir acheter son transfert à l'aéroport, un service de coiffeur ou de manucur à domicile, il veulent devenir ce qui est dit l'Amazon des services mais donc ce changement de modèle dont vous nous parlez traduiti une crainte assez profonde d'AirBiain de Bi pour son avenir est-ce que le géant se sent menacé? Pour l'instant AirBiain de Biain est une boîte extrêmement rentable avec des taux de marge quand même assez phénoménaux même si les analyses financiers disent on est un petit peu circonspées par rapport justement les réglementations qui se mettent en place un peu partout, faut dire que à New York AirBnB est quasiment interdit, ça a eu des effets collatéraux important notamment sur le marché autolier parce que les prix des hôtels ont augmenté mais c'est vrai que voilà une ville qui a adoptée une position radicale pour interdire les locations Airbnb au nom de l'accès au logement. Merci Jessica, merci Veronica, merci Claire, merci Claire. L'enquête de Jessica Gordon et de Veronica Chaukron est disponible en description de cette épisode et si ce sujet vous a plu je vous suggère d'aller écouter un autre épisode de l'heure du monde qui lui fait écho celui que nous avions consacré à l'échange gratuit de logement entre particuliers. On vous met aussi le lien dans le descriptif. L'heure du monde s'est terminée pour aujourd'hui merci de votre fidélité et je vous dis à très bientôt.
Podcast Summary
Key Points:
La France est devenue le deuxième marché mondial d'Airbnb après les États-Unis, avec environ un million d'annonces.
Airbnb a transformé le tourisme français en offrant une alternative flexible et économique aux hôtels, mais a aussi aggravé la crise du logement.
La plateforme a favorisé la conversion de logements locatifs traditionnels en locations touristiques, notamment dans les centres-villes.
La fiscalité avantageuse pour les meublés touristiques encourage cette tendance, malgré les critiques des élus et des parlementaires.
Des tensions émergent entre habitants et touristes, et des régulations locales tentent de limiter l'impact d'Airbnb.
Summary:
Airbnb a profondément transformé le paysage touristique et immobilier français en moins de 15 ans. La France, première destination touristique mondiale, est devenue le deuxième marché de la plateforme américaine, avec un million d'annonces. Initialement présentée comme une solution conviviale permettant aux particuliers de rentabiliser leurs logements, Airbnb a rapidement industrialisé la location entre particuliers, offrant aux voyageurs des hébergements souvent moins chers que les hôtels et adaptés aux familles.
Cependant, cette expansion massive a des conséquences négatives : elle aggrave la crise du logement en retirant du marché locatif traditionnel des milliers de petites surfaces, notamment dans les centres-villes, où les étudiants et jeunes actifs peinent à se loger. La fiscalité avantageuse pour les meublés touristiques, héritée d'une époque où la France manquait d'infrastructures hôtelières, encourage les propriétaires à privilégier les locations courtes durées au détriment des locations à l'année. Des tensions naissent entre habitants et touristes, et les élus locaux cherchent à réguler ce phénomène via des lois comme celle portée par Le Meur et Channis en 2024.
Malgré cela, le gouvernement reste réticent à réformer la fiscalité, craignant de pénaliser les propriétaires et de réduire les recettes. Airbnb a ainsi ancré l'idée que tout bien immobilier peut être rentabilisé, modifiant durablement les comportements et les dynamiques urbaines en France.
FAQs
Airbnb est une plateforme californienne de location de meublés touristiques. En France, elle représente près de 40% des nuitées payantes, avec environ un million d'annonces, ce qui en fait le deuxième marché mondial après les États-Unis.
La France est la première destination touristique mondiale avec plus de 100 millions de touristes étrangers par an. Elle dispose de nombreuses résidences secondaires et d'une fiscalité avantageuse pour la location meublée, ce qui a favorisé l'essor d'Airbnb.
Ils sont environ 800 000 personnes. Il y a trois profils : ceux qui louent leur résidence principale, ceux qui louent leur résidence secondaire (souvent héritée), et les investisseurs qui possèdent plusieurs biens, parfois via des conciergeries.
Les voyageurs bénéficient de logements souvent moins chers que les hôtels, adaptés aux familles ou groupes d'amis, avec la possibilité de cuisiner pour réduire les dépenses. Airbnb est aussi utilisé par des professionnels en déplacement ou des étudiants.
Airbnb aggrave la crise du logement en retirant des logements du marché locatif traditionnel, notamment les petites surfaces en centre-ville, ce qui rend difficile pour les étudiants et jeunes actifs de se loger. À Nice, par exemple, le Vieux-Nice a perdu 7% de ses habitants entre 2014 et 2020.
La fiscalité favorise historiquement le tourisme avec des abattements fiscaux importants pour les meublés touristiques. Malgré des discussions, le gouvernement n'a pas encore rééquilibré cette fiscalité, ce qui rend toujours plus rentable de louer en courte durée qu'à l'année.
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