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A quoi servent vraiment les armes nucléaires ?

14m 36s

A quoi servent vraiment les armes nucléaires ?

**Points clés** 1. La neutralité suisse est une caractéristique importante de la politique étrangère et de l'identité nationale. 2. Les armes nucléaires sont dévastatrices en raison de leur capacité de destruction massive et immédiate, ainsi que des retombées radioactives. 3. La dissuasion nucléaire repose sur l'équilibre de la terreur, mais ne garantit pas la prévention de tous les conflits. **Résumé** La Suisse valorise sa neutralité, fondement de sa politique extérieure. Les armes nucléaires sont redoutables en raison de leur pouvoir destructeur et des conséquences radioactives. La dissuasion nucléaire repose sur la peur de la destruction mutuelle, mais ne garantit pas l'absence totale de conflits. Malgré les efforts pour limiter la prolifération, les menaces nucléaires persistent. L'ONU vise un monde sans armes nucléaires, mais la modernisation des arsenaux et les tensions géopolitiques actuelles soulèvent des inquiétudes. La Suisse n'a pas encore signé le traité d'interdiction des armes nucléaires, malgré des appels en ce sens. Les dépenses mondiales pour les armes nucléaires augmentent, entravant d'autres priorités telles que la santé et l'éducation.

Transcription

2325 Words, 14632 Characters

Vous vous êtes déjà demandé pourquoi en Suisse on était si attaché à la neutralité? Il faut dire que c'est l'une des marques de fabriques du pays. Un fondement de la politique extérieure élvétique et un pilier de l'identité nationale. Mais est-ce que la Suisse est vraiment neutre? Quoi de mieux pour en discuter que de se retrouver à Berne? C'est là qu'on vous donne rendez-vous pour leurregistrement d'un épisode du point-gis. En public autour de cette question, on se retrouve mercredi 3 décembre à la erreur de Simmer. On se demandera avec deux invités qu'elle mit, fantasme et débat façonnent la neutralité élvétique. On se demandera aussi ce que ça veut dire être neutre dans un monde bouleversé par les guerres et marqués par l'instabilité. On attend toutes vos questions sur le sujet par message ou une autre vocale aux 0,79, 134,34,7 ou à l'[email protected]. Toutes les infos sur avec vous.rts.ch. Et maintenant, place à l'épisode. Le monde peut observer que la première bombe atomique a été larguée sur Hiroshima. Une base militaire. Nous l'avons utilisé pour abréger la trosse douleur de la guerre, pour sauver les vies de milliers et de milliers de jeunes américains. Une bombe nucléaire pour sauver des vie américaines. Après cette déclaration du président américain Harry Truman, une deuxième bombe est lâché sur le Japon cette fois sur la ville de Nagasaki. Ensemble, les deux bombes causeront entre 110 000 et 210 000 morts. Nous sommes alors en outre 1945. C'était il y a 80 ans et ce sont les deux seuls fois où des armes nucléaires ont été utilisées militairement. Mais récemment, ces armes se font une place sur le devant de la scène, on l'entend dans la bouge des présides en rue, c'est américain notamment. Pourtant, des traités étant de limiter la prolifération nucléaire, voire d'interdire ces armes, et de fait, les stocks d'armes nucléaires baisse depuis près de 40 ans. Alors comment comprendre les menaces nucléaires qu'on entend aujourd'hui? Au fond, à quoi serve les armes nucléaires? Avec Gregor Moll. Il est urgent que ces armes de destruction massive qui font planer un danger existentiel pour l'humanité soit abolie, un mot qu'elle nous abolisse. Lui, c'est Florian Eblencamp. Il est responsable de plaidoiller pour la campagne internationale pour l'abolition des armes nucléaires. Cette coalition d'ONG défend un traité interdisant les armes nucléaires qui a été signé par des dizaines de pays. Florian Eblencamp voudrait ajouter la Suisse à la liste des signétaires, on l'entendra en fin d'épisode. Pour en savoir plus sur les armes nucléaires et leur importance dans l'Arsenal Militaire Mondial, j'ai contacté Veronica Stenger. Elle est chargée de cours à l'Université de Genève, spécialiste entre autres de l'histoire globale du nucléaire. Bonjour Veronica Stenger. Bonjour. Quelles sont les spécificités des armes nucléaires par rapport aux armes conventionnelles? Quand je dirais que la spécificité des armes nucléaires, c'est leur capacité de destruction qui sont massives et immédiates, de part la chaleur extrême et l'onde de choc qui se dégage de l'explosion nucléaire, mais aussi du fait des retombées radioactives qui sont liées à ces armes-là. Quand on a une explosion nucléaire, on a des éléments radioactifs libérés comme le 16e, 137, le troncium nonant ou encore le plutonium de 139, qui vont contaminer l'air, les sols et l'eau, de manière durable. Les armes nucléaires permettraient d'éviter les conflits, impliquant les états qu'il est possède, c'est le concept de dissuasion nucléaire. L'idée c'est que les armes nucléaires sont si dévastatrices qu'un conflit risquerait d'amener à la destruction de toutes les parties prenantes au conflit. Est-ce que dans les faits, on peut dire que cette dissuasion nucléaire fonctionne? La dissuasion, c'est l'équilibre de la terreur, ça repose sur la peur de la destruction mutuelle. L'idée, c'est assez simple, parce que j'ai des armes nucléaires, je peux vous détruire et donc vous n'aurez pas m'attaquer. Pour les partisans de la dissuasion, effectivement les armes nucléaires empêchent la guerre entre puissance nucléaire, par contre elles empêchent pas d'autres formes de guerre conventionnelles. C'est évident. La dissuasion, c'est quelque chose qui donne l'illusion de la sécurité, parce que ça repose sur l'idée que tous les acteurs agissent de manière rationnelle dans une situation de conflit. Or par exemple, la crise de Missile de Cuba, on voit clairement que les acteurs n'ont pas agi en fait de manière rationnelle. La crise des missiles de Cuba, c'est environ deux semaines de grandes tensions entre les Etats-Unis et l'URSS. Nous sommes alors en 1962 et Washington découvre que l'URSS a installé des rampes de Missile et des missiles balistiques sur l'Ille de Cuba, proche des Etats-Unis donc qui se sentent menacés. Le président américain John Kennedy ordonne le blocus de l'Ille, après plusieurs jours de tensions, les deux grands adversaires de la guerre froide trouvent un accord. L'URSS promet de retirer ces missiles de l'Ille et les Etats-Unis s'engage à ne pas envahir Cuba et à retirer des missiles américains stationnés en Turquie. D'une certaine manière, Kennedy aux Etats-Unis et Crouch-Chef en URSS ont parvenu à garder leur sang-froid alors que autour de quand même il y avait un certain nombre d'acteurs qui les encourageaient s'engager dans l'iscalade nucléaire. Et au final tout ça a quand même reposé sur une tirs personne qui était un soldat russe, qui était justement à bord du sous-marin soviétique B-59. Le sous-marin B-59 n'ont-ils les questions à un moment donné, a été coupé donc coupé, n'avait plus aucun contact avec Moscou et donc cette situation là a fait croire aux officiers dans le sous-marin que la guerre avait éclaté. Et donc le commandement, vous l'avez lancé une torpine nucléaire, hors, il y a toute une chaîne de commandement, heureusement, un de ces trois officiers, donc c'est Archipop, à refuser en fait d'autoriser le tir, ce qui a permis d'empêcher le lancement de la torpine nucléaire. La dissuasion s'en repose énormément sur la chance aussi à quelque part et faire reposer la sécurité, de l'humanité et de la planète sur le facteur chance, c'est extrêmement inquiétant. Aujourd'hui, un très petit groupe de pays disposent de l'arme nucléaire, 9 au total. Les États-Unis, la Russie, le Royaume-Uni, la Chine et la France, qui figure parmi les pays signataires du traité sur la non prolifération des armes nucléaires, le TNP, Autre pays détenteur de la bombe nucléaire qui ne sont pas signataires du TNP, l'Inde, le Pakistan, la Corée du Nord, ainsi qu'Israël, même si l'État ébreux ne reconnaît pas officiellement la voir. Les pays signataires du traité sur la non prolifération des armes nucléaires s'engage notamment à négocier de bonnes fois pour faire cesser la course aux armements nucléaires à une date rapprochée et pour mettre en œuvre un désarmement nucléaire. L'Inde, le Pakistan, la Corée du Nord, Israël et le Sud-Soudan sont les seules pays à ne pas avoir signé le TNP, qui a donc été signé par une immense majorité des États dans le monde. Il y a énormément de pays qui ont renoncé volontairement à posséder l'arme nucléaire pour des raisons d'ailleurs de sécurité, pas uniquement pour des raisons étiques et morales. Et donc peut-être effectivement rappeler que la majorité des pays ont renoncé volontairement, donc voilà la prolifération horizontale, donc l'augmentation du nombre depuis sans ce nucléaire n'est pas inéluctable. Ça repose sur des choix politiques et de nombre pays ont renoncé justement à l'arme nucléaire. Les pays qui sont signataires de se traiter sont censés s'engager pour un désarmement nucléaire. Est-ce que les cinq pays qui ont officiellement des armes nucléaires, États-Unis, Royaume-Uni, France, Russie et Chine s'engagent vers dans ce désarmement? Alors sur la question du désarmement, la réponse, c'est non, la politique internationale de désarmement est un échec. Par contre, ces puissances-là, si on prend par exemple le cas des États-Unis et de la Russie, de l'URSS à l'époque et de la Russie aujourd'hui, ce sont effectivement engagés à réduire leur arsenal nucléaire. Et ils l'ont fait sur une base volontaire et souvent dans le cadre de traiter bilatéros. 7.374 c'est le nombre d'eau give nucléaire qu'il y avait dans le monde en 1986, principalement au main des États-Unis et de l'URSS, d'après la fédération des scientifiques américains, plus de 7.000eau gives. Ce qui est du dénir, en fait, parce qu'on sait qu'il suffit d'une petite centaine de bombes pour entrer dans l'hiver nucléaire. Depuis 1986, les stocks mondiaux d'eau give ont diminué, leur nombre est d'environ 12.225, mais l'attention, elle a un peu grimper ces derniers temps. Depuis le début de l'invasion russe en Ukraine, en 2022, la dimir poutine a plusieurs fois brandi la menace nucléaire. Le président russe a récemment mis en avant un nouveau missile la propulsion nucléaire, qui serait selon lui d'une portée illimité. Ainsi, qu'un drone sous-marin compatible avec des charges atomiques nommé Poseidon. En réaction Donald Trump a ordonné que les États-Unis testent les armes nucléaires américaines, est-ce qu'on est dans un moment de course aux armements nucléaires? J'ai posé la question à Veronica Stanger. On est dans un moment où l'équilibre stratégique entre les puissances s'est rompu, c'est érodé, c'est évident. Pour les États-Unis, les déclarations récentes de poutine à l'égard voilà de ces innovations technologiques, notamment le drone Poseidon, sont clairement une menace pour les États-Unis. Et ce qu'on voit actuellement, c'est que les États-Unis sont dans une situation de déséquilibre stratégique dans la mesure où autant sous-rigane, c'est eux qui avaient l'avantage stratégique nucléaire. Autant aujourd'hui, malheureusement, c'est les Russes. C'est pour ça qu'en fait on est dans cette dynamique-là. Après, le problème des américains, c'est aussi la Chine, parce que le gouvernement chinois est également engagé depuis un certain nombre d'années dans la modernisation de son arsenal nucléaire. Mais tout ça, ça ne date pas d'hier ou de cet auton, malgré les déclarations de Donald Trump. En fait, les américains sont engagés dans la modernisation de leur arsenal nucléaire depuis 2010, donc sous Obama. Quand Donald Trump dit qu'il leur donne la reprise des décès d'armes nucléaires à partenant aux États-Unis, quelle signification peut-on donner à cette ordre? En la guerre froide des essais d'explosion atmosphérique, à mon avis, ce n'est pas le cas d'autant plus qu'ils n'en ont pas besoin, ou déjà. Et puis d'autre part, c'est extrêmement coûteux de le faire et il y a quand même le traiter d'interdiction des essais atmosphériques. Les États-Unis n'ont pas ratifié, mais de fait, ils respectent en fait l'idée de se traiter là. En fait, ce don parle Trump, ce sont à mon avis des tests non-explosifs de fiabilité de l'artonal nucléaire américain. C'est des tests justement sur les vecteurs, donc les drones, les sous-marins et les bombardiers aussi, et puis c'est aussi des calculs de haute performance qui utilisent l'intelligence artificielle et c'est aussi beaucoup en fait de simulation. Donc simulation, en cas d'attaque, de la réponse et l'operabilité en fait du système de défense et d'attaque américain. Les Nations-Unis ont adopté un pacte pour l'avenir en 2024 et l'une des mesures de ce pacte visent à poursuivre l'objectif d'un monde sans arm nucléaire selon vous, est-ce que c'est un objectif atteignable? Malheureusement, je suis historienne, donc je peux pas vous dire ce qui va se passer demain, mais cette initiative de l'ONU est importante parce qu'elle vise à donner une visibilité à toutes les communautés qui ont été victimes des essais nucléaires et qui ont été touchés par ces essais-là, que ce soit par le développement de maladies, de cancers ou également du fait que leur ecosystem a été complètement détruit par les essais nucléaires. Après, je ne pense pas que cette initiative va contribuer au désarmement général des puissances nucléaires. Nous devons maintenant choisir si nous voulons continuer ainsi avec davantage d'armes nucléaires dans encore plus d'État ou si finalement nous voulons commencer à renforcer le régiment international contre ces armes. Florian Eblenquamp est responsable de plaidoyer pour la campagne internationale pour l'abolition des armes nucléaires, l'Ican. L'Ican, c'est une coalition internationale d'ONG dont le siège est un jeunève. Elle a travaillé avec succès pour que le traiter d'interdiction des armes nucléaires soit adoptée par l'ONU, se traiter le tienne interdit notamment de tester, fabriquer, posséder ou stocker des armes nucléaires, il interdit aussi de menacer d'employer ces armes. Pour son travail contre les armes nucléaires, l'Ican a reçu le prix Nobel de la paix en 2017. Nous observons aujourd'hui une nouvelle cause au un moment avec des programmes de modernisation dans pratiquement tous les Etats d'autés d'armes nucléaires. Les dépenses colossales qui sont consacrées se font détriment des causes bien plus urgenres et justes comme la santé, l'éducation, le lutte contre le changement climatique. Nous sommes également préoccupés par la banalisation croissante du discours nucléaire. Les menaces répétées de l'utilisation, les discussions décomplexées autour de développement de nouvelles capacités et comprisons en Europe, ou encore les déclarations irresponsables évoquant des essais nucléaires. Tout cela contribue à normaliser une arme conçue pour aller entier des vies entières en quelques secondes et instaurer un climat de tensions, de peur et d'instabilité. Le traité sur l'interdiction des armes nucléaires le tient continu de progresser. Le nombre d'État partis ne cessent d'augmenter. La Suisse n'a toujours pas signé le tient. La Suisse a voté en faveur de son adoption en 2017, mais le Conseil fédéral bloque la décision depuis. Des nombreuses organisations se sont réunies au sein d'une alliance pour demander à la Suisse attérée au traité d'interdiction des armes nucléaires. Elles ont lancé une initiative populaire fédéral et collectent actuellement les 100 000 signatures nécessaires. Et voilà, elle est prévue de les déposer à Berne avant la fin de l'année. D'après un rapport d'Ikan, les 9 pays qui possèdent l'armes nucléaires ont dépensé en tout plus de 100 milliards de dollars dans leur arsenal nucléaire en 2024, une augmentation de 11 % par rapport à l'agner précédente. Merci d'écouter le point-git. Pour réagir à cet épisode, vous pouvez nous écrire ou nous envoyer un vocal sur WhatsApp aux 079-134-34-70. A bientôt.

Podcast Summary

Key Points:

    Summary:

    FAQs

    La neutralité est l'une des marques de fabrique de la Suisse, un fondement de sa politique extérieure et de son identité nationale.

    La question de la neutralité suisse est discutée, notamment en lien avec les débats actuels sur la prolifération des armes nucléaires.

    Les armes nucléaires ont une capacité de destruction massive et immédiate, avec des retombées radioactives durables affectant l'air, les sols et l'eau.

    La dissuasion nucléaire repose sur la peur de la destruction mutuelle, visant à empêcher les conflits en faisant craindre des représailles dévastatrices.

    Neuf pays possèdent des armes nucléaires, certains ayant signé le Traité sur la non-prolifération des armes nucléaires, tandis que d'autres ne l'ont pas signé.

    L'objectif d'un monde sans armes nucléaires est important, mais la réalisation de ce désarmement général dépend de choix politiques et d'engagements internationaux.

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