Dans cet entretien, Paul Noé explique la genèse de *Bar Sazou*, son premier long-métrage présenté à l'ACID. Le film suit un groupe d'amis de 18 ans partant en vacances à Barcelone pour faire du skate, avec des retours au présent où les mêmes amis, dix ans plus tard, se remémorent ces souvenirs. Noé revendique une dimension autobiographique, inspirée par son moyen-métrage précédent *C'est lui les ans* et par son expérience d'assistant sur un film de Sophie Letourneur. L'impulsion est née de conversations téléphoniques avec son ami Émile pour reconstituer un voyage marquant, mêlant mémoire et jeu cinématographique. Le film utilise des acteurs non professionnels, recrutés via des castings sauvages sur Instagram, et met l'accent sur les répétitions pour créer une dynamique de groupe authentique. Noé aborde les tensions subtiles au sein du groupe, comme la jalousie ou les rapports de force, tout en restant dans une tonalité anti-spectaculaire. Il souligne que le film parle de la difficulté de grandir, de se libérer du regard du groupe tout en préservant les liens d'amitié. Le tournage, réalisé avec une petite équipe dans des conditions aventureuses, a renforcé les liens entre les jeunes acteurs, qui ont vécu leur propre voyage parallèle à Barcelone. Le film oscille entre mélancolie et joie, capturant la beauté des souvenirs imparfaits et la force des amitiés qui évoluent avec le temps.
[Musique] Bonjour à toutes à l'Aduz et bienvenue pour ce nouvel épisode d'Allombre du Festival dans notre podcast d'entre-tiens canoies, qu'on mène donc durant le festival de Cannes 26 pour Crétykat, aujourd'hui je suis en compagnie de Paul Noé, bonjour Paul. Bonjour. Ça va, tu vas bien? Oui, ça va, ça va. Merci toi. Bien, ben tranquille, on est là. Donc voilà, Paul tu viens présenter ton premier long-métrage du coup à l'acide cette année, Bar Sazou. Donc Bar Sazou ça raconte en gros des souvenirs, d'abord, puisqu'il s'agit de suivre sur une semaine à peu près un groupe d'amis qui part en vacances, de jeunes garçons, qui viennent, je pense, d'avoir 18 ans dans ces hôlas et qui partent donc à Bar Saz, comme ils disent, donc Bar Sazou, avec l'objectif principal d'aller faire du skate et de se filmer en train de faire du skate. Et ce qu'il faut dire un petit peu rapidement aussi, c'est que le film est aussi pont-tué, on va dire de retour au présent où ce même groupe d'amis, 10 ans plus tard, je crois, donc un petit peu plus vieux. On n'est pas très vieux non plus, mais bon voilà, ce retrouve d'une manière ou d'une autre, on en parlera aussi pour rediscuter de ces souvenirs, les corriger, en parler et essayer un petit peu de retrouver, de reconstruire, de retrouver et tout ça. Donc voilà, moi la première question forcément que je voulais te poser un petit peu, c'était tout simplement d'ouvener un peu l'impulsion pour ce film, c'est un premier long métrage et puis, bon, il y a un personnage qui s'appelle Paul, toi-même tu joues au présent Paul, donc voilà, on sent qu'il y a peut-être une veine un peu autobiographique, donc voilà, d'ouviens un petit peu l'impulsion et est-ce que toi tu revendis qu'un petit peu cette dimension autobiographique? Bon, merci déjà pour l'invitation, je suis très heureux. Donc oui, ben, l'impulsion départ, je pense que ça vient d'abord d'un film que j'ai fait avant, qui s'appelle "C'est lui les ans", qui est un moyen-métrage, que j'avais tourné à Bordeaux ou déjà y avait cette idée de en gros de filmer un groupe d'amis et de le filmer plus jeune aussi et d'avoir un peu ce système de projection des adultes vers des personnages plus jeunes pour remettre en scène aussi des souvenirs, remettre en scène, voilà, c'est des dents qui passent et du coup, j'avais déjà fait un tourner avec mes amis qui ne sont pas des acteurs qui jouent leur propre rôle et donc moi, j'étais dedans, je jouais avec eux et je jouais aussi mon propre rôle, donc il y avait déjà ce truc autobiographique où voilà, il est d'est-ce que tu es de remettre en scène un peu notre d'ondamie et d'avoir une dondamie à travers nous et des jeunes qui ont besoin de jouer des choses qu'on avait vécues et en fait j'avais vachement apprécié faire ce film parce que je trouvais qu'il y avait quelque chose de vraiment de. voilà que le cinéma, c'était une manière un peu d'être ensemble et de faire quelque chose ensemble et en fait de recréer du lien avec des gens qui je suis qui j'ai très proche quand j'étais adoué et en fait avec les gens qui ont en train de disparaître, il y a quelque chose qui est en train de s'effacer mais il n'y a pas de fatalisme, mais c'est quelque chose que je observe et je trouvais à la fois mélancolique et beau aussi et je trouvais que le cinéma, c'est une manière de créer une forme de rassemblement en fait entre nous et donc au moment où je suis finissé, ça a eu les uns en fait un peu par le hasard à fait que j'étais assistant mon tort sur un film de Sophie Lottour, qui s'appelle Voyage en Italie et en fait du coup j'avais à son moment là j'avais vu comment elle travaillait avec des enregistres mensonores et aussi cette idée de remémorer aussi des souvenirs et aussi peut-être de créer du lien avec le cinéma, avec les gens qui lui calaiment et qui ont allé de nos télé proches et en fait je me suis dit que c'était une bonne impulsion de départ, peut-être pour écrire en tout cas d'un moment c'est quelque chose de non écrature pour mon premier film et donc j'ai proposé en fait à Emil qui est le qui joué dans sa lue les uns, ça s'appelle Emil Pierre qui joue dans Barça, du coup son propre rôle on commence en fait à se raconter ce voyage à Barcelona qu'en fait on a choisi, je ne peux pas trop révéler pourquoi on l'a choisi en fait on le voit, on comprend, je pense, on va aller en le film mais voilà on a choisi ce voyage là parce qu'il était particulier pour nous que c'était aussi notre premier voyage à Barcelona c'était notre premier voyage tout seul, donc c'était un peu notre première vacance et on avait envie de paraître ça et donc vu que Emil il était là, on était tous les deux à Paris à ce qu'on pouvait discuter mais en fait on était quatre penses à voyage on qui avait aussi l'éo et Doir à Squat et donc vu qu'eux ils étaient pas à Paris on a passé des coups de fil avec eux et en fait on a commencé à essayer de repartir du début et essayer de faire tout le voyage, comme ça un truc un peu obsessionnel essayer de passer en revue tout et voilà c'est comme ça que ça a commencé oui c'est intéressant que tu parles aussi de cette idée de refaire du lien un petit peu avec le groupe au présent effectivement ce qu'on voit et ce qui marque un petit peu quand on regarde le film c'est que la majeure partie du film ça reste quand même la reconstitution en tout cas le saisissement un petit peu de ses souvenirs mais effectivement il y a toujours donc ces petits retours représentants qui pondent tu le film et il y a quand même un petit peu un décalage on va dire déjà un petit peu formel je peut-être aller à l'enage ou des choses comme ça à l'image on sent qu'il y a une espèce de vigueur un peu plus forte des couleurs un petit peu plus marquée au niveau des scènes de jeunesse de souvenirs et quelque chose d'un peu plus froid on va dire peut-être que je suis un tarpote plus droit à l'image, exactement au présent et ce qui marque aussi c'est que vous êtes quasiment tout le temps ensemble forcément puisque vous êtes en vacances dans les scènes de souvenirs et que le groupe est un peu éclaté entre guillemets quand vous êtes au présent effectivement chacun un peu fait sa vie, toi tu es toujours avec les mille je crois vous êtes toujours un petit peu à deux dans le film au présent mais effectivement vous devez passer des coups de fil faire des facetimes et des choses comme ça pour essayer de garder contact et c'est un petit peu intéressant parce que ça pourrait être très triste bon bah voilà c'est fini, plus d'amitié etc. moi aussi que chez vous c'est simplement aussi une manière de faire exister, faire durer c'est à midier autrement et qu'il y a quand même aussi un plaisir de retrouver des amis en retrouvant les souvenirs, ils sont pour vous amuser à en parler etc. moi je trouve que déjà ce qui était intéressant c'était que quand on fait la règle c'était on se rappelle le voyage mais en fait on se rappelle le voyage, on ne va pas tout de suite à pler et dire alors on en était là etc c'est un peu ce qu'on faisait mais du coup on se donne un peu des nouvelles rapidement et puis même en fait aux interstices un peu du récive vraiment du voyage il y a des choses qui transpèrent de la vie aujourd'hui et ça je trouvais ça ouais intéressant de garder ça dans le film et je trouvais que ça suffisait pour en fait raconter quelque chose de nous aujourd'hui pour nous, enfin j'avais l'impression qu'il racontait ces souvenirs, il y avait quelque chose de jouir et en fait de jouir quoi et ça c'était vraiment important pour nous et du coup on a pris beaucoup de plaisir ensuite après avec Amina en fait re-transcrire ces souvenirs qu'on s'était raconté dans une matière cinématographique en essayant de créer du cinéma avec ce côté justement on se rappelle pas tout il y a des choses qui sont pas exactement les mêmes et en fait tout de suite ça nous donne une sorte de matière vraiment de jeu je trouvais toujours tout de suite nous nous renvoyer un peu au montage, au futur, au A-L-I-L-I-P-S à des choses qui sont très cinématographiques en fait autour du jeu c'est là où on retrouve un petit peu l'influence un peu le tourneur effectivement qui a au L-S-I, un petit peu ces jeux ludiques de souvenirs un peu comme de la matière un peu cinématographique, qu'on modèle et qu'on réarrange en fonction de ce qu'on se souvient et etc il y a aussi un truc qu'on retrouve un petit peu chez l'incléateur dans souvent ces films de souvenirs ou des groupes qui sont des inconfuses, des trucs comme ça c'est aussi un goût un petit peu pour le détail pour la noda pour la côté ou pour des trucs un peu intispectaculaires qui a priori, il n'y a une p'tienne pas un film narratif d'aramatique très très important mais qui vont faire un peu le film, parce que c'est l'être su que d'un coup on va se re souvenir là je pense par exemple à un moment où l'un des personnages, alors je crois que c'est esquette par exemple qui va avoir une fille un matin je crois et qui dit en arrivant en vove qui se ressouvient je me souviens qu'il y avait des pigeons moins sur le banc mais ce que j'aime bien en plus dans cette scène c'est que non seulement il dit je me souviens qu'il y avait des pigeons sur le banc, donc on voit le plan les pigeons effectivement à côté de la fille qui attend et ensuite il y a une espèce quand même de retour encore en arrière où il dit mais je me souviens aussi que je m'étais fait mal
Effectivement il a une espèce de croute ou en bleu, on le voit et là en fait on retourne à la scène juste avant où on voit qu'en fait effectivement il s'est fait une espèce des normes des centes à 8 heures à 5 heures du matins skate à Barcelone et qui s'arramassait par terre et qui dont il est une norme croute et ensuite on revient à la scène de la jeune fille donc on comprend pourquoi il a la croute et en plus on voit les pigeons. Il est assez vrai qu'il y avait des pigeons ensemble. Donc il y a un peu cette mécanisme un peu du souvenir et de la note d'un qui fonctionne assez bien. Je trouve dans le film. Ça c'était amusant parce que en fait c'est pas des choses que je cherchais forcément mais c'est des choses qui se sont imposées parce que en fait quand on parle de choses qu'on avait comme ça, c'est souvent un peu des images qui reviennent des détails. En fait c'est ça qui ne sait pas c'est c'est à dire qu'Hasquoette il a vraiment il se souvenait vraiment des pigeons. C'est ça ce qui a imprimé dans sa tête. C'était, c'était qu'il y avait pleins de pigeons mais il se souvenait absolument pas de quoi il avait parlé. Il se souvenait qu'il y avait des pigeons et puis oui, dans un second try, il se souvenait qu'il était l'aggol avant. Mais en fait, c'était intéressant de nous de prendre. Ces choses sont des petites choses un peu futiles et des filles de construire en fait autour des scènes et des situations en partant de ces petites choses. Et en fait, on verrait qu'on verrait le film. Il y a tout un truc qui se déploie. On est fait autour du pigeon dans cette scène. Donc on a vachement tiré une scène vraiment de film ou vie, un peu comme elle dit. Et c'était hyper amusant en fait de faire ça. Et oui, les souvenirs, c'est un peu de ce que c'est ça. Il y avait un des personnages qui disait qu'elle est l'éo dans une scène, qui est plus dans le film. Mais il disait quelque chose que je trouvais assez juste. Il m'avait dit, mais en fait, moi, je me rappelle pas grand-chose, j'ai des visions. Et il disait, je sais pas, des visions d'enfants, quoi. J'ai des visions. Et donc, ouais, dans le souvenir, il y a quelque chose comme ça de très cinématographique, dans la vision, de l'image. Et donc, on parlait un peu de souvenir. C'est aussi un film de groupe, comme on me disait, puisqu'il s'agit de reconstituer un groupe de jeunes garçons, de 18 ans. Moi, ce que je voulais savoir, c'était comment tu as travaillé avec les jeunes acteurs, comment vous les aviez trouvé, comment essaient de construire un petit peu une espèce d'entente, entre des acteurs pour faire donner l'impression que c'est vraiment un groupe d'amis, qui se connaît, c'est ce que tu les as mis de toi en relation avec les vrais personnages de réveiller. On a fait des casting. En gros, on a fait des casting qu'on dirait assez longtemps entre Paris, Bordeaux et un peu d'autres villes, avec une directrice de casting, ça s'appelle Sofia Barandirane, et avec aussi Émile Pierre, qui est incosinariste du film, qui fait le voyage avec moi. Et donc, on a fait des casting assez classiques, sauf que c'était important pour nous de chercher plutôt des acteurs d'on professionnels, même presque exclusivement des acteurs d'on professionnels, puisque moi, j'avais déjà travaillé avec des acteurs d'on professionnels sur mon film précédent, et en fait, j'avais développé une manière de traiter avec les acteurs que j'avais envie de continuer, et en fait, j'ai reviendra après, mais voilà, quelque chose qui est beaucoup autour des répétitions, et de recharger autour du langage et d'appropriation du texte qui se passe pour dans les répétitions. Et donc, on a beaucoup fait du casting sauvage des annonces sur Instagram, des messages, envoyés à des mecs, on sait qu'ils font du skate. Je pense que tous les sketeurs de Paris et de Bordeaux ont vu passer l'annonce, et on pensait au nom de venir au casting, et je pense qu'on avait beaucoup fait ce qu'ils venaient pas, on les relance, sur Instagram, et on l'a un peu traqué, on a été un peu hyper insistant avec Sofia, je me souviens un moment, surtout que vers la fin, on ne trouvait pas un des personnages, et du coup, on voulait tout voir tout le monde. Et donc en fait, c'est des casting en plusieurs phases, et déjà pendant les casting, on fait des répétitions, on les fait travailler le texte, et on a vraiment. Je sais de voir comment ils peuvent être dans le travail, juste pas juste ce qui dégage, parce qu'en fait, il y en a plein des jeunes qui sont super, etc. Mais, est-ce qu'ils sont capables d'apporter des choses, etc? Et donc, une fois qu'on les a trouvé, on cherchait surtout des jeunes qui avaient des personnalités un peu connues avec celles des adultes, plus que quelque chose d'un ressemblant physique, même si c'était un mieux, si y avait une ressemblant physique, c'était quelque chose qui. oui, ils avaient une personnalité qui avait rapport, quoi. Et ensuite, toutefois, quand on les a trouvé, on a fait des répétitions souvent deux par deux à quatre, donc ils se sont rencontrés, on a commencé à essayer de faire en sorte qu'ils créent du lien, qu'ils ont fait, après, ils ont vraiment. Je trouve fait groupe, commençait à faire groupe à Barcelona. Il y a vraiment quelque chose qui s'est construit au fil du voyage et au fil du fait qu'ils ont eux-mêmes vécu un voyage à Barcelona. Et en fait, ils ont créé une relation tous les quatre à boits. Parce que j'imagine aussi que du coup, le tournage était plutôt léger entre guillemets et que donc, je ne dis pas que c'était des vacances évidemment. Ah non! Il y a ce truc un petit peu aussi pour le coup de cinéma ou par ensemble, dans un lieu. Et forcément, j'imagine que les liens se créaient si vous ferez à mesure des jours de tournage. Surtout que c'était vraiment un tournage un peu très aventureux, parce qu'on était une toute petite équipe. Du coup, tout le monde était très proche. On habité les ensembles dans des appartements qu'on avait trouvé. Et comme exchange, je ne fous en fait. Et en fait, on. Du coup, oui, il y a un lien en français en qui se créait et puis on en fait, on travaillait beaucoup parce qu'on n'avait pas énormément de temps. On avait souvent été dans la rue à la rache, sans autorisation. C'était pas un tournage. On va dire. On m'a eu de confort. Non, non. C'était un peu l'aventure. Mais oui, du coup, ça crée vachement de liens les uns avec les autres. Et ça crée une énergie de groupe. Et puis eux, surtout, ils étaient tellement contents, en fait, d'aller à Barcelone pour faire du skate. J'ai bien compris un manque. C'était surtout ça qu'ils étaient intéressés. Et qu'en fait, parfois, ils avaient dit tant de vie que le temps d'agir soit fini pour pouvoir aller skéter sur tous les spots qu'ils ont vu. Pas en tout le temps d'âge, on passait en voiture devant. Ou après, ils étaient "ah, ça c'est trop bien et tout." Ils voulaient s'arrêter, mais on a un an. On va tournissé, en fait, on ne peut pas s'arrêter sur le spot, tous les spots de la ville. Du coup, ils a attendés Louis-Can pour y aller. Et ça, c'était trop drôle. Je pense qu'ils ont vécu un voyage un peu parallèle à côté du Tronage. C'est bon. Et ce qui est assez beau, d'ailleurs, aussi, c'est que de coups films de groupe, et aussi des dynamiques de groupe à l'intérieur entre les amis qui ne sont pas éduits de coréen. Enfin, qu'ils sont encore une fois toujours dans cette logique un petit peu dentiste spectaculaire. On ne va pas avoir de grandes effusions, de colère, de trucs de dispute, ou de grands embrassades entre potes comme ça. Mais quand même, le film ne met pas de côté certaines tensions, qui peut y avoir aussi, ce genre de voyage entre amis. Et je pense notamment, forcément, à leur je crois que c'est Émile avec Asquette du coup. Émile, qui est un moment retrouve donc cette fille dont on parle tout à l'heure, et il y a ce plan aussi un peu étonnant, entre guillemets, où tu cadres sur le visage des milles un peu trop longtemps, entre guillemets. C'est pas du coup, c'est pas du coup. Un peu plus longtemps que la normal entre guillemets. Mais en tout cas, on s'en a un truc qui crée à ce moment-là de son côté, une petite jalousey, une petite gène qui traînera un petit peu pendant l'asé du film. Mais encore une fois, tu le fais toujours de manière anti-spectaculaire ou un petit peu légère tout en leur rendant présent. Comment est-ce que tu gérées du point de vue un petit peu narratif et formé ces espèces de dynamiques de groupe? Ce que je trouvais intéressant dans ce groupe, c'était en effet de parler du groupe, mais aussi de parler du fait que les personnages. Je pense que le film, il parle de qu'est-ce que c'est être dans un groupe d'amis de garçons particulièrement. Et qu'est-ce que c'est existé dans un groupe? Et en fait, du coup, ça passe par en effet des rapports de position et parfois de rapport de force, en fait, les uns avec les autres. Et pour essayer d'exister au sein de ce groupe, mais aussi ça parle de. Je pense que comment on existe en dehors du groupe, comment on essaie de trouver sa propre singularité et on essaie de prendre sa liberté sur le groupe, comment on essaie d'exister en dehors de ses rapports de force justement. Et en fait, je pense que. Il y a quelque chose sans doute à la fin de l'adolescence. Enfin moi, je l'ai vécu comme ça. Que de venir adulte entre guillemets, c'est un peu. sexeraire du groupe et du regard des autres dans le groupe Je pense que les personnages ils sont un peu à ce moment-là Et en fait, par ce fait de sexeraire du groupe, il y a quelque chose qui sera compte de En fait, il y a le lien, il est en train de partir Parce qu'il y a comme du lien dans ses rapports de force dans le groupe quoi Qui existe Et je pense que Amy la ce moment-là quand il est un peu seul dans le canapé Et quand en fait son meilleur pot il va y par En fait, il est déjà dans une forme de nostalgie de quelque chose qui est en train de De ses vanouillers Et du coup le lendemain il lui fait payer Et de manière trop violente Et je pense que c'est ça que le film racontasse moment-là Mais je pense que les personnages ils sont aussi dans une Ils sont quand même en train de grandir aussi parce que Ils arrivent à trouver des espaces et notamment c'est surtout Paul et Et Leo mais après plus tard je pense qu'il y a quelque chose qui serait aussi avec les deux autres personnages Ou ils comprennent que comment prendre aussi son en lesant des autres Et qu'il y a quelque chose de Qui se passe aussi comme ça Et en fait du coup le travail ça s'est beaucoup fait En tout cas au scénario et au tournage avec quelque chose de J'ai de rapidement, on a vu qu'en fait le film il était un peu sur Deux aspects il y avait à la fois le groupe de quatre Comment créer comme une petite groupe de raisin Du coup c'était quelque chose de très visuel En fait on les voit se déplacer à quatre dans la ville C'était des petits group où ils étaient un On pouvait les confondre les uns des autres et les uns des autres Et d'ailleurs quand on l'isae les scénarios J'ai beaucoup de retours qui disait Mais on sait pas qui est qui, on les confond etc En fait je trouvais ça pas forcément grave parce que je trouvais que c'était une groupe Et du coup ça se trouait que ça c'était le premier truc qui est intéressant à faire et qui est surtout le début du film Et en fait au film du film il y a des personnalités qui commencent à émerger du groupe Et ça se passe ses souvent deux par deux Donc c'était les choses se jouaient plutôt deux par deux Et du coup il y avait l'éôhe et Paul et Asquête et Emil Et du coup j'ai assez vite dans l'écriture et dans le tournage J'ai vu que le film il est à être en plus sur ces deux tableaux-là Et dernière question du coup Parce qu'on a parlé du coup film des souvenirs, du groupe Ouais un truc que j'aime aussi dans le film c'est que c'est un petit peu un film de ville Parce que le ville, c'est quand même un film de barça Et voilà moi ce que je voulais savoir c'est comment toi t'avais envisagé de filmer barça D'essai de retrouver cette ville du coup, qu'il y a un peu compté pour toi Ça se travaille à la photographie, j'imagine Il y a aussi des plans assez beaux qui durent encore un petit peu longtemps parfois Un peu plus long que des plans de coups normaux, j'ai envie de dire encore une fois Sur la ville pour essayer de bien ressaisir son atmosphère, la nuit notamment mais pas que Donc voilà toi comment est-ce que t'as travaillé pour essayer de filmer barcelonne D'ailleurs juste une truc qui est rigolo aussi Encore une fois dans ce truc de côté, c'est que les personnages, à chaque fois qui parlent en disant Oui on est allé à barça tout le monde dit "Ah mais oui la saga va faire minir" Alors que évidemment on l'avera à aucun moment dans le film Mais qu'on filme tout le reste, tous les accotes, les rues Les bâtiments, un peu. L'ambda de barcelonne, les skate parks etc. Ouais, moi j'ai dans les films que j'ai fait La ville en effet, il est pas important J'ai fait mon film de fin d'étude, c'était sur un quartier de bordeaux Et ça lui les a dit "On m'aillant mes trages d'avance" c'était un film aussi sur la ville de bordeaux Et donc avec beaucoup de déambulations dans la ville et la ville c'était vraiment un personnage du film Un peu cliché de dire ça mais c'était le cas Je sais que c'est la bonne chance de passer Et en fait, moi ce que je trouve intéressant c'est que aussi c'est que chez les sketeurs Il y a un rapport à la ville qui est très particulier On regarde la ville pas vraiment de la même manière que les piétons l'ambda, on te rugimait Parce qu'en fait, tout est, peut être spot de skate et tout est potentiellement verre Un endroit sur lesquels on peut faire des figures sur lesquels on peut se poser etc. C'est un rapport à la ville qui est un peu différent du tourisme Je veux dire classique, en effet la sagrada familiale et tout Le endroit le plus important pour les sketeurs à barcelonne c'est la place magba Et du coup, tout les sketeurs de toute la ville sur rejoignent C'est un endroit où on a tourné plusieurs sènes du film Parce que c'est un peu le centre des vraigites busquettes à barcelonne Et donc voilà, c'était amusant de voir que quand on fait des vidéos de skate Et ce truc de parcourir toute la ville et de filmer la ville au gré des spots de skate Et en fait, le film c'est un peu, c'est un peu la même manière C'est-à-dire qu'on voit que les décors étaient les endroits où ils allaient faire du skate Ou les chemins sur lesquels ils allaient Parce que c'était, on tenait aussi au fait, qui prennent les bons chemins pour aller dans les endroits Et qu'il y a un truc comme ça qui dit. Cato graphie un peu la ville Et donc en fait, on s'est fait guider par ça Pour faire le film, mais en fait, il s'agissait encore de filmer des skateurs qui parcouraient la ville En fait, c'était la même chose Et dernière petite truc que Marin, donc on prédécesseur avait l'habitude de poser un peu de casse C'est que là tu présentes en film à Cannes, mais tu vas peut-être aussi voir des films C'est-à-dire en tout cas d'en voir, donc je me demandais C'était toi les films que tu avais bien envie de voir, tes attentes, un peu pour ce festival Alors moi j'ai très envie de voir le film "Adiumon Cruelle" de Felix de J.G. Vry J'ai très envie de voir le film "Dangling" J'ai adoré. C'était "Strange Jard" C'est bon Et ça, j'aimerais trop pour le voir C'est très non si ça va être vraiment complète Ça va être disputé comme ça, en avion, il y aura du monde Ouais, je pense que ça va, ça va, c'est ça Ça va être dur de choper des places Et je suis très envie de voir le film "Dobart" en mondi-co J'ai envie de voir le film "Dolila-Pinelle" C'est "Dolila-Pinelle" Ouais Je suis à l'accès Ça appelle "Chadin" c'est ça Je crois, ouais Ben ça, j'ai très envie de voir aussi Bon, merci beaucoup Paul Merci, merci à toi Et puis, on se retrouve bientôt pour un nouvel épisode d'Allonement du Festival Merci beaucoup Au revoir [Musique]
Podcast Summary
Key Points:
Paul Noé présente son premier long-métrage *Bar Sazou* à l'ACID lors du Festival de Cannes, un film semi-autobiographique sur un groupe d'amis.
Le film alterne entre des souvenirs de vacances à Barcelone (skate, amitié) et le présent, où les mêmes amis, dix ans plus tard, se remémorent ces moments.
L'impulsion du film vient d'un précédent moyen-métrage et d'une volonté de recréer du lien avec des amis d'enfance, en utilisant des acteurs non professionnels.
Le processus de création a impliqué des appels téléphoniques avec les vrais amis pour reconstituer les souvenirs, puis un travail d'écriture et de répétitions avec des jeunes acteurs castés via Instagram.
Le film explore les dynamiques de groupe, les tensions subtiles, et le passage à l'âge adulte, où l'on cherche à exister à la fois dans et en dehors du groupe.
Summary:
Dans cet entretien, Paul Noé explique la genèse de *Bar Sazou*, son premier long-métrage présenté à l'ACID. Le film suit un groupe d'amis de 18 ans partant en vacances à Barcelone pour faire du skate, avec des retours au présent où les mêmes amis, dix ans plus tard, se remémorent ces souvenirs. Noé revendique une dimension autobiographique, inspirée par son moyen-métrage précédent *C'est lui les ans* et par son expérience d'assistant sur un film de Sophie Letourneur.
L'impulsion est née de conversations téléphoniques avec son ami Émile pour reconstituer un voyage marquant, mêlant mémoire et jeu cinématographique. Le film utilise des acteurs non professionnels, recrutés via des castings sauvages sur Instagram, et met l'accent sur les répétitions pour créer une dynamique de groupe authentique. Noé aborde les tensions subtiles au sein du groupe, comme la jalousie ou les rapports de force, tout en restant dans une tonalité anti-spectaculaire.
Il souligne que le film parle de la difficulté de grandir, de se libérer du regard du groupe tout en préservant les liens d'amitié. Le tournage, réalisé avec une petite équipe dans des conditions aventureuses, a renforcé les liens entre les jeunes acteurs, qui ont vécu leur propre voyage parallèle à Barcelone. Le film oscille entre mélancolie et joie, capturant la beauté des souvenirs imparfaits et la force des amitiés qui évoluent avec le temps.
FAQs
Le film suit un groupe d'amis de 18 ans partant en vacances à Barcelone pour faire du skate, avec des retours au présent 10 ans plus tard où ils rediscutent et reconstruisent leurs souvenirs.
Oui, Paul Noé joue son propre rôle et le film s'inspire de ses propres souvenirs, notamment d'un voyage à Barcelone avec ses amis, en remettant en scène leur amitié.
Ils ont été recrutés via des castings ouverts, des annonces sur Instagram, et des contacts dans le milieu du skate, en privilégiant des non-professionnels avec des personnalités proches des adultes du film.
Les répétitions se sont faites par paires ou en groupe, et le tournage à Barcelone avec une petite équipe a créé des liens forts entre les acteurs, renforçant l'impression d'un vrai groupe.
Ces retours montrent comment le groupe s'est éclaté avec le temps, tout en explorant la nostalgie et la manière dont les souvenirs sont reconstruits, avec un contraste formel entre passé et présent.
Les détails, comme les pigeons sur un banc, sont essentiels car ils émergent des souvenirs réels et deviennent le point de départ de scènes entières, reflétant la nature fragmentaire de la mémoire.
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