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#92 « La rentabilité heureuse » Charles Bignon, associé et co-fondateur de BATIBIG

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#92 « La rentabilité heureuse » Charles Bignon, associé et co-fondateur de BATIBIG

L'échange porte sur la croissance des organisations et l'expérience entrepreneuriale, illustrée par l'exemple de Batibig, une entreprise du bâtiment. Martin Vidlein, de Bluebird, s'entretient avec Chalbignon, co-fondateur de Batibig. Ce dernier souligne l'importance cruciale d'aimer ses collaborateurs pour garantir productivité et pérennité, une leçon apprise après des débuts commerciaux prometteurs mais des difficultés de production. Batibig, née d'une envie d'entreprendre, a connu une croissance rapide par acquisitions, visant 200 millions d'euros de chiffre d'affaires, tout en restant focalisée sur le service concret et l'entretien du patrimoine. Chalbignon partage son parcours : un diplômé de commerce frustré par les grands groupes, qui a délibérément choisi les PME pour avoir des responsabilités. Son entrée dans le bâtiment fut un hasard, motivée par la rencontre avec un entrepreneur et la conviction que c'est un secteur stable, non délocalisable et à moderniser. Il défend une philosophie de "rentabilité heureuse", croyant que des collaborateurs épanouis sont plus productifs et que l'entreprise doit être un lieu de développement. Passionné par le voyage plus que la destination, il voit chaque projet (comptabilité, RSE) comme une aventure à approfondir, une mentalité qu'il applique à la croissance de Batibig.

Transcription

12871 Words, 72291 Characters

French
Mais je suis d'affaire comment ça montait monter et donc on en bouche, on recrute et là très rapidement on se rend compte que le commercial c'est bien Démé ses clients c'est vraiment génial mais il faut aussi aimer ses collaborateurs Parce que si on n'aime pas ses collaborateurs, il produise pas et ça marche pas parce qu'on va dire à ses clients bah voilà on va vous faire ça, ça va être incroyable Donc venez chez nous, ils viennent et puis c'est derrière on n'arrive pas à produire et à être efficace, ça marche une fois mais ça ne marche pas deux fois Chasse au diteur bonjour L'homme grandit en se proche temps dans la vignière Pourtant, celui-ci n'a jamais été aussi imprévisible et plus contraint Comprendre comment faire grandir les organisations humaines entreprise, association, dans le temps long, c'est tout l'enjeu d'une entreprise Avec une entreprise, je veux au contact de fondateurs et de dirigeants qui me raconte pourquoi et comment sonner et puis on grandit leur organisation Nous décryptons avec eux ce qui a fait leur succès, nous tentons de comprendre leurs échecs et puis nous discuterons du futur et des défiés auquel ils font face Comment on s'il y a l'avenir, croissance économique, pès social et respecte l'environnement, chacun sa vision, chacun ses recettes Je m'appelle Martin Vidlein, j'ai créé, je dirige Bluebird, nous proposons les services de 5000 managers de transition, consultant frileance et expérin dépendant qui conseille aux remplaces et dirigeants d'Europe en Afrique et au Moyen-Orient Aujourd'hui, je suis reçu par Chalbignon associé et co-fondateur de Batibig Il y a les métiers qui ne seront jamais délocalisables et toujours au centre de nos préoccupations ce sont les métiers du bâtiment Loin de l'attaque et de ses paillettes, encore plus loin de l'ambiance de grands groupes, Batibig trace son chemin, un entretenant nos immobes réparer ses fuites Ravaler ses faces à des d'autres choses encore Batibig est né de l'envie d'entreprendre, agrandi pendant près d'une dizaine d'années à force de choses simples mais efficaces Bien servir ses clients, des poussiéristes en processus d'une mille ans, sous les écrans radars, elle agrandit sans faire de bruit Et puis d'un seul coup, tout cet accéléré, Batibig a réalisé plus de nos cinquantaines d'acquisitions en moins de dix ans Oui, cinquante en moins dix ans, elle est en route vers les 200 millions de rôles de chiffres d'affaires Et comme elle double de taille, tous les deux à trois ans, je voulais s'imaginer où elle sera en 2030 Découvre une fusée qui a pris son envole mais bizarrement ne regarde pas vraiment son chiffre d'affaires Alors que regarde-t-elle, pour le savoir, il faudrait écouter la parole vive, enjouée et débordant d'énergie de Chalb Jus génial Bonjour Chalb Bonjour Martin Enchanté, je découvre qu'on a connaissances recommandées, mais c'était surprenant On va dire La vie, nos enfants, les enfants, les enfants, l'entrepreneuria Chalb, on va parler de Batibig que tu as créé avec ton frère J'adore ces boîtes, pour tout te dire, parce que c'est des boîtes qui ont une taille que je vais qualifier d'intermédiaire ou les choses sont méga concrètes Elles sont suffisamment grandes pour qu'on commence à regarder des choses un peu sympa où il y a des projets en interne, où tu peux investir Et puis elles ne sont pas trop petites donc plus, parce que quand c'est petit, on sait tous On ne compte chaque euro, non pas que tu les comptes pas déjà encore Mais c'est une belle taille, et puis tu as des métiers superbes Et donc je veux surtout qu'on parle des métiers aujourd'hui que Batibig réalise Je regardais, c'est un détail mais ça comptait énormément Je suis quand j'arrivée dans l'île-mole de l'entrée, j'attendais, et il y a un truc qui m'a vachement surpris C'est que les gens leur rentraient et se disaient "Bonjour et ce serait la main" Tous sans exception Et c'est la première fois que je vois ça depuis des années Et ça dit tellement de choses Alors avant qu'on parle de Batibig, on ferait me que je nous ira raconter un petit peu qui tuais Alors ben je suis un entrepreneur qui a aujourd'hui 50 ans Je suis profondément investi dans mon entreprise Je suis passionné des projets Je fais partie des gens qui préfèrent le voyage plus que la destination Je suis un patient, je suis parfois colérique, j'essaye d'être juste J'aime profondément les gens, ça me touche beaucoup ce que tu m'as dit sur le fait que les gens se saluent Je pense fondamentalement qu'une entreprise est composée de ces élaborateurs Beaucoup plus que de son patron, de son, alors même si on donne l'impulsion J'essaye de faire en sorte d'allier la rentabilité qu'on recherche tout son entrepreneur avec le mot heureux Donc j'aime dire que j'ai inventé le concept de la rentabilité heureuse Parce que je l'avais jamais entendu avant Et je pense qu'on peut vraiment aller ces deux termes contrairement à ce qu'on entend parfois Et que je pense que l'entreprise est un lieu de développement, un lieu de progression, un lieu d'épanouissement Et que des collaborateurs heureux sont des collaborateurs beaucoup plus productifs donc c'est peut-être intéressé Mais de toutes les manières je fais très attention à ce que ça se passe bien Et donc je pense que quand on se propène dans les couloirs de notre entreprise ou de nos entreprises Parce qu'on est une somme d'entreprise, il y a cette joie de ivre Et quand parfois on perçoit justement un endroit un peu plus mort, un peu plus terne Alors il peut y avoir des tensions, soit avec des clients, soit à titre personnel, soit la vie macro fait peur Ce moment on peut qualifier le climat français donc siogène mais on essaye de toujours préserver un bon climat dans l'entreprise Pour que les salariés viennent et ils fassent leur job de manière heureuse Donc voilà, je suis cette personne, je suis cette espèce de garant qui fait en sorte que les gens autour de moi soient heureux de produire et de travailler avec nous Alors ça n'a pas toujours été comme ça parce que quand j'ai commencé, moi j'ai pas été à l'école des grands patrons, j'ai appris sur le tas Et j'apprends tous les jours donc effectivement on a une taille intermédiaire mais on n'a pas toujours une taille intermédiaire Une entreprise qui a 1000 collaborateurs ou plus passe par des plus petites tailles d'abord parce que nous on est une histoire de build up Donc on a grandi à addition de projets qui sont venus nous rejoindre et on a des paliers Alors il y a des paliers de premier palier quand on reprend la première entreprise avec mon frère On est 6 mais on est très peur, on ferait moi parce qu'on n'y connaît rien On va y revenir mais j'aurais d'abord revenir sur ton introduction parce qu'il y a peut-être plein de choses Il y a beaucoup beaucoup de choses de toi, mais le premier mot que tu as prononcé c'est mon entrepreneur Ça on va largement développer, mais tu as une belle expression que j'adore T'as dit, je préfère le voyage à la destination Tu peux vous dire un petit peu plus, je suis quelqu'un à une autre manière de le dire C'est vrai que quand j'étais petit j'adorais construire des légaux mais par contre une fois que le truc était construit que ce soit une voiture, un avion ou même une maison Ça m'ennuie énormément de joie avec, j'avais envie de passer autre chose et donc je suis un bulimique des projets Donc j'aime de la cuisine aussi parce que la cuisine, on a plein d'éléments et à la fin ça fait un repas ou un plat Et qui en plus peut être partagé donc ça a plein d'avantage En revanche je suis ma femme appel ça, j'ai des toquettes donc parfois je me passionne pour la photo Je vais lire énormément de livres de photos, parfois je me passe tonne pour l'astronomie donc je vais lire beaucoup d'astronomie Je vais m'acheter à l'intérêt scope, je devrais les étoiles, parfois je me passionne pour la moto Donc je vais regarder tous les cylindres, toutes les motos, toutes les cylindres et passer mon permis Et essayer de voir comment je peux faire, essayer de faire de la course de moto, etc. Donc je pense que c'est un petit peu pareil dans mes projets d'entreprise Ou quand je me passe tonne pour un sujet, que ce soit, c'est la comptabilité qui n'était pas du tout mon sujet fort à la base Et aujourd'hui je me suis rendu compte que c'était très importante pour nous d'avoir une comptabilité extrêmement propre Et donc je me passionne sur comment est-ce qu'on va de manière intelligente agile Mettre en place une comptabilité qui va être efficace et nous permettre d'avancer Ça peut être l'informatique, ça peut être les sujets sociaux, le RSE, etc. Donc je suis à chaque fois passionné, j'essaie d'aller à fond dans les sujets sans aller trop vite Pour pouvoir bien les comprendre, bien les percevoir Et après de reprocher ça dans des projets d'entreprise Bon donc tu disais, 2005, lancement avec ton frère, t'as quel âge en 2005? En 2005 j'ai 32 ans, donc il n'y a jamais trop d'apports Alors j'avais un peu commencé à reprendre ma carrière, donc moi j'ai fait, mon père est en avocat Je m'étais dit que j'allais être avocat aussi et je commence mon droit, je ne savais pas forcément quoi faire à l'issue de mon bac Et donc je fais une maîtrise de droit, droit des affaires et mon père me dit "faut absolument qu'il fasse deux diplômes" Parce que les avocats aujourd'hui c'est deux diplômes Donc je dis "OK donc je rentre dans une école de commerce donc je fais à l'époque ça s'appelait sub de courant" "M'accord" "Non ça s'appelle Nehoma, ça a fusionné avec Rince" Et là je découvre le marketing, je découvre la pub, je découvre tous les autres métiers, la finance, etc. Et je me dis "bon sang le droit c'est très affectif, c'est très bien, c'est très formateur avant je suis actif" Et je rentre chez Casino, à l'issue de mon diplôme Les hypermarchés, les hypermarchés Casino, exactement Parce que j'aime beaucoup la grand distribution, je suis fascinée par les hypermarchés Et puis on a la chance en France d'être bien servis Et bien servis Et je fais mon service militaire, parce qu'à l'époque on devait encore le faire Dans une entreprise donc ça s'appelait VSA Ne, je crois que ça s'appelle VIEU maintenant Et je pars donc chez Casino en Pologne où je vais avoir sa vie pendant deux ans Développer, enfin, aider à développer avec pas mal d'autres VSA Ne à l'époque L'implantation des hypermarchés géants et de la marque leader price À l'issue de ça je rentre chez Casino en France, où là Jean-Charles Nauri décide de lancer, de dupliquer en France ce qu'il avait déjà mis en test à Santétienne Puisque c'est le berceau du coup Casino Le système des livraisons de cours à domicile après avoir commandé sur internet, il faut se remettre en perspective Dans une époque, c'était très dans l'avance C'était un balbusiment, donc je boss à ringisse sur la plateforme logistique de ce qui s'appelait à l'époque C'est mes courses puisqu'il avait la galaxie, c'est mes vacances, c'est des courses Il avait c'est mes courses et donc c'est mes courses, j'étais chef de projet marketing Et au bout de huit mois, c'est un ego, Jean-Charles Nauri, arrêt tout et vire les 150 personnes Il avait sûrement ces raisons, dont moi effectivement Il avait sûrement ces raisons et il décide de pas avancer sur ce projet là Et j'ai été extrêmement frustré une première fois de ne pas pouvoir avoir prêts à avoir travaillé vraiment de ne pas pouvoir la concrétisation de mon projet, je m'occupe de la nouvelle version du site internet En collaboration avec Atos origine, qui était les informaticiens qui nous délaissent sur ce projet Du coup, Atos origine me débauche et m'emmène dans des équipes de conseils en marketing Et là, je découvre ce que c'est que le conseil dans une toile à la défense Et je deviens précif mais très triste Parce que j'attends des heures et des heures dans une salle qu'on me missionne J'attends, j'ai des idées, mais finalement on me dit de me terre, j'ai des réunions Mais en fait on me dit prendre des notes, on me dit de faire des tableaux excellents, je sais même pas pourquoi Quelque slide, je me progresse énormément sur le Pac-Office Microsoft à ce moment-là Je suis assez bon en point, je suis assez bon en excel En revanche, j'étais foudrage parce que j'avais l'impression de perdre mon temps, de gâcher une case de mon CV Et que quand on est jeune diplôme et décalue à commerce, il y a une espèce d'ambiance qui fait qu'il faut protéger son CV Le début de carrière est important, et donc j'étais bouillonnant Et donc ça faisait deux expériences ou je. J'ai l'impression que tu l'as encore un peu comme. Je parle de datos, ça la fin ne m'a pas décès parce qu'effectivement on ne sait pas entendu Et là je décide de réduire la taille des entreprises dans lesquelles je travaille En disant, un diplôme décalue de commerce sera plus reconnu dans une petite PME et plus utile Que dans un grand groupe, parce que, au moins j'aurai des responsabilités, j'aurai de l'autonomie Et je pouvais exprimer ma fœur de vaincre Et moi c'est, il ne faut pas y voir Mais c'est vraiment ça, c'est comme ça que je l'ai vécu à l'époque J'ai pas besoin de prendre temps et de me dire "Non mais je. J'ai trop d'énergie en moi, parce que ça sera des tripes Mais je suis quelqu'un qui dort pas beaucoup, je suis quelqu'un qui a besoin de faire des choses Et donc voilà, et à l'époque c'était encore plus vrai puisque j'étais plus jeune Et là, à force de consulter à droite à gauche, j'ai capé recruitement Des anciens directeurs de support, etc. Je me rends compte, et c'est un peu risqué, il faut le voir, il faut se remettre en perspective Quand on est jeune diplômé, on vous dit, vous allez rentrer chez l'oreal, vous allez rentrer chez Craftsma Enfin dans des grands groupes chez KPMG, enfin voilà dans les Big Four Et surtout, on ne parle jamais de l'entreprenariat à l'époque, on ne parle jamais des PME Or, il faut quand même se laver le tissu français, c'est des PME Donc c'est la grosse, grosse majorité des entreprises sont des PME ou voir des TPE, voire des entreprises unies personnelles Et donc, c'est quelque chose qu'on occulte un peu en école de commerce à l'époque, c'est un peu moins vrai aujourd'hui Et donc, je me fais un peu violences en essayant d'aller découvrir ce que c'est qu'une PME Et surtout, on ne sait pas laquelle se tournait Et à force de discussion, j'ai quelqu'un qui me dit, ben moi, j'ai des entreprises de vatiment, d'électricité Et je viens de découvrir un nouveau métier qui est l'étanchéité, en refusant le plafond de mon entrepôt Et j'ai envie de racheter des entreprises étanchées et j'ai besoin de jouer un diplôme et éventuellement pour diriger ces entreprises Donc je dis, ben, génial, j'arrive Et donc là, il me dit le problème, c'est que j'ai pas encore d'entreprises à te faire diriger Donc tu vas commencer dans une entrepèce que j'ai déjà et puis pour que tu comprennes bien, tu vas être sur le chantier Et donc, je passe d'une toit à la défense en costarraq rabate à un bleu et à un chantier où je casse des carottes car là sur une terrasse Avec mes compagnons manœuvres pendant deux ou trois mois de manière à réétancher le sol des balcons de cet immobile Et donc j'apprends un peu la vie de chantier Je comprends bien le fil de ta pensée et puis je commence un peu à te comprendre Mais autant, je peux complètement entendre que le lion rougissait dans sa cage à la toit à la défense Mais le lion n'est pas obligé de se retrouver sur un toit de immobile à casser les carottes pour faire l'étanchéité Tu vois un peu qu'il y a l'institut pas passé quand même Mais j'allais venir En fait, l'idée c'était que derrière on retrouve une entreprise que j'allais pouvoir gérer Et le problème c'est que le temps que l'on la trouve parce que je le sais pour l'avoir fait un somme de foi On n'achète pas une entreprise comme on achète une boîte de chocolat, on allange les marchands, ça met un peu de temps Et donc à l'époque la personne avec qui j'allais être associée n'avait pas d'entreprise, n'avait juste prévu Pourquoi t'as-tu associé comme ça, avec quelqu'un qui te propose peut-être un jour de faire de l'étanchéité Ah bah je sais pas, c'est pas ce rétifant voir quand tu donnes ta tour dateuse Ah bah si, parce que moi j'étais sûre de mon coup, j'étais sûre que j'allais diriger l'entreprise Et j'étais sûre que justement j'allais pouvoir apprendre à diriger une PME grâce à cette personne-là Ouais, à t'y j'ai fait confiance à un délicieux Mais tu n'aurais pu diriger une boîte qui fait du service, qui fait du logiciel, qui fait de la pub Ah mais pourquoi le bâtiment? Parce que à l'époque on m'avait proposé, je ne sais pas si vous connaissez D'ailleurs le créateur des yotes de Paris qui avait créé ces espèces de croisières un peu d'inatoires un peu plus luxe sur la scène M'avait proposé de développer ce système en province et j'avais moins gros projet donc j'avais les deux projets dans les mains Et puis à moi il faut prendre une décision et on n'a pas, j'allais pas aller toper dans toutes les aques de toute la France pour savoir si une PME que c'est, j'allais m'embocher Donc j'aurais pu me lancer dans la boucherie, c'est tomber sur le bâtiment C'est un pur hasard en fait C'était pas hasard, il y a cette personne que j'ai rencontrée avec qui je discute Donc dont je savais qu'elle était entreprenueuse et qu'il y avait des PME Qui me dit bah tout voilà, rien qu'on t'entendu par les pendant une demi-heure 3/4 Je sens que tu es une personne qui est capable de diriger une PME donc si ça te plaît, pourquoi pas De la même manière que si quelqu'un aujourd'hui vient me voir et me dit, j'ai envie de diriger une PME et que si je le sens bien Je vais expliquer comment il faut faire et comment d'ailleurs c'est une grosse partie de notre développement Allez, allez, allez, on peut en parler plus tard mais allez, allez, allez, allez, elle se déroule de la même manière Parce qu'on est entrepreneur, on n'est pas forcément inventeur quand on est entrepreneur Donc on est pas obligé d'inventer quelque chose de magique C'est juste qu'on a envie d'avoir une équipe qui vous suit et qui vous qui se range derrière vous pour faire avancer des projets Donc voilà c'est ça que j'avais en moi profondément Alors ça pouvait à l'époque se refletter dans la volonté de devenir délégué de classe La volonté d'être le chef de l'équipe de Fouze sans être de loin le meilleur footballeur La personne qui décide ce qu'on va faire s'apprémitir entre copains, etc. c'est des choses que j'avais en moi Après c'est bien, c'était bien, c'était comme ça donc j'ai plutôt, alors déjà je suis l'aînée de mes frères, je suis l'aînée d'une vingtaine de cousins Oui J'ai un tempérament en moi de l'hideur qu'on m'a, je suis fils de l'aînée En plus, voilà, il y a toute une histoire comme ça, mon père est entrepreneur puisqu'il a monté son cabinet avocat J'ai des ancêtres entrepreneurs à pleins des gare dans la confection, dans la banque, etc. L'ambiance de l'étranger, c'était surtout le secteur J'ai l'ambiance de secteur charazard C'est charazard et je me suis dit aussi le bâtiment, c'est quelque chose qui marchera toujours On a toujours besoin de bons étrissiens, de bons bombiers, de bons étancheurs, le patrimoine, il est ancien, en île de France Donc il va falloir l'entretien en permanence Il y avait quand même déjà cette petite musique de la rénovation énergétique qui traînait Et donc je me suis dit, il n'y a pas beaucoup de défauts, c'est pas délocalisables La probabilité que un robot arrive ou que l'internet renverse la chose radicalement et faible Donc contraire ça va plutôt être un secteur très rapidement, je me rends compte que c'est un secteur très traditionnel, très poussiereux, très papiers crayons Et qu'il y a un boulevard de modernisation devant moi Et donc à l'issue de ce chantier, assez rapidement, on trouve une entreprise arrachquillée au bord de la faillite Et qu'on fait tout un montage de location gérance d'un fond de commerce Bref, et je deviens gérant de la société qui est berche fond de commerce Et donc à 27 ans, je crois, je deviens patron de cette entreprise 28 ans, alors peut-être 29 ans je ne me fais plus exercer des dates Et je deviens patron de cette entreprise avec des gens qui me détestent, parce que je suis, il m'appelait le chien de garde Comme un idiot au départ, j'ai cru que les patrons savaient des cravades, donc j'ai mis une cravate et ça faisait ridicule finalement Mais c'était pour être reconnu par mes ouvriers ou parmi les différents conducteurs de travaux Très rapidement, j'ai enlevé la cravate Et j'ai appris et j'ai compris qu'il fallait être un déleur pour être accepté et pour être accepté Et comme un leader? Alors justement, comment ils t'ont accepté, parce que bon, t'arrives avec ton super diplôme d'école de commerce T'es passé à la défense, t'es chez à t'ausses, t'es aux antipodes Alors j'ai l'impression que. Il faut beaucoup d'humidité dans le bâtiment pour devenir dirigeant Donc ça c'est très important, parce que c'est pas parce que les gens n'ont pas de diplôme On ne parle pas bien français, qui n'ont pas un réel savoir-faire, qui n'ont pas eux-mêmes une vie Qui est souvent très différente de la mienne d'ailleurs, qui n'ont pas des complexités Dans leur manière d'arriver sur leur lieu de travail, des complexités à boucler leur fin de mois, etc Et quand on se met dans la peau d'un ouvrier et de bâtiment, qui fait un métier très physique C'est là aussi où le passage sur le terrain m'a beaucoup appris Parce que je ne suis pas allé pour voir, je suis allé trois mois C'est un n'est que trois mois, mais voilà, puis je les refais plusieurs fois dans ma carrière, c'est quelque chose qui apprend énormément de choses Et ce qui est très drôle, c'est que pour avoir travaillé à l'époque dans le 16ème arrondissement, puisque le chantier en question dans le 16ème La manière dont les commerçants regardent un ouvrier avec beaucoup d'empathie Et très différente que les mêmes commerçants me regardaient quand j'étais en jeûne diplôme et en costard cravate Et c'est vraiment un regard différent que j'ai vu de la boulangerie, de l'épicier, qui donne un coup d'épaule ou qu'un coup de main ou un clin d'œil Parce qu'un peu comme toi et moi on est du même monde Donc j'ai pris ce costume là, j'ai essayé d'être humble et d'apprendre auprès de gens qui faisaient la prière sur l'étoile, de gens qui mangeaient leurs gammels, de gens qui me racontaient leurs histoires On parlait beaucoup de foot, on parlait de ce qu'on parle entre jeunes mecs du même âge qui font la pause Et on rigolait, c'était sympa, franchement j'ai un très bon souvenir de cette période là, c'est dur physiquement Les nuits sont bien remplies parce que du coup on est faillé, on dort bien, c'est des carrières qui quand elles sont longues dans des conditions difficiles sont compliquées Et heureusement les postes de ces gens-là évoluent aujourd'hui avec des équipements de protection, avec des racionnés, on essaye de rationner les temps compliqués, les temps pénibles et on essaye de mettre en place des processes pour que ça soit moins pénible Revenons au moment où tu deviens gestionnaire de ces sociétés de l'organisation de gérance? Ce n'est pas une gestion de gérance, c'est juste le système, c'est une société d'étanchéité dont on louait le fond de commerce Pardon, le fond de commerce, parce que c'était une manière de l'acheter, c'est comme un L.O.A aujourd'hui on est une voiture en payant On l'a loué l'entreprise 36 mois, plutôt que de l'acheter J'arrive et effectivement là je me rends compte de plein de process qui sont stupides des allertours, des choses qui sont mal faites, je me rends compte que rien n'est ordonné et donc je crée grâce à des tableux excels, puisque je savais faire de l'excelles, des process, je crée de l'ordre Et finalement c'est très très rapidement productif et efficient, parce que dans une entrée ce que les choses ne vont pas très bien, chaque action à beaucoup d'effets, c'est très satisfaisant aussi Et du coup je suis reconnu comme étant quelqu'un qui va résoudre des problèmes grâce à l'informatique, grâce à l'organisation, grâce à de l'ordre Alors au départ j'ai du lutter, j'ai du tenir, parce qu'on n'arrive pas comme ça, surtout quand on est un culte d'un techniquement Et à se faire accepter, mais à fort déjeuner, de rigoler, de déconcer l'ambiance, de travailler en arrivant plutôt le matin et en repartant plus tard le soir Donc je reviens à mon humilité, à mon exemplarité qui me sont très cher, que j'essaye d'inculquer aux jeunes qui viennent nous rejoindre aujourd'hui, qui sont à mon avis de valeur essentielle pour pouvoir diriger l'entreprise En tout cas dans le bâtiment c'est comme ça que ça marche Et ça a bien marché et l'entreprise est devenue très rapidement rentable donc j'ai pu continuer à embaucher, continuer à augmenter les gens Et ça a payé bien donc la location du fond de commerce et a acheté finalement cette entreprise, finalement elle a été mon bébé Alors c'est mon bébé sauf que c'était pas moi à l'actionnaire puisque j'étais avec quelqu'un d'autre Il y avait les capitaux et dans l'entrepreneuriat, c'est sucre, investit, qui est le roi Alors après on peut avoir un savoir-faire mais j'étais pas assez indispensable et d'outre le manière Je me étais rendu compte que maintenant que j'avais compris un peu les roisges d'une PME, je me sentais encore un peu à l'étroit Et donc j'avais besoin de prendre mon envole et donc j'ai un verti mon associé que dans un an, un an et demi Le temps que je puisse former un successeur, je partira évoler de mes propres ailes et il avait très bien compris Et donc on a trouvé un successeur qui est quelqu'un qui est venu me remplacer Alors il faut bien comprendre que les entreprises du bâtiment sont souvent gérées par des gens qui sont techniques Puisque la problématique des entreprises de bâtiment est un problème technique, ce soit l'électricité, l'étangélité, la courgation de la responsabilité C'est technique et que moi j'étais ingestionnaire Et donc cette méthode de gestion que j'avais mis en place finalement, elle était un peu disruptive Alors c'est un mot galvodé mais elle était un peu nouvelle dans le bâtiment et surtout dans cette aide de PME Ou les patrons sont des techniques, donc comme ils sont techniques ils sont commerciaux mais ça s'arrête là et ce n'est pas des gestionnaires Et moi j'avais inversé le process c'était que j'étais très gestionnaire donc j'étais très orientée par la marge Quand tu débars dans cette société, c'est vrai que tu ne connais pas les métiers Tu comprends que comme tu t'en as vu à peu près bien processé, tu as mis les choses au carré et on a compris que tu passes du temps avec les ouvriers Et que c'est ça qui a fait que tu t'es fait accepter Mais d'un point de vue technique quand tu vois quelqu'un commencer à se donner pour gérer ton tour Il y a déjà de la manière que quand vous êtes chez vous et que tout le monde a fait les travaux chez soi et on a un feeling sur est-ce que ça se passe bien ou est-ce que ça se passe bien? Donc déjà il y a ça, est-ce que les gasses ne prend pas mal? C'est un feeling moi j'ai une femme qui est là qui est dans le bâtiment Je pense qu'on commence comme ça, on a tous eu des expériences de savoir si une chose se passe bien ou pas bien Quand on va chez le mécanicien on sait si pour remplacer sa réparer sa voiture, on sait si vous arnaque ou si tout se passe bien Donc j'avais ce feeling là et après comme je l'ai dit tout à l'heure, j'aime bien m'intéresser Donc très rapidement, j'ai lu des bouquins, j'ai compris, j'ai passé du temps sur les chantiers J'ai passé du temps avec les architectes, j'ai passé du temps avec le directeur de l'entreprise technique qui m'a appris énormément de choses Parce que quand il a compris que j'allais pas sur ces plate-bandes qui étaient quand même l'ancien pdg, donc c'était compliqué pour lui Mais de technique et de commercial, il m'a appris le métier, il m'a appris les clients, il m'a appris énormément de choses Et puis moi quand j'ai quelqu'un avec qui je m'entend bien et qui peut m'apprendre des choses, je me branche sur lui et je compre tout Comme si c'était une clé USB que je me rentrais et assez rapidement, j'ai les 80% qui me permettent d'avoir le discours de dialogue Et voilà, et ce qui m'a aidé aussi beaucoup c'est justement d'aller rapidement sur les chantiers, d'avoir des discussions franches avec des chefs de chantiers sur les horaires à respecter, sur l'avancement, et en même temps les dépatouillés quantisés sur une machine qui était cassée Qui t'a même relevé mes manches et bricoler si j'avais compris comment il fallait le faire Pour montrer qu'il fallait pas s'arrêter là et pas se laisser abattre par la moindre difficulté Et ça, ça m'a permis de gagner des lettres de noblesse et donc de bien marcher Et donc assez rapidement l'entreprise est devenue très rentable et donc c'est là où j'ai commencé à comprendre que, bon bah j'en savais assez dans l'entreprise Pour devenir autonome Et donc un an et demi après la période donc j'avais formé mon successeur et là, il se trouve que par le réseau J'apprends qu'il y a une entreprise de plomberie à vendre qu'un gars qui faisait de la peinture et des soldes avait acheté pour faire les appartements et c'est une vieille entreprise de plomberie qui avait écrit en 1961 Ça s'appelle l'entreprise chapeau et qu'elle est à vendre qu'il y a 34 plombiers, une secrétaire, un charrier d'affaire Et qu'elle vivote et qu'elle gagne pas trop d'argent et qu'elle va pas être procheur Donc à la hauteur de mes économies et de ma bourse pour la racheter parce que c'est un sujet aussi Et donc j'en garde un peu les comptes avec mon expert comptable de l'époque Je m'ai d'accord avec le sédan et un peu de deux mois avant la session, la session prévue J'en parle à mon frère Justin qui lui a fait une école de commerce et qui était en concert en stratégie chez Diamond cluster Et qui lui a toujours voulu être entrepreneur donc à les secs c'était mieux foutu, il y avait une majeur entreprenariat Alors il a un peu plus jeune que moi, il a 46 ans aujourd'hui L'époque, les secs étaient plus en avance que Nehoma et formaient des aides des entrepreneurs Donc il a vraiment suivi ça et il savait qu'on ayant commencé sa carrière dans le concert en stratégie Déjà ça lui permettait de mettre des sous de côté parce qu'ils n'étaient pas trop mal payés Et deuxièmement il allait pouvoir entreprendre derrière, il savait pas dans qu'elle domaine Et donc quand je vais le voir, je lui dis voilà, j'ai un plan, on propose une entreprise de plomberie Je pense que si on le fait à deux on ira plus vite plus loin Et qu'on pourra se relayer, on pourra se séder Et je pense qu'on est assez complémentaire, tu es plus analytique que moi, je suis plus intuitif Tout ce que je sais, je vais te l'apprendre très rapidement Et toi tu vas m'aider à tenir les comptes et à nous projeter dans l'avenir Et il a dit oui au bout d'une heure Donc ça c'était plutôt sympa, alors c'est vrai qu'on discutait beaucoup ensemble d'entreprends, de créer des boîtes, de monter des boîtes C'est quoi à jus de ça par aussitôt, c'était très très court de l'enjeu C'est quoi à poids d'entrepreneurs, à fouet de courage vraiment dans sa vie J'appelle sa sauter de la falaise et il faut savoir est-ce que c'est un sac à dos ou est-ce que c'est un parachute et on le sait que une fois qu'on est en l'air Donc il faut sauter sans savoir, ça j'ai déjà repris cette image aussi devant des parterres de gens qui m'écoutaient sur l'entrepreneuria Il y a un moment où il faut faire le pas dans le vide, c'est important et il a fait le pas dans le videur C'est plus facile quand on n'a pas de charge familial, quand on n'a pas d'enpreun immobilier, quand on n'a pas de. quand on n'a la vie devant soi Mais c'est quand même pas franchir parce que à l'époque il faut se remer dans le contexte, la carrière, le début de carrière Et quelque chose de fondamental, en tout cas dans notre imaginaire C'est encore très encore très vrai Et dans ce qu'on nous dit, et du coup ça s'apparalise énormément Et c'est extrêmement flippant et le jour où j'ai repris la notre épais étanchéité J'ai fait ma première journée et je me souviens très très bien, j'habitais seul dans un petit studio dans le 8ème Et je suis rentré chez moi à épuisé vers 21h, après la première journée où je m'étais fait traiter de jeunes chiens par la comptable Et je suis rentré chez moi et je me suis mis sur mon canapé Et j'ai commencé à occuper comme si j'allais vraiment avoir une crise de panique Mais je suis complètement fou d'avoir fait ça Je suis parti dans la rume promenée, je me suis arrêté dans un bar, j'ai bu une bière, je n'ai bu une deuxième Et je suis rentré me coucher un peu assommé et puis l'embatage me levait et puis c'était parti Et mon frère, ça a été un peu pareil, on a repris l'entreprise On a eu du mal au départ parce que là l'assisez C'était fait de la plomberie, donc créé en 1961 En tout cas de plomberie qui avait eu des belles années, dans les années 80 Les mecs qui l'avaient voté, 6 personnes, 3 ouvriers, une secrétaire qui était un peu fumasse Parce qu'un, elle fumait beaucoup et qu'on lui avait dit d'arrêter de fumée dans les locaux Et deux, elle avait l'objectif de reprendre avec son beau frère l'entreprise Et comme c'était pas elle, finalement, elle était un peu très heureuse Donc compliqué, l'entreprise allait moins bien que ce qu'on avait prévu Et nous, on se payait pas à l'époque parce que avec 600 000 euros de chiffre, on avait pas de quoi se payer Quand on a des diplômes, etc, et qu'on a des copains qui partent à droite à gauche, on a un petit train de vie Et c'est compliqué de faire ce choix de réduire sa rémunération à casino Parce que le choix, on était au chômage Ca, c'est quand même aussi un beau pays, la France, qui permet à grâce à l'agre ou au chômage A tout à chacun qui veut se lancer et qui est conscient qu'il va faire des sacrifices D'avoir une période à l'époque, c'était 23 mois ou 24 mois, maintenant c'est 10-18 mois Ou peut-être c'est, je ne sais plus, mais de pouvoir quand même avoir un pied à l'étrier Et ça, c'est quand même un beau pays, il faut quand même le reconnaître J'espère que, d'ailleurs, les choses ne vont pas changer dans le domaine-là Et donc, on avait très rapidement grâce à mon frère, mis en place ce qu'on fait jamais pour une entreprise de 6 personnes, un business plan Et comme je vous l'ai dit, on n'est pas techniques, on n'y connaît rien, en plomberie Moi, je sais ce que c'est qu'un ordre de série, je sais ce que c'est qu'un de vie, jusqu'à ce que c'est qu'un bon livraison Je connais la TVA, je connais l'Ursafe, je connais la fiche de paix, je connais ce que c'est qu'un ouvrier Mais je n'y connais à rien à l'employé Mais rien quand je dis rien, c'est comme je sais qu'il y a des robinets, je sais qu'il y a des. Et voilà, ça s'arrête à peu près là, d'être fio, et voilà, je connais Et surtout que la plomberie de l'entourage chapeau et de la plomberie de cobrilleté, donc de la plomberie d'immeuble Et pas de toute la plomberie de particulier, alors un peu de plomberie de particulier Mais donc c'est la plomberie des tuyaux qu'on voit pas, qu'ils sont dans les murs, qu'ils sont dans les cafes, qu'ils sont des tuyaux qu'on ne connaît pas Et donc avec des diamètre inconnus, de la physique quand même, parce qu'il faut mesurer, il faut dimensionner, il faut. Il y a des règles à respecter, et des ouvriers un peu en fin de fin de cycle D'ailleurs, un des premiers gestes qu'on a dû faire, c'est licencié à un ouvrier qui dormait et qui buvait, donc c'était un peu triste Et derrière, on a eu rapidement des prudoms, enfin voilà, on est passé par toutes les complications, les fournisseurs On nous avait un peu caché, qu'il y avait des dettes, son de nous sont tombés dessus, les banquiers nous ont dit pour mettre des sous Et en fin de mois, pendant les trois ou quatre premiers mois, c'était juste un et moi qui fusionne des checs avec nos sous nos économies Pour payer les salaires des gapes, parce que, voilà, on ne peut pas jouer avec la vie des gens, un salaire, c'est quelque chose qui est dû et que si jamais on les paie pas, soit ils vous mettent au prudom, mais donc ça c'est compliqué, soit eux ils peuvent pas vivre, et tout le cas ils ne reviennent pas, donc on ne va produire Donc on part sur des bases très compliquées et on fait un business plan, on dit, on doit atteindre temps de clients, temps de chiffre d'affaires Pour pouvoir arriver à une marche qui nous permet de nous rémunérer Et donc le business plan était étalé sur deux ans et donc ça commence par du commercial, donc on va voir les clients Et on fait feu tout, on va voir les clients toute la journée, on appelle les clients et on va voir tous les syndicts, on fait du porte à porte On dit, voilà, on est l'entreprise chapeau depuis 1961, on est deux jeunes diplômés, on reprend notre prise de plomberie, ça va bien se passer, on fait de nous confiance Et les gars, nous font un peu confiance, le discours passe pas mal Et quand on commence à un peu se développer, on commence avec notre réseau des copains des parents, des copains qui ont des boîtes et qui ont la pouvaient le pouvoir de nous donner un peu de chantiers de plomberie Et nous arrivons un truc, à la fois qu'on trouve dramatique à l'époque et qui, finalement, va être fondateur, c'est que notre conducteur de travaux, qui est notre conscience technique Parce que nous, on y connaissait rien, à un accident de la vie, personne, à un accident, il est tombé d'un arbre en qu'une des shrises enbiquènes et il nous dit, je serai arrêté pendant quatre mois Et là, on se dit, comment on va faire, on va jamais s'en sortir Et, on s'oucha que problème, une opportunité, on a foncé chez d'artilles et on a acheté chacun un appareil photo numérique Et à l'époque, les téléphones ne pouaient pas prendre neuf photos et on s'est dit, on va prendre en photo tout ce qu'on voit sur nos chantiers Et on va imprimer les photos et on va aller les montrer à nous ouvrir dans d'autres chantiers pour qu'ils nous disent, ben là, il y en aura pour temps de temps Là, c'est comme ça qu'on va résoudre le problème, etc Et ce faisant, on a appris vitesse, grand-vé la technique de la plomberie On a vendu extrêmement bien à nos clients parce qu'on connaissait nos mêmes les chantiers Donc, on a été surmotivés parce qu'acculé Et si on regarde le chiffre d'affaires de cette époque-là, il y a un énorme pic parce que c'est nous les techniciens C'est nous les chargés d'affaires et qu'on se met à vendre Et très rapidement, on devient bon en plomberie Et en plus, on prend des photos, ce que personne ne faisait numérique, on prend des photos et on les met dans les rapports Et on devient, en fait, encore une fois, des plombiers modernes qui mettent des photos dans leur devie, des photos dans leur rapport de recherche de fit Et donc, la client adore son drogué et on dit à justice, il faut qu'on met du service du service du service Et un peu à l'américaine et on s'est mis à mettre énormément de services de réactivité et à processer l'intégralité de tous nos processants C'est redondant, mais de toutes nos actions commerciales, factures, etc Et de manière à ce que les gens qui travaillent pour nous, les assistants, les assistants, sachent grâce à des tout doulistes, des checklists Ce qui doit faire impérativement pour que un document puisse sortir de chez nous Et ça marche très bien, et donc là, on a vraiment une martingale et le chiffre d'affaires commence à monter et monter Et donc, on en bouche, on recrute Et là, très rapidement, on se rend compte que le commercial, c'est bien, d'aimer ces clients, c'est vraiment génial Et le service client, c'est hyper important, mais il faut aussi aimer ces collaborateurs, je reviens avec l'introduction de notre propos Parce que si on n'aime pas ces collaborateurs, ils produisent pas et ça marche pas Parce qu'on va dire à ces clients, on va vous faire ça, ça va être incroyable, donc venez chez nous, ils viennent Et puis c'est derrière, on n'arrive pas à produire et à être efficace, ça marche une fois, mais ça ne marche pas deux fois Donc il faut vraiment boucler la boucle en disant Il faut qu'on ait des équipes heureuses douées techniquement, qui sont heureux de produire pour pouvoir satisfaire nos clients Et là, c'est très vertueux, parce qu'on a des clients contents, des collaborateurs contents et du coup, on se développe Et ça, ça nous emmène fin 2008 Alors, on a passé par la crise des subprimes, qui à l'époque met un coup d'arrêt au gros chantier Parce que quand le temps est à l'hésitation, que ça soit une guerre, que ça soit une pandémie, que ça soit une élection, que ça soit des phénomènes macro Les gens qui décident d'engager des budgets conséquents, mettent plus de temps à le faire, il y a plus de personnes qui doivent être consultées Et notre activité était un quart, on va dire des panages, donc ça c'est l'urgence, c'est de l'impératif et il faut le faire Et donc ça, il n'y a pas d'hésitation et trois quart chantiers Et on s'est rendu compte que ce trois quart chantier était trop prépondérant dans notre mix Et donc, on a réduit énormément en augmentant beaucoup la part des panages, en se vendant comme étant des panneurs très efficaces comme tel Et de manière à ce que un, ça dépend de moins de nous, parce qu'il y a moins besoin de faire des deux vies quand il s'agit de faire du dépanage Et deux, parce que ça dépend de cycles impératifs et non pas de cycles de réflexion Et donc, on pivote un peu et on abandonne à cette fois-ci tous les particuliers Parce qu'en plus, nous est arrivé grâce à une directive européenne, ce qu'on appelle le fameux plombier polonèque Qui lui travaillait 72 heures par semaine, en dormant sur les chantiers et en pas de charge sur l'enfance Donc, tu l'as, tu l'as ressenti Et voilà, ça a été extrêmement radical, c'est-à-dire que pour des chantiers j'ai n'importe quoi L'époque, il y avait un architect qui convoquait une entreprise de bassadrie, une entreprise de peinture, une entreprise d'électricité, une entreprise de plomberie, voire une entreprise de chauffage Et on faisait la rénovation de l'appartement Et, ben, il est arrivé le plombier polonèque, où Rouman, enfin, j'en sais, j'ai pas de d'ostracisme, visé les gens-là, j'étais juste et qui a dit moi, je prends tout Et c'est plus 100 000 euros, c'est 50 000 euros, donc c'est un bâtable, avec un travail extrêmement bien fait Parfois, il y a des problèmes mais quand même, elle a assez bien fait Effectivement, on se bat pas avec les mêmes armes, ils étaient pas au même salaire, ils étaient pas au même cher social Et ils travaillaient, ils respectaient pas le droit du travail français et je ne sais pas si le respect toujours Mais du coup, c'était plus un peu mieux maintenant, mais parce que ces gens-là, ce sont franchisés aujourd'hui Et donc, ils ont des complexités, parce qu'ils ont du personnel, même s'ils est d'origine polonaise, ils veut des la protection sociale Et puis ils ne font pas français, ils font de paix, puis bon, l'inspection du travail a fait son travail et ça va Donc voilà, ça c'est, mais nous, on a décidé d'un moderner un peu les particuliers Parce que, très compliqué, que ce n'était pas notre tas de thé Et nous, on travaille donc pour les syndicats de copperité, qui était le métier au d'origine de l'entrée chapeau et légérant d'immeuble Qui ont des patrimonnes immobiliers, donc ils ont toujours des problèmes, on dit souvent que quelqu'un qui a 51, on dit plutôt qu'en Europe, à une fuite tous les 50 jours Donc quelqu'un qui a 50 immeubles, il a une fuite par jour Et donc, ben, ces gens-là, ils étaient très contents de notre travail et c'était du rêve de la récurrence Alors, il y a un petit défaut, je les s'indique, c'est que ils mettent un peu de temps à payer, donc faut avoir un peu les reins solides en matière de trésorerie Mais c'est quand même quelqu'un qui vous donne du boulot tout le temps et quand on a une bonne relation commerciale et qu'on est sérieux 50 par ce moment, il a une fuite tous les jours 50 immeubles, 50 immeubles Et ces gens-là nous disent aussi, les architectes, mais pourquoi vous faites que la plomberie chapeau, vous devriez faire du chauffage, vous devriez faire l'électricité? Parce que nous, on a des problèmes d'électricité, on a des problèmes de couverture, on a tous les problèmes d'un de quelqu'un qui gère un patrimon immobilier Et on se dit "Ah, on a déjà appris la plomberie, on va pas réapprendre" parce que nous, on était très fort en plomberie Nos journées étaient divisées de la manière suivante, le matin, on allait sur les chantiers mettant au chantier Noga ou faire des deux vies Et l'après-midi, ben, on gérait la partie administratie de la boîte pour pouvoir être toujours dans la qualité du service Et les clients nous disent "Il faut que vous faciez donc que d'autres métiers" donc on s'est dit "On va pas réapprendre" et là, on se tourne vers le marché de la croissance externe Mais on a acheté une première boîte chapeau, on peut peut-être en acheter une deuxième pour faire un autre métier Et là, on est un quel année? On est fin de 2008 Et très rapidement, on trouve une entreprise qui fait la couverture et qu'on avait déjà connu un peu, parce que le créateur qui l'avait créé en 1971 L'avait vendu deux ans auparavant et on avait été un peu surlérant mais on était encore un peu trop jeune pour lui et donc il avait préféré la cédac quelqu'un qui lui s'éprie la crise de plein de face Et qui n'a pas su surmonter ça et donc l'entreprise fait faillite et donc on apprend qu'elle est au tribunal Et en même temps, on a notre cousin Germain, Adrien Mullier, qui a prêts à avoir fait le amlion, donc il colle le commerce Et qui bossait chez quel j'ai mis en conservatégie, qu'ils aient des slides, ce n'est pas pour qui, des tableaux Excel et ce n'est pas pour quoi Franç-Merdet, viens nous voir à nous dire moi j'ai envie de vous rejoindre, votre aventure, vous avez besoin de gâle à tête bien faite, vous n'y arriverez pas tout seul, si vous voulez vous développer, on le dit c'est super bien, on a un entreprise qui est en faillite, qui va passer au tribunal dans qu'un jour On va monter un dossier, est-ce que tu veux la gérer, il va dire "ok, je vais avec vous" et le président tribunal le commerce nous confie la boîte, parce qu'on avait un bon track record, il savait qu'on avait déjà étudié, il savait qu'on avait déjà montré, qu'on savait faire marcher une verre Et donc, on achète l'entreprise ce g-cop en janvier 2019, et on nomme Adrien Mulier associé, donc très important dans le dispositif, associé gérant de l'entreprise, donc il avait un tiers du capital, et juste un et moi grâce à notre link concracement, on prend deux tiers et deux tiers Et en fait, très rapidement, on lui donne toute notre méthode, tout ce qu'on a appris en quatre ans, on lui dit, ça lui, quand même quatre ans, pour la deuxième grey, on était déjà une vingtaine de personnes et on reprend une vingtaine de personnes 6 à 20, de 20 à 40, du jour au lendemain, alors là, en plus j'ai eu mes jumelles en février, c'était quelque chose de très sport à l'époque, pour moi on travaillait énormément parce que en plus ces entreprises n'étaient pas au lendemain, y en a une qui était à Klamar, l'autre qui était à 5 ans, nouveau métier, la couverture, l'entreprise après redressement judiciaire, elle est un peu perturbée, donc il faut redonner la confiance aux ouvriers, qui ne part pas à droite à gauche, redonner la confiance aux personnels, redonner la confiance aux clients, recouder tous les plaies, et c'est quoi le plus dur, c'était de garder les ouvriers ou c'était de garder les clients? C'était les oeufs, les deux, les deux, c'était très compliqué donc on y arrive et grâce à notre méthode on devient très rapidement rentable, je crois qu'en 6 mois elle était déjà rentable et on se dit bon ben c'est génial maintenant on fait plomberie et couverture, on a les clients de chapeaux chez ce g-cope, les clients de ce g-cope chez chapeaux, on a donc un peu plus d'emploi, on a 40 personnes, on a déjà un peu de synergie en termes de moyens d'achat, de reconnaissance chez les fournisseurs, on a un peu plus de savoir-faire etc. Et là et juste là on se dit c'est quand même vraiment bien, on continue à chercher des boîtes mais bon pour les diriger, il va falloir avoir des associaux aussi. Et voilà en 2013 donc encore quatre ans après donc c'est long au démarrage, on nous voit Benjamin Cliery qui lui avait fait 10 ans chez McDo et qui dit les gars c'était quelqu'un d'un pote d'un pote, non c'était un pote d'adrien et de notre petit frère, il nous dit voilà je j'en ai marre, j'ai envie de vous rejoindre, j'ai envie de racheter l'entreprise, on lui dit bah très bien mais nous là on n'a pas d'entreprise mais si tu veux tu viens dans nos bureaux, on t'apprance qu'on s'est fait et puis en même temps tu cherches l'entreprise à racheter et au bout de quatre mois il trouve l'entreprise dans les portes au créé en 1868 donc c'est vrai, c'est vrai, c'est vrai. Avant et là pour le coup elle était pas du tout en faillite, il a fallu donc on monte un dossier auprès d'une banque et qu'on fasse qu'on appelle un LBO donc on fait un emprunt, on a apporté avec bâtibi entière des fonds et la banque nous apprété les deux tiers restants et puis Benjamin Cliery à l'instar d'adrien et de venu un associé chez Porto et on a reproduit chez Mala et donc ça c'est très bien passé et puis Porto faisait du chauffage et de la Cline ce qu'on faisait pas. On a reproduit chez Mala en 2015 avec Epel et de Tanchéité avec Vincent et encore de la plomberie et jusqu'en 2019 on a fait fait une dizaine de fois ce chez Mala avec des associés qui venaient. - C'est vrai que je pense que si je suis aujourd'hui. - Alors aujourd'hui, il y a 100 personnes au plus de 100 collaborateurs qui ont des actions bâtimiques, il y a 8 ou 10 associés historiques qui sont les mêmes. - Je reviens sur cette playlist, c'est important avec ces fondateurs. En 2019, on se rend compte que ce schéma où ils ont chacun leur boîte, ils sont minoritaires dans leur boîte, ça allait faire un peu travailler en silo. On n'est pas encore vraiment un groupe alors on fait 45 millions d'euros de chiffres à faire en 2019, on est 200 personnes donc on a quand même bien progressé. On a 8 associés en plus de nous donc on est 10, sauf qu'ils sont un peu en silo et donc pour changer cet état de fait qui nous plaisait pas et qui pourfait un peu groupe et pour trouver un objectif commun, on décide d'échanger les parts de chacun des minoritaires contre les parts de la holdings et donc pour donner une valeur à la transaction, on décide de faire un process. Alors on va avoir des invocats qui nous disent se fallait avoir des banquets d'affaires, on y connaissait rien à l'époque de tout ça, on apprenait sur le tas et les banquets de l'affaire, il faut faire un LBO. C'est quoi à l'LBO? On va vous dire qu'il y a un fond d'investissement qui va venir à votre capital mais on ne veut pas, non, on n'a pas besoin d'argent. - N'essuie. - Les banquets nous prêtes, oui, mais il va vous aider à vous s'poutirer, il va vous aider à emprunter plus d'argent et vous allez avoir l'argent avant. pouvoir continuer à acheter dans ton prix, ils vont investir plutôt que de le demander à chaque coup et de faire tout un dossier. C'est à dire bon pourquoi pas. Fièrement, ils nous convainquent. Donc on sait d'une minorité de notre capitale. On fait rentrer un fond d'investissement après un process d'appel d'offre. Donc assez complexe parce qu'on avait hanté les jamais passés par là. On n'était pas structuré comme un groupe. On n'avait pas de direction financière. On avait un bien sûr informatique. Donc on monte tout un dossier pour expliquer qui on est notre hacker. Ce que je viens d'expliquer. Et les fonds sont hyper contents et ce bâtre, je sais pas si c'est bâtre. Il y a d'attractions comme ils disent dans le milieu et ils sont intéressés. Et si Parex nous fait une offre et nous on trouve que si Parex est un bon fond parce que les gens de l'équipe qui viennent présenter leur manière de travailler sont des gens qu'on trouve compatibles avec notre aventure, qui vont bien s'entendre avec nos associés, même formation, même génération. Et donc ça se passe très très bien. Et si Parex nous décomplexe d'une gestion d'épicier, on fait attention à chaque euro, dix, il faut investir et donc il nous faut investir dans une directrice financière qui nous a beaucoup pédés, qui a fait les bons échocés. Et nous font investir dans l'informatique, dans un logiciel commun, il nous faut investir dans des véhicules, nous les passer en lesingues. Bref, il nous est structuré pour pouvoir commencer le cap. Donc je parlais tout à l'heure des tapes et c'est vrai que c'était une vraie étape et ça donne une espèce de dynamique incroyable à notre croissance où nos associés finalement ont un objectif commun, partage, on leur donne des missions transverse, à un le commerce, à un autre l'ARC, à un troisième l'informatique. Et donc il partage beaucoup plus leurs expériences, partage les clients, et donc le croce s'elle se fait beaucoup mieux, les clients le sentent, et on a commencé à avoir un début de aura et bâtébique, comment ça connaitre, en leur bâtébique, n'est pas une marque commerciale, elle ne représente rien en termes de technique de bâtiment. Donc c'est connu dans la finance et c'est connu aussi par les entreprises, juste une petite précision, c'est important, c'est qu'on garde nous systématiquement le nom des entreprises qu'on va acheter. Donc ça devient pas une autoprise bâtébique, c'est une autoprise bâtébique capitalistiquement, mais commercialement, portaud, resportaud, fousadier, espousadier, épelle, reste épelle, on a six ou seven entreprises aujourd'hui qui d'a du 19e siècle, qui sommes nous pour changer ces noms-là, je dis souvent mes collaborateurs, souvenez-vous on est que les locataires des entreprises, on n'est pas les propriétaires, et elles seront là, bien après nous. Je l'espère. Et d'ailleurs c'est un des avantages de bâtébique, c'est que parfois quelqu'un qui arrive un peu au bout de sa carrière et il est un peu moins d'énergie, l'autoprise pourrait péricniter et nous, la reprend et on l'a fait revivre. Et donc, on se met en place un business plan avec Cyperex, qui nous dit, voilà, comment on a le néoclassique, dans six ans, on sortira, il y aura un autre fond qui va rentrer, et il dit, là, il faut que vous ayez double taille, donc nous, on tient qu'être à bien, sauf qu'on est venu les voir en 2022, disant, bah ça y en a double taille. Donc, ça fait donc deux ans, en change, au revoir, on va prendre un autre fond d'investissement parce qu'on a besoin de passer à l'étape supérieure, en plus on a un petit groupe qu'on d'entreprise devant nous, la racheter et je pense que vous n'aurez pas l'époque suffisamment profonde pour nous accompagner. Ah, il se passe pas du tout, non seulement on va continuer à vous accompagner, mais on va rajouter un deuxième fond d'investissement à nos côtés pour être certaines d'avoir les épaules suffisantes et donc, on fait un deuxième LBO au bout de deux ans avec EMZ qui rentre à nos côtés et qui nous permet de lever une deuxième dette plus conséquente. Donc, pour pouvoir racheter le groupe AIO, c'est là de 200 personnes en 2019, on était passé à 400 personnes en 2022 et dans la foulée, on passe à 800 personnes en fin 2022, début 2023, et donc c'est des gros changements, tout ça parce que là, même si on avait un peu processé nos fonctions supports, on n'était pas forcément assez équipés. Donc là, 2023, une grosse année de recrutement où on lance notre graduate de programme qui nous permet d'incuber des futures entrepreneurs, des jeunes diplômés qui sont à la croiser des chemins, qui cherchent bien un coup de pouce pour pouvoir. se lancer dans l'entrepreneuriat et donc dans ce graduate de programme, on promet à des jeunes entrepreneurs de leur apprendre en face track, en un an et demi, parce que c'est que la gestion d'une PME dans le bâtiment, et on leur donne des parts du groupe BatiBIG alors sous forme d'action gratuite, de manière à les intéresser à l'aventure et à faire en sorte qu'il soit extrêmement motivé. Donc aujourd'hui, pour faire la synthèse, on est plus de 1000, on fait 180 millions de reçus d'affaires, on arrachait 56 entreprises, enfin je suis sûr qu'on arrachait une hier, d'ailleurs, Benjamin sanitaire qui était la 56e entreprise, c'était 56 sociétés. Chapeau étant la première, 56, ça fait au total. Alors en 19 ans c'est ça, donc en 2005, la première, 2009, la deuxième, 2013, la troisième, puis après ça c'est un peu accéléré, donc là on est plutôt sur rythme à 10 entrepreneurs par an, mais c'est des histoires à chaque fois, donc on conserve, on conserve vraiment les noms des entreprises, on conserve les fonds commerces, parce que les clients les connaissent les associés à des gestes techniques. Aujourd'hui, on fait peut-être plus de 15 métiers différents, on a acheté Charles Costa, qui est un grand remplaçant de fenêtre en région parisienne, on a fousadier qui fait de la fumisterie, on a les cordistes parisien, gratiel qui sont des entreprises d'accès difficiles, avec les cordistes qu'on voit se balader parfois sur les facades, on a des entreprises d'étanchéité, on en a beaucoup, on a aussi pénétré le marché, les marchés publics, parce qu'on fait pas que du syndic, maintenant on fait aussi, on travaille pour des collectivités ou pour des beilleurs sociaux, donc on sait un peu, on sait un peu. étendu, et on est aussi à Lyon, en région Lyonese, donc on a deux entreprises de plomberie et de couverture à Lyon, dont une qui est assez enseigne, s'appelle Jean-Rivière, et on vient d'acheter aussi la semaine dernière et entreprise Anis, donc on est maintenant couvreur et plombianis avec les entreprises FCP, et donc on avait formé Jules Bouchard, qui était un histoire, qu'on avait recruté pour ça, il y a maintenant un an et demi, qu'on a formé dans nos bureaux de plichy, à faire de la plomberie et de la couverture, parce qu'on avait dans la perspective de racheter cette entreprise Anis. Bon, c'est absolument dingue, c'est mon histoire, c'est magnifique, bon moi je connais pas bien, quand j'ai pas bien, je ne connais pas du tout, mais ça soulève plein de questions parce qu'on comprend très très bien, l'évolution des parcs était relativement lent et quand j'y lente, il n'y a aucun jugement de valeur, c'est comme ça, etc, et puis on comprend aussi que dans la deuxième phase, au moment aussi par X rentre, voilà, vous passez la seconde, vous voir même la troisième. Et donc on a un peu l'impression que moi si je me trompe, c'est vos moyens financiers et des banques qui, en fait, craquent, vous avez vain de accélérer. Alors en fait, c'est une conjoncture parce que tout ce fait par Miracle, c'est une évolution naturelle, et je prends souvent l'exemple de, on voit souvent les fusées de Elon Musk qui décolle, et au départ, on a l'impression qu'il ne se passe rien, que la fusée bouge pas et il crame énormément d'énergie. À ce moment-là, c'est là où elle crame le plus d'énergie, et au bout d'un moment, on voit qu'elle commence à faire 100 km/h, 200 km/h, etc, puis quand elle est dans l'espace, on a raison qu'elle est immobile, alors qu'elle fait du. je sais pas combien de milliers de km/h. Et nous, c'est pareil, c'est-à-dire qu'à un moment où les 8 premiers années ont été extrêmement consommatrices d'énergie, mais fondamental, fondatrice dans notre savoir-faire. Et si on n'était pas passé par cette période-là, on n'aurait pas pu s'improviser juste à coup de millions en s'opreneur, et on voit des gens qui s'appellent, d'ailleurs, les financiers dans notre secteur. Bon, je n'aime pas trop cette thermale-là, mais qui sont des gens qui soient issus de carrière plus longue, se croient entrepreneurs, parce qu'ils ont envie au bout d'un moment de changer de vie, et se disent "Ah bah oui, pourquoi pas la plomberie, tiens, ça doit rapporter". Et en fait, se lance, et j'ai vu des gens se passer ruinés, mais aussi qu'à si mince ruiné, après avoir fait des parcours, j'ai vu un gars qui avait fait chausser, qui a fait du conseil, et qui nous a appelé en panique, en disant bah j'ai acheté cette boîte, je suis en faillite, et on lui a dit "mais comment t'as mis, j'ai mis 800 000 ou 900 000 euros de mes économies personnelles". Il avait fait que des décisions qui étaient mauvaises, et que si il était comme passer par la base, comme nous, on l'a fait ou comme on fait faire à nos jeunes graduettes, il n'aurait pas appris ces mauvais décisions, mais parce qu'on ne gère pas une entreprise de bâtiments depuis un tableux Excel, ça c'est pas vrai, on l'agère sur le terrain, avec les ouvriers, avec les clients, et ça c'était un apprentissage nécessaire, et il nous a fallu 8-10 ans pour le comprendre, le savoir, l'avoir en réflexe, et avoir l'énergie en magasinie suffisante pour la re-transmettre à aujourd'hui. Donc aujourd'hui le secret bâtiment, c'est le même qui a fait le succès de la reprise de chapeau, c'est en fait d'avoir parfaitement mis en place ces processus, pas parfaitement, en parlant, on fait très bien. Aujourd'hui, énormément de choses sont processées chez bâtiment, on reste des gestionnaires, donc on est en plus dans une aventure de LBO avec des investisseurs qui ont eux-mêmes des investisseurs, donc on a des proiettes de retour sur investissement, et quand on est en détail près d'un poule bancaire, on doit rembourser la dette, donc on a une notion de marche qui est importante, et qu'on étudie à chaque instant, donc je vais pas donner tous les process ou tous les secrets de bâtiment, mais c'est vrai qu'aujourd'hui, on fait en sorte que tout soit extrêmement scruté, analysé, contrôlé, mais après là, je vous parle comme si tout était magique, c'est sûr, et je le découvre chaque jour, et je peux vous assurer que petits entreprises, petits problèmes, grossons, grossons, grosses problèmes. Qu'est-ce qu'aujourd'hui, les sédans, parce que la guerre que tu es avec les associés, on a compris, mais les sédans, qu'est-ce qu'il vient de chercher aujourd'hui chez bâtiment. Alors, la grosse avantage, c'est que maintenant, on la fait 54 fois, donc ils savent qu'on s'elle faire, et on a une plutôt bonne image, une bonne presse sur ce genre de transmission, déjà ce qu'ils aiment beaucoup chez nous, c'est qu'on ne change pas les choses, on les modernise, qu'on dise qu'on va faire et qu'on fait ce qu'on a dit qu'on allait faire, et il y a une sorte de confiance qui s'installe, et c'est toujours, ça c'est mon boulot, juste un, d'aller convaincre les sédans, que c'est nous les bons pour transmettre leur entreprise. Parce que c'est une manière un peu de s'en débarrasser, transmettre, c'est un meilleur terme. Et souvent, ils accompagnent, parfois ils restent, et d'ailleurs, depuis quelques années, peut-être deux ans maintenant, on a des jeunes entrepreneurs qui ont, je dis, jeunes, parce qu'ils ont 50 ans, qui viennent nous rejoindre, et pas parce qu'ils changent de vie ou qui partent à la retraite, mais parce qu'ils ont atteint un plat fond de vert et qu'ils ont besoin de s'adosser à un groupe, parce qu'aujourd'hui, il y a plein de problématiques, je pense à l'informatique, je pense à la gestion des déchets, à les restes, etc, où il fait bon d'être à plusieurs pour les gérer, parce que, nous, à plusieurs entreprises, on peut se payer un département RSE avec Charlotte, notre directrice RSE, qui est très calé, il nous apprend à progresser sur ces sujets de formation, de sociétale, d'environnementale, etc. notre directeur informatique à l'Exique, qui est aussi très bon. Quand on est une petite entreprise qui fait que 15 millions de chiffres à faire au dimanche à faire, c'est compliqué d'avoir un bon déessey, d'avoir une bonne crise de la LSU, d'avoir une bonne crise de la LSU. Et je pense à Delphine, je pense à David, notre DAF, qui est lui pour le coup, et issu des entrepreneurs qui ont accompagné dans la reprise d'entreprises. Et voilà, et donc, toute cette équipe-là, elle est essentielle. Et donc, cette espèce de socle, cette plateforme de services que propose Batsi-Vig, et tout ce que l'essai d'en dire, bah voilà, c'est ce que mon entreprise, c'est ce dont mon entreprise a besoin aujourd'hui, c'est ce que je faisais moi, mais que je peux plus faire, et que le futur patron ne devra pas faire, parce que lui, il doit se concentrer sur l'exploitation. C'est quoi le plus dur quand tu intègres ces sociétés, c'est les premiers jours, c'est de convaincre la personne qui veut transmettre, c'est quoi le plus dur? Le plus dur, c'est de changer sans révolutionner, sans brusquer, sans faire de drame, parce qu'il y a la vie des gens, et qu'il y a des gens qui sont habitués à travailler d'une certaine manière. Il y a ce que j'appelle aussi un peu le syndrome de Stockholm, ou parfois le patron a hérité d'une situation qui vient de son père ou de son nom plus du précédent, qui fait que certaines personnes sont peut-être un peu trop cher payées par rapport à ce qu'elles font aujourd'hui, ce qu'elles produisent, ou non plus des techniques modernes, ce n'est pas forcément assez fort en digital, et qu'aujourd'hui il faut s'adapter, il faut être agile. Et si j'ai un conseil à donner aux gens, c'est de rester moderne le plus souvent possible et de ne pas se laisser endormir dans un train train qui va les tuer au bout d'un moment, parce que quelqu'un va se rendre compte qu'on n'est plus indispensable, et si on ne sait pas se réinventer en permanence, eh bien on meurt, et donc il faut de savoir soit à la volonté. Donc le plus dur, c'est effectivement il faut pas juste faire le chèque et reprendre l'entreprise, parce que ça c'est une partie du job. Donc la deuxième partie, c'est ce qu'on appelle nous la post-merger-intégration, donc c'est le jargon encore des financiers, PMI, qui est la prise de la grève, et donc ça on a un grand savoir-faire avec des équipes dédiées chez nous, avec des checklists, des touts d'olices, avec des process encore qui nous permettent de pleuguer l'entreprise dans les 10 souvent, on dit souvent pour un premier ministre que les 100 premiers jours sont en capitaux, je pense que pour la reprise d'entreprise, les 100 premiers jours sont en capitaux. De où est le plus cher après toutes ces années? Alors, je suis très très fière d'avoir vu certains parcours dans l'entreprise passer du terrain, donc de gens qui étaient apprentis, qui étaient pas prédestinés à devenir ce qui sont devenus, donc des gens qui étaient manuelles. On a mis Nicolas Bergerot, dont on a parlé tout à l'heure de la tolée des chefs par le souvent des métiers de la main et de l'humain, et je pense qu'on est en plein dedans dans le bâtiment, et donc ces gens manuelles finalement, de leur temps de la main pour devenir des gens qui vont être dans les bureaux et qui vont progresser et qui vont devenir peut-être chez eux de chantiers, puis conducteurs de travaux, puis charger d'affaires, et puis peut-être directeur d'un service, et puis parfois directeur d'un du l'entreprise. Et donc nous, on a chez Batibi des gens de tous horizons, toutes origines, de tout diplôme, on a débarré de gars qui ont fait les séries, que le SCP, les ponts et chaussés, les arts et métiers, mais on a des gens qui ont pas leur bac, qui partagent les mêmes bandes dans les mêmes réignons, et ça, je trouve ça vraiment incroyable, et ça, je suis très très fière de ça. Et je pense que le bâtiment est un secteur magnifique pour avoir des carrières qui progressent, et si dans mon entreprise on peut dire qu'on a réussi à accomplir son projet professionnel au-delà de ses espérances, c'est vraiment une satisfaction vraiment ultime pour moi. Donc je ne suis pas particulièrement faire des 1000 personnes, je ne sais pas où des 55 entreprises, je ne sais pas le chiffre comme si j'en filais des perles sur un collier, c'est pas ça qui m'intéresse du tout, ce qui m'intéresse, c'est l'épanouissement professionnel, et je dis pas ça pour faire plaisir ou pour faire joli, l'épanouissement professionnel de mes collaborateurs, c'est ça, et pouvoir temps de la main à chacun. Et en fait je reviens, je pense qu'on peut s'épanouir, s'éclater professionnellement, et c'est là où je veux vraiment que les gens qui travaillent avec moi le comprennent, et je pense qu'ils le comprennent, le savent, et qu'ils peuvent s'ils veulent tenter passer l'étape d'après. Ça marche tant mieux, ça marche pas, on revient un petit peu en arrière, puis on essaie de voir pourquoi ça ne va pas marcher. Mais Géocomix, un de mes associés qui a juste son bac, mais c'est quelqu'un qui est aujourd'hui et fondamental dans notre entreprise, et c'est quelqu'un qui est venu nous rejoindre alors qu'il était vendant de chaussures chez Sarah, et c'est Alexandre Nico, il est essentiel chez Batibik, et il a fait venir ces deux frères, et ça se passe extrêmement bien, il y a aussi ce côté familial qu'on essaie de perdurer, j'ai des fratries, quand ça se passe bien, j'ai les fratries, alors le bâtiment est plus un métier d'homme, parce que les chantiers sont physiquement compliqués, mais j'ai quand même des cousines, ça se passe beaucoup par la co-optation aussi, et ça c'est très très très appréciable. On a déjà été borvé, puis on arrête, je sais charles, j'avais une épisode 2. Du coup, je vais quand même te poser la question que je pose toujours à mes invités, qu'est-ce que t'as envie de dire à ceux qui nous écoutent dans ceux qui nous écoutent, il y a des clients, il y a des collaborateurs, et à ceux qui ont l'habitude de nous écouter, qu'est-ce que t'as envie de dire à tous ces gens-là. Moi, j'ai envie de dire à tout à chacun qui se sent entrepreneurs de se lancer parce que c'est une aventure incroyable, d'ailleurs ils peuvent me contacter, je suis assez facile à joindre pour en parler avec moi, si ils ont des idées de vouloir soit rejoindre bâtibig, pour reprendre une entreprise, soit s'aider leur entreprise à bâtibig. Mais client, je vous aime, je fais tout, sachez que je fais tout de 6 heures du matin à minuit pour faire en sorte que tout se passe bien, je sais qu'on n'est pas parfait, loin de là, et j'essaie en général de tout faire pour que vous soyez heureux, et mes collaborateurs, pareil, je vous aime, je le dis sincèrement, je sais que je passe pas 7 heures avec chacun d'entre vous, j'essaie d'être quelqu'un qui passe dans les couloirs, qui essayent d'écouter ce que vous avez à me dire, n'hésitez jamais, mon bureau est toujours ouvert pour que vous puissiez parler avec moi de votre progression, de votre évolution, de ce qui vous plaît ou de ce qui vous plait pas, et je ne me déropare pas. Merci, chérie. Merci. Et voilà, c'est terminé, j'ai dû arrêter Chain qui était parti pour 2 heures si il l'avait arrêté. Avez-vous remarqué le peu de haut que je prononce en l'épisode du jour? Je buvais ces paroles en même temps qu'il nous racontait son histoire et celle de ses associés. Roder cet épisode, les deux phases de croissance de bâtibig, la seconde n'aurait pas pu avoir lieu sur la première. Pendant 10 ans, Charles a tout appris, le métier, le méthode, la gestion, les clients, le management des hommes, il a mis en place qu'il croyez bon pour la société. À l'image de la fusée qui démarre, qui fait seulement quelques mètres pour s'arranger du sol dans un tonnerre d'énergie de bruit, bâtibig à tout doucement décollé, pas de précipitation, juste l'envie de bien faire son travail avec Amour. Et puis la fusée a pris l'altitude et la voile dans le ciel entre un point et les étoiles. Ils en ont de la chance et hommes et ses femmes en s'étusaient. Quelle a évite et finalement assez secondaire? Cette fusée ira loin et embarcura son monde en toute sécurité. La rentabilité heureuse vous dirait Charles. Abonnez vos podcasts sur votre plateforme d'écoute préférée. Ou à notre new zetteur sur le site icorentreprice.com, histoire avec un S, entreprise avec un S. Parlez de nous autour de vous, parlez de cette new zetteur que nous vous envoyons tous les dimanches. Merci Charles, merci à tous pour votre fidélité. La mardi proche.

Podcast Summary

Key Points:

  1. L'importance d'aimer et de motiver ses collaborateurs pour assurer la productivité et la satisfaction client.
  2. La croissance de Batibig, une entreprise du bâtiment, grâce à des acquisitions et une approche centrée sur le service.
  3. Le parcours entrepreneurial de Chalbignon, fondateur de Batibig, mettant l'accent sur l'apprentissage pratique, la passion pour les projets et la recherche d'une "rentabilité heureuse".
  4. La vision d'une entreprise comme lieu d'épanouissement, où des salariés heureux sont plus productifs.
  5. Le secteur du bâtiment comme choix stratégique pour sa stabilité, son caractère non-délocalisable et son potentiel de modernisation.

Summary:

L'échange porte sur la croissance des organisations et l'expérience entrepreneuriale, illustrée par l'exemple de Batibig, une entreprise du bâtiment. Martin Vidlein, de Bluebird, s'entretient avec Chalbignon, co-fondateur de Batibig. Ce dernier souligne l'importance cruciale d'aimer ses collaborateurs pour garantir productivité et pérennité, une leçon apprise après des débuts commerciaux prometteurs mais des difficultés de production. Batibig, née d'une envie d'entreprendre, a connu une croissance rapide par acquisitions, visant 200 millions d'euros de chiffre d'affaires, tout en restant focalisée sur le service concret et l'entretien du patrimoine.

Chalbignon partage son parcours : un diplômé de commerce frustré par les grands groupes, qui a délibérément choisi les PME pour avoir des responsabilités. Son entrée dans le bâtiment fut un hasard, motivée par la rencontre avec un entrepreneur et la conviction que c'est un secteur stable, non délocalisable et à moderniser. Il défend une philosophie de "rentabilité heureuse", croyant que des collaborateurs épanouis sont plus productifs et que l'entreprise doit être un lieu de développement. Passionné par le voyage plus que la destination, il voit chaque projet (comptabilité, RSE) comme une aventure à approfondir, une mentalité qu'il applique à la croissance de Batibig.

FAQs

La 'rentabilité heureuse' est un concept qui allie la recherche de rentabilité entrepreneuriale avec le bien-être des collaborateurs. Martin Vidlein pense que des collaborateurs heureux sont plus productifs, faisant de l'entreprise un lieu d'épanouissement.

Batibig opère dans les métiers du bâtiment, comme l'entretien immobilier et l'étanchéité. Ce secteur a été choisi car il n'est pas délocalisable, répond à des besoins permanents de rénovation et offre un potentiel de modernisation.

Batibig a grandi par une stratégie de 'build-up', réalisant plus de cinquante acquisitions en moins de dix ans. L'entreprise double de taille tous les deux à trois ans et vise 200 millions d'euros de chiffre d'affaires.

Chalbignon met l'accent sur le bien-être des collaborateurs, estimant qu'ils sont le cœur de l'entreprise. Il cherche à créer un climat de travail positif pour que les salariés soient heureux et productifs.

Chalbignon a quitté les grands groupes car il se sentait sous-utilisé et cherchait plus de responsabilités et d'autonomie. Il a estimé que son profil serait plus utile et reconnu dans une PME.

Avant Batibig, Chalbignon a travaillé chez Casino en Pologne et en France, puis dans le conseil en marketing. Insatisfait, il a opté pour les PME, commençant sur des chantiers avant de diriger une entreprise.

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