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#92 Alice Quillet (cheffe, co-fondatrice de Ten Belles) : "Etre autodidacte c'est toujours avoir envie d'apprendre"

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#92 Alice Quillet (cheffe, co-fondatrice de Ten Belles) : "Etre autodidacte c'est toujours avoir envie d'apprendre"

Dans cet épisode de Génération XX, l’animatrice annonce deux événements majeurs : un live Zoom le 30 septembre 2020 pour une annonce importante, et le lancement des préventes d’un hors-série papier de 80 pages le 1er octobre, centré sur le thème « À l’écoute ». Ensuite, elle interviewe Alice, cofondatrice de Tenbels, des coffee shops parisiens spécialisés dans le café de spécialité, le pain et le vin. Alice partage son parcours : marquée par une enfance itinérante (Montréal, Toronto, Paris, Londres, Hong Kong, etc.), elle a développé une forte capacité d’adaptation et une curiosité qui l’ont poussée à explorer divers domaines. Après des études en littérature et philosophie, elle a travaillé en restauration, puis dans le journalisme (International Herald Tribune, Monocle). Elle compare l’adrénaline de la cuisine à celle des quotidiens, soulignant les défis communs (smic, horaires intenses). Finalement, elle a choisi de créer sa propre entreprise avec ses associés, animée par l’envie d’apprendre et de construire quelque chose de nouveau. Alice aborde aussi des thèmes comme le sexisme dans son secteur, la parentalité et la gestion de l’incertitude, notamment face au confinement lié au coronavirus. Cet épisode met en lumière son autodidactisme et sa vision pragmatique.

Transcription

10687 Words, 58551 Characters

French
-Please listen carefully. -Ca tépisode est programmée pour sortir le lundi 28 septembre 2020 et il marque le début d'une semaine très spéciale pour génération XX. Pour vous la faire cote, la première chose c'est que mercredi 30 septembre à 21h. Je vous donne rendez-vous en ligne et en live sur la plateforme Zoom car j'ai une annonce à vous faire. J'aimerais que vous soyez toutes et tous. Chers auditrices et auditeurs qui a fictionné le podcast réunis à ce moment-là afin que je puisse partager avec vous quelque chose d'important. Je ne peux pas vous entier plus, il faudra être là et pour y assister ces simples, il suffit de vous inscrire gratuitement via le lien que je vous ai mis en barre d'infos. Le jour-ci vous recevrez toutes les infos pour vous connecter par mail. La deuxième chose c'est que je dis première octobre, le lendemain de l'annonce, sera le premier jour des prévents du hors-série papier génération XX. Alors je vais en parler dans ce podcast, mais je vais en parler sur les réseaux sociaux de Gnrachem XX. Sur ces ripapiers, c'est 80 pages d'articles, analyses et c'est personnel de contributrices tomber à te devrailler les identités autour du thème à l'écoute. À l'écoute de soi, des autres, du monde. Les prévents touront mieux directement sur le site gnrachemix.fr et il pourra donc être envoyé dans le monde entier. Voilà, j'espère que vous avez bien noté ces deux dates, je compte sur vous et j'espère sincèrement que vous serez au rendez-vous. Et je le redis, si vous aimez le podcast, je pense vraiment que vous ne devriez pas manquer l'annonce en live de mercredi. J'ai hâte de vous y retrouver et d'ici là, placez l'épisode. Dans ce nouvel épisode, enregistré durant l'été 2020, je suis très heureuse de recevoir Alice qui est la cofondatrice de Tenbels, trois coffee shops pionnier du genre à Paris. Par coffee shop, j'entends un lieu d'inspiration anglossaxone au longsères du café de spécialité, torréfi avec soin. En plus du café, le savoir-faire de Tenbels, c'est le pain ou le vin. Je suis très heureuse de recevoir Alice, notamment parce que j'ai moi-même passé beaucoup de temps chez Tenbels depuis la création de Generation XX, que ce soit pour faire des rendez-vous ou même pour monter des épisodes avec un bon linté pour m'accompagner. Et puis en jour, j'ai vu sur Instagram qu'Alice écoutait Generation X, lorsque elle-même faisait du pain à quatre heures du matin. Et j'ai trouvé sa dingue, la boucle était bouclaire. Dans cet épisode, Alice nous raconte donc comment elle en est venue à créer Tenbels, au côté de ses deux associés, en selme et Anna, avec comme fil conducteur, la curiosité et l'envie d'apprendre. Alice se définit comme autodidact et partage autant les forces qu'elle tire de cette position que les difficultés qui se sont présentés à elle. Alice nous parle de ce qu'elle a appris sur elle-même, de se lancer et réfléchir après, de parentalité, de sexisme et de comment construire les bases d'une entreprise à la croissance scène. Très bonne écoute. Bonjour Alice. Bonjour. Merci beaucoup d'avoir accepté mon invitation avec plaisir. La première question, c'est de savoir comment tu vas? Alors je vais très bien. On sort d'une période assez difficile avec le coronavirus, mais enfin tout va mieux. Donc c'est déjà ça et là on se répare pour les vacances pour un petit brec, bien mérité, donc pour l'instant tout va bien. Tu as parlé du coronavirus et quand même ce ne sera pas le sujet de cet épisode évidemment, forcément j'ai envie de te poser juste une question là-dessus, puisqu'on a énormément parlé de l'impact sur les restaurateurs. Donc toi ton métier était complètement impactique, comment est-ce que par quel phase t'es passé pendant le confinement et notamment quand ils ont annoncé que les restaurants, les coffees shop et tout ce secteur devaient fermer? On était tous un peu à foler, on ne savait pas trop combien de temps ça allait durer. Donc nous on a tout fermé. On est bien qu'un de ces habitements soit une blancherie, on aurait pu rester ouvert, mais on s'inquiétait un peu pour le personnel et on voulait que tout le monde ait la possibilité de faire un arrêté de travailler et de réfléchir en fait à la suite. Donc on a tout fermé pendant un mois et nous on est parti avec nos enfants pour rester dans notre petit appartement parisien et on a repris au bout d'un mois la blancherie seulement et on a fait beaucoup de pain pour les soignants et aussi pour des associations qui pour les SDF. Et après on a ouvert aussi une sorte de petite étalage à la porte de la blancherie pour vendre du pain d'infarines des choses comme ça qui manquaient aux gens du quartier. Mais les petites aptes, on a repris et on attendait aussi une grande partie de notre activité c'est le bitoubille et la vente de pain aux professionnels. On a quand même attendu assez longtemps la réouverture des restaurants pour que cette activité la reprenne. Mais bon tout le monde a repris, on a même des nouveaux clients. Donc ça va on est plutôt positif sur la suite en espérant qui n'est pas de seconde vague. Tu disais tout à l'heure en off avant qu'on enregistre que tu te connaissais assez bien et donc justement qu'il y a l'étois ta relation avec l'insertitude est ce que c'est quelque chose que t'as appris à gérer. Je gère assez bien l'insertitude. Parce que je suis assez pragmatique et en fait en général je sens à trouver une petite chose à laquelle je m'accroche et puis je fais ça ou je résous ça ou je pense à ça et puis après j'avance sur autre chose. Peut-être que ça vient de mon enfance que j'ai beaucoup déménagé et tous les trois, quatre ans j'étais dans un nouvel endroit. Aussi il fait d'avoir deux cultures comme je suis franco anglaise. Je pense qu'il y a quand même une sorte de capacité d'adaptation. Et donc même si évidemment j'ai le confinement a été difficile pour tout le monde et moi bien sûr mais l'insertitude me fait pas mangue ou pas trop. Tu fais la parfaite transition parce que je voulais parler du fait que tu as beaucoup déménagé. Donc tu as vécu à Montréal, Toronto, Paris, Londres, Hong Kong, Sydney, Jean-Nouillard et New York et du Blanc et du Blanc. Qu'est-ce que ça ne commune pas avec de ta personnalité? Tu parles de la relation à la certitude et ce que tu vois? Oui, bah cette capacité d'adaptation en fait parce qu'on doit être la nouvelle dans un essai ou dans une école. Il faut savoir un peu s'adapter. Le fait d'avoir plusieurs nationalités aussi, ça m'a un peu donné la bougeotte et c'est vrai que j'ai continué à déménager jusqu'à mes 30 ans. Là ça fait 10 ans que je suis rentré à Paris mais je n'ai jamais habité dans un endroit pendant 10 ans. Donc c'est vraiment la première fois. Mais ça m'a donné aussi un goût du voyage, je pense une curiosité. Et même si ça ne pas toujours été facile, je suis une chancéname que je pense se d'avoir puis faire ça. Tant vous voulez être éparant dans tu bouger ou au contraire, t'étais content? Ça dépend de l'âge que j'avais. J'avais 15 ans je suis partie de l'autre et je t'ai vraiment pas content. Mais bon, à 15 ans je crois qu'on n'est jamais content de façon drac. Dans ce climat, donc où tu déménages souvent? Comment est-ce que tant mis d'âge ton avenir? Est-ce que quand tu passes ton bac, quand tu as 18 ans, tu arrives à te projeter? Je savais en fait que je voulais aller dans une fac anglophone. J'ai passé mon bac et j'ai fait le système français. Mais comme je suis moitié anglaise, j'avais envie de rééquilibrer ce côté-là de mon éducation. Et d'avoir une autre expérience aussi avec peut-être un campu, c'est une vie étudiante, plus comme ce que j'avais vu dans les films ou dans des livres. C'est pour ça que j'ai choisi d'aller en l'hier lente. Et donc est-ce que je me projeter? Non, je savais pas vraiment ce que je voulais faire quand j'ai décidé de faire des études supérieures. Mais j'ai toujours intéressé, j'ai fait un bac elle et donc je t'ai intéressé par la littérature et par la filo. J'avais bien aimé en terminal. Donc c'est pour ça que je fais des études de laitres et des études de filo. Et du blin tu connaissais? Du blin je connaissais parce qu'une des meilleurs amieuses et des mamais étérnandaises. Et donc j'avais visité le campus de triéticolèche qui est vraiment magnifique ou on a un personnaliste intelligent, rien qu'en franchissant. La porte est en foulant les paver. Donc il y avait quand même une vision très romantique de la faque, un peu ça que des poids disparus. Et je connaissais un peu l'irland mais pas du tout. Je repuis à la Londres aussi mais Londres me semblait un peu même si je connaissais ceci bien, un peu intimidant. Et l'irland était un bon compromis en fait. Et ça correspondait du coup à ta vision romantique de la faque? Oui, un peu sauf que c'était assez difficile de s'adapter à un système scolaire anglophone. En fait, moi j'avais appris, on fait thèse, antithèse, synthèse quand on écrit une certaination. Une certaination, alors que ce n'est pas du tout dans le système anglophone. On apprend à penser par soi-même et à pas vraiment suivre de plan très formel. Donc j'ai du temps à m'adapter. J'ai découvert aussi que je ne mets pas trop la filo. Donc je me suis concentré surtout sur la partie lettre. Mais non, c'était très intéressant. J'ai beaucoup aimé passer quatre ans à du blanc. Après tes quatre ans, tu rentres en France? Je suis rentré en France. Et la cuisine m'avait toujours attirée. Déjà parce que je suis très gourmand naturellement et j'ai toujours aimé cuisiner. J'ai invité mes amis à jouer au cuisiner à pouler au T. J'ai toujours eu un truc autour de la cuisine. Et puis quand j'étais à la faque, j'ai fait un peu très tard à domicile par des connaissances où j'allais cuisiner si je suis les gens. Je n'ai pas mes amis. j'ai travaillé comme serveuse aussi pendant les étés. Donc j'avais bien déjà ce milieu de la restauration. - Et t'avais pas, non, t'avais pas eu envie d'en faire tes études? - En fait, ça ne m'est même pas venu à l'idée. - Oui. - Mais parce que, peut-être, parce que dans ma famille, il y avait personne qui faisait ce métier-là. Et donc, il a toujours été question de faire des études supérieures et que ça soit un truc un peu un telle ou un truc immédiat, et pas quelque chose comme ça. Et donc, ça ne m'a même pas traversé d'esprit. - Comme ça, c'est-à-dire de concrer, - en truc, oui, dans un. - Dans le chis. - Oui, voilà, de quelque chose de manuel et un peu plus. Pourtant, ma mère est peintre, donc elle comprend ce que ça va être un travail artistique ou manuel. Mais l'a vraiment, et puis même moi, de toute façon, j'avais envie de poursuivre mes études et de creuser un peu aussi cette partie-là. Donc, la littérature et l'écriture. Donc, voilà, en fait, je me étais pas posé la question, même si c'était quelque chose qui m'intéressait. Mais en arrivant à Paris, une des très bonnes salemites de ma mère, et son mari ouvrait donc grosse bécrit, qui a ouvert en 2002, en 1972, je crois. C'était un peu la première cantine bio, pas végétarienne, mais presque à Paris. Et vraiment, un des pré-curseurs, et donc, ils allait ouvrir après avoir eu des restaurants à Londres, et ils aient besoin de d'aide. Et en fait, on a fin à 10, ou 6 mois, je disais, avec les démarches administratives, auprès, par exemple, de la ville de Paris, peuvent avoir des poubelles ou de la mise en place de certaines choses, qui me formeraient en cuisine. - Parce que eux, ils sont anglais. - Oui, ils sont anglais. - D'accord. - Et ça faisait 25 ans qu'ils étaient à Londres, ils ont débarqués, ils ont démarqués, ils ont démarqués, et voilà, donc moi, j'étais un peu l'assistante admine, et en même temps, après, je suis devenu l'assistante en cuisine. Et donc, c'était la première personne en cuisine là-bas, et c'est donc ces roses de rose bécrit qui m'a appris à cuisine. - Et comment ça s'est passé? - J'ai adoré. Moi, moi, j'ai adoré, et je pense que je leur dois une débase, le respect du produit, mais tous qui, mes notions de patisserie, et puis aussi, ils ont vraiment fait ce qu'ils eux avaient envie de faire, que ça soit dans la déco de leur restaurant qui a été assez critique au début, parce que c'était très brut et pas très cosy, à aujourd'hui de cuisine où ils privilégeaient peut-être les dégûmes, et les protéinent un peu moins. Je pense que tout ça, ça va mal influencer ce que j'ai fait après. Donc, ça a été assez formateur. Et après, j'ai découvert aussi que de travailler six jours sur 7, c'est d'être payé un smic, c'était hyper dur. J'habite chez les parents, donc ça allait, mais c'était vraiment très dur, et c'est pour ça que je suis resté qu'un an est quelqu'un, en fait. C'était extrêmement fatiguant, c'était très riche, mais extrêmement fatiguant et difficile, donc j'ai quand même décidé de essayer de choses aussi. - Comment tu te sens à ce moment-là, ça chante que tu as fait des études en littérature, en philosophie, que ça conclusion, c'était que la philosophie, c'était plus de plaisir, pas tant que ça. T'adore la cuisine, tu fais, enfin, ta, donc cette expérience chez Rose Bakerie, ou cette plé, en même temps, mais finalement, c'est difficile. Comment est-ce que tu te dis que tu vas avancer à partir de là? - Peut-être que ça vient d'une position de privilège, mais je ne me suis pas trop posée de question. Je suis allé voyager pendant un an. En fait, j'avais travaillé et économisé pendant cette année-là pour faire un tour du monde avec une de mes amis. Et donc, on est parti voyager. Donc, j'ai eu vraiment un an, en fait, pour réfléchir à ce que je voulais faire. Et je pense que ça, ça a été assez important aussi. Mais j'ai toujours. Peut-être encore cette capacité d'adaptation, mais je. Enfin, j'ai pas eu peur, de l'imprévu et de la suite. Et donc, enfin, j'étais assez positive. En mettant dit, ça s'est une bonne expérience. On a pris une satanétique de travail de toute façon, dans une cuisine et dans la restauration. Et donc, je me sentais plutôt. Enfin, conscient et j'avais. Ah, en fait, de. J'en vois de ce next, enfin, voilà. À ce moment-là, t'as quel âge? Quand je suis parti voyager, j'ai 23 ans. Quand tu rentres, qu'est-ce que tu ressens comme. Comme. oui, comme. Nous vaut des parts que tu dois construire, parce que c'est. Même si tu as déjà connu ça, effectivement, de voyager et de revenir. Là, il y a un côté. Je pense qu'après avoir voyagé pendant un an, je t'ai quand même assez contente de rentrer à Paris. Ou mes parents étaient installés depuis pas mal de temps. Donc, ça a commencé à être un peu chez moi. Et en fait, je crois que là, je me suis dit que je voulais plus faire de restauration, que ça avait été trop difficile. Et donc, je voulais essayer autre chose. Et après, dans le milieu du travail en glossacçon, il y a un peu cette idée qu'on peut. Par contre, on peut faire ce qu'on veut, mais qu'on peut toujours apprendre. Enfin, une fois qu'on y est, en fait, qui suffit juste d'avoir la volonté, en fait, de trailler quelque part. Et après, qu'on peut apprendre, en fait, les skills sur. - Sur le terrain, voilà, sur le terrain. Et donc, le journalisme m'avait intéressé. Et en fait, j'avais fait des pitchs quand j'étais à la fac aussi. Pour le journal de la fac, qui est pour "I wish Times" et quelque chose comme ça. Et donc, en arrivant à Paris, je veux dire, j'ai un bien essayé de métier de journaliste. Bon, j'ai pas fait des études de journalisme, mais encore une fois. Pour les journaux anglais ou américains, on n'a pas besoin de faire des études de journalisme, nécessairement pour pouvoir être journaliste. Et donc là, je rentre au international et à l'éral tribune, qui n'existe plus maintenant. Mais qui, à l'époque, était un des journal international en anglais, à Paris, qui fait partie du groupe du New York Times. Et j'ai passé trois ans là-bas. On commence sans, je faisais des photocopies. Et ça, un peu comme ça, que ça marche justement le fin de là-bas. Peut-être que ça existe plus maintenant, mais en fait, c'est vraiment. On fait des photocopies, on fait des cafés, on va à des réunions, la cittade des réunions, puis petit à petit, on pitch des pitchs où on se rend dispensable dans une érubrique. Voilà, donc j'ai bossé aux sports, j'ai travaillé un peu comme SR, en aidant les secrétaires de rédaction du journal. J'ai bossé sur les pages opinions, j'ai fait des pitchs pour la section business. Voilà, donc petit à petit, en trois ans, j'ai commencé à découvrir ce milieu-là. Et puis, après, au bout de trois ans, mon mari qui n'était pas mon mari, a eu un poste à New York. Et donc, je suis parti à New York, et en partant, j'ai postulé pour un magazine qui avait un bureau à New York, et je suis parti travailler pour le magazine monocle à New York. Tout à l'heure, tu disais que ce qui avait été difficile dans le milieu de la restauration, c'était le rythme, et le salaire qui était au salaire minimum, le secteur du journalisme, et pas non plus conduit pour être hyper light en termes d'emplois du temps, et ce n'est pas non plus un milieu qui paye énormément en tout cas au début. Donc, comment est-ce que ça s'est passé pour toi, est-ce que t'as pas eu cette même sensation que c'était difficile? Si, bah c'était exactement pareil en fait. Mais, j'ai découvert une chose, c'est qu'en fait, un restaurant, il y a un journal, surtout un quotidien fonctionne à peu près de la même façon, parce qu'il y a le coup de feu dans un restaurant où il y a le début du service, et après, dans un journal, dans un quotidien, il y a ce moment où salier, on termine l'édition, et tout est fini, donc on part, on a tout donné, on a fait ce qu'il fallait, et une certaine heure s'est fini, on arrête, et on reprend tout le lendemain. Et en fait, j'ai découvert en étant au journal que j'aimais bien cet environnement-là aussi, que j'aimais bien la adrenaline, même si on a un petit peu moins dans une réaction, mais qu'il y a quand même ce stress de tout faire avec la deadline, et enfin, tout d'un coup tout ton, mais on recommence après le lendemain, et que c'est différent mais c'est pareil. Et en fait, la cuisine, c'est un peu le même fonctionnement, avec une sorte de chef d'orchestre, qui décide de comment tout va être fait et agencé, mais c'était un peu le même genre de désprits. Donc je me suis en compte que j'aimais bien cet environnement-là. Et cet effet, pensé à la cuisine, et tu t'es dit pourquoi paire-t-on n'est ou pas? Pendant longtemps, non, mais c'est que en fait, en en reparlant avec mon mari, avant qu'on soit marié qu'on était toujours à New York, en en reparlant, en des hommes, peut-être que on pourrait un jour ou un restaurant, mais en fait, j'avais déjà dans l'idée de le faire pour moi et pas pour quelqu'un d'autre. En fait, même si j'avais très peu d'expérience, on avait déjà cette idée de en fait d'ouvrir nous-mêmes notre affaire et de pas aller re-traver pour une autre personne. Parce que au final, c'est ça qui était le plus difficile, en plus des horaires et du salaire. De trailler pour quelqu'un d'autre, peut-être. Ça, je sais pas, oui, c'est dur, mais bon, j'ai pas particulièrement. Non, je pense que c'était plus qu'on avait envie de créer quelque chose qui n'existait pas, où, enfin, on avait une certaine vision des choses, et donc, on avait envie de montrer ce qu'on pouvait faire ou de créer quelque chose en fait de différents. Comment est-ce que tu vis avec cette. Tu sais, ce sentiment, je sais que j'ai envie de faire quelque chose, donc, comme tu disais, avec ton mari, vous posez la question de potentiellement ouvrir quelque chose un jour, mais de pas le faire tout de suite. Bah, on a tendance à le faire, en fait. C'est-à-dire qu'on en a parlé justement, il n'y a pas longtemps, mais en attendant, ça a faire et après, et après, il réfléchit. C'est peut-être peut-être pas la bonne. Le bon ordre dans lequel faire les choses, mais en attendant, ça se lancer, et après, dire "ah, ben, en fait, peut-être que on aurait dû faire ça différemment." Mais on est. Oui, donc, en fait, on contient quelque chose qui nous tente, en attendant, ça a se lancer. Et donc, entre le moment où vous avez. à nouveau cette envie de retourner dans la restauration, en tout cas pour toi, et où vous revenez à Paris pour ouvrir le balcafé, c'est parce qu'on m'entend. Bah, avant d'ouvrir le. En fait, on était à New York, et on a reçu un appel de Anna Trattels, qui est mon associé maintenant, et qui, en fait, était la deuxième chef de Rose Becrie, donc, moi, je la proublierai, c'est la deuxième, et donc, en sel, mon associé, mon mari, aussi, à Traillard, Rose Becrie, en 2003, donc, tous les trois étaient en 2003, et on est resté assez proche. Il y a un un qui nous appelle, alors qu'on est choisi à New York, et qui nous dit que. Rosbeckry a refusé un projet de restaurant dans une salle d'expo qui va ouvrir, mais qu'ils ont parlé de nous et est-ce qu'on serait intéressé en fait par ce restaurant et par ce projet. Et donc c'est là en fait que petit à petit le projet un peu se met à murir et qu'on dit à Ana, "Ok, si on y va." J'ai mes boss au magazine, c'était assez étonné quand j'aurais dit que je partais pour ouvrir un restaurant. Mais voilà donc on est rentré un an avant l'ouverture ce qu'il y avait beaucoup de travaux à faire. C'était dans une ancienne salle de balles près de la place de Kichi où il y avait des matchs de box dans les années 30, il y avait pendant les années 80 c'était un des plus grands paie à Moude-France, c'est un lieu quand il y a un passé improbable, qui ont transcendé en salle d'expo, dédié à l'image de cument et en libérer de photos et après en restant. Et donc un an avant l'ouverture on a repris et on s'est tous dit "Bon, on va traîner en cuisine" et on rentre dans la restauration et donc en salle de mer partie traîner dans la restaurant, moi je serai dans la restaurée, en traîner dans la restaurée. Pendant un an pour se remettre un peu dans le bain et avant d'ouvrir. Et quand tu dis que ce projet existait. Donc il y avait ce projet d'ouverture comme tu disais de une salle d'exposition, dédié à l'image, donc la photo, le cinéma etc. Et qu'il y avait cette opportunité d'ouvrir le restaurant qui était à coller. Et ce que vous avez dû prendre un risque financier ou est ce que c'était. On te réglé avec les clés en main. Comment ça c'est passé? C'était clé en main. En fait, il n'y avait aucun risque à prendre à part notre réputation qui de ce qui n'existait pas parce qu'on a dit des inconnus de la scène gastronomique parisienne. Donc la prise de risque a été vraiment pour la directrice du lieu. Mais pour nous, il n'y avait aucune prise de risque. Parce qu'il prenait en charge tous les travaux, toute la mise en place de la cuisine, tout ça. Je crois que si on a peut-être emprunté un tout petit peu d'argent à nos familles pour acheter. Enfin, des coûts d'efforchettes d'hévers, des choses comme ça. D'accord. Mais sinon, non, il n'y avait aucune prise de risque. Mais d'un entreté, ce n'était pas un fond de commerce. Donc tout ce qu'on crée, on n'allait pas pouvoir le vendre à la fin de l'aventure. Donc il n'y avait rien, mais on a crée une clientèle et un lieu. Mais on pouvait en partie avérer quand on partait. C'est ça que vous n'érangez pas? Parce que je vous disais juste avant que vous n'aviez pas envie de travailler pour la France. Bah si, mais c'était un peu la seule façon de mettre le pied à l'étrier. Et c'est pour ça que deux ans après l'ouverture du balle, on a ouvert Tenbelce, le premier Tenbelce, parce qu'on voulait justement avoir quelque chose à nous. Et parce qu'on avait vu qu'il y avait un besoin qui n'auraient pas de marché pour le café spécialité. Donc on a vite vu qu'on ne pouvait pas continuer à bosser autant pour rien entre guillemets et qu'on nous vaut une affaire où il y avait un fond de commerce, c'est quelque chose de concret. Dans plusieurs interviews, tu insiste sur le fait que tu es autosidacte. Comme tu le disais, tu n'as pas fait des tudes dans la cuisine, tu t'es formée chez Rose Bakerie. Et donc là, c'est une chance incroyable que tu as eu aussi de pouvoir avoir cette expérience au balle café. Comment est-ce que ça impactait la façon dont tu as travaillé et dont tu envisagées ta vie professionnelle? En fait, en étant autosidacte, j'ai un peu du coup ce de devoir d'apprendre en permanence, parce que comme j'ai pas fait des tudes. Et en ouvrant le ball avec Anna, je vais de la chance, parce qu'elle est sortée d'un restaurant Londres, un vraiment fantastique qui s'appelle Saint John Ballman. Et du coup, les premières années, c'est Anna qui m'a beaucoup appris. Et après très vite, avec Anna qui est aussi autosidacte, on s'est dit qu'on voulait toujours en fait embaucher des gens qui s'y connaissaient mieux que nous et qu'on voulait toujours pouvoir apprendre des gens à cliquer dans le travail. Et qu'on n'allait pas être les genres de boss qui en fait, je pense, qui connaissent tout et qui ont pu rien à apprendre. Et donc, on a toujours embauché des chefs ou même des managers qui avaient des capacités ou des connaissances qu'on n'avait pas. Mais comment tu sais, évaluer les capacités de gens qui sont meilleurs que toi, dans certains domaines, si toi même t'as pas ce capacité? Oui, oui, oui, oui, je vois ce que tu as. C'était aussi une certaine année d'expérience, certaines maisons. Ça vient peut-être aussi d'une fois d'une connaissance de soi, mais on savait évaluer nos lacunes et les zones, en fait, on avait besoin d'apprendre. Voilà, donc c'était par rapport à douler gens de nes qui avaient fait. Voilà, je sais pas assez, il est intéressant. Comme question. Quel erreur vous avez faite? Ah! Quel erreur. Enfin, on a fait dans tous les domaines, on a fait des erreurs de Pondry, on a fait des erreurs dans le recrutement, on a fait des erreurs dans le choix de certains places sur la carte, on a fait. Enfin, je pense que dans tous les domaines, on a dû faire des erreurs et à chaque fois on s'est dit "Ah bah la que je ne fin ferai pas ça" mais il y a d'autres choses sur lesquelles on strompe, petit à petit, mais de moins en moins, mais il y a. Je pense qu'on n'a jamais été à l'abrite de faire des erreurs et de décider de les rectifier. Donc, partout. C'est des sujets de tension, en train de associer? Non, je pense qu'on est assez. On est assez tous les ronds et on pardonne assez facilement et. Ça fait 10 ans qu'on associait tous les trois et tout le monde est passé par différents phases. Et je pense que. Non, ça crie pas particulièrement des tensions. Non, enfin, après, c'est difficile de travailler avec son conjoint, c'est sûr. Mais. Non, enfin, on a de la chance, mais ça c'est plutôt bien passé. La transition avec Tène Belles, donc comme tu le disais, vous avez travaillé au balle café pendant un certain temps, mais vous avez monté le café en même temps. Comment ça s'est passé de gérer les deux en même temps? Ça a été assez compliqué, surtout que quand on a ouvert le Tène Belles en 2012, mon Fisenae. Et Ana a eu un Fis aussi, peut-être 8 mois après. Donc on a géré la descendre des enfants et les deux affaires en même temps. Ça a pas été facile du tout. On était tout au début de Tène Belles associé avec une 4e personne, Thomas Lou. Et donc heureusement, lui, en fait, il était opérationnel sur le coffee shop. Et c'est lui qui, vraiment, la première année, en fait, a tout géré. Il était barré ça en plus, donc il a vraiment créé une clientèle et une sorte de légitimité au sein de la communauté café. On n'avait pas nous, vu qu'on était récourateur, et même si on avait du bon café, et les barrista, etc., au balle, on n'était pas encore dans le milieu du coffee shop et du café de Fisenae. Donc il a apporté cette légitimité là. Mais oui, ça a été assez difficile. Après, c'était aussi un bon moment dans le paysage gastronomique de l'époque parce que c'était vraiment le début du café de spécialité. Donc les gens ont rapidement accroché. Les Français qui avaient vécu les Trenchés comprenaient, et ça leur rappellait quand ils avaient travaillé à New York, quand ils étaient à la Sydney, ou leur vacances à Londres. Et après, pour tous les étrangers, en fait, c'était quelque chose qui connaissait un peu plus que les clients français. Et donc tout de suite, ça a assez bien marché, en fait, Tannemelles. Quand tu dis que c'était difficile, qu'est-ce qui était difficile concrètement pour toi, en tant que à la fois, gérantes du coup de deux entreprises, et, nous valiments, on verra, qu'est-ce qui était vraiment difficile? Bah, c'est l'organisation au quotidien, le manque de sommeil, de revenir, de congémates et de se remettre dans des. enfin dans des situations où on le vu, en travail, et où ça peut être assez difficile à avoir l'impression qu'on a faim avec Anna, on en est rigolé, mais en d'un l'impression d'avoir. est-ce que j'ai toujours un mot de jôre, est-ce que j'ai pouvoir cuisiner comme je cuisiner avant, et tout ça? Ça, c'était un peu difficile. Et après, en tant que femme-chef, on a un peu aussi, quand on devient mère, parfois un peu peur d'avoir perdu une certaine légitimité aussi dans notre communauté de restaurateur. Et j'en ai pas mal parlé avec de deux de chefs qui sont d'accord, qu'on a un peu pas trop envie de dire qu'on a des enfants, parce que on a peur de pas être très osse à y eux. Parce qu'il y a quand même cette idée du chef ou de la chef qui est un peu hardcore, qui bossent beaucoup, qui se plunge jamais, qui dort très peu, ou c'est une sorte de performance presque physique, et donc tout d'un coup, d'être maman ou de parler de ses enfants, ou en fait, c'est. mais ça c'est côté un peu de la masculité toxique de la restauration, enfin, de la cuisine, en tout cas, de se montrer vulnérables, de montrer qu'on est plus fatigué ou qu'on est physiquement moins prête à faire certaines choses. Et voilà, c'était ça, c'était un peu difficile aussi. Voilà, on a un peu. impression qu'on a besoin de prouver quelque chose, avant de faire en fait pas du tout. On est vraiment d'y fois plus fort que n'importe qui. Mais ça aussi, ce n'était pas toujours facile. Mais à quel moment t'étais confronté assez regard-là, parce que toi, en tant que chef du balcafé, c'était quand même tournafaire, pareil pour Tain Bell. Donc à quel moment est-ce que ce regard, il pèse surtout à. C'était à la fois, je pense dans ma tête, et c'est un truc qu'on beaucoup de femmes, c'est le sardom de l'imposter, enfin, sous-de-courter un auto-dedact, sous-de-courter une femme, tout ça. Mais après, c'est vraiment là aussi que j'ai découvert un peu le sexisme dans ce milieu-là, c'est que dès le début du bal, ou dès qu'on a commencé à faire la cuisine, en fait, les médias, par les dnaux, en mode, on nous appelait Léna-na, les joli-minoies, les filles, on nous limite chorelle, on joue à la dinette, en fait, on n'utilise jamais nos noms de famille. Dans des articles où les hommes avaient un noms de famille, n'en avaient pas d'un noms. notre famille. On nous demandait pour les photos de poser de manière un peu nièce. Et après, après le quotidien aussi, le livreur qui rend dans la cuisine et qui demande où le chef parce qu'il doit déposer sa livraison. Et donc, assez molle chef, ma chin, pareil les clients qui disent "mais comprimons au chef, ma chin et qui pense que s'il y a toujours un homme dans la cuisine." Donc tout ça, je pense que ça contribue pas mal à ça aussi. Oui, en fait c'est dans les interactions du quotidien. C'est même pas que le milieu de la cuisine, enfin tout le monde, en fait. Oui, en trop-ci, en ce truc-là. Et est-ce que tu as des discussions? J'imagine que oui, mais ça m'intéresse à savoir le contenu, la dessus avec ton mari, qui était justement ton associé et qui avait peut-être une expérience différente. Oui, c'est sûr qu'il avait une expérience différente. Et puis quand on a la banque, les banquiers, ça dresserait à lui, les avocats, enfin toutes les interactions qui avaient avec la partie business de la boîte, c'était l'urcentaire évidemment que c'était comme ça. Et lui, comme il était face aux clients qui partaient du principe qu'en chef, cette va être un homme. Donc oui, oui, on a toujours beaucoup parlé. Et assez rapidement, en fait, la presse a commencé à nous en parler. C'est à dire "non, on a commencé à parler la presse, on nous en parlait". Donc on a été à ce fond, on a rapidement parlé de ça. Et c'est devenu un sujet aussi, enfin le sexisme cuisine, tout ça, c'est devenu un sujet assez à la mode dans les médias. Donc on n'a pas mal parlé et donc on n'en a toujours parlé de ça, en fait. J'en ai déjà discuté avec des femmes qui sont dans le secteur de la cuisine, mais je pense que ça vaut aussi pour des femmes qui sont dans le secteur. Je ne sais pas du cinéma, peu importe. Oui, le fait qu'on pose tout en des questions, enfin je mets que toi, on pose la question en tant que femme-chef, qu'on te pose des questions sur le sexisme, toi comment est-ce que tu réagis à ça, est-ce que tu es contente de parler en tant que femme-chef, ou est-ce que c'est à gasse, comment est-ce que. Moi, ça m'agasse pas, je continuerai en parler tant que on ne poserait toujours la question et le jour on ne poserait plus la question, ça va dire qu'on n'en aura plus besoin d'en parler. Enfin je sais qu'on est un peu éthiqueté, enfin femme-chef, enfin militante. Et c'est vrai que pendant longtemps, souvent les médias, ils font un papier ou un reportage, ils ont besoin de femmes, donc il y a toujours les mêmes qui choisissent. Donc on a toujours fait partie de cela, mais maintenant, enfin moi, ce qui est bien en fait, c'est qu'on va me choisir parce que donc femme-chef, on va me proposer de faire partie d'un festival ou d'un reportage, et tout ça. Mais je peux dire, ben ok, mais il y a qui d'autre. Et à ce moment-là, leur dire, ben en fait, ce livre de cuisine où il y a sans recettes, mais il y en a 13 faîtes par des femmes, mais ça ne m'intéresse pas. Parce que vous n'avez pas une parité ou parce qu'il n'y a pas de personne racisée. Enfin voilà, ça nous donne une certaine la notoriété, même si on a parlé que de ce sujet-là, nous permet après aussi d'être engagé là-dessus et de pouvoir en parler franchement, en fait, aux médias, aux organisateurs de festival, ou enfin toutes ces choses-là. Et est-ce que tu sens que sur ces sujets-là, il y a aussi des hommes qui sont intéressés par ça, ou est-ce que quand on parle justement des femmes dans le milieu de la restauration, c'est que quand on fait un dossier spécial, il fait un restauration. Tu vas te dire? Ouais. Si, je pense qu'il y en a de plus en plus qui sont intéressés par ça, mais on leur pose jamais la question. Ouais. Je pense qu'il y en a un, maintenant, qu'il y a une éthiquette Bertrand Grebo. Il a un peu l'éthiquette. Moi, j'aime parler des femmes en restauration parce que ma femme est chef, et j'ai des enfants. Donc voilà, il parle pas mal de l'équilibre, un travail famille, mais c'est clair qu'on n'en pose jamais la question. Mais, enfin, même, voilà, moi, je. Donc, notre dernière aventure t'inbelles, c'est de la boulangerie. Il y a 96% de d'hommes dans la boulangerie, ce qui y a rien à voir avec la cuisine, en termes de pourcentage. Mais, membres de mon toujours, quand je dis que je travaille parfois à quatre ou deux matins, on est toujours qui s'occupe de vos enfants. Alors, on ne m'endrait jamais un boulanger qui s'occupe des ces enfants. Et tu fais pour moi? - Bah, je répondais, enfin, je les laisse tout seul avec un kit de survie et. - Mais c'est des mères. - Ben, je l'ai. Enfin, mon conjoint, mon mari s'occupe de. Enfin, il est. En pleumant qu'il y a pas de sang de kupé. - Ouais. Mais la question est toujours posée. - Oui, bien sûr. - Pour faire donc la transition avec la suite des aventures, à me m'endonner, l'aventure Balcafé se termine, ça correspond à quel période de ta vie. Ce moment où tu décides de conclure cette aventure pour te lancer à fond sur Taine Bell, donc il y a un café qui existe déjà, mais pour lancer le d'autres cafés. - Au balcafé, je commence un petit peu à m'ennuyer. Donc, comme j'aime bien apprendre et je suis assez curios, j'essaie de. J'essaie plein d'autres choses. J'ai fait de la chargutrie, j'ai fait des pickles, je sais pas mal de choses. Et c'est là que je m'aimais à faire du pain en le vent. J'ai une nami qui me lia, tiens, tu dois essayer. Il y a un bouquin super. Donc j'achète le livre de la Boulangerie Tartina San Francisco. Et là, je découvre vraiment un truc fantastique qui me plaît énormément. Et puis, petit à petit, je fais du levain chez moi et après, j'en fais au bal. Et je commence à me dire que peut-être que c'est quelque chose qu'on pourrait ajouter à l'activité de Taine Bell. Et là, on commence déjà à dire qu'on pouvait partir du bal parce qu'on croit une fois, c'était pas un fond de commerce. Et on commence à regarder les locaux de la ville de Paris, ce qui est une agent qui s'appelle la CMS, qui co-optit des locaux, qui après les donnes sur dossiers et il y a des commerces de bouche dans les quartiers où ils ont envie de remet des commerces de bouche. Quand tu dis les donnes, c'est quoi, du coup, l'accord? Il y a un passé tiens, le local. Il faut payer un loyer, bien sûr. Mais on a un bail, 3, 6, 9 classiques. Et il apprend pour le revendre à l'infant. Donc, si d'un internet, où il y a des annonces, dans les quartiers en général, où ils ont besoin de mettre des commerces de bouche et nous en regardons, on voit qu'il y a un énorme local qui est censé être une boulangerie. Donc, il y a quand même des décinations pour chaque locaux. Donc, tu as été destiné être une boulangerie dans le 11e rendissement. Donc, on se dit, on va postuler. Moi, en tout temps, je vais faire des stages en des boulangeries, plutôt à étranger, donc à Copenhague, à Mirabel et à Tartine à San Francisco. Et puis, je reviens des stages et puis 3, 4 mois après, on nous appelle pour dire qu'on a été choisi et que ce local énorme de 220 mètres carrés est une boulangerie. Et pour nous. Donc, on savait qu'on allait continuer dans l'est dans la. Enfin, à développer 10 belles, puisqu'on avait une image de marque qui marchait. Et donc, on s'est dit, on va faire un coffee shop plus une boulangerie. Un nu un peu hybride dans le 11e rendissement. On décide de quitter le balle. Donc, là, on leur donne 6 mois de pré-avis. Et donc, ça co-incide le départ du ball et l'ouverture de la boulangerie. Et on s'est aussi de siècle la naissance de mon deuxième fils. Il sort de simplifier les choses. Et voilà. Et donc, on ouvre en juillet, ça fait 4 ans. Quand tu dis que tu vas aller faire des stages, c'est des stages de combien de temps? D'une semaine. Ok. Dans la cuisine, on fait facilement des stages dans d'autres restaurants, sans conventions. Enfin, c'est très libre. Il y a beaucoup d'échange comme ça, intéressant. Et donc, je voulais juste voir en fait comment fonctionner une boulangerie. Je ne connaissais pas de boulangerie en France. Qui faisait ce que tu voulais faire, c'est-à-dire le. Même, je ne connaissais pas personnelle. Ah oui, des fois. Parce que c'est assez séparé la cuisine et la boulangerie. Donc, je connaissais personne. J'avais pas de relation avec un boulanger de mon quartier. Je savais que je voulais pas faire un SAP, parce que je connaissais le programme. Je savais le faire, mais je savais qu'il n'y avait pas de temps en le vin. Et en ce cas, une chose dont j'étais sûr, c'était de vouloir faire du pain en le vin. Donc, voilà. Donc, je vais aller voir deux boulangeries où on s'est du pain en le vin. Et c'est vrai qu'en ouvrant, il y a 4 ans, j'avais peut-être fait. Je sais pas. 10 mits, je suis dans ma vie. Voilà. C'était. Donc, c'était un gros pari. Et ça j'en gnau en fait presque 500 par jour. Voilà. Encore une fois, c'est un peu comme ça qu'on fonctionne. Donc, on a ouvert et on a fait plein d'erreurs. Et la première année, d'ouverture de la boulangerie a été la plus dur année de ma vie. Oui, c'est ce qu'il y a dans une interview. Qu'est-ce qui a été dur? À nouveau, concrètement. On s'est totalement trompé sur plein de choses. En fait, on s'est dit, on a un petit coffee shop qui attire tant de personnes, qui fait tant de chiffres d'affaires. Donc, si on a un local qui est 10 fois plus grand, ça va être 10 fois ça. C'est à quoi? Donc, on s'est trompé. Là-dessus, on a eu beaucoup de retard sur les travaux. Donc, ça nous a mis vraiment en situation difficile. On a évidemment des imprévus trucs qui fallait payer. Le loyer qui avait commencé, qui fallait payer. On a ouvert en fin de juillet et on a un octobre, je crois. Mon mari nous a sois et nous dit, "Va, voilà, le mois prochain, il faut faire 100 000 euros pour tenir ce que sinon, on doit fermer." Parce que même si ça marchait, ça marchait pas aussi bien et on avait vraiment eu trop de retard sur l'ouverture. On avait une massalérie à trop importante. On avait agencé le lieu d'une certaine façon ou en fait, c'est difficile. Il fallait plus de staff que prévu. Enfin, plein de choses qu'on n'a pas bien vu. Et donc, le mois suivant, on fait 40 000 euros. Au lieu des 100 000. Des 100 000. Des 50 000. Et donc là, on a commencé à. à contacter notre réseau. En fait, dans deux gens, dans la résociation, en scène, quand ça va pas, il a mis en parler. Donc, il en parlait pas mal autour de lui. On a été beaucoup à la banque. On a été beaucoup à l'Ursafe. On a demandé des échanciers, on a demandé des fins de l'aide et une compréhension de leur part. Et en fait, ce qui nous a vraiment aidé. c'est que des restaurateurs, enfin nos amis, sont nu vano, nous demandons du B2B. On n'avait pas du tout prévu dans le business plan. Donc de faire du pain, du la peintre pour leur resto. Et après on a des amis qui ont repris le restaurant du Palais de Tokyo. Et qui pendant leur travaux, vous les mettre une buvette. Il y avait besoin de qu'elle y a un peu pour faire des sandwichs et du café et tout ça. Et des patisseries. Et donc nous on a donné comme mission de fabriquer pendant six mois presque toute la nourriture pour cette buvette au Palais de Tokyo. Et ça, plus les restaurateurs qui ont commencé à très avec nous pour le pain, ben ça nous a sorti d'affaires. Voilà. Et ça nous a vraiment aidé à passer un cap, voilà difficile. Et maintenant en fait le B2B, c'est un tiers d'un chip d'affaires. Donc un truc qui est arrivé par hasard. Voilà, qui dépensait de vous une vraie composante de votre business. Et donc en parallèle de tout ça, tu as une deuxième enfant. - Par votre. - Oui, oui, oui. Qui j'espère n'a pas trop souffrère de la situation. Mais c'était, oui, c'était extrêmement difficile de faire tout ça, plus le stress, plus l'insertitude financière et la précarité aussi. On s'est pas payé pendant un an et demi à l'ouverture de la bourdonjerie. Donc ça, c'était assez difficile aussi. Mais bon, on a fini par s'en sortir donc ça va. Et par rapport à ce que tu disais au tout début, donc ce qui t'avais donné envie de faire le secteur qui était les gros horaires et le fait que justement ce soit précar financièrement, comment est-ce que tu l'as géré plus tard quand tu as choisi d'en faire vraiment ton métier parce qu'il y avait maintenant deux affaires à ce moment-là, comment est-ce que tu. - Je pense que je me suis été un peu résigné, en fait, j'avais compris que si je voulais continuer à faire ce que j'ai m'aie, c'était un peu comme ça que ça allait être au début. Et après, avec l'âge aussi, et peut-être l'avenir des enfants, une sorte de prise de conscience de bon, ma volation, fait ça. Maintenant, il faut qu'on construise, qu'on prenne des décisions stratégiques au lieu de réagir, en fait, aux choix qu'on fait. C'était un peu comme ça pendant longtemps, on prend cette décision et puis on verra en fait comment on va gérer. Et donc, de commencer à être beaucoup plus stratégique, en disant, voilà, en fait, ce que je veux, c'est une entreprise scène qui marche un salaire normal pour ce que je fais et décide d'enlever cette priorité et ce stress, donc peut-être avec un peu plus de réflexion en fait là-dessus. - Et ça, ça a vraiment changé votre relation à travail et ta relation à travail? - Oui, oui. - Enfin, j'ai jamais. C'est vrai qu'à 23 ans, je trouve ça difficile de pas bien gagner ma vie et traiter beaucoup, mais aussi, enfin, je faisais vraiment ce que j'ai maît et j'avais des retours super positifs, des clients et tout ça. Donc, c'est hyper gratifiant quand même de fabriquer quelque chose avec trois ingrédients et que ça devienne un produit que les gens aiment beaucoup. Mais après, c'est vrai qu'à un moment donné, on s'est dit, "Voilà, il faut vraiment qu'on réfléchisse à ce qu'on construit." Parce que, au début, c'était bon, on va avoir un resto, on va avoir une boule engerée, mais à partir d'un moment, c'était "mais pourquoi est-ce qu'on fait ça?" Et qu'est-ce qu'on veut faire? C'est quoi le but final? Et c'est cette question, on se l'est posée, il y a un an et demi et c'est là qu'on a vraiment commencé en fait à travailler là-dessus. Ce qu'on a fait, c'est qu'on a un nos amis qui a une brasserie à mon truc, ça veut dire que ça veut dire que dans le casque, il y a plus un monstreux qui a bonheur de maintenant, nous a parlé d'un consultant à cliquer les "et à travailler", un américain qui s'appelle Matikida Rélie, qui, aux États-Unis, avait monté une startup médicale, mais qui, après, avait chapeauté à avoir d'une sorte d'incubateur où il a aidé les startups en croissance. Et pour des raisons personnelles, il est venu en France avec sa femme. Et chercher des clients qui auraient peut-être besoin d'un consultant, justement pour cette période difficile de croissance et donc, je les rencontrais. Moi au début, c'était parce que je me sais vraiment des questions sur la culture de Tenbel, c'est la culture de l'entreprise. Et en fait, c'est en allant le voir pour parler de ça que je me suis rendu compte. En fait, il y a tout un énorme travail à faire sur le développement de Tenbel. Et on a entamé sur un travail d'un an avec lui, pour vraiment tout mettre un plat et vraiment réfléchir à ce qu'on voulait faire et pourquoi on le faisait. Et ça, c'était la deuxième année, la plusieurs années. La remise en question pour Végionelle, où, en fait, on a. D'abord, il a commencé à faire un audite auprès de tout notre staff et de nos anciens employés et de nos clients. Sur ce que pensait de Tenbel, ce que c'était pour eux, ce que ça représentait. Après, on a fait un. J'ai découvert un peu le monde du corporate et ce que c'est qu'il y a un SWOT. Donc c'est l'analyse des forces, des févoles, des opportunités et des. Des menaces. Voilà, on se retrouve avec nos 25 salariés où on a éparo à te parler mais eux mettent des postites sur un mur avec toutes les menaces et toutes les. Voilà où on fait des févoles de Tenbel. Donc on a vraiment. On a découvert un peu ce qu'on pensait de nous et les progrès qu'on avait à faire. Une fois qu'on a fait ça, on a vraiment réfléchi à qualité et enfin notre mission à Tenbel, c'est qu'elles étaient les points stratégiques sur lesquels on voulait travailler. Et le premier truc qui nous a dit notre coach, c'était. Voilà, vous n'ouvrez pas de resto, vous n'ouvrez pas de boulangerie, vous n'ouvrez pas de. Un autre coffee shop. Maintenant, on se concentre vraiment sur ça. On avait déjà mis en route un troisième coffee shop et une torreffaction. C'était un peu trop tard, mais voilà, on se calme et on réfléchit vraiment à ce qu'on fait. Et en fait c'est dur parce qu'une remise en question professionnelle, c'est aussi une remise en question personnelle. J'aurais sorti un peu ce qui est un peu. À la maison aussi, donc ça fait ça faire sortir pas mal de choses. Et voilà, on a commencé à avancer petit à petit là-dessus et on a commencé à recruté des gens qui voulaient aussi travailler cette façon-là et mettre en place plusieurs choses dont on est assez fiamme maintenant et qui vraiment maintenant sont représentatives de ce qu'on essaie de faire. Dans une interview, tu disais que pour toi c'était important que. Alors, je ne sais plus en quel terme tu le disais, mais en tout cas que le fait d'être entrepreneur et d'avoir. Donc, t'es une belle ce que je sois, donc les coffee shops ou la boulangerie ou quoi, ça puisse te permettre d'avoir un rythme de vie qui est en accord avec ton rythme de vie personnelle et notamment ta famille. Oui. Est-ce que c'est aussi. Parce que tu disais ce coaching enfin cet accompagnement qui t'a permis de poser ça ou est-ce que. Ça, on l'avait déjà mis en place avant, en fait. Enfin, c'est vrai que souvent les fans de l'insertion, c'est de l'entrepôner à y avoir un empeu du temps qui correspond alors à la vie de famille. Donc, nous avec Ana, le fait de se concentrer sur TNBEL, c'est de développer TNBEL, c'était une décision. Bon, depuis le soir, en cuisine par exemple, et de travailler que du. enfin, tout le matin à 18h30 par exemple. Donc, ça, on avait déjà. on avait déjà compris ça, on avait déjà mis en place. Et ça, forcément, ça impacte le business et je vous imagine le chef d'affaires que vous allez faire. Est-ce que parfois c'est difficile à assumer comme décision pour qu'on frère est-ce que c'est l'un cap qui vous permet de bien avancer et d'être en accord avec. Non, c'est une décision qu'on assume, parce qu'en fait, on essaie aussi de montrer l'exemple à d'autres femmes dans la réçouration, de ne pas occupe l'utiliser, parce qu'il y a aussi cette. enfin, comme dans tous les milieux, mais cette culture du présentéisme où, si on reste plus longtemps en travail, ou ça veut dire qu'on travaille plus, pas du tout. Non, on est hyper productif, dans les heures où on est présentes. Et voilà, donc c'est ce qu'on essaie de montrer et qu'il ne faut pas occupe l'utiliser, parce qu'on dit, en fait, non, ce week-end, je suis pas disponible, ou je ne traie pas les week-end, ou les vacances scolaires, et voilà, il faut que j'aille déposer mes enfants chez les grands parents, et tout ça, il n'y a pas de. enfin on essaie de montrer que ça soit pour les hommes et les femmes, d'ailleurs, c'est pareil pour les deux, mais qu'on peut penser l'entreprise dans la réçouration, en tout cas, différemment, et qu'on peut. Mais il y a de plus en plus de. par exemple, de restaurants à Paris, qui sont verques du lundi au vendredi, qui soient tenues par des hommes ou des femmes, parce que justement, ils veulent être avec leur famille le week-end. Donc je pense que c'est un modèle qui petit à petit, va être adopté par d'autres chefs et chefs-faits, qui se lance. Je suis disais, dans une interview aussi, que le fait d'être autodidact, ou en tout cas, de pâtre du métier, ça faisait que tu t'en fichais un peu des règles des vents-places. Oui, c'est vrai. Oui, tout à fait, de fait d'être des outsiders, nous a permis à un désatéreux, de faire exactement ce qu'on voulait. De toute façon, on ne peut pas vraiment nous comparer, et ça nous a toujours servi, en fait. Enfin, on a pas fait parce que, dans un point du marketing, c'était intéressant, c'est parce que ça nous corresponde aussi. Mais c'est vrai que c'est de d'être différent, nous a permis un peu de faire ce qu'on voulait. Parfois, les gens ne prennent pas toujours, et ce qui est un des problèmes aussi au début, à l'ouverture de Tenbel, c'est la boulangerie. C'est qu'on avait un nom en Anglais. Enfin, qui correspond à l'origine de nom, c'est l'adresse du 10 de la rue de la Grande-Jobelle. Plus un clin d'œil à Londres, où les pubs s'appellent souvent des Tenbels. Mais c'était vraiment un nom qui avait un sens parisien. Mais on ne comprendait pas qu'on avait un nom en Anglais. Pourquoi on ne faisait pas de baguette? Pourquoi on ne faisait pas de vie de noiserie? Et les gens étaient vraiment en colère. Les gens en train d'entendre un boutique pour nous dire "Mais pourquoi vous n'avez pas de baguette?" Donc voilà, et après, les gens ne pondent pas. Pourquoi c'était une blancherie? Dans laquelle on pouvait sa soie? Bon, du café, manger un sandwich. Les codes étaient différents. Mais petit à petit, on l'exploit. client ont adopté et puis après le pain, le pain en le vin il reste très facilement identifiable comme quelque chose qu'on va à la campagne en France et qui est pas assez différente de ce qu'on faisait il y a 100 ans. Donc est-ce que t'es là aussi qui est un peu plus accessible aussi pour tout le monde? T'as l'impression d'avoir toujours fait ce que tu as véc envie de faire? Non, t'as véc. En fait là je découvre que maintenant en fait je travaille plus vraiment dans les effectifs de l'équipe de Boulangerie donc je découvre toute une partie dans laquelle je… enfin moi j'ai mes panouilles qui est juste la gestion de l'entreprise. Bon je ne le vais pas toute seule, je le fais avec en sel ma name. Mais en fait j'ai toujours aimé à apprendre et je pense que dans le métier journaliste c'est ça qui est bien aussi c'est qu'on apprend toujours plein de choses sur des nouveaux sujets parce qu'on a obligé de se renseigner, de faire des recherches dans un chose à venir à un article. Et dans la cuisine séparée on a tout le temps des ingénieurs différents, des choses différentes. On co-toi peut-être des gens différents, on apprend plein de choses. Et là en fait je découvre toute cette partie sur l'entreprise que je connaissais pas où je me suis acheté des livres de management. J'ai repris les réseaux sociaux et donc j'ai googlé stratégie social-média sur internet pour comprendre un peu comment on sait ça et je sais que c'est des choses qu'on apprend peut-être dans des écoles de management ou de commerce. Mais je continue à être au direct en fait sur cette partie là. J'essaye de co-toier et d'apprendre aussi d'autres personnes qui font de même médecine moi. On échange beaucoup notamment avec les autres femmes qui font ce métier là. Voilà donc c'est enfin ce que je fais, c'est de continuer à apprendre et aussi de créer des emplois et de véhiculer des valeurs qui sont importantes pour nous. Est-ce que t'as l'impression que c'est ça la définition de la réussite? C'est pour toi. J'aime pas trop l'idée de la réussite ou de la complissement. Je pense qu'il y peut y avoir un épanouissement mais j'aurais peur de me dire que dans la réussite y a une sorte de pression. Mais oui c'est certainement une forme d'épanouissement et je pense que quand j'arrêtais de mes panéros dans cette partie là je trouverais autre chose mais j'ai pas peur de ne pas trouver ce que pourrait être autre chose en fait. Je suis assez confiant de toujours trouver quelque chose qui pourrait m'intéresser dans ce que je fais. Justement parce que t'es maux de ta petite adaptée. Oui peut-être oui. Oui, sûrement. Qu'est-ce qui occupe ton esprit en ce moment? En ce moment, qu'est-ce qui occupe mon esprit? Surtout, évidemment notre impact sur l'environnement. Surtout, la crise sanitaire, on est vraiment venu en arrière sur tout ce qui était, en fait on était à deux doigts de l'ancée, de vrais rédètes 100% au vaisselle réutilisable et d'arrêter la vaisselle à usage unique et après mon pandémie. Et donc là ce qui me préoccupe en fait c'est comment revenir avec cet objectif en fait d'avoir cet objectif là de d'arrêter la à tout ce qui est l'usage unique alors qu'on a des conditions sanitaires qui sont quand même assistrites. Donc ça ça fait partie des choses qui nous préoccupe et qu'on aimerait bien résoudre mais bon ça semble assez loin. Et j'avais pensé autre chose. J'ai ça me reviendra. Et pour finir sur les notes positives, qu'est-ce qui t'en souviassent pour les jours, semaine ou l'année à venir, ce qui nous restait de 2020? 2020. Qu'est-ce qui m'en souviassent? En fait là on n'a pas de projet particulier pour Tenmel ça par vraiment être sûr que tout fonctionne et qu'on arrive à travers cette crise mais on a vraiment bien développé en fait toute la partie engagement et valeur de Tenbels et on a fait beaucoup, on a levé pas mal de fond et tout ça cette année. Donc ça je suis assez contente de ça et on a créé une sorte de comité au sein de Tenbels où on réfléchit à ce qu'on peut faire d'autres. Donc ça ça a été sur un important. Et pour répondre à la question sur ce qui me préoccupe en fait maintenant, beaucoup c'est un sujet qui revenu beaucoup là dans les derniers mois mais c'était sur le harcèlement sexuel dans le milieu de la cuisine et ça ça me préoccupe énormément et je pense qu'avec d'autres personnes de mon milieu on va essayer de mettre en place des formations quelque chose en fait pour essayer de prévenir certaines situations et aussi pour aider les personnes qui se trouvent dans cette situation. Génial. Et en plus j'ai vu, je l'ai pas précisé mais que tu fais partie d'une association qui s'appelle Parabérée, qui représente les femmes dans le milieu de la restauration. Donc c'est insué sur lequel t'es effectivement engagé depuis longtemps. Oui, enfin le Parabérée Forum, l'idée en fait c'est tous les ans dans une ville différente, ça fait 6 ans, je crois que ça existe et on y a un thème et après il y a 300 femmes du monde entier qui viennent, il y a 27 nationalités différentes, je crois. Et il y a deux jours où il y a des conférences de femmes hyper intéressantes sur le sujet qui a été choisi. Et donc cette année c'est en mars, c'est le 7 et 8 mars, c'est toujours autour de la journée de la femme et c'est en apparie. Donc ça va être, et on a eu le 2021, du coup. 2021, pardon mais le patronat de, ça va être parti de la grande cause du quinquennat, de Macron. Donc voilà. Donc ça va être en mars 2021. C'est important que tu dices là, ça devrait lancer ce projet tout à l'heure. C'est vraiment sexual. Très bien. Merci beaucoup Alice. Merci Sian. À très vite. En mars. Un grand merci à Alice d'avoir pris le temps de partager son parcours avec cette insérité et générosité. Toutes les références cités vous seront envoyés via la newsletter generation 6, à laquelle vous pouvez vous inscrire sur generation 6.fr. Pour suivre Alice et Tenbels, Tenbels s'assécrit T-E-N, plus loin P-E-2-L-E-S, rendez-vous sur les réseaux sociaux en particulier Instagram. Et si vous êtes apparei ou de passage à Paris, vous savez où aller acheter votre pain ou le vin et boire en bon café. Comme je vous le disais en un trou, rendez-vous mercredi 30 septembre à 21 heures en ligne et en live sur Zoom. Le lien d'inscription est dans la barre d'infos et rendez-vous également le 1er octobre pour le lancement des prévents du horser une pape générale à celui-ci. Sur gnarrachungx.fr, uniquement. Merci beaucoup pour votre écoute et à très, très bientôt.

Podcast Summary

Key Points:

  1. L’épisode de Génération XX annonce un live Zoom le 30 septembre 2020 pour une annonce importante.
  2. Le 1er octobre débute les préventes d’un hors-série papier de 80 pages sur le thème « À l’écoute ».
  3. L’invitée, Alice, cofondatrice de Tenbels (coffee shops à Paris), raconte son parcours autodidacte.
  4. Elle évoque son enfance marquée par de nombreux déménagements, sa capacité d’adaptation et son goût pour l’incertitude.
  5. Après des études en littérature et philosophie, elle travaille en restauration, puis dans le journalisme (International Herald Tribune, Monocle).
  6. Elle compare le rythme de la cuisine et du journalisme, et explique sa volonté de créer sa propre entreprise.

Summary:

Dans cet épisode de Génération XX, l’animatrice annonce deux événements majeurs : un live Zoom le 30 septembre 2020 pour une annonce importante, et le lancement des préventes d’un hors-série papier de 80 pages le 1er octobre, centré sur le thème « À l’écoute ». Ensuite, elle interviewe Alice, cofondatrice de Tenbels, des coffee shops parisiens spécialisés dans le café de spécialité, le pain et le vin. ), elle a développé une forte capacité d’adaptation et une curiosité qui l’ont poussée à explorer divers domaines.

Après des études en littérature et philosophie, elle a travaillé en restauration, puis dans le journalisme (International Herald Tribune, Monocle). Elle compare l’adrénaline de la cuisine à celle des quotidiens, soulignant les défis communs (smic, horaires intenses). Finalement, elle a choisi de créer sa propre entreprise avec ses associés, animée par l’envie d’apprendre et de construire quelque chose de nouveau.

Alice aborde aussi des thèmes comme le sexisme dans son secteur, la parentalité et la gestion de l’incertitude, notamment face au confinement lié au coronavirus. Cet épisode met en lumière son autodidactisme et sa vision pragmatique.

FAQs

L'épisode est programmé pour le lundi 28 septembre 2020.

Une annonce importante en direct sur Zoom, avec inscription gratuite via le lien dans la barre d'infos.

Le jeudi 1er octobre 2020, le lendemain de l'annonce en direct.

Le thème est « À l'écoute » : de soi, des autres et du monde.

Alice est la cofondatrice de Tenbels, un coffee shop à Paris, et elle écoute Génération XX.

Ils ont fermé tous leurs établissements pendant un mois, puis ont rouvert la boulangerie pour faire du pain pour les soignants et associations.

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