Ce premier épisode d'une série dédiée à "L'Anatomie du Scénario" de John Truby pose les bases de l'approche de l'auteur. Truby critique la terminologie narrative classique, notamment celle d'Aristote et le modèle en 3 actes, qu'il juge trop théorique et mécanique, conduisant à des récits épisodiques et génériques. Il propose plutôt une vision organique de l'histoire, centrée sur le "code dramatique" : la transformation d'un personnage motivé par le désir. L'histoire fonctionne sur deux jambes : l'action et la découverte. Truby distingue cinq types de récits (linéaire, zigzag, spirale, ramification et explosif) et insiste sur l'importance d'un processus d'écriture interne et original, par opposition à l'approche externe et fragmentaire courante. Les éléments clés à développer incluent la prémisse, les 7 étapes narratives, les personnages, le thème moral, l'univers, les symboles, l'intrigue, le tissage des scènes et les dialogues symphoniques. L'objectif est de permettre au public de vivre l'histoire comme une expérience organique, où la technique reste invisible. Le prochain épisode abordera la construction de l'histoire à partir de la prémisse.
Bonjour à tous, j'espère que vous allez bien. On se retrouve pour une nouvelle série d'épisode, et oui, en début une nouvelle série. Episodes dans lesquels je vais vous parler du livre "La Anatomie du Scénario de John Troubis". Vous avez remarqué qu'au fil des mois, je vous propose d'éresumer de livres que je lis soit dans le domaine de l'écriture, soit dans le domaine du développement personnel. Et ça fait très très très longtemps, des années, peut-être bien en plus de quatre ans, que j'ai la Anatomie du Scénario dans ma bibliothèque. Mais comme c'est un très très gros pavé, j'avoue que j'ai repoussé. J'avais commencé à lire, j'ai facté ici et là, mais je n'ai pas lu vraiment en intégralité, je n'ai pas travaillé dessus. Et je me suis dit que c'était dommage parce que c'est quand même l'une des références en matière d'écriture. Même si ça concerne le scénario et les scénaristes, et quand même beaucoup de choses qui sont impliquables à en romant. D'où l'idée de proposer des épisodes de podcast? Alors je ne vais pas proposer un épisode pour résumer tout le livre, hein, vous l'avez compris. C'est ce que j'ai fait pour les livres précédents, mais ils étaient beaucoup moins costos. Ici, on a quand même un livre qui fait plus de 500 pages, c'est un très gros pavé. Donc on va le résumer petit à petit. C'est un livre publié aux éditions Michel Lafont, donc par John Troubby. Je voulais rapidement la mini biographie de John Troubby. Il vit à Los Angeles, c'est un auteur diplômé de l'université de Princeton. Il est consultant en scénario. Il a été script docteur sur plus de 1800 films, sitcoms ou série. Il donne également des cours d'écriture qui sont disponibles dans le monde entier. Vous pouvez d'ailleurs aller voir le site masterclassirétroubby.fr pour la version française. Donc ce livre a été publié à l'origine en 2008 et ensuite il a été donc publié chez Michel Lafont en 2016. Il est composé de 11 parties à priori, il y aurait 11 épisodes, sauf si certains sont suffisamment courtes pour que je puisse les fusionner et donc réduire le nombre d'épisodes finais. Aujourd'hui on va commencer par la partie une chapitre 1, l'espace et le temps de l'histoire. Selon John Troubby, tout le monde sait raconter des histoires. Le problème est de raconter une bonne histoire. Quand on souhaite devenir un spécialiste dans l'art de narrer des histoires, donc dans l'art de raconter des histoires, il faut tout d'abord acquérir une compréhension profonde et précise de ce sujet qui est à la fois vaste et complexe. Puis il faut être capable d'appliquer cette compréhension à la fiction. Le premier de tous ces obstacles est la terminologie courante avec laquelle la plupart des auteurs pensent leur histoire. Des termes telles que progression dramatique, clim, accès des loupements, terme qui remonte à Aristote, sont si vastes et théoriques qu'ils ont presque dénués de sens. La terminologie narrative classique constitue un obstacle plus grand encore à l'acquisition d'une bonne technique. La conception même de ce qu'est une bonne histoire et de son fonctionnement. L'une des références classiques est évidemment Aristote, mais sa vision de la narration est théorique et difficile à mettre en pratique. Donc les scénaristes contemporains ont abandonné Aristote pour passer à une vision plus simple de l'histoire intitulée le modèle en 3 actes. Attention, une vision mécanique de l'histoire, telle la théorie des 3 actes, conduit inévitablement à une narration épisodique. Un récit épisodique est constitué d'une accumulation de parties, comme des objets rangés dans des boîtes. Les événements de l'histoire sont des éléments discontinus qui ne sont pas connectés fermement entre eux pour construire le récit progressivement du début à la fin. Il existe un autre obstacle à la maîtrise de la narration qui est liée au processus d'écriture. Beaucoup d'auteurs ont une vision de mécanique de ce qui est une fiction. Il s'appuie sur un procédé mécanique pour écrire. Ces scénaristes se fondent en général sur une idée qui n'est qu'une légère variant de l'histoire d'un film qu'ils ont vu six mois au paravant. Il s'applique à cet idée un genre tel que, policier, film d'amour ou film d'action, et remplissent les cases de personnage et rebondissement selon les codes de ce genre. Résultat, l'histoire est extrêmement générique, mécanique et dénuit d'originalité. Dans ce livre John Troubib veut donc présenter les choses de façon différente. Son but est d'expliquer comment fonctionne une bonne histoire, d'exposer les techniques nécessaires à sa création, afin qu'on puisse avoir toutes les chances d'en écrire une nous-mêmes. Ce qu'il faut comprendre, c'est que un auteur construit une histoire à partir de centaines vers de milliers d'éléments en utilisant un très large éventail de technique. Malgré cela, l'histoire doit sembler organique au public. Il doit la percevoir comme une chose individuelle qui se développe et se construit en évoluant vers un climax. Les personnages doivent sembler agir de leur propre chef. L'aspect technique doit être invisible aux yeux du public. Donc on va voir plusieurs éléments, le compteur et l'auditeur, l'histoire, le corps de l'histoire, le mouvement de l'histoire et enfin écrire votre propre histoire. Le compteur et l'auditeur. Un compteur raconte un auditeur, ce que quelqu'un a fait pour obtenir ce qu'il souhaitait et pourquoi il l'a fait. Il existe donc trois éléments distincts, le compteur, l'auditeur et l'histoire qui est narrée. Le compteur imagine les personnages et les actions, il raconte ce qui se passe, expose une série d'actions qui ont été accomplis d'une certaine façon. Il devra sélectionner, connecter entre eux et construire une série de moments de intense. Ce n'est pas simplement raconte aux publics qui s'est passé dans une vie, c'est lui donner l'expérience de cette vie, c'est l'essence de la vie. L'auditeur aura l'impression que cette histoire fait partie de l'essence de sa propre vie. Les histoires bien racontées permettent aux publics de revivre des événements au présent et ainsi de comprendre les forces, les choix et les émotions qui ont poussé le personnage à agir comme il l'a fait. L'auditeur construit une sorte de peu de l'humain et demande à l'auditeur de chercher à le comprendre. Il donne aux publics certaines informations au sujet des personnages et il en dit simul d'autres. Ces informations cachées sont absolument nécessaires au fonctionnement de l'histoire. Elle t'endà pousser le lecteur ou spectateur à chercher à comprendre qui est le personnage et ce qu'il fait. Par conséquent, elle l'aide à rentrer dans l'histoire. Quand le public n'a plus besoin de chercher à comprendre l'histoire, il s'est d'être en public et l'histoire s'arrête. Le public aime tout autant la partie émotionnelle que la partie intellectuelle. Toutes bon histoire doit être au composé de ces deux éléments. L'histoire. Tout histoire est une forme de communication qui exprime le code dramatique. D'après le code dramatique, la transformation est alimentée par le désir. L'univers du récit peut se définir par la formule "je veux donc je suis". Raconté une histoire s'est exposée ce que veut une personne, ce qu'elle fait pour l'obtenir et le prix qu'elle doit payer pour parvenir à ses fins. Quand le personnage est animé d'un désir, l'histoire marche sur deux jambes. L'action est la découverte. Le personnage cherche à assouvir un désir. Il entreprend des actions pour obtenir ce qu'il veut et il apprend comment faire au mieux pour l'obtenir. Quand il apprend une nouvelle information, il prend une décision et change sa façon d'agir. Le code dramatique en fait, c'est une description artistique des possibilités de développement d'une personne. Un personnage qui cherche à assouvir un désir et se harte à des obstacles est obligé de faire des efforts. Et ces efforts le font évoluer par conséquent le but ultime du code dramatique et de l'auteur et de présenter la transformation qui s'est produite au sein d'un personnage ou d'exposer pourquoi cette transformation ne sait pas produite. Le code dramatique reflète l'idée selon laquelle les êtres humains peuvent devenir une version améliorée de même sur un plan psychologique et moral. Attention, une histoire ne présente pas au public le monde réel. Elle lui présente l'univers du récit. L'univers du récit n'est pas une reproduction de la vie telle qu'elle existe vraiment. Il s'agit de la vie telle que les êtres humains imagine qu'elle pourrait être. C'est une vie humaine condensée et exagérée. Le code de l'histoire. Une bonne histoire décria un processus organique par lequel passe des êtres humains. Mais c'est également encore vivant en soi. Une histoire est constituée de différents sous-systèmes, personnage, intrigue, séquence de rebondissement, univers du récit, débat moral, réseaux de symboles, tissages des scènes et dialogues symphoniques. Le mouvement de l'histoire. Les schémas linéaires explosifs sont les deux extrêmes opposés. Avec le schéma linéaire, les choses se déroule les unes après les autres, comme si elles suivent une ligne droite. Avec le schéma explosif, tout se produit en même temps. Enfin, il existe les schémas de zigzag, spirales et ramifications qui sont des combinaisons des schémas linéaires explosifs. On va aller voir très rapidement un par un. Le récit linéaire. Il suit l'évolution d'un personnage unique depuis le début jusqu'à la fin. La plupart des films américains sont linéaires, ils se consennent sur un héros unique, qui cherchent à sauver un désir unique avec une grande intensité. Le récit en zigzag. L'histoire en zigzag a un tracé tortueux. Il ne semble pas suivre de direction particulière. Le héros a un désir, mais ce désir n'est pas intense. Il se déplace sur un large territoire de façon hasardeuse et il rencontre beaucoup de personnages provenant de différentes strades de la société. Le récit en spirale. C'est un tracé qui s'enroule sur lui-même, ce dirigeant vers un centre. C'est le cas notamment des trilleurs. Un personnage ne cesse de revenir à un événement ou un souvenir unique et l'explore ainsi progressivement. Le récit en ramification. Les ramifications sont un système de chemin qui s'étendent à partir de quelques points centraux en se divisaient en partie de plus en plus petites. Chaque branche représente généralement dans le détail une société entière ou une partie d'une société que le héros explore. On trouve des ramifications dans les fictions comme les voyages de culiver, ou dans les histoires à héros multiples. Le récit explosif. Une explosion présente de multiples chemins qui s'étendent simultanément. On peut montrer aux publics plusieurs éléments à la fois, même dans une seule scène, car on est obligé de dire les choses les unes après les autres. Ainsi il n'existe pas à proprement parler de récit explosif. Cependant on peut donner l'apparence de la simultanéité. Il s'agit en général de personnages qui co-existent dans l'univers du récit par opposition à un protagoniste unique qui évolue d'un point de départ à un aboutissement.
Écrire votre propre histoire. La plupart des auteurs ne se servent pas du meilleur processus. Ils utilisent le plus facile, un processus que l'on pourrait décrire en quatre mots, externes, mécaniques, fragmentaires et génériques. L'auteur débute avec une prémice, une idée d'histoire qui est une vague copie d'une histoire déjà existante ou une combinaison de deux histoires qui l'a raccordée ensemble de façon créative. Si la plupart des auteurs utilisent une approche qui est externe, mécanique, fragmentaire et générique, le processus des critures sur lequel nous travailleraient dans ce livre peut être décrit comme interne, organique, interconnecté et original. Vous construirez votre récit de l'intérieur vers l'extérieur, ce qui implique de choses. Rente votre histoire personnelle et unique, trouvez et développez ce qui est original dans votre idée d'histoire. Voici donc les éléments qui vont être travaillés dans le livre et qu'on verra dans les prochains épisodes. La prémice, c'est à dire l'ensemble du récit qu'on en sait en une seule phrase, cette prémice maîtrem en lumière, l'essence du récit. Les 7 étapes clés de la structure narrative, c'est à dire les étapes majeures du développement de l'histoire et du code dramatique cachée sous la surface. Les personnages, en les définissant petit à petit à partir d'une idée originale de récit. Le thème ou des bamborales, c'est le point de vue moral, la façon dont vous pensez que les gens devraient agir dans le monde. Mais plutôt que de faire des personnages les porte paroles d'un message, le thème sera inéron au récit et exprimé dans la structure de l'histoire. L'univers du récit, on crée un univers en le concevant comme une extension de juillet-ro. Le réseau de symboles, ce sont des symboles qui mettront en lumière différents aspects des personnalités de l'univers du récit et de l'intrigue. L'intrigue, c'est à partir des personnages qu'on découvre la forme que devra prendre le récit, l'intrigue se développera à partir des personnages en utilisant les 22 étapes de la structure narrative pour définir un plan. Le tissage des scènes, on établit liste de toutes les scènes de l'histoire, toutes les intrigues et tous les thèmes qui se nous performaient une trame. Et enfin, la construction des scènes et dialogues symphoniques, c'est à dire qu'on écrit l'histoire en construisant chaque scène de sorte qu'elle permette le développement du héros. On écrit des dialogues dont la fonction n'est pas seulement de faire avancer l'intrigue, mais des dialogues qui ont une qualité symphonique, c'est à dire qu'ils font jouer plusieurs instruments à une niveau en même temps. Voilà pour ce premier épisode sur la anatomie du scénario de John Troubby, donc laisse un petit peu une mise en bouche, un petit explication des différents types de récit et de ce qu'on va trouver dans le livre. On commencerait vraiment à travailler sur la construction d'une histoire avec la prémice dans le prochain épisode. N'hésitez pas à vous procurer le livre si vous avez envie d'en savoir plus, d'avoir réellement un support. Comme vous le savez, je ne peux pas tout reprendre évidemment, je ne reprendrai pas les exemples, parce que dans chaque partie, il y a au minimum 3, 4 exemples, même parfois à plusieurs reprises dans les parties, donc je ne peux pas reprendre tous les exemples, sinon les épisodes seraient beaucoup trop longs. Et puis je ne reprends évidemment pas toutes les informations, je condense en de choisissant que les informations clés, celles qui me paraissent le plus d'util. N'hésitez pas à me dire sous la publication Instagram du Contrèfe.de Auteur si vous avez lu ce livre, si vous avez envie de le lire, si vous en avez entendu parler, si vous tente, si vous avez déjà essayé de travailler à partir de l'est-tuur qu'il propose dans ce livre, et puis nous, se retrouve la semaine prochaine pour un nouvel épisode de podcast. Bye!
Podcast Summary
Key Points:
L'auteur introduit le livre "Anatomie du Scénario" de John Truby, une référence en écriture, qu'il résumera en plusieurs épisodes.
Le premier chapitre critique la terminologie classique (comme Aristote) et le modèle en 3 actes, jugé mécanique et menant à des récits épisodiques.
Truby propose une approche organique
Cinq types de récits sont présentés
Le processus d'écriture recommandé est interne, organique, interconnecté et original, impliquant des éléments comme la prémisse, les 7 étapes clés, les personnages, le thème, l'univers, les symboles, l'intrigue, et les scènes.
Summary:
Ce premier épisode d'une série dédiée à "L'Anatomie du Scénario" de John Truby pose les bases de l'approche de l'auteur. Truby critique la terminologie narrative classique, notamment celle d'Aristote et le modèle en 3 actes, qu'il juge trop théorique et mécanique, conduisant à des récits épisodiques et génériques. Il propose plutôt une vision organique de l'histoire, centrée sur le "code dramatique" : la transformation d'un personnage motivé par le désir.
L'histoire fonctionne sur deux jambes : l'action et la découverte. Truby distingue cinq types de récits (linéaire, zigzag, spirale, ramification et explosif) et insiste sur l'importance d'un processus d'écriture interne et original, par opposition à l'approche externe et fragmentaire courante. Les éléments clés à développer incluent la prémisse, les 7 étapes narratives, les personnages, le thème moral, l'univers, les symboles, l'intrigue, le tissage des scènes et les dialogues symphoniques.
L'objectif est de permettre au public de vivre l'histoire comme une expérience organique, où la technique reste invisible. Le prochain épisode abordera la construction de l'histoire à partir de la prémisse.
FAQs
Le livre explique comment fonctionne une bonne histoire et expose les techniques nécessaires à sa création, en se concentrant sur la narration et le développement des personnages.
Il critique le modèle en trois actes comme étant mécanique et conduisant à une narration épisodique, où les événements ne sont pas fermement connectés.
Le code dramatique est une description artistique des possibilités de développement d'une personne, où la transformation est alimentée par le désir, et l'histoire suit l'action et la découverte du personnage.
Les types de récits incluent linéaire, en zigzag, en spirale, en ramification et explosif, chacun ayant une structure et un mouvement distincts.
Les éléments incluent la prémice, les 7 étapes clés de la structure narrative, les personnages, le thème, l'univers du récit, le réseau de symboles, l'intrigue, le tissage des scènes, et les dialogues symphoniques.
L'auditeur construit une compréhension du personnage à partir d'informations données et cachées, ce qui l'aide à s'immerger dans l'histoire et à chercher à comprendre les forces et émotions du personnage.
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