#88 - Véronique Sanders, et les trésors du Chateau Haut-Bailly
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Veronica Sorners, directrice du domaine d’Aubail, raconte son parcours atypique : arrivée comme stagiaire en 1997 chez son grand-père, elle prend les rênes en 2000 après que Bob Weinmercer a racheté la propriété. Elle insiste sur la transmission et la protection du terroir, notamment grâce aux vieilles vignes centenaires plantées par Alcide Bellot des Minières, qui mêlent six cépages (Merlot, Cabernet franc, Carmenère, Malbec, Petit Verdot, Cabernet Sauvignon). Dès son arrivée, elle a trié ces vignes pour gagner en précision, marquant chaque pied selon son âge et sa vigueur. Depuis, le domaine a connu une constante évolution : analyses pédologiques, adaptation au changement climatique, et construction d’un chai révolutionnaire certifié HQE « excellent ». Ce bâtiment, conçu comme une page blanche, optimise les flux de travail, offre une acoustique exceptionnelle et s’intègre dans un jardin qui pénètre l’espace. Veronica souligne l’importance de la complémentarité hommes-femmes dans son équipe paritaire et la chance d’avoir un métier alliant terre et voyages. Elle conclut que Bordeaux entre dans un âge d’or grâce aux progrès climatiques, environnementaux et commerciaux des 25 dernières années, mais que l’essentiel reste de sublimer le terroir pour les générations futures.
Bonjour, Veronica. Bonjour, Antoine. Merci beaucoup de nous accueillir ici. On est dans le ché du chatau Obaï. Et c'est un plaisir de bien vous voir. Alors on s'est croisés nos en événement dans le disner. Il y a. Je sais pas 2 mois à 3 mois. Et je vous dis que j'aimerais beaucoup venir vous voir. Ils me vont et ils vont y dire "on s'en va un mail et c'est fait 2 mois plus tard." Voilà. Je suis avec vous donc ça a été rapide. Merci de nous accueillir. Alors on va parler de plein de choses parce qu'il se passe beaucoup de choses à Obaï. Vous avez la chance d'avoir plusieurs trésors, votre vin évidemment, mais le ché qui arrivait, les vieilles vignes dont on a parlé aussi au cours de la visite. Mais avant tout, est-ce que vous pouvez commencer par vous présenter? Alors je suis Veronica Sorners. J'ai l'incroyable privilège de vrais hauts destinées d'Obaï depuis pas mal d'années puisque je suis arrivé ici en 1997 en Tang Stagiaire. Et que quand ma famille avandu la propriété en 1998, j'y suis rentrée à plein temps pour le compte de Bob Weinmerce et je gère cette propriété depuis le mulezime 2000. Ok donc c'est votre famille qui avait Obaï au par avant? Absolument. Et donc vous avez toujours le vendu dans le vent? J'ai grandi dans le vent mais j'ai fait aussi d'autres métiers avant. Parce qu'il y avait peu de femmes quand je démarrais. Et donc je suis passé par d'autres métiers et d'autres villes avant d'arriver ici. Ici c'était un choix de cœur et de passion. Ok avant c'était quoi? C'était plus dans le commerce, qu'est-ce que vous avez fait avant ça? J'ai travaillé dans les études de marché, dans la sénulogie, dans une grande agence de publicité à Paris et puis aussi à Prague et en Allemagne à Hongbours, avant de revenir ici pour reprendre les études et faire le diplôme du du Ad, l'université de l'anologie, voilà pour démarrer un nouveau projet. Et donc comment ça se passe quand on arrive stagiaire ici, de stagiaire à présidente en 20 ans, c'est des parcours qui font rêver parfois sur des cm. Qu'est-ce qu'il se passe quand on arrive comme stagiaire ici en 97? 97, oui mon grand-père était encore manette et je suis convaincu que pour bien connaître un métier une entreprise, il faut passer par toutes les cases. Donc c'était une chance évidemment de pouvoir travailler dans les vines, dans le chais, pendant les vannages, de faire un peu tous les métiers qu'on doit faire pour mieux comprendre ce que fera, en fait, ce que font en fait tous les membres de l'équipe après et ça m'a toujours sa vie. Donc en fait 97, c'était un petit peu un moment touché à tout à ce moment-là où vous étiez quand même spécialisé sur… Non, je suis venu vraiment pour apprendre d'abord pour recevoir pendant un visit, en fait pour faire les vannages, faire les bénéfications. Donc voilà, j'ai commencé par le BABA et on a un métier qui est incroyablement complexe et riche puisque on ne fait jamais de jour de suite la même chose. On peut passer une journée entière dans les vines étudie plein de choses, être dans l'échelle ensuite pour les bénéfications ici, dans cette salle quand on fait les dégustations d'assemblage et puis voyager, recevoir du monde, s'intéresser à l'architecture. Donc on a cette agroyable chance d'avoir un métier d'une riche haze phénoménal. C'est vrai que c'est un élément qui est fascinant quand on discute avec des personnes qui travaillent dans le vent en particulier et personne qui le font, c'est qu'elles ont la fois les pieds dans la terre, mais en même temps ils se passent tellement de choses tout au tout. Les voyages effectivement, on s'en fait partie, il y a ces peu de personnes qui ont en produit agricole et qui ont la chance d'aller le vendre dans le monde entier et d'aller dans le moment ci. Donc ça c'est, c'est un désirement, on va qui me fascina comme une boussion. Absolument, quand on regarde l'histoire des vines bordeaux, ça a toujours été en fait, puisque la raison pour laquelle nous vendons nos grands-vins à l'étranger, elle remonte quasiment en moyennage, quand la France n'avait pas de route et que donc on ne pouvait pas voir de vines bordeaux à Paris par exemple. Donc la plupart des noeuvins étaient expédés par bateaux dans des tonos, au quatre coins du monde, d'abord en Angleterre, bien sûr, puis dans toute la Ligue en Seatique et puis, assez rapidement en Inde et puis les Etats-Unis et c'est de suite. Donc il y a une très grande tradition d'export pour les grands-vines bordeaux. Sachant que la France est évidemment à marcher tout aussi important et que nous sommes aussi distribués dans notre très belle maison que ce soit des excellentes tables ou de Superbocaviste. Donc vous arrivez ici en 1997, en tout cas, 98. Vous passez à pleins temps ici. Est-ce que c'était déjà avec l'objectif de plus tard diriger le domaine? Vous m'avez dit quoi, trois ans plus tard? Oui, Bob Weimers achète au bâis à ma famille en juillet 1998. Je lui soumais ce rêve de diriger au bâis et il a cet audace incroyable de me dire pourquoi pas. Et il propose à mon grand-père de rester deux ans pour le temps que je apprenne d'avantage à ses côtés. Et puis, il m'avait dit, c'est tout va bien, deux ans plus tard, vous aurez les clés. Et c'est exactement ce qui s'est passé. Pour moi, c'est un peu une mission au bâis. C'est plus qu'un travail, c'est plus qu'un métier, c'est quelque chose que je fais par passion. Et ça nous dépasse parce qu'on est simplement des passeurs. Finalement, on est des protecteurs de ce terror, protecteur de cette propriété. Notre objectif premier, cette faire des très grands vins qui seront toujours très grands quand nous-mêmes ne nous serons plus là. Et puis de transmettre au génération suivante un patrimoine qui doit être dans un état impeccable. J'ai eu la chance de recevoir un terror exceptionnel et magnifiquement entretenu. Et donc je fais tout mon possible pour que ce terror soit encore davantage sublimé et transmite dans d'excellente condition. Et donc c'était pas au moment où votre famille fait cette transaction. C'était pas écrique, ce serait vous qui reprendra, c'est vous qui a télé-nendement. Et qui a dit, "Ben en fait moi, j'ai quand même envie de pouvoir faire ça." Oui, c'est vrai que c'est atypique comme une chance. Mais je crois que Bob Weenmer, c'est mon grand-père de son mère, elle a de la chance de faire ça. Et donc, quand on a rêve, il faut le réaliser. Et Bob Weenmer s'madonnait cette chance de pouvoir réaliser ce rêve. Un croûl. Et donc, deux à trois ans plus tard, là c'est le moment où il fait un peu le point. Tout va bien. Je suis resté pendant deux ans, j'ai bien bossé les jours. Et il dit, "il te fous." Voilà. Donc là, en 2000, ça y est, mon grand-père se retire. Et j'ai entièrement les clés. Et tout à l'heure, vous étiez dans les vieilles vines. D'ailleurs, à une des premières décisions que j'ai prises, ça a été de trier ces vieilles vines puisque c'est un. Son éparcelles qui sont intresseurs, qui avaient été plantés par Alcidebello-Démière à l'époque, qui avait une recette particulière qui était de mélanger si c'est page. Et d'ailleurs, un siècle, les vines assemblages à Bordeaux, était fait dans les vines. Et en 2000, mon grand-père a m'assé toujours tout en une fois et c'était déjà exceptionnel. C'était déjà le cœur des grands vines. Et en 2000, des premières décisions, on va trier ces vieilles vines et on va aller ravasser en deux temps d'une part, laissé page précoce et puis un peu plus tard, laissé page tardif pour gagner encore en précision au niveau de la maturité de. Voilà, de chaque sépage. Donc ça a démarré très fort toutes ces. Mais ça c'est un des éléments de histoire que vous avez ici à Obey justement ces vieilles vines. Parce que bon, non seulement elles sont ruviers, ils étaient très essentielles, qui étaient déjà remarquables, il y a certains pieds qui ont une centaine d'années. Qui ont 120 ans? Donc bon, c'est un entresur en tant que telle. Mais ce qui est d'autre en plus remarquable, c'est le fait qu'il y ait ces six sépages différents qui sont pas d'ailleurs tout typique, typique du bord de l'effle, je crois qu'il y a du carmenaire, ce je ne sais pas de l'étise. Oui, ça a bello des minères avec cette recette magique de planter un 12ème de Merlot, un 12ème de Cabernet franc, un 12ème de Carmenaire, un 12ème de Malbec, de Petit Verdo et cette 12ème de Cabernet Sauvignon. Donc toujours, bien sûr, une majorité de Cabernet Sauvignon et au pays est un domaine qui a une majorité de Cabernet Sauvignon comme la plupart des grandes propriétés de la rive gauche. Mais il avait aussi ce génie d'y mettre d'autres sépages qui chacun amène une touche à l'édifice et une complexité à l'assemblage qu'on fait. Et donc avant que vous arriviez toutes tes récoltes et ensemble, une vie n'y fait ensemble, aujourd'hui, c'était petit ruban qui sont mis sur les vignes. Si j'ai bien suivi la visite qu'on a fait précédemment, qui permettent de justement distinguer le séparére de récoltes. Voilà, et ces petits rubans, vous montrent qu'à au bâis, on ne travaille pas à l'échelle d'une parcelle, mais à l'échelle du pied de vignes. Donc à ces petits rubans qui vont marquer le sépage en fonction de la climatologie d'été, d'ailleurs, on va le refaire chaque été, mais il y a aussi la taille qui est différente pour chaque pied de vignes. Donc chaque pied de vignes est le fruit d'une réflexion pour se dire comment je traite cet individu qui est vraiment extraordinaire, on regarde son âge, on regarde sa capacité, on corps à produire, on regarde comment il va et on fonctionne tout ça, et bien on va le tailler d'une manière ou d'une autre et puis on va le ramasser à un moment ou à un autre. Donc voilà, très grande précision toujours à au pays. Qu'est-ce que vous avez vu ensuite dans le développement du domaine entre 2000 et aujourd'hui? Est-ce qu'il y a eu des grandes étapes? Lecher est sur mon au dernier.
d'un air d'entraile, mais est-ce que, enfin, quels sont un peu ces différentes étapes de développement que vous avez pu voir ici? Alors au Bahia, on est en constante évolution. On a la chance d'avoir une équipe extraordinaire qui passe son temps à se remettre en cause, à douter, réfléchir, à analyser, à proposer et à avancer. Donc ça, c'est vraiment quelque chose d'extrordinaire. Et il y a eu beaucoup d'étape qui ont été franchis en 2000. Et il faut savoir aussi que la climatologie des années 2000 n'a rien à voir avec la climatologie des 6, 7 dernières années qu'on vient de vivre. Donc on est obligé de s'adapter en permanence. Et l'autre caractéristique de Bahia, c'est d'être toujours à l'avant-garde, d'être toujours dans la réflexion et d'avoir un grand avance sur ce qui va se passer par le fruit de cette analyse permanente. C'est un petit peu la méthode qu'Aisenne, vous savez, j'apponez du progrès. - Chant à Inox Tag, qu'on pourrait t'aller dans cette vidéo. - Exactement. Voilà, je crois que c'est vraiment. ça fait partie de l'année-en, de la maison d'être dans cette philosophie du Kaizen, d'évolution permanente pour le progrès. Donc en 2000, on a commencé d'abord à s'intéresser aux vignables. Et on a fait des fausses pédologiques partout pour vraiment avoir vérifié qu'on avait un vignable qui était en parfait adéquation en sépar, le portographe, les sols et sous sols. Et ces mêmes fausses sont les ailleurs refaites, d'une manière plus précise, plus pointue et avec des outils d'aujourd'hui à quelques années, pour voir comment on allait pouvoir aussi adapter le vignable aux changements climatériques. Donc ça, c'est quelque chose qu'on a refait, vous voyez, qu'il y a 15 ou 20 ans plus tard, pour être encore plus pointue. Et puis, on a construit un bâtiment agricole pour être en homme, pour mettre aussi notre équipe dans une bonne condition, puisque le gros de notre équipe est. et. et. travaille la ligne, hein, donc c'est important. On a très vite, en 2002, 2003, adapté aussi nos anciens cubiers, qui étaient un cubier qui dateait du 16e siècle, et que tous les 20 ans, on a adapté, on a à nouveau adapté en multiplié en parcate le nombre de petites cubes pour gagner toujours en précision dans la vignification. Et voilà, on a fait comme ça beaucoup de choses, on a changé le toit du château aussi, qui avait un toit rouge qui était le repère des pilates d'avion. On lui a redonné son toit d'origine, et puis on a fait en sorte aussi que la maison soit confortable, accueillante, et qu'elle puisse accueillir beaucoup de monde, puisqu'on reçoit aussi, on a la chance de recevoir beaucoup de monde. Et puis, assez vite, on a continué, et puis on a réfléchi à ce que devrait être au bâis demain, avec tous les challenges qui sont ceux auxquels on doit faire face aujourd'hui, qui soient climatiques, environnementaux, sociaux, et on s'est lancé dans ce groupe grand projet de réflexion pour adapter le vignable au réchauffement climatique en trop, mais aussi en changement climatique en général, et puis avoir un outil technique qui vient être le prolongement du fruit du travail qu'on a qu'on fait dans le vignable. Et c'est ce chez que vous avez vu, où là, pour la première fois en plusieurs siècles, on avait une page blanche. Donc on s'est dit qu'est-ce qu'on conserve de l'existent, qu'il fonctionne remarquablement bien, qu'est-ce qu'on garde de nos états d'artisanales, et qu'est-ce qu'on peut injecter comme innovation, parce que à partir du moment, vous avez une page blanche, il faut faire le chef de demain, pas celui de l'herne et d'aujourd'hui. Et ce chez est un outil prodigieux, parce que ça nous permet de gagner encore en précision. - Il est remarquable. Moi, j'ai jamais vu un chef aussi beau, et souvent les vignements sont fiers de nous montrer leur chaix, parce que c'est des constructions qui sont engagantes, importantes, et souvent, j'ai trouvé qu'on en faisait un peu beaucoup pour un nouveau bâtiment qui est très joli, mais enfin, voilà, un nouveau bâtiment, mes d'écu, et ces jolis étaient belles lumières, et tout ça. Autant là, je dois avouer que j'ai jamais vu quelque chose d'aussi, d'oci beau, propre dans le sens agrable pour travailler. C'est impressionnant. Je trouve que ça m'est en benchmark dans l'univers du vin. Moi, si je devais acheter une propriété viticole demain, si je vais avoir cette chance, et dire, les gars, il faut qu'on passe un chez. Je pense que je les envoie tous en stage ici. Alors, dit voilà, vous me copiez coller ça, on fait ça bien, ils m'ont fait un chez comme ça. - Il faut jamais copier coller. - Non, c'est vrai, l'enjoueur d'aveter les choses à cette zone. - C'est un chez. - Non, chaque propriété est unique. Et je veux dire, ce chez, on l'a réussi, parce que justement, on a réfléchi à nos besoins propres. Et encore, vous venez à un moment où c'est le moment le plus hostaire de l'année, donc je vous invite à revenir au printemps en été en automne, parce que c'est un chez qui est complètement intégré dans la nature, dans l'environnement, et c'est un chez qui est un jardin, l'extérieur. Donc, ce jardin, évidemment, moi, Jean-Vier, c'est un petit peu hostaire, mais c'est malgré tout quand même déjà très beau. Mais quand le printemps arrive, la nature rentre dans le chez, ça c'est magique, et on vit les saisons à l'intérieur du chez. Grâce à cette ouverture qu'on a sur l'extérieur, qu'il y a la manière d'un jardin japonais pénètre par son petit toy de la salle de dégustation. Et donc pour faire secher, ce que vous avez fait, la démarche en tant que telle aussi ultra intéressante, c'est que vous avez pu mettre autour de la table, je suppose toutes les personnes qui travaillent, vous avez eu l'occasion de visiter sur mon dos de son droit, et en fait, vous avez établi un qui a été charge précis de ce que vous voulez. Oui, absolument. En fait, on a d'abord fait le constat de tout ce qui avait bien fonctionné chez nous, en fait, on a vraiment des décennies, voire des siècles. Et la première chose qu'on a mis noir sur le blanc, c'est tout ce qu'on tenait à conserver. Il y a beaucoup de choses qui viennent de l'expérience de nos ancêtres. Et ça, je crois que ça n'est pas un égliger. C'est très important. D'autant plus que au bays, à rarement, ou quasiment pas eu de périodes de déclin, donc, ça aurait été une erreur de ne pas s'inspirer des grandes époques, des grands âges d'ordre au bays. Et puis ensuite, quand on a visité des vignables aux quatre coins du monde, il y a une question qu'on posait toujours, qu'est-ce qu'il ne faut pas faire? Et de là, on a construit notre quayée des charges. Voilà. Et puis on a beaucoup réfléchi à tous les flux, les flux de travail, les flux de visite, les flux du raisin, et on a essayé d'optimiser et de donner un certain confort à chacun de ces flux. Et puis après, la magie du travail de l'architecte qui a su mettre tous en musique avec beaucoup de talent, Daniel Romeo, fait que je crois que c'est assez réussi. Oui, là, c'est très fort. Et ça m'a resté pendant longtemps, parce que l'outil est un petit mal après, il peut être utilisé, justement, il peut survivre, ce que vous vous disiez, il peut passer l'outil aussi aux générations sur le ventre. Voilà, on fait un chais pour longtemps quand même. Pour nous, c'est l'aventure d'une vie. C'est un chais, en plus, qui a été certifié, acheté, haute qualité environnementale. Et sur le papier, on avait cette mention magnifique de très bien. Et puis quand ils sont venus au dité, on nous a passé à la mention excellent. Donc ça cochait un peu toutes les cases, que ce soit la gestion de l'énergie, la gestion de l'eau, le confond de travail, la lumière naturelle. Il y a un peu un concentré, puis il y a une sensation d'harmonie, de pien-être, une acoustique extraordinaire. Il y a même des musiciens qui viennent jouer dans ce chais, parce qu'il y a plein de phénomène acoustique magique, qui nous sert, d'ailleurs, pendant les vandantes, parce que c'est très calme, très serin. Et je pense que tout ça bénéficie, bien sûr, à la qualité du vent. Au moment où vous êtes arrivé ici du coup en 1997, est-ce que votre grand-père vous a dit quelque chose en particulier pour la suite? Ah mon grand-père! Est-ce que j'ai fait un petit plan? Non, ça ne marche pas comme ça, à une paque! Non! J'ai une image, je suis t'étais un peu trop romantique. Non, non, non, non, j'ai eu cette chance extraordinaire d'apprendre sur le terrain et d'apprendre en le regardant faire. Et mon grand-père était un homme extraordinaire qui avait beaucoup de qualité, mais pas forcément cette pédagogie-là, mais juste en le regardant faire, on apprenait. Et puis j'ai eu cette chance parce que à l'époque, les femmes ont l'air pas tellement la parole, finalement. Donc j'ai beaucoup pécouté et ça m'a servi. Et j'ai toujours considéré que c'était une chance d'être une femme. Et puis si on a aujourd'hui une équipe qui est apparité, égal homme femme, ce qui me surprend parce qu'on l'a fait de manière totalement inconsciente et involontaire, mais je crois surtout à cette complémentarité entre les hommes et les femmes et cette richesse de différence de cerveau qui fait que quand on est met ensemble, bien ça fonctionne. Est-ce qu'il y a quelque chose que vous avez vu évoluer aussi au fur et à mesure de ses vingt dernières années? C'était qu'il dit pour une manière générale de la présence féminine au vent? Je pense que c'est une chance que nos métiers s'ouvrent aux femmes parce que cette richesse, cette complémentarité est certainement bénéfique.
Il y a énormément de changements qui a eu depuis ces 20 dernières années, qu'il soit climatique, qu'il soit au niveau du respect de l'environnement, de nos progrès en termes de signification et de recherche, qu'il soit dans la communication, la commercialisation. Quand j'ai démarré, il n'y avait pas d'inien. Il n'y avait pas de. On avait les premiers sites internet, ça me paraît être pré-istric, mais il y a beaucoup, beaucoup de changements qui ont marqué ces 25 dernières années. Je crois que Bordeaux rentre dans un âge d'or fabuleux. Il y a une remise en question permanente sur tous les fronts, un réinvestissement de tout ce qu'on a pu gagner ces dernières années, qui fait qu'on est tous motivés pour toujours faire mieux, à l'éplis loin, et je crois qu'il y a un niveau de qualité actuellement à Bordeaux qui est fabuleux. Est-ce que vous avez des souvenirs de jeunesse ou d'enfants, est-ce que le château, par exemple, est-ce qu'il y a habité par votre famille? On avait la chance d'avoir deux autres propriétés, une assautaire, nous était mes arrière-en-parant, et une dans le sud des graves où on faisait du 20 blancs secs, et c'était de maison qu'on habité. Ici, c'était plutôt une maison de travail. On y venait pour la journée et recevoir du monde, voir l'équipe, donner un coup de bain, et c'était pas une maison qui est habité parce que c'était une maison de travail. Ok, il y a un attachement, mais qui est pas la même nostalgie, qu'à un nombre de fois, vous avez pu spécialement jouer d'ormir. Alors, réalité, il y a un attachement très fort, et c'est quasiment un attachement multissance-sorièles. Depuis que je suis toute petite, quand je suis à au bâil, je suis totalement émerveillé par les lumières, les odeurs, par cette groupe magique, par ce site qui est un site authentique, cette maison à une âme, et par l'ombiance qui iraigne, et c'est d'ailleurs souvent quelque chose que nos visiteurs nous retournent. En nous disant, cette maison est vraie, je crois que la caille aussi est juste et sincère, on aime partager notre passion, mais je suis très attaché à cette terre par ce qu'elle génère de beaux, de serins de paisibles, c'est un vignop qui existe depuis presque 800 ans, donc il y a une dimension temporelle et un temporelle qui est extrêmement forte. Voilà, ça nous dépasse en fait. Comment ça fonctionne pour vous quand justement, il y a une nouvelle famille qui devient propriétaire de cet endroit? Comment est-ce que ça fonctionnait entre vous, parce que pour vous, ça peut générer un petit pas en conflit, mais en un confort, le fait d'être chez soi, mais pas vraiment chez soi, en fait, d'ailleurs pour vous ou pour la famille propriétaire, comment est-ce que vous avez réussi à gérer ça? Bob Wilmer, c'était un homme absolument extraordinaire, grand humaniste, et je crois que tout s'est inscrit dans une grande relation de confiance et de respect. Moi, j'ai eu cette chance extraordinaire quand on me donne la possibilité de réaliser ce rêve, et je l'ai fait avec beaucoup de passion. Donc je pense que pour lui, c'était aussi une chance à voir quelqu'un qui n'était pas dédié à 100%, mais à 200 ou 300% c'est pas un métier qu'on fait à moi-dire, en vérité. Et puis pour moi, c'était une chance d'avoir quelqu'un qui était passionné parce qu'on faisait et qui nous permettait d'avoir les moyens d'investir, d'aller plus loin, de voilà, d'avancer. Et ça, je lui ai ensuite infiniment reconnaissante aujourd'hui. Il est décédé en 2017, aujourd'hui, c'est son fils, Chris Wilmer, ce qui a pris la tête de notre conseil, qui est un conseil de famille, puisque ce sont tous les enfants qui sont réunis de la 10ème génération qui sont réunis dans ce conseil, et ça reste donc une propriété familiale avec la possibilité d'avoir des décisions qui sont prises de manière intelligente et rapide. Et donc vous, vous êtes présidente aujourd'hui du château Bayi, comment ça fonctionne? Comment est-ce que vous vous répartissez un peu justement cette gouvernance? Comment est-ce que vous faites fonctionner ça? Alors moi, je suis présidente exécutif. D'accord. Et Chris Wilmer, c'est président du conseil, d'accord. Surveillance, donc voilà, et on se parle très souvent. On a la chance extraordinaire que Chris soit professeur d'écologie et de science environnementale. Donc aujourd'hui, c'est tout ce dont on a besoin, comme expertise. Et on se parle énormément parce que évidemment, c'est un grand soutien. Mais tout l'intéresse, et puis il est pas su des devins, comme d'ailleurs toute la famille. Et du coup, voilà, ça a une discussion passionnante. C'est pratique parce que lui comprend aussi que une ligne, ça fonctionne d'une certaine manière que ça fait du raison, que c'est une fois par an, enfin je sais pas ce qu'il a aussi une bonne connaissance. On est dans le temps long, absolument. Et oui, c'est vraiment tout ce qui écologie et science environnementale. Il connaît bien son sujet, il est d'ailleurs un grand expert reconnu aux Etats-Unis. Et donc c'est une source de savoir être connaissance pour nous, qui est très importante. On disait en introduction que vous voyez, j'ai beaucoup pour le vent, ou en tout cas, c'était un des éléments qui était une composante de votre métier. Vous avez toujours voyagé énormément des années 2000? Oui, oui parce que le monde est grand vente bordeaux, de manière assez étonnante. Le marché de ces grands vins fait que vous devez être partout. C'est-à-dire qu'on a souvent à faire à des gens qui vous allez rencontrer en compte, mais qui ont une maison au Canada, un cavan en Angleterre. Donc c'est quand même assez important de pouvoir offrir notre vin dans les principaux marchés de la planète. Aujourd'hui, on est peut-être vendu dans 90 pays avec une dominante forte du marché anglais, américain, suisse, mais aussi asiatique, scandinaves, allemands, on a de la chante, de très bons marchés qui sont fidèles, fidèles à la obéie chaque année. Et ça, c'est une chance, mais il faut les visiter. Il faut aller à la rencontre des clients fidèles, des jeunes consommateurs, il faut. C'est merveilleux parce que les gens qui aiment le vin, aiment la vie, ils aiment les arts, ils aiment beaucoup d'autres choses. Et vous rencontrez toujours des personnes extraordinaires en vous voyager. Et ça, c'est aussi une des grandes richesses de notre métier. C'est vrai que c'est un bon dénominateur comment le vin, quand on voit 20 quelque part en général, ça rassemble d'autres élément-clues. Déjà, ça rassemble la gastronomie. J'arrive à me personner qui est passionné par le vin et bien mangé et déguster des belles choses. Et puis après, quand on aime le vin et la gastronomie, c'est qu'on aime tout le reste. C'est pas difficile de nouer des relations avec ces personnes-là. C'est pour sure. Comment est-ce que vos enfants sont venus à Obey? Mon fils, oui, mon fils à 16 ans, et il est venu de même que je le faisais quand j'étais petite avec mon grand-père. J'ai délaje trois ans, j'étais toujours dans ses bottes. Et il y a eu en pro de cette période de Covid, où nous ne s'est pas arrêté, et la agriculture ne s'est pas arrêté. Donc je venais ici tous les jours et je ne pouvais pas laisser mon fils qui avait 10 ou 10 ans à la maison. Donc il est venu et c'était une période extraordinaire puisque la nature était encore plus sauvage, comme exaltée pratiquement. Donc il s'est imprégné de tout ça. Et puis comme je vous le disais, c'est pas un métier qu'on fait à moitié ni 100% mais plutôt à 2 ou 300% donc il est imprégné de cette propriété. Et vous en parlez ensemble souvent du coup? Ma question, c'est quelque chose que vous essayez de transmettre un petit peu ou pas spécialement? Je crois que c'est important que les enfants trouvent leur voie donc je ne voudrais pas l'influencer en quelque manière que ce soit. Mais si ça passe la même chose que pour moi, moi j'ai été influencé par cette nature extraordinaire et par cette dimension. Voilà très complexe du contexte. Donc je ne sais pas ce qu'il en gardera, mais ça lui trouvait savoir. Moi, je ne peux plus voir aux firmes urdes des interviews que j'ai pu faire et des personnes que j'ai pu rencontrer, c'est plutôt le fait qu'il n'y a pas de diriger quelqu'un quelque part. Et je pense que ça a pas été votre cas. Il y a une sorte de préniance, le fait que ce soit là, le fait de partager des moments comme ça et d'ailleurs vous en êtes l'exemple. C'est parce que vous avez fait tout de suite, c'est venu un peu un peu après. Le fait que plus tard, confronter à d'autres opportunités professionnelles,
à d'autres mondes, d'autres villes, on se disait à mes quand même, en fait, en fait, ça manque, en fait, ça crée une sorte de souvenir ou de malgré nos prousses, de quoi, d'être dans les vignes. - Absolument, je crois que c'est très important de voir d'autres choses avant pour pouvoir réaliser la chance que c'est d'être ancré à une terre et de pouvoir réaliser, en fait, le fruit du travail de la vie, il y a du vent qui est quand même un produit multiculturel, civilisationnel, et ancestral. Voilà, on n'est pas dans l'industrie, on n'est pas dans le, avec tout le respect que j'ai pour l'industrie, mais c'est, on est très dépendant de la nature, donc il y a une humilité qui sera croche à notre métier qui est très forte, puisque même si on a envie de faire le plus grand 20 du monde chaque année, on ne fera jamais que le vent, que le bon dieu ou la nature nous permettra de faire. Donc chaque année, il faut remettre le travail sur l'ourage, et puis reprendre, se réinventer, ne jamais avoir des recettes préétablies parce que c'est là qu'on se trouve, et puis aller de l'avant. Les propriétés que vous mentionnez précédemment que votre famille avait aussi, donc, à sauterne et dans le sud des graves, est-ce que c'est des propriétés que vous avez conservés ou vous avez aussi vendu en même temps que au Baï? Alors, la propriété de Barçaque a été vendue un an après au Baï, ce que c'était un petit bijou, et puis celle du sud des graves, ma grand-mère y a habité jusqu'à il y a très peu de temps, et mon cousin vient de la reprendre et la relancer. Magnifique, très chouette, et justement vos grands parents vous ont vu prendre en main au Baï pendant toutes ces années? Oui, oui, bon grand-père est décédé en 2009, et puis ma grand-mère est décédée il y a 2 ans, donc j'ai eu la chance de les avoir à mes côtés pendant pas mal de l'année. Vous leur aviez déjà partagé le projet de cheveux chez à l'époque ou pas encore? Ma grand-mère, oui, grand-père était décédé. Ok. Qu'est-ce que le disait à son là? Ah, ça a été assez émerveillé parce que d'avoir la possibilité de réaliser un outil qui est à la fois si complexe et si précis, c'est une chance qu'on met au service de la viticulture. Et sachant que le même travail, la même degré de précision, de réflexion, on le met aussi au service du vignoble. On est en permanence en train de regarder comment on peut faire évoluer et améliorer tout ce qu'on fait dans les vignes. Oui, il y a une évolution qui est juste incroyable actuellement. Et ce n'est pas terminé. Ah oui, justement, ce n'est pas terminé parce que quand on voit tout ça, est-ce qu'on peut pas se dire le jeu et on peut finir pour rebailler, il faut en avoir un peu arrivé au bout là de la simulation? On croit qu'on a encore beaucoup de choses à apprendre. Il y a beaucoup de choses qui vont arriver et qui vont nous aider pour aller encore plus loin. On déjà il faut profiter de secher, effectivement, ça s'est dommage de juste arrêter là. Vous êtes du coup en plein travaux, en phase du château, on a vu. Alors, j'entendu dire que c'est un sujet sensible pour vous, donc au-delà d'éderler qui sont, à part moi, assez restrant, vous allez ouvrir davantage de possibilités en autouristique, c'est ça? Oui, c'est-à-dire qu'on transforme, on réhabilite nos anciens chers en nouveaux espaces de réception. Donc il y a la particularité de recevoir les gens qui nous vivent. Ils ont des visites de manière très intime et très exclusive. Donc, on n'a pas de visite groupée. Je crois que le nombre moyen de visiteur par visite est 2 et demi. - Ah, une goutte en tout, oui. - Par contre, du coup, ça implique d'avoir plusieurs lieux de dégustation parce qu'il peut y avoir des dégustations qu'on committants, mais on aime donner de notre temps de manière un peu personnelle, puisque chaque visiteur a une connaissance plus ou moins évoluée, des nommétiers ou de haubahis. Donc, il faut lui permettre d'avoir différentes expériences et c'est ce qu'on essaye de mettre en place avec ce projet. - Et donc ça, c'est tentat d'aiser notre guillemètre. C'est une offre de nous touristiques. C'est tentat d'aiser, je suis aussi de haubahis et je peux réserver une visite pour deux, ou c'est plus personnalisé, justement, en fonction de… - Alors, toutes nos visites sont personnalisées, mais effectivement, sur le site de haubahis, vous pouvez déjà vous inscrire pour des visites que vous appelez standardisé, mais qui resteront quand même personnelles. - Oui, oui, oui. - Mais on s'adapte à nos visites. - Et ça, vous avez toujours fait, est-ce que, à la fin des années 90, vous receviez déjà beaucoup au moment où vous êtes arrière? - On a toujours reçu, puisque quand j'étais petite, je venais avec mon grand-père, sur les jours ici à recevoir du monde, et ma grand-mère faisait souvent des repas pour 20, ou 40 personnes, et on l'aider en cuisine, et c'était elle qui m'a appris à recevoir, qui m'a appris à… Donc, chez nous, ça va être parti de notre culture depuis toujours. - C'est quelque chose qui m'impressionne quand on… Parce que nous, on a la chance de faire ça, mais de ne pas le faire tous les jours. Donc, en fait, d'ailleurs, pour vous, c'est complètement l'oeuvre, en fait. Parce que nous, on n'a pas la pièce de faire ça. Quand on vient faire un de nez ou des jeunais dans les vignes, dans les châteaux, etc., moi, forcément, je suis super content et je passe un super moment. Enfin, chaque fois, c'est des beaux plats, des bons vents, les bons endroits. Forsément, pour moi, c'est un plaisir. Mais potentiellement, pour vous, c'est la cinquième fois de la semaine que vous faites ça. - Non, je crois que c'est une chance, parce que chaque moment, en fonction de nos petits, vous êtes. Vous allez avoir une émotion… Des émotions, diverses et variées, vous allez aussi partager avec nous cette passion. Et à chaque fois, nous, on en retire aussi une formidable richesse. Et l'émotion, c'est la clé. Faut que la raison pour laquelle on a se métier si dur dans les vignes, pas simple dans le chez, pour, à la clé, après plus de trois ans, réaliser une bouteille de vin qui va, elle, dans certains cas, durer un siècle, de fait que des gens s'y intéressent, de fait que des gens essayent de comprendre, de déguster, de… Voilà, ça génère une émotion. Et c'est pour cette émotion, je crois qu'on fait ça. Donc, c'est jamais une d'assitude. Et vous continuez à avoir des émotions avec Obey après toutes ces années? Ah oui, tous les jours. Ah c'est vrai? Oui, d'abord, c'est une joie. Je crois que c'est une joie, c'est un honneur, c'est une responsabilité, c'est une équipe merveilleuse avec laquelle j'aime travailler. C'est des gens que j'aime recevoir, soit des clients que je connais maintenant depuis longtemps, soit des nouvelles générations qui arrivent. Donc, on s'ennuie jamais. Est-ce que Marine t'es une question? Bah, je vais juste répéter la question parce que avec le micro, je ne sais pas si vous avez entendu, mais Marine demandait… On a beaucoup parlé du chev, est-ce que vous pouvez aussi nous parler des changements que vous avez vu dans les vignes? Les changements sont très importantes puisque notre viticulture, c'est complètement adaptée aux changements climatiques. Ou nous l'avons adaptée aux changements climatiques. Et ce qu'on faisait, par exemple, au début des années 2000 ou à la fin des années 90, comme réhocèle feuillage, par exemple, pour gagner un peu plus de sucre et donc un peu plus d'alcool, un peu plus d'ancité. Aujourd'hui, avec les étés très chauds qu'on a, on est en train de le re-besser, on a déjà re-besser, pour justement éviter d'avoir trop d'alcool dans les vins. Donc, ça, c'est un exemple, mais il y a beaucoup d'autres choses. Au pays, il y a cette chance de n'avoir jamais utilisé des abans. Donc, nous n'avons jamais, dans l'histoire de au pays, utilisé le moins dans des abans. On a pratiqué les labours. Toujours le palabours, le béchage, on faisait tout à la main. Et puis, on s'est aperçu à quelques années que les labours, c'était une pratique qui était formidable puisqu'on n'utilisait pas de désavant. Mais ça a vimé quand même les verres de terre. Donc, on a complètement changé nos pratiques et aujourd'hui, on travaille à l'écouverver Getto. Et on essaye de préserver toujours davantage la vie des sols. Donc, je pourrais vous citer encore 30 exemples. Mais le dernier est temps, par exemple, qu'on a depuis deux ans. Notre premier robot dans les vines, qui est un petit tracteur très léger, qui ne tasse pas les sols, qui travaille à la précision du millimètre. Ce que, même, un formidable tracteuriste n'arriverait pas à faire. Donc, on gagne toujours, toujours, en soin, en attention, en précision dans chaque mouvement, chaque gestuelle. Et Dieu sait si il y a un nombre d'heures de travail devant chaque pied de vines qui est. que le sale, surtout.
tout quand il commence à vieillir et quand les accumules, c'est un problème. C'est accumulé, c'est un problème. Tout les follow-up, Marie, une question, c'est bon. Si vous aviez l'opportunité de vous recroiser, juste avant de rentrer dans le bureau de Rob Williams. Robbert, Bob Williams. Si vous aviez l'opportunité de vous glisser en mots, juste avant de rentrer dans le bureau de Bob Williams. J'aimerais rester et faire quelque chose. Qu'est-ce que vous vous direiez à ce moment-là? J'aimerais rester, qu'est-ce que vous voulez dire? En 97, vous êtes allé voir Bob Williams pour pouvoir lui. Si vous aviez l'opportunité de vous glisser à vous-même, un mot dans le rééreillent justement de lui parler. - À l'époque? - Oui. Avec votre connaissance aujourd'hui, mais si vous aviez l'opportunité de vous revoir à ce moment-là. - Hum. - De lui dire un mot. À l'époque, je lui avais dit, je lui avais parlé de cet âge d'or incroyable qui était l'œuvre de Alcide Bello des Miniers qui avait réussi à pousser au bâis au même niveau que les premiers croutes l'assex. Pendant 70 ans, au bâis, c'est vendu même prix que la fille, de la tour, Margot et Obrillon. Et il y avait cette reconnaissance de ses vingt de au bâis, puisque le prix est le reflet du marché, mais il est aussi le reflet d'une qualité. La qualité. La qualité est le fruit d'un travail. C'est pas. C'est pas quelque chose d'Aki. Et je m'étais engagé, en fait, à ce qu'on retrouve ce niveau de qualité de ces grands-vins du début du XXe siècle. Aujourd'hui, je pense que. Il y a une curiosité pour le monde de demain, est-ce qu'il nous attend, parce qu'il y a tellement de choses nouvelles qui vont arriver, qui vont être absolument passionnantes, que je crois qu'on aurait envie de rester là pour regarder ce qui va arriver. Qu'est-ce que vous voyez arriver justement, comme vous dites, est-ce que vous parlez de nouvelles régions de changements. Non, je crois que l'adaptation à tout ce qui arrive pour nous est un enjeu. Et au bay, est connu pour la constance de qualité de ces vins. La consistance de son terroir est continuée. Être en mouvement, conteneuée à garder son âme, à être soir, à préserver le style des vins de au bay qui remercablement identifiés et déterminés. Au bay, il ne suit jamais les modes. Mais il va falloir aussi être capable de s'adapter à tout ce qui nous arrive. Donc, en conservant cette ADN très fort et ce style très net, très. Voilà, qui est fait d'élegance, qui est fait d'un incroyable équilibre, une capacité à durer, à bien vieillir. Et ça, c'est la magie des grands vente-bordos. Aujourd'hui, on a la chance de faire des vins qui peuvent se boire jeunes. Là, vous avez dégusté les 2022, qui est un boomidésime énorme, mais qui est incroyablement. Buvable, du boomidésie jeune. Mais si vous dégustez de 2020, c'est pareil, 2020, 2019. Il y a une élégance dans les 2019, qui est juste magique, on peut les boire jeunes. Mais je crois que la magie des grands vente-bordos est quand même aussi de pouvoir traverser le temps. Dans quelques soins, au moment où vous voulez buver, vous allez vous réjouir. Oui, est-ce qu'il y a un élément fascinant avec Bordeaux, parce qu'on a parfois entendu parler de Bordeaux Bachine ou de Hongro le vente-bordeaux, c'est un petit peu dépassé, on a envie d'autres choses et tout ça. Ce qui est peut-être vrai, dans le certain cas, et peut-être pas vrai, mais en tout cas, ce qui est l'expression, plutôt de la redécouverte, je pense que c'est un peu un mouvement de l'anxié. Si pendant des années, on dit, il y a que Bordeaux, bien forcément, de refaire de la médaille fait que, pour quelques années, on va dire bon, en fait, Bordeaux, c'était pas fou, il y a plein d'autres choses. Mais ce qui est fascinant, c'est que, dans tout ce que vous dites là, on a justement cette constance et ce fait de devoir traverser le temps. Et en fait, c'est une autre chose que dans 10 ans, on continue de boire du vente-bordeaux et dans 100 ans également. Et dans 1000 ans, j'espère aussi, mais c'est intéressant de justement prendre du recueux d'historique sur la consommation de l'anxié. Je mettais toujours de ce Bordeaux bashing, parce que je pense que Bordeaux a toujours été et une région incroyablement ouvert sur le monde. Si vous regardez, ne serait-ce que les onologues conseils qui sont allés donner des conseils ou quatre coins de la planète ou même des propriétaires qui ont son dernier investi, et des d'autres régions viticoles à découvrir leurs terroirs, faire mieux progresser. Si vous regardez ce qui se passe dans la ville-même de Bordeaux avec la cité du vin, qui n'est pas une cité du vente-bordeaux, mais une cité du vin du monde. Quand vous y allez pour une visite, vous apprenez sur les vins du monde entier. Et on peut déguster des vins du monde entier. Si vous allez dans les restaurants à Bordeaux, Bordeaux est la seule ville viticole au monde qui serve autant de vin de partout. Si vous allez dans un portou dans d'autres régions viticoles, vous buvez des vins régionales. Donc Bordeaux a cette ouverture d'esprit tourné vers les autres et vers les étrangers qui est incroyable et cette curiosité. Et le Bordeaux basching qu'on a pu subir depuis quelques années est quelque chose qui est surprenant. Et je pense totalement infondé. C'est d'ailleurs un livre qui vient de paraître des fins de l'eau. Par Jean-Luc Chéling, Jean-Logal et Jean-Paul Coffman. Et je pense qu'il faut lire ce livre parce qu'il se passe à Bordeaux, surtout actuellement, une révolution dans tous les domaines que je ne peux que vous inciter à suivre. C'est fascinant. Je suis ultra lineé avec ça. Et d'ailleurs, je pense que c'est aussi. Je ne sais pas comment vous voulez avoir ressenti, mais je pense que c'est en mouvement entre guillemets ou en tout cas une forme de pensée qui a été très française. Je suis pas sûr qu'il y a eu une décroissance des membres de Bordeaux dont tous les autres marchés mondiaux. Quand on voyage, on voit que les gens continuent à boire de Bordeaux. Oui, oui. Un priori, c'est peut-être un peu localisé. Est-ce qu'il y a un sujet qu'on n'a pas évoqué, mais qui me fut bien encore? Je crois que c'est important. Oui, c'est dans le prolongement de ce qu'on dit. Je pense que l'éducation du vin et la consommation est quelque chose d'examen important. On parle beaucoup d'étangés de l'alcool. On parle beaucoup de tout ça, mais le vin, c'est pas juste de l'alcool. C'est beaucoup plus que ça. C'est un moment de partage. C'est un moment de. que ça va familial ou amical autour d'une vote d'able. C'est un moment de détente, c'est un moment de. de conversation. On peut aimer plein d'autres boissons, mais je crois qu'autour d'un grand vin, on n'a jamais les mêmes conversations. Et je pense qu'il faut continuer à transmettre cette envie de partager, de découvrir, de s'intéresser parce que dans un grand verre de vin, il y a beaucoup plus que juste l'alcool ou du vin. Oui, moi, je dis souvent dans ce podcast, mais je suis aussi fasciné du fait que le vin m'enmène dans des endroits, et je ne ferai pas les autres membres. Et de découvrir des régions, de découvrir des personnes qui travaillent sur ces régions, de découvrir aussi des personnes qui me montrent dans les régions, qui me disent, "Je sais pas, il y a tellement de tânes à cet endroit-là, qui fait qu'on a de l'air plus ou moins chaud, plus ou moins frais, les inclinés ont son tel ou tel manière, et les anciens sur cette terre ont décidé de mettre tel ses pages, parce que c'était plus adapté. Et en fait, c'est fascinant de voir que dans une bouteille de vin, il y a effectivement bien plus que juste une braçon ou l'alcool, mais enfin, un savoir-faire culturel, on s'est strale, moi, je sais vraiment fascinant. Donc, il faut écouter ce podcast. C'est des veronyks, c'est un d'orce que vous demandes de poursuive d'écouter ce podcast, qui contribue à l'éducation de ce sujet, sans aucun doute. C'est vrai, un beau. Je pense qu'on a fait un boutour de Badi. On a découvert plein de choses. Merci, verony, pour votre temps, c'était vraiment un plaisir de changer ensemble à cette occasion. Il me reste trois questions qui sont assez traditionnelles dans ce podcast. La première, c'est, est-ce que vous avez un livre à me recommander sur le vent? Alors, un livre seulement, c'était choisir et renoncer, il ne faut pas. D'autant que j'ai mes premières études et télétères. Donc voilà, je crois qu'il y a beaucoup de livres que vous pouvez, dans lesquels vous pouvez vous plonger pour parler d'une éverde du vin. Je ne vais pas évoquer évidemment le nouveau testament dans lequel plusieurs centaines de fois étaient évoqués le vin, le centre du Christ. Mais on pourrait parler par exemple de la physiologie du goût, de Brie à Savarin. Qui est dans ma bibliothèque? Je l'ai pas encore lu, mais. Première livre sur les accords mais évent, fantastique. Et ça, je crois que c'est un livre, c'est un livre incontournable. Dans les livres incontournables, évidemment ce a des mille paysnaux, que ce soit le goût du vin, les conversations qu'il a pu avoir. Mais ça, c'est une Bible. Je crois que c'est passionnant. Et puis, il y a un tout petit livre qui s'appelle le livre des Vahars ou disparu.
d'un auteur qui s'appelle Goulène. Et ça, ce petit livre, j'ai les lures quand j'ai démarré, et c'était aussi une ouverture vers le monde, et c'est là qu'on comprend que le vin est une philosophie de vie. Et il voyage un peu sur tous les continents, et le vin nous fait voyager, il nous fait voyager dans le temps et dans l'espace. Donc ça c'est merveilleux, et puis le livre que j'ai vocé tout à l'heure, évidemment, sur la défense évent de bordos, pour que vous soyez tous des ambassadeurs de bordos. - Ça me fait pas mal de recommandations, j'avais pas tous l'ul vers là, mais effectivement, la physiologie du goût de Brie à sa marange, monsieur, qu'une personne qui a donné son monde un si bon fromage ne peut qu'avoir écrit des belles choses. Donc il faudrait qu'il faut absolument que je le relise. Est-ce que vous avez une dégustation au coup de cœur récente? - Alors, j'en ai beaucoup, mais il y en a une qu'on a faite l'endernier pour s'élébrer un petit peu avec le millésime de 1923, les 25 ans de la famille Weinmer, ça au Bahï, qui est en plus concordée aussi avec mes 25 ans. Et de pouvoir aligner 25 millésimes, cota côte. C'est un peu se dévoiler, complètement se mettre à nu, c'est-à-dire qu'on va présenter, aux ai présentes, en 2013, à côté d'un 2009 ou d'y, c'est donc, on montre tout, les très grandes années, à côté des années qui ont été plus difficiles. Et ça, c'est assez prodigieux parce que c'est là qu'on comprend vraiment ce qui est un entéroire, sa constance. Et aussi, le souhait que les hommes qui emprènent soin mettent pour conserver ce style qui est très identitaire. Et quand sur 25 millésimes, vous voyez une progression, une précision, vous voyez beaucoup de choses, mais vous avez des fondamentaux qui restent très fort. Ça, je crois que vous pouvez faire confiance en la propriété. - C'est toujours passionnant de faire des articles comme ça, sur des années et des années, c'est spectaculaire. Et enfin, qui est la prochaine personne que je devrais interviewer? - Alors, la prochaine personne que vous devriez interviewer, c'est peut-être Emmanuel Londres, le directeur de l'opéra de Bordeaux, qui en rentrant dans ce ché a eu un coup de cœur et qui a immédiatement perçu l'acoustique qui est régnée, et qui pourrait vous parler de la composition, que ce soit la composition du vin, la musique, de ce qui nous réunit, il a fait venir, le cœur de l'opéra de Bordeaux ici, au cœur du ché et c'était un moment absolument magique, ou d'opassion se unissée. J'ai ensuite la possibilité d'amener les négociants dégustés, nos derniers millésimes dans les combles de l'opéra à Bordeaux. Et ça aussi, c'était un autre moment magique, donc quand on partage des passions, on partage des moments merveilleux. - Mais comptez sur moi, c'est vrai que c'est vrai que ce serait un parallèle intéressant, la composition musicale et la composition du vin, comprendre aussi comment lui, mais en accord autant de personnes, comme vous, vous pouvez mettre en accord autant de parcels ou de vignes différentes, ce serait peut-être un parallèle intéressant sur l'art de vivre de manière générale, sur ce qu'on partage, sur ce qui nous réunit. Et puis comme ça, ça me donnera un avant-gout de la saison d'opéra à Bordeaux, à vendre du reménager peut-être un jour, et d'en profiter plein de mots. En tant du coup, merci beaucoup, Vernique, pour le temps que vous m'avez accordé cet après-midi, c'était vraiment un plaisir de partager ce moment avec vous. Je vous souhaite encore des très belles années à Obey, c'était vraiment un choix. Pour les personnes qui nous écoutent et qui nous regardent, merci d'avoir été présent jusqu'au bout. Si vous avez apprécié cette interview, évidemment, n'oubliez pas de la partager. -Péronique merci beaucoup et à bientôt. -Merci Antoine.
Podcast Summary
Key Points:
Veronica Sorners dirige le domaine d’Aubail depuis 2000, après avoir débuté comme stagiaire en 1997, lorsque sa famille a vendu la propriété à Bob Weinmercer.
La propriété possède des vignes centenaires (jusqu’à 120 ans) avec six cépages différents, dont le Carmenère, le Malbec et le Petit Verdot, plantés selon une recette unique d’Alcide Bellot des Minières.
Un nouveau chai, certifié Haute Qualité Environnementale (HQE) avec mention « excellent », a été conçu en page blanche pour optimiser la précision, le confort et l’intégration dans la nature.
L’approche repose sur une philosophie d’amélioration continue (kaizen), avec des analyses pédologiques régulières et une adaptation au changement climatique.
Veronica souligne l’importance de la complémentarité hommes-femmes dans l’équipe et l’évolution majeure du secteur viticole (climat, environnement, communication) depuis 25 ans.
Summary:
Veronica Sorners, directrice du domaine d’Aubail, raconte son parcours atypique : arrivée comme stagiaire en 1997 chez son grand-père, elle prend les rênes en 2000 après que Bob Weinmercer a racheté la propriété. Elle insiste sur la transmission et la protection du terroir, notamment grâce aux vieilles vignes centenaires plantées par Alcide Bellot des Minières, qui mêlent six cépages (Merlot, Cabernet franc, Carmenère, Malbec, Petit Verdot, Cabernet Sauvignon). Dès son arrivée, elle a trié ces vignes pour gagner en précision, marquant chaque pied selon son âge et sa vigueur.
Depuis, le domaine a connu une constante évolution : analyses pédologiques, adaptation au changement climatique, et construction d’un chai révolutionnaire certifié HQE « excellent ». Ce bâtiment, conçu comme une page blanche, optimise les flux de travail, offre une acoustique exceptionnelle et s’intègre dans un jardin qui pénètre l’espace. Veronica souligne l’importance de la complémentarité hommes-femmes dans son équipe paritaire et la chance d’avoir un métier alliant terre et voyages.
Elle conclut que Bordeaux entre dans un âge d’or grâce aux progrès climatiques, environnementaux et commerciaux des 25 dernières années, mais que l’essentiel reste de sublimer le terroir pour les générations futures.
FAQs
Veronica Sorners est la présidente d'Obaï depuis le millésime 2000. Elle a commencé comme stagiaire en 1997 et a gravi les échelons pour diriger la propriété.
Elle a commencé comme stagiaire en 1997, puis a travaillé à plein temps après la vente de la propriété à Bob Weinmerce en 1998. Après deux ans d'apprentissage auprès de son grand-père, elle a reçu les clés du domaine en 2000.
Les vieilles vignes d'Obaï ont jusqu'à 120 ans et contiennent six cépages différents (Merlot, Cabernet franc, Carménère, Malbec, Petit Verdot, Cabernet Sauvignon), plantés selon une recette unique d'Alcidebello-Démière.
Obaï travaille à l'échelle du pied de vigne, en utilisant des rubans pour marquer chaque cépage et en adaptant la taille et la récolte individuellement, en fonction de l'âge et de la capacité de chaque pied.
Obaï a réalisé des fosses pédologiques, construit un bâtiment agricole, modernisé les cuviers, changé le toit du château, et lancé un grand projet pour adapter le vignoble au changement climatique avec un nouveau chais innovant.
Le chais est certifié haute qualité environnementale (mention excellent), conçu pour optimiser les flux de travail et de visite, avec une acoustique exceptionnelle et une intégration de la nature, offrant un confort et une harmonie uniques.
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