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#7 Pourquoi l'Afrique est en colère contre la France ?

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#7 Pourquoi l'Afrique est en colère contre la France ?

Cet épisode de podcast examine les tensions actuelles entre la France et plusieurs pays d'Afrique de l'Ouest, en particulier le Niger. La discussion s'ouvre sur le contexte immédiat : un coup d'état survenu au Niger en juillet 2023 a renversé le président Mohamed Bazoum, créant un chaos où émerge un fort sentiment anti-français, visible par des manifestations et des attaques contre l'ambassade de France. Les animateurs expliquent que cette défiance n'est pas isolée ; elle suit un schéma similaire à celui observé au Mali et au Burkina Faso, où les forces françaises ont été contraintes de se retirer. Les raisons de cette colère sont historiques et contemporaines. Historiquement, elle puise dans le passé colonial français dans la région. Plus récemment, elle découle de la perception d'un échec de l'opération militaire française (Serval, lancée en 2013) à éradiquer durablement les groupes terroristes jihadistes au Sahel après plus de dix ans de présence, laissant une population locale fatiguée et déçue par le manque de résultats. Cette présence militaire prolongée est interprétée par certains comme une forme de néocolonialisme. Enfin, les animateurs soulignent le rôle d'un acteur externe : la Russie. Par l'intermédiaire du groupe paramilitaire Wagner, la Russie profite de ce mécontentement pour étendre son influence dans la région, offrant sécurité et conseils aux nouveaux régimes en échange d'avantages politiques et, surtout, de l'accès aux ressources naturelles, exacerbant ainsi le rejet de la France.

Transcription

7282 Words, 41457 Characters

French
Salut à tous et bienvenue pour ce nouvel épisode qui est le 7ème épisode déjà. Salut Nathan. Bonjour Violène, bonjour à tous. Comment ça va aujourd'hui? Très très bien. C'est vrai qu'on est en plein de déménagement. Donc il y a pas mal de choses à faire. On change de ville. Mais voilà, on a le temps pour enregistrer cette épisode donc tout va bien. Et toi, ça va? Ça va très bien. Oui, on est en plein des ménagements. Donc désolé si il y a un peu d'écos, peut-être, dans le post-caste, on n'espère pas. Et aujourd'hui, on se retrouve pour parler d'un sujet complexe, compliqué, mais passionnant, ou en tout cas, nous qui nous passionnent. Qu'est-ce que c'est? On va se demander ce qu'il se passe en Afrique ou en tout cas dans certains pays d'Afrique, d'Afrique de l'Ouest, d'Afrique francophone et on va se demander pourquoi il y a une certaine colère ou une colère certaine contre la France. Et pourquoi on en veut à la France, on va essayer de comprendre et on va vous expliquer aussi les raisons de cette méfiance. En fait, c'est une discussion violenne pour essayer d'y voir plus clair parce que c'est tout frais. C'est ça, l'actualité, en fait, c'est tout frais. Tout frais, tout récent. Et oui, on va bien parler donc des pays d'Afrique de l'Ouest, francophone, on ne va pas parler des pays francophones d'Afrique du Nord, donc de l'Algérie, du Maroc ou de la Tunisie. Là, on se concentre sur l'Afrique de l'Ouest. Tout à fait. Et on va commencer donc avec cette actualité. Pourquoi on a voulu faire ce sujet? C'est parce qu'il y a une actualité chaude. On en parle depuis quelques mois maintenant et on va dire que ça s'est accéléré un petit peu avec ces dernières semaines, voir ces derniers jours et notamment dans un pays, dans un seul pays qui se situe donc en Afrique de l'Ouest et c'est le Niger, ça chauffe au Niger. Oui, ça chauffe au Niger, donc ça veut dire que la situation est très tendue. Et si on veut rappeler un petit peu l'effet, le 26 juillet dernier, donc il y a quelques mois, deux mois, un mois et demi. Il y a eu un coup d'état dans le pays, un coup d'état, qu'est ce qu'il se passe pour rien? Un coup d'état, ça signifie donc il y a eu une poignée de militaires, un groupe de militaires, quelques militaires qui ont décidé d'attaquer le palais présidentiel, donc la maison du président au Niger et ce groupe de soldats a réussi à renverser le président actuel, le président légitime du pays qui s'appelle Moamad Basoum et depuis cette date. Alors c'est vrai que ça a un sujet très actuel, mais au moment où on enregistre cet épisode, le président légitime du Niger est enfermé, il est même c'est qu'est très, c'est qu'est très, donc il ne peut plus sortir de sa résidence, il est séquestré, bloqué avec sa famille. Et depuis cette date, surtout, c'est le chaos total. C'est le chaos total, donc au Niger, bon on ne va pas trop rentrer dans les détails, mais en gros depuis quelques semaines, c'est le basard. C'est le basard, c'est le chaos, donc ça veut dire quoi, ça veut dire qu'il y a beaucoup de manifestations, beaucoup de contestations, et aussi, et c'est pour ça qu'on en parle, surtout. - Surtout le sentiment anti-France. C'est ça qui sort de cette crise, ce sentiment anti-France au Niger. En gros, en ce moment, on reproche officiellement certaines choses à la France, alors ça vient des poutchistes, donc comme on dit, des poutchistes, des personnes qui ont fait ce coup d'état, mais aussi, c'est aussi lié à une partie de la population qui conteste et qui critique la France. - C'est ça, ça se voit donc dans les rues de Niamé, donc la capitale du Niger. On peut voir des pancartes, des affiches, et dessus, il y a écrit toutes sortes de slogans. - Oui, des affiches sur lesquelles, on peut lire comme dehors de dehors la France, quoi d'autres. - Ah bah la France, j'ai vu aussi, donc c'est vrai. Et en clair, en gros, toutes sortes de messages qui signifient pour résumer, on ne veut plus de vous ici, on ne veut plus de la France chez nous au Niger. Donc il y a une violence dans les mots, c'est clair. Et puis, on ressent, c'est vrai, on le voit à nous à la télévision, une certaine "N" aussi, de la part des habitants, d'une partie, en tout cas des habitants du Niger. - C'est difficile à quantifier? - Ah oui, à connaître le nombre exactement, le nombre exact, un de personnes, voilà, qui ressentent ça, mais c'est visible et c'est même chocant parce que cette violence, elle n'est pas que verbal, on a aussi vu. - C'est ça. - Violin, on a vu, là récemment, des attaques contre des bâtiments officiels de la France, et même je crois, il y a plus d'une semente maintenant, l'ambassade de France qui a été attaqué, en tout cas, il y a une tentative de mettre le feu d'incendier. - C'est ça. L'ambassade de France, au Niger, des gens ont tenté d'accéder à l'ambassade et à l'ambassadeur, et encore sur place, en tout cas, au dernier, un nouvel. On a vu des vitres qui étaient cassés le début d'incendier, comme tu as dit, bref, c'est chaud, comme on dit, sans mauvais jeux de mots, et c'est tendu, il y a une pression, en fait, qui est clairement mise sur la France pour quitter les lieux. - Oui, on a quitter le pays. - Pour quitter le pays, on a clairement mis la pression sur la France, et il y a quelques jours, aussi le Niger, le nouveau pouvoir en place, à donner un ultimatum pour que l'ambassadeur s'en aille pour qu'il parte et qu'il rentre en France. Donc, il avait, je crois, quelques heures pour le faire, il devait partir le dimanche soir à minuit, et puis l'ambassadeur via la France l'éliser aussi à refuser, de partir. Donc bref, c'est une période très tendue, c'est vrai, et ça continue maintenant depuis quelques semaines, avec toujours beaucoup d'incertitudes et une situation qui est voulu en fait et qui peut changer heure par heure. Et c'est vrai qu'on en parle aussi depuis tout à l'heure, on l'a un peu localisé, mais le Niger, c'est un pays qui est loin de la France, plus ou moins. - Plus ou moins, ça dépend à l'échelle, mais. - C'est où géographiquement à peu près. - Oui, en tout cas, c'est en Afrique de l'Ouest, donc on l'a dit, c'est pour le situé, c'est juste au sud de l'Algérie, en Afrique de l'Ouest, plutôt dans le nord quand même. - C'est ça. - On regarde la carte et quand on voit le continent africain, on voit que le Niger est dans le nord de l'Afrique, la capitale on l'a dit, c'est Niamé, et en fait cette situation, ce qui est important aussi de le dire, c'est que cette situation au Niger elle rappelle une autre situation qui est similaire et qui s'est passé, qui s'est produit il y a quelques mois. - Dans un pays voisin. - L'année dernière, c'était au Mali. - Le Mali. Donc ce qu'il s'est passé rapidement, c'est que le Mali a demandé au Militaire français de partir, puisque les Militaires français sont présents. - Même situation au Mali. Donc l'armée française a plié bagage, ça veut dire qu'ils ont fait leurs affaires et qu'ils sont partis. - Il n'avait pas d'autre choix. - Oui, il n'avait pas le choix. Il devait partir et ils ont plié bagage, ils ont quitté le Mali à l'époque. Cette année, c'est, enfin maintenant, c'est pareil, c'est au Niger et toujours avec cette pression, du pouvoir en place de cette nouvelle de la ginte Militaire au pouvoir. Donc on a eu le Mali, là on a le Niger et puis il y a quelques mois, il y avait un troisième pays. - Le Bure qu'il n'a faceau, qui a fait la même chose et qui a lui aussi demandé le départ de l'armée française. - Le Bure qu'il n'a le Bure qu'il n'a faceau, le Bure qu'il n'a comme on dit aussi. C'est un pays qui se situe dans la même zone, dans la même région d'Afrique de l'Ouest. Donc en gros c'est un climat qui est très mauvais. - Très mauvais, très hostile à la France dans ces pays d'Afrique du Nord et d'Afrique de l'Ouest. C'est une région qu'on appelle le Sahel aussi. - Oui, quand on parle de l'Afrique de l'Ouest et de cette partie près du Sahara au sud, du désert, du Sahara, on appelle cela, oui, la région du Sahel. On est juste au sud, de ce désert. - Voilà. - Bref, voilà l'effet. - Voilà l'effet pour comprendre. Maintenant, la question que tout le monde se pose et c'est vrai, c'est logique. On peut s'interroger pourquoi toute cette crainte, pourquoi toute cette méfiance et cette actualité qui est donc néfaste, qui est très critique envers la France. Pourquoi d'un seul coup, tous ces pays finalement rejettent la France avec une "N" même. - C'est ça, pourquoi cette loi des séries? Comme souvent il y a une raison historique. On va essayer de résumer un peu rapidement, peut-être, puisque c'est quand même essentiel. - C'est à l'origine. Il faut remonter à l'histoire. Il faut souvent de toute façon pour regarder des. des événements et pour les comprendre il faut les regarder en face et s'intéresser à l'histoire et on le sait, toute une partie de l'Afrique et francophone on parle français au Niger, pas uniquement entre autres, au Niger, on parle plein d'autres langues et des dialectes notamment mais c'est une langue officielle le français dans ce pays au Niger, on parle français au Mali aussi où il y a une crise, on l'a dit il y a un an, on parle français aussi négale, au Gabon, au Togo, d'autres pays, aussi violaines, on tourne à d'autres, la Côte d'Ivoire, c'est vrai, bref d'autres et puis voilà dans tous ces pays où presque d'Afrique de l'ouest on parle français, parce que la France y a été une puissance coloniale et la coloniser ces pays donc ça c'est au 19e siècle, la France était un empire colonial dans cette région pendant un siècle pendant plus de 100 ans à peu près, oui ça a duré, oui pendant plus de 100 ans, ces pays en fait c'était clair ils appartenaient à la France donc ce n'était pas des pays et on les considérait donc pas comme des pays c'était des territoires de l'automère, on appelait ça des territoires d'automères qui dépendaient donc de la France et ça a duré jusqu'au années 60 donc voilà 1960, les années 60 et quand tout ça c'est terminé officiellement avec la décolonisation, oui donc officiellement la décolonisation ça signifie que tous ces États sont devenus donc des États ils sont nés, ils sont devenus indépendants, mais la France est en fait toujours resté plus ou moins sur ce continent on peut dire qu'elle a toujours gardé un pier sur ce continent et on peut dire que la France n'est jamais vraiment parti, oui et c'est un peu ça qu'on lui reproche en ce moment, je sais vrai que je crois que sur place dans cette confusion là au Niger actuellement dans cette pagaille, dans ce chaos et il y a pas mal de reproches faites à la France, la première des choses et peut-être l'une des plus importantes en tout cas à court terme c'est que la France est l'armée française en fait, c'est ça en fait l'armée française est présente et t'es présente ça dépend sur ces territoires et elle a échoué sur le terrain, c'est ça en fait qu'on lui reproche, c'est que l'armée française a échoué, elle n'a pas de bon résultat, elle n'a pas eu de bon résultat sur le terrain, au Mali notamment, là on parle du cadre militaire, c'est en fait l'écheque dans une chose c'est la lutte contre les terroristes, la lutte contre les terroristes et donc le terrorisme je crois que je pense que tu t'en souviens en fin 2012 début de l'année 2013, c'était 10 ans, c'est vrai que je fais longtemps, c'est vrai que je m'en souviens bien, on s'en souviens à la télévision, on en parlait beaucoup en 2012, 2013 les jihadistes, donc les terroristes sur place commencent à gagner du terrain à être très présent dans les villes, c'est ça, gagner en influence, à gagner en pouvoir et en fait ils sont devenus très actifs au Mali à cette période, et ils étaient évidemment très violents, très très violents, très dangereux, très, voilà, très violents, très violents, tout simplement, évidemment il crée le désordre, il se met la panique et puis il tué tout le monde, finalement, c'est jihadiste, on gagnait du terrain à l'époque, ça veut dire qu'ils ont, ils avancés, ils progressaient dans le pays, ils arrivés à prendre des villes agentiers, des villes, même des grandes villes, je crois qu'ils ont, ils se sont emparés de la ville de Tomboucetou, et la deuxième, si je ne m'en fous pas la deuxième ville, la plus importante du Mali et il s'approchaient, à cette époque là, il s'approchaient, tu te souviens, il s'approchaient très dangereusement de la capitale, Tomboucetou, il s'approchaient, pardon. Et c'est là que c'est à ce moment-là en fait que le Mali, le gouvernement, Maliens, ce n'est pas la France qui est allée par son plingray, c'est vraiment, d'abord le gouvernement Maliens, dans un premier temps qui a fait cette demande. C'est ça, ils ont appelé à l'aide, comme on dit, ils ont demandé de l'aide pour, en fait, contrés le diadisme et le terrorisme. Et pour les sauver, voilà, pour les sauver des terroristes, ils ont appelé à l'aide à la communauté internationale, comme on dit dans le milieu, et pour pleins, en fait, pour pleins de raisons différentes, et notamment des liens historiques très très forts, très proches, c'est la France, en fait, qui est venu, c'est la France qui est intervenu. Et ça, c'était sous la présidence donc de François Hollande? Voilà, François Hollande, l'ancien président socialiste plutôt de gauche en France, et cette opération, donc menée par la France aux Mali, c'est une opération qui s'appelle Serval. Et on se souvient de ces discours très forts à l'époque, à la télévision, à la radio, et très vite, en fait, la France, l'armée française et sur place avec des militaires, il y avait beaucoup évidemment d'avions militaires, et ça s'effit très rapidement. Et très rapidement, qu'est-ce qui s'est fait? La libération des villes, donc notamment Tombowke to Gau, une partie du pays qui était sous l'emprise GiaDist. Et oui, les GiaDist ont reculé, en fait. Ils avancés beaucoup, et ils ont fini par reculer, et l'armée française, avec aussi l'armée Malienne, elles ont ces deux armées, on réussit à libérer, comme on appelle ça, libérer des villes, et on se souvient de ces images à l'époque. Et bien, les gênes, des saines de joie, des habitants, des maliens qui sortent dans la rue, et qui remercie, on peut dire, l'armée française. C'était même des saines où il s'embrassait, des saines très fortes. Il remercie la France avec des messages, et notre président de l'époque, le France au lond, qui n'était pas très populaire dans notre pays en France au niveau interne. Et bien, au Malie, c'était une véritable rockstar. Un héros. Un héros, et il était, voilà, devenu le héros qui avait libéré le pays, le mali. En tout cas, c'était juste comme ça par la population sur tout. Mais, voilà, 10 ans plus tard, grosse différence. Quelle différence, c'est le jour et la nuit. C'est le jour et la nuit entre l'époque du Mali en 2012, 2013, et aujourd'hui, donc en 2023, au Mali, donc on l'a dit, au Niger, en la situation, et un peu similaire. On passe de ces images d'amour, de l'IAS à l'époque, des images, donc beaucoup plus négatifs. Mais voilà, donc 2013, 2023, 10 ans de différence, et qu'est-ce qui s'est passé? Voilà, en 10 ans, après cette opération en 2013, qui était donc très rapide et efficace, la France, elle est. Elle est restée! C'est ça, la France est restée! Elle est restée pour assurer ce qu'on appelle le maintien de la paix, donc pour protéger, maintenir la paix, finalement. Il y avait plus de 100 000 soldats français à un moment donné. Ouais, on était 5000, 5000 français pour rester, pour essayer de contrer, pour lutter et continuer. C'était ça, oui, c'était. Voilà, c'était. L'IAS était diminué comme on a dit, mais toujours vivant et toujours présent avec toujours la volonté de progresser. Et en fait, la France, l'armée française est restée pour aider la population locale sur place. Mais c'est vrai que c'est tellement compliqué, en fait. La zone, le Sahel, la zone à couvrir, à protéger, on ne parle pas d'un petit territoire, d'une centaine de kilomètres carrés, c'est très grand. Ce sont, voilà, plusieurs pays, du désert, des dunes de sable. Il y a donc des collines, des reliefs, des montagnes. Beaucoup de tribus qui habite sous cette étoile, en fembre-dé. C'est un bruit travail et c'est compliqué, en tout cas, c'est compliqué à gérer. Par conséquent, la France n'a pas réussi à détruire ces groupes diadistes. C'est même le contraire, finalement, aujourd'hui. Oui, aujourd'hui, on le voit partout, on le lit, un. Les spécialistes le disent. En fait, ces groupes reprennent du poil de la bête. Reprennent du poil de la bête, c'est une expression pour dire que, voilà, ils ont été touchés. Ils ont été hortés, ils ont été frappés, affaiblis. Mais qu'aujourd'hui, ils sont à nouveau dangereux. On imagine une partie de la population sur place et fatiguée par le manque de résultats. On peut le comprendre. Plus de 10 ans, c'est quand même long. Et il voit qu'il n'y a pas de résultats, que l'armée française est la reste sur place. Il y a des résultats, mais peut-être pas à la hauteur de leur expérience. Il y a eu des résultats, il y a eu des groupes qui. ont été diminuées, mais ces rôpes n'ont pas disparu. Peut-être que la population, même certainement, la population sur place est déçu. - C'est sans doute ce manque de résultats qu'on entend du homalie et qu'on entend aujourd'hui, au Niger, chez une partie de la population. On peut le comprendre, quand on se disait. - Et puis ensuite, autre chose, autre élément, c'est que la France reste et elle restera, en fait, l'ancienne puissance coloniale. Le Niger est indépendant depuis 1960, mais on peut aussi se dire que. - Que toutes ces interventions militaires, toutes ces présences françaises, ça peut être interprété comme du néo-colonialisme. Donc du colonialisme modern, une nouvelle forme de colonialisme finalement. Et la France à travers cette opération militaire serait, au conditionnel, j'ai envie d'utiliser, le symbole du néo-colonialisme pour certains. - Oui, en tout cas, pour certaines personnes. On a parlé de ça, il y a une autre raison aussi, qui pourrait, je pense, expliquer cette défiance. - Cette défiance un peu revirement. - Ce changement. - De situation de popularité, en tout cas. - C'est ça. - Alors, là-bas, on afrique sur place. C'est ce qu'on voit, en fait, sur les réseaux sociaux, depuis quelques années, je dirais, en tout cas, quelques mois, peut-être plusieurs années, même. - Jusieurs années, et c'est que je pense intensifier depuis quelques mois. Finalement, c'est l'influence qui change de côté, ou en tout cas, de pays. C'est l'influence. - D'un autre pays extérieur, en fait, qui est l'influence de la Russie, l'influence russe, dans cette tendance, toujours à critiquer, ou à rejeter la France, en fait, depuis, comme on l'a dit, depuis quelques temps, le pouvoir russe de Vladimir Putin, qui est aidé aussi par un autre groupe, qu'on connaît, en tout cas, on en parle beaucoup dans l'actualité, mais ce. - Oui, la ministre. - Cette autre groupe, Wagner, la ministre Wagner, qui sont en fait. - Des paramilitaires, donc. - Oui, des paramilitaires russe. Et pour eux, c'est genre la fonde de l'Afrique, un nouveau terrain de jeu. - C'est ça. - Si on peut le dire comme ça, en gros. - Elle prétend, en tout cas, aider les pays africains, donc elle va apporter de la sécurité. - Plusieurs choses. - Elle apporte la sécurité. - Des conseils. On va conseiller les dirigeants. - C'est ça. Des conseils politiques stratégiques. - Exactement, militaire. Elle va aussi vendre des armes, évidemment. - Qu'est-ce qu'elle a en échange? - Qu'est-ce qu'elle a en contrepartie? - En contrepartie en échange, évidemment, elle va gagner en influence politique. Évidemment, pas seulement, il y a aussi des bénéfices économiques, surtout même. - Surtout économiquement, c'est un très gros avantage pour la Russie. C'est très intéressant, parce qu'elle va. On le sait, c'est officiel, en tout cas, c'est reconnu par les spécialistes et les gens sur place. Elle va exploiter les ressources naturelles, et ce n'est peut-être pas le seuil évidemment. Et on va le voir, mais elle va aussi profiter de ça des ressources naturelles en échange. Et ça, ça se passe depuis quelques temps déjà. - Elle profite de cette situation, elle profite de la baisse de confiance. - Oui, la Russie. - La Russie, oui, bien sûr, elle profite de la baisse de la confiance de certains pays africains à l'égard de la France. La confiance qui est donc touchée, qui est abîmée, voir dans certains cas cette confiance, elle est perdue. - Definitivement. - Elle est perdue, voilà, définitivement, peut-être, ou pas, en verdad, en tout cas, pour le moment. Mais en fait, la Russie profite de cette faiblesse à l'égard de la France pour faire. Pour faire plein de choses. Et notamment faire des campagnes. C'est ce qu'elle fait. Elle fait des campagnes de déstabilisation contre la France. - Et donc, ça se manifeste comment en général, c'est surtout, en tout cas, en tout cas, moi, ce que je vois beaucoup, c'est la diffusion, la publication, la propagation de fake news. - Oui, ça c'est sur elle publique. - Tellement. - Tellement de fausse d'information, qu'on voit sur les réseaux, qu'on voit sur Internet, il suffit de se connecter, je le vois, sur un Facebook, par exemple, sur des pages internet, des pages de médias, francophones, comme, peut-être que vous connaissez, peut-être que vous avez déjà écouté Radio-France International, RFA, qui est très populaire en Afrique. Et là, on voit. On regarde les commentaires sur Facebook. - C'est incroyable. - Tu le vois, il y a toujours beaucoup de fake news. Et souvent, c'est fake news, c'est fausse d'infos, c'est fausse d'information. Elle provienne, elle vienne de ces campagnes, de publicité, ou de fausse d'information, menée par la réussir. - Et puis, ça a l'air de fonctionner. Hier, je regardais la télévision, et j'ai vu des gens, donc, au Niger, qui sortaient dans la rue, avec le drapeau russe, qui allait même couleur que le drapeau français, blanc et rouge, dans l'autre sens. - Mais dans l'autre sens. Et il disait, "Vive la Russie, "vive Poutine, "ils sont séduits par ce leader "et par ce qu'il fait pour l'instant en Afrique." - Oui, ça fonctionne. Ça fonctionne, ça séduit. Et donc, si le message de la Russie passe, le message antifrance passe, et donc fonctionne par conséquent à contrario, la France dérange. C'est assez impressionnant à voir, je trouve, parce que c'est vrai que si la France a fait certainement des erreurs, on n'est pas là non plus pour juger, mais la question qu'on peut se poser, c'est ce que la Russie apporterait plus de bonheur, apporterait au conditionnel, si elle était là, est-ce qu'elle apporterait plus de bonheur, plus de stabilité, plus de sécurité au Niger, que la France. - On n'est pas sûr. - Honnêtement, oui, on n'est pas vraiment sûr. On peut en douter avec ce qu'on voit dans d'autres pays actuellement avec l'actualité. - Et juste avant, je sais que juste avant l'enregistrement du podcast, tu lisais un article et il y avait une phrase super intéressante, dans l'expert. - Attends, je la retrouve. Voilà, donc oui, un expert de cette question-là, de ce problème, en tout cas, de l'actualité en Afrique, disait, dit en fait, à ce sujet, il dit, en fait, sur place au Niger, donc on préfère. Il a dit ça, ce sont ses mots, on préfère se tourner vers la Russie qu'on ne connaît pas, plutôt que vers la France, que l'on connaît trop. Donc voilà. Entre là, on va dire, entre comme on dit, entre la peste et le cholera, une expression française, entre la peste et le cholera, voilà, on choisit l'un des deux, mais entre deux options mauvaises, on choisit la moins pire, comme on dit. Et bah voilà, ça montre bien qu'il y a une forme de fatigue, de la situation de la part des gens dans ces pays africains. - Ouais, et que finalement, on a testé la France, on n'est pas très content, on n'est pas satisfait sur place, donc on se dit, bon, allez, on va voir du côté de la Russie si c'est mieux et au pire, qu'est-ce qu'on perd, qu'est-ce qu'on perd, vraiment? - Ouais, donc en fait, la France a totalement perdu sa crédibilité, ça. - Très clair, très clairement. - Ouais, sur le terrain, la France n'est plus aussi crédible qu'avant. Je crois que dans les années 70, 80, 90, l'image de la France était quand même un peu meilleure, non, on a fait. - Ouais, elle semblait meilleur, elle semblait meilleur, mais c'est vrai que ça s'explique, aussi une autre raison, ça s'explique, donc on l'a dit par plein de choses, notamment l'arrêtçamment la politique, aussi de la Russie et d'autres pays, mais ça s'explique aussi par certaines décisions prises par des décisions politiques et un prise par nos présidents français, successifs depuis des décennies. Parfois, d'ailleurs, il y a une forme d'un compréhension depuis l'Afrique. Il y a la politique française en France, sur le sol français. Elle n'est pas très bien perçue, elle n'est pas très bien comprise depuis l'Afrique. - C'est ça, ça peut être certain propos qui sont tenus dans la politique interne, donc en France, des propos hostile à l'Islam, critiques sur l'immigration. - En fait, oui, tous ces propos là, qui sont destinés aux Français, en France, c'est bien, ça peut cotuler, parfois, c'est des messages contre l'Islam ou au sujet d'Islam, pas contre l'Islam, mais qui concerne des sujets liés à la religion. Ça peut être sur l'immigration des politiques migratoires. Ça, parfois, dans cette partie de l'Afrique francophone, donc c'est genre là, sur place, qui parle français, qui comprennent l'actualité française, il ne comprenne pas. - C'est ça. l'information, ben, à elle. circultellement vite, on est en 2023, il entend, il voit à tout ce qui se passe en France, et leur regard culturel est différent, et donc ça peut créer des réactions d'incorérences ou d'un compréhension et des malentendus. Donc la politique interne française qui n'est pas bien percep, pas bien compris, et ensuite il y a aussi, on va le dire également depuis quelques années, des actions en Afrique et des politiques à l'égard de l'Afrique menées en Afrique qui sont aussi contradictoires ou incorérentes de la part de nos présidents français, des manuels macron, de François Hollande, quelle que soit le bord politique. C'est ça, en gros? La droite ou la gauche? En gros, les présidents disent quelque chose et font un peu l'inverse, même totalement, un exemple. On n'a pas mal d'exemples, on n'a pas mal, commence, on s'écoute. En fait, la France est vue, c'est vrai que la France parfois est vue, elle est perçue comme un pays, je parle en Afrique, dans ces pays-là, d'Afrique francophone, la France est perçue comme un pays qui se veut un peu au-dessus des autres, qui se veut donc supérieure plus fort. Et donc un pays qui peut parfois aussi donner des leçons, on dit, faire la leçon. Sur quel sujet? On va faire, voilà, Emmanuel Macron, Nicolas Sarcosi, on en a plein en tête, même François Hollande peut-être, ils vont faire des discours sur les droits de l'homme, sur la démocratie qu'il faut valoriser en Afrique, il faut respecter certaines valeurs, vous entendez un peu l'ironie, il faut respecter les libertés fondamentales, les fameuses libertés fondamentales sur lesquelles, les politiques, les constitutions du reste du monde doivent être basées, c'est très bien, mais à côté. On ne fait pas ce qu'on dit, par exemple, avec le Chad, je crois qu'Emmanuel Macron a accepté, ou en tout cas, toléré un gouvernement militaire au Chad, pas vraiment démocratique, c'est le contraire de la démocratie, le Chad, qui est un autre pays, il y a un d'Afrique du Lorsque, aussi francophone, voilà, c'est en fait, c'est quelques incompréhensions. Donc il va, voilà, accepter ce gouvernement militaire au Chad, et d'un autre côté, il va le condamner, quand ça arrive dans d'autres pays, avec le Mali, par exemple, et il y a un autre exemple, beaucoup plus récent avec le Gabon. Oui, le Gabon, un autre pays également francophone, c'est très clair, il y a quelques mois, Emmanuel Macron est allé au Gabon, il a été reçu en grande pompe, comme on dit, donc très officiellement, un peu comme le Star, et au le Gabon, on le sait, c'est une même famille, la famille Bongo, en l'occurrence, qui dirige le pays depuis, qui dirige, pardon, parce que là, c'est vrai que c'est très récent, mais il y a eu encore un coup d'État, bref, on va pas entrer dans les détails, mais c'est pas le sujet, mais Emmanuel Macron, voilà, il est allé, il s'est rendu au Gabon, chez un président qui dirige où sa famille le pays depuis 60 ans, et là aussi, on voit quelques incoherents en centre-oeuf, le discours et les actes. Il y a aussi Macron qui est allé au Congo, rendre visite au chef d'État, et lui aussi qui est. C'est celle au pouvoir depuis 40 ans. Oui, c'est pareil, on peut le dire, c'est un dictateur qui est là en tout cas depuis 40 ans. Donc, on le sait, on n'est pas naïf, il y a de gros enjeux, il y a le business, là dedans, des contrats signés à faire respecter, mais quand même, en termes de crédibilité, ce n'est pas génial, tout ça. Ce genre de chose, ça ne passe pas vraiment, en fait, ça ne passe plus chez une partie des Afriquins, et notamment, les plus jeunes, les plus éduqués, ceux qui font des études, ça a une de l'accepter plus. Et pourquoi la France, enfin, on peut se poser la question, pourquoi la France est restée, en fait, ou restent toujours, en Afrique, alors que la décolonisation, c'était il y a 60 ans, quels sont les intérêts de la France à rester sur ce continent? C'est vrai que cette question, on se la pose, même depuis la France, c'est toujours les mêmes questions qui reviennent. Qu'est-ce qu'on fait là-bas, pourquoi la France est toujours en Afrique, finalement, parce qu'aujourd'hui, on a l'impression que ces choix, ces erreurs, en fait, et bien, ça se retourne contre la France, ça se retourne contre nous. C'est ça. Bon, la réponse à notre question, c'est un secret de polychinaile, comme on dit, donc ça veut dire que c'est un secret pour personne, ce n'est pas un mystère. C'est qu'auficiellement, je crois, dans les discours, on va parler de raison sécuritaire. Oui, officiellement, on dit qu'on reste pour la sécurité. On est là pour la sécurité. On le sait, ça, c'est le discours officiel, mais concrètement, il y a des enjeux d'autres enjeux officieux. Officieux, économiques. Économiques qui sont immense, qu'est-ce qu'il y a? Il y a des ressources très importantes, des ressources naturelles qui sont énormes, inimaginables. Il y a quoi? Il y a du diamant? Il y a le diamant? Le platine? Le platine aussi. Le platine, c'est quelque chose de très important. Qui est utilisé pour faire les bijoux mais pas que. Donc il y a le diamant, le platine et le renoir, le pétrole. Le pétrole, surtout. Je crois qu'il y a l'angola et un autre pays aussi. Le Congo. Le Congo. Qui sont des deux grands pays pétroliés et évidemment, ça intéresse la France et ça intéresse d'autres pays. Non, pas seulement d'autres pays. Plins d'autres pays, mais notamment la France. Ça, c'est très important. Vous en connaissez, on connaît tous, nous, c'est vrai qu'en France, on les connaît très très bien, on les voit même sur nos herdes d'autoroute dans nos stations services, mais c'est mondialement connu évidemment, total. L'entreprise, la firme française, total, total énergie, cette grande entreprise multinationale de l'énergie, elle est française. Le Gabon, le Gabon qui fait l'actualité aussi aujourd'hui, c'est un état très important pour total. C'est quelque chose qui est énorme. Parce que le total est présent au Gabon. Oui, total est présent au Gabon, mais pas depuis 20 ans, pas depuis 30 ans, pas depuis 50 ans, depuis j'ai lu, je me suis renseigné depuis plus de 80 ans. 80 ans. 80 ans, donc oui, dans le pays. Donc beaucoup d'argent à gagner, on imagine et c'est énorme. Oui, on imagine mal la France se passer de ces revenus là, c'est impensable. Et puis aussi, il y a l'influence militaire, c'est vrai que ça reste intéressant pour la France d'être présente militairement en Afrique. Je crois que tu as encore une phrase à nous soumettre une situation, ma situation. Oui, une autre situation parce que c'est important de rendre à ces arts ce qui appartient à un sais-art. Il y a un journaliste spécialiste de l'Afrique qui dit en fait, qui résume cette situation et qui dit que la France sans l'Afrique va s'écommer un véhicule sans carburant. Donc la France a besoin de l'Afrique pour avancer. Et je la trouve très intéressant de cette phrase puisque on a beaucoup parlé de l'influence de la France en Afrique et c'est aussi important de souligner que pour fonctionner, la France a besoin de l'Afrique ou en tout cas des ressources de l'Afrique. Donc c'est quand même important de le mentionner. Exactement. Alors, l'avenir. Oui, qu'est-ce qui va se passer? Qu'est-ce qui va faire? La France face à tous ces événements au Mali, au Burkina, au Burkina Faso, au Niger, dernièrement. Alors évidemment, personne sait de quoi sera fait l'avenir, le futur, mais cette dégradation, des relations, ce désamour, cette perte d'amour, d'une partie du continuo africain, on a l'impression quand même que l'avenir est sombre pour la France. Oui. Et je crois que c'est la raison pour laquelle Emmanuel Macron sentit un peu les choses. Il a anticipé en voyant le vent tourner, donc la situation évolué petit à petit, il s'est dit, bon, il faut changer la relation. Il faut être avec ce qu'on a fait, il faut évoluer. Il faut changer la relation, il faut en finir avec le passé et créer quelque chose de nouveau. En fait, on sent, et Emmanuel Macron en éconcient, on sent que le rapport de force change. En français, on utilise beaucoup cette expression de tourner la page, cette image, donc Emmanuel Macron veut tourner la page de quoi. -Tourner la page de ce qu'on a appelé la France Afrique. -La France Afrique, un mot. -Je vais vous comprenez le jeu de mots. -C'est une expression qui est super connue en français, qui est négative et jurative. Et qu'on utilise pour parler de cette relation qualifiée de néocoloniale entre la France et ses anciennes colonies en Afrique de l'Ouest. On utilise cette expression pour parler de ces relations très proches, mais trop proches, entre la France et les anciennes colonies en Afrique de l'Ouest sur le plan économique. Ces relations aussi diplomatiques militaires. On a depuis les années 70-70 depuis l'indépendance de ces pays. -E. Macron voudrait tourner la page de la France Afrique de ce néocolonialisme. Lui, il veut ce qu'il dit, un partenariat plus équilibré et responsable. Ce sont ces mots entre la France et l'Afrique. Quand il dit ça, il sous-entend que jusqu'à maintenant, ce n'était pas le cas, que ce n'était pas équilibré, que ce n'était pas responsable. -En bref, il veut revoir la relation appaisée et la rendre plus normale. -La l'an angle. -La l'égalitaire, comme si la France était faisée du business, faisée des affaires avec les États-Unis, le Canada, l'Australie, l'Espagne, un pays normal. -Un continent normal, en tout cas un continent égale. Il veut supprimer ce sentiment de supérieureité, que on peut ressentir entre la France et l'Afrique. On verra dans le futur, mais c'est de la communication politique. C'est une vraie politique. Comme on dit, la vignère nous le dire. -C'est vrai que la situation sur place évolue. Après le Mali, le Burkina Faso, maintenant le Niger, la situation est explosive. Et pour le moment, il y a pas mal d'incertitude. Après, on le sait, la France ne va pas partir. -Oui, c'est impossible. En tout cas, ce serait impossible. C'est pas le moment. -On n'est pas prévu. -C'est pas prévu à un changement de politique. C'est impossible. Peut-être une présence différente. Oui, mais partir définitivement non parce que, d'autant plus que l'Afrique. -C'est l'avenir. C'est clairement le continent de l'avenir. -C'est l'avenir. C'est le continent qui intéresse tout le monde. Les Etats-Unis, la Russie, comme on a dit, et aussi la Chine. -La Chine. -La Chine, qui je crois un heure, on avait vu un reportage, installe de plus en plus d'entreprises sur place. Pareil avec les émirats. -Les émirats pour le Moyen-Orient. -Oui. -Il sont très très prêts. -J'ai eu le jugal, les émirats arabunis. -Les émirats arabunis, ce pays-là. Et puis, tous les grandes de ce monde, comme on dit, les grandes puissances sont en Afrique. C'est évidemment très important, très bénéfique, d'un point de vue économique. Il y a de grosses affaires du business. C'est clair. Donc, la France aussi veut prendre sa part du gâteau. -Oui, c'est ça, elle veut sa part du gâteau. Mais voilà, comment. -C'est difficile. -Comment combiner ça, comment combiner cette envie de continuer la relation avec le sentiment anti-français qui est présent en Afrique et qui monte. -Oui. Mais peut-être qu'il faudra du temps et que les beaux discours, les grands discours sur les droits de l'homme, par exemple, ne suffisent pas. On ne suffisent plus. Donc, évitez de faire la morale sur certains sujets et à la place, essayez de favoriser ce que Macron a dit, a promis de favoriser, de développer. -Des barrières. -Des barrières n'arrient plus juste, plus équilibrés, une relation plus égalitaire, comme on a dit tout à l'heure. -Oui, on aura. -Comment évoluera la situation au Niger à court terme, en espérant bien sûr que ça aille mieux. -Bien sûr. -On va terminer, bon, avec la recommandation culturelle de Nathan. -Ouais. -C'est vrai. -C'est vrai que dans cet épisode, on a beaucoup parlé des diadistes au début, en tout cas, de cet épisode. On a parlé de ces groupes qui sèment la terreur, qui font peur, au Mali, au Niger, notamment dans d'autres pays, on le sait. Et que la France est allée combattre, il y a maintenant 10 ans. Et bien, à ce sujet, c'est vrai que je vous recommande un film que j'ai vu au cinéma il y a quelques années. Je crois qu'il est sorti, si il met ma vie moire et bonne, si mes souvenirs sont bons, il est sorti en 2014. Et il s'appelle Tim Boutou, qui est le mot arabe de Tombaute-Tou, la ville au Mali. Et ce film est un beau film très grave. -C'est un beau film que j'ai vu aussi. -Qui est une fiction, je crois? -Oui, c'est une fiction, mais c'est extrêmement réaliste. On dirait même, tu souviens, on dirait un documentaire. Ça raconte la vie normale à l'époque, dans cette partie de l'Afrique. Et on voit la vie normale, tout se passe bien, dans un village, en Afrique. Et puis, petit à petit, il y a l'arrivée de ces groupes armées, de ces fondamentalistes religieux, de ces giadistes. Et on voit ça dans les villages, on voit ça dans les villes, on est au Mali. Et on observe ce qu'on constate, c'est le changement, qu'ils imposent, tu te souviens. -Avec la loi religieuse. -Exactement avec la charrière, la chérieure. -Qui les appliques et on est observés. La toute cette évolution, on passe de la vie normale, à une vie, et bien, petit à petit, sans rien. -Je me souviens, c'était le foot et t'interdit. -On interdite le foot, le football, le soccer, on interdit la nuit. -On a eu la musique, on les cigarettes. -Interdiction de fumée. On interdit tout, chaque petit plaisir. Et ce film est très dur, vous pouvez l'imaginer, il est très dur, mais il est très beau aussi, dans son style très émouvant. -Tres intéressants, en tout cas. -Et surtout, en fait, très actuel, malgré la date. Il a été tourné et il est sorti en 2014, mais il est toujours très actuel, puisque, comme on l'a dit, ces groupes geodistes sont toujours présents dans cette partie du monde. -Tim Booktou, on vous laisse, évidemment, la référence et la bananonce dans la description de cet épisode. Et c'est ça, le réalisateur n'est pas français. -Le réalisateur n'est pas français. Il a la double nationalité, il est Franco-Moritanien, mais je crois qu'il est né en Mauritanie, donc, une autre pays de cette zone. Il s'appelle Abdair Amansis, au cobre, on va vous laisser toutes les informations. -Il est très bon film aussi, c'est un bon film. -Oui, il a été salué, comme on dit, par la critique très appréciée. -Il a été. -Oui, les gens ont adoré ce film. -Oui, les gens ont adoré ce film, mais on en a beaucoup parlé en France à l'époque. -Oui, c'est un film à travers duquel on se rend compte que la France aussi n'avait pas vraiment le choix. Il y a 10 ans et que là, on a parlé beaucoup de pourquoi la France était critiquée, mais il faut aussi le reconnaître. On se rend compte à travers ce film que la France n'avait pas vraiment le choix il y a 10 ans. Et que c'était une bonne décision, c'était une décision, en tout cas, nécessaire d'aller libérer, comme on dit, ou d'intervenir pour essayer de sauver ces populations victimes du diadisme. C'est important de le dire aussi. -Merci pour ta recommandation et c'est la fin de l'épisode. -C'est un sujet complexe. -C'est un sujet super complexe. Il faut vraiment faire preuve de nuance. C'est ce qu'on a essayé de faire en vous résument la situation, en essayant d'être le plus clair possible. -C'est une situation qui évolue. -En plus, peut-être que la situation d'aujourd'hui ne sera pas celle de demain. -C'est ça, en tout cas. On espère que vous avez appris des choses du vocabulaire sur ce sujet qui est toujours dans l'actualité, qui fait toujours des bas. Quoi qu'il en soit, n'hésitez pas à nous laisser un commentaire si vous le souhaitez, ou à nous écrire si besoin, on répondra bien sûr. Et en attendant, passer une très bonne journée ou une très bonne soirée, ça dépend de quand vous nous écoutez. Merci. -A très vite. [BLANK_AUDIO]

Podcast Summary

Key Points:

  1. L'épisode analyse la montée des sentiments anti-français au Niger et dans d'autres pays d'Afrique de l'Ouest, suite à un coup d'état au Niger en juillet 202
  2. Les causes incluent l'échec perçu de l'armée française à éradiquer le terrorisme dans la région du Sahel après une décennie d'intervention, et des accusations de néocolonialisme.
  3. L'influence croissante de la Russie, notamment via le groupe Wagner, exploite ce mécontentement pour gagner du terrain politique et économique dans la région.

Summary:

Cet épisode de podcast examine les tensions actuelles entre la France et plusieurs pays d'Afrique de l'Ouest, en particulier le Niger. La discussion s'ouvre sur le contexte immédiat : un coup d'état survenu au Niger en juillet 2023 a renversé le président Mohamed Bazoum, créant un chaos où émerge un fort sentiment anti-français, visible par des manifestations et des attaques contre l'ambassade de France. Les animateurs expliquent que cette défiance n'est pas isolée ; elle suit un schéma similaire à celui observé au Mali et au Burkina Faso, où les forces françaises ont été contraintes de se retirer.

Les raisons de cette colère sont historiques et contemporaines. Historiquement, elle puise dans le passé colonial français dans la région. Plus récemment, elle découle de la perception d'un échec de l'opération militaire française (Serval, lancée en 2013) à éradiquer durablement les groupes terroristes jihadistes au Sahel après plus de dix ans de présence, laissant une population locale fatiguée et déçue par le manque de résultats. Cette présence militaire prolongée est interprétée par certains comme une forme de néocolonialisme.

Enfin, les animateurs soulignent le rôle d'un acteur externe : la Russie. Par l'intermédiaire du groupe paramilitaire Wagner, la Russie profite de ce mécontentement pour étendre son influence dans la région, offrant sécurité et conseils aux nouveaux régimes en échange d'avantages politiques et, surtout, de l'accès aux ressources naturelles, exacerbant ainsi le rejet de la France.

FAQs

L'épisode traite des tensions et de la colère croissante contre la France dans certains pays d'Afrique de l'Ouest, en particulier au Niger, suite à un coup d'État récent.

Ce sentiment est alimenté par des reproches envers l'armée française pour son manque de résultats dans la lutte contre le terrorisme, ainsi que par des perceptions de néocolonialisme et l'influence croissante d'autres puissances comme la Russie.

Un coup d'État en juillet 2023 a renversé le président légitime, Mohamed Bazoum, et le nouveau pouvoir a exigé le départ de l'ambassadeur français, avec des attaques contre l'ambassade de France à Niamey.

La France était une puissance coloniale dans la région pendant plus d'un siècle jusqu'aux indépendances des années 1960, et elle a maintenu une présence militaire et politique depuis, ce qui est parfois perçu comme du néocolonialisme.

En 2013, la France a mené l'opération Serval à la demande du gouvernement malien pour repousser les groupes djihadistes, libérant des villes comme Tombouctou et étant accueillie en héros par la population locale.

Malgré les succès initiaux, l'armée française est restée sans parvenir à éradiquer durablement le terrorisme, ce qui a conduit à une déception et à une défiance croissantes, accentuées par l'influence d'autres acteurs comme la Russie.

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