#66 “Dans l’œil du cyclone”, 2 ans après : comment Coaxis a surmonté une cyberattaque hors normes | Joseph Veigas
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Cet épisode de podcast revient sur la cyberattaque subie par l'hébergeur Coaxia en décembre 2023. Joseph Végas, son directeur général, décrit l'attaque comme un rançongiciel orchestré par le groupe LockBit 3.0, ayant paralysé une partie des serveurs. La réponse a été immédiate : isolement des systèmes, activation d'une cellule de crise avec Orange Cyberdefense et communication prudente. Un enseignement clé est que, grâce à des préparatifs antérieurs comme des sauvegardes externes, aucune donnée client n'a été volée ou perdue, permettant à l'entreprise de résister aux pressions. L'événement a souligné l'évolution rapide des menaces cyber et la nécessité pour les organisations de se préparer en permanence, via une veille active et des partenariats, pour renforcer leur résilience face à des scénarios toujours plus sophistiqués.
J'aimerais remercier le nouveau sponsor du podcast RCA, l'éditeur de solutions pour l'expertise comptable. La mission, c'est tout simplement de vous accompagner dans la transition digitale de votre cabinet. Leur solution phare, mon expert en gestion, la solution compatible pour une facturation électronique maîtrisée avec RCA votre cabinet et sur la bonne voix pour les contacter. Le lien est en description et maintenant place à votre épisode. Veillez, anticipé, échanger, se transformer. Bienvenue dans les experts comptables de demain, le podcast de ceux qui font avancer la profession du chiffre. Je suis Marine et ce podcast vous est proposé par le CEG, un cercle de prospective sur l'avenir de la profession comptable. J'espère que cet épisode ouvrira pour vous le champ des possibles, maintenant prenez place et bon écoute. Imaginez-vous en pleine nuit votre téléphone vibre. Vous recevez une alerte, vos activités sont à laresse. Vos données sont inaccessibles. Vous ne savez pas encore ce qui se passe, mais vous sentez que quelque chose de grave est en cours. Oui, c'est une cyberattaque et à ce moment-là, vous comprenez que tout est en train de basculer. Ce n'est pas une fiction, c'est ce que coaxie, ça vait qu'au 10 décembre 2023. Et si vous êtes dirigeant, comptable, expér aity, et vous pourriez être le prochain. Bienvenue dans ce nouvel épisode. Aujourd'hui, on vous propose un épisode un petit peu spécial. On va faire une lecture de ce qui s'est passé en décembre 2023. Lorsqu'une cyberattaque massive a frappé de plein foie coaxie, ce qui est un acteur majeur de l'ébergement et de la protection des données. Coaxie, c'est éleite d'or sur le marché des experts comptables. Et bien sûr, beaucoup de cabinets ont été touchés et mis à la répandant plusieurs jours. Cette événement, ça a marqué la profession par son envergure. La presse s'en est beaucoup comparée et les heures, les jours et les semaines et même les mois qui ont suivi ont été intenses pour toutes les parties pronentes. Alors aujourd'hui, deux ans plus tard, on vous propose de revenir sur cet événement hors norme de le relire à t'être posé et bien sûr, d'en tirer un maximum d'enseignement. Et pour ça, je suis ravie de recevoir Josef Végas, directeur général de coaxie, bonjour, Josef. Bonjour, Marine. Et merci de m'en recevoir. Je suis vraiment ravie de t'avoir dans l'épisode pour cet épisode vraiment important. On va attaquer d'entrée de jeu dans le sujet. Josef, qu'est-ce qu'une attaque pour toi? Est-ce qu'on peut s'y préparer au regard de ce que vous avez vécu? Une attaque, effectivement, c'est une tentative de prendre la main sur une infrastructures informatiques pour entier des bénéfices. Donc la cyberattaque commence par une paralysie, effectivement, donc, du de l'infrastructure. C'est quelque chose qui n'est pas une panne informatique. Ce qui se rapproche le mieux, c'est le braquage. Donc des personnes extérieures viennent paralysées et arrêter quelque chose qui n'était pas prévu pour sa vêtée. Est-ce qu'on peut s'y préparer bien entendu? On en parlera un peu plus loin, j'espère, mais si on a pu minimiser l'argement de les effets de cet attaque, c'est parce qu'on s'était préparé. Le pot sur lequel c'est toujours difficile de se préparer, c'est forcément, on se retrouve tous, que ce soit nous, ou que ce soit nos clients, donc au laborateur dans un état de sidération, parce que c'est quelque chose qui arrive sans aucun signe, en amant. Oui, on s'y dit avant-correur. Est-ce que tu peux nous redire pour qu'on comprenne bien l'impact que ça a eu? Quelle est votre coeur de métier? On vous dit ébergeurs, l'hidorde, la protection de données, mais nous dire concrètement ce que c'est, et quelle est aussi votre empreinte auprès de la profession comptable? C'est important qu'on comprenne bien pour ceux qui ne vous situent pas, même si votre positionnement est connu de beaucoup, c'est important de le recituer, je trouve. Notre positionnement, effectivement, c'est l'hidorde, et l'impagérence de systèmes d'information pour nos clients. D'accord. La vous dire que nos data centers qui sont situés dans le sud-oise de la France, héberge propose l'intégralité des ressources sur lesquelles nos clients vont pouvoir travailler et nos équipes, donc ce sont des hommes et des femmes qui travaillent tous les jours sur ces systèmes d'information. Infogère maintient d'un condition opérationnelle, formé évolué ces infrastructures pour suivre les besoins de nos clients. Notre impact sur la profession, il est largement connu, puisque nous avons plus de 1000 cabinets qui sont hébergés actuellement chez nous, ce qui fait que ramené au 17-18 000 cabinets qui sont sur le marché français en estimant 1200, 1300 cabinets qui sont chez nous, ont 8-9 % des cabinets français qui sont hébergés chez coaxies. Ok, donc un acteur majeur pour la profession. Alors, j'ai raconté un petit peu en démarrage ce que toi tu as vécu quand tu as appris cette attaque, est-ce que tu peux nous raconter ce qui s'est passé concrètement en décembre 2023 quand l'attaque a eu lieu, c'est quoi le scénario, cette attaque? Le scénario, il est 5 heures et demi-dimatteigne. Je suis cet homme matin où je me suis levée particulièrement en tour. J'étais censé partir sur un ramet d'évou extérieur et j'ai le service de la strente qui me signale par un SMS que ils ont perdu la visibilité sur plusieurs éléments de notre infrastructures. On est toujours la semaine, à ce moment-là, on est toujours la semaine. On est à 20 de l'heure. On est à 28 décembre 2023 à 5 heures et demi-dimatteigne. Le message, si vous voulez, ça peut arriver plusieurs fois par un que les services d'astraente me contactent, parce qu'il y a Téhoutel problématique. La plupart du temps ou quasi intégralement, ce sont pour des problématiques liées à Téhoutel-Cliens ou Téhoutel type d'infrastructures. Là, on parlait ces esquillements de suite inquiétés. On parlait d'une transversalité, effectivement, donc des symptômes. Le chose qui m'a inquiétée, évidemment, donc tout de suite, on a pu échanger avec les personnes de la strente et j'ai décidé de ne pas mourir, donc à mourir des vous, d'annuler immédiatement sur des vous pour aller directement sur le site afin d'être en capacité de comprendre ce qui se passait. Une heure après, j'arrivais sur site et les informations étaient claires et nettes. On était effectivement dans un Zoom-K, donc de cyberattaque puisque plusieurs machines, plusieurs serveurs étaient dans un format qui n'a laissé aucun doute dans ce cas-là. C'est de suite la sidération qui dure quelques minutes puisque on est très vite rattrapé par l'opérationnel, donc le quotidien lié à ce rendu chose. Nous avons décidé un certain nombre de choses qui prefigureraient notamment notre capacité. On le verra par la suite à remonter nos infrastructures. On a décidé tout de suite couper les accès à notre data center pour qu'ils ne soient plus abressables, effectivement par l'extérieur. Et on a monté tout de suite une cellule de crise avec l'entreprise de remédiation avec laquelle nous étions déjà en contrat depuis plusieurs années à savoir au rang de cyberdéferences. D'accord. Vous avez été victime ce qu'on appelle un "rangeron ciel". C'est ça si tu. -Rasqués. -Oui. -Oui. -En gros, c'est des acteurs, donc un groupe d'acteurs malveillants qui bloquent vos accès à vos données et qui sigent une ranson pour les restaurer, c'est ça, le fonctionnement. -Oui. Comme je le dis souvent, on n'a pas été attaqué par un étudiant un informatique d'un zineu-cav à l'image. Et j'ai rien contre l'image, j'ai rien contre des étudiants à l'un point de technique. Il n'y a pas de souci. On a été attaqué à l'époque par le groupe qui était, à ce moment-là, le plus dangereux, l'Ocbit 3.0, qui est un groupe qui avait des accontains de ces largements situés très alestes de l'Europe, si vous voyez à peu près ce que je veux dire. Mais qui avait développé une forme de franchise puisque les enquêtes notamment de la C3 de la chambre de l'Amérique cyber en France en montré qu'ils avaient, on va dire, dans le monde occidental, environ deux sommes franchisés. On en parle comme si il était des franchisés de Tels-Makdo. -C'est des médecins, mais un peu moins. -Makdo, etc. Et deux sommes franchisés, qui étaient à même d'utiliser leurs infrastructures de cyberattaque mais qui étaient en capacité aussi, de pouvoir cibler des entreprises où ils avaient détecté des possibilités pour eux d'extorquer, puisque c'est vraiment le terme d'extorquer de l'argent. -Et grosement, d'ailleurs, l'Ocbit qui a été démantlé si je ne m'abuse assez peu de temps après l'attaque qui a été, donc vous avez été victimes, je crois, début 2024. En action commune, il me semble du FBI, de l'Anci, de la gendarmerie et d'Europe. Donc il a fallu quand même du monde pour aller.
arrêter ces gentils monsieur il a fallu du monde ce groupe a été largement décapité l'une des deux tas de pânes sainte a été arrêté la seconde est encore protégée derrière les frontières de la République d'Oruci mais effectivement d'autres groupes qui font figurent désormais des pouvantimes et logues b3 a été des mentales égaux. Donc on a compris ce qui s'est passé sur le moment, au-touah concrètement, personnellement je vous ai fait ce que t'as ressenti sur le moment quand on t'a appris tout ça et quand il a fallu prendre ces premières décisions. Il faut juste savoir pour comprendre ce que tu ressens donc à ce moment-là ce que c'est il faut aller dans l'ADN, dans notre métier, dans notre métier et c'est celui sur lequel on se présente chez nos clients, chez nos prospects etc c'est la continuité d'activité. Donc d'un ce sens là être obligé d'arrêter les infrastructures affaînes de les préserver et bien entendu c'est ressenti dans les premières heures comme un échec. Là on se retrouve donc avec le fait de essayer de faire comprendre à nos clients que tout ce que l'on avait fait pendant des années etc s'arrêter à ce moment-là, au moment où on avait décidé d'enterrepres donc les actifs du datat d'interrompre. C'est un sentiment d'échec qui est important. Je l'ai dit à l'heure donc plus qu'une surprise vous êtes forcément dans un état de cilération assez important mais par contre l'état de responsabilité donc nous commande au fait qu'il va falloir agir vite. Alors oui qu'est ce que vous avez fait alors pour réagir parce que tu dis on débloque, on débranche l'accès aux données etc c'est quoi la timeline de ce genre de journée complètement dans le qui doit commencer à 5h30. Alors les mesures là on l'a dit donc tout débranché par contre il faut se faire. Tant que l'attaque n'a pas été circonscrite désolé on ne peut rien dire. Pourquoi? Parce que communiquer c'est informer. C'est informer des assaillants qui forcément puisque c'est. Vous savez il ne faut pas s'imaginer que c'est une attaque ordinateur contre ordinateur, serveur contre serveur. Ce sont des humains qui planifiez ça et le scénario à largement été analysé par nos équipes, par les équipes de rémediation, par les assureurs et par les. C'est troisième donc les chandarmes spécialisés dans la cybercréminalité, on était d'un quelque chose qui était parfaitement organisé dès les premières minutes, dès qu'ils ont pu accéder à une première session du collaborateur de nos clients, c'est aller très très vite de leur côté. Ils attendaient forcément, ils étaient à l'écoute des informations qui aurait pu transpirer et tant que on n'avait pas notamment circonscrits, les bombes logiques qu'ils avaient installés et qui étaient en train de. crypter nos machines qui étaient en train de crypter les serveurs, on ne pouvait pas communiquer. - Est-ce que t'appelles les bombes logiques? - En fait, ils ont installé dans l'infrastructure un n'aim pas la capacité d'obtenir ce qu'ils voulaient, puisqu'ils n'ont pu avoir ni extraire des données pour pouvoir les utiliser par la suite, mais également comme moyen de rancons et de pression sur nous, ni pouvoir atteindre les serveurs gardes, ce qui aurait été effectivement quelque chose qui n'aurait jamais empêché ou aurant un tout cas de rancons et de la reconstruction, ils ont décidé au petit matin, juste avant que évidemment des entreprises comme les nôtres reprennent de l'activité, ils ont des idées de l'ancée plusieurs bombes logiques qui sont donc du code qui va venir crypter et rambre inutilisable les bombes et les machines sur les cas sont installés. - Comme ils viennent les gelés, ils utilisent un peu plus les nacans. - Exactement. - C'est une immobilisation, ils sont inutilisables tant que ce que tu veux. - Voilà, il faut juste imaginer Marine que ce n'est pas un truc on off, on a pendant près de 24 heures vu une progressivité jusqu'à ce que nos équipes puissent arrêter ce processus-là, on a vu les machines au fur et à mesure, se crypter jusqu'à atteindre, c'est un chiffre qu'on a largement communiqué, jusqu'à atteindre donc un peu moins d'un car des serveurs qui étaient présents d'un no-bifférende d'atta-center. - Donc en gros, 24 heures après le début, donc en gros samedi matin, le processus se gèle un peu si je comprends bien, on foutant qu'on a la fin du dépanchement de la contamination et à partir de là, ou même en amont qu'est-ce que vous avez fait? - Voilà, là. - Pour prendre ça en main. - Voilà, si ce cryptage s'arrête, c'est parce que nos équipes donc effectivement non qu'on pu la riter. Mais à partir de là, ça veut dire que n'y a plus d'accès vers l'extérieur et ce cryptage, c'est un arrêté, on peut reprendre la main sur les infrastructures. - D'accord. - Donc c'est à ce moment-là qu'on décide, et on est dans la nuit du samedi, du vendredi au samedi, donc du 8 au 9 décembre 2023, c'est à ce moment-là qu'on décide de rentrer dans l'autre phase et de communiquer à ce moment-là sur le fait que nous avons été victime d'une cyberattaque. Donc c'est ce qui arrivera avec un premier communiqué, la primie dit du samedi 19 décembre 2023. Mais également, on savait à ce moment-là, on avait déjà un certain nombre d'informations sur le scénario, sur le fait qu'il n'avait pas pu prendre de donner. Vous me posez la question, tout à l'heure, Marie ne s'averti si elle était préparée. Le fait qu'on avait près de deux ans avant, mis en place un certain nombre d'outils d'analyse qui était un dehors de nos data centers sur des infrastructures que l'on mettrise complètement, etc. On a trois propriétés, mais un dehors de data center nous en permis d'avoir les certitudes sur le fait qu'il n'y avait pas eu d'extorction de donner liée donc à l'opérationnel de nos clients. - Il n'y a pas eu de. - Le plus important pour nous. - Oui, il n'y a pas eu de perdre de données, ça c'est une des conclusions extrêmement fortes de ces attaques. Puisque l'histoire de garde n'en pas été touchée et n'en pas pu extraire des données, c'est un élément en le verra qui a beaucoup pesé dans le cas que nous sommes rendus. On va dire étanche à toute forme de pression et de tentative, donc de pression qu'ils ont pu vouloir faire donc sur nous. - Parce qu'il y a mon même important. - Oui, c'est un élément vraiment important. Avant de poursuivre un mot sur notre partenaire ACD. ACD c'est une solution complétée, collaborative qui s'adattae à votre façon de travailler en sasse ou en onneprémice sur votre serveur. Avec leur plus de 100 partenaires connectés, vous construisez votre environnement sur mesure et côté facturé électronique, soyez serins, avec qui facture et leur plateforme agréée, tout est prêt. Pour on s'avoir plus contacté d'un marché ACD et on revient à notre échange. - La conclusion, on ne peut pas prévoir l'arrivée d'une attaque mais on peut s'y préparer avec des actions comme ça dont tu me parles. La cette mise à l'extérieur de certains éléments de sécurité pour se permettre se prémunir de tels attaques. - Absolument. Tout ce qu'ils ont pu faire nous l'avons vu. Nous l'avons vu, nous avons pu le fournir à, on va dire, les trois enquêtes qui ont suivi ce scénario, l'inclette de la C3N, de la CBR Jean-Darmerie, l'inclette de l'entreprise de rémediation, donc que nous avions choisi, au rendu cyberdiffinces, mais également l'inclette nécessairement qui arrivera un petit peu plus tard de l'insomme des assureurs. - Tout ce conclut au fait que vous avez mis en gros couvert les différents cas d'usage qui ont eu lieu dans cette attaque, c'est ça? Tout son conclut que non seulement le scénario n'était pas tel qu'il était donc évitable, et tout son conclut que co-axis n'avait pas exposé ses clients à un d'ingé qu'ils auraient pu éviter. Et c'est quand même chose qui nous a rassuré, même si la dernière occlusion est arrivée prédonnant après cet espératèque. - Ok, d'accord. Avec le recul deux ans après, on a en 2025, fin 2025, comment est-ce que tu relis cet attaque aujourd'hui deux ans après? - Alors, l'impact est toujours là, c'est quelque chose que tu as fait.
qui forcément vous qui en a une espèce d'hypervigilence, cependant on a quand même essayé de regarder cette problématique sous l'angle plutôt du verre à Monti-Plaing qui nous a permis effectivement de comprendre à tous pas qu'à nous puisque j'ai été énormément de sollicités en continu donc encore. Donc sur le fait qu'il y a un véritable déplacement de la menace qui est arrivé courant de l'année 2023. Si vous voulez, 2022 a été une année particulièrement faible en termes de menace liés à les vénements de l'entrée en guerre donc de la Russie donc en Ukraine et au fait qu'il y avait à l'époque donc sur ces groupes de cyber-assayant, il y avait beaucoup de relations entre la Russie et l'Ukraine. Ces choses-là donc ces impacts là liés à la guerre, donc en Russie, ont obligé à une reconstruction de ces groupes-là. Cette baisse a été donc sur plusieurs mois, elle a été constatée par tous les spécialistes mais fin de l'année 2023, il y a eu effectivement donc une recrue des sens avec un véritable déplacement de la menace, des scénarios qui n'étaient pas donc des scénarios habituels. Je ne fais pas rentrer dans le détail, une technique qui est assez complexe donc à comprendre, mais je vais inciter donc un ou deux. Par exemple donc les attaques via des les ports scan pour faire simple donc de photocropieurs par exemple, ce sont donc donc développés donc à ce moment-là. Le scénario avec lequel donc on a été attaqué est un scénario qui ne peut viser que des gens de notre taille avec un certain nombre donc d'infrastructures etc. Et c'est là qu'on a vraiment sainti donc un déplacement de cette menace et on a attiré tous des conclusions assez importantes en termes de préparation en termes d'analyses des menaces, c'est à dire qu'on n'a peu plus ce contenté de choses qui se sont passées. Il y a quelques mois, il y a quelques années, on est obligé d'être au plus près de ces menaces et c'est quelque chose qui fait l'objet de notre part avec nos partenaires, d'une analyse permanente de l'évolution des dansures. On avait toujours l'habitude de dire qu'ils sont toujours plus forts que les experts en cyber parce qu'ils ont toujours une preine d'avance, on a tous essayé et je pense quand même que c'était quelque chose donc à faire de réduire ce délai entre l'apparition de nouvelles menaces et la façon de s'y préparer. - Et l'on s'en nécessite de veiller un maximum, de se regrouper et tu parlais d'orange cyberdéfense, c'est partit de ce genre d'organisation qui peut-être vous mettre avec des acteurs sur lesquels vous allez réfléchir à des techniques pour protéger. - C'est exactement ça. On travaille toujours à la main avec organici cyberdéfense, mais on va également chercher nos informations aussi ailleurs parce que les données sont un petit peu partout sur le internet terrain et qu'on a besoin de comprendre les choses. Et l'abesoin aussi, et c'est aussi un sujet assez important, c'est de faire comprendre aussi à nos clients, à nos partenaires, que cette menace évolue et que certains jugés doivent être traités avant même que les premiers effets apparaissent. - Oui. - Et pour qu'on en exemple cet été, nous avons été amenés pendant deux jours à couper les accès, donc à une technologie particulière, il y avait eu une alerte, notre début de 5/10 d'un opérateur américain, expliquant qu'il y avait eu plusieurs attaques dans les dernières heures. On ne parle même pas de quelque chose dans les derniers jours ou dans les dernières semaines. On parlait dans les dernières heures, nous avons préféré pendant trois, quatre jours couper cette technologie-là, donc à l'attendant les solutions de contournement de cette potentielle faille. Et c'est des choses sur lesquelles les acteurs étaient moins vigilant, peut-être, donc il y a quelques années. - Les objectifs des attaques ont obtenu cette transson, mais je sais pas si vous avez le droit de dire qu'elles souhaitent aussi une de la gendarmerie en matière de message sur cette conclusion. Alors, mais qu'est-ce que tu peux nous dire deux mots sur est-ce qu'ils n'ont atteint ou pas leurs objectifs? - Oui, parce que maintenant je peux en parler. Donc, et Marine, vous êtes la première, donc effectivement, qui en répond sur cette question-là. On y répond maintenant pour deux raisons, d'abord parce que les deux ans après et que c'est passé du temps, et deuxièmement parce que aussi, ce n'était pas intendable. C'est-à-dire que je vais commencer par dire non les objectifs, donc des assayants n'ont pas été atteints. Et certaines de mes clients qui probablement écoutent ce podcast, vont dire comment ils peut dire ça. On a été paralysés pendant 15 jours, trois semaines. Non, leurs objectifs n'étaient pas forcément de paralysés des cas d'experts comptables. - Oui, ils se leurvent d'une belle jambe, ça quasiment, c'était pas ce qu'ils voulaient, ils voulaient quoi, là. - Alors, ils voulaient, eux nous contraindrent à payer nos insons, ce qui n'a pas été le cas. Malgré une revendication en grande pompe, tout le monde s'en souvienne, avec une menace de dévoiler six archives de téléchargement, etc. Donc il n'y a jamais rien eu puisque on le sait. La seule remonté de donner ce sont, on a toujours dit, des données techniques qui étaient de moins 500 Miga au total, et on voyagait entre nos data center et leurs infrastructures. Since à Miga, c'est même pas la moitié de la plus petite clé USB que vous avez dans une tiroir très salle de Miga. Il faut juste se dire que, à ce moment-là, chez Coaxis, nous stockions, à me donner vivre l'équivalent de environ 2,5 pt a octet. - C'est même parce que ça représente un ordre de grandeur. - Je vous donne une image, ça représente de mémoire environ 627 000 films HD. C'est-à-dire plus que l'intégralité du catalogue de Netflix. - D'accord. - Donc ce qu'il veut dire au coût, ça veut dire que ça voyage pas comme ça de vieux le fait à octet. Donc leur objectif était d'extra-dédonner pour pouvoir les utiliser. - C'est ce que vous pouvez faire. - Et nous obligé à négocier avec chose qu'on n'a jamais fait, nous n'avait rien jamais eu le moins de contact avec nous, qui sont refusés. - Le régulé, le régulé, le régulé, le régulé. - Le deuxième truc, et qui est important et ça, il faut que les gens le tiendent. Notamment donc au travers de ce qui se passe actuellement puisque les cyberattacks ont continué malheureusement. C'était aussi un ayant de ces informations pour pouvoir s'inservir pour monter de l'ingénierie cyber. D'où viennent les informations qui font que un jour, Marina, vous recevez un coup de fil, ou vous recevez un mail particulièrement informé, qui vous dit, "Marine, votre abonnement à ceci, ou votre position sur votre compte-am-bank, ou votre contrat avec tel ou tel, donc un reprise, avec des numéros qui sont parfaitement exacts, etc. viennent pour la plupart d'informations récupérées lors de cyberattacks que on a parfois tendance donc à considérer comme on est en pas très très grave. Il y a eu des attaques sur des opérateurs téléphoniques, sur des agents de ce gouvernement mental liés, par exemple donc à la recherche d'emploi, d'accord. Et j'aime pas, il récupère donc des informations où parce que soit disant, il n'y aurait pas eu de remonter de moyenne de paiement, qui était exposée ou de rie, ou de ceci ou cela, que ça suffit pour garantir le fait que l'Europe a d'impact, c'est faux. Et là, c'est pareil, donc aucune information n'a pu être remonter des data centers de coaxies, ou voir s'inservir pour faire de l'ingénier iceberg. C'est un ceci que l'on dit, les données de nos clients ont été protégées, l'impact, on va dire, donc en reconstruction des données a été extrêmement faible, limite et pour la plupart à une journée de travail qui l'a fallu effectivement à non-crocer, parce que nous avons fait le choix de ne pas utiliser les sauvegards du jour de l'attaque, c'était une précaution qui a été validée, donc avec l'entreprise de remédiation avec laquelle donc nous travaillons, donc on aurait eu un chibère des fins. Et si vous voulez, nous n'avons pas non plus donc payé de rinsons et personne n'a pu utiliser donc ces données-là. Donc, ça va ce que je dis, effectivement, les objectifs des attaquans n'ont pas été atteints. d'apprendre de vivre maintenant client.
on sait qu'il y a eu de la crispation sur le moment avec cette immobilisation de certains cabinets. On sait que ça a été difficile aussi pour eux et on comprend complètement. Mais avec ce que tu apporte comme élément, on a l'ensemble de la situation bien en tête. Comment est-ce que ça a eu des conséquences sur les relations entre. Si c'est ces clients, ça c'est une question, je me pose. Est-ce que tu peux te dire demain? Forcément, d'autant plus que à ce moment-là, on est fin 2023, les cyberattas que d'un me pleur comme ça, qui ont la vue donc se sont développés par ailleurs, ne sont pas encore aussi bien, on va dire dans l'esprit de tout le monde. Beaucoup associés à un peu à l'époque, à une panne informatique. C'est leur fournisseur qui était un cause, il y a eu forcement, des tensions. Quand on a voulu expliquer un ou aux clients, ce qui a pu se passer, ils étaient également des victimes de cet cyberattaque. Ils avaient un impact sur la capacité à continuer à travailler sur les relations avec leurs propres clients, donc ils s'en traînaient pour certains, ils font une crainte importante sur leur capacité à continuer leur activité. Cependant, pour l'immense majorité des clients, on a eu beaucoup de soutien, on a eu des propositions de certaines mêmes, de mettre à disposition puisqu'on n'a pas que des entreprises qui n'ont pas de responsables informatiques, on a eu des entreprises qui ont des compétences et qui nous ont proposés, même de mettre à disposition ces compétences pour nous édresser. Effectivement, il y a des besoins de notre côté. On a eu une mobilisation en intense de nos collaborateurs, qui a été extraordinaire, qui nous a permis de raccourcir les délais, même pas dire, encore là, les premiers délais que nous avons annoncé l'entreprise de rémédiação, tout ce que je peux dire, c'est qu'on a divisé un gros par trois par quatre les délais que nous avait annoncé, donc au départ, l'entreprise de rémédiação. Ca a été effectivement quelque chose, donc une communication de crise assez difficile, parce que là aussi, c'est quand même quelque chose qui était nouveau pour nous, pour le moment qui en était raide, c'était qu'on se retrouvait dans un état, dans lequel les data centers ne fonctionnaient plus, et ils étaient tous orientés sur la remontée d'édomer, et ça, c'était quand même quelque chose qui était quand même difficile en prendre donc à ce moment-là. J'ai un entreprise-moi, une exercice de communication post-crize, effectivement, qui nous a permis d'expliquer, de répondre aux questions des uns, des autres, et encore récemment. Je me suis livré à cet exercice lors de différentes tables ronds, etc. J'ai le sentiment que pour tout le monde, c'est maintenant quelque chose qui est parfaitement compris, qui s'agit d'un danger auquel ne leur expose pas forcément leur partenaire ébergeur et infogéror, mais que c'est quelque chose qui clairement identifié comme quelque chose d'externe, et pour elle, on a tous une responsabilité, y compris nos clients. - Non, ce que je comprends, effectivement, il y a de la pro-est, quelque part derrière cette issue, qui est alors. C'est difficilement en temps d'able, mais qui est plutôt positif de cette crise, c'est cette absence de fuite d'ingénierie, hibert qui aurait pu se gréffer et créer une deuxième vague, quoi, de dégâts. - Absolument. - Donc là-dessus, je pense que c'est quelque chose qu'on peut repréciser et replacer dans les change, parce que c'est ça. - Pour tout une plus sphéliste avec lesquels nous avons échangé par la suite, était quand même ravi du fait qu'il n'y ait pas eu cette expression, parce que c'est un petit peu comme pour un tremblement de terre, il aurait eu, comme le même de faire, initial, et derrière les répliques qui auraient eu être effectivement, donc liés à ces informations qui sont mon nom. - On va s'approcher de la fin de cette échange, Joseph. Est-ce que tu asaurais pour nos auditeurs des conseils ou des éléments, un peu, dans ces numents, ce qu'on voulait de cet épisode, à partager sur cet événement, qu'est-ce que tu voudrais donner aux personnes qui nous écoutent? - Tout d'abord, le fait que le danger est permanent, même maintenant, on le voit en permanence, on continue à avoir des tentatives d'attaque, qui sont déjouées, c'est pas quelque chose, comme un cyclone qui est passé à mon mandôner et où on va aller vers de la reconstruction, le danger est toujours là, ça c'est clair. Personne ne peut s'estimer à l'abri de ce danger. On parle encore beaucoup d'entreprises qui disent, mais moi, personne ne me connaît, je fais un million de rôles de chiffres à faire, mes clients sont tous regroupés, 15 kilomètres autour de mon entreprises, ils ne me connaissent même pas, c'est pas votre taille, il y a que le charge ne s'évoque pas. Ça, c'est quelque chose qu'il faut savoir, il faut que les équipes, même celles qui ne sont pas des spécialistes informatiques, soient conscients de ces dangers. Je vois trop, moi, des scénarios de fishing, qui vont jusqu'au bout des clients, chez des entreprises qui me contactent, parce qu'on n'a pas mis un place, les bons process, on n'a pas formé les équipes assez risques là, et il faut instaurer dans l'entreprise, que l'entreprise de service industrielle, agro-alimentaire, d'informatique, etc., instaurer une culture de vigilance permanente sur tout ce qui peut se passer. Et est-ce que tu peux nous dire, pour conclure cet échange, comment est-ce que ça t'a changé, alors, personnellement, professionnellement, on est une personne unique, au travail et dans la vie personne. Donc, est-ce que ça est comment est-ce que ça t'a changé, toi, cette expérience? Ça m'a changé, dans le sens, bon, d'abord, que c'est quelque chose que l'on ne peut jamais et puis, j'ai pas vocation, donc, gomer ce qui est, ce qui s'est passé à ce moment-là, ce qui s'est passé à ce moment-là, donc, était quand même quelque chose, donc, d'assets particuliers, je donnais juste une anecdote, je n'ai aucun souvenir, mais quand je dis aucun souvenir, c'est, il faut vraiment se dire ça, c'est comme si je n'en l'avais pas vécu, par exemple, de la soirée du Noël 2023. C'est comme si le discodure qui me tienne de cerveau était totalement occupé par ce que j'avais d'un côte. Je suis incapable de vous dire ce que j'ai mangé ce jour-là, et Marine, ou qui m'oconnaissait bien, je suis encore le plus étrange, probablement, incapable de vous dire quel vin j'ai bu ce jour-là, alors que tout le monde qui m'oconnaise, save que j'ai des anecdotes dont qui rendent plusieurs dizaines d'années, des fois sur certains veignes, donc je suis incapable. Par contre, profissionnellement, c'est évident que l'on aborde, d'ingé, que l'on a toujours devant nous, comme ton n'est pas que jute d'un semiter là, de toute façon ci demain, je devais passer dans un entremetier complètement différent, ce d'ingé de la cyber, sauvait toujours là, avec beaucoup de visu-là, ça avait plus de proactivité dans la gestion des risques, et avec soyons claires, désormais, une capacité de traiter ce genre de chose qui est complètement différente. Donc c'est. Ce qui ne nous tue pas, nous rend plus fort, j'ai l'impression, quand même, sur ce sujet. On est un train de le vivre, en tout à fait. Merci beaucoup, Joseph, pour cette. voilà, ce témoignage, cette relécture deux ans après, c'était très intéressant de le préparer et de le relater ensemble, donc merci beaucoup. Merci beaucoup, Marie. À bientôt. Au revoir. Merci pour votre écoute. Si cet épisode vous a plu, n'hésitez pas à le partager autour de vous. Pensez à vous abonner sur les plateformes d'écoute pour découvrir de nouveaux contenus exclusifs. Et pour en savoir plus sur le CEG, rendez-vous sur expérengestion.fr, le lien est dans la description. À bientôt.
Podcast Summary
Key Points:
Introduction d'un nouveau sponsor et présentation du podcast axé sur l'avenir de la profession comptable.
Récit détaillé d'une cyberattaque majeure subie par l'hébergeur Coaxia en décembre 2023, décrite comme un rançongiciel (ransomware) par le groupe LockBit 3.
Réponse immédiate de Coaxia
Conséquences positives malgré l'attaque
Enseignements tirés
Summary:
Cet épisode de podcast revient sur la cyberattaque subie par l'hébergeur Coaxia en décembre 2023. 0, ayant paralysé une partie des serveurs. La réponse a été immédiate : isolement des systèmes, activation d'une cellule de crise avec Orange Cyberdefense et communication prudente.
Un enseignement clé est que, grâce à des préparatifs antérieurs comme des sauvegardes externes, aucune donnée client n'a été volée ou perdue, permettant à l'entreprise de résister aux pressions. L'événement a souligné l'évolution rapide des menaces cyber et la nécessité pour les organisations de se préparer en permanence, via une veille active et des partenariats, pour renforcer leur résilience face à des scénarios toujours plus sophistiqués.
FAQs
Une cyberattaque est une tentative de prendre le contrôle d'une infrastructure informatique pour en tirer profit, souvent en paralysant les systèmes. Pour s'y préparer, il est essentiel de mettre en place des mesures de sécurité proactives, comme des outils d'analyse externes et des plans de continuité d'activité.
L'attaque a touché près d'un quart des serveurs de Coaxie, paralysant temporairement ses services. Cependant, grâce à des préparatifs antérieurs, aucune donnée client n'a été perdue ou extraite par les assaillants.
Coaxie a immédiatement coupé les accès à son data center, monté une cellule de crise et collaboré avec des experts en cyberdéfense comme Orange Cyberdefense. Ces actions ont permis de circonscrire l'attaque et de communiquer rapidement avec les clients.
Un ransomware est un type de cyberattaque où des acteurs malveillants bloquent l'accès aux données et exigent une rançon pour les restaurer. Il implique souvent l'installation de 'bombes logiques' qui cryptent les systèmes pour les rendre inutilisables.
Cet événement souligne l'importance d'une préparation constante face aux cybermenaces évolutives. Il est crucial de mettre à jour les protocoles de sécurité, de surveiller les nouvelles menaces et de collaborer avec des experts en cybersécurité.
Coaxie est un hébergeur et infogéreur majeur pour les cabinets comptables, avec plus de 1000 clients, représentant environ 8-9 % des cabinets français. Elle assure la gestion et la protection de leurs systèmes d'information.
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