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56- Ecrivain, ce n'est pas un métier...

13m 30s

56- Ecrivain, ce n'est pas un métier...

Dans ce premier épisode du podcast « Rêve d’auteur », Audrey Martinez aborde la vision française de l’artiste, souvent perçue comme un être inspiré par une muse divine, possédant un talent inné, ce qui réduit l’art à un simple hobby ou une passion, et non à un véritable métier. Elle critique cette conception qui dévalorise le travail artistique et empêche de considérer l’art comme une profession légitime, pouvant être rémunérée. En réalité, devenir auteur professionnel nécessite un apprentissage continu, de l’entraînement et du travail, à l’image d’un musicien ou d’un sportif. L’écriture s’apprend et se perfectionne par la pratique, et les auteurs indépendants doivent également maîtriser des compétences entrepreneuriales (marketing, comptabilité, édition). Audrey encourage à se former sans honte, à accepter de ne pas tout savoir et à demander de l’aide pour progresser. Elle souligne qu’il est normal et juste de vivre de sa passion, et que les critiques viennent souvent de ceux qui n’osent pas se lancer. L’épisode se conclut par une invitation à embrasser le métier d’écrivain comme une profession à part entière, avec ses défis et ses récompenses.

Transcription

2408 Words, 13819 Characters

French
[Musique] Bienvenue à tous, je suis ravie de vous accueillir sur mon podcast. Je m'appelle Audrey Martinez, je suis créatrice de contenu et hauteur de roman. Reve d'auteur est un podcast qui est publié chaque semaine, dans lequel je livre "Mon expérience et mes réflexions" sans tabou et sans langue de bois. Mon but est tendez des les auteurs à réaliser leur rêve des critures, allez au bout de leur projet et à vivre du métier décrit main. Vous pourrez retrouver de nombreux conseils d'écriture, d'auto-édition ou encore de promotion sur ma chaîne YouTube, sur le site rêvedoteur.fr ou encore sur mes réseaux sociaux et notamment Instagram. N'hésitez pas à vous abonner en podcast, à laisser un petit avis 5 étoiles pour me permettre de faire connaître mon contenu et d'aider un maximum d'auteurs. C'est parti pour l'épisode, bonne écoute! [Musique] Bonjour à tous, j'espère que vous allez bien. On se retrouve pour le premier épisode de podcast de rêve d'auteur du mois de décembre et j'avais envie de vous parler d'un sujet important, intéressant, j'ai envie d'y dire plutôt français. En tout cas, une vision assez française. C'est, vous savez, cette vision qu'on a de l'artiste en France. Alors je parle de la France, mais bon, je ne me jine que c'est peut-être pas le seul pays, mais je crois qu'en France, c'est quand même assez fort. Cette vision de l'artiste, inspirée, la muse, le talent, ce don qu'on aurait presque à la naissance pour un art en particulier. Et qui, du coup, s'oppose à la vision de l'artiste professionnelle du métier, du fait d'avoir un travail en tant qu'artiste. En fait, en France, on a la vision de l'artiste, plus comme un hobby, une passion, mais pas un métier, pas un travail qui rapporte de l'argent. C'est pas quelque chose qui nous permet de vivre. Ça ne permet pas de vivre et on ne devrait même pas en vivre. Puisque c'est un paston, c'est un hobby. On le fait par plaisir parce qu'on aime, c'est à parce qu'on est passionné parce qu'on a du talent. Pourquoi pas? Mais sûrement pas pour en vivre, pour gagner de l'argent ou pour vendre ses oeuvres. Ça, on devient presque, on te de se faire payer pour ses oeuvres artistiques. On devrait avoir honte de demander de l'argent et c'est on te de devoir payer pour se procurer des oeuvres en lien avec le domaine artistique. En fait, on a cette vision de l'artiste. Vous savez cette espèce d'inspiration divine. Cette puissance de l'inspiration, ces idées qui viennent et qui frappent l'artiste qui d'encouent entre en trans, se coupe du monde et des autres et complètement seul solitaire dans son chalet, dans sa campagne, dans sa maison, dans son appart qu'importe. Et qui ne doit pas être coupé et qui doit rester avec sa muse et avec son histoire ou son tableau ou sa musique en fonction de l'artiste et qui ne vit que grâce à cette inspiration. C'est à dire que c'est cette espèce d'inspiration divine de muse qui n'a rien à voir avec le travail ou avec un métier. C'est vraiment cette passion, cette fulgurance, ces idées fulgurantes qui frappent l'artiste et ils l'entrent en trans pour produire son œuvre. On est d'accord quand on est soit même artiste et en l'occurrence quand on est hauteur, on est bien loin de tout ça. Alors oui, évidemment, on a parfois des fulgurants, des idées, comme ça, une inspiration qui nous vient en don de séhous. Oui, bien sûr, on a tout suivi ces moments où d'un coup ça coule de source et tout nous vient facilement. Mais on sait aussi quand on a hauteur qu'il n'y a pas que ça, que le reste et du travail, c'est des réflexions, c'est du temps passé à s'inspirer, c'est du temps passé sur ces carnais à travailler son histoire. C'est des heures de travail, des heures à pofiner des phrases, à surveiller les répétitions, attraquer les verbes ternes, à remudifier ces phrases, ces paragraphs, à regarder le rythme et de son histoire, à pofiner ces dialogues bref. On est bien loin de l'écrivain inspiré qui a un talent, un don hyné, quelque chose qu'on ne peut pas lui enlever et que lui seul a, et qui ne nécessite rien d'autre en fait, c'est comme si d'en coup l'écrivain balancé le premier gé sur son clavier ou sur sa feuille, et puis c'est bon. L'histoire est parfaite, c'est un ché d'œuvre. Donc, à réalité, on est d'accord, on est très loin de cette image-là, et surtout, ce qu'il ne faut pas oublier, est-ce qu'il faut vraiment intégrer, quand on veut devenir auteur et notamment quand on veut devenir auteur professionnel, ça marche pour les autres types d'artismes, et aujourd'hui évidemment, je me concentre un peu plus sur les auteurs, c'est que ça se travaille. C'est un métier, ça s'apprend, et ça se travaille l'art d'écrire ce travail. Un musicien qui veut composer une musique, une mélodie, qui veut apprendre à jouer d'un instrument, va s'entraîner. Il ne va pas savoir jouer du piano ou de l'éguitard, comme ça, en un claquement de doigt, dès qu'il va toucher l'instrument, évidemment que non. Il va s'entraîner, il va essayer, il va tester, il va tenter des mélodies, il va se tromper, il va se gourer, il va faire n'importe quoi, ça va se naeffo, et puis il va réessayer, puis peut-être qu'il va prendre des cours, qui va suivre des vidéos sur YouTube, pourquoi pas, qu'il va avoir un professeur particulier ou acheter des livres qu'il lui permette d'apprendre à jouer de l'instrument. Un photograph, il apprend en faisant des tests, il apprend à gérer la lumière, le cadreage, les angles, les jeux de couleur, le agiré son matériel, quelle matériel adoptée, quelle est le mieux pour lui en fonction de la situation. Un chanteur, il va prendre des cours de chants, il va chanter souvent, il va s'entraîner d'abord, par exemple, sur les chants sont des autres. Il va répéter, un importe qu'elle chanteur, où musiciens répètent, fait des répétitions, avant de se produire devant les autres. Un peintre, c'est la même chose, on ne devient pas peindre d'une manière futue, durant le jour au lendemain. Peut-être qu'on a déjà une espèce de don ou une facilité pour certaines choses, on peut avoir une facilité, d'ailleurs, je préfère le mot "facilité à don", mais on peut déjà avoir une facilité, un œil particulier, une oreille musicale, on peut avoir ce genre de chose qui nous aide et qui nous pousse sur ce chemin-là. Mais un peintre, il va tester les couleurs, il va tester peut-être diverses techniques, c'est normal, et chaque artiste, s'entraîne, tout comme un sportif, s'entraîne, pour devenir meilleur, pour améliorer ses performances. Quand on s'entraîne à un marathon, on se pointe pas le jour du marathon, disons, c'est bon, les doigts dans les mois, c'est facile, je sais marcher, donc je sais courir. Non, pas du tout, c'est pas parce qu'on sait écrire, qu'on sait écrire un roman ou devenir écrivant, ce n'est pas la même chose. Pour le sportif, c'est pareil, c'est pas parce qu'il sait marcher ou courir, qu'il va pouvoir aller faire un marathon, gagner un marathon, c'est pas parce qu'on sait conduire une voiture, qu'on peut devenir un pilot de course. Vous voyez l'idée? C'est que on doit s'entraîner pour s'améliorer, pour maîtriser son art. Donc, artiste ne veut pas dire talent inné, inspiration divine, créations spontanées, sans cadre, sans entraînement, sans apprentissage. Ce n'est pas parce qu'on apprend, qu'on brise sa spontanéité ou sa créativité, pas du tout, on la meilleure, on la nourrit, on la développe, on muscle son esprit, on muscle son art, c'est super important. Et donc pour s'améliorer, on doit apprendre, on doit travailler dur, et on doit s'entraîner. Ça, ça conserve les jeux d'écriture, ça, ça, que serve toutes les formations qu'on peut trouver en ligne ou dans les écoles, ou les masters. Et c'est pour ça aussi qu'on doit écrire, parce que évidemment, c'est en écrivant qu'on s'entraîne. La théorie, c'est bien beau, mais c'est la pratique qui compte. Donc, il faut s'entraîner et plus on écrit, plus on produit de romans de histoire et plus on s'améliore, plus c'est facile. La deuxième chose sur laquelle je voulais rebondir au-delà de cet aspect, vous savez, dont, à l'enginer, inspiration, au métier artistique, c'est le mot métier justement. C'est que c'est un métier. On peut devenir écrivant professionnel, hauteur professionnel, romancier professionnel, qu'importe le terme que vous adoptez, on peut en vivre. On a le droit d'être rémunéré pour ça. Ce n'est pas parce qu'on est passionné par un métier et ce n'est pas parce que c'est artistique, qu'on ne devrait pas être payé, rémunéré pour ce qu'on fait. Ce qui dit ça, honnêtement, ce sont des rajeux. Pourquoi est-ce que un facteur, un comptable, un chauffeur, un vendeur, devrait être rémunéré pour son travail et pas un artiste? C'est aussi un travail. On y passe des heures et des heures et des heures et souvent, bien plus que dans d'autres métiers, parce que quand on est habité par un art, par une passion, on les habitée à 24 concrètement. On est tout le temps dans ces histoires, dans ces romans, parce qu'on est habité par ces personnages et par l'envie d'écrire le besoin d'écrire. Et ce n'est pas parce qu'on est passionné qu'on ne doit pas être rémunéré, je le répète. C'est presque une honte, hein. C'est honte, en France, d'être rémunéré et doser demander une rémunération pour ça. Mais j'ai envie dire ce qui critique, ben il n'en casse devenir odeur et qu'il y a de romans, ainsi c'est si facile et qu'on m'aéri de pas un salaire, allez-y, faites-le, apprends-le, reparle. Et d'autant plus, d'autant plus, quand on est un auteur indépendant. Évidemment, ici on parle beaucoup d'auto-édition, vous le savez, ce podcast est destiné plus aux auteurs indépendants, voire hybrides, cause-auteurs publiant de maison d'édition traditionnelle. Bon, évidemment, il y a plein de choses qui se recoupent, donc il y a des sujets qui sont valables pour tous les auteurs, mais j'ai envie de parler des auteurs indépendants, là c'est que quand on a un auteur indépendant, on n'est pas que hauteur. Parce qu'on est aussi entrepreneur, on est éditeur, on est son chef d'entreprise. C'est nous qui décidons de tout de la couverture du marketing, de la communication, de la mise en page, de l'histoire évidemment de ce qu'on va mettre en place. place ou non, enfin bref on décide de tout. Donc on n'est pas que hauteur, on est hauteur indépendant, ça veut dire qu'on est chef d'entreprise et donc il y a plein d'autres choses qui entrent en ligne de compte. Il faut savoir gérer son entreprise, il faut savoir comment faire la promotion de son roman, comment vendre son roman, comment communiquer autour de son roman. Il faut aussi gérer tous les détails techniques, tout ce qui est publication, formalité administrativée, autre, il faut gérer sa comptabilité, son entreprise en elle-même. Donc tout ça, ça s'apprend. On ne peut pas tout savoir du premier coup. Quand on se déclare autour entrepreneur, c'est pas non plus iné, il faut apprendre comment faire sa comptabilité, comment créer un site internet, comment faire la promotion de son roman, comment faire une couverture ou en tout cas qu'elle est la couverture adaptée à son roman. Il y a plein de choses qu'on doit apprendre. C'est pour ça qu'il ne faut pas avoir peur de se former, il ne faut pas avoir peur de dire qu'on ne sait pas et ne pas avoir peur de demander de l'aide ou en tout cas de faire appel à des personnes qui savent ou qui peuvent nous aider ou nous conseiller. Il ne faut pas avoir honte de tout ça parce que c'est normal d'apprendre et c'est normal de ne pas tout savoir. Quand j'étais professeur des écoles, si je ne savais pas parce que les élèves me posaient une question que je n'avais pas la réponse, je leur disais. Je ne sais pas, mais je vais aller me renseigner, je vais aller chercher. Et c'est important aussi de leur apprendre que on ne sait pas tout et qu'on peut aussi se tromper évidemment et qu'on est là pour apprendre, pour se renseigner donc on ne sait pas on va faire une recherche, on sait tromper, c'est pas gravorer, c'est rare. Pour nous c'est la même chose. On doit apprendre, on peut apprendre, on a la chance aujourd'hui d'avoir beaucoup de ressources en fait pour pouvoir apprendre dans 10h00 domaines donc il ne faut pas s'en priver et c'est important pour s'améliorer, pour produire de meilleurs écrits, pour produire de meilleure roman et pour aussi être plus serin au quotidien dont son activité d'auteur ou d'auteur indépendant parce que à force d'apprendre de se former ou d'avoir de bonnes pistes, de bonnes réponses et ces questions finalement on est moins stressé parce qu'on sait qu'on sait qu'on sait qu'on peut apprendre si on ne sait pas et on sait qu'on peut se tromper. Et quand on a certaines connaissances, parce que à force de chercher forcément, il y a des choses ensuite qu'on maîtrise, bien c'est plus facile que quand on débute et quand on t'attone et quand on galère pas mal. Donc voilà de quoi j'avais envie de vous parler aujourd'hui de cette vision, qu'on a de l'artiste notamment en France et puis du métier d'auteur, du métier d'écrivain parce que c'est un métier qu'on a le droit d'en vivre, qu'on a le droit de décider d'être auteur et d'être écrivain et de vivre de cette passion et que chacun devrait pouvoir vivre de sa passion au fond et est en mieux si nous on le peut et si on le peut c'est parce que on sait l'ancée. Concée lancée et qu'on a fait se premier pas, que d'autres ne font pas. Et c'est souvent les râjeux qui critiquent, qui disent que ce n'est pas normal dans vivre parce que eux ne le peuvent pas ou n'ont jamais osé lancé. Ce qui est bien dommage. J'espère que cet épisode vous a plu. Nous on se retrouve jeudi pour une vidéo sur l'écriture. On parlera écriture. Ça me dit pour un nouveau journal de bord dans les carnets d'audrées et mardi prochain pour un nouvel épisode de rêve d'auteur. Bye! [Musique]

Podcast Summary

Key Points:

  1. En France, l’artiste est souvent perçu comme un être inspiré par une muse divine, doté d’un talent inné, ce qui s’oppose à l’idée d’un métier professionnel rémunéré.
  2. Cette vision réduit l’art à un hobby ou une passion, sans considération pour le travail, l’entraînement et l’apprentissage nécessaires à la maîtrise d’un art comme l’écriture.
  3. L’auteur indépendant doit non seulement écrire, mais aussi gérer les aspects entrepreneuriaux (promotion, comptabilité, édition), ce qui s’apprend et se travaille.
  4. Il est légitime de vivre de son art et d’être rémunéré pour son travail, contrairement aux préjugés français qui associent passion et gratuité.

Summary:

Dans ce premier épisode du podcast « Rêve d’auteur », Audrey Martinez aborde la vision française de l’artiste, souvent perçue comme un être inspiré par une muse divine, possédant un talent inné, ce qui réduit l’art à un simple hobby ou une passion, et non à un véritable métier. Elle critique cette conception qui dévalorise le travail artistique et empêche de considérer l’art comme une profession légitime, pouvant être rémunérée. En réalité, devenir auteur professionnel nécessite un apprentissage continu, de l’entraînement et du travail, à l’image d’un musicien ou d’un sportif.

L’écriture s’apprend et se perfectionne par la pratique, et les auteurs indépendants doivent également maîtriser des compétences entrepreneuriales (marketing, comptabilité, édition). Audrey encourage à se former sans honte, à accepter de ne pas tout savoir et à demander de l’aide pour progresser. Elle souligne qu’il est normal et juste de vivre de sa passion, et que les critiques viennent souvent de ceux qui n’osent pas se lancer.

L’épisode se conclut par une invitation à embrasser le métier d’écrivain comme une profession à part entière, avec ses défis et ses récompenses.

FAQs

Le podcast 'Rêve d'auteur' parle de l'expérience d'écriture, de l'auto-édition et de la promotion, en remettant en question la vision française de l'artiste comme un hobby plutôt qu'un métier.

En France, on associe souvent l'artiste à une inspiration divine ou un don inné, ce qui fait qu'on a honte de demander de l'argent pour ses œuvres, contrairement à d'autres métiers.

L'écriture s'apprend et se travaille comme tout art, avec des heures de pratique, de formation et d'entraînement, ce qui permet d'en vivre professionnellement.

Un auteur indépendant doit gérer l'écriture, l'édition, la promotion, la comptabilité et d'autres aspects entrepreneuriaux, ce qui nécessite d'apprendre et de se former continuellement.

Se former permet d'améliorer ses écrits, de réduire le stress et de réussir dans son activité d'auteur indépendant, car on apprend à maîtriser tous les aspects du métier.

Il est normal de ne pas tout savoir ; il faut demander de l'aide, chercher des ressources et apprendre, car c'est en se formant qu'on progresse et qu'on devient plus serein.

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