# 39 - Blandine L'Hirondel, ultra-trail - Courir 170 km, ravitaillement après ravitaillement
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Blondine Nierondel, double championne du monde de trail et génécologue obstétricienne, raconte son parcours atypique du trail, découvert par hasard au lieu d’être une pratique d’enfance. Elle explique que ce sport lui a offert un équilibre entre sa vie de médecin et sa passion pour les sports d’endurance, en particulier dans les environnements de montagne. Elle insiste sur l’importance cruciale de la santé mentale dans les sports de longue durée, où les pressions et les épreuves mentales peuvent mener à des crises. Pour y faire face, elle utilise des outils simples comme la visualisation, la respiration consciente, et des affirmations positives pour combattre les pensées négatives ou l’abandon. Elle partage que son équilibre repose sur le fait de ne pas voir les deux activités comme des contraintes, mais comme des sources de force mutuelles : le sport lui permet de s’évader et de retrouver de l’estime de soi, tandis que la médecine lui donne une sérénité dans la gestion des risques et des défis. Elle met en avant l’idée qu’aucune personne n’est définie par une seule activité, et que la résilience, la détermination et l’ouverture d’esprit sont essentielles pour réussir dans des domaines aussi exigeants que la santé mentale ou le sport. Enfin, elle invite à l’inclusion des femmes dans les sports d’endurance, en dénonçant les stéréotypes et en affirmant que toutes les personnes, quel que soit leur sexe, peuvent réussir.
Par exemple, quand ça va pas, j'avais une petite échelle, donc c'est-à-dire que ça va pas.
Qu'est-ce que c'est? Parce que j'ai un hypoglycemia, est-ce que j'ai bien mangé?
Oui, j'ai bien mangé ça va pas, est-ce que c'est l'hydratation, est-ce que c'est musculaire, est-ce que c'est machin?
Et quand j'en venez à la case, c'est peut-être mentale, ou ça va pas, pouf, vous ouvrez le tiroir.
Qu'est-ce que je pioche? Est-ce que je pioche le petit type, motivation, pourquoi je suis là?
Est-ce que je pioche, d'essayer d'avoir le flow, de m'entourer de l'atmosphère qui m'anime,
d'essayer de profiter de la montagne, de dire qu'on a une chance incroyable d'être là,
de d'ouvrir les yeux, de semaine dans sa bulle et de profiter des paysages.
Voilà, j'ai plein de petits types comme ça.
Bonjour, je suis Guillaume Degvive, un grand fan de sport et un entrepreneur.
J'ai cofaudé mocaponcaire, une solution de santé mentale au travail.
Et en me lancant dans cette aventure, j'ai rapidement réalisé que la santé mentale
était encore un sujet tabou, souvent associée à la faiblesse.
J'ai mocaponcaire, nous sommes convaincus du contraire.
Dans ce podcast les secrets du mental, nous allons à la rencontre d'atlettes de haut niveau,
des champions de des champions pour montrer qu'une bonne santé mentale est nécessaire à la performance.
J'admire la flamme qui désanime pour aller courir, nager et s'entrainer tous les matins.
J'admire leur pugnacité, leur détermination pour les décrocher des médailles et battre des records.
J'admire leur résignance aussi, pour se remobiliser en plein match,
rebondir après une défaite ou continuer leur chemin malgré les accidents de la vie.
Je me suis toujours demandé de leur venir cette force, comment il a nourrisse dans le temps.
J'espère que leurs parcours vous inspireront,
vous fourniront des clés pour vous sentir bien au quotidien,
ou tout simplement vous permettront de rêver un peu.
Bonne écoute.
- Bonjour Blondine. - On est avant Giorgio.
Pour ceux qui ne connaissent pas encore, tu es une très leuse double championne du monde de Trail en 2019 et en 2022.
Championne de Europe de Trail en 2022 vise championne le week-end dernier.
Fait des citations.
Tu as aussi été élu à Tlette de l'année en 2022 par la Fédération française de l'Atlétisme.
Et l'an dernier, tu as fini troisième au très fameux ultra-trail du Mont Blanc, l'UTMB.
Une course assez mythique, nous tournirons bien évidemment dans SpotCast.
Et à assez incroyable et assez particulière pour les invités de ce podcast,
à côté de ce parcours exceptionnel, tu es aussi médecin, tu es génécologue obstetricienne.
Une activité que tu continues à pratiquer à temps partiel aujourd'hui,
donc en parallèle de ton activité d'Atlétisme au niveau.
On n'a pas encore reçu dans SpotCast de spécialistes des longues distances
pour se faire une idée et que l'on se représente un petit peu mieux de ton sport.
Si on revient sur l'UTMB, c'est 172 km, plus de 10 000 mètres de dénive les positifs,
et plus de 24 heures de course.
Ou forcément, on n'a pas n'a imaginé l'engagement mental qui doit y avoir derrière.
On est vraiment ravis, donc tu as accepté de venir avec nous,
on racontait ton parcours, ton quotidien d'entraînement.
Et aussi comment tu prends soin de ton mental aujourd'hui,
c'est double cascade de Atlétisme au niveau et médecin?
Mais avant de ne pas être tout ça, est-ce que tu peux commencer par te présenter?
Oui, effectivement, déjà, je pense que tu as déjà dit pas mal de choses de moi.
Je m'appelle Blondi Nierondel, j'ai 33 ans, actuellement.
Je suis originaire de Normandie, j'ai fait mes études à Cannes,
jusqu'à l'âge de mes 26 ans, donc mon externa,
les 6 premières années de médecine à Cannes,
et au moment de la spécialisation, à partir de 26 ans,
j'ai décidé de spécialiser un génécologique obstétrique
et de partir sur l'île de la réunion.
À cette époque-là, ça avec beaucoup de gens me demandent de quel sport je viens.
Je ne comprends jamais vraiment très bien la question,
parce que je me dis à 15 port, j'ai vraiment eu une enfance,
plutôt orientée, culture, musique.
Vraiment pas, je viens pas du tout d'un milieu sportif,
alors j'ai toujours été une enfant assez actif.
Donc je faisais de l'agine de la danse et puis pendant les études,
j'ai essayé d'aller courir une fois par semaine
pour déculpabiliser les soirées un peu trop arrosées les soirées médecines.
Et quand j'ai décidé d'aller sur l'île de la réunion encore une fois,
c'était pas vraiment pour aller chercher les montagnes et le trail.
C'était plutôt pour aller goûter les roms arrangés et faire des poules parties.
Et puis ça, c'était à l'âge de 26 ans.
Et en fait, finalement, rapidement,
arrivé sur l'île de la réunion, les randomés,
bivouac, soirée en montagne, ce sont rapidement transformés en trail.
Je ne savais pas que ce mois exister.
J'allais juste courir un petit peu sur les sentiers.
J'ai rencontré, voilà, pas mal de monde.
J'ai découvert que c'était un sport très, très, très pratiqué
dans le sport national, on va dire, de l'île de la réunion.
J'ai poursuit mes études où j'ai dû rentrer en métropole.
En 2019, je me suis révélé au niveau du sport,
mais par contre, j'étais toujours. J'étais en huitième année de médecine.
Donc j'avais pas encore fini mon internet, il me restait deux ans.
Donc là, j'ai continué mon internet.
En ayant aussi le côté sportif pendant deux, trois ans.
Et puis là, actuellement, du coup, je suis diplômé.
Depuis trois ans, et je travaille en l'hoseur.
Et ce que tu peux nous dire, pourquoi tu as accepté de parler de santé mentale aujourd'hui?
Alors, par chance, de plus en plus, on en parle.
Mais pour moi, c'est vraiment quelque chose de fondamental.
Alors bien sûr, enfin bien sûr, c'est pas forcément évident,
mais pour la performance, c'est quelque chose de clairement indéniable.
Surtout dans les sports d'endurance, enfin, je vous dis ça dans ce pas de nuro.
Parce que c'est ce que je pratique, mais je pense qu'on en importe qu'elle sport.
C'est vraiment important.
Et aussi pour la santé psychologique.
J'entends plus en plus de témoignage, en fait, de personnes qui n'ont pas assez pris soin du mental.
Et qui finalement finissent en dépression en burnout.
Parce qu'ils n'ont pas osé en parler.
Parce que parfois, ça peut être mal vu.
Alors que je pense qu'il faut libérer la parole avant que ça n'arrive.
Et dans le sport, on est soumis à beaucoup de pressions,
beaucoup d'exigences, que ce soit en cours, que ce soit à l'entraînement dans la vie de tous les jours.
Il faut vraiment être assez très équilibré au niveau mental
pour pouvoir suivre une carrière de haut niveau et la suivre longtemps.
Et toi, t'as caillère?
Comme tu as commencé à dire, tu l'as commencé relativement tard.
C'est-à-dire que souvent, on a des atletes qui vont nous dire à la jeux trois ans,
j'avais déjà un ballon dans les mains, j'avais déjà une raccette dans les mains.
Et toi, là, quand tu nous parles, c'est quelque chose qui arrive plutôt, tu vois, la fin de ta vingtaine.
T'as déjà été un petit peu sensibilisé.
Tu deviens un peu, on va dire, à la tête de haut niveau sur le tard.
Est-ce que tu peux nous raconter qu'est-ce qui t'as particulièrement accroché dans cette discipline?
Pourquoi est-ce que tu t'es dit?
J'ai envie, en fait, d'en faire plus qu'un loisir, j'ai envie d'en faire. C'était de ma vie, en fait.
J'ai un parcours très atypique parce que, comme je te l'expliquais,
j'ai jamais pratiqué de sport.
C'est vrai que ça a jamais été une volonté quand j'étais petite de faire. Quand j'étais jeune, de faire du sport, ma vie ou au moins quelque chose de principale dans ma vie.
Comme j'ai un petit peu expliqué au début, c'est vraiment arrivé par hasard.
Mais au début, c'était purement pour essayer de me libérer un petit peu avec ces études de medicine,
cette internationale génécolégie obstétrique qui était un petit peu difficile.
C'était de ma budère, le soir ou le matin, on allait bosser, d'aller courir sur les sentiers.
C'est vrai que le trail, c'est quand même une discipline.
Je trouve qu'ils se pratiquent beaucoup chez des personnes qui. Voilà, qui ont peut-être pas forcément beaucoup de temps.
Ce qu'on n'a pas d'exigence horaire, on peut aller courir où on veut,
et en plus, on va dans la nature et c'est vraiment un échappat de faire.
Donc moi, c'est pour ça que ça m'a. J'ai vraiment pris du plaisir, initialement.
J'ai pratiqué le trail au début pendant deux, trois ans, en prenant des dos sars,
mais c'était vraiment pas du tout pour l'esprit de compétition.
Ce que je veux dire, c'est que c'est beaucoup plus simple de prendre un dos sars.
C'est à quelle heure on part, on a tracé, on a juste à suivre les rhumalis.
Donc c'était voilà par facilité et par confort que je prenais des dos sars,
aussi pour donner un petit challenge personnel juste de temps ou un petit objectif,
ou même parfois le trail, juste l'objectif de finir, c'est un très bel objectif.
Mais vraiment, jamais dans la compétition.
Et puis en 2019, j'ai fait une course et cette fois-ci,
je l'ai abordée comme toutes les autres courses,
mais en fait, c'était comme une course avec un sacré niveau, une sacré densité.
C'était en mars 2019 au trail du Ventou,
où j'ai fini deuxième, la première, c'était une américaine.
Et derrière moi, il y avait quand même des gros noms de la discipline.
Ce que je ne savais pas, c'est que à cette course,
il y avait le sélectionneur de l'équipe de France et le DTN
à joint de la Fédération française d'Atlétisme en charge du trail running,
qui était là pour essayer de rechercher un petit peu des atlettes
pour la future et chéance qui avait lieu deux mois plus tard
et les championnats du monde de 2019.
Et lorsqu'ils m'ont vu arriver, ils sont tout de suite veni vers moi,
ils m'ont demandé, si j'avais du potentiel,
ils me proposaient de faire la course de sélection.
Il n'y a pas un instant où j'ai pensé à faire du sport de haut niveau.
Moi, c'est vrai, la proche aux États-Unis, non, écoutez, moi, je suis interne.
En médecine, la priorité, c'est les études.
J'ai envie de finir mon interna.
Je veux pas que la seule chose qui me permet de respirer,
de m'échapper de tout ça, soit une contrainte et rajoute de la pression
par la compétition.
Donc, t'arrives au trail du Ventou,
vraiment en mode complètement loisir,
en train de entraîner, en mode loisir,
et s'en mettre d'objectifs de jouer à arriver sur le podium.
Exactement.
Et finalement, je suis partie de ce trail.
Le lendemain matin, je retourne au travail comme d'habitude
et puis l'idée m'a un petit peu germée.
J'ai pas mal d'amis de collègues qui m'ont dit,
mais quand même, tu dois essayer.
De toute façon, t'as rien à y perdre.
Est-ce que tu t'entraînes pas si tu n'y arrives pas?
Tant plus, c'est parable.
La vie continue comme tu l'avais.
et voilà au bout d'une semaine la germe, enfin la graine a appris à germer et donc j'ai rappelé
le sélectionneur et je lui dis, je veux bien faire la course de sélection mais par contre je ne veux pas
si j'ai vu, c'est pour quelque chose cette fois-ci donc je voudrais que tu m'entraînes, donc il m'a
entraîné deux mois après il y a eu la course de sélection où j'ai été sélectionnée et pour
faire rapidement les choses trois mois plus tard cette course du vent tout, j'ai pris le départ au championnat du
monde ou encore une fois j'étais hyper détendue parce que vraiment à cette époque mon objectif c'était
surtout d'être sélectionné en équipe de France, c'était déjà incroyable, c'était déjà incroyable,
j'avais, moi la course qu'il m'a, ou j'ai été peut-être le plus stressé ou le plus émusté, la
course de sélection en 2019 parce que c'était la première fois où je m'étais fixant un objectif et
que j'avais réussi parce que les championnat du monde, je dis pas qu'il n'y a pas eu d'émotion, c'était
exceptionnel mais c'était pas, c'était pas rêve réalisé, c'était rêve, pour moi le rêve c'était
d'être en équipe de France, je suis partie complètement serène encore une fois alors je rajoute beaucoup
cette serignité parce que je pense qu'on va parler par la suite mais c'est aussi au niveau mental ce
qui m'a, ce qui est à faire parfois des belles performances et à se transcender, je suis arrivée
vraiment avec une naïveté de toute façon plus personne ne me connaissait, j'étais pas du tout
favorite et donc au bout de, enfin trois mois après ce trahéle du ventou je viens à championne du
monde, incroyable, et pour un venir à ta question encore une fois même après ce titre, je n'ai pas
voulu cacher que j'ai eu pas mal de sollicitations, des sponsors, pendant mon interna, j'avais toujours
cette ligne de mine de sport va être vraiment secondaire par rapport à mes études parce que final ça faisait
9 ans, j'avais fait beaucoup plus de concession pour arriver aux études de médecine au sport de
niveau donc je voulais vraiment que ça passe vraiment en secondaire donc j'ai mis quand même pas mal
de temps avant d'avoir cette casquette plutôt de sportive de haut niveau et semi-professionnelle,
il m'a fallu, on va dire peut-être quatre ans quand même avant de bien, je pourrais en faire du
haut niveau et peut-être que je pourrais être semi-professionnel grâce à ça et donc finalement tu tombes un peu dans la marmite, tu vas
du très haut niveau par hasard, j'ai l'impression, ma question c'est est-ce que maintenant qu'est-ce qui va
maintenir ta motivation pour continuer, tu vois si tu es tombé dedans tu peux aussi dire bon moi c'était
cool et en fait je, c'est parce que j'ai envie de faire pourquoi est-ce que finalement tu as les plus
loin, j'ai commencé à prendre le goût après on prend envie de goût qu'on réussit quelque chose
forcément ça donne envie de continuer quand on est bondant quelque chose bien sûr, mais l'humain
fait comme ça, ça ravive son ego, son estime de soi, c'est toujours agréable, après si la question
est de savoir comment j'arrive encore à trouver la motivation malgré les plusieurs titres de championne
du monde, notamment c'est vrai qu'on m'a posé cette question quand je me suis alignée il y a quelques
jours pour les championnats d'Europe, certaines personnes m'ont dit est-ce que pour toi est-ce que ça
a vraiment un intérêt parce que t'es déjà championne du monde, moi j'explique rien n'est à qui,
alors effectivement je fais des courses, je peux être double championne du monde, troisième à
l'Utahambé, c'est un beau chapitre qui s'est déroulé, mais maintenant je tourne la page et je reviens
à zéro et on est reparti pour une autre échéance, un autre objectif parce qu'effective si je me dis
je veux toujours plus aller plus loin et faire mieux, il y a un moment où malheureusement soit on peut
pas, parce qu'on atteint très guillemets le plus haut niveau, soit on peut pas, parce que sportivement,
même physiquement c'est un petit peu compliqué, on a un petit peu restreint, donc moi voilà,
j'aime bien me dire à chaque objectif que je me fixe, je pars de zéro, je fais toute ma préparation qui
faut pour atteindre cet objectif, l'objectif une fois passé atteint ou pas, on tourne la page et on repart sur
un autre objectif, donc là par exemple, moi les championnats de Rob, voilà, j'avais cet objectif qui
c'est peut-être pas déroulé comme je l'aurais prévu, mais par contre je suis quand même très satisfaits et j'ai
tourné la page et maintenant je suis, bon là j'ai un petit semaine pour descendre à peine mon
y a, j'ai récupéré des mises juan, on va reattaquer sur une préparation UTMB et c'est pas parce que j'ai
fait troisième de l'année dernière qu'il faut absolument que je fasse mieux, non c'est du long retour
dans la arrière et puis on va voir là leur actuel, ce que ce que je serai capable de faire pour UTMB.
Donc t'y vas étape par étape, on va te régler match après match entre guillemets et compétitions après
compétitions, et j'ai l'impression que c'est pas la compétition qui te stymule.
C'est tout ce que je me trompe. Alors effectivement, c'est ce que j'aurais envie de dire mais je pense que
fond de moi je suis quand même une compétitrice parce que pour qu'on arrive à ce niveau là on est
forcément un petit peu compétiteur. Alors ça dépend ce qu'on entend de la compétition et
ce qui m'anime dans la compétition, c'est avant effectivement, j'étais pas du tout une compétitrice
comme je te l'ai expliqué. Maintenant que je fais du haut niveau, bien sûr que. J'ai tout le cas de classement et t'es quand même envie de. Voilà, j'ai envie de. Je me fixe moi un petit peu des objectifs, alors parfois ça avait des objectifs
de classement et de performance parfois ça avait plutôt des objectifs d'un complissement, par exemple,
pour être transparente, pour les championnats de Rob, j'avais quand même l'objectif de défendre mon titre
et de monter sur la première marche. Alors que pour UTMB ça va être un petit peu différent, ça va être
plutôt de vous utiliser de faire une course pleine sans Alléia, d'avoir le coup de moins bien,
de faire la course en trigumé parfaite, sans forcément de vous équivre de temps ou de place.
Je trouve que l'intérêt de faire une course, c'est une compétition, c'est qu'en fait grâce à la
densité et aux adversaires, on va se stimuler tous pour arriver à atteindre notre excellente,
c'est notre plus haut niveau, chose que je ferai peut-être pas forcément, même si je vais partir
faire un entraînement où on va si parfois faire des entraînements, on simule la lure de course,
mais on va jamais réussir à aller à se surpasser à avoir cette petite chose qu'on a en compétition.
Oui, c'est peut-être RENALINE qu'on a que quand on va quelqu'un qui nous rattrape, ou qu'un devant,
on se dit, il faut que j'aille, il faut que je le rattrape. Exactement, et ça, ce que j'aime dans cette
compétition, c'est arriver à découper des forces que je n'imaginais pas à sortir des ressources
en soupçonnées, et ça, c'est ça qui est très agréable dans la compétition, et puis après bien sûr, quand ça marche,
et quand on arrive sur un podium ou sur une plus haute marche, il y a énormément de joie, d'émotions, de fierté,
et qu'il faut aussi que ça ajoute la strition de gâteau. Et alors avant de monter sur le podium,
est-ce que tu peux nous plonger dans l'univers devant de la course de l'UTMB, qu'est-ce qui se passe,
qu'est-ce que c'est quoi, c'est quoi le parcours, qu'est-ce que tu te dis toi pendant les différentes étapes,
parce qu'il est vraiment où tu te dis "la jarete, j'en peux plus, moi, je nous vends lâcher, qu'est-ce qui se passe dans ta tête?"
Alors déjà quand j'ai voulu faire l'UTMB, c'était un gros pari parce que j'avais jamais fait du tratré, la plus longue distance que j'avais, c'était 100 km.
Donc là, il faut pas se dire, il faut pas se dire, c'est juste soeurny. C'était assez, c'est exacte. C'était un meilleur champaxelmonie. Exactement, c'était la fin, les 100 derniers kilomètres de l'UTMB, la née d'avant.
Il faut pas se dire, c'est juste 70 km/2 plus parce qu'il y a une nuit de plus et puis, toute façon, dès qu'on arrive sur l'ultra, chaque heure ou supplémentaire, elle compte double ou trifle.
Parce que voilà notre corps commence vraiment à être épuisé, donc c'était un gros pari, j'avais jamais préparé, donc j'allais vraiment dans un état d'esprit où j'avais juste envie de le finir.
En ayant quand même un rond bon rythme, tout ça pour dire que je m'étais vraiment, les semaines et moi, d'avant la cour, je m'étais vraiment préparé à toutes les éventualités.
Il faut essayer de me chercher des petits types qui vont être des aides à la motivation, beaucoup me reposer mentalement, parce que je savais que ça allait être une compétition où le mental allait être très important et que si on est épuisé mentalement, on peut facilement baisser les bras et abandonner.
Donc j'avais essayé beaucoup de, je m'étais bien rechargé au niveau mental et j'avais surtout énormément envie.
Alors pour plusieurs choses, d'une part je revenais d'un abandon, en fait au championnat du monde en juin, donc l'année dernière à Hensburg, qui a été très compliqué pour moi.
J'ai été allé encore une fois avec de très grosses ambitions, je voulais encore une fois apparaître et renouveler mon titre.
Enfin même cette fois-ci, faire un triplé, j'ai eu la pierre des denouements, c'est-à-dire que j'ai dû abandonner la course au quinze et me kilomètre sur mon blessure.
Et j'ai vraiment eu beaucoup de mal à l'enquessé, parce que j'étais venu avec de grosses ambitions, donc c'est très bien une invité de grosses ambitions parce que parfois ça nous transcende.
Mais c'est aussi à double-tranchant parce que quand ça marche pas, la défaite est encore plus difficile.
En plus, à cette compétition, la France a brillé, comme à chaque championnat, la France est toujours très forte.
Mais j'avais un sentiment où j'étais quand même très heureuse pour l'équipe de France, mais moi de façon egoiste, vraiment déçue moi, je m'en voulais d'avoir ce petit sentiment egoiste et de ne pas être juste tout simplement très heureuse pour toute l'équipe de France.
J'avais quand même ce petit diable sur mon épaules qui me ramenaient à moi ma contre-performance personnelle.
Donc ça veut dire que j'ai eu que l'UTMB, j'avais pas d'autre choix, en fait, dans ma tête, il fallait que je le finisse, parce que je ne pouvais pas faire deux abonnons où j'étais mentalisé à finir cette course et j'avais envie de la faire.
J'avais aussi envie de la faire parce que je m'étais engagé aussi, enfin toute l'année, pour une association solidaire.
Un truc hymique qui est des enfants atteints de concert qui s'appelle Basquette Opset.
C'est une association qui m'a disposition des casques à réalité virtuelles pour les enfants qui sont atteints de concert dans les CHU, donc tu n'as aussi pas mal à Paris par exemple.
Et en fait, sur cette course, on a pu faire vivre un adolescent qui a eu, qui a en rémission d'un concert actuellement, mais qui a passé toute sa jeunesse dans les hôpitaux.
On a pu lui faire vivre la course de l'intérieur, il a pu me suivre avec tous les ravitailleurs.
Cette enfant qui s'appelle Jules n'avait jamais pu vivre ces expériences-là et aussi pour Jules, je me dis je ne peux pas abandonner.
Il est large, lui fait vivre à travers mon cas.
par cours. Si on lui t'a aimé, je voulais faire vous des expériences exceptionnelles.
Donc, je suis parti vraiment avec une envie, vraiment expionnelle. Et à départ du t'a aimé,
je sais pas si les auditeurs connaissent ou ont déjà vu des vidéos, parce que c'est
comme assez bien retransmis, ils passent une musique, il y a la voie du speaker, il y a
tout une ambiance, ça donne vraiment un peu le chat de poule complètement. Et j'étais
vraiment. Et pour moi, c'était ma première victoire d'être derrière cette ligne de départ avec
mon intégrité physique qui venait d'être blessé trois mois avant, donc un mois l'envie.
Donc, je pars fougueuse à mon allure, puis finalement j'étais assez bien jusqu'à la nuit tomber.
Ensuite, passe la nuit, je sais ce que j'appréhendais le plus, la nuit. Finalement, je ne le puteau pas
trop mal vécu, mais j'ai mis de la musique, et puis j'ai fait, j'ai vécu cette nuit totalement
hors du temps, à part l'audition, finalement, les sens visuels, il n'y a plus personne
pendant la nuit, alors qu'avant ça, de Chamonix, jusqu'à Saint-Gervé, il y a une foule
monstrueuse, il y a toujours du monde pour. Il y a du bruit, il y a de l'animation,
les gens font de la musique, et on arrive pour aller ce qu'on appelle au col du bonhomme,
l'anmiton, là, il n'y a plus rien, et c'est le calme. Moi, je m'étais vraiment mis dans
ma petite bulle avec de la musique, et je me sentais transportée, comme si voilà, comme
si c'était facile, c'était vraiment agréable, finalement, la nuit. Alors, je l'avais
vraiment. je l'appréhendais. Et puis le matin, le matin solaire, on arrive sur le
levée du soleil, on est vraiment plein milieu de la montagne, je crois que j'étais au
grand col ferré, à plus de 1000 d'altitudes, les nuages se dévoient, et là, voilà, on
va aller, c'est parti. C'est parti pour une dernière journée de montagne, et, finalement,
c'était plutôt agréable, et on vous veut dire que c'est plutôt appartuel, pas de pause
dépose quand tu gères. Si, bien sûr, on fait des pause de ravitaillement.
Combien de temps, là? On fait des pause. Alors, la première, elle était au bout de
trois heures de course, au bout de 30 km, et puis je me suis aussi changé au niveau des
vêtements, parce que je savais que la nuit allait arriver. Aux par contre, au bout
de sept heures, une somme de course, il y avait ravitaillement à Courmailleur, en Italie,
c'était à trois heures du matin, à peu près, ça je me rappelle.
Donc là, t'es déjà à sept heures de course avec du dénivel et positif, et c'est
juste une pause. C'est juste une pause. C'est pas difficile, mentalement,
d'autant c'est ça. Effectivement, moi, je te l'accorde que c'est
très difficile de dire, ça fait sept heures, je commence un peu à avoir mal aux jambes,
ce que je te dis que tout se passe très bien, bien sûr, comment ça peut avoir mal aux
gens, comment ça peut être fatigué, comment ça peut avoir les stomas qui fait des petites
alertes. Et il ne faut pas en fait se dire il reste, il reste 100 km. Parce que là, c'est trop.
Là, c'est trop, mentalement, si en fait, je ne peux pas, j'ai même pas fait la moitié
de la course. Donc il faut, en fait, à chaque fois se dire, c'est pour ça que c'est
intéressant que tu me pose la question de ravitaillement, et encore une fois, step by step,
ravitaillement par ravitaillement, pause par pause. Et là, du coup, il faut se dire,
alors ce que je te dis, c'était des ravitaillements toutes les sept heures parce que c'était
là où je voyais mon conjoint qui peut me ravitailler avec mes affaires, on avait prévu
les gros ravitaillements, mais sinon la course, la course, elle-même fait des ravitaillements,
on va dire tous les disquince kilomètres. Tu dis bon, là, je suis à courme ailleurs,
allez, prochain ravitaillement, c'est en 10 kilomètres, je vais normalement mettre une heure
ou deux, voilà. Et là, on va voir à vision courte parce que si on voit déjà l'arrivée
à Chamony, on a l'impression que ça se finira jamais. Donc effectivement, mentalement,
il faut se projeter sur la courte-ère. Ça fait penser, je pense que tu connais
ce film, "La mort suspendue, in to the void" avec deux alpinistes britanniques qui
sont dans un quartier des Andes, c'est une histoire vrai. Et il y a un des deux, enfin,
le long histoire, mais qui coupe l'accord de l'autre parce que il y a un problème. Donc
il y a un autre qui est laissé pour mort et qui se retrouve dans une crevasse et qui se
casse la jambe, et donc on va à l'autre pense qu'il est mort, donc il part. Et la personne
va réussir à sortir de la crevasse, et va ensuite remper pendant des heures et des heures
et des jours. Et en 10 ans, alors qu'il y avait la jambe cassée, qu'il n'y avait pas
d'eau, qu'il n'y avait rien. En 10 ans, en fait, je visais juste le caillou à 30 mètres
d'ici. Et c'est comme ça qu'il a fait plusieurs kilomètres. Il y a un caillou. Je donne
tout jusqu'à ce caillou. Et après, j'y réponds dans notre caillou, mais on verra, parce
que si tu visualises tout, c'est impossible. C'est impossible, mentalement, qu'est-ce? J'ai l'impression que, il y a un peu cette notion de, voilà, on va décomposer. Et
il n'y a pas ça côté de, on va occulter la réalité qui est peut-être trop dur. Et mettre
par maître ou kilomètre par kilomètre, je me dis, allez, c'est pour t'as jamais été
aussi proche du but depuis le départ. Là, t'as jamais été aussi proche du but, même
si j'ai fait qu'un kilomètre de plus, parce que c'est toujours un kilomètre, un kilomètre
de fait. Et exactement, il ne faut pas avoir trop loin, parce que ça peut des moraliser.
Et en plus, on sait jamais ce qu'il peut se passer. Et je pense que par contre, c'est
à partir du petit jour, à partir de la matinée où j'ai un peu commencé à, voilà,
ça a été un petit peu difficile, musculairement, moralement, voilà, je suis passé par une grosse
phase de bas. Ce qui est rigolo, c'est que quand je m'étais préparé à cette compétition,
les semaines et les mois d'avant, tous ceux qui avaient fait du tram, tu verras, t'inquiètes
pas, t'auras des hauts, t'auras des bas. Et les bas, ça revient toujours. Ça revient
toujours. Ça peut mettre une heure, deux heures, trois heures. Ça va toujours revenir.
T'as d'accord, bon là, je pense c'est réveillement à me dire ça. Mais en fait, j'ai l'air
quand on est dans le bas, c'est très dur. Et je me disais, je dis que ça revient, mais
c'est pas possible, que ça reviendra jamais vu l'état dans lequel je suis. J'arrive
plus à avancer, j'ai plus de jambes, j'ai mal, j'ai des courbatures, je suis fatiguées,
j'ai le cardio qui, enfin, je l'ai ressenti des forêts bien trop élevé. Voilà, c'était
dur, et ça a duré. Je pense, peut-être, ouais, peut-être trois heures comme ça. Je pense
que le moment où ça allait vraiment le plus mal, c'est quand je suis arrivé à chanter
le lac, donc on était au 120e kilomètres. C'était ensuite. Je suis arrivé, et en plus,
c'est en haut d'une bosse. Donc en plus, bien le moment où on a fait toute la montée,
on est vraiment, vraiment cuits. Et là, je vois mon conjoint, et j'arrive même plus
la force de lui parler, de lui dire quoi que ce soit. J'avais juste envie de, enfin,
il fallait que j'ai récupéré, mais je ne savais pas comment. Et je me rappelle très bien
la seule chose que je lui ai dit, il m'a dit ça, et je lui ai dit, je ne sais pas comment
je vais finir. Et en fait, quand j'ai dit cette phrase, ça m'a, je me suis surprise parce
que souvent, il y a beaucoup de courses où j'en ai marre, j'en ai marre, je me demande
ce que je fous là, et je dis, ouais, j'en ai marre, j'ai envie d'arrêter. Et là, ça
n'a pas été ça, et ça a été, je ne sais pas comment je vais finir. Donc en fait, finalement,
je suis auto. J'ai eu un auto auto réconforté dans le fait que je vais la finir. Je ne sais pas
comment, mais je vais la finir. Et quand j'ai dit cette phrase, qui n'était pas du tout prévu,
je me suis, là, l'endine, tu fais, t'es dans la bonne, t'es dans le bon mou, dans le bon
mou de même si c'est difficile, t'es encore gagnante. Tu sais que tu vas la finir, tu
sais pas comment, mais tu sais que tu vas la finir. Et voilà, il m'a fallu un petit peu
de temps. Pareil, j'étais pas bien. Et en fait, j'ai essayé de chercher tous les stratagèmes
pour grapillir un petit peu de temps sur ce ravitaillement, parce que j'avais besoin de récupérer.
Et il y a beaucoup de gens qui m'ont dit mais qu'est-ce que tu veux? Tu veux ça? Tu veux,
ils vont me dire, est-ce que tu veux changer les chaussures? Et là, je me suis dit, ah ouais,
bonne idée. Changer les chaussures, ça prend un petit peu de temps. Donc je lui dis, oui,
change mes chaussures. Et du coup, j'ai réussi à grapiller 10 minutes, alors que j'avais
absolument pas dans tout le monde du coup, parce que j'avais des ampoules et choses comme
ça. Après, les gens de chez qui prennent mon dit, malheur, les chaussures, ça allait
pas, pourquoi tu les as changé, explique-nous. Et je dis, vous savez quoi? En toute transparence,
c'est juste pour gagner du temps. Et donc, ça me fait du bien d'être avec les gens. Alors,
je sais que normalement, si on est aimé, si on m'a vraiment été ultra-perfait. Dans la
performance, il ne faut pas passer trop de temps sur un ravitaillement. Et d'ailleurs, il y a
même des statistiques. Après, la course, qu'on montrait que j'étais, même si j'ai fini
3ème au temps général, par contre, j'étais 10ème sur le temps cumulé de tous les ravitaillements.
J'ai pris un peu trop de temps sur la ravitaillement. Moi, ça me faisait du bien. Et aussi, je cours
beaucoup pour les gens, comme tu l'as compris. Et ça me faisait du bien de voir mon conjon,
de voir les gens qui m'ont toujours réeluvé. Donc, voilà, ça m'a animé aussi. En plus,
il y avait ma famille qui était venue. Donc, cette pause, finalement, m'a fait plus ou moins
du bien. J'ai senti que, mentalement, j'avais un peu repris le dessus, puis aussi au niveau
physiquement. J'étais 4ème. Et en fait, les gens me disaient que la fille devant moi
commençait un petit peu à craquer. Et là, on prend un peu le dessus mental. Si la fille
craque, et que je te reprends de l'avance, je ne suis peut-être pas si mal. Mais pendant
un peu près une vingtaine de kilomètres, tout le monde me disait, allez, allez pas loin,
les troisième, tu peux la rattraper. Sauf que moi, dans ma tête, c'est vraiment l'idée.
C'était pas de faire forcément un podium. Moi, je voulais juste finir. Et c'était difficile
que les gens me disent, allez, tu peux y arriver, tu peux accélérer, sauf que j'avais
l'impression vraiment d'être au bout. Pendant toute cette phase-là, j'avais l'impression
que physiquement, je ne pouvais pas. C'était au mieux, je pouvais maintenir mon allure,
puis j'ai déjà pu au plancher, donc en fait. Exactement. Et en fait, arrivé au col des montées,
il me semble qu'il n'y a plus qu'une montée, une descente, une grande montée pour
arriver jusqu'à la flégeur.
Là, je vois cette fille devant moi, et là, ça a fait en suite.
Et là, j'ai fini de monter, que je n'aurais jamais imaginé.
Je n'avais plus mal aux jambes, j'ai eu un mental de guerrier et je l'ai dépassé,
mais je me suis senti à avoir des nouvelles, comme si ça faisait que 30 km que je courais.
Et là, je trouvais ça super intéressant parce que là, je me suis allé.
Maintenant, tu fonces, tu regardes plus derrière toi, et puis tu montes,
et puis tu raliches à mony le plus vite possible.
Une vitesse relative, on est d'accord, après 160 km.
Mais c'est là où j'ai trouvé ça hyper intéressant, où la forme est revenu.
Et même plus que la forme, c'est que j'ai fait une montée,
que je n'avais pas prévu de la faire aussi rapidement.
Parce que, finalement, le fait de voir quelqu'un devant moi que je rattrape,
montré que au final, c'était accessible, que cette troisième place,
cette plus petite marche en podium était accessible.
Et voilà, le cerveau a pris dessus sur mes douleurs.
Donc étape par étape, les ravitaillements qui vont être redommés de l'énergie,
peut-être, tu préfères prendre un peu ton temps à ce moment-là,
parce que pour toi, c'est de l'énergie bien investi, entre guillemets.
Et puis après, le petit pig de Rénaline, où, finalement, tu dis "Batia,
une opportunité qui se présente que j'avais pas imaginée,
met ta favorité de la chance, parce que t'as jamais craqué quoi".
Et pourtant, Dieu sait que, fois à l'anecdote, j'ai hospéter.
J'ai été vraiment hospéter sur tous les personnes qui m'encouragent,
que je connaissais, je ne vais pas crier sur celle que je connaissais pas,
mais par exemple, mon entraîneur, mon team manager, qui me dis "Allez, blanc,
elle est juste devant, c'est pas loin".
Et vraiment, je leur criais dessus.
Mais moi, je veux juste finir, arrêter de m'embêter, je m'en fiche qu'elle soit juste devant.
Et puis 10 minutes plus tard, non, en fait, tu ne m'en fiche pas tellement.
Je ne suis pas tellement suite, mentale, et on y va.
Et alors, justement, au niveau mentale, est-ce que tu te fais accompagner mentalement,
est-ce que tu t'as des rituels que t'as mis en place avec ton coach,
ou est-ce que t'as des choses que tu fais niveau individuel,
c'est-à-dire d'amélioration, d'écran, en ce qu'un diable?
Oui, exactement. Alors, je trouve que, comme je t'ai dit,
moi, pour moi, c'est quelque chose de très important et de fondamental.
Mais j'ai. les fois où j'ai essayé de me faire accompagner,
finalement, j'ai pas forcément ressenti à un grand-crent intérêt,
parce que tout ce que je faisais avec quelqu'un,
je me rendais compte que je faisais tout seul moins naturellement.
Et que d'aller voir quelqu'un ou te faire un vision, c'était plutôt. Ça m'étais un peu plus de contraintes,
non, c'est sûr, parce qu'il fallait trouver une horaire, etc.
Alors, qu'en fait, je faisais tout naturellement.
Et donc, est-ce que je fais? Moi, moi, j'aime beaucoup. Quand je sais que j'ai une compétition et que je me fiche à l'objectif,
que ce soit de temps ou juste de finir un train,
je me visualise, je vais beaucoup faire de la visualisation.
Donc, soit je me visualise, si j'ai un objectif de performance,
je me visualise en train de doubler, par exemple,
mes probable concurrentes,
en train d'arriver sur la ligne d'arrivée première ou je me visualise ça.
Si c'est un objectif, je sais que je veux juste finir,
et que je veux, par exemple, le TMB,
par contre, j'étais beaucoup plus visualisé,
les moments où ça allait être difficile.
Et qu'il fallait que je l'aimale,
donc, les moments de souffrance,
et qu'il faudrait voir que j'accepte ou je serre les dents.
J'avais aussi des petits types de me dire,
qu'est-ce qu'il faudrait que je fasse quand ça y aura pas?
Il faudra vraiment que j'essaye de bâner toutes les idées noires,
les idées sombres de l'abandon, de je suis nulle,
c'est pensé par hasite, il faut vraiment les enlever.
Toujours se dire, ne pas avoir de penser médégative,
et se raccrocher à pourquoi je suis là, pourquoi je le fais.
Et encore une fois, c'était mes proches,
c'était ma revanche par rapport à ce qui m'était passé les mois d'avant
et mon abandon,
c'était mon engagement après cette association et jules,
c'était ma famille qui était lui-même voir.
Il fallait que je m'accroche à ce pourquoi toutes les gens qui croyaient en moi,
ce pourquoi j'étais là.
Et aussi, tout l'entraînement que j'avais fait en amont,
parce qu'en fait, finalement, tout le monde voilà la course.
Mais en fait, la course, c'est une infime partie de tout ce qu'on fait en amont.
J'avais quelques petits types,
quelques petits tiroirs à ouvrir dans mon cerveau,
quand même, par exemple, quand ça ne va pas,
j'avais une petite échelle.
C'est-à-dire que ça ne va pas.
Qu'est-ce que c'est?
Parce que je suis en hypoglycemia, est-ce que j'ai bien mangé?
Oui, j'ai bien mangé, ça ne va pas être ça.
Est-ce que c'est l'hydratation?
Est-ce que c'est musculaire?
Est-ce que c'est machin?
Et quand j'en venais à la case, c'est peut-être mentale,
ou ça ne va pas, pouf, je voudrais le tiroir?
Est-ce que je pioche le petit type motivation?
Pourquoi je suis là?
Est-ce que je pioche d'essayer d'avoir le flow,
de m'entourer de l'atmosphère qui m'anime,
d'essayer de profiter de la montagne,
de dire qu'on a une chance incroyable d'être là,
d'ouvrir les yeux, de semaine dans sa vue,
de profiter des paysages.
Donc j'aime bien faire ça.
La cohérence cardiaque inconsciemment,
des fois, chaque fois, je me couche ou que je m'endors,
j'aime bien respirer en 5 temps,
expirant en 5 temps, donc. Ça me rende compte face à ce fait de m'y en nature.
Un petit peu, parce qu'en fait, quand j'essaie de m'endormir,
j'essaie de penser à rien parce qu'à quelqu'un,
je pense qu'il cogite beaucoup.
Et donc, le fait de me concentrer sur ma respiration,
ça me permet aussi de penser à ma respiration,
et de penser à l'instant présent.
Exactement, à pleine conscience.
Exactement, donc j'aime bien faire ça.
Voilà, la méditation, je suis pas mal de yoga,
des choses comme ça aussi, de travailler de respiration.
Donc j'ai plein de petites aînes,
plein de petits types comme ça,
mais j'ai pas encore eu le besoin
de vraiment être avec un préparateur mental,
mais pas parce que je ne trouve pas que ça intéresse.
Je pense qu'il y a autant de préparations mentales
que d'attlettes, que de personnes,
et chacun trouve ceux qui lui convient.
Complètement.
Et une question que je le posais quand je t'écoutais,
c'est quand tu as une pensée par Hasidiaïve,
je ne sais pas, craque, je suis venu. Qu'est-ce que tu fais?
Tu dis juste arrête de penser?
Hop, c'est ça.
Ou tu te dis non, je suis pas nul.
Est-ce que tu rentres dans le débat,
ou est-ce que tu te dis, c'est un débat
que c'est une question qui ne se posse pas?
Allez, Next.
Je voudrais te dire, c'est une question qui se posse pas.
Après, quand on est dans les forces,
si la pensée par Hasidiaïve,
c'est qu'elle n'arrive pas par hasard.
Donc c'est vrai que c'est compliqué de se dire.
Des fois, je me dis, je n'y arriverai pas, qu'est-ce que je fais là?
Je le vaut pas, en fait, pourquoi?
Et là, je me dis non, en fait, tu n'es pas nul,
parce que tu as déjà prouvé plusieurs fois
que tu étais capable de faire certaines choses.
Tu t'es préparé pour, tu fais l'entraînement qui fallait pour,
tout est bien passé, tu as les capacités.
Donc non, non, tu n'es pas nul.
Le j'abandonne.
Quand on dit, enfin, je me dis, j'ai envie d'abandonner.
Là, voilà, je m'en raccroche à un nom.
En fait, si tu as pris le départ, c'est que tu as pris le départ
pour continuer.
Donc j'essaye de. Le fait que tu penses beaucoup, comme tu dis,
tu cogites, finalement, tu es cette part de toi
pour contrer tes pensées par Asie dans les ultrangers.
Exactement.
Elle arrive, tu as j'ai la détruire.
Voilà.
En fait, effectivement, ce n'est pas tellement. Ce n'est pas tellement, tu dirais non, allez j'oublie,
et je pense à rien, parce que moi, je suis toujours en train de penser.
Mais ouais, c'est plutôt pensé.
Quand j'ai pensé par Asie, tout une pensée négative,
je vais la contrebalancer par une pensée positie.
D'accord.
Alors, une question que je voulais te poser,
c'était par rapport au fait que tu as hâte de haut niveau
et j'ai une écologue obstricienne.
Tu as donc un peu de réalité et de monde assez différent,
de quotidien très différent.
J'imagine que c'est difficile de consiler les deux,
les deux cascettes.
Comment est-ce que tu fais pour maintenir un équilibre
qui toit-t-qu'on vienne?
C'est difficile, mais dans le côté, j'ai besoin de ces deux, en fait,
parce que le sport va m'aider dans ma pratique
de la généco obstétrique et inversement.
Déjà, depuis deux ans, maintenant, je suis attend par ciel.
J'ai essayé de consilier le sport de haut niveau
et la généco obstétrique attend plein pendant deux ans.
Sauf que, au bout d'un moment, je me suis rendu compte
c'était, je pense, au bout d'un.
En été, peut-être, c'était l'été 2020-22.
J'étais déjà champion du monde.
Je sentais qu'au bout d'eau, je me réveillais
par envie d'aller au travail.
Quand je devais aller m'entraîner, j'avais la bouleau ventre,
parce que j'avais pas l'en plus envie.
Finalement, je me suis rendu compte
que de deux passions initiales, c'était devenu deux contraintes.
Même les deux, enfin, aucun qu'avait pris dessus,
vraiment, les deux choses que j'aimais
et par-dessus dans la vie,
devenaient toutes les deux des contraintes.
Il y a eu aussi des choses un petit peu compliquées
au bout d'eau qui m'ont mis beaucoup de stress.
Il y a une compétition qui s'appelle le marathon du Mont-Blanc.
En juin, enfin, en juin,
il me sent que c'était l'année 2022,
où j'ai fait cette compétition, en fait,
j'avais pas envie.
J'ai pris le départ, là, j'ai pas envie.
Je l'ai faite, parce qu'il fallait que je la fasse.
Mais en fait, comme par hasard, pendant la course,
je me tourne la chemin,
il faut jouer à la personne qui me ravitaillait,
qui était mon beau-père.
Et je lui dis, je l'ai pas envie.
Je peux envie, là, j'ai la flemme.
Je lui ai me torde, là, je fiche, j'ai envie d'arrêter.
Il me dit, écoute, vas-y, continue.
Et puis, c'est pas grave.
Mais voilà, de toute façon,
voilà, il met ici un petit peu de me remotiver.
Donc, je me remotive, je finis la course.
Finalement, je finis la course troisième,
ce qui n'est vraiment pas mauvais,
[Musique]
qu'il y avait quand même très, très haut niveau, mais en fait, je la finis en pleurant.
Mais pas les pleurs comme j'ai pu avoir, je sais pas si certains m'ont vu, aux Europes,
j'ai fini avec des larmes parce que c'était de larmes de satisfaction, de joie et des panouillissements,
là c'était vraiment des larmes de tristesse, en train de me dire, mais j'ai fini la course,
mais j'ai même pas appris de plaisir, j'en ai marre.
Je me suis un peu en mis en question et je pense que j'ai fait, je me suis rendu compte,
j'avais fait un passe sur mon âge. Donc j'ai pris un peu le tournoi par les cornes et j'ai décidé
de passer à temps partiel. Et là, j'ai vraiment trouvé mon équilibre effectivement.
Et puis ça, à ce moment-là aussi où du coup, je me suis fait aider par mes sponsors
pour essayer aussi de contrer le manque à gagner au niveau financier et d'oreille d'avant.
Je me considère comme c'est mieux professionnel.
Mais par contre, j'ai pas envie de l'arrêter de la génécologie parce que ça mène vraiment.
Par exemple, quand j'ai été blessé, quand j'ai dû arrêter, quand je te dis que j'ai passé
une étape un peu difficile après les champs de la du monde, j'étais quand même contente
que le mardi, le indique qui suivait, j'allais aller au l'hôpital, je tournais la page,
je mettais ma blouse et je partais, je pensais complètement autre chose, en fait, je partais
dans ma vie de moi, Blondine, médecin, génico-log et ça me faisait vraiment bien d'avoir
autre chose à penser, d'avoir un autre univers. Et en plus, je trouve que voilà, je suis passionné
par la médecine. Donc ça m'aide. Et ça, ça m'aide pas être définie par uniquement
un univers, c'est par hasard dans cette univers, ça ne se passe pas comme tu veux souhaites.
Exactement. En fait, l'image de toi, c'est juste une chose, je suis aussi une autre
personne, j'ai de notre réalité. Exactement. Et puis, c'est quand même un métier
où je suis permotivée intellectuellement, puis j'arrive quand même à retrouver un peu
cette estime de moi que je retrouve en sport parce que voilà, c'est quand même un joli,
un joli statu aussi d'être médecin. Donc je pense que je le retrouve aussi là-dedans.
Donc ça permet de retrouver voilà un peu de confiance en moi aussi dans mon métier. Et
inversement, la génico-logie, enfin, l'effet d'avoir ce métier-là, ça m'aide vraiment
à appréhender les cours d'une façon très sereine en me disant "Vous couchez les barnes
du coup, j'y écoute Blondine, t'as pas la vie de gens entre tes mains". Alors, il peut
s'arriver. Il peut arriver plein de choses. Ce serait génial que tu finises, enfin, que
tu arrives à ton objectif, mais si tu arrives pas, c'est pas la vie continue à tourner,
tu ne vas pas tuer des gens très privés. Oui, contrairement à toi que j'ai des colloques
professionnels, là, tu as littéralement parfois la vie d'enfant. Exactement, c'est pas
les mêmes enjeux du tout. Donc ça me permet aussi d'être assez sereine. Pour moi,
l'un ne va pas sans l'autre et j'ai besoin de cet équilibre. Le métier de médecins,
c'est quand même parfois difficile, on voit des choses dure qui sont, voilà, des choses
qui sont pas évidentes tous les jours. Le fait d'aller pouvoir courir, d'aller m'évader,
ça me fait aussi du bien. Moi, je sais que j'adore, par exemple, aller courir quand je
sais que j'enchaîne 72 heures d'astreinte ou j'aime bien le matin. À mon blog de son
2 heures, elle est bien entraînée. Comme ça après, j'ai ma petite, ma petite sécrition
de ses retenines. Je suis beaucoup plus relax, beaucoup plus relaxé, mieux avec l'épassion,
avec mon entourage. Ça permet d'apprendre mieux ma journée de boulot.
Ce que je te propose maintenant, je sais pas si tu l'avais entendu dans certains épisodes
que j'avais déjà fait, le petit jeu du Tacotac, c'est-à-dire je vais commencer une phrase
et je te propose de la terminer en un ou deux mots. D'accord, on va essayer.
Alors, quand j'ai du mal à me lever le matin, je…
Je me dis que la journée ne peut être que plus belle et que de toute façon je ne peux
pas rester au lit toute la journée donc il faut bien se motiver. Ce qui me donne de l'énergie
c'est de voir mon entourage qui est là à côté de moi, mes proches, mon copain, ma chienne.
Ça me donne énormément d'énergie. Et ce qui me prend l'énergie?
Les personnes qui sont négatives, c'est rigolo de dire ça, mais il y a des gens qui
me puissent, ils ont beau juste à ta côté de moi, il y a certaines mimiques quand les gens
sont un peu égris et bon, là ça va, là vous tourne de moi, vous ne promptez pas de
l'énergie. C'est la question que j'avais posée. Il y a quelque chose, ouais, c'est
certaines personnes qui m'ont mené l'énergie sans même leur parler.
Le moment où j'ai le plus douté, c'est, après les championnats du monde quand j'ai
été blessé. Pour moi, un mental de champion, c'est, c'est quelqu'un qui va donner tous les
moyens pour arriver au bout de ces jeux-vectifs. Et si je devais écrire mon autobiographie,
le titre serait? Blondy Lyrandel.
Poin. La vie va dire un peu, ouais, Blondy Lyrandel, tout dans l'exé. On va dire parce
que j'ai été un peu excessif au niveau, au niveau de mes années étudiantes, puis après
ça a été au niveau des études. Et maintenant quand c'est le sport, je fais quand même
une discipline où on va faire toujours plus des ultra-très les qui, comme tu dis, il faut
avoir à l'envie de se dire que je vais faire 170 km et tourner autour d'un gros caillot
qui est lit à Mb. Blondy Lyrandel toujours en l'exé.
Est-ce qu'il y a un sujet qu'on n'a pas abordé, que tu vous aurais qu'on n'a
bordé aujourd'hui? Il y a plein de sujets. En ce moment, je suis assez, le fait que je
soit une femme, gynécologue, sportive, veut. Je suis assez sensibilisé par rapport à
l'inclusion de la femme, d'essayer d'avoir un message et de montrer qu'on est tous
capables et qu'il ne faut pas se faire de faux jugement, d'avoir de fausses croyances
de dire un homme et je suis une femme, je suis pas capable de courir aussi longtemps comme
les hommes. Non, non, il faut vraiment, moi j'invite toutes les femmes à pratiquer le
trait, il n'a pas forcément du trait trait, mais voilà, ne pas avoir d'injonction des
irkondons et tous capables qu'on peut tous trouver un petit peu de temps. Et aussi au
niveau de la santé féminine et de la gynécologie, j'ai beaucoup accueur moi pour l'instant,
je te parle que je fais beaucoup de chirurgie, d'obstétrie, etc. Mais en tout cas, dans un
futur proche, j'ai quand même pour ambition de me spéciser dans la gynécologie du sport
et donc peut-être là, la gynécologue aux services des femmes sportifs, c'est quelque
chose que je fais assez adré et en ce moment, voilà, ça un petit peu, ça un petit
peu m'en rentra du moment. Génial, et dernière question, quelle
être l'aide, tu voudrais voir intervenir dans ce podcast? Alors, quand tu m'as, quand
j'entends sur les podcasts, à chaque fois, c'est une question, j'ai toujours une personne
qui me revient à l'esprit. C'est un Aïse Keminer. Si vous la recevez, elle vous
rencontra son histoire, mais c'est l'exemple de la résilience, de la détermination et
de la femme qui a vécu très très bas et je pense à peut-être très intéressant de
la recevoir parce qu'elle a, voilà, elle a vu. Elle a vécu, enfin, elle a eu un concert
du sein à l'âge de 20 ans et pourtant, six mois plus tard, ça fait un chimio, les deux
du championne de France de marathon et elle continue encore à nous ébouir, donc elle
s'est vraiment une force de la nature et ça serait intéressant de la recevoir.
Génial, merci beaucoup Blendine. Il va de rien. Et à très bientôt.
Merci de m'avoir reçu, c'était intéressant. Merci d'avoir écouté cet épisode
des secrets démontales. Si vous a plu, vous pouvez le partager, vous abonner et même
nous laisser 5 étoiles sur Apple Podcasts ou Spotify. C'est grâce à ce petit geste
que vous nous aidez à faire grandir ce podcast et à convaincre les plus grands outlets
de venir témoigner. Si vous avez des questions, des commentaires ou si vous souhaitez en
savoir plus sur la façon d'omboca.coire peut aider votre entreprise, n'hésitez pas
à nous contacter via le lien dans la description. Ensemble, on peut faire bouger les lignes
et destigmatiser la santé mentale. Merci encore et à bientôt.
Podcast Summary
Key Points:
Blondine Nierondel, double championne du monde de trail et médecin obstétricienne, a découvert le trail par hasard au lieu de le pratiquer depuis l’enfance, en cherchant un équilibre entre ses études et son besoin d’évasion.
Elle souligne que la santé mentale est fondamentale dans les sports d’endurance, où les pressions et les épreuves mentales peuvent entraîner des dépressions ou des burnouts, et insiste sur l’importance de parler ouvertement de ces difficultés.
Pour maintenir son équilibre entre sa carrière de médecin et son activité sportive de haut niveau, elle utilise des rituels mentaux comme la visualisation, la respiration consciente et des affirmations positives pour combattre les pensées négatives et renforcer sa confiance en soi.
Summary:
Blondine Nierondel, double championne du monde de trail et génécologue obstétricienne, raconte son parcours atypique du trail, découvert par hasard au lieu d’être une pratique d’enfance. Elle explique que ce sport lui a offert un équilibre entre sa vie de médecin et sa passion pour les sports d’endurance, en particulier dans les environnements de montagne. Elle insiste sur l’importance cruciale de la santé mentale dans les sports de longue durée, où les pressions et les épreuves mentales peuvent mener à des crises.
Pour y faire face, elle utilise des outils simples comme la visualisation, la respiration consciente, et des affirmations positives pour combattre les pensées négatives ou l’abandon. Elle partage que son équilibre repose sur le fait de ne pas voir les deux activités comme des contraintes, mais comme des sources de force mutuelles : le sport lui permet de s’évader et de retrouver de l’estime de soi, tandis que la médecine lui donne une sérénité dans la gestion des risques et des défis. Elle met en avant l’idée qu’aucune personne n’est définie par une seule activité, et que la résilience, la détermination et l’ouverture d’esprit sont essentielles pour réussir dans des domaines aussi exigeants que la santé mentale ou le sport.
Enfin, elle invite à l’inclusion des femmes dans les sports d’endurance, en dénonçant les stéréotypes et en affirmant que toutes les personnes, quel que soit leur sexe, peuvent réussir.
FAQs
La santé mentale est fondamentale pour performer, surtout dans les sports d'endurance. Elle permet de gérer les pressions, les défaites et les épreuves physiques et émotionnelles, tout en maintenant un équilibre durable.
Elle a commencé le trail par hasard, en tant que jeune médecin, pour s'échapper des études et des soirées arrosées. C'était un loisir simple, sans intention de compétition.
Elle a commencé à s'engager sérieusement après un parcours de trail au Ventou en 2019, où elle a fini deuxième. Cela lui a donné un objectif clair et a marqué le début de sa transition vers un sport de haut niveau.
Elle se visualise régulièrement, notamment dans les moments difficiles. Elle utilise des affirmations positives, évite les pensées négatives et se rappelle pourquoi elle fait ce qu'elle fait, notamment pour ses engagements envers les autres.
Elle repose sur des affirmations comme « je ne suis pas nulle » et se rappelle de ses réussites passées. Elle se concentre sur la finalité du parcours plutôt que sur l'instant présent, ce qui lui permet de continuer.
Elle considère les deux comme complémentaires : le sport lui apporte de l'énergie et de la sérénité, tandis que le métier de médecin lui donne un sens et une stabilité. Elle a choisi de travailler à temps partiel pour mieux équilibrer les deux.
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