Speaker 1Ce roman-là avait toutes les chances de finir dans un tiroir pour la totalité de ma vie. Mais j'en ai décidé autrement après un long chemin. C'est assez fou à dire aujourd'hui, mais pendant des années, j'ai attendu une validation extérieure. J'ai attendu qu'un éditeur me dise « Oui, oui, ton histoire mérite d'exister ». J'ai envoyé mon manuscrit pendant 4 ans, j'ai reçu plein de refus. Et un jour, il s'est passé quelque chose de dramatique dans ma vie, et une des choses qui m'est venue suite à ça, ça a été « Mais pourquoi j'attends encore une validation qui ne viendra jamais? Pourquoi je publierai pas ce livre moi-même? » Parce que ce roman, c'était pas juste un fichier Word sur mon ordinateur, ou plutôt une centaine de fichiers Word. C'était un rêve que j'avais depuis l'enfance. Des personnages que j'avais commencé à imaginer à l'âge de 12 ans. Aujourd'hui, je vais te raconter toute l'histoire de ce roman, « Cris dans le chaos », de comment je l'ai écrit, de comment j'ai attendu des éditeurs pour le publier pendant des années, et comment j'ai fini par décider de l'auto-éditer suite à un événement tragique. Let's go! Je crois que j'ai toujours voulu écrire. Depuis mes 12 ans, déjà, j'avais les personnages de l'histoire de « Cris dans le chaos », et il y a plein de photos de moi, enfant, où je suis en train d'écrire des livres et d'imaginer des histoires. J'ai écrit beaucoup de débuts de romans, entre mes 12 ans et mes 25. Beaucoup. Le syndrome de Peter Pan. À chaque fois où on écrit un début de roman, et puis on trouve une meilleure idée, on passe dessus, et ce, infiniment. J'étais l'experte. J'avais des personnages, des univers, des scènes, mais j'allais jamais jusqu'au bout. Soit parce que j'étais une enfant, ou une ado indécise, soit parce que j'avais pas ce qu'il fallait pour m'emmener jusqu'au bout. La vraie motivation de terminer un roman. Motivation! Motivation! Et puis un jour, en 2015, après quelques jours passés sur le jeu Starcraft 2, je me suis dit « Mais attends, j'ai envie d'aller au bout de ce roman-là. » Le point de départ, c'était d'écrire le roman de science-fiction que j'avais toujours rêvé lire. Un truc plein d'aventures, mais quand même avec la spiritualité, des personnages géniaux, des femmes, beaucoup de femmes, des relations intéressantes entre les personnages, etc. C'était pas les personnages. C'était vraiment l'univers. Ouais, la méditation est au cœur du roman, elle est même sur la couverture. J'avais plus ou moins une idée du rythme du roman, et de ce vers quoi il tendait, mais j'avais pas la méthode. Pendant deux ans, j'ai essayé d'écrire ce roman, et je me suis complètement plantée. J'ai fait de la procrastination, je me suis fait des sessions d'écriture de 4 heures, bref, j'avais pas la méthode pour avancer, et ça me bloquait. J'ai bloqué, j'ai recommencé, j'ai essayé d'écrire des autres trucs, j'ai essayé de changer de personnage, mais rien n'y faisait, en fait. J'avais toujours ce cul-de-sac, là. Aujourd'hui, c'est exactement ce qui m'est arrivé. J'avais pas la bonne méthode de préparation. En fait, j'avais pas de plan, alors qu'il m'en fallait un à l'époque. Et donc, bah, je savais pas quoi écrire. Donc j'écrivais, non. Moi, je pensais vraiment qu'écrire un roman, c'était avoir une idée, s'asseoir, et se laisser porter par l'inspiration, jusqu'au point final. Hein, hein, pas du tout dans mon cas d'autrice qui crée un univers complexe, avec plusieurs intérêts croisés. Et puis, il s'est passé quelque chose qui a changé. Ma façon de voir l'écriture et ce roman-là. J'ai fait le tour du monde. Ça a l'air de n'avoir aucun rapport, et pourtant, ça a un rapport crucial. Je suis partie faire le tour du monde en juillet 2017, pendant plusieurs mois. Et en fait, pendant ce tour du monde, j'ai tenu un blog. Quelque chose d'inattendu s'est produit. Parce que les gens lisaient mon blog, et me faisaient des commentaires un peu sur ma plume, sur le fait qu'ils lisaient tout d'une traite, que c'était addictif, que c'était bien écrit, que c'était haletant, etc. Et quelque chose en moi s'est dit, mais alors, je sais écrire. Donc, quel est le problème avec ce roman que j'arrive pas à écrire? Ça peut sembler un peu anodin de dire à quelqu'un qu'il écrit bien, mais je t'assure que je me souviens de tous les commentaires qu'il y avait sur mon blog à l'époque, et il y en avait beaucoup. Et pour quelqu'un qui rêve d'écrire un roman, ça peut être le déclic qui lui manque. Et c'est ce qui s'est passé dans mon cas. Je me suis dit, mais en fait, je sais écrire. C'est juste que peut-être ce roman-là, il manque des trucs. Et du coup, j'ai regagné confiance dans ce projet. Il y a eu un moment très symbolique pendant ce tour du monde, où j'ai discuté avec quelqu'un sur une plage de Thaïlande. Ça devait être en décembre 2017. Cette amie me dit, ben du coup, tu vas faire quoi? Et je peux t'assurer que c'est vertigineux comme question, parce qu'on a tout l'horizon des possibles. Je rêvais d'être prof de yoga aussi, j'avais plein d'idées. Mais sur cette plage de Thaïlande, suite un petit peu à tout ce que je t'ai raconté avec le blog, etc., la première réponse qui m'est venue, c'est, je vais écrire un roman. En même temps, parler là, ça m'émeut beaucoup. Parce que c'était très émouvant comme moment pour moi. Parce que, en le disant, je me suis dit, c'est pas que je vais essayer, c'est que je vais le faire. Je vais le faire jusqu'à la fin. Je dois le faire. Pour Ingrid, 12 ans, qui a toujours rêvé de le faire. Et donc, je suis rentrée en France. Je me suis installée à Nice. C'était une ville que je connaissais pas, que je découvrais, et j'avais un seul but. Écrire un roman. Et je me suis dit, écoute, on va se plonger dans les méthodes qui apprennent à faire ça. J'ai lu des livres de scénarios, j'ai pratiqué la bêta-lecture, que je faisais déjà un petit peu, mais avec vraiment ce côté, je vais apprendre toutes les méthodes, toutes les techniques. J'ai commencé le projet d'étudier l'écriture créative à l'université Wesleyenne. Je me suis formée au scénario, etc. Vraiment, j'étais en train de me dire, ok, je veux vraiment le faire. Donc je vais me donner tous les moyens possibles pour le faire. Ça a été une énorme révélation pour moi. Parce que j'ai découvert que l'écriture, c'était pas juste un truc magique, un talent qui nous tombe dessus. C'était quelque chose qui se travaille, comme la guitare. Vous savez très très bien qu'après des années, j'apprenais encore et tant mémant de choses. Il y avait des méthodes, des outils, et qu'on pouvait choisir lesquels on a envie d'utiliser à un instant T. Là, du coup, j'ai fait une préparation, j'ai tout testé. Carte mentale, synopsis, tableau de scène, liste d'échappes, fiches personnages, j'ai fait des milliers de trucs, et je me suis éclatée à faire ça. Je voyais mon histoire se dessiner sous mes yeux. Je savais que c'était pas la fin du chemin, loin de là, que l'écrire allait m'ouvrir d'autres portes, mais je voyais un petit peu tout se déployer, tout un univers. Je me disais, ok, mon histoire prend forme. Elle va être géniale. C'est donc pendant l'année 2018 que je me suis jurée de terminer mon premier G. Il y avait quelque chose en 2018 que j'avais déjà essayé de faire, c'était le NaNoWriMo, un challenge d'écriture d'un mois en novembre, que tu connais sans doute. J'avais essayé de le faire en 2015 ou 2016 sans jamais réussir, puisque de toute façon, je ne savais pas quoi écrire et je bloquais assez rapidement. Mais là, c'était sûr, j'allais le faire. Et vraiment, j'ai adoré le faire. J'ai adoré aussi consacrer un mois à mon roman, parce que du coup, c'est littéralement ce que j'ai fait. Pas le temps de faire autre chose quand on fait le NaNoWriMo. Et ça, ça me fait un bien fou. Je me suis vraiment plongée corps et âme dans mon projet. Mais il y a autre chose que j'ai découvert vraiment à ce moment-là. C'est-à-dire que je t'ai dit que je faisais de la bêta-lecture, c'est vrai. C'était pas forcément de manière très sérieuse et aux meilleurs endroits. Et via les communautés NaNoWriMo que j'avais rejointes pour le challenge, j'ai découvert des communautés de bêta-lecture plus sérieuses et de la vraie bêta-lecture. Et j'ai adoré mettre les mains dans le cambouis des textes, comprendre ce qui marchait pas, essayer d'expliquer l'effet que me faisaient certaines formulations, etc., certains enchaînements, mes incompréhensions, mes doutes. Vraiment, à ce moment-là, je sentais plus ou moins que j'allais en faire quelque chose, que j'allais pas m'arrêter là. Et peut-être même qu'un jour, ma vie, ça serait ça. Ma vie, c'est beaucoup la bêta-lecture. Tu le sais déjà, mais la bêta-lecture, c'est extrêmement formateur pour sa propre écriture. Comprendre ce qui cloche dans les textes des autres, comment ils peuvent être améliorés, et ça donne énormément de recul sur nos propres textes. On n'a pas assez de recul sur nos textes en général, mais la bêta-lecture aide énormément à progresser. Petit à petit, il s'est passé un truc. Fin 2018, le jour de Nouvel An, juste avant minuit, j'ai fini mon premier jet. Mes amis m'ont un peu détesté ce jour-là. Et en 2019, j'ai attaqué la réécriture. Et fin 2019, mon livre était à peu près terminé à mes yeux à l'époque. J'avais une idée en tête, qui prenait forme. Je m'étais dit, je vais aider des auteurs. Je sais pas trop comment, mais je peux pas laisser comme ça. Je voyais sur les forums des gens qui étaient complètement dans le flou, etc. Et je me disais, moi, il y a plein d'erreurs que j'ai faites, où je peux les aider à ne pas faire ces erreurs-là. Et je me suis dit, je vais essayer de faire un groupe Facebook, où je vais les aider. On verra bien comment ça marche. Je me suis dit, bon, je leur ferai au moins découvrir la bêta-lecture, je sais pas, peut-être qu'on peut faire des bêta-lectures ensemble, et j'ai créé un groupe Facebook fin 2019. Ça s'appelait J'écris un roman. J'ai mis en place un petit peu des trucs, des petits exos, tout ça. Et il est arrivé un truc en mars 2020, donc tu te souviens peut-être, le confinement, ça a été tragique pour beaucoup de personnes, mais pour moi, ça a été un effet tout inverse. Parce que là, il y a eu un effet boule de neige, c'est-à-dire que mon groupe Facebook de 15 personnes est passé à 1000 à la fin du premier confinement, puisqu'énormément de gens se sont découverts l'envie d'écrire un livre et ont eu le temps de le faire. Là, j'ai eu de la chance. Et donc, en avril 2020, le 4 avril, j'ai mis en place vraiment le côté école, parce qu'en fait, il y avait tellement de monde et tellement de questions que je me suis dit « Ok, il faut au moins que je fasse une petite formation sur ça. Il faut au moins que je propose un truc sur la bêta-luture, etc. » Et je voyais bien qu'il y avait tellement de demandes qu'il fallait au moins que je propose quelques petites formations pour que les gens puissent trouver des réponses à leurs questions plus vite. Et c'est comme ça qu'est née mon école d'écriture. J'écris un roman. Pendant ce temps, mon roman avançait aussi. J'ai fait une réécriture. J'ai reçu une bêta-luture. J'ai refait de la réécriture. J'ai fait au total 4 ou 5 versions du roman. Le plus gros changement à ce moment-là, en fait, ça a été vraiment la narration interne. C'était une révélation. C'est-à-dire que j'étais très technique au début, et scénario. Passionnée de technique et de scénario. J'avais conçu des super vaisseaux spatiaux qui marchent au biocarburant, etc. Et j'avais un super scénario de malade en tête. Ça, oui. Mais, comment on fait en sorte que notre lecteur adhère à notre histoire? On fait en sorte qu'il est happé dès les premières pages. Tout ça, c'est grâce à autre chose. Et ça fait partie un peu du style d'écriture, mais moi, j'aime beaucoup mettre ça à part, et j'aime mettre ça à bout. Et vraiment, c'est ce que je n'avais pas. Vraiment, j'étais nulle. Certains te diront, chaudantelle, je suis du tout d'accord avec ce conseil moi je trouve vraiment que dire immersion ça veut tout dire ce qu'on veut c'est pas dire au lecteur regarde c'est un super vaisseau spatial il marche comme ça on veut que le lecteur entre dans le vaisseau spatial qui voit qu'il y a une énorme forêt à l'intérieur qui voit qu'il y a 2000 personnes qui travaillent comme des petites fourmis c'est une fourmilière qui voit les rouages chromés les engrenages qui tournent et qui comprennent qu'on est dans un truc un peu steampunk qui voit que le côté forêt c'est ça en fait les biocarburants ils viennent de ces arbres là etc et tout ça ça a vraiment été un de mes apprentissages ça a été de petit à petit prendre le lecteur et le mettre dans mon histoire le faire vivre les émotions du héros le faire vivre l'univers le faire vivre les enjeux les guerres les batailles etc ça passe par des émotions ça passe par du sensoriel et ça ça m'a énormément fait progresser j'ai commencé à envoyer le manuscrit aux éditeurs en 2020 après déjà des réécritures et une bêta lecture j'ai commencé à envoyer le manuscrit aux éditeurs en 2020 après déjà des réécritures et une bêta lecture et pendant quatre ans j'ai reçu une vingtaine de refus aucun détaillé c'est ça qui fait mal surtout qu'à l'époque il y en avait quand même beaucoup autour de moi c'était pas aujourd'hui c'est plus rare mais à l'époque ça se faisait et n'en recevoir aucun c'est vraiment se dire que ça marche pas en réalité aujourd'hui j'ai le recul et je sais que bon un space opéra il y a quasiment aucun éditeur qui en publie qui ont publié et maintenant ça revient mais en fait ce qui était très difficile pour moi ça a été par exemple un éditeur qui m'a laissé croire que c'était intéressant qui m'a laissé un petit peu machin et puis petit à petit plus de nouvelles et c'était une maison d'édition que j'admirais beaucoup et puis finalement plus rien et je me suis rendu compte même que l'éditrice m'avait donné des infos un peu pas honnêtes du style deux ans après me dire que le roman est en comité de lecture c'est un mensonge et ça ça quand c'est notre premier contact avec le monde de l'édition ça fait un peu mal ça a été une vraie déception pour moi parce que j'avais une histoire à laquelle je croyais le scénario était vraiment super alors oui l'univers de space opéra est moins bankable que à peu près tous les autres genres littéraires mais je m'étais dit que ben vu que le scénario était bien ça pouvait marcher j'ai juste arrêté d'envoyer le manuscrit en fait je me dis bon peut-être un jour j'ai pas abandonné dans ma tête j'étais déçue mais j'ai pas abandonné je me suis pas dit je le publierai jamais j'ai juste attendu en 2022 j'ai eu un sursaut de motivation et j'ai fait une dernière réécriture du roman une vraie super réécriture pour gommer un peu tous les défauts qui traînaient encore pour vraiment rendre l'histoire palpitante il était top ce roman je l'ai envoyé à plusieurs éditeurs et je me suis dit maintenant j'arrête tant pis au pire il finira dans le tiroir ou peut-être qu'un jour si je commence à publier plusieurs romans je pourrais le ressortir j'avais aucune envie de m'auto hésiter à ce moment-là pour plusieurs raisons la principale c'est que avec mon entreprise j'ai créé un roman qui vivait déjà depuis quelques années à l'époque je savais le travail colossal que c'est d'avoir une entreprise des réseaux sociaux la pression investir une certaine somme dans un truc etc je n'avais aucune envie de faire ces choses-là pour mes livres ma passion devenir entrepreneur avec mes livres mais certainement pas je savais que j'ai embarqué pour des mois de boulot etc qu'il allait falloir créer une communauté sur les réseaux sociaux et je t'ai parlé d'un événement tragique en début de vidéo fin 2023 mon grand-père est décédé il est à un âge très très très avancé il avait une très belle vie mais mais ça a été terrible pour moi c'était une personne très importante pour moi elle est très proche c'était un grand lecteur qui avait lu plein d'histoires qui savait que j'écrivais c'est lui qui a lu les premiers chapitres de ce roman je lui avais imprimé à noël ça c'était en 2015 surtout mon but c'était qu'il lise ce roman et quand il est décédé je me suis dit bah il le lira jamais combien de temps tu vas attendre encore là parce que là maintenant ça sert plus à rien j'attends encore que la permission de qui est là pour publier ce livre ça a été vraiment un électrochoc pour moi je me suis rendu compte que j'avais attendu des années pour pas grand chose et que j'aurais pu publier mon livre en auto-édition déjà il y a très longtemps avoir des lecteurs et avoir donné ce livre là à mon grand-père qui avait tellement encouragé aussi inspiré pas mal de choses le fait que le héros fume la pipe dans le livre n'est pas anodin c'est aussi j'ai pas pris une décision dans la colère ou dans la frustration ça a vraiment été une réflexion profonde pour moi sur mon rapport à l'écriture sur les projets qu'on garde pour nous et ce qu'on montre à ce sujet j'aimerais te dire une citation qui me hante un des principes de burning man qui est ne soit pas spectateur participe radicalement moi j'étais toujours celle qui ne participait pas qui avait pas envie qui se considérait pas comme une artiste qui était à part etc j'ai joué pendant 14 ans de la guitare enfin j'en joue encore et j'ai jamais proprement fait de musique en public et tout ça en fait là je me suis dit bon bah maintenant c'est bon je vais montrer ce que j'écris en fait je vais le dévoiler alors je pense qu'il y avait aussi un petit côté où j'avais une école d'écriture à côté et où du coup j'avais un peu la pression si les gens ils n'aimaient pas mais il y a surtout ce côté où j'osais pas j'osais pas participer j'osais pas publier ce livre j'attendais une permission imaginaire d'un éditeur pour qu'on me dise "bibi t'as le droit de le faire" et j'ai décidé de publier mon roman en 2024 et un truc style un mois ou deux après j'ai dit ok il sortira en juillet et ça me laissait un truc style six mois et là c'était parti j'avais déjà trop attendu je savais exactement comment auto-éditer un roman avec tout ce que j'avais pu faire auparavant j'avais déjà auto-édité un livre sur mon tour du monde il fallait juste que je crée un peu une petite communauté histoire de pas avoir zéro lecteur le jour J et c'est parti pendant six mois j'ai fait ça j'ai parlé de mon livre d'où il venait de comment je l'avais écrit etc j'ai travaillé avec une graphiste fabuleuse évidemment pour faire cette belle couverture qui s'appelle Amandine Peter j'ai géré le projet la maquette finalement je me suis surprenamment amusée à faire la maquette et un jour j'ai reçu ce livre j'ai écrit un livre qui s'appelle Footfighting qui s'est vendu à 2400 exemplaires et était dans toutes les librairies et un roman c'est différent tenir son roman dans les mains je vous assure que ça n'a aucun rapport avec les ventes que vous pourriez faire hors roman quoi ça c'est un morceau de nos tripes et les gens vont le lire et petit à petit je me suis rendu compte que je l'avais fait j'ai trouvé de super chroniqueurs qui ont été emballés par mon histoire parce qu'elle est super je me jette pas des fleurs mais moi j'avais encore des doutes et les chroniqueurs je voulais me dire non mais cette histoire est super j'ai pensé à mon grand-père à plein d'étapes j'ai mis dans les remerciements je me suis amusée à parler de mon livre sur les réseaux sociaux je suis découvert un peu une vocation faire connaître la vie d'une autrice indépendante dans un genre que personne ne lit concrètement et où du coup c'est juste des passionnés qui se penchent sur ce genre d'histoire et en 2025 je publiais le tome 2 et là en 2026 je publie un autre livre qui se déroule dans cet univers et après je lui dirai adieu parce que j'ai plein d'autres romans qui attendent ma conclusion ça serait que si je pouvais parler à la moi de 12 ans je serais super heureuse qui écrivait des débuts de romans dans son coin je lui dirai qu'elle a raison qu'il faut qu'elle prenne son temps qu'elle laisse ses idées grandir c'est hyper important j'ai trop rushé j'aurais peut-être pu avoir plus de chance éditoriale si j'avais pas cherché des éditeurs dès 2020 pour ce livre j'aurais mieux fait d'attendre qu'il soit complètement fini mais bon à l'époque je savais pas exactement ce que ça voulait dire c'est important de se laisser tout ce temps pour que les idées mûrissent pour que notre histoire devienne géniale pour qu'on continue d'apprendre et de travailler et c'est aussi important de ne pas oublier pourquoi on écrit parce que un roman ça prend du temps beaucoup de temps et donc il faut avoir une bonne raison de le faire et moi j'avais une raison en béton armé mais je me suis loupée parce que j'aurais toujours le regret qu'il ait lu aucun roman de moi et c'est ok et petit à petit j'ai réalisé que c'était chouette d'être auto-édité d'avoir une communauté qui nous lit qui nous soutient qui parle de nos livres à d'autres personnes qui offrent notre livre qui lui laisse une chronique que jamais on aurait pensé lire un truc génialissime qui nous met les larmes aux yeux j'ai pris goût au sable j'ai pris goût au fait de discuter avec des lecteurs de mon livre et certaines choses aussi ont été horribles j'ai déjà passé une journée derrière une table à ne vendre aucun livre et tout ça ça fait partie c'est un métier ça fait partie d'un processus et je suis entrée dedans un peu incertaine et finalement je vois pas ma vie sans ça et j'espère que tu auras compris avec mon histoire que si t'as un rêve que tu hésites à réaliser ben pourquoi pas le faire j'espère que cette vidéo t'a plu si tu as aimé j'en ai fait une autre sur mon roman Eclipse qui est sorti là en juillet 2026 très personnel très intime aussi une vidéo très émouvante promis mes romans d'après sont un petit peu plus légers