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32- Prendre le temps de préparer son roman

17m 12s

32- Prendre le temps de préparer son roman

Dans cet épisode, Audrey Martinez insiste sur l’importance de ne pas réduire l’écriture à une compétition de chiffres. Elle dénonce la pression exercée par les réseaux sociaux, où l’on ne voit que des comptes de mots quotidiens, ce qui pousse les auteurs à se comparer, à se forcer et à perdre le plaisir d’écrire. Pour elle, la base est le plaisir : il faut écrire parce qu’on aime, sans se fixer d’objectifs irréalistes. Elle met en avant la phase de préparation – réflexion, imagination, recherche – comme un moment clé du processus créatif, souvent invisible mais tout aussi important que l’écriture elle-même. Elle partage son expérience personnelle : après avoir écrit deux tomes d’une saga, elle a passé plusieurs semaines à réfléchir et à améliorer ses personnages et intrigues, sans écrire un seul mot. Cela lui a permis d’enrichir son histoire et d’éviter de se précipiter. Elle encourage les auditeurs à se détacher des chiffres et à se concentrer sur l’histoire, en prenant le temps nécessaire pour chaque étape. En conclusion, elle rappelle que chaque auteur a son propre rythme et que la réflexion, avant, pendant et après l’écriture, nourrit l’imagination et donne plus de profondeur au roman.

Transcription

3460 Words, 19110 Characters

French
[Musique] Bienvenue à tous, je suis ravie de vous accueillir sur mon podcast. Je m'appelle Audrey Martinez, je suis créatrice de contenu et hauteur de roman. Reve d'auteur est un podcast qui est publié chaque semaine, dans lequel je livre "Mon expérience et mes réflexions" sans tabou et sans langue de bois. Mon but est tendez des les auteurs à réaliser leur rêve des critures, allé au bout de leur projet et à vivre du métier décrit main. Vous pourrez retrouver de nombreux conseils d'écriture, d'auto-édition ou encore de promotion sur ma chaîne YouTube, sur le site rêvedoteur.fr ou encore sur mes réseaux sociaux et notamment Instagram. N'hésitez pas à vous abonner au podcast, à laisser un petit avis 5 étoiles pour me permettre de faire connaître mon contenu et d'aider un maximum d'auteurs. C'est parti pour l'épisode, bonne écoute! [Musique] Bonjour à tous, j'espère que vous allez bien. Aujourd'hui, on se retrouve pour un épisode dans lequel on va parler plutôt Écriture et j'avais envie de rebondir sur un épisode que j'ai fait n'y a pas très longtemps, qui s'appelait un auteur qui n'écrit pas. Et je vous parlais du fait que un auteur n'écrit pas tout le temps. Et j'ai eu une idée, voilà, d'épisode complémentaire sur ce sujet, qui concernait la préparation de son roman. Je vous en avais parlé dans l'épisode, hein. J'avais abordé déjà cette idée-là. Je n'avais pas approfondi parce que forcément, il y avait d'autres choses à dire dans cet épisode, mais du coup, j'avais envie de faire un épisode à part. Parce que avec les réseaux sociaux, on se rend compte qu'il y a clairement une course à l'écriture. Vous savez toujours dire combien de mots on écrit ou on en est dans son projet. Ces objectifs, le nombre de pages ou le nombre de chapitres et ainsi de suite. Et on ne voit que ça, on a l'impression que c'est une course et que tout le monde doit faire mieux que les autres et qu'il faut toujours dire combien on écrit. Aujourd'hui, j'ai écrit 250 mots, aujourd'hui, j'ai écrit 870 mots. Donc, on voit passer des tonnes de publications comme ça, d'autant plus quand tu as des challenge genre le nano. Et en fait, c'est poste et ça peut être aussi des échanges que vous faites avec d'autres odeurs sont forcément passés par des publications de réseaux sociaux. Ça met de la pression. Ça apporte vraiment beaucoup de pression, de stress, voire de culpabilité et on se compare énormément. Pour peu que vous soyez un petit peu bloqué ou pour peu que vous n'écrivez pas en ce moment, vous allez voir les autres avancés et progressés et vous allez vous dire merde, moi, j'écris pas où je n'écris pas assez, où je n'arrive pas à écrire, où je suis bloqué, où j'ai pas d'idées pour mon roman, où je ne peux pas écrire en ce moment parce que, voilà, si vous aimez un travail ou autre. Et on se met la pression. On se met la pression et à certains qui vont essayer d'écrire beaucoup plus par jour, qui ont un rythme, je sais pas, de 250 mots par jour et qui, donc, vont essayer de passer à 500 parce qu'ils vont essayer de faire aussi bien que les autres. Qui vont se forcer, du coup, quitte à vraiment se dégouter de l'écriture, quitte à écrire de la merde, parce que quand on se force, si on a pas d'idées, on peut aussi écrire des choses qu'on va devoir supprimer ensuite. Et on culpabilise de ne pas pouvoir écrire ou de ne pas écrire assez, de ne pas écrire assez souvent. Et on se compare, on se compare parce que, on fait moins imbias que les autres dans son esprit, évidemment. Et ça, je trouve ça très, très, très néfaste. Et il y a une notion que j'avais déjà abordé dans le podcast et que j'ai abordé aussi sur le compte "Rèves d'auteurs" sur Instagram, c'est la notion de plaisir. Je pense que vous en rappelez, c'est que pour moi, l'écriture est un plaisir. C'est la base, pour moi, c'est même l'indispensable. C'est-à-dire qu'on ne doit pas écrire par rapport à quelqu'un d'autre ou pour une autre raison. On doit écrire parce que ça nous fait plaisir, parce que ça nous fait du bien, parce que ça nous fait rêver, parce que ça nous fait vibrer, parce que ça nous transporte ailleurs. Moi, quand j'écris, je suis dans ma bulle. J'ai d'or ça, parce que je suis avec mes personnages. Et je suis vraiment transportée dans un autre univers. Je suis vraiment dans le roman. Et ça me fait plaisir. J'aime ça. Je ne me dis jamais "Oh, ma, aujourd'hui, faut que j'écrive." Non. Déjà, je ne me force pas. Si je suis dans une période où je ne sens que ce n'est pas le moment d'écritre, je ne écrit pas tout simplement. Quand je me lance, par contre, en général, je finis le roman. C'est-à-dire que j'arrive à écrire tous les jours jusqu'au bout de l'histoire, parce que une fois que je suis dans l'histoire, vous savez des fois, c'est un petit peu le démarrage. On hésite à se lancer dans le premier chapitre, mais une fois qu'on est lancé, ça va bien. Moi, c'est ce qui m'arrive. Mais c'est vrai que si, par exemple, je suis censée écrire, je ne sais pas, moi, le tombe de massagat et puis. Je sens que là, non, j'en cours encore besoin de y réfléchir un peu. Je ne sens pas prêt à écrire. Bah, j'écris pas. Je vais pas me dire "Ah, si, il faut que t'écrive, parce qu'il y a un planning, parce qu'il faut faire ton mot, parce que là, ça fait déjà un mois que t'as pas écrits, non pas du tout." Donc, il faut prendre du recul. Il faut prendre du recul avec ce qu'on voit. On doit se fixer des objectifs qui sont adaptés à sa vie, à son rythme, à son quotidien. C'est pas parce que quelqu'un écrit 1 500 mots par jour que tout le monde doit faire la même chose. Si on peut, tant mieux, mais peut-être que vous ne pouvez pas. Petit que vous avez trois enfants à la maison, peut-être que vous avez un boulot prenant. Peut-être que pour vous, c'est pas votre rythme de travail tout simplement. Et que vous êtes plus efficace en écrivant moins. Qu'importe, on ne doit pas se comparer, parce qu'on a chacun, sa route, chacun son chemin. Ça me fait penser à un film. On doit trouver son rythme, mais des critures sont rythmes de travail. Et on doit l'adapter à sa propre vie. On n'a pas tous la même vie forcément. Donc, il faut se dire que chaque parcours est unique. Peut-être que vous mettez plus de temps à arriver au bout de votre objectif. Eh bien, qu'est-ce que ça fait? Franchement, qu'elle est le problème. C'est pas parce que quelqu'un a publié deux romans que vous n'avez pas encore publié le premier, que c'est grave. C'est votre rythme, mais c'est comme ça. Et là où je voulais en venir, puisque évidemment, je déborde un petit peu, surtout ça, mais c'était juste pour faire un petit point parce que je trouvais ça important. Mais si on en revient à ce que je voulais vous dire, c'est que il faut prendre le temps de préparer son vôment. Parce que justement, quand on regarde les réseaux, etc, on voit tout le temps des chiffres relative à l'écriture. À aux sessions d'écriture. J'ai écrit 5 ans, j'ai écrit 2 000 mots. Mais le processus créatif, le processus de création d'un roman ne se résume pas aux sessions d'écriture. Évidemment. Avant l'écriture, on a toute une phase de préparation. Ensuite, on a les phases de relécture, de réécriture et ainsi de suite. Donc il ne faut pas en fait pour moi se fixer, se fixer sur ces sessions d'écriture et sur un nombre de mots. Parce que tout ce qu'on fait avant d'écrir, tout ce qu'on fait en parallèle de l'écriture et tout ce qu'on fait après, est tout aussi important, puisque tout ça ensemble permet de créer un roman. Et donc je voulais insister justement sur cette phase de préparation de roman parce que je pense que pour moi, elle est vraiment indispensable. Elle est vraiment nécessaire. Elle est. c'est la base de tout. Et attention, je ne suis pas en train de dire. Il faut absolument faire un plan, etc. Ce n'est pas du tout ça que je vous parle. Et évidemment, ça en fait partie, si jamais vous êtes du genre à faire des plans, c'est pas la question, c'est. vraiment la phase de réflexion. Vous savez ce temps où vous pensez à votre histoire. Ou vous pensez à vos personnages, à leur personnalité, à leur passer, à ce qui va leur arriver. Ou vous imaginez des scènes. Ou vous vous demandez tiens, là, il va se passer tel truc et j'ai besoin d'une idée pour débloquer pour ramener à tel autre chose. Vous voyez où vous êtes dans cette phase de de réflexion pour faire avancer votre histoire dans votre esprit pour savoir où vous allez, pour vraiment mettre le doigt sur le thème, sur l'intrigue, sur les obstacles, sur vos personnages. De manière plus ou moins approfondie, en fonction du temps dont vous avez besoin de préparation, certains ont besoin d'avoir moins d'éléments en main pour pouvoir écrire. Et d'autres ont besoin d'avoir vraiment plus d'éléments plus de détails avant de se lancer dans les creatures. Mais dans tous les cas, pour moi, c'est vraiment une phase indispensable. Et j'ai envie de vous dire que cette phase n'est pas qu'avant la préparation du roman. Alors évidemment, c'est la première chose qu'on fait en général parce qu'on réfléchit à son histoire. Mais cette phase de réflexion, elle aussi par à l'elle, elle écrit toujours du roman, parce que, bah, on réfléchit, parce qu'on va écrire, on réfléchit à des scènes, on réfléchit à son avancé dans les creatures. Et elle aussi postérieure elle écrit toujours du roman, parce que quand on laisse reposer, déjà on a des idées qui peuvent nous venir, mais quand on est dans les phases de relécture et écriture aussi, je vous donne un exemple et c'est de là qui est venu cette idée d'épisode, c'est que j'ai écrit au mois de novembre le tume 1 de ma future saga. J'ai écrit au mois de décembre le tume 2 de cette future saga. Et ensuite, en début d'année là, j'ai laissé reposer parce que j'ai publié le poids du silence. Donc j'ai travaillé sur le poids du silence. Et, euh, vers Vrillemé, quand le poids du silence est, était sorti, je me suis repanché sur ma saga, puisque c'est mon prochain projet à publier. Donc je fais deux choses. C'est que je prépare mon tume 3, et en parallèle, je relis, je retravaille le tume 1. Et ces deux étapes en fait sont des étapes de réflexion purée dure. Je n'écris pas en ce moment ou très très peu. C'est à dire que d'abord j'ai relu mon tume 1, une fois en intégralité. Et je me suis dit, il y a des choses à améliorer, donc je me suis fait des listes, etc. Et je me suis mis à travailler dessus. Voilà, j'ai pris mon petit carnet, j'ai noté des idées, j'ai réfléchi. Et à la base, ça ne devait pas prendre longtemps. Je m'étais dit, je réfléchi quelques jours, etc. Et puis je m'y remets pour faire la deuxième rélacture. Sauf que pas du tout, puisque ça fait plusieurs semaines que j'y suis, parce que j'ai senti, pendant que je préparais, pendant que je réfléchissais à comment améliorer ce premier g. Que j'étais pas prête encore. J'avais déjà noté des choses, mais je sentais que j'avais pas attend le moment où je me disais bon, maintenant tu peux y aller. J'étais pas prête, j'avais besoin de réfléchir encore. De laisser vraiment les idées dans mon esprit, arrive à me dire. de l'intouration, ce mélangé, à venir d'autres idées et ainsi de suite, de m'inspirer d'autres choses aussi d'autres éléments pour développer mes personnages. Et d'ailleurs, j'ai des idées complémentaires qui me sont venus pour développer les personnages, leurs passés, leurs histoires, qui vont apporter en plus, puisque c'est ce côté-là que j'avais besoin de développer, ce pas l'intrigue en elle-même, parce que l'intrigue en elle-même est chien à route. C'est vraiment le côté personnage, l'émotion, leurs passés et l'impact de leurs passés sur le présent, j'avais besoin d'approfondir tout ça. Et donc j'ai continué pendant plusieurs semaines à réfléchir à ça. Et pendant ce temps-là, quelque part, j'ai occupé les uns un petit peu, début en me disant, "Mince, j'avais prévu de sortir mon moment plutôt, je m'étais dit bon, je sors le Tom 1 en juin." Sauf que quand je me suis rendu compte que mon temps de réflexion prenait beaucoup plus de semaines que prévue, je me suis dit bon ben, "J'ai mort, je vois un simple impossible, parce que moi j'ai besoin de temps pour relire, etc. Besont de temps pour corriger, besoin de temps pour m'acouverturer près de mes besoins de temps pour recevoir les profs papiers, etc. Bref, je voulais pas me presser. Du coup, je me suis dit bon, bah on décale, je le sors plus tard. Mais y avait une culpabilité, en me disant "Mince, je voulais vraiment le sortir mon juin, parce que j'ai plusieurs Tom à sortir et que je voulais qu'ils s'enchaînent, et à la base, je voulais tous les sortir cette année, sauf qu'en décalant, bah forcément, ils ne vont pas tous sortir cette année. Donc, au bout d'un moment, je me suis dit "Bah, tant pis, je préfère sortir un roman qui me convient que je trouve à boutie, etc. Ou je suis allé au bout ou je me dis "C'est bon". plutôt que de me précipiter, on disait "On va pas là, t'avais dit ces juins, donc tu le sors en juin, qu'importe l'état du roman, quoi". Bah non, évidemment ça marche pas comme ça. Et en parallèle, j'ai réfléchi au Tom 3. Donc le Tom 3, à la base, je comptais l'écrire plus vite là. Et ton nom n'est que j'ai fini d'écrer à le Tom 2 en décembre. On est fin mai, enfin au moment, je rajoute l'épisode. Et donc, j'aurais pu me dire, quand même, ça fait 5 mois, il serait en décrire. Alors, j'ai beaucoup travaillé sur le poids du silence, j'ai fait une grosse réécriture, donc j'ai écrit quelque part, mais c'est pas la même chose, j'ai pas écrit un nouveau roman. Mais là, pareil, j'avais besoin de réfléchir à mon histoire, parce que il y avait des points qui me bloquaient dans l'intrigue. Et j'avais besoin d'approfondir, parce que j'ai plusieurs intrigues mêlées et qu'il fallait que ça sent boite bien. Il y en avait certaines qui étaient bien et il y en avait d'autres où on a chessant que c'était pas tout à fait ça. C'est difficile à expliquer sans parler de l'histoire en elle-même. Et là, j'arrive au bout. Là, j'arrive tout doucement au bout. Je sais que je vais pouvoir écrire peut-être en juin ou en juillet, parce que j'ai quasiment fini le plan. J'arrive au bout des intrigues, les intrigues arrivent bien à s'emmêler. C'est ça l'histoire. C'est qu'il faut bien qu'elles s'emboitent les unes dans les autres et que chacune progresse jusqu'au dénouement. Et du coup, j'avais besoin de y réfléchir plus longtemps. Autant le Tom 1 et le Tom 2 n'étaient quasiment pas fait de plan. J'y suis à l'an on fristail, ce qui est très rare chez moi, puisque j'ai toujours besoin de bien préparer mes romans. Mais là, je suis senté que pour ce Tom 3, j'avais besoin de faire un plan parce que revenir en fait à ma méthode de base, parce que pour que les intrigues se mettent bien, etc., c'était plus complexe que mon Tom 1, mon Tom 2, à ce niveau-là. Donc j'ai pris le temps. Et ce temps de réflexion et préparation, déjà c'est génial parce que ça fait, parce que en fait, je suis tout le temps la tête dans mon histoire. Je pense tout le temps, je pense quand je me couche, quand je me lève, quand je prends une monchim, je pense à des scènes. Des fois, je me rejoue plusieurs fois la même scène pendant plusieurs jours, je prends la même scène et je la rejoue dans mon esprit pour la ménorer, pour bien avoir l'idée en tête parce que je sais que quand je vais l'écrire, il sera fluide puisque je l'ai déjà imaginé dans mon esprit. Et j'ai eu plein d'idées qui se sont ajoutées, plein d'éléments sur leur passé aussi, sur leur vie, sur leur personnalité que je n'avais pas au tout début quand j'ai commencé à préparer, mais et que je n'aurai pas eu si j'avais arrêté ma préparation plutôt, puisque c'est justement de laisser un petit peu masserer tout ça, si je n'aime pas trop ce verbe. Mais c'est cette masseration qui a apporté toutes ces nouvelles idées et qui finalement, a port du contenu à mon histoire de la consistance qui lui donne plus de poids. Donc pour moi, c'est face là. Je ne peux pas les compter en nombre d'heures, en nombre de peges, puisque c'est des temps de réflexion. Je pense à mon roman et je note des idées. Mais je ne peux pas mettre sur Instagram par exemple, j'ai écrit tant de mots aujourd'hui. Mais ce que ça veut dire que je n'avance pas sur mon roman, mais pas du tout, puisque au contraire, je suis en train de y penser à mon histoire. Et l'écriture sera d'autant plus facilité par cette face de réflexion puisque j'ai vraiment pris le temps d'y penser et d'imaginer plein de scènes et de vraiment apprendre à connaître mes personnages. Alors, ce qui veut pas dire que faut absolument le faire, il y en a certains qui vont pouvoir se lancer sans cette face ou sans cette face aussi longue. Mais moi, c'est une face qui me plaît et c'est une face que je ne développe pas autant avant, je pense. Ben notamment parce que je travaille à côté donc forcément, je pouvais moins perdre de temps en truc y més à ces phases-là parce qu'il fallait avancer aussi. Il fallait bien que je publie des romans donc en travaillant à côté, chaque minute était précieuse. Donc, mais là, je peux me permettre de ralentir, de y réfléchir, de y penser, de passer des jours avec mes personnages avant d'écrire. Et en fait, je me rends compte que ça fait partie des étapes que j'adore. Tout ça pour vous dire qu'en fait, il faut se détacher des chiffres, du nombre de pages, du nombre de chapitres, du nombre de mots, etc. D'ailleurs, ce sera l'objet du prochain épisode de podcast. Et il faut se concentrer sur l'histoire. Qu'on écrit, vous pouvez vous croire en ce moment, que vous en faites de réflexion, qu'on soit en face de correction, etc. L'important, c'est qu'on avance sur son histoire. Il y a plein de façons différentes d'avancées sur l'histoire. Et il faut se détacher du coup des chiffres parce que, ben, c'est pas que ça. Et l'histoire, c'est pas que l'écriture et que l'écriture, c'est tout ce qu'il y a autour aussi. Si vous prenez du temps pour chercher des photos, pour imaginer vos personnages ou des lieux. Si vous faites des recherches. Si vous cherchez, par exemple, des images ou des photos pour votre couverture, des idées, voilà, tout ça, c'est du travail autour de votre histoire et ça nourrit votre histoire. Donc, c'est tout aussi important que l'écriture en elle-même. Voilà ce que je voulais vous dire à ce sujet. Donc, pas de stress, pas de pression par rapport au chiffre. Et au contraire, prendre le temps de bien préparer son roman, de bien réfléchir, de se plonger dans son univers. Avant l'écriture, pendant l'écriture ou moment de la rélecture, parce que toutes ces phases de réflexion a suivent tout le processus créatif. Donc, c'est pas que avant le roman, c'est pas seulement avant l'écriture, c'est tout au long de la vie du roman, jusqu'à ce qu'il soit publié. Donc, pour moi, ces phases sont tout aussi importants de voir plus importante que tout le reste parce que ça nourrit vraiment votre histoire, votre imagination et vos personnages. Voilà ce que je voulais vous dire pour aujourd'hui. Puis, nous, on se retrouve vendredi prochain pour un nouvel épisode. Bye! [Musique]

Podcast Summary

Key Points:

  1. L’écriture ne doit pas être une course
  2. Le plaisir est essentiel
  3. La phase de préparation (réflexion, imagination, recherche) est aussi cruciale que l’écriture elle-même.
  4. Il faut se détacher des chiffres (nombre de mots, pages) et valoriser tout le travail créatif invisible.
  5. Chaque auteur a son propre rythme

Summary:

Dans cet épisode, Audrey Martinez insiste sur l’importance de ne pas réduire l’écriture à une compétition de chiffres. Elle dénonce la pression exercée par les réseaux sociaux, où l’on ne voit que des comptes de mots quotidiens, ce qui pousse les auteurs à se comparer, à se forcer et à perdre le plaisir d’écrire. Pour elle, la base est le plaisir : il faut écrire parce qu’on aime, sans se fixer d’objectifs irréalistes.

Elle met en avant la phase de préparation – réflexion, imagination, recherche – comme un moment clé du processus créatif, souvent invisible mais tout aussi important que l’écriture elle-même. Elle partage son expérience personnelle : après avoir écrit deux tomes d’une saga, elle a passé plusieurs semaines à réfléchir et à améliorer ses personnages et intrigues, sans écrire un seul mot. Cela lui a permis d’enrichir son histoire et d’éviter de se précipiter.

Elle encourage les auditeurs à se détacher des chiffres et à se concentrer sur l’histoire, en prenant le temps nécessaire pour chaque étape. En conclusion, elle rappelle que chaque auteur a son propre rythme et que la réflexion, avant, pendant et après l’écriture, nourrit l’imagination et donne plus de profondeur au roman.

FAQs

Le but est d'aider les auteurs à réaliser leur rêve d'écriture, aller au bout de leur projet et vivre du métier d'écrivain, en livrant expériences et réflexions sans tabou.

Se comparer crée de la pression, du stress et de la culpabilité, car chaque auteur a son propre rythme de vie et de travail. Il faut se fixer des objectifs adaptés à sa situation personnelle.

L'écriture doit être un plaisir, une activité qui fait du bien, qui transporte dans un autre univers. On ne doit pas écrire par obligation ou pour imiter les autres.

C'est le temps de réflexion sur l'histoire, les personnages, les scènes et l'intrigue, avant, pendant et après l'écriture. Elle est indispensable pour nourrir le roman.

Parce qu'elle permet de développer des idées, d'approfondir les personnages et de fluidifier l'écriture. Tout le travail autour (recherches, images, réflexion) nourrit l'histoire.

Il ne faut pas se forcer. Il est préférable de prendre du recul, de continuer à réfléchir et à préparer son roman, même si cela retarde la publication.

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