Speaker 1Tu as terminé ton roman, tu as fait une réécriture, tu as peut-être même fait relire par des proches, et ensuite tu l'as envoyé en bêta-lecture. J'ai une bêta-lectrice pro comme moi, et là, celle-ci a vu plein de problèmes. Alors ne t'inquiète pas, c'est normal. On retrouve souvent les mêmes types de problèmes dans les romans en bêta-lecture professionnelle, et je fais ça depuis dix ans. En fait, c'est sans doute parce que les conseils d'écriture qu'on voit partout sur Internet n'aident pas du tout à cerner ce genre de problème, qu'il s'agisse un peu d'appliquer les méthodes de scénario que tu peux croiser un petit peu partout. C'est bien beau de conseiller de lire Troubi, mais ça ne t'aide pas à construire un scénario qui te tient la route. Et il en va un peu de même pour l'immersion, ou pour des fautes qui sont un petit peu entre scénario, immersion, point de vue, etc. Et c'est de ça que je vais te parler aujourd'hui, les cinq erreurs que je rencontre le plus souvent dans les manuscrits que je bêta-lis. On y va? L'erreur numéro un, elle peut être très casse-pied à la réécriture, et faire un petit peu mal, on va dire, mais elle est super importante à résoudre. C'est quand ton héros se balade. Il se balade. Il n'y a pas un antagonisme assez fort. Il ne lutte pas contre quelque chose, il se promène dans ton roman. On ne perçoit pas les obstacles, les combats que ton personnage va mener, et ça, ça pose un problème. Parce que le lecteur, il s'en fiche de lire un personnage qui glisse sur les difficultés. Lui, il veut voir comment ton protagoniste va affronter les obstacles. C'est comme ça qu'on trouve un personnage attachant, c'est comme ça qu'on s'attache à un héros de roman, c'est comme ça qu'on. s'imprègne de l'histoire et qu'on la vit. Et du coup, si ton héros, il ne fait que se promener sans rencontrer d'obstacles majeurs, là, on a un problème. Et là, on a l'impression que le scénario est mal construit. Alors, je fais comme ça parce que le scénario, c'est un peu une montée en tension et une redescente, et la montée en tension, la tension, vient du fait qu'il y a un conflit. S'il n'y a pas d'obstacles, il n'y a pas de conflit. S'il n'y a pas de palais, pas de palais. C'est un peu pareil avec l'antagonisme. S'il n'y a pas assez d'obstacles, quels que soient les personnages, etc., tout ce que tu vas essayer de mettre, on aura même l'impression inverse. On aura l'impression que tu essayes d'ajouter un peu et que ça ne fonctionne pas. Il faut un antagonisme fort dans ton histoire pour qu'on s'identifie au héros et à ses combats. Le fait qu'il va lutter contre lui. Alors, rassure-toi, ça, c'est la version un peu hardcore de ce souci de bêta-lecture. En réalité, ce que je vois très souvent dans les manuscrits, c'est pas forcément ça. C'est plus la variante sur une péripétie ou une scène. Je suis sûre que si t'as reçu une bêta-lecture, t'as au moins reçu une fois ce commentaire un peu facile. Moi, je le mets assez souvent. On s'attend à ce que le héros, il aille puiser un petit peu dans ses ressources, il fasse le lien avec ce qu'il a fait jusqu'ici, etc. Non, c'est juste, ah, c'est ça la réponse. Un peu facile. Comment on fait pour identifier un petit peu si on a ce problème dans notre manuscrit avant de l'envoyer en bêta-lecture? Ce que j'aime, c'est la règle des scénaristes de South Park. Les mais et les doncs. Surtout les mais. Si t'es capable d'expliquer ton histoire en disant il se passe ça, et il se passe ça, et il se passe ça, et il se passe ça, c'est qu'il y a peut-être un problème. En réalité, on voudrait plutôt, hein, mon héros veut ce truc, mais il lui arrive tel problème, donc il va devoir trouver une solution pour le résoudre, mais ça ne va pas se passer comme ça, etc. Tu vois un peu? Erreur numéro 2, c'est quand l'histoire part dans tous les sens. Dès son toit, ça arrive assez souvent. C'est quand on n'arrive pas à comprendre le fil logique, alors, entre toute l'histoire ou juste certaines parties, évidemment. Ça dépend du manuscrit. En général, moi, dans les manuscrits en bêta-lecture, là, si c'est juste sur une péripétie, donc je mets « j'ai pas trop suivi, comment on arrive ici? » Si c'est par contre sur un roman entier, alors ça m'arrivait assez rarement, mais quand même parfois, ou en tout cas en filigrane, ou sur une partie de roman, etc., ben, de dire « là, je comprends pas pourquoi on passe de ça à ça. » Et ça peut même arriver sur des switches de genre littéraire. On a une partie de roman qui n'est plus vraiment dans les codes du genre littéraire. Alors, bien sûr que ça, c'est tout à fait subjectif, et que ça dépend du roman. On pourrait justement avoir des petites parties un peu différentes. Dans le Cire des Anneaux, toutes les scènes ne sont pas dans le même type de ton, etc., mais on est toujours. C'est cette espèce de monde qui lutte entre le bien et le mal. Le problème d'un roman qui part dans tous les sens, c'est que ton lecteur va être perdu. Et pour ça, j'aime bien revenir au contrat avec le lecteur. C'est d'ailleurs sur ça que je me base quand je fais mes bêta-lectures. Le contrat avec le lecteur, c'est que les premières pages de ton manuscrit servent à expliquer un petit peu au lecteur dans quoi il met les pieds, où il va, ce manuscrit-là, c'est quoi comme genre littéraire, qui est le héros, quels sont les obstacles. Et ensuite, le lecteur s'attend à ce que tu nous as expliqué dans les premiers chapitres reste vrai, avec différentes variantes, notamment, on ne va pas toujours avoir le même antagonisme dans toute l'histoire, mais que ça reste vrai tout au long de ton livre. Si ce n'est pas le cas, c'est là qu'en général, je dis, je ne comprends pas, tu m'avais fait tel début de roman. Moi, je m'attendais à lire ça ensuite. Pourquoi il y a les extraterrestres qui débarquent? Je plaisante, mais c'est ce genre de péripéties un peu bizarres, un peu saugrenues. Et là, souvent, on voit qu'effectivement, il y avait eu une préparation souvent de scénario, etc. L'auteur a préparé, il a fait sa réécriture et tout, mais le problème, c'est que les chapitres du début n'augurent pas un peu de tout ce qui va se passer par la suite. Donc là, il y a souvent un travail à faire sur ce contrat, sur ces premiers chapitres, pour essayer de donner des indices au lecteur. Mais le problème, ça peut également être que ces parties-là du roman, elles ne sont pas forcément leur utilité, ou en tout cas, on ne la voit pas toujours. Et souvent, moi, c'est un commentaire que je fais. C'est, je ne comprends pas pourquoi il y a ce chapitre. Je ne vois pas trop à quoi il sert. Alors bien sûr, parfois, on a l'air d'avoir des passages un peu plus contemplatifs, une petite pause au milieu de l'action. Mais je ne dis pas, je ne comprends pas à quoi ça sert quand il y a une pause au milieu de l'action. Je dis vraiment, quand le chapitre part un petit peu trop loin, que l'histoire se décentre, là, parfois, ça va m'arriver de dire, je ne comprends pas pourquoi tu m'as emmené ici. À quoi sert ce chapitre? Et souvent, la réponse que me font les personnes qui m'ont envoyé leur manuscrit, c'est que c'est quelque chose qu'elles ont écrit il y a longtemps, elles y tenaient, en fait. Ça m'envoie un petit peu au biais du cerveau. On tient aux scènes qu'on a écrites, on a du mal à s'en défaire, mais parfois, ça nuit à notre roman. Je te mets le lien dans la description. Juste comme ça, le lecteur qui a lu tes premières pages du livre, lui, tu peux lui faire avaler plein de trucs si tu restes dans ce contrat-là. N'oublie pas, le lecteur, il suspend son incrédulité. Tu peux l'envoyer dans plein de directions. Si tu lui as montré une super magie au début du roman, tu peux vraiment t'en servir tout au long. Au contraire, pousse tes concepts le plus loin possible. Le lecteur, il demande que ça, en fait. Il demande à ce que tu l'embarques tout au long. Mais on ne se perd pas en route. C'est ça, le sens de cette erreur. Alors, l'erreur numéro 3, elle me fait souvent sourire. Je ne devrais pas dire ça. L'erreur numéro 3, c'est quelque chose que je vois souvent dans les romans avec des indices. Un twist, épaulard, tout ça. En fait, je pourrais la résumer en disant les indices sont un peu gros. Un peu gros. Qui est gros? Bien sûr, ça, ça dépend des romans. Mais je pense que tu t'es déjà demandé quand tu semais des indices dans ton roman s'il y en avait trop, pas assez, etc. Comment ils étaient dosés. Si on comprenait bien cet indice qui était à la page 18 et celui qui était à la page 80. Ou s'ils étaient noyés dans la masse et que d'un coup, on se prenait une surprise. Tout ça, ça rejoint un mot que j'ai envie que tu graves dans ta tête pour toujours. Et derrière, il y a une phrase. Ce mot, c'est le dosage. Et le dosage, comme son nom l'indique, c'est subjectif. Toi, tu vas préférer quand il y a plus de sel dans un plat. Ton frère, une autre quantité. Moi, encore une autre quantité, etc. Le sel, c'est pareil que les indices. Et donc, effectivement, chez certains auteurs, il y aura zéro indice. Et ça sera si, si, j'avais marqué, j'avais mis un demi-mot à la page 18 et ensuite, à la page 300, bam, le twist. Ouais, alors ça, c'est pas beaucoup. Le lecteur, quand il lit, il est inondé de plein d'informations. Il veut savoir dans quel monde il met les pieds. Il essaye de comprendre ce qui lui arrive. Il essaye de comprendre les personnages, l'univers. Et toi, tu l'as mis un demi-indice. Ça, souvent, je le soulève dans mes romans meta-lecture parce que ça, c'est compliqué quand on lit. Mais il y a aussi l'effet inverse. Détrompe-toi. Il arrive même plus souvent qu'on le pense parce que c'est justement tout ce que je viens de te dire, les auteurs le savent. Et donc, ils mettent des gros indices en se disant, bah oui, mais là, moi, quand je le mets, ça a l'air d'être un gros indice. Alors, quand même, des fois, si. Et c'est normal, c'est du dosage. Par exemple, si tu écris un polar, ton lecteur, ça sera un lecteur de polar aguerri, probablement. Et donc, il aura l'habitude un petit peu des ficelles, on va dire, habituelles du polar. Tu vois, le personnage qui est un peu discret et qui n'a rien fait de trop intéressant de toute l'histoire, c'est peut-être lui, justement. Ou celui qui est super gentil. Après, évidemment, il n'y a pas 36 cas de figure. Si tu as lu des romans de Fred Vargas, tu fais un petit peu tout le panel qu'on peut avoir. Il y a pareil avec Agatha Christie. Bref, évidemment que tu ne peux pas créer une solution hyper originale pour ton polar. Par contre, n'oublie pas, oui, les indices énormissimes, là, le lecteur, il va juste se dire dès le premier indice, non, mais c'est obligé, c'est ça. Heureusement, il y a des solutions. Par exemple, tu peux modifier un petit peu cette manière de donner des indices. Et surtout, tu peux te faire relire par plusieurs personnes. Et ça, j'insiste, c'est hyper important. Oui, moi, la bêta lectrice, je vais te dire, c'est un peu gros. Là, à la page 18, je pense que j'ai déjà compris ça. Parfois, je me trompe, évidemment. Mais ce que tu peux faire, c'est justement te faire relire par aussi d'autres personnes qui lisent des polars, juste en lui demandant est-ce que tu avais deviné ce truc? La réponse, peut-être te surprendre. Si ça se trouve, moi, je vais dire j'avais deviné, puis en fait, tous les autres, non. En tout cas, ça reste une surprise classique polar, tu vois. Donc, petit rappel, qui dit dosage, dit subjectif. Et qui dit subjectif, dit te confronter à plusieurs bêta lecteurs. Prends en plein. Est-ce que je te mettrais pas un petit exemple? Si tu nous parles d'un personnage mystérieux qui arrive dans une ville, qui porte une bague, et limite, tu nous décris que ça de lui. Et ensuite, tu vas nous reparler de la bague, page d'après. Et ensuite, dans le chapitre d'après, ça va réinsister sur la bague. Je pense que le lecteur va se dire oula, il y a un truc avec la bague. Et, alors, tu peux faire aussi une fausse piste comme ça, mais bon, c'est un peu dommage. Je trouve qu'il y a des façons un peu plus intéressantes de créer une fausse piste. Et surtout, ce qui est intéressant dans cet exemple-là, c'est, t'as vu, je t'ai dit, tu ne dis que ça de ce personnage. Ça, ça marche dans plein de polars, plein de côtés un peu mystères et twists. C'est pas tant l'indice énorme que tu nous as mis, c'est l'indice en proportion par rapport à ce que t'as dit sur ce personnage, sur cet événement, etc. Par exemple, il y avait une autrice que j'avais bétalue où elle n'était pas bien quand elle allait devant les cimetières et ça faisait partie un peu de la révélation finale. Ouais, mais du coup, évidemment, une scène entière où le personnage passe devant un cimetière et se sent pas bien, gros indice. On se dit, bah tiens, il y a un petit traumatisme là. Donc, c'est pas là-dessus que je me baserais pour une révélation. Par contre, ça veut pas dire que c'est un mauvais indice parce qu'on sait pas à quoi il y a ce traumatisme. C'est ça qu'on veut savoir. Par contre, clairement, là, à ce stade de cette scène-là, le deuil, il s'est passé quelque chose, quelqu'un est mort. C'est sûr qu'on se dit quelque chose comme ça. Mais on sait pas quoi. Et ça, bah c'est intéressant. Parce que ces indices-là, ils peuvent être énormes, mais si tu les choisis bien, ils donneront pas plus d'informations à ton lecteur. OK? Erreur numéro 4, et celle-là, c'est la mienne. C'est celle que je faisais le plus à mes débuts. Ah, c'est pas cool de parler de ça. Il s'agit des péripéties qui sont trop nombreuses. Pas dans le sens où le livre est trop long, ça c'est pas très gênant. Plutôt dans le sens où elles sont trop nombreuses par rapport à ce qu'elles apportent à l'histoire. Et je le dissous dans ce commentaire-là, je dis je suis pas sûre que cette péripétie apporte beaucoup en plus. Est-ce que c'est sûr de vouloir intégrer toute cette partie-là? Je vois pas ce qu'elle apporte à l'histoire. Je dis une péripétie, mais ça peut être une partie de l'histoire. Pourquoi? Parce qu'en fait, je pense qu'en général, ce qui s'est passé chez l'auteur, et c'était mon cas à mes débuts, c'est qu'il se rendait bien compte que son intrigue, elle était un peu courte ou elle allait pas assez en profondeur. Et donc, il a rajouté des péripéties. Et tu m'as peut-être déjà entendu parler des rajouts dans une histoire quand on les avait pas prévus à la base. J'aime pas trop ça. Alors, je dis pas qu'il faut pas en faire. Simplement que c'est pas toujours la bonne idée, voire rarement. Parce qu'un rajout, direct, on pense à quelque chose d'artificiel. Ce que tu veux faire, toi, c'est pas avoir une histoire qui monte et coller des trucs. Par-dessus, tu vois, ta progression narrative, elle est comme ça. Tu peux pas coller des trucs dessus. Toi, tu veux aller plus en profondeur. Et du coup, j'aime bien dire, moi, qu'on monte en tension et on monte encore. C'est une pyramide. Des trucs pointus, là. Et il y a la redescente. C'est ça que tu veux faire, toi. Tu veux pousser la profondeur. Tu veux pas faire des rajouts. Il vaut mieux avoir trois péripéties hyper marquantes, profondes, transformatrices pour le héros que sans lui servir à rien. Alors ouais, je sais, c'est un peu dur dit comme ça. Évidemment, je généralise, mais souvent, en bêta-lecture, je questionne ce genre de péripéties, de moments. Je dis, j'ai pas trop compris l'intérêt de ce moment. Ce que tu peux faire par rapport à ça, c'est déjà justement te demander ce que t'essayais de faire avec ces rajouts-là. Qu'est-ce que tu voulais faire? Tu voulais montrer que le personnage était impacté par tel obstacle? Bah du coup, il y a bien eu un moment où le personnage a fait face à l'obstacle. Peut-être que tu peux aller plus en profondeur là-dedans. Trouver une autre scène, ta scène qui était déjà là, la changer un peu pour qu'on voit davantage l'obstacle, la confrontation avec le héros, peut-être la transformation du héros, ou au contraire, ce qu'il perd pendant cette scène-là. Ça, ça va en général plus en profondeur que juste se dire, ah bah je vais rajouter des péripéties derrière. Et pour te donner un exemple concret, lors du sommet du premier roman, il y a pas très longtemps, il y avait l'autrice Aurélie Wellenstein qui a échangé avec nous sur l'écriture. Et justement, elle disait qu'elle, elle avait tendance à ne pas mêler deux idées. Elle allait plutôt en prendre une, même si elle est simple, et la pousser le plus profondément possible. C'est exactement ce qu'elle fait dans ses romans. C'est un très bon exercice d'ailleurs, que je t'invite à aller lire. Mais souvent, son pitch tient en une ligne. Par contre, elle va pousser cette idée jusque dans ses retranchements. Tu vois un peu mon idée. C'est pas des romans où il y a 300 péripéties. Il n'y en a pas tant que ça. Par contre, c'est les péripéties les plus intéressantes pour cette histoire. Tu vois la nuance. C'est là qu'on va voir le plus l'impact de l'histoire sur le héros, la transformation, etc. Bref, tu m'auras compris, lis Aurélie Wellenstein, mais surtout, évite de faire des rajouts dans ton histoire. Demande-toi plutôt comment tu peux transformer ce qu'il y a déjà pour que ce soit plus intéressant, immersif et profond finalement. Alors, la dernière erreur, c'est un peu une fausse erreur. Parce que c'est pas un commentaire que je fais dans les manuscrits, mais c'est souvent quelque chose que je me dis et que je ne peux pas dire aux auteurs. C'est qu'ils ont envoyé leur manuscrit en bêta-lecture trop tôt. Alors, je sais, tout le monde est mitigé là-dessus. Il y a aussi le côté alpha-lectuant. Moi, je déconseille souvent aux auteurs en herbe de faire une alpha-lecture. Parce que c'est dur de recevoir des commentaires alors que l'histoire n'a pas totalement pris forme dans notre tête. C'est un peu pareil avec la bêta-lecture, en fait. Comment ça se passe? Toi, tu fais ton premier jet, puis une réécriture. Si tu es un peu organisé, que tu me suis, tu sais qu'il vaut mieux d'abord commencer par le fond, tout péter s'il y a besoin, et ensuite s'occuper des intrigues secondaires, de la forme, de l'immersion, de la cohérence, etc. Et en fait, ça, ça prend beaucoup de temps. Et ce que je viens de te dire juste avant fait partie pour moi de la réécriture. Trouver les meilleures scènes pour ton roman. C'est un art en soi, trouver le meilleur climax. Dans mes deux, trois derniers romans, j'ai changé quatre, cinq fois mon climax, ma scène de fin, certaines scènes autour du climax et la scène de fin. Parce que c'était pas les meilleures, les plus profondes par rapport à ce que je voulais dire, par rapport à ce que je voulais montrer. Et donc, tu me vois venir, plus tu te laisses le temps de trouver ces scènes-là, d'améliorer ce que tu as dans ton manuscrit, ton roman va être intéressant et la bêta-lecture sera pertinente. Parce que plus le roman est abouti, plus je fais des commentaires de bêta-lecture intéressants. Je vais encore plus profondément avec toi dans la réflexion. Bien sûr, ça, c'est dans un monde idéal. Je sais aussi que les auteurs qui font appel à moi, c'est justement notamment en étant débutant pour dire « Là, j'en suis là. » Et du coup, quel est mon axe d'amélioration principal? Faut attendre 10 ans avant de m'envoyer un manuscrit? Évidemment, les bêta-lecteurs comme moi, on est là pour ça. Pour t'aider à améliorer ton manuscrit. On va pas attendre que tu aies écrit des romans pendant 20 ans pour t'être utile. Mais en même temps, tu vois, je pense que c'est bien quand même de se laisser un petit peu de temps. Quand ton manuscrit est terminé, ta réécriture est terminée, laisse reposer un petit peu. Garde en tête cette interrogation. Qu'est-ce que je peux faire de mieux? Est-ce que je peux faire un meilleur climax? Est-ce que je peux faire une meilleure fin? Est-ce que je peux encore améliorer des scènes? Tu vois, juste de garder cette interrogation, déjà parce que le climax et la fin seront améliorés et du coup, ton bêta-lecteur saura encore mieux où tu voulais aller et ça l'aidera à revoir un petit peu ton roman, etc. Je fais une dernière parenthèse pour te dire que jusqu'au 24 juin, le Codex des Romanciers comporte notamment une masterclass sur la bêta-lecture. C'est moi qui te la donne. Elle dure deux heures et elle te donnera pas mal de clés pour aussi, déjà toi, commencer à découvrir la bêta-lecture, à la pratiquer sur toi ou d'autres textes et à travailler la vision laser parce que c'est vraiment comme ça que je la fais. C'est vraiment comme ça que je la fais. C'est quand une seconde, tu regardes un extrait et tu dis « Ok, c'est ça le problème. » Et je ne te mens pas, en général, ce qu'on me dit en coaching, c'est « Waouh, c'est trop rapide! » Il n'y a pas que ça dans le Codex des Romanciers. Il y a 11 formations à l'écriture créative sur l'écriture, la réécriture, la publication, la communication. Il y a également une masterclass réécriture sereine. On a parlé de réécriture dans cet épisode et je pense que cette masterclass peut t'aider si tu es en fin de premier G ou en début de réécriture ou même en fin de réécriture. Bref, je te mets le lien en description pour retrouver le Codex des Romanciers. Dernier petit mot, il est proposé suite au sommet du premier roman, mais si tu n'as pas assisté au sommet, ce n'est pas grave. Par contre, il est surtout proposé à 90% de réduction. Toutes les formations valent ensemble 979 euros, mais le Codex, lui, est à 99 euros jusqu'au 24 juin. Donc, si ça t'intéresse, ne t'en pas en profiter. Bref, j'en ai terminé avec ces cinq erreurs que je vois le plus souvent en bêta-lecture. Mais en tout cas, si cette vidéo t'a plu jusqu'ici, tu peux commenter. Et bien sûr, je te mets aussi dans la description si tu souhaites avoir une bêta-lecture de ton manuscrit. Mon site et un petit peu mes explications autour de ça. Il me reste à te souhaiter une bonne écriture et j'espère peut-être un envoi en bêta-lecture bientôt parce que j'ai hâte de découvrir ton roman.