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#23 Impact des neurosciences dans la performance

43m 14s

#23 Impact des neurosciences dans la performance

L'entretien avec Albert Moukibère, docteur en neurosciences, explore le lien entre le cerveau et la performance sportive. Il rejette le modèle simpliste d'un cerveau commandant le corps, défendant plutôt une vision intégrée où le cerveau, le corps et l'environnement interagissent comme un tout. La performance optimale émerge de cette synergie. Un point crucial est la distinction entre posséder une compétence et pouvoir y accéder de manière fiable en situation de compétition, notamment sous stress. Pour les athlètes de haut niveau, où les compétences brutes sont similaires, la clé devient la régularité et la stabilité dans l'expression de ces compétences. L'entraînement doit donc dépasser l'acquisition technique pour travailler l'accès aux compétences. Cela implique de cultiver une modulation attentionnelle et émotionnelle, permettant d'entrer et de sortir d'états de concentration intense (flux) et de gérer le stress comme une série de pics bénéfiques suivis de récupération, à l'image des performances de sportifs comme Messi. La simple répétition (comme le mythe des 10 000 heures) est insuffisante sans un apprentissage de qualité dans un environnement adapté.

Transcription

8713 Words, 48116 Characters

French
Après le succès retentissant des Jeux Olympiques et Paralympiques de Paris 2024, l'Agence nationale du sport et ses néongéales de la performance continuent de mettre en lumière les enseignements précieux des experts de la performance. Rit à unique de connaissance et expérience du sportif, expert et entraîneur bienvenu dans les podcasts de la performance. Et bonjour, bienvenue sur les podcasts de la performance, bonjour Patrick. Et aujourd'hui on a la chance d'accueillir Albert Moukibère, bonjour Albert, bonjour. Est-ce que Albert tu peux te présenter pour ceux qui ne connaissent pas? Je sais que tu as un long parcours? Je m'avais l'albert Moukibère, je suis docteur en neuroscience et psychologue liniciens. Et je m'intéresse à comment on fonctionne en général, que ce soit nous pensées, nos opinions, mais aussi comment est-ce qu'il en devient une action, comment est-ce qu'on vous n'aji? J'ai fait ma tête sur le stress, mais j'ai beaucoup travaillé sur. Comment le stress handicap l'accès à nos compétences? Et dans. Il y a peut-être des conférences aussi et des premières conférences que j'ai faites c'était pour une boîte en place, on travaillait sur la performance suppression, notamment avec les sportifs de haut niveau. Alors moi j'ai une petite question, comment est-ce que vous pourriez définir le lien qui existe entre le cerveau et la performance? Ça a un lien direct, complètement direct, c'est-à-dire. C'est un peu. Je vais essayer de ne pas tomber dans un écrit facile où on a l'impression, souvent on pense que le cerveau c'est une sorte de centre de commande qui commande le corps. Mais en fait, notre cerveau fait partie de notre corps, c'est un organe dans d'autres organes. On est en train de s'éloigner un peu de cette vision du cerveau, chef d'orcaise qui mène la danse et des allées retours entre le cerveau et les autres organes, les muscles, les visaires. Les ligaments, etc. Pour pouvoir être dans une performance, il faut que tout le truc fonctionne ensemble. Je peux avoir les plus formes muscles au monde, si je ne sais pas comment coordonner mes actions pas ça donne pas une performance. Et à l'inverse, je peux avoir le meilleur cerveau au monde, si je n'ai pas l'organisme qui peut suivre derrière, ça ne va pas le faire. Et souvent, quand je parle de performance et de haute performance surtout, si on me grève dans mon corps le cerveau de Michael Jordan ou de Lebron James, je vais me péter à probablement les genoux instantanément. Et si à l'inverse, on prend mon cerveau et on le met dans le corps de Messi, je ne saurais pas tirer un cou frein. C'est vraiment un organisme, on appelle ça des agents causaux du monde, c'est-à-dire un autre organisme, c'est une cause du mouvement dans le monde. Et c'est un tout, vraiment on ne peut pas découper souvent dans le cerveau, pardon dans le sport, on a encore ce côté de l'omental et le physique. Mais en fait, c'est un découpage qu'on est en train d'abandonner un petit à petit, et ils sont très liés voire assez parable. Et pourtant, c'est le cerveau qui traite l'information? C'est ce qu'on est en train de réaliser, ce n'est pas exactement ça, c'est-à-dire le cerveau, un tagre, l'information. On a tendance à croire si je prends le temps de faire la réponse, peut-être c'est important de poser les bases. On a tendance encore à avoir une vision que le cerveau reçoit des informations, les traits et en voie des commandes. On est en train de réaliser, c'est pas aussi simple que ça. Cette vision, par exemple, pour vous voir, il y a des photons de lumière qui rebondit sur vos peaux, ça touche ma rétine, ça envoie à mon cerveau et l'image apparaît. On appelle ça le bottom up, du bas vers le haut, donc on donne de l'extérieur vers l'intérieur. Et après, mon cerveau recrêle l'image et je me dis quoi faire et on voit un signal pour décider quoi faire. Mais on est en train de réaliser que ça marche pas juste comme ça, c'est un peu la moitié du chemin. En train de réaliser que notre cerveau est plutôt aussi un organes prédictif qui est en train de prédire le futur. On appelle ça le top down. C'est-à-dire mon cerveau est aussi en train de prédire le monde et de le compléter à partir de mes connaissances sur le monde. Donc l'image, si je pouvais séparer l'image qui arrive à ma rétine de votre visage, elle est de très mauvaise qualité et elle est en train d'être compléter par un signal descendant de mon cerveau à ma rétine aussi, qui la module. Et c'est aussi la même chose dans le sport. Je ne sais pas joueur de haut niveau qui doit un gardien de but qui doit attraper une balle, n'est pas juste en train d'attendre que les photons de lumière qui arrivent de la balle, arrivent à sa rétine, arrivent à son cerveau, que l'information soit traité pour qu'il saute. Il est aussi en train de le prédire et ses prédictions sont un des plus grands chercheurs sur la conscience appel à Nilset. Il dit que notre conscience est une sorte d'alucination contrôlée. On est en train d'aluciner le monde dans le présent et un peu dans le futur pour pouvoir prédire une trajectoire d'une balle, ce que l'adversaire va faire, etc. Donc ce n'est pas juste notre cerveau et plus un organe d'intégration et de création de la formation, que juste une sorte de micro-processor central, qui est en train de recevoir des trucs, les analyser et dire quoi faire. C'est deux choses qui sont en train d'avoir en même temps. Je suis en train de recevoir l'information et je suis en train de rajouter de l'information à partir de mon expérience. Et les deux se mélangent en une seule truc qu'on appelle notre expérience. Et alors du coup ça s'entraîne ça ou? Absolument ça s'entraîne, bien sûr. Les réflexes dans le sport, c'est vraiment des entraînements en top-down, un réflexe, c'est quelque chose où on n'est pas en train d'attendre que l'information arrive pour réagir, on réagir avant que l'information arrive. Un joueur de tennis, il a répété un geste tellement de fois, qui le fait sans que ça arrive. C'est un peu, je vais donner un exemple qui n'a rien à voir mais je vais expliquer pourquoi. C'est un peu comme si vous êtes habitué à avoir votre téléphone en vibrere dans votre poche. Et parfois vous allez le sentir vibrer alors qu'il n'est pas dans votre poche. On appelle ça le "Fantum vibration", des vibrations fantômes que beaucoup de gens ont, les gens qui gardent leur téléphone dans leur poche. C'est un peu la même chose qui peut arriver dans le sport. Parfois on va faire un mouvement alors que la situation ne l'appel pas par expérience. C'est le sort de faux positif et de faux négatif qui sont un très couvertré, minime à payer pour les avantages. Ça nous donne toutes les fois où je vais faire ce geste et c'est le bon geste à faire. Et donc évidemment que ça s'entraîne, c'est ça. Oui c'est comme quand on parle d'automatisation en fait. Et ça je répète le geste plusieurs fois comme ça. Oui, comme ça j'ai même pu, ou quand je conduis une voiture, je réfléchis plus à passer de vitesse. C'est de l'automatisation et après je vais parfois braquer alors qu'il n'y a rien. Parce que j'ai vu un trou dans la chaussée alors que c'était juste un reflet du soleil. On n'est pas juste en train de percevoir le monde et de réagir. On est en train de prédire le monde. Mais ce qui est de réagir à nos prédictions. Souvent on dit qu'au bout de 10 000 heures de pratique on devient expert dans un geste. Et moi j'avais tendance à penser qu'on chintera un peu le cerveau. Oui surtout c'est pas vrai. C'est une sorte de chiffre, de oiseur. Je peux faire l'expertise. En fait le problème c'est à notre problème. Il y a plein de problèmes dans notre conception de notre fonctionnement. L'expertise c'est pas quelque chose comme ça dans un vide. Notamment dans le sport. Le sport c'est une compétition. Si je fais 10 000 heures je suis expert par rapport à qui? Comment est-ce que j'ai appris? Il y a l'apprentissage implicite, l'apprentissage explicite. Si je vais jouer maintenant 10 000 heures de tennis seul, je ne vais même pas être proche d'un niveau mondial. Alors que si je fais 10 000 heures avec un coach qui est top niveau mondial et que j'ai 16 ans ou 13 ans ou 10 ans et que je suis motivé, peut-être que je vais être infiniment plus fort que quelqu'un qui a fait 50 000 heures dans son terrain chez lui. Parce que j'ai pas appris les bonnes techniques, parce qu'on ne va pas appris les petits trucs qui a derrière. C'est un truc qui est un peu comme ça qui vient du développement personnel, un peu choisie, aller à tourment. Précès sûr que la répétition est utile, mais il n'y a pas une sorte de chiffre magique qui arrive à 10 000 heures et boom là. Sinon il y aurait beaucoup plus de genre qui sont experts dans plein de trucs. Oui c'est lié vraiment à qui t'as autour de toi, enfin ton environnement dans lequel t'es fait. En fait, ça c'est une autre idée très importante. Je ne suis pas mon cerveau. Je suis, on appelle ça la cognition incarnée. Je suis un cerveau dans un corps, dans un environnement. Et mon fonctionnement dépend de ces trois facteurs. Je besoin évidemment que mon cerveau fonctionne bien. Je aussi besoin d'un corps qui puisse suivre et je besoin d'un environnement qui puisse me donner accès l'expression de ces compétences. Et c'est ces trois facteurs qu'il faut prendre en compte quand je réfléchis à l'entraînement, quand je réfléchis à la performance. Est-ce que j'ai un environnement qui appelle ça les conditions facilitantes? Est-ce que j'ai les conditions nécessaires pour me faciliter une expertise? Est-ce que j'ai le conditionnement physique? Et donc mon corps fait pas mon cerveau fait aussi partie? Et est-ce que j'ai le côté un peu plus mentale même si, je disais c'est un peu une distinction verbal que biologique on va dire? C'est-à-dire les pensées derrière. Est-ce que je doute deux mois? Est-ce que je suis confiance en moi? Est-ce que je stress? Est-ce que, etc. Et on a besoin de ces trois facteurs. Si j'ai un mental d'acier, le corps ne suit pas et l'environnement aider les terres, ça va rien faire. Si j'ai un environnement de dingue, mais il y a un corps de dingue, mais je suis pas motivé et ça va le faire. Et etc. C'est des trois facteurs qui sont nécessaires pour que ça marche bien. Du coup, l'entraîner, c'est un petit peu son rôle aussi de créer ces conditions-là. Et si tu devais lui donner un conseil, ce serait lequel, par rapport à ça. J'imagine des entraîneurs, plein d'entraîner qui nous écoutent, qu'on dégroupe d'adlettes, comme un tujère, parce qu'ils n'ont pas tous les mêmes motivations. Je pense que le plus important, déjà, c'est de réaliser qu'il y a une distinction importante entre les compétences et l'accès à ces compétences. Je donne un exemple du note-forme de performance par exemple les études. Je suis sûr qu'il y a des coachs qui nous écoutent, qui ont des enfants. Imaginez votre enfant, il a 12 ans, il a 15 ans, ça change rien. Vous êtes en train de le faire étudier à la maison et il réussit ses exercices. Je suis pas de maths. Il est en train de faire des maths. Il réussit ses exercices de maths. Tout va très bien. Il a l'air d'avoir très bien compris. Il va à l'examen, il se plante. C'est pas un problème de compétence, il a des compétences qui étaient en train de réussir l'exercice à la maison. Le problème, c'est de l'accès aux compétences. Il a pas pu avoir accès sur demande à ses connaissances, peut-être parce qu'il était stressé, peut-être qu'il avait mal dormi, peut-être qu'il était inquiét de ne pas avoir, je sais pas, sa console, si il a moins que 13/20, alors que vous avez dit, si tu as plus que 13, je t'achète une console ou je sais pas quel genre de. de façon de pseudo-hier, enfin vous avez. C'est un peu la même chose avec les atlètes. Quand on arrive à du trait au niveau, les compétences ne sont pas si différentes. C'est vraiment rare les joueurs ou les joueurs qui ont une sorte de compétences vraiment au dessus. Quand on regarde dans les chiffres, etc., des sprinters d'un cent maître, ils sont à des fractions de secondes différences. Un joueur de tennis peut taper sur la ligne où il veut la balle à l'entraînement, assez aisément, un joueur de foot s'est tiré à un pénalty sur 100 pénalty à l'entraînement. Il va en marquer peut-être 99. Ce qui est important quand on passe dans le match, c'est comment est-ce que je fais pour que mes joueurs et mes joueurs et accès à ces compétences sur demande, pour qui puisse exprimer cette compétences consé, ils l'ailes en allant entraînement. Et je pense que le rôle de l'entraîner souvent est limité à la première partie, comment est-ce que je fais pour que mes joueurs et mes joueurs et les compétences, alors que la deuxième partie est encore plus importante, surtout quand on passe à du trait au niveau. Un niveau a un ferreur, il y a un énorme gap en tout le sport de trait au niveau et le sport qui n'est pas de trait au niveau. Un niveau inférieur, la différence de compétences est beaucoup plus importante. Si je suis dans un club moyen, je peux monter en compétences et pouvoir masquer mon accès à compétences. Si j'ai des compétences, je suis pas à 80%, et je peux avoir accès à 50% de ces compétences, et le reste des gens avec qui je joue mes potes du terrain de basket dans mon quartier son moyen, ce gap, je peux le cacher et je vais gagner quand même. Mais quand on passe à du trait au niveau, les compétences sont les tous au-dessus de 95, 95, 97, 99% de la population générale. Là, c'est vraiment cet accès aux compétences. Comment je fais pour que mes skiers ou mes skiers prennent la bonne ligne à chaque fois de manière régulière, à chaque compétition? Ça devient une sorte de compétition non pas de compétences, mais de compétition de stabilité. Je sais pas ce qui est quoi le bon mot, mais de régularité. Qui peut faire la même performance, de manière régulière? Un peu comme les musiciens de très haut niveau. Si je prends un musicien de très haut niveau, qu'est-ce qui fait la différence entre un pianiste incroyable et un pianiste un peu moins incroyable? Le pianiste incroyable, il peut viser toutes les notes tout le temps. Les autres pianistes ne peuvent faire des morceaux parfaits. Ils ont les compétences physiquement, ils savent comment bouger leurs doigts, ils connaissent les notes dans leurs têtes, ils ont la connaissance et là. Ils arrivent à avoir accès, ils fatigue un peu plus, ils prennent la tête un peu plus, ils doutent un peu plus, soit leur monologue intérieure est un peu moins bon, soit ils sont pris par autre chose, ou bien ils sont perturbés par leur adversaire, ils ont des blocages psychologiques. Mais si quelqu'un sait faire quelque chose une fois, c'est qu'il a la compétence. Si c'est la faire 10 fois, c'est qu'il a la compétence. La question devient comment en contraintes, je peux aider les gens à avoir accès à ces compétences sur demande. J'ai la de poser la question. Tais mon entraîneur demain, comment tu mets d'accès à mes compétences? Déjà il faut que je vois pourquoi tu n'es pas en train d'y avoir accès et souvent, genre le truc numéro 1, de ne pas avoir accès à ces compétences sur demande, c'est des trucs attentionnels. Où est-ce que ton attention est en train de partir? Est-ce que tu penses à autre chose? Est-ce que tu… il y a un truc ou dans notre attention, quand on regarde les atletes de trés au niveau, il décrit tous et toutes, une sorte d'état où c'est comme si ils sont plus vraiment là. Il devienne… ça devient une sorte de hyper première personne. Je vous parle, par moment je vous parle et je ne suis plus vraiment là, parce que je suis concentré et par moment je me vois en train de parler. C'est ce qu'ils appellent les tas de flots, non? Un peu les tas de flots, exactement. Donc les tas de flots, c'est un état qui est décrire dans la littérature quand quelqu'un est en train de faire une tâche très difficile et qui a un niveau d'expertise très élevé. Donc la première question, c'est qu'est-ce qu'il fait que mon atlete peut avoir accès à ces tas de flots et combien de temps est-ce qu'il ou elle peut rester dedans? Donc il y a des trucs d'attention, est-ce que je suis perturbé par des trucs et surtout est-ce que je peux rentrer et sortir de cet état de flots, parce que c'est pas réaliste d'être dans un état de flots dans un match entier. Par exemple, un joueur qui a été pas mal étudié sur ça, c'est Messi qui par moment, si vous regardez Messi, par moment il faut rien. Il chill, il a, il se promène sur le terrain. Et puis d'un coup il appuie sur le bouton, il voit une opportunité, il sait comment prédire le match, il va faire son truc, sauver la mise, marquer, faire une passe décisive, arrêter une attaque, et puis il retille. Donc ça c'est le deuxième point, c'est comment est-ce que je sais comment monter et descendre. C'est le sort de vague, quand on regarde le stress d'Atsi-Altelais du haut niveau, ils n'ont pas pas de stress. Quand on compare, c'est une étude qui est assez importante, qui a été fait dans les années quatre-années, quatre-années des bouts de années 2000 où on a comparé les stress de professionnels de bureaux, c'est comme ça qu'ils ont appelé ça, et des professionnels de sport. Rélyzé que les sportifs, ils ont des pics de stress infiniment plus élevé que les attailles de bureaux, mais qu'ils ont des pics de récupération. Ça fait comme des vagues, ça monte, ça descend, ça monte, ça descend. Alors que les gens qui bossent dans des bureaux, ils ont un stress qui n'est pas mégahélevé, ils n'ont pas le même stress que tiré à Pénalti pendant une coupe du monde ou faire les géodivins, mais ils n'ont pas donc lieu des pics de récupération, c'est une sorte de truc qui les a à l'usure. Comment est-ce que je fais pour que mes attailles puissent aller dans un stress qui va être bénéfique, on appelle ça le "E" stress, c'est le bon stress qu'il ne parle pas, un bon stress qui va améliorer la performance et une fois qu'ils ont amélioré cette performance, comment est-ce qu'ils peuvent redescendre, faire de la récupération même pendant un match, même pendant une compétition, c'est pas juste quand je rentre chez moi et je suis en train de faire mes massages ou la récupération physique, c'est vraiment un truc de la modulation attentionnelle. Comment est-ce que je peux faire pour que l'attention, boom, j'y vais maintenant et boom, je redescend. Par exemple dans le tennis, c'est quelque chose qui est très important. Comment est-ce que entre les jeux, je débranche, et puis je suis à nouveau là, je débranche je suis à nouveau là, je débranche, je comprends pas, c'est vers que le cerveau il est incapable de rester en haut tout le temps, il est obligé de redescendre. Absolument, c'est de la fatigue habillité, c'est essayer de rester en haut tout le temps, c'est se craver. On n'est pas construit pour avoir des pics, il faut se rappeler, on n'est pas fait pour le sport, on est fait pour le mouvement, on est fait pour la survie, une partie de l'institution de stress à la base, c'est un signal de danger de survie. Si je crois un lion, je ne vais pas être stressé pendant 20 minutes, le truc va durer de 3 minutes, soit je m'en fuis, soit je suis mort. Et on est très bien construit pour un stress intense de cour durée par. On n'est pas tout construit pour un non-stop, et il y a très peu de sport qui nécessite une intensité non-stop. Le premier conseil, le deuxième conseil, c'est comment est-ce que j'apprends à mes atletes à moduler, à monter, à descendre, à descendre souvent, dans le sport, on veut aller tu, tu vas, maintenant on y va à fond, maintenant on y va à fond, ça ne marche pas. Si il faut savoir quand est-ce que je vais vous en d'aller à fond, et quand est-ce que je vais vous en redescendre, c'est un peu comme tu vois, quelqu'un qui joue à la guitare, c'est un conseil aussi que je donne souvent. Quand on commence à jouer à la guitare, pour qu'une corde de guitare fasse un son, il faut appuyer fort dessus, et ça fait mal au doigt, etc, et on appuie fort. Et avec l'expérience, on apprend combien de forces on a besoin de mettre sur la corde, selon ce que quel morceau je suis en train de jouer. Parfois, je suis en train de faire un solo hyper-appied, je vais appuyer méga-fort parce que je veux que tu clé notre soit entendu, mais si je suis en train de faire une ballade avec des accords, je peux appuyer à 20% de ma force, c'est assez pour que le son sort exactement la même chose, que si je mets les 50 ou 60 ou 90. C'est très important de contrer cette croyance qui peut être partagée et qui est éronée que les atletes de haut niveau doivent être au max de leur performance tout le temps dans un match. J'entends. J'entends bien ce que tu dis, et je me pose la question de l'entraîner, parce que finalement on vit, c'est difficile de revivre ce qu'on vit en compétition à l'entraînement. Comment tu tu ferais toi pour essayer de revivre ces situations-là, dans l'entraînement et essayer de montrer qu'il y a des pics de stress qui sont bien, et que ça remonte ça remonte ça remonte ça. Moi je pense que ce n'est pas juste à l'entraînement, c'est aussi, c'est-à-dire, il y a une différence, est-ce que je suis en train d'entraîner un joueur qui est déjà au top? C'est-à-dire pour moi ça fait partie de l'entraînement de la monter en puissance d'un joueur ou d'une joueur. C'est des choses qui doivent s'apprendre au fur et à mesure des compétitions. Une personne commence en juniors ou dans des compétitions départementales ou régionales ou nationales ou internationales. Mais évidemment si un atlet arrive déjà en compétition internationale à niveau mondial et qu'il a les mauvaises habitudes, ça va être plus compliqué de lui apprendre ça à l'entraînement parce que effectivement c'est difficile. C'est pas des choses, il y a des choses, c'est difficile de les apprendre par la parole. Il faut les apprendre par la situation. C'est un peu comme si je vous apprends comment faire du vélo. Je vous donne un cours sur l'inertie, sur la rotation des roues, sur l'équilibre, sur la force gravitationnelle, sur la force gyroscopique etc. Alors que vous avez jamais monté sur un vélo, ça vous sert à rien. Je peux vous donner tous les cours de physique théorique au monde qui explique exactement pourquoi un vélo tient en équilibre à partir de quelle vitesse. Comment est-ce que si vous tournez un peu à droite, ça va à gauche. si vous tournez un peu gros, ça va à droite, etc. Il faut aller sur le vélo et votre oreille interne va pas comprendre qu'est-ce qui se passe, vous allez être en déséquilibre et petit à petit, vous allez vous avéliorer. C'est un peu la même chose, c'est des choses qui doivent s'apprendre. On appelle ça, il a apprentissage, fait nos ménologiques, c'est un peu dans la chère. Il faut que je l'apprenne en faisant. Et ça, ça va se forger au fil des compétitions dans ce truc de flow. Si on peut imaginer un graph pour les personnes qui nous écoutent, le flow est imaginé un graph avec des abscits et des ordonnés. Et sur les abscits, il y a la difficulté du truc et sur les ordonnés, il y a la compétence de la tlette. Si quelque chose est trop dur et la compétence est basse, la personne est en échec et elle abandonne. Si quelque chose est trop facile et la personne est très bonne, la personne ne s'enmile et elle n'est plus motivée. Le but d'un coach, c'est des tout le temps pour pouvoir apparailler la difficulté à l'expérience de mon joueur de ma joueuse. Je veux tout le temps être dans ce con du milieu. C'est comme si vous vous imaginez une droite qui part du milieu et qui coupe le truc au milieu. Ça doit être une sorte de diagonal où je suis tout le temps en train de pouvoir apparailler les compétences avec la difficulté. Les compétences avec la difficulté. Si je donne à mon attlet de choses trop dures, il est mis en échec et il n'aura pas la chance d'apprendre. Et si je lui continue à donner des trucs trop faciles. Donc si moi je ne sais pas, je veux commencer à jouer du tennis et je ne joue pas de tennis et je ne vais pas me ramener de jocovich. Je ne vais pas apprendre à jouer du tennis. Je ne vais juste me faire l'aminer et ça va me déprimer. Mais si je suis assez bon et vous me ramenez quelqu'un qui n'a jamais joué et joue contre lui dans vos désertres, ça ne va pas m'émergler non plus. Et donc, cette apprentissage de conteste qu'il faut que je m'engage, je me désengage, c'est quelque chose qui s'apprend aussi au fil du temps. Par l'expérience et en tant que coach, je vais refaire les matchs. Je vais expliquer, je vais dire "Bah là, tu ne vois pas besoin de te cramer comme ça. Tu t'es cramé à ce jeu-là alors que tu avais à l'avantage, tu n'aurais pu laisser passer de trois balles pour pouvoir avoir l'énergie à nouveau quand le prochain 7 commence. Parce que ce 7 était déjà dans la poche. Sauf quand c'est vraiment, je suis vraiment au dessus. Mais plein de joueurs de tennis font ça et il se laisse perdre. Moi, j'ai une question par rapport à ça. Ce que tu disais avant, tu dis si je joue de jocovich, je ne veux pas prendre du plaisir. C'est bon. Une notion de plaisir, j'ai l'impression qu'elle n'est pas la même ou elle n'est pas toujours la même chose dans fonction des individus, des sports. Ils sont pas motivés par la même chose. Et ce que ça, c'est important de le identifier avec tes applettes et surtout comment t'arrive à l'identifier. Je ne sais pas comment on posait, je ne veux pas s'y t'accomprir ma question. Oui, oui, je suis très bien compris. Absolument, différentes personnes ont différentes motivations. Il y a des gens qui, l'exemple le plus commun qu'on donne sur ce point, c'est justement Jordan et Lebron James. Jordan, c'était un tour. Il veut écraser tout le monde. Je sais pas si vous avez vu le documentaire de l'ASDance. Alors, il prend tout personnellement. Il est en train de chercher dans les manchettes de journaux quelqu'un qui l'a leser pour qu'il se mette dans son état de dagos. De jouer des glingues et tout le monde. Il le fait très bien. Alors que Lebron James, il n'a pas du tout du tout cette mentalité. Le mec, il adore le basket. Il aime ce sport. Il a 42 ans. Il est encore en train de marquer 20 points par soir. C'est du jamais vu de l'histoire de la NBA. Si j'essaie de demander à Lebron James d'avoir la mentalité d'un Jordan, il va être miserable. Si j'essaie de dire à Jordan, soit plus sympa avec tes coéquités, soit moins. Jordan, il a gagné trois champuonnades avec Rodman. Je ne sais pas si vous connaissez un peu la NBA, mais ça a été pas mal. Un truc que je suis vie. Apparemment, ils sont quasiment jamais parlé. En dehors du terrain, ils finissaient, chacun partait dans la douche et ils rentraient. On est là pour faire notre boulot. Notre boulot, c'est d'aller gagner. Alors que Lebron James, il fait des soirées tacos chez lui. Il invite tout le monde. Il est plus. genre un gars-yard qui a envie de s'amuser. Il est là pour le fun. Il aime vraiment ce sport. Il est là pour s'amuser. Si vous êtes très important d'identifier les motivations des joueurs, et d'accepter, surtout, et c'est très différent aussi, une autre différence sur ce point-là, est-ce que c'est des sports d'équipe ou est-ce que c'est un dividuel? Ça aussi, c'est quelque chose qui est très différent. Parce que si c'est des sports d'équipe, il faut gérer aussi le collectif. Comment est-ce que je fais pour que si j'ai Jordan et James sur ma même équipe, comment je fais pour qu'il puisse composer les uns avec les autres? Alors que si c'est des trucs individuels dans ce cas-là, je vois avoir comment moi, je dois m'adapter à mon atlete sur sa personnalité. Et ça, on le voit beaucoup par exemple dans le tennis, où il y a des joueurs qui, dont la performance, change considérablement quand ils change d'entraîneur, quand ils change de coach. Jocovic, il avait un gros gros gros gros gros gros problème, il n'arrivait pas vraiment à gagner et c'est pas ses compétences qui ont été débloqués, jusqu'à ce que ils change de coach, il s'raconte une autre histoire à notre cerveau et d'une sorte de contère d'histoire. Quand on sait à se raconter des histoires qui lui prenait la tête, il a changé ses histoires, il a changé son régime alimentaire, alors que je ne pense pas que ça soit ça qui a changé encore une fois ses compétences, c'est l'histoire qui s'est racontée et tout un coup il est la personne qui a le record de Crunchlem de l'histoire. Probablement le meilleur joueur de tous les temps, c'est un sujet débattu. Et ça, ça vient de la décoation, de la motivation. Le probablement de commencer en staff de coaching, a réussi à créer ses conditions facilitantes, pour qu'encore une fois, il n'a pas eu un bon de compétences, il a eu un bon d'accès à des compétences, de stratégies de jeu, de dialogues intérieurs. Fédéraire, en fait la majorité de ses études ont été faites sur le tennis, s'il y a des coachs qui nous entendent de livres le plus connus sur la performance dans le sport de haut niveau, ça s'appelle The Inher Game of the Tenice. C'est un livre qui fait même pas s'empage, c'est vraiment un peu de sorte la Bible du sport de haut niveau. Je ne sais pas comment s'appelle en français si il existe, c'est celui qui s'appelle Galloway, je pense qu'il a écrit. Ou Galloway, ou Galloway, comme ça. Fédéraire, tout le monde voit Fédéraire genre l'élegance machin, peut-être très peu de genre le saf, sauf les gens qui suivent le tennis. Fédéraire au début de sa carrière, il casserait des raccettes chaque dematges. C'était le mec le plus colérique, le plus énervé, le plus vénère au monde. Il y a eu un changement dans les conditions autour de lui, il a développé ce jeu beaucoup plus gracieux. Mais si on demande un adal de jouer quand Fédéraire, il se casse la gueule. Ça veut dire qu'à un moment donné, Fédéraire a été capable d'aller trouver quelque chose qui fait qu'il fonnait bien plaisir et qui est ou. Pas forcément qu'il prenait du plaisir mais qu'il a le motiver. Qui le convenait mieux? Non non, agassie, il a toujours dit par exemple, "Je n'ai jamais pris plaisir, je déteste les autres trucs, c'était mon boulot." C'est ça qui me rapporte l'argent, j'étais bon, mon père m'a force à jouer et il se trouve que j'étais pas si mauvais que ça paie très très bien. J'allais, il fallait que je gagne, un peu comme il y a des gens qui vont bosser dans une boîte qui détestent ça mais ils n'ont pas le choix, c'est leur taf. Et ça, j'ai du mal avec ces aspects-là, on a fait un peu de casse, il n'y a pas très longtemps sur le management. Il nous disait, en fait, c'était faible, il nous disait qu'on ne prenait pas pour lui, c'était pas concevable, qu'on puisse faire toute sa carrière, un peu dans un aspect négatif, on va dire des choses. Si on me dit, c'est un taf, il me dit, ça va me payer 150 000 euros si je t'appreure dans la balle et la alternative, c'est que je dois aller et me faire engler dessus pour faire des points. Je me force, je me force de la majeure du mait ou des jours, ce force dans leur taf. Il y a plein de sportifs qui considèrent que ça leur boulot. Frèrement, je dois aller au boulot et je suis bon dans ce truc. Mais tu penses pas qu'ils ont quand même un petit truc de plaisir à un moment donné, et qu'il fait que peut-être que le plaisir de gagner. Quand on leur pose la question, il y a la plan qui dit, non, je sais vraiment mon taf. Je sais pas, une personne qui bosse à la caisse dans un super marché, ce qu'elle a un tout petit peu plus un petit plaisir, pas nécessairement, c'est juste que c'est des gens qui disent, "J'ai ces compétences, je sais avoir accès à ces compétences". Est-ce que j'aime particulièrement ça? Non. Si demain vous me dites, "J'ai eu l'indépendance, peut-être qu'ils aiment bien la reconnaissance, peut-être qu'ils aiment bien signer des autographes". Mais le jeu, il y a des joueurs qui disent, "J'aime pas particulièrement ça, je ne me manque pas quand ma carrière sera fini". Ça va pas me manquer, il y a des joueurs, il prenne la retraite, il ne t'a plus jamais dans la balle. C'est vraiment un truc, c'est fini, juste je faisais ça, ça me payait très bien, c'était mon taf, je le faisais. Je sais que ça peut paraître inconcevable, mais on est obligé de l'écroir. Moi j'aimerais revenir sur le stress, est-ce qu'on peut éviter les erreurs de jugement en situation de stress? Enfin on attribue souvent le stress au côté négatif, est-ce que ça peut être positif? Oui, c'est justement, il y a le mot "E" stress, "E" stress, "E" qui veut dire le bon, c'est un peu le c'est de là que vient, c'est un peu dans du morbid, genre le tanasi c'est la bonne mort, le fouri c'est la bonne humeur, et le stress c'est le bon stress. Et c'est une question vraiment de temporalité, un peu de stress, un meilleur la performance. Si mon joueur stress 5 minutes avant une performance sportive, avant son longueur en vachat, il y a de très fort chance que sa performance va être améliorée. Par contre, si mon joueur en vachat, on m'a joué stress en anticipation, la veille d'une compétition une semaine avant, deux semaines avant, c'est d'étérir massivement la performance. C'est vraiment une question de temporalité, un peu de stress, intense avant une action, à un net qui est souvent bénéfique, et limite c'est rassurant. D'ailleurs, un autre chose que je veux, c'est un atlete qui arrive, les mains dans la poche, qui n'a pas un peu cette tension intérieure du stress. Le stress c'est une réaction physiologique de mise en alerte, ça contracte les muscles, ça améliore la concentration, etc. Je veux cet état chez mon atlete, je veux un peu de. Je veux cet tension intérieure qui va permettre d'avoir l'explosion nécessaire, voilà, performance. Par contre, un stress chronique, c'est une pression. C'est imaginer qu'est ce qui va se passer si je me loupes, c'est me dire putain, il y a une équipe de 20 personnes qui dépendent de moi. Et si je me plante comment est-ce que je vais leur payer leur salaire, je dorme moins bien, je récupère moins bien, je me prends la tête, je ne peux pas atteindre cet état de flow, j'ai mon attention qui est divisée en mille morceaux, je suis dans le match, et en même temps je suis en train de me dire "Putain qu'est ce que tu fais, est-ce que tu fais ça, est-ce que tu as fait ici au lieu d'être à 100% en train de faire mon jeu?" Et là le stress devient néfaste. Mais je ne veux pas avoir d'atlettes pas stressées, je vais avoir des atlettes qui stressent quand c'est adapté. Et ça, ça s'apprend. Ça s'apprend, c'est vraiment des trucs qui s'apprennent, c'est vraiment une des choses qu'on sait le mieux faire. C'est de la préparation mentale pour moi, ce qu'on appelle la préparation mentale, c'est de l'apprentissage de la gestion du stress et de la tension. C'est vraiment stress et attention, c'est les deux gros piliers de la performance. Et justement par rapport à cette gestion de la tension, on a fait quelques formations sur les études de profils, on sait qu'il y en a qui partent vite. Alors ça vaut par loin vite, ils imaginent beaucoup de choses et puis il y en a qui sont assez concrets plus terrataires. Est-ce que tu penses que c'est important d'essayer d'identifier ça aussi chez les atlettes puisque j'imagine que ça se gère pas pareil, la tension chez ces gens-là? Bien sûr, c'est très important et déjà aussi dans l'apprentissage, c'est-à-dire il y a des personnes qui ont besoin de comprendre le chose presque intellectuellement. Avant de pouvoir la mettre en place, et d'autres qui ont besoin de ressentir en faisant par la pratique. On appelle ça des apprentissages implicites et explicites. Et la tension est très liée aussi à ça. Donc c'est très important d'identifier qui est plutôt dans l'explicite, ce qu'on appelle parfois les joueurs cérébro qui est plutôt dans l'implicite, ce qu'on appelle les joueurs expérienciels, c'est-à-dire qu'on vous oint de répéter, répéter, répéter, répéter, répéter, répéter, répéter, répéter, répéter, répéter, répéter, après ils apprennent. Et il y a des joueurs, il faut leur expliquer. Il faut leur dire voilà ça c'est notre stratégie de jeu, on va faire ça, on va faire si, puis on va un peu comme des joueurs d'échecs. Donc je dois aller là, puis je dois aller là, puis je dois aller là, puis je dois aller là, puis je dois aller là, puis je dois aller là. Évidemment c'est important d'adapter la manière dont on coach autant pérendant de la personne. C'est pas un des sortes de styles d'apprentissage, parce qu'il y a des gens qui préfèrent apprendre comme si ou comme ça, ça c'est un peu amite. C'est plus des tempéraments. Il y a des joueurs qui ont besoin d'être motivés, et autres qui ont besoin qu'on les laisse tranquille, faire leur truc dans leur bulle. C'est un peu des personnalités, c'est un peu comme mon gère des individus dans la vie quotidienne. Il y a des gens qui sont plus impulsifs, des gens moins impulsifs, des gens qui voient les laisser péter un câble puis revenir. Donc l'entraîner est là quand même autant de travail à faire sur lui aussi. Ah oui, absolument. On prend que ce que la clette en fait. C'est un peu plus controversé, c'est pas controversé, mais genre. Il faut aussi que les joueurs apprennent à s'adapter aussi à leur entraîneur. C'est-à-dire il y a aussi un travail qui se fait du joueur sur l'entraîneur. Et il y a des joueurs qui savent mieux tirer le potentiel de leur entraîneur, plus que d'autres. Il y a des joueurs qui vont savoir comment bien s'entendre avec un entraîneur pour pouvoir mieux utiliser son expérience, alors que dans un autre contexte, l'entraîneur qui est là aussi à de très bon de compétences, il ne sera pas à avoir accès à ses compétences. Tout ce qu'on est en train de dire sur les. Pour moi, les entraîneurs, c'est des atlettes. Donc ils ont aussi accès à des compétences et à ce qu'ils ont accès à leurs compétences, il y a des entraîneurs qui sont une encyclopédie de stratégie et le jour-gis. Ils ont un trou de mémoire. Ils y arrivent pas. Vous le voient beaucoup par exemple dans le foot de bolaméricain où l'entraîneur est tout le temps casqué, en train de parler avec ses joueurs. Le foot de bolaméricain, les joueurs, ils sont sur le terrain, sur un match de trois heures, les joueurs y jouent 20 minutes, peut-être. Et c'est beaucoup de stratégies qu'elles stratégie quand, machin, et il y a des sortes de partenariat joueurs en train de renoncer, qui sont devenus légendaires. Quand le joueur part dans une entraîneur qui est relativement moyen, quand l'entraîneur va dans une entraîneur qui est relativement moyen, et quand ils sont ensemble, ça découpe l'accès aux compétences aussi bien de l'entraîneur que du joueur. Donc je pense que l'entraîneur doit aussi apprendre à ses attlettes comment profiter de lui aussi. Il n'y a pas facile. Ça veut dire que ça va vraiment bien se connaître. Bien se connaître, et aussi il faut former les joueurs, c'est-à-dire que je sais pas si ça existe, mais de former les joueurs, à comment identifier aussi les différents entraîneurs qui pour pouvoir, je pense que c'est de l'expérience aussi des joueurs, de comprendre ok, maintenant je suis avec cet entraîneur là, il est plutôt comme ça, je devrais pouvoir profiter de lui de cette manière là. Alors qu'un autre entraîneur, je sais pas, il y a des entraîneurs, il veulent que les joueurs arrivent 15 minutes avant l'entraînement qui soient après un match à la haine, et d'autres entraîneurs qui sont plutôt chill, il y a des entraîneurs qui veulent que leur attlettes listent des bouquins de filots et qui viennent parler avec l'art de la guerre de Sun-Zoo, et d'autres qui n'ont rien à foutre, ils veulent juste, je sais pas, boire des bières ensemble après le match et faire la troisième meet-in. Et c'est important pour les joueurs et pour les attlettes d'être conscient de cette dimension de, c'est un peu comme ce qu'on disait sur le cerveau et le corps, c'est pas l'entraîneur d'un des ordres et le joueur où la joue est exécute, c'est des allées retours, et c'est une sorte de diâtre qui est importante aussi de prendre en compte en tant que système, pas en tant que juste que deux facteurs séparés. Ok donc tout ce que t'as dit avant finalement c'est vrai pour l'entraîneur aussi. Absolument. Moi j'avais une question sur les échecs et les traumatismes, est-ce que le cerveau, il peut se remettre ou il peut chanter un échec ou comment ça gère d'un point de vue émotionnel, est-ce qu'il y a des choses là-dessus que. Oui là aussi, ça charge beaucoup si on arrive en fin de parcours ou si on a la meilleure habillité du début, c'est-à-dire si j'ai un joueur ou une joueuse qui a jamais appris quand j'ai rélisé chaque et arrive à une compétition de trait au niveau et ce loup, ça a être beaucoup plus compliqué à gérer que si j'ai un joueur ou une joueuse qui, au cours de son parcours et au cours de son développement, a dû affronter, on appelle ça, la tolérance à la frustration, a dû affronter de la frustration, a dû perdre, qu'à nier, a dû se planter, a dû s'louper et a développé ce mindset que l'échec, un peu, au final, c'est fait, ça fait partie quelque part du jeu, déconner dans une compétition, quelqu'un va perdre et parfois ça va tomber sur moi. Et ça, par ad hocsalement, c'est plus difficile pour les joueurs qui sont très très bons, parce que souvent les joueurs qui sont les joueurs qui sont très très bons, les atletes qui sont très bons, ils sont exposés à l'échec plus tard et plus on est exposés à l'échec tard et plus c'est difficile d'avoir développé les compétences de la gestion de l'échec. Alors que si j'ai des joueurs qui sont montés en puissance, on revient à ce flow, c'était apparier, apparier, parfois il gagne, parfois il loupait parce qu'il faisait des trucs assez difficiles et mieux ils ont ces capacités de résilience face à l'échec. Et c'est hyper important dans le sport de haut niveau d'apprendre comment passer à autre chose, parce que il y a l'échec général, genre j'ai perdu à match, mais par exemple, si on reprend l'exemple du tennis, qui est encore une fois le sport, peut-être qui est le plus étudier sur ces sujets, j'ai trois balles de break, je les perd tous, toutes et je perd le 7. Le match n'est pas fini. Si je ne sais pas comment j'ai réé cette échec, le match va être fini. Et donc c'est aussi des échecs en cours de route dans une compétition des centres de checkpoints. Et c'est là pour moi ces échecs-là sont plus difficiles à gérer que perdre une compétition ou perdre une médaille ou perdre quelque chose parce que la perte d'un match entier, il y a un allié de taille sur lequel on peut vous utiliser qui est le temps. Le match est fini et j'ai le temps. Je vais m'en remettre, un mois, deux mois assez rare, les joueurs de haut niveau ou les joueurs de haut niveau qui ont perdu une compétition et qui sont complètement effondrés. Ça arrive au final assez rare quand on regarde les chiffres. Par contre, quand j'ai un échec pendant une compétition, la compétition n'est pas encore fini. Et j'ai pas le temps de pouvoir me remettre en place. Le 7 est perdu, mais dans 30 secondes, je vais être à nouveau sur le terrain en train de avoir joué. Et donc là, t'apprends à te servir à switcher à autre chose en fait. Alors, il y a plusieurs techniques. Il y a des techniques où je considère chaque balle comme une sorte de match et je fais un peu l'asséquence. Il y a des gens qui ont plus des techniques de rationalisation. Par exemple, une technique qui, d'ésolage d'un beaucoup d'exemples de tennis, mais c'est vraiment là où il y a eu le plus d'études, c'est une technique d'enténisme où les joueurs se disent qu'on n'a même pas besoin de gagner toutes les balles pour gagner le match. Donc, si ça se trouve, je gagne plus de balle que l'autre. C'est juste que c'était pas les balles ou bon moment. Fait des rèches, je pense qu'il a genre 70% de match gagné alors qu'il a juste gagné 52% de ces balles. En train de faire comme ça, il y a un décor. Je suis suibuster quoi les chiffres. Il y a des gens parfois qui ont besoin de se reconstruire encore de match. Il y a différentes techniques de gestion, de la panique. C'est des farfois, des sortes des états de panique, de comment on se calme. C'est pour ça que plein de fois dans le tennis, il y a des sortes de controverses où le coach, il urle. Alors qu'il n'y a pas le droit de parler avec ses joueurs, qu'il urle pour essayer de faire une sorte de reset. Ouais ou de jocogich qui servit terrain, il y a plein de techniques parce qu'on n'a pas le facteur temps. Mais le truc de l'échec, genre j'ai perdu une compétition, la seule différence est quand il y a des blessures. Il y a aussi le côté traumatisant. Ça c'est une rééducation plus longue. Mais en tout cas quand on arrive au très haut niveau, c'est assez rare. Les atlettes, ça existe. Quelqu'un va dire à la langue, il y a lui, il y a lui. Mais en général, il y a lui. c'est assez rare. Les atletes qui appricoutent, genre sont entre ma et ils y arrivent plus du tout, machin, c'est vraiment assez rare, soit c'est une huit liation de dingue, soit machin en général, ils s'en remettent assez bien. Par contre où la différence se fait, c'est vraiment ces échecs en cours de match. Je me prends un but, un confinement débil alors que on a 60, je ne sais pas 15 tiros buts et l'autre équipe en a 0 et boom il marque sur un contre, on est quand même déprimé alors que c'est à match à l'ignination directe. Je perd un set alors que j'avais des bâles de break et j'étais, je ne sais pas, 4-3 et c'est mon service. Je me loupes sur une qualification pour une étape, je ne sais pas de ski et j'ai le lendemain, la qualification pour une autre est preuve. Ça c'est des choses qui doivent s'apprendre et c'est plus difficile parce que comme tu dis ce difficile à recréer en entraînement. C'est pour ça que c'est des choses qui s'apprennent sur la durée. Il y a beaucoup de choses dans ce qu'on dit, je trouve qu'ils sont difficiles à recréer à l'entraînement. Pour autant il y a des solutions pour le faire, mais c'est vrai que c'est complexe de recréer des situations comme ça. C'est pour ça que c'est des choses qui doivent se faire en cours de route sur le chemin vers l'excellence sportive. On ne peut pas aller prendre un atlet qui a déjà 21 ans, qui est déjà un peu formé, qui a déjà ces réflexes, qui a déjà ces fragilités, ces failles et ces puissances. Ils y auront-à-tout reforrer, rechangeés. C'est pour ça que le développement dans le sport est vraiment hyper important. Le grand public, il voit le sportif quand il est déjà sur la scène nationale ou international, mais tout ce jour, la majorité de la carrière d'un sportif se joue en amont entre ces 9-10 ans et ces 17-18. On a eu une Beniyama, les gens le voient maintenant arrivés à l'INBA, mais quand vous regardez ces interviews, etc, ça se voit que tout le travail a été fait en amont. C'est pas juste que c'est un mec qui est grand de taille. Il a tout un panel de préparation qui fait qu'il arrive là où il arrive. Donc la première étape, c'est de construire ses compétences quand tu as un jeune atlet, la deuxième étape c'est d'arriver à y accéder. C'est de construire ses compétences, d'arriver à y accéder et développer sa tolérance à la frustration. Un atlet doit savoir comment être frustré. Si il ne sait pas comment j'ai réside la frustration, même si il a des compétences, il a accès à ses compétences, un jour il va tomber sur quelqu'un de plus fort que lui ou de plus fort qu'elle et il va être méga frustré. Ici, il ne sait pas j'ai réside cette frustration, ça va, pardon, coller un peu dans sa tête et son accès aux compétences va être décradé instantanément. Écoute merci Albert pour ton merci de m'accueillir. On a une intervention, en tout cas, je suis à plein de bays pour nos entraîneurs, plein de et de nos atletes aussi. Donc merci beaucoup pour la richesse de cette intervention. À bientôt sur un prochain précis. Merci, au revoir. Ce podcast vous a été présenté par deux conseillers au niveau de performance. Pas trix juvein de la maison régional de la performance sur la TAPS centrale de l'Orient. Et c'est Fan German, la maison régional de la performance de Bourguen Francheté.

Podcast Summary

Key Points:

  1. Le cerveau et le corps forment un système intégré indispensable à la performance, loin de l'idée d'un cerveau "centre de commande" isolé.
  2. La performance dépend de trois facteurs interdépendants
  3. À haut niveau, la différence se fait moins sur les compétences que sur l'accès stable et fiable à ces compétences sous pression (régularité).
  4. L'entraînement doit développer la capacité à moduler l'attention et le stress, en alternant pics d'engagement et phases de récupération, comme dans un état de "flux".

Summary:

L'entretien avec Albert Moukibère, docteur en neurosciences, explore le lien entre le cerveau et la performance sportive. Il rejette le modèle simpliste d'un cerveau commandant le corps, défendant plutôt une vision intégrée où le cerveau, le corps et l'environnement interagissent comme un tout. La performance optimale émerge de cette synergie.

Un point crucial est la distinction entre posséder une compétence et pouvoir y accéder de manière fiable en situation de compétition, notamment sous stress. Pour les athlètes de haut niveau, où les compétences brutes sont similaires, la clé devient la régularité et la stabilité dans l'expression de ces compétences. L'entraînement doit donc dépasser l'acquisition technique pour travailler l'accès aux compétences.

Cela implique de cultiver une modulation attentionnelle et émotionnelle, permettant d'entrer et de sortir d'états de concentration intense (flux) et de gérer le stress comme une série de pics bénéfiques suivis de récupération, à l'image des performances de sportifs comme Messi. La simple répétition (comme le mythe des 10 000 heures) est insuffisante sans un apprentissage de qualité dans un environnement adapté.

FAQs

Le lien est direct et intégré : le cerveau et le corps forment un tout indissociable. Pour performer, il faut que l'organisme entier fonctionne de manière coordonnée, et non pas simplement que le cerveau commande le corps.

Le cerveau ne se contente pas de recevoir passivement des informations ; il est aussi prédictif. Il anticipe et complète les données sensorielles à partir de l'expérience, créant ainsi une 'hallucination contrôlée' pour réagir plus rapidement.

Oui, cela s'entraîne notamment par la répétition qui permet de développer des réflexes et des automatismes. L'entraînement favorise la prédiction et la réaction anticipée, essentielles dans le sport de haut niveau.

Non, ce chiffre est un mythe. L'expertise dépend de la qualité de l'entraînement, de l'environnement (comme un bon coach) et de la motivation, et non d'un simple cumul d'heures.

Trois facteurs sont nécessaires : un cerveau fonctionnel, un corps capable, et un environnement facilitant. La performance émerge de l'interaction de ces éléments, et non d'un seul aspect isolé.

Les compétences sont les capacités acquises, tandis que l'accès aux compétences est la capacité à les mobiliser sur demande, par exemple sous pression. En haut niveau, la régularité d'accès est souvent plus cruciale que les compétences elles-mêmes.

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