#225 Comprendre (simplement) la physique quantique avec Julien Bobroff
59m 35s
**Key Points**
1. Contour offre une solution gratuite et fluide pour créer une entreprise, avec tous les démarches centralisées, comme l'immatriculation et la création de statut juridique.
2. La physique quantique décrit les lois du monde à l’échelle infiniment petite, où les objets ne se comportent pas comme des corps matériels classiques, mais comme des ondes qui peuvent se réduire à un point lors de la mesure.
3. Bien que les atomes soient constitués d’électrons en nuage, les effets quantiques disparaissent à l’échelle macroscopique, ce qui explique que les objets comme les mains ou les tables ne passent pas à travers les uns les autres.
**Résumé**
La vidéo présente deux sujets clés : d'abord, une introduction à l'outil Contour, qui simplifie la création d'entreprise grâce à des démarches automatisées et sécurisées, et, en second lieu, une explication accessible de la physique quantique. La physique quantique étudie le comportement des particules à l’échelle atomique, où les objets ne se comportent pas comme des corps classiques, mais comme des ondes qui peuvent se réduire à un point lors de la mesure. Cette dualité entre état d’onde et état de particule est un pilier fondamental de la mécanique quantique. Bien que les atomes soient composés d’électrons en nuage, les effets quantiques se dissolvent à l’échelle macroscopique, expliquant pourquoi on ne peut pas passer à travers une table, grâce au principe d’exclusion de Pauli. Cette force empêche deux électrons identiques d’occuper le même espace, ce qui rend les corps solides indépassables. L’ensemble montre que la physique quantique, bien que profonde, n’a pas de répercussions directes dans le quotidien à grande échelle, mais elle est la base de technologies essentielles comme les transistors, les lasers et les LED. En outre, des applications futures comme les ordinateurs quantiques ou les simulateurs quantiques pourraient révolutionner la chimie ou la cryptographie, mais ces avancées nécessitent des décennies de développement et ne résoudront pas les grands enjeux sociétaux comme le changement climatique. Le message principal est que la science quantique peut offrir des améliorations précises dans certains domaines, mais ne peut pas être considérée comme une solution miracle à des crises mondiales.
je voulais vous parler de vous deux minutes. En réalité, je vous connais pas si bien.
Je sais à travers quel outil, téléphone, vous écoutez blanc, j'ai une idée de votre
âge et de votre genre. Mais en fait, c'est tout. J'imagine qu'un certain nombre d'entre
vous est entrepreneur, entrepreneur ou vous apprêtez à le devenir. Vous posez peut-être
1000 questions sans être très certaines des réponses de chat-yptie ou de Claude. Moi,
à l'époque, quand je me suis lancé, j'étais absolument pommé au dernier degré. C'était
un processus super pénible, mais heureusement, l'étend change. Donc si vous êtes précisément
à cet endroit, j'ai une super bonne nouvelle pour vous. Contour c'est la solution pour
créer votre entreprise simplement. La récupère, j'ai gratuitement toutes les démarches,
statut, des potes capitales, immatriculations, tout est centralisé, c'est fluide et sécurisé.
Et une fois votre entreprise est créée, vous avez accès aux comptes pro-contour, pensez
pour gérer et développer votre activité. Ils sont tellement bons qu'aujourd'hui, 600
mille entrepreneurs utilisent comptes aux quotidiens. Moi, j'aurais adoré avoir une telle
solution clé en main, quand je me suis lancé, pas vous. Si vous vous apprêtez à l'ancien
boîte, allez faire un tour sur www.contour.com. J'ai répès ces comptes au Q-N-T-O.com.
Allez, placez l'épisode maintenant.
Il y a des sujets dont on entend parler tout le temps, qui sont très à la mode, et dont
on ne comprend rien. Et c'est le cas, je crois, de la physique quantique. On en entend
parler dans le développement personnel, on en entend parler dans l'informatique, on
en entend parler dans la blockchain, on en entend parler un peu partout. Et pourtant,
malheureusement, ça nous semble un petit peu flou tout ça. Et aujourd'hui, j'ai l'immense
plaisir de recevoir Julien Beaubrough, qui est un physicien qui est un formidable vulgariser
des attaques scientifiques français, qui travaille entre autres et qui est professeur à l'université
par les suds à sa clé. Et qui va nous expliquer vraiment ce que c'est que la physique
quantique nous explique dans les détails, à quoi ça a déjà servi et à quoi ça va
pouvoir servir demain. On va aussi parler, évidemment, du changement climatique, parce
qu'on pourrait se dire que la technologie va pouvoir nous sauver et que la physique
quantique va pouvoir trouver des solutions. Donc, vous vous entendrez sa réponse. C'est
une exception qui est passionnante parce que extrêmement accessible sur un sujet qui
a priori, il n'est pas. Donc, je vous laisse l'écouter à l'évlant. C'est parti.
Bonjour, Julien. Est-ce que ça va bien, aujourd'hui?
Oui, ça va très bien. Bonjour. On parle beaucoup de physiques quantiques. Et je pense
que la très, très grande majorité de la population française n'a strictement aucune
idée de ce que c'est. De ce que j'ai compris, c'est l'infiniment petit. Est-ce qu'on
peut. Est-ce que vous pouvez commencer à expliquer? Est-ce qu'est-ce que c'est
que la physique quantique? Oui. Alors, c'est vrai que ça fout la trouille à la physique
quantique. Quand on dit le mot "cortique" tout de suite, ça appelle plein de fantasmes.
C'est pas si compliqué que ça. La physique quantique, c'est juste les lois du monde
à petit échelle. On s'est rendu compte, il y a un peu plus de 100 ans, c'est déjà vieux,
que si on regardait le monde à l'échelle d'un atome ou à l'échelle du molécules
ou d'un grain de lumière, en fait, les lois dont on avait l'habitude, qu'on pensait
avoir compris jusque-là, ne fonctionne plus. Et il y a de nouvelles lois de nouveaux comportements
de la matière. Donc, c'est juste la physique à petit échelle. Alors souvent, on dit
l'infiniment petit, c'est pas si l'infiniment petit que ça, on peut avoir des effets quantiques
à l'échelle du millionième de maître. Alors, ça semble petit, mais c'est très gros
à l'échelle de la physique. Ok, donc c'est le tout petit. Et ce qui est intéressant
dans ce que vous dites, c'est que ça remet en cause les lois de la physique. C'est
ça, c'est ce qu'on prend bien. Alors oui, oui, ça reste de la physique, c'est-à-dire
qu'on continue à la faire de la même façon, avec les mêmes processus, mais on s'est
rendu compte que les lois, même, la façon dont on devait décrire, par exemple, un atome
ou un oeilot d'atome ou un électron n'avait plus rien à voir avec ce qu'on utilise habituellement
quand on décrivait, par exemple, une balle de ténis. En gros, une balle de ténis quantique,
donc une balle de ténis à toute petite échelle, ne se comporte pas comme juste un corps
matériel, comme on en a l'habitude. Alors ça veut dire quoi, comment elle se comporte?
Ah, si on était capable de la voir. Alors, moi, j'aime bien toujours me dire, mais si
j'étais un petit bonhomme et que je rentrais dans la matière, mais qu'est-ce que je verrai
concrètement? Des gens verraient des choses très étranges, c'est-à-dire que c'est
une espèce de balle de ténis si elle devenait quantique. Donc on va prendre un atome, par
exemple. Il se comporterait comme une espèce de nuage. Vous voyez quelque chose qui y a un
peu là sans être là tout à fait, déjà vous voyez que ça devient compliqué quand je raconte?
Mais bon, il faut imaginer en gros que c'est un objet qui occupe toute une zone de l'espace,
mais pas de façon très matériel. C'est-à-dire que quand on va essayer de mesurer cette balle
de ténis quantique, au moment où on va la mesurer la soudain, elle va se réduire en un point
et redevenir une vraie petite balle de ténis. Donc je vous le redis, il y a un imaginé
un électron par exemple. Tant que vous ne le mesurez pas et que vous le laissez tranquille,
c'est une espèce de nuage, nous on parle de fonction d'onde. Donc, imaginez-le-noe comme
un nuage un peu immatériel qui occupe toute une zone de l'espace par exemple une sphère.
Et puis au moment où vous essayez de le mesurer et de ramener chez pas quoi, une peintse
électrique ou une loupe ou quelque chose pour le regarder, et bien soudainement ce grand nuage
va se réduire en un seul point comme une petite goutte d'eau. Et vous, ce que vous allez
voir, c'est un petit électron bien matériel, bien punctuel, un endroit particulier.
Mais dès que vous arrêtez que vous laissez tranquille à nouveau, il réoccupe toute la zone
de l'espace. En gros, c'est ça qui se passe à petite échelle, ça c'est si on regarde
un objet matériel. Et de ce fait, si on accepte cette idée-là, un qui est déjà hyper
troublante, c'est cet objet, c'est une espèce d'onde immatériel qui occupe toute une zone
de l'espace, alors là, il y a plein de nouvelles propriétés qui vont découler de ça.
Si on envoie cet objet contre un mur, il peut temps en temps passer à travers le mur.
Si on essaie de le mesurer, il va se comporter de façon étrange, il va pouvoir se
dédoubler, il va pouvoir être intrigué avec d'autres objets. Donc, voyons voir tout un tas
de propriétés très étranges qui vont apparaître juste parce que dès le départ, un objet
quantique, c'est pas juste un objet matériel, c'est pas juste une masse.
Et en même temps, si je me trompe pas trop, tous les objets du quotidien y compris nos
corps sont constitués d'atomes, donc en fait, de me léculer d'atomes, donc en fait,
potentiellement, ce que vous dites, c'est qu'en fait, on est, enfin, j'exagère un petit
peu, mais tous les objets le temps de nous, on est des nuages, comme ça, enfin, on est
composés nuages, en fait. Alors là, on est sur une porte glissante
qui va aller vers les pseudo-sciences et des tas de religiosité haute. Alors, faisons
attention à ce qu'on dit. Donc, je reprends. Effectivement, il y a ce paradoxe incroyable
qui est que je suis en train de vous dire que tous les atomes qui composent votre corps,
sont eux-mêmes composés des lectrons qui sont ces espèces de nuages immatériels. Et
pourtant, nous, on n'est pas du tout immatériels, quoi, je peux pas passer ma main à travers
un corps. Présorie non. Il y a plus de raison à ça. La première chose qui
faut comprendre, et c'est la plus importante, peut-être, c'est que quand on va prendre
plein de ces objets quantiques et qu'on va les placer les uns à côté des autres, et
c'est bien ça qu'on fait, et quand on prend par exemple un corps humain, au bout d'un
moment, tous ces effets très immatériels et autres vont s'annuler. C'est-à-dire que
si je regardais un seul atom, ça reste exactement ce que je vous ai décrit, cet espèce
d'ondi matériel. Mais quand j'en mets plein les uns avec les autres, tous ces effets
là, je les vois plus à grand-déchelle. Il disparaît, c'est, on redevient un bon gros
objet massif. Donc, si on veut garder toutes les étrangers du monde quantique, je les
appelais étrangers, tout ce qui échappe à notre intuition, ces espèces d'ondes, ces
espèces d'effets tunnel, de paradoxes, etc., etc., il faut garder très peu d'objets quantiques.
Ou alors, si on a un gros objet quantique, il faut le protéger à fond, il faut essayer de
le mettre dans le noir, dans le vie, d'être à base d'empérature. Donc, pour arrêter
tout de suite, toutes les fausses d'éduction, à grand-déchelle dans le monde qui nous entoure,
je ne verrai pas d'effet quantique. Donc, cerveau, par exemple, il ne va pas réfléchir
avec de la physique quantique. La porte de ma chambre, je vais pas pouvoir passer à travers
si je cours très vite. Il faut absolument que je regarde un seul des objets qu'il
le compose pour revoir ces effets apparaître.
D'accord. Et là, une question, peut-être un peu bête, mais à quoi ça sert de descendre
au niveau de la tombe, qu'est-ce qu'on peut créer à partir de ça? Et c'est quoi
les usages de la physique quantique?
Oui. La première réponse, même si ça sert à rien, c'est pas grave. Parce que, après
tout, c'est une des grandeurs, je trouve, de l'être humain, d'essayer de mieux comprendre
le monde qu'il entoure. Et, encore, comprendre ce qui se passe à petit échelle, c'est une grosse
partie du monde qui nous entoure. Donc, si la physique quantique s'était juste arrêtée,
à déjà comprendre le loi du monde à petit échelle, à se rendre compte qu'à petit
échelle, il se passe des choses absolument hallucinantes, moi, ça suffirait à mon bonheur.
Alors, évidemment, derrière, ça a été disant, là, science, qui a eu le plus d'application,
je pense, de l'histoire du 20ème et du 21ème siècle.
Ok.
Alors, pourquoi ça? C'est parce que, une fois que les physiciens ont compris comment
fonctionnaient les électrons, comment fonctionnaient la lumière, comment fonctionnaient les atomes,
et bien là, ils sont dit, maintenant, on peut commencer à inventer. On peut inventer
des nouveaux matériaux, on peut inventer des nouvelles lumières, on peut inventer des nouveaux
dispositifs. Et là, ils se sont lâchés. Et donc, 20 ans après, ils ont inventé le transistor,
qui, maintenant, fait toute l'électronique moderne, de l'ordinateur que j'utilise en ce moment.
Il y a 100 millions à un milliard de transistors dans le micro-processor. Et ça, c'est
grâce à la physique quantique. Ils ont inventé le laser, c'est une lumière complètement
artificielle, inventée par les physiciens de la quantique. Ils ont inventé les lèdes,
les lèdes qui permettent d'avoir cet éclairage qui coûte très peu d'énergie à l'humanité.
C'est une invention de la quantique, etc., etc., c'est-à-dire qu'une fois qu'ils
avaient compris les lois de la matière à petite échelle, ça leur permettait de domestiquer
ces lois et de les retourner pour en faire un peu ce qu'ils voulaient. Par exemple,
contrôler les électrons dans un solide, et ça, ça permet de faire toute l'électronique.
Donc, la physique quantique, en fait, c'était la première étape pour beaucoup des technologiques
qui nous entourent. Tout votre smartphone est composé de physique quantique sans que vous
vous rendiez compte. En fait, c'est hyper trop blanc parce que d'un côté, vous ne dites
que tous les objets sont composés d'atomes, donc, tout est quantique, quelque part,
enfin, à micro objets et en même temps, que ça a des applications, en fait, on peut
utiliser cette technologie, cette connaissance plutôt que technologie, pour justement en faire
de la technologie, comme les lèdes, les lasers, les transistors, donc les microprocesseurs,
etc. Et en fait, c'est parce qu'on a besoin de descendre vraiment dans le détail,
de descendre vraiment profondeur. Oui, oui, il y a un paradoxe, c'est-à-dire que je vous
dis, qu'il y a petit échelle, il y a des effets épérétranges, mais à grand-déchelle,
il n'y a aucun effet étrange, mais on a comme réussi à fabriquer des trucs à grand-déchelle
en utilisant les trucs à petit échelle. Il nous en a quelque part.
On a un exemple très simple, celui du transistor, parce qu'après tout, c'est la plus grande
découverte, enfin la plus grande invention du XXe siècle, clairement, du point de vue de
ces impacts. Qu'est-ce que c'est l'histoire du transistor? On a des physiciens qui,
dans les années 40-50, essayent de remplacer le tube à vide, qui était ce qui était utilisé
à l'époque pour faire des ordinateurs et qu'il était une catastrophe hyper fragile,
hyper gros, hyper loue.
Et donc qui se disent, il faudrait qu'on invente d'autres genres d'interrupteurs, parce
qu'un ordinateur en gros c'est les petits interrupteurs qu'on contrôle.
On laisse passer, on laisse pas passer le courant et ça permet de faire des zéro-idéon.
Et donc qui se disent, alors, si on va à l'échelle de la quantique et que je regarde
un seul atom, on pourrait faire des choses mais on en est inquiables à l'époque technologiquement
par contre.
Les lois de la quantique me permettent de comprendre comment marche un électron dans un atom.
Et si je prends un petit bout de métal, ça me permet de comprendre le comportement d'un
électron dans ce métal, un seul électron.
Et cette électron, c'est une espèce d'onde qu'il se balade et qui est en particulier des
niveaux d'énergie.
Il a d'espèce de palier discontinue quand il se balade dans un métal, il ne peut pas faire
n'importe quoi, il ne se balade qu'à certaines vitesses et à certaines énergies.
Et il comprenne ça dans les années 1930, à peu près.
Une fois qu'ils ont compris ça, ils disent bon, alors est-ce qu'on pourrait se fabriquer
nous-même un métal sur mesure où dans lequel on puisse choisir si on veut faire passer
ou pas le courant.
Alors il prenne un bout de métal, mais là pour le coup, évidemment c'est un bout qui
fait un centimètre cube.
Donc il y a des milliards de milliards de milliards d'électrons donc il n'y a plus d'effets quantiques
globales.
En métal, il se comporte pas comme une honde, par contre.
Chaque un des électrons dans le métal continue à être cette petite honde avec ses
petits niveaux d'énergie.
Et donc les physiciens font des calculs, très théoriques au début en se disant, mais alors
si j'ai plein d'électrons dans ce bout de métal, puis que je rajoute tel à tombe,
que je l'enlève tel à tombe, que je mets tel matériau à la place de tel autre, est-ce
que je peux pas me débrouiller pour contrôler exactement comme j'en ai en vie ces électrons
avec leur niveau d'énergie quantique et leur propriété quantique pour faire ce que
j'ai en vie. Et ils arrivent juste à la sortie de la guerre, c'est Bardin Cooper et
n'en Bardin Chuck Lébrateigne qui arrive à faire ça, ils arrivent à construire une sorte
de petit sandwich à base de matériaux qui sont des smis conducteurs, c'est du silencieux
en gros, c'est ce qu'on connaît maintenant, c'est le silicone valet, c'est bien ça, dans
lequel ils vont arriver à domestiquer, à contrôler les niveaux d'énergie de chacun
des électrons.
Et donc ensuite évidemment ils ont plein d'électrons tous ensemble, mais qui maintenant se
comporte un peu comme ils en ont envie.
Donc pour le dire plus simplement, c'est en comprenant très finement ce qui se passe
au niveau d'un seul électron et ses propriétés quantiques, qu'ils arrivent finalement
à contrôler les normes armées d'électron qu'il y a dans le transistor et à lui faire
faire ce qu'ils veulent.
Et donc c'est en comprenant ce qui se passe à toute petite échelle, qu'ils ont pu ensuite
remonter à plus grand échelle et à contrôler le bout de métal et en fabriquer finalement
un transistor.
D'accord.
Et alors du coup ce que vous disiez, c'est vraiment intéressant, c'est qu'un électron
c'est une onde.
Donc c'est comme une vague un peu, c'est ça en fait.
Exactement.
C'est comme une vague tant qu'on laisse tranquille, ils se comportent comme une petite vague.
Et puis quand on le mesure, ils se réduit sous l'ennemets et nous on a l'impression que
bon, non, c'est une petite bille électron.
Et donc voilà tant qu'on laisse tranquille, ils se comportent comme une vague.
J'ai rien compris.
C'est pas, je suis désolé, c'est des questions très basiques, mais pour le coup, j'y
connais rien.
Je pense que les gens qui nous écoutent n'y connaissent pas grand-chose, mais pourquoi
quand on s'en rapproche ou quand on essaye de en faire quelque chose, ils se magnifie?
C'est le truc le plus troublant peut-être de la physique quantique, c'est que la chose
dont on avait l'habitude avec la physique normale, c'est que quand on mesurait un phénomène,
ça ne changeait pas le phénomène.
Pour vous le dire très simplement, quand Galile va lâcher une pierre du haut de la tour
de pise, on pourrait l'apprendre en photo, la filmer ou la chronométrer, ça ne changera
pas la façon dont elle tombe.
Et c'est ça qui permet de faire la physique, c'est-à-dire qu'on va mesurer des phénomènes
sans interagir avec eux.
En physique quantique, ça n'est pas vrai.
En physique quantique, c'est au moment où on va mesurer un phénomène que ça va
changer sa nature.
Alors pourquoi?
C'est quelque chose qu'on commence à comprendre depuis quelques dizaines d'années, on
va dire, c'est que quand on mesure, par exemple, un électron, on est obligé un moment
de l'aide d'utiliser un outil de mesure.
C'est un peu évident, ce que je vais dire.
Et c'est un outil de mesure, c'est quoi finalement? C'est arrivé à mesurer quelque chose
à l'attaque de l'électron qui est tout petit et le ramener à ma taille à moi pour que
je mesure un truc sur un écran à mon donné, je mesure une valeur.
Donc, un outil de mesure, il est nécessairement gros.
Il est gros parce qu'à la fin, il doit être à l'échelle de mon laboratoire.
Si il reste à l'échelle de la tombe, moi, je vois rien, il me sert à rien, ok? Donc un outil de mesure, il va me faire passer
de mon échelle à moi à la toute petite échelle, c'est ça son job.
D'accord?
Ça va dire que quand toute une mesure, il arrive près de l'électron, lui-même, l'outil de mesure,
il est composé de plein d'atomes ou de plein de grains de mires.
Il est très gros.
Donc, vous avez une situation où vous avez un seul électron, tout petit, très délicat, quantique,
cette petite tombe, qui se retrouve face à des milliards de milliards d'atomes qui sont mon outil de
mesure.
D'accord? Par exemple, je ne suis pas une pointe d'un oscilloscope.
Et ce qui va se passer à ce moment-là, c'est que cette petite tombe quantique, voyant tous ces atomes face à elle,
elle va essayer d'interagir avec chacun de ces atomes.
Nous, on va dire s'intriguer, c'est une façon élégante de dire "interagir", d'accord?
Donc elle essaie d'interagir avec cet atome, cet atome, cet atome, tous les atomes de l'instrument.
Et ça, en quelque sorte, ça allait puiser, et ça l'empêche de garder son caractère
honde, délicat, protéger, elle est plus protégée tranquille toute seule.
Maintenant, elle interagit avec des milliards de milliards d'atomes, et ça, en quelque sorte, ça la réduit,
ça l'empêche de continuer à être quantique, et c'est ça qui va faire qu'elle se réduit.
Par contre, la façon qu'elle a de se réduire sans la pas bien compris encore, ça reste un des grands mystères
de la physique quantique, elle se réduit, on a la pression que c'est complètement alléatoire,
mais le fait qu'elle se réduise, c'est dit au fait qu'on l'a forcé à interagir avec plein d'atomes.
Alors ça, c'est important quand tu dis ça parce qu'il y a plein de dérives d'interprétation complètement fausse
de la physique quantique de gens qui disent, par exemple, c'est la conscience humaine qui fait que l'on ne se réduit.
C'est pas du tout la conscience humaine, c'est le fait qu'on a dû utiliser un gros instrument.
Mais le gros instrument, il n'a pas besoin d'avoir de conscience.
Et si c'est un appareil photo, si c'est une caméra, si c'est un rayon laser, c'est exactement la même histoire.
L'humain n'a rien à voir dans cette histoire de particulier.
C'est juste que dès que vous prenez un objet qui est un très beau comportement quantique, protégé, délicat et étrange,
si vous le mettez en contact avec un gros machin, ça va lui faire s'arrêter d'être quantique pour le dire clairement.
Et on appelle ça nous la décoherence, c'est ça le nom savant pour ça.
OK, très clair. Une chose qu'un physicien quantique m'avait dit, et je serai que d'avoir ton avis, ton explication,
il m'a dit finalement, comme on est tous constitués de molécules et datômes,
et que majoritairement il y a du vide entre les molécules et les datômes,
en fait, quelque part, les objets, nous y compris, sont principalement du vide.
Ce qui est assez perturbant comme idée.
Oui, alors, soyons clair, donc c'est complètement vrai.
Si je prends un datôme, c'est 99,9% de vide, puisqu'il y a un oeil au milieu qui est tout petit,
qui fait un 100m de la taille de datôme, donc ça rend petit dans lequel il y a quasiment toute la masse,
et puis il y a quelques électrons autour qui eux sont ridicules.
Si je les mesure, ils n'occupent pas de place, donc on pourrait se dire, mais c'est vide, ce machin là.
En gros, puisqu'il y a que 100m de datômes qui a occupé.
Alors, c'est vrai, c'est pas vrai, c'est vrai, et c'est immédiatement troublant,
parce que si je me regarde, je suis pas vite, je suis pas transparent à les murs.
Donc, en fait, c'est assez beau, c'est une raison quantique qui ne fait que je ne passe pas à travers les murs, et cette raison quantique est un peu subtile,
ça s'appelle le principe d'exclusion de Pauli.
Alors, qu'est-ce que c'est que cette histoire, c'est que vous vous souvenez, donc mon éléton, c'est une espèce de nuage,
qui occupent tout le volume de datôme, mais si je le mesure, il se réduit sous d'aliment un point.
Tant que je le mesure pas, c'est tout ce nuage un peu immatériel.
Il y a une règle qui gouverne ce nuage, qui gouverne tous les électrons dans le monde et dans l'univers.
C'est la règle de Pauli, un principe d'exclusion.
C'est quoi? C'est que un électron, ce nuage-là, n'est pas capable d'être au même endroit qu'un autre électron si ils sont pareilles.
Si deux électrons ont exactement la même forme, les mêmes caractéristiques, tout pareil, ils s'excluent l'un d'autres.
L'image que j'aime bien, c'est que vous allez dans une soirée, si vous avez un frère jumeau, il n'a pas le droit d'aller à la même soirée.
Vous excuez l'un d'autres, par contre, si il y a d'autres électrons différents, ils peuvent être au même endroit.
Donc, dans un atôme, par exemple, il y a plein d'électrons très différents.
Un atôme, je ne suis pas de cuivre d'oxygène, il y a des dizaines d'électrons, et ils sont tous les uns dans les autres au même endroit, sans aucun problème.
Tous les nuages s'interprènent. Par contre, dans un atôme, on n'a pas le droit d'avoir deux électrons absolument identiques.
Ils sont tous différents les uns des autres. Et c'est ça d'ailleurs qui fait le tableau périodique, qui fait que quand je rajoute des électrons,
bah les atômes y changent de nature, parce qu'à chaque fois, je dois mettre un électron différent, donc l'atôme y changent.
D'accord, ce n'est pas toujours les mêmes atômes juste un peu plus gros. Donc ça, c'est un atôme.
Si je prends deux atômes maintenant dans la naquité de l'autre, j'essaie de les faire se rentrer l'un dans l'autre, en gros. Et bien ils peuvent pas, parce qu'ils contiennent tous des électrons un peu identiques qui eux vont pas arriver à rentrer les uns dans les autres.
Donc ma main, par exemple, ne peut pas passer à travers une table, j'essaie de faire l'expérience là. Elle passe pas à travers, c'est mon expérience préférée, moi de la physique contique, que je remonte à tout le monde.
Parce que les électrons de ma main exclusent la table.
Donc même si ma main, c'est quand même essentiellement du vide, bah ces espèces de nuages très vite, ils ont quand même une propriété particulière qui fait qu'ils n'aient pas s'interpénétrer.
Donc d'abord mon corps, même si l'essentiellement du vide, il n'est pas capable de passer à travers autre chose, parce que c'est tout trop chose, elle aussi essentiellement vide, et là quand même ces électrons-là qui s'exclent, ça c'est premier truc.
Le deuxième truc, c'est assez marrant, c'est mais pourquoi on n'est pas transparent?
D'accord, parce que même si on a ces espèces de nuages et tout, ils n'occupent pas grand chose, c'est nuage et on devrait être transparent.
C'est une question qui m'a été posée récemment sur TikTok, j'ai fait mon entrée sur TikTok, et j'avais raconté ce truc de la main qui traverse la table, et la première question des TikTokers, c'était, mais pourquoi on n'est pas transparent dans ces cas-là?
Et la réponse à ça, c'est qu'en fait, ça veut dire quoi être transparent, c'est-à-dire que la lumière peut passer à travers moi.
D'accord? Et la lumière, c'est des petits grains quantiques, c'est des photons, et quand un photon arrive sur ces espèces de nuages d'électrons, en général, il rebondit.
Le nuage est capable de le faire rebondir en masse, de temps en temps le nuage l'absorbe, c'est-à-dire qu'il la valle, et dans ces cas-là, ça change la forme du nuage, mais ça réduit jamais le nuage.
Donc quand la lumière arrive sur mon corps, en gros ce qu'elle fait, c'est qu'elle rebondit.
Certains grains de la lumière sont absorbés par mon corps, ce qui peut légèrement me chauffer par exemple, et qui fait que je vais avoir certaines couleurs plutôt que d'autres.
Donc en fait, pour résumer, moi-même est humain, je suis essentiellement vide, mais je suis quand même pas transparent et je passe pas quand même à travers les autres objets.
Donc il faut bien comprendre ce qu'on appelle vide dans cette histoire.
Et du coup, on peut se toucher, pas se toucher, encoreer les autres, ça n'est pas comme d'un liquide ou comme un espèce de nuage.
En fait, du coup, pour la table, ce qu'on prend bien, mais deux corps humains. - Ah bah dans deux corps humains, pareil des atomes avec des électrons.
Dès qu'on essaie de toucher un autre machin qui contient des atomes, ça va s'exclure.
Alors c'est bien foutu, c'est parce que la façon dont les atomes sont construits, c'est toujours de la même manière.
Le mode d'emploi pour fabriquer un atomes, on met un électron autour d'un noyau, et il va toujours adopter la même forme, le premier.
On appelle ça un hydrogène, donc c'est une orbitale d'hydrogène, très bien.
Donc la forme du nuage, on la connaît, c'est toujours la même.
Quand on met la deuxième, bah il doit changer de forme, puis un troisième, il change de forme, etc.
Mais ça veut dire que, quel que soit les atomes que vous regardez dans l'univers, le premier électron de la tombe, c'est toujours le même, quel que soit la tombe.
Donc moi, quel que soit les atomes qui composent mon corps, je sais que si j'essaye de passer à travers autre chose, il contiendra lui aussi des atomes qui peuvent être différents,
mais qui contiennent tous ces électrons, ce premier électron qu'elle-même que dans mon corps, et qui va s'exclure.
Donc en cours le truc des frères jumeaux, moi j'ai toujours un des deux frères jumeaux.
et n'importe quel autratum dans l'univers à toujours l'autre frère
jumeau, donc si on s'excule les uns les autres, donc on se traverse pas.
- Ok, et juste pour revenir parce que ça, qu'on n'a pas fait ce petit point
de physique très basique, mais peut-être qu'il peut être nécessaire à leur appal,
c'est donc la molécule qui est l'élément le plus gros, la tombe, et ensuite
électron, c'est ça. - Alors si on le refait peut-être dans l'autre sens,
si je veux fabriquer de la matière comment je fais, je vais prendre des protons
et des neutrons, donc c'est des trucs tout petit très lourds, je vais les mettre les
uns à côté des autres, et avec ça je ferai qu'il y a un oeil, donc un objet très
dense dans lequel il y a énormément de masse. Une fois que j'ai ce noyau, c'est un objet
qui est chargé positivement du point de vue électrique, et donc autour je peux mettre des
électrons qui eux sont négatifs. Et alors quand je mets un électron autour de noyau,
le premier truc qui devrait faire c'est aller s'écraser sur le noyau, parce que plus
attire moins, mais vu qu'il est quanti que lui, c'est un nuage, c'est pas une petite
particule, donc il occupe avec son nuage toute une zone autour du noyau, donc vous imaginez
un tout petit noyau positif au milieu, et dès que vous mettez un électron, il fait
un nuage autour, si vous en mettez un deuxième, il fait un deuxième nuage qui est au même
en droit que le premier, etc. Et donc un atome, c'est ça. C'est plein de nuages d'électrons autour d'un
loyau. Et si vous mettez plusieurs atomes ensemble, c'est des molécules. Et c'est donc des atomes qui
s'accrochent les uns les autres. Et après avec ça, vous faites toute la matière qui continue dans
l'univers. Donc h2o, h2o, h2o, d'on au corps humain, d'on, etc. Très bien. Une question naturellement
qui vient, c'est, quels sont les applications sur lesquelles on travaille, désormais, quand il s'agit de
physiques quantiques. Alors d'abord, on continue de travailler sur les premières applications. Donc la
quantique, en gros, je peux la diviser en trois temps. Première temps, on comprend tout. On est dans
les années 1920-1930. Deuxième temps, on invente. On est dans les années 50, 60, 70, 80. C'est ce qu'on
appelle nous la première révolution quantique. Et on avente le laser, les lait, les métaux, etc. Vous voyez
qu'à chaque fois, toutes ces inventions, c'est des gros machins qui font la taille d'un centimètre
ou d'un millimètre, et qui contiennent des tas de particules quantiques. Deuxième révolution, c'est
c'est le qui a lieu en ce moment. Donc les deux choses qu'on fait dans ces deuxième révolution. La
première, c'est continuer à travailler sur les trucs de la première révolution, c'est-à-dire à
améliorer les lasers, les leds. Parce que tout derrière tout ça, il y a par exemple les cellules
photovoltaïques, il y a toute la chimie des matériaux, il y a toute la physique des solides. Donc
dès qu'on veut essayer de manipuler en gros des propriétés de matériaux, c'est de la physique quantique.
Et puis, il y a une nouvelle révolution qui a lieu en ce moment depuis quelques années seulement,
parce que depuis quelques années, on est enfin capable de manipuler les particules une par une.
C'est-à-dire que jusque là, le laser, le transhistorieau, c'était plein d'électrons ensemble,
parce qu'on savait pas les manipulés imparins, donc on se contentez d'en avoir des milliards de
milliards dans le matériau qu'on regardait. Mais depuis quelques temps, on est capable de fabriquer et
de manipuler un seul atomes, un seul électron, une seule molécules, un seul photon, de le faire
flotter dans le vide, par exemple, de tenir au bout d'une pince laser, de jouer avec, de l'électrisée,
etc. Donc, on pourrait dire, c'est pas terrible parce que manipuler un seul objet,
là, évidemment, on va pouvoir voir ces propriétés confirmés qu'on avait tout bien compris avant,
avec la physique quantique, et ça marche très bien, mais on va pas faire grand-chose comme application,
parce que c'est trop petit trop léger. Alors non, en réalité, on s'est rendu compte qu'on pouvait
en faire plein d'applications, ce qu'on appelle les technologiques quantiques. Donc, en manipulant,
une seule particule, un seul atomes, un seul photon, on va être capable de faire des choses qu'on
n'était pas capable de faire avant. Et alors là, si on essaye juste de catégoriser un petit peu, on
va dire qu'il y a quatre trucs qu'on est capable de faire, c'est les quatre pivilliers de cette nouvelle
révolution. Si je les caractérise, apprendre à revenir un peu dans le détail, mais en gros, on est
capable d'inventer des nouveaux outils pour la communication et notamment de cryptographie. Donc,
ça, c'est le premier pivier. Le deuxième, on est capable de fabriquer des capteurs ultra-sensibles
qu'on ne savait pas faire avant et qui permettent sous d'un de mesurer des choses incroyables, par exemple,
on sait mesurer le temps, pas du tout comme avant, mais bien plus précisément. Ça permet de faire,
par exemple, des GPS, ultra précis ou des choses comme ça, ou de mesurer la gravité hyper précisément.
Donc, les capteurs. Troisième truc, on est capable de calculer différemment. On s'est rendu compte
que si on était capable de manipuler individuellement des particules quantiques, on pouvait sans servir pour faire
des calculs quantiques. Bien évidemment, ça se mort un peu la queue. Et en faisant des calculs en utilisant
la quantique, vu qu'on manipule des objectes quantiques, on a une sorte de calculatrice quantique qui
permet de faire certains calculs qu'on ne savait pas faire avant. Bien plus vite et bien mieux. Et derrière
ça, ce cache le rêve de l'ordinateur quantique. Donc, l'idée de l'ordinateur quantique, c'est un
ordinateur qui se contenterait pas d'utiliser des transistors inventés par la quantique, mais à la fin,
ça fait des 0 et des 1 mais qui utiliseraient des 0 et des 1 quantiques. Donc ça rentrait dans le
état et en gros, c'est une machine qui permet de faire certains calculs, pas beaucoup, mais certains
bien mieux que les ordinateurs actueux et des calculs très importants. Et puis le quatrième pilier,
alors là, c'est encore plus étrange, c'est des simulateurs quantiques. L'idée, c'est que en physique
quantique, si vous essayez de comprendre un phénomène, vous pouvez faire plein d'expériences pour le
mesurer. Ça, ça marche très bien. Par contre, si vous essayez de le simuler avec un ordinateur,
faire un petit programme qui le simule, et bien, ça ne marche pas du tout. C'est qu'un ordinateur,
je sais très bien simulé, par exemple, la chute d'un corps, c'est ce qui permet à tous les
jeux vidéo de marché et de dire ce qu'il se passe quand vous lâchez, je sais pas, une roche d'une
falaise dans Zelda. Et bien, avec la physique quantique, si vous essayez de simuler ce qu'il se passe,
l'ordinateur, il explose en vol parce que c'est trop compliqué pour lui. Les calculs explosent
exponentiellement. Et bien, on est capables maintenant de faire des espèces de simulateurs quantiques
qui permettraient de faire ces calculs. Donc en gros, qui servirait aux physiciens de la quantique
pour faire des calculs quantiques. Donc là, on se dit, ok, les mecs qui se font plaisir. En réalité,
derrière ça, ce que je peut être une des révolutions les plus importantes des années à venir,
parce que si on était capables de faire ça, soudain, on va être par exemple capables de simuler
des réactions de chimie. Donc on va être capables de simuler qu'est-ce qui pourrait faire un bon
médicament, qu'est-ce qui pourrait bien fixer le CO2 dans l'atmosphère, qu'est-ce qui pourrait aider
à faire des angrais asothiques qui coûte moins à l'empreinte climatique. Et donc, si on était
capables de simuler la matière, de simuler la chimie, on serait capables d'inventer des nouveaux
matériaux et des nouvelles réactions chimiques pour aider tous les pans de l'industrie, de la médecine,
à la chimie, en passant, etc. Et donc là, il y a des enjeux industriels énormes, et c'est ça
qui fait qu'on entend beaucoup parler de quantiques en ce moment du côté des investisseurs, du côté
des politiques, du côté de la tech, parce que derrière ça, ce cas, voilà, c'est quatre piliers,
la communication, les capteurs, le calcul et la simulation, qui pourraient chacun avoir des normes
impacts industriels et technologiques. Et c'est marrant parce que vous vous parlez de
deux choses qu'on a tendance à opposer dans le monde d'aujourd'hui qui sont la cryptographie
et cryptographie, j'entends la blockchain, et l'informatique quantique, c'est-à-dire qu'on
a tendance à dire, une fois qu'il y aura des ordinateurs quantiques, la cryptographie blockchain,
en fait, on pourra plus lui faire confiance parce que les ordinateurs quantiques sont complètement
capables de la, de très coté, entre guillemets. Et si je me trompe pas trop, il existe déjà des
ordinateurs quantiques, non, il y a au moins des choses chez Microsoft ou Google qui existent.
Et du coup, c'est intéressant parce qu'en fait, les deux à la même vitesse ou, enfin, qu'on
va. Alors il y a plein de trucs un peu contradiktants dans cette histoire-là qui est un peu compliqué,
alors je vais essayer de voler à refaire simplement. Si vous avez une ordinateur et que vous voulez
transmettre des codes secrets par Internet, par exemple, ou des codes de cartes bleus ou de la blockchain,
vous ne sais pas quoi, tout le monde utilise à peu près pour l'instant la même façon de faire,
c'est les nombreux premiers. C'est-à-dire que vous donnez un très grand nombre à la personne à qui
vous voulez donner le code secret et vous lui dites que ce nombre c'est la multiplication de quelques
nombres premiers. Donc lui, il sait comment le construire ce nombre et il sait les nombres premiers.
Si quelqu'un d'autre arrive et découvre ce nombre, il n'y a rien capable de trouver les nombres
premiers qui le composent parce que c'est un calcul mathématiquement impossible. Si vous donnez un
nombre très grand, il n'y arrivera pas à le faire. Avec 15, vous saurez dire, c'est 5 fois 3,
mais avec un nombre à 128 chiffres, il ne sera plus le faire. Et donc, la plupart des codes
secrets marchent là-dessus. La physique quantique, l'ordinateur quantique, attaque ce problème de
deux façons complètement opposées. Et c'est ça qui fait que les gens ont un peu des fausses idées.
Il y a un premier truc, c'est qu'on s'est rendu compte que les ordinateurs quantiques, si ils
fonctionnaient bien, permettraient de casser ce code secret de nombre premier. Ce qu'on appelle l'algorithme
de Shaw, on a montré théoriquement qu'un bon ordinateur quantique, si je lui donne cet énorme nombre,
il sait très vite me dire qu'elles sont les nombres premiers qui le composent et donc il met par terre
tous les codes secrets actuels. Et c'est ça qu'il faut la trouille à tout le monde. Alors en
réponse à ça déjà à ce premier point, il ne faut pas avoir la trouille en réalité pour deux raisons.
La première, c'est qu'on n'est pas prêt d'avoir un ordinateur quantique qui s'achever ça. Le
record actuel du meilleur ordinateur quantique qui est suffire ça, c'est 15,5 fois 3. Ils arrivent à
faire ça et pas mieux. Donc ils sont mine. On est loin. Et il y a des vrais difficultés techniques
qu'on pourrait revenir dessus. Très important qu'ils font que ça sera peut-être jamais faisable. On est
même pas sûr que ça sera faisable un jour. Donc si c'est faisable, ça ne sera pas avant des dizaines
d'années et on n'aime pas pas sûr que ça soit un jour faisable. Mais surtout, entre temps, les gens
qui font les codes secrets ne se sont pas reposés. En 2017, la grande agence internationale des codes
secrets américaines, le NIST, organisé une compétition internationale des codeurs en l'ordisant à tous les
matueux et les informations du monde, allez-y. Utilisez toutes les techniques mathématiques que vous avez
envie pour inventer des nouvelles recettes pour fabriquer des codes secrets qui résistent à leur
ordinateur quantique qui soit post-cantique. Post-cantique, ça veut dire que ce n'est pas que les
nombreux premiers. C'est plus compliqué de sorte que même à l'ordinateur quantique ni arriverait
pas, même si il marchait un jour. Les types se sont mis au boulot. Trois ans après, ils avaient trouvé
des dizaines d'idées. On a choisi des finalistes. Il y a tout un processus de tri par la communauté.
Et maintenant, on a trois finalistes avec trois codes qui ont l'air très performant, qui résistent
aux ordinateurs quantiques. Et où, maintenant, les gens commencent par exemple l'agence de sécurité
française, l'ONSI et des gens en train de préconiser comment déployer ces codes dans les dizaines
à venir. Pour que, d'ici dix ans, on continue à utiliser les noms premiers, mais on utilise aussi des
nouveaux codes de crypto qui fassent que même à l'ordinateur quantique, surpuissant, ne pourra jamais
les casser. Les gens sont déjà enceintes se protéger de ça et je pense que ça sera pas un enjeu,
plutôt que ça serait un enjeu de redéployer des nouveaux codes secrets et les gens commencent
déjà à mettre en place une stratégie pour dire que, d'ici dix ans, on a déployé des nouveaux codes
qui font que l'ordinateur quantique, il sera eu, même si il est super performant ce moment-là,
il y arrivera pas. Donc, ça, c'est le premier truc. Moi, c'est non, je parlais, c'était autre chose
en réalité. Parce que cet enjeu-là, donc de codes secrets cassés par l'ordinateur quantique, c'est pour
chargier à mon avis plein de fantasmes, mais ce n'est pas un des vrais enjeux de ces technologies-là.
Il y a un autre truc, c'est indépendamment de ça et c'est presque contradictoire. On sait,
pas du tout avec l'ordinateur quantique, mais avec des grains de lumière, avec des photons, on s'est
fabriqué des codes secrets avec un ordinateur quantique. Et là, pour le coup, on s'est fabriqué des codes
secrets pas du tout en utilisant les noms premiers, mais en utilisant les lois de la quantique. Donc, on a une
nouvelle méthode pour fabriquer des codes secrets, donc pas pour casser des codes, mais pour fabriquer des
nouveaux codes secrets et qui sont inviolables d'une certaine manière, c'est-à-dire si un espion sur la
ligne, on le détecte. Et donc, quand on parle de cryptographie quantique, c'est ça dont on parle,
c'est des systèmes de fibroptique dans lesquels on va se partager des grains de lumière pour se
de construire ensemble la côte secret que personne d'autre. ne peut avoir. Donc c'est une façon de protéger ses données. Et quand on parle après d'ordinateur
quantique, là c'est pour casser les codes secrets actuelles. Vous voyez, il y a ces deux
trucs différents. Et donc la cryptographie quantique, elle, c'est un sujet sur lequel travaille
plein de gens, parce que là ça donne envie évidemment, par exemple notamment au militaire,
comment partager des codes secrets inviolables ou au réseau bancaire. Il y a déjà des
sociétés qui commercialise la solution sur des fibres optiques, sur des dizaines de kilomètres,
on va dire. Elle pose plein de problèmes, cette solution en réalité, c'est que techniquement
il y a quand même plein de manières de la violer et techniquement d'aller la décrypté
et de la craquer. Donc l'agence de sécurité par exemple française est le recommande
de ne pas utiliser ces trucs là pour l'instant parce que c'est pas assez fiable. Mais il
y a plein de gens qui cherchent à voir comment on peut utiliser l'acquantique pour faire
des codes secrets.
Et là j'ai rapidement parlé de l'ordinateur quantique, mais qu'est-ce que c'est qu'un…
Parce que bon, je pense que pour la majorité des gens, c'est pareil, enfin déjà à mon
moment, je sais pas précisément le définir clairement. Et j'imagine que les gens qui
les écoutent non plus, c'est quoi un ordinateur quand… ça serait quoi potentiellement
ce qui ne se n'existe pas de ce que vous dites? Je pensais que ça existait moi quelque
part qui avait des…
Si, ça existe, ça existe, mais ça le fait que c'est mal, c'est-à-dire qu'ils sont
tout pourits les ordinateurs actuelles. Je veux vous expliquer après pourquoi. Donc
il y a plein d'ordinateur quantiques dans le monde et qui sont tous en gros pour l'instant
non fonctionnelles, on va dire, ou qu'ils font des petits trucs mais qui sont au sens
intérêt. Donc c'est des prototypes pour essayer de progresser et de arriver à faire
un bon ordinateur un jour. Alors qu'est-ce que c'est que cet ordinateur quantique
faut reconprendre juste rapidement ce que c'est qu'un ordinateur pas quantique déjà. L'ordinateur
qu'on utilise nous tous les jours, c'est un objet qui manipule des 0 et des 1 et qui
transforme tout en 0 et 1, qui fait des calculs avec ça, puis après, retransforme tout
en signal audio, vidéo, texte, etc. Un ordinateur quantique fait presque la même
chose. Sauf que lieu d'utiliser 1, 0 ou 1, il utilise un objet quantique qui lui aussi
peut être dans 2 états, 0 ou 1, mais qui est capable de faire un truc en plus, il est
capable d'être dans les 2 états à la fois. Il est capable d'être à la fois 0 et 1, en
physique quantique un objet, un atome, par exemple, est dans 2 états à la fois ou à deux
en droit à la fois. C'est trop blanc, mais acceptons-le. Et donc, il y a des physiciens qui
sont 10, tient, mais est-ce qu'on pourrait utiliser ça pour faire des calculs un peu originaux?
La première réponse, c'est bon, c'est complètement foireux parce que si on mélange des
0 et 1 apporte, comment on sait plus qu'on fait? Alors oui et non, les gens sont en
du compte que quand même on pouvait faire certains calculs, je vais essayer de vous donner
un exemple de calculs, ça sera peut-être plus clair plutôt que de rester dans un truc
très théorique. Alors il y a un problème qui est quasiment insolu sur le ordinateur
normal, c'est le problème du voyageur. Donc, imaginez que vous avez soigné un voyageur,
vous partez de l'île, vous voulez aller à Marseille et on vous demande de passer par Nice,
Rouen et Paris. Et on vous dit qu'elle est le trajet optimum. C'est facile hein, vous
allez sur SNCF Connect ou sur Google Maps, vous calculer les 5 trajets possibles en gros
et puis vous trouvez le meilleur. Si maintenant, je vous rajoute une vie, je vous dis « Ah oui,
je vous passez par camp », vous allez calculer, vous voyez qu'il y a 2 possibilités en plus,
etc. Chaque fois que je vous rajoute une ville, ça a multiplié par 2 le nombre de possibilités
de trajets. Et donc ça va assez vite ce truc-là, et donc en gros, les ordinateurs les plus
puissants le monde ne savent pas faire mieux que 17 villes. Voilà, c'est le record du monde,
parce que si on m'est 18 villes, voilà, c'est augment essentiellement, c'est 2 puissants
17, 2 puissants 18, donc dès qu'il y a 20 villes, on sait plus le faire. On s'en fout,
on ne va jamais passer par 20 villes et chercher le trajet optimum, alors c'est pas vrai hein,
les gens qui travaillent dans le monde du fret, par exemple, ont des vrais problèmes logistiques
comme ça. Donc c'est un vrai problème. Si je prenais à l'ordinateur quantique pour essayer
de me dire qu'elle est meilleure trajet, comment il ferait? Alors ce que je ferais d'abord, c'est que je
prendrai toutes les villes, là, et tous les trajets possibles, et je les mettrais dans ces espèces
de 0 et 1 quantiques. Je les coderai avec des 0 et 1 quantiques. Et ensuite, si je lance mon
ordinateur et que je le programme comme il faut, il va être capable en quelque sorte d'explorer
tous les chemins à la fois, vu qu'ils se mettent à la fois dans tous les 0 et 1 à la fois,
ils se mettent dans tous les états à la fois, donc c'est comme s'il y avait plein de voyageurs
qui prenaient tous les chemins à la fois. Il fait une sorte de truc massivement parallèle,
il explore tous les chemins à la fois, et il est capable de faire sortir la bonne solution
terre qui va pas nous dire à la fin, bah chaque chemin c'est en kilomètre, et on devrait trier,
ça n'est pas capable de le faire. Donc il fait pas vraiment un calcul parallèle, il testent
pas tous les chemins, il testent en gros tous ensemble en parallèle, et à la fin, il est capable de
me faire sortir la solution et me dire si cette solution est celle-là qui est la bonne. Je te
dis rien sur les autres, mais je te dis que c'est celle-là qui est la bonne. Donc il est capable de
tester plein de situations en parallèle et de me faire sortir la bonne. Et pour faire ça, ça lui
prend bien moins de temps qu'avec un ordinateur normal. C'est comme une sorte de, enfin, moi,
à la maison dont je le comprends, mais avec mon pauvre niveau de connaissance, c'est un peu
comme de notre sort de gentre artificielle, quelque part. Non, je verrai plutôt ça comme un ordinateur
parallèle. Vous savez, un ordinateur normalement il fait des trucs les uns après les autres,
mais si j'étais capable de lui faire plusieurs calculs en parallèle, c'est comme si je metais plein de
ordinateurs ensemble et chacun fait un bout du calcul. Donc il n'y a pas vraiment d'intelligence
artificielle, il est vraiment pas intelligent à l'ordinateur, mais si on sait le programme intelligemment,
quand il y a des calculs qui demandent de tester plein de solutions différentes à la fois,
lui il est capable de vous faire sortir la bonne. Alors il y a d'autres trucs qu'il est capable de faire
de façon très puissante, par exemple, de facteuriser avec des nombreux premiers ou voilà, il y a certains
algorithmes, certains trucs mathématiques qui demandent un temps infinie sur un ordinateur normal et que
lui serait capable de faire comme ça très rapidement. Donc il permettrait de faire gagner du temps sur des
calculs que, en fait, on sait pas faire parce qu'ils sont juste trop longs et il demande trop de
puissance de calcul pour faire. Donc il ferait gagner de la puissance de calcul, il ferait pas gagner de
l'intelligence. Il n'apprendrait pas tout seul par exemple. C'est nous qui devons le programmer,
lui dire, test ses différenchements. L'intelligence artificielle, elle essayeraient d'elle-même de comprendre
ce que ça veut dire qu'il y a un bon chemin et de se créer sa propre intelligence, en quelque
sens. L'ordinateur quantique, il est bête, c'est nous qui devons être intelligent pour lui.
D'accord. Une autre chose sur lesquels je voulais rebondir, parce que vous avez dit, en fait,
on est en train de révolutionner quelque part où en tout cas c'était le dernier point des matériaux,
mais aussi des. Enfin comment pourrait azoter les sols sans que ça coûte autant en carbone, etc.
Est-ce que vous pensez, parce qu'on est clairement en pleine polychrise dont une crise du vivant,
que la technologie quantique, enfin la technologie quantique. La physique quantique pourra, pardon,
aider la technologie à résoudre au moins en partie les problèmes que l'on a face à nous.
Non. Alors on va le dire que mieux, en toute petite partie,
c'est-à-dire que moi je me garde bien d'un discours technophile qui est de vous dire,
les sciences vont résoudre le problème, ne vous inquiétez pas, on a des solutions miracles.
Ça n'est pas le cas, on va dans le mur, et c'est seulement avec un changement sociétal en profondeur
et une révolution profonde de nos usages qu'on va arriver à sortir de cette crise.
Ce que peut faire la quantique à certains endroits précis, c'est aider un petit peu,
mais de la même manière par exemple que la science des matériaux va peut-être aider à améliorer un peu
les cellules photovoltaïques, ou que l'ingénierie va aider peut-être à améliorer un petit peu
comme en fonction du néo, il y a nous comment stocker un peu d'énergie. Donc la physique quantique,
elle peut aider à certains endroits, vous avez pris l'exemple des engrais asothés,
bah soyons très précis, les engrais asothés, c'est quoi la seule façon qu'on a de les faire actuellement,
c'est d'utiliser un procédé, que ça peut être le procédé à Berbauche, avec des usines énormes,
dans lesquelles on chauffe un moment donné la matière à 500 degrés, et c'est ça qui coûte de l'énergie.
Si on avait un ordinateur quantique, on serait peut-être capable de trouver la bonne réaction chimique
pour ne plus avoir besoin de chauffer, donc il nous économise les 500 degrés de l'usine.
Donc voyons, on est pas en train de révolutionner le monde entier, avec ça on gagne quand même un ou deux
pourcent de la facture CO2 mondiale. Donc on peut avoir des impacts énormes à l'échelle de la quantique,
mais petits impacts à l'échelle de l'humanité, autre exemple qu'a déjà été fait grâce à la quantique,
les lèdes. C'est la quantique qui a permis d'inventer les lèdes, les lèdes blanches notamment,
qui ont remplacé la plupart de nos éclairages actuelles et qui ont permis d'économiser considérablement
sur notre empreinte énergétique liée au moins aux ampoules électriques, qui avons perdu 95% en chaleur,
et qui maintenant sont presque à 100% efficaces. Donc on peut, à certains endroits précis, aider avec la physique quantique,
donc il faut continuer à étudier ces solutions quantiques pour qu'elles zèdent à la marge,
mais il faut surtout pas se réfugier derrière en se disant, mais c'est bon, les physiciens de la quantique
vont nous trouver des solutions, arrêtons de nous prendre la tête. Ça ne résoudra qu'à la marge,
certains petits trucs, et ça nous aidera un peu, mais ça ne peut pas être une fuite en avant, en se disant,
la technique va nous aider à résoudre ça, ne nous prenons pas la tête du point de vue sociétale.
Et ce qu'en raison, je pense qu'il est important, c'est l'échelle de temps.
On oublie l'échelle de temps en recherche, donc je vais vous la donner, on peut voir sur toute l'histoire de
la science, et notamment toute l'histoire de la quantique depuis 120 ans, donc on a maintenant un bon recul que entre la
découverte en labo, d'un concept original, et son application industrielle, il y a toujours toujours
grand minimum 10 à 20 ans, grand minimum, d'accord. Donc si on découvre maintenant une technologie quantique
qui est prévolutionnaire incroyable par exemple, qui permet de faire du procédé à Berwojah, d'ici à son
application industrielle, quoi qu'il arrive, il nous faut 10 à 20 ans, donc c'est déjà trop tard.
Donc la très courtechance qu'on a face à nous, qui fait qu'on doit changer radicalement nos sociétés,
nos modes de vie, on n'y échappera pas grâce à la quantique, mais ça, je vais très clair là-dessus.
Ok, très clair. Quand vous parlez d'atomes et comme on parle d'énergie, ça me fait penser à l'énergie
de fusion, si je me trompe pas, c'est fusion, fission, parce qu'on va de l'énergie nucléaire.
Et l'énergie nucléaire, on peut le faire par fusion, par fission, en fait.
C'est ça, mais il y en a une des deux qui, et une sorte d'énergie infinie, on reproduit l'énergie du soleil,
c'est ça, si je me trompe. Pour le faire vite, actuellement l'énergie nucléaire, telle qu'on l'utilise,
et centra nucléaire, c'est de la fission. C'est-à-dire qu'on prend un gros atom, et on le casse en deux,
de l'uranium, par exemple, et en le casse en deux, de façon astucieuse, on peut récupérer de l'énergie.
Il y a une autre manière de récupérer d'énergie, c'est faire l'inverse.
C'est-à-dire assembler deux atoms pour créer un gros atom. Donc là, on va plutôt dans les atoms très léger,
les lioms du déterriome, de l'hydrogène. Et donc, c'est ce qui se passe par exemple dans le soleil.
Le soleil fonctionne comme ça, c'est-à-dire qu'il va assembler des molécules pour créer de la lumière et de l'énergie.
Et donc, un des rêves des physiciens, c'est de contrôler la fusion en laboratoire pour avoir un petit soleil.
C'est ça. Et c'est très intéressant parce qu'on a plus de problèmes de stockage d'uranium et tout semblent très bien,
et d'un bon itère qui travaille beaucoup là-dessus en France. Alors moi, pour moi, c'est pas une solution.
Voilà, je vais être un peu radicale là-dessus. Ça n'est pas une solution pour plein de raisons.
L'une d'entre elles, c'est qu'il y a un certain nombre de problèmes techniques qui se posent très concrets.
Par exemple, la résistance des matériaux des murs du laboratoire dans lequel on fait ça,
parce qu'on doit faire un placement en fusion plusieurs dizaines de millions de degrés.
Il crache plein de particules dans les murs qui en dommage les murs et les murs doivent être faits en sucre-aconducteur,
les sucre-aconducteurs ne supportent pas les défauts. Voilà. Et on n'a toujours pas trouvé de sucre-aconducteur qui résist à ça.
Donc, il y a plein de problèmes techniques majeurs dont on n'a pas encore trouvé l'ombre d'une solution
pour faire fonctionner cette espèce de central nucléaire de fusion.
D'accord? Et donc, actuellement, c'est le travail de recherche, passionnant du point de vue de la recherche.
Est-ce qu'on arrive à contrôler la fusion et à l'utiliser?
Mais de là, à arriver en prendre de l'énergie.
utile pour le grand public, à faire en gros des centrales nucléaires à fusion, il faudrait
grand-grand-minimum, tous les experts sont d'accord là-dessus, tous les gens qui travaillent
là-dedans sont là-dessus, 30 à 50 ans, mais grand-minimum, d'accord? Et moi, mon avis,
c'est plus, parce que je pense qu'il y a des problèmes même pas encore résolus. Et pareil,
50 ans, c'est trop tard, on peut pas attendre 50 ans pour avoir ces objets-là, donc il faut
démanant faire avec les énergies qu'on a, et en gros, le point c'est qu'il n'y a pas de solution
miracle que vous proposera l'acquantique pour résoudre les problèmes à courter chéance.
Et donc, on n'échappe pas au problème actuel, et tous les gens qui vous feront croire que l'affusion,
ça serait une solution d'avenir pour l'énergie, à mon avis vous trompe.
Il y a ça, et puis les dronjennes, n'entend pas le beaucoup en ce moment.
Ouais, mais qu'il y a encore un autre enjeu. Qu'il y a encore un autre enjeu?
Mais là aussi, un moment donné, pour produire l'énergie, il faut à nouveau produire l'électricité,
donc on repousse d'un cran en gros tous ces problèmes là, à la même manière qu'on
dit, on va faire des bio-carburent pour les avions, etc. Mais chaque fois, on repousse d'un
cran, le fait qu'il faut produire de l'énergie, et que ça cramme ça coûte toujours quelque chose,
hein, la physique nous l'apprend très très bien, de l'énergie utile. Et que donc, un moment donné,
si on fait des bilans d'énergie, comme le fait Jean-Covie ici ou autre, et on se rend compte qu'on va dans le mur, et qu'on n'a pas de solution miracle.
J'insiste là dessus parce que parfois les gens manipulent ça, les font croire que la science va tout résoudre, parce qu'elle a toujours tout résolue dans le passé, mais là, ça n'est pas le cas.
Et ce qu'il y a d'amusant, c'est que c'est la science elle-même qui le dit.
C'est-à-dire que les énergétiques assez simples de base permettent de comprendre qu'on va dans le mur aurite-mactuel, et qu'il n'y aura pas de solution miracle scientifique qui permet de le résoudre.
J'ai dit que c'était qu'il y a un anthropologue qui me disait que cette croyance, en la technologie, c'était justement une croyance, en fait.
Et comme il y en a plein d'autres des croyances, et que du coup, effectivement, ça allait pas à résoudre tous les pros.
Et elle a de bonne raison d'exister cette croyance parce que ça quand même bien marché, juste que. C'est-à-dire les miracles scientifiques qui a accompli la science et l'ingénierie depuis 150 ans a remplacé en gros les esclaves par du pétrole.
On fait faire des progrès à la société absolument hallucinant, on fait des progrès à nos mots de vie, etc. incroyables, et qui font qu'on se dit mais ça a très bien marché jusque là, ils vont bien retrouver un truc.
Et la réponse très claire, c'est non. Et je peux le dire en tant que scientifique, en tant que physiciens, en tous les cas je peux vous le dire depuis mon champ d'expertise qui est la quantique.
La quantique ne va pas résoudre de façon miraculeuse, les problèmes auquel on est confrontés dans les années à venir.
Ok, très claire. J'ai rien à savoir, c'est quoi les questions, quand vous pose pas sur la quantique et que vous aimeriez bien qu'on vous pose quand il s'agit de vulgarisation évidemment, je ne vous parle pas de discrégions entre physiciens, parce que je pense que vous allez nous perdre très rapidement mais sur des questions simples, c'est quoi les questions qu'on vous pose pas et que vous aimeriez bien qu'on vous pose?
C'est compliqué parce qu'en fait, bizarrement, on me pose toujours des très bonnes questions, c'est-à-dire que les questions un peu naïves comme celle que vous avez posées mais pour qu'on est transparents, mais pourquoi on m'agène, c'est-à-dire, ils sont d'excellentes questions très profondes.
Donc moi, je trouve, ça fait peut-être un peu des magos mais je trouve qu'il n'y a pas de mauvaise question et je peux dire pour l'avoir expérimenté depuis des années dans tous les contextes possibles avec des scolaires, avec du grand public, etc, à chaque fois les questions sont comme très bonnes.
Alors, les questions qui magasent un petit peu et ça va expliquer les questions que j'aimerais plus savoir, quand même très naturellement, c'est bien normal, les gens vont toujours poser plein de questions sur des choses un peu mystérieuses.
Et plus une théorie à l'air mystérieuse, plus les gens vont aimer poser les questions, la théorie des corps, la théorie des multiverse, etc.
Alors, c'est des choses assez marginales en réalité dans les vrais questions scientifiques qu'on se pose actuellement et il y a des questions bien plus simples qu'on se pose auquel on s'est par répondre et auxquelles les gens pensent pas parce qu'ils ne savent même pas que c'est des questions possibles et en particulier concernant la matière.
Il y a un certain nombre de matériaux dont on comprend absolument pas comment il fonctionne. Je vous donne un exemple, j'ai moi-même pendant 20 ans de ma vie, 20 ans, hein,
travailler et essayer de comprendre des supra-conductors. Donc, c'est des espèces de galettes noires qui font flotter des aimants, qu'on est propriétés remarquables, qu'il faut circuler le courant parfaitement.
Les supra-conductors a haute température, une catégorie de supra-conductor, on ne comprend pas comment ça fonctionne, on comprend pas pourquoi ils font flotter des aimants.
Et c'est une question qui, quand même, on voit le truc, je peux faire l'expérience, sur le coin d'une table, on voit un aimant qui flotts au-dessus d'un supra-conductor, ça marche très bien, c'est hyper simple, ça fait un centimètre cube et on ne comprend pas pourquoi.
Et pourtant, c'est pas un problème qui est si compliqué que ça, parce que dedans, c'est une structure d'atome très simple, c'est des cuivres et des oxygènes qui forment des carré et des électrons qui se balattent dedans.
Donc, ça devrait être le plus simple des métaux et c'est un des problèmes les plus compliqués de la physique quantique actuelle.
Mais personne, dans les questions, va me dire, mais tiens, pourquoi est-ce qu'on ne comprend pas les séramiques, en gros, à base de cuivres et d'oxygènes, parce que les gens savent même pas que c'est un problème.
Donc moi, pour moi, c'est la faute plutôt de notre communauté à nous, qui a dorons, mettre en avant, peut-être aussi, parce que c'est médiatique, des problèmes très hésotériques, le chat de Schrodinger, la théorie des corps, les univers parallèles,
et qui oublient de parler de problèmes bien plus concrets mais tout aussi, intéressant scientifiquement et tout aussi profond et tout aussi troublant,
que sont par exemple, pourquoi un aimant est un aimant, pourquoi un matériau l'évite au-dessus de notre matériau et des trucs à l'échelle humaine.
Et moi, qui suis donc physici un des solides quantiques, c'est ça qui m'intéresse, moi.
J'adore ramener les gens à ces questions, mais vous posez des grandes questions sur l'étéro-lignor, mais est-ce que vous êtes déjà compris la chaise sur laquelle vous êtes assis?
Et voilà, et donc, dire aux gens qu'en fait, il y a autant de mystères dans des petits objets qu'on peut tenir dans le creux de la main, que dans tout l'univers, et qu'il n'y a pas un mystère qui est moins bien qu'un autre.
C'est hyper intéressant, est-ce que vous disiez, c'est vrai que quand on évolue un petit peu dans les sphères du développement personnel entre autres, on parle beaucoup de physiques quantiques.
Et est-ce que vous disiez, ça, c'est des questions qui vous ennuient un petit peu pour le coup?
Ah oui, alors dans les questions que j'aime pas, c'est le que j'aime le moins ou qui me met le plus mal à l'aise, c'est toutes les questions qui vont sortir du champ des sciences.
Donc les questions qui vont avoir à faire avec la croyance, croyant sur Dieu bien sûr, parce qu'il y a plein de questions évidemment sur Dieu et la science.
Et plus généralement, tous les questions sur l'épisode de science et aussi toutes les questions sur les médecins de parallèle.
Alors, la raison à ces questions, elle est totalement légitime, c'est qu'il y a plein de gens qui utilisent la physique quantique pour prétendre ce poigné,
pour prétendre développer la conscience, faire du développement personnel et etc., ils vont utiliser tout le vocabulaire de la quantique pour ça. Et donc, moi, il y a plein de gens qui viennent dans mes conférences, par exemple, ou sur internet, pour me poser des questions.
Est-ce que notre conscience est quantique, est-ce qu'on est intrigue avec l'univers, est-ce qu'on pourrait soigner avec des zones quantiques, est-ce que notre corps lui-même a des niveaux quantiques, fait des sauts quantiques, etc.
Donc pour moi, les gens sont tout à fait légitimes à poser ces questions là, d'abord parce qu'ils se les posent eux-mêmes, c'est des bonnes questions.
Alors, si on pouvait se soigner avec la physique quantique, ça serait classe, mais aussi parce qu'il y a tout un tas de gens derrière qui jouent avec ces concepts de façon très astuteuse pour créer du faux.
Donc, moi, mon travail là, c'est d'essayer de déconstruire ces pseudosciences et ces charlatans.
Ces charlatans, ils utilisent toujours la même recette, en gros, qui est une recette, qui est utilisée depuis des centaines d'années dans toutes les sciences à la quantique et pas spécifique en ça.
Ils vont utiliser tout ce qui a l'air scientifique pour faire comme si c'était scientifique. Ils vont utiliser de vocabulaire de la quantique, alors les mots qui vont revenir, c'est les énergies, le biofeedback, les résonances, les niveaux quantiques, les sauts quantiques.
Ils vont s'y mettre le mot quantique un peu partout, ils vont manipuler tout ça, avec des graphiques qui vont souvent avoir l'air scientifique.
Donc, quelque chose qui a l'air d'être de la science, alors qu'en réalité, ça n'a aucun fondement scientifique.
Ils utilisent souvent des concepts qui soient une maîtrise pas eux-mêmes, soit avec des qualités riches, en sachant bien que ça ne veut rien dire à cet échelle.
Et il y a des arguments scientifiques simples pour les débobiner à chaque fois. Mais ils vont jouer avec ça, et ils vont surtout jouer avec un truc qui magasent particulièrement, c'est en disant, mais vous savez, c'est très mystérieux, mais vous inquiétez pas les physiques, physiciens quantiques, eux-mêmes ne comprennent pas bien ce qu'ils font, parce que c'est un domaine très mystérieux.
Et là, ils jouent sur une ambiguïté de bas, ce qui est que c'est très mystérieux, parce que ça échappe à notre intuition. Je vous parle du nom de quantique, ça a l'air hyper mystérieux, mais c'est juste parce que ça échappe à notre intuition.
Ce n'est pas mystérieux du point de vue de la science, parce qu'on comprend les lois, on comprend comment ça marche, on s'est même prédire comment ça marche, on s'est même l'utilisé pour inventer. Et là, moi, je ramène toujours aux ondes radios.
Je dis aux gens, mais regardez, au 19e siècle, quand on découvre les ondes radios, c'est quand même un truc magique, les ondes radios, c'est invisibles, ça va avec la vitesse de la lumière, ça nous traverse, et ça arrive jusqu'à notre poste radio depuis la tour Eiffel.
Et donc, je pense qu'à l'époque, déjà, les gens se disaient, mais les ondes radios, c'est magique, il y a tout un de ça de médecine de charlatan, d'ailleurs, qui est utilisé les ondes radios pour vous soigner de tout et n'importe quoi, parce que ça avait l'air mystérieux. Maintenant, ça nous sent plus du tout mystérieux, parce qu'on utilise notre téléphone portable tous les jours.
Je pense que la quantique, c'est pareil, c'est-à-dire, c'est quelque chose, il faut s'habituer à comprendre ce qu'est la quantique, ce qu'elle dit du monde qui nous entoure, mais pas obligatoirement, lui raccrocher une espèce de mystère avec tout ce charrabia qui lui ne veut plus rien dire du point de vue scientifique.
Ok, très clair. Une question que je me pose aussi, qui est très d'actualité, c'est la confiance dans la science. D'ailleurs, ce détachement, c'est très étrange, c'est-à-dire qu'on a une sorte et c'est une contradiction, mais on a une sorte de confiance infinie dans la science, va nous sauver cette idée que la technologie va venir trouver des solutions.
Et dans le même temps, et on l'a vu en particulier pendant le Covid, une défiance dans la science, mais qui, à mon sens, un peu lié à la profession, c'est-à-dire qu'en fait, on a des chercheurs, des chercheuses, qui viennent dire tout et son contraire sur des plateaux de télé et qui mettent le doute quelque part.
Et j'aimerais bien avoir votre avis sur, alors c'est pas une question sur la quantique plus spécifique, vraiment plus largement sur les sciences, comment on fait pour, à votre avis, bien sûr, comment on fait pour reconnecter les individus, finalement, les Français, avec la science.
Ouais, c'est une vaste question très compliquée. D'abord, on met plein de choses derrière le mot science.
Il y a une mot science, ça peut être les concepts scientifiques, ça peut être la méthode scientifique, ça peut être la recherche, ça peut être les applications.
Quand même souvent, ce avec quoi les gens ont des problèmes, c'est avec les applications de la science. Et donc évidemment, et là, pour le coup, le tout côté technophile peut être redoutable.
Et donc souvent, ce avec quoi les gens ont des problèmes, c'est plus les applications de la science que la façon dont la science se fait le même.
Après la science, c'est quoi? C'est en gros une méthode qu'on s'est donné et nous humains pour essayer de partager ensemble de la connaissance et de construire ensemble de la connaissance un peu robuste, un peu solide,
qui dépendent pas justement de nos croyances, de nos origines, etc., et en s'est inventé des façons de se vérifier entre nous et d'arriver à qu'on soit progressivement, une connaissance commune.
C'est quelque chose d'assez beau, collectif. Mais évidemment, quand on est aux avant-fondes de cette science, donc dans la recherche, quand on pourrait, et quand on regarde les toutes dernières découvertes, on est dans ce moment où c'est en train de se construire, c'est pas encore stabilisé.
Et donc évidemment, il y a que du tout, notre boulot, c'est le doute. Mon boulot à moins, quand je fais de la recherche, c'est essayer de voir si les collègues ont raison ou tort, c'est essayer de tester, c'est une moi-même d'inventer, c'est essayer de voilà.
Et c'est cet échange qui fait progressivement, on va se stabiliser et trouver finalement que tel truc tient encore du temps, etc.
Le problème, c'est que ce travail là,
se joue sur une échelle de temps qui est longue. C'est pas les échelles de temps des réseaux sociaux,
c'est pas les échelles de temps des médias, c'est une échelle de temps où on a besoin de faire des
expériences qui prennent des années, ensuite d'aller tester celles des collègues, ensuite de se
confronter, de s'affronter, de faire des échanges et finalement de stabiliser ça au bout de 10, 15, 20 ans.
Ce qui nous a posé aucun problème dans l'histoire des sciences précédentes,
mais qui fait que soit quand on est face à une crise, attend très court comme le Covid,
soit quand on est dans une ambiance médiatique, attend court,
on comprend plus ce temps long de la recherche, on dit aux chercheurs, vous vous foutez de nous,
il y a six mois, vous nous avez dit un truc, maintenant vous vous utilisez des trucs investes,
mais nous, six mois, c'est ridicule, c'est un jour à l'échelle du temps de la science.
Si nous au bout de un an, on a déjà réussi à stabiliser un truc, par exemple les vaccins anti-coïdes,
c'est miraculeux. Donc il faut arriver à expliquer aux gens l'échelle de temps pour construire des
connaissances scientifiques et aussi comment on les construit. Moi, c'est un truc auquel je travaille
personnellement. Moi, j'ai monté une équipe de recherche, ça appelle la physique autrement,
mon travail précisément là-dessus. Comment essayer de trouver d'autres façons de présenter la
science, en particulier la physique, ou de l'enseigner à nos étudiants, qui non seulement les aides à
comprendre la science, qui s'y prennent plaisir, que ça soit un peu moins rébarbatif que la façon
qu'on a de faire d'habitude, à bien sûr, mais aussi, c'est de leur expliquer le processus,
la façon dont ça se fait et s'y est d'utiliser aussi d'histoire des sciences et s'y est d'utiliser
l'épistémologie pour essayer de faire comprendre aux gens un peu ce qu'est la science et comment
elle se construit. Parce qu'une fois qu'on a vécu, par exemple, dans un laboratoire, qu'on a fait un
stage, qu'on a un peu étudié ça, on comprend. On comprend que le chercheur, six mois après, il est
plus exactement la même opinion sur un truc très récent. On comprend les chefs de temps, on comprend les
débats et on comprend un moment donné les consensus. On comprend aussi que quand il y a un consensus
à l'échelle d'une très grosse communauté, c'est pas pareil qu'un type tout seul, comme dit Dira
ou qu'on ne le reste du monde, que le GX a une vraie force parce qu'on sait comment les gens
travaillent ensemble. Donc, essayer d'expliquer aux gens la façon qu'on a de travailler de construire ces
connaissances, c'est pas arbitraire, c'est pas celle contre tous et c'est pas complètement flottant.
Mais c'est sur une échelle de temps qui échappe aux gens. Et peut-être qu'il faut réexpliquer ce
que c'est que le consensus scientifique, je suis pas certain parce que c'est un mot que quand on est
scientifique forcément, on l'utilise et ça a beaucoup de sens. Mais quand on n'est pas dans le
domaine scientifique et qu'on nous parle de consensus scientifique, on se dit ça peut être qu'as-ce
mec qui se sont mis d'accord et qui ont en fait les mêmes intérêts. Oui, exactement, on a l'impression
que c'est un truc hyper mou quoi, parce qu'on connaît bien le consensus d'habitude, si on se
me autour d'une table et bon, allez on se dit tous d'accord parce que ça nous arrange bien et voilà.
Alors en fait, on n'oublie que le consensus scientifique, il arrive après une période de débats et de
combat terrible, c'est-à-dire que la première étape des scientifiques, c'est surtout pas le consensus,
c'est-à-dire que c'est de montrer que l'autre rateur ou que la loi ne marche pas. C'est-à-dire que
quand on va nous balancer une nouvelle langue dans ça, c'est-à-dire de marcher comme ça, le job du
scientifique, c'est ici trouver l'erreur et essayer de trouver l'exception. Et on va passer notre vie à
ça et essayer de montrer que ce qu'on pensait être vrai n'est pas vrai. Et si au bout d'un certain
temps, tout le monde essaie de toutes les façons différentes en testant bien que chacun va essayer de
la bonne façon, de la bonne méthode, etc. Et que la loi a l'air de résister. Et bien, il y a un
consensus scientifique, d'ailleurs, bon, à preuve du contraire, on va tous se mettre d'accord qu'elle
a l'air de vraiment bien résister cette loi. Mais ce qu'on va d'abord faire, c'est comme un
Pouching Ball, c'est lui donner des coups de point de temps pour essayer de voir si elle résiste. La
physique quantique, c'est un bon exemple. Les premiers tips qui arrivent et qui disent la matière,
c'est comme une onde, personne n'y croit. Évidemment, on est pas là au consensus, on va se mettre
d'accord. On commence à faire des expériences et on s'en compte à « oui, tiens effectivement quand on
en voit un électron sur un cristal », il a l'air de rebondir comme une onde. Et puis on a l'air de
même pouvoir l'utiliser dans un microscope comme si c'était de la lumière et c'est de microscopes
électroniques. Et puis on a une autre expérience, indépendante, qui est l'air de pouvoir même manipuler, faire
interférer saison, etc. Et petit à petit, toutes ces petites briques se mettent ensemble. Dans les conférences, les gens, il y a ceux qui tenaient, en disant, mais non, ce n'est pas une onde, ce n'est une onde. Et puis ils sont plus en plus petit
non, et puis les débats continuent, les arguments. Et puis c'est pas des débats ou ce soit au feeling. Oh ben moi, je te dis que c'est une onde parce que j'aime bien
lesonde. Il faut argumenter. Il faut des raisons scientifiques, il faut avoir fait une expérience qui est le montre. Et l'autre va
nous dire, mais ton expérience est ce qu'elle est vraiment précis ou pas, et on va combattre, argumenter, etc. Et à force petit à petit, on va se
rencontre qu'en même c'est une onde et il n'y a plus le choix. Et là, on va se mettre à l'enseigner. Et donc ce processus-là, il est remarquable, parce qu'il permet de
construire, disons, des vérités scientifiques, c'est-à-dire quelque chose qui a un socle bien plus solide que juste une vérité subjective de
une personne à un moment donné. L'inconvenience, c'est que ça prend du temps. Et que ça prend un certain effort et que c'est une certaine méthode, et qu'il faut
tout suivre un peu la même méthode, le même langage pour pouvoir partager entre nous. Donc c'est une merveilleuse façon de construire la
connaissance à mon avis, c'est la meilleure. C'est ça qui fait que le gilet qui est aussi puissant, c'est parce que la façon qu'il a de
construire les connaissances, elle est part habitère, elle est hyper forte. On utilise en toutes les données scientifiques qui existent, mais elle est
longue, et elle est aussi compliquée à vulgariser et à expliquer. Et ça fait que les gens, quelqu'un qui a du bagou et qui arrive et qui passe
bien à l'entaine, il va bien plus qu'on m'incre les gens. Donc moi, j'ai trouvé ça et tous les autres sont contre moi parce que c'est une
mafia scientifique, qu'un groupe de 500 chercheurs qui sont réunis, 8 fois en conférence, pour, au tableau noir, arriver à débattre et à
finalement arriver ensemble à une connaissance. Donc ce qu'il faut bien retenir, c'est que quand on vous dit dans les médias, en particulier qu'il y a
consensus scientifique, c'est qu'à priori, ça a été très robuste en fait. Ouais, c'est que c'est incroyablement plus robuste que un
consensus politique, par exemple. C'est que vraiment, il y a très peu de chance pour que ça soit remis en cause, et là, on peut regarder
l'histoire des sciences, ce que les gens nous disent toujours. Oui, mais il y a déjà eu des consensus dans le passé, il soudain une personne est sortie, il y a dit c'est pas vrai et il a tout
mis par terre. Et bien, c'est fou. Dans l'histoire de la physique, moi, je ne connais pas d'histoire comme ça. Il y a eu un consensus, par exemple, à la fin
du 19e siècle pour dire que la mécanique classique, ça marchait et que Newton ça marchait. New Einstein est arrivé et a dit, mais attendu à la
terre, il y a de la relativité, mais la relativité, mais pas du tout partir Newton, il y a dit juste que quand un objet va très vite,
tout qui est énorme, il y a des petites corrections en plus, qui font que les lois de Newton marchent plus tout à fait. Mais tout ce qu'il y avait
été compris avec Newton, reste parfaitement vrai depuis 400, 500 ans. Donc, un consensus scientifique et un moment donné, c'est incroyablement robuste.
C'est vraiment important de le rappeler parce que c'est vrai qu'il y a tellement de challenge, parce que les romans, parce qu'on est
dans une société, en crise, je pense que c'est le temps. Et qu'on est dans une société qui aime bien l'Europe indébrale,
quoi, qui aime bien le hérosolitaire, qui vient contre l'institution et qui dit que vous avez tout store et moi, j'ai trouvé un
truc seul, c'est quand même hyper séduisant, depuis dans plein de cas politiques et autres, ça s'est rêvé d'être remarquable, un
Snowdon ou un machin, etc. C'est le contre tous, c'est merveilleux. Mais en science, quand on voit comment le monde scientifique est construit,
qui est pas un monde construit avec des votes, avec de la démocratie, ou qui est construit que la base de connaissance, cet image du loup solitaire face à la
meute ne tient pas une seconde quand on le connaît de l'intérieur. Mais je comprends que les gens ne nous croient pas sur parole et se disent,
mais eux aussi, ils ont des mafia locales, ils ont des intégrations et ils ont des zones ne remettant cause, c'est à nous de faire ce job.
Donc il y a un travail de vulgarisation à faire. On a bien vu au moment de la crise Covid, à quel point il a échoué pour l'instant, d'expliquer aux gens que la science,
c'est pas la même chose que d'autres connaissances, c'est pas la même chose que la façon de construire par exemple de l'art ou de la religion.
Il y a quand même une espèce de truc collectif un peu particulier dans la science qu'on retrouve nulle par ailleurs.
C'est important de le rappeler. Merci beaucoup. Ce podcast s'appelle "Vlan", je voulais savoir à quoi vous voulez ouvrir et ou cliquer la porte.
Alors cliquer la porte c'est facile, c'est justement à toutes les formes de charlatanisme et de croyance en hérosolitaire contre le reste de la science qui m'ont épuisé notamment à l'heure du Covid.
Ce à quoi j'aimerais ouvrir la porte. Nous actuellement on a un vrai problème en physique notamment je pense pour l'enseignement de la physique.
On a gardé comme depuis à peu près 200 ou 300 ans et qui marchait très bien jusque là, mais qui maintenant marche moins bien pour plein de raisons l'une d'entre elles, c'est que le public qu'on a face à nous d'abord tirer moins longtemps, face à des cours d'été des Tp sur payas et autres.
Et l'autre raison c'est la raison du sens. C'est qu'à un moment donné les jeunes en ce moment ils ont besoin de sens, c'est un particulier de sentir qu'ils font partie d'un combat contre la crise climatique.
Et si je leur dis juste, moi je vais jouer avec des atomes et m'amuser dans un laboratoire, ils peuvent amener se dire, c'est chouette, tu t'amuse bien, mais ça va pas beaucoup m'aider moi pour résoudre les problèmes de notre société qui moi vont me toucher particulièrement.
Et donc voilà, moi c'est un combat que j'essaie de m'emparer en ce moment avec mon équipe, on essaie de trouver des nouvelles façons d'enseigner.
Et ce qui va quoi je ouvre l'apportancement, c'est ça, c'est comment essayer de ramener de la créativité, du plaisir, mais aussi une forme d'action, de dire aux gens qui peuvent agir eux-mêmes, face au climat notamment et face au crise à venir, en utilisant entre autres les sciences mais pas seulement.
Et la façon qu'on a nous de faire, c'est de ramener le design là dedans, c'est-à-dire mélanger des designers, des scientifiques, du design de la science, parce que le design, il a vraiment cette question de l'usage,
cette question de l'objet, cette question de la technique, cette question de comment agir sur le monde, et si on apporte assez en plus un regard scientifique qu'on arrive à mettre les deux ensemble, la mon avion peut arriver à avoir des choses originales au moins pour apprendre aux jeunes à eux-mêmes sans pareil du monde et à trouver des solutions que nous-mêmes n'on tournera peut-être pas.
Et ça, c'est un point hyper intéressant effectivement, parce que je crois qu'on a besoin aussi de mélanger des métiers qui, à priori, ne se touche pas typiquement la biologie et pourquoi pas la physique quantique, pourquoi pas la biologie avec, voilà, d'autres choses.
Il y a une grande mode de l'interdisciplinarité et qui est complètement justifié, je me méfie juste un tout petit peu, d'un certain type d'interdisciplinarité, on essaie de dire aux gens, vous allez tout apprendre et vous allez devenir formidable.
Moi, je crois beaucoup à l'interdisciplinarité, où on a des experts hyper, pas du tout, à l'interdisciplinar pour le coup, mono-disciplinaire de leur domaine, mais qu'on arrive à les faire travailler ensemble.
Moi, je fais ça depuis 10 ans avec les designers, par exemple, et là, il sort des choses intéressantes, mais je travaille avec des gens hyper fort en design, moi-même, je suis bon en physique, et donc ensemble, on arrive à faire des choses originales.
Moi, je crois beaucoup à l'idée, notamment pour les générations futures, de continuer à les former bien dans certains domaines pour qu'ils aient une vraie expertise, mais de leur apprendre à bosser avec d'autres personnes, de façon interdisciplinaire pour construire en chambre des choses qui ne construiraient pas dans leur chambre.
Super, merci beaucoup Gélien, c'était passionnant, c'était surtout très clair, merci beaucoup pour ça.
D'accord.
Merci d'avoir écouté Vlant.
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Je suis Gregory Pouy, je pourrais me retrouver sur l'intégralité des plateformes sous le nom Greg Fram Paris.
Si vous avez des idées pour des invités, si vous avez des commentaires, c'était surtout pas à m'envoyer un message.
Allez, merci et à bientôt!
Podcast Summary
Key Points:
Contour offre une solution gratuite et fluide pour créer une entreprise, avec tous les démarches centralisées, comme l'immatriculation et la création de statut juridique.
La physique quantique décrit les lois du monde à l’échelle infiniment petite, où les objets ne se comportent pas comme des corps matériels classiques, mais comme des ondes qui peuvent se réduire à un point lors de la mesure.
Bien que les atomes soient constitués d’électrons en nuage, les effets quantiques disparaissent à l’échelle macroscopique, ce qui explique que les objets comme les mains ou les tables ne passent pas à travers les uns les autres. Résumé La vidéo présente deux sujets clés : d'abord, une introduction à l'outil Contour, qui simplifie la création d'entreprise grâce à des démarches automatisées et sécurisées, et, en second lieu, une explication accessible de la physique quantique. La physique quantique étudie le comportement des particules à l’échelle atomique, où les objets ne se comportent pas comme des corps classiques, mais comme des ondes qui peuvent se réduire à un point lors de la mesure. Cette dualité entre état d’onde et état de particule est un pilier fondamental de la mécanique quantique. Bien que les atomes soient composés d’électrons en nuage, les effets quantiques se dissolvent à l’échelle macroscopique, expliquant pourquoi on ne peut pas passer à travers une table, grâce au principe d’exclusion de Pauli. Cette force empêche deux électrons identiques d’occuper le même espace, ce qui rend les corps solides indépassables. L’ensemble montre que la physique quantique, bien que profonde, n’a pas de répercussions directes dans le quotidien à grande échelle, mais elle est la base de technologies essentielles comme les transistors, les lasers et les LED. En outre, des applications futures comme les ordinateurs quantiques ou les simulateurs quantiques pourraient révolutionner la chimie ou la cryptographie, mais ces avancées nécessitent des décennies de développement et ne résoudront pas les grands enjeux sociétaux comme le changement climatique. Le message principal est que la science quantique peut offrir des améliorations précises dans certains domaines, mais ne peut pas être considérée comme une solution miracle à des crises mondiales.
Summary:
FAQs
La physique quantique est la branche de la physique qui décrit le comportement des objets à l'échelle atomique et subatomique. Elle révèle que ces objets ne se comportent pas comme des corps matériels classiques, mais comme des ondes ou des nuages d'énergie, et qu'ils peuvent être dans plusieurs états en même temps jusqu'à ce qu'ils soient mesurés.
Même si tous les objets sont composés d'atomes quantiques, les effets quantiques s'annulent à grande échelle lorsque de nombreux atomes sont réunis. Les objets quotidiens apparaissent comme des corps massifs et solides parce que les interactions entre les électrons des atomes les rendent immatériaux en apparence.
La physique quantique a permis l'invention de technologies essentielles comme les transistors, les lasers, les LED et les microprocesseurs. Ces inventions sont à la base de l'électronique moderne, du téléphone et des ordinateurs que nous utilisons aujourd'hui.
Un ordinateur quantique utilise des qubits qui peuvent être à la fois 0 et 1 en même temps. Cela permet de faire des calculs de manière parallèle, ce qui peut résoudre certains problèmes très complexes beaucoup plus rapidement qu’un ordinateur classique.
Oui, elle peut aider à améliorer des processus industriels comme la production d'engrais, en permettant de trouver des réactions chimiques plus efficaces. Cependant, ses effets sont limités à certains domaines et ne résolvent pas les enjeux climatiques de façon globale.
Oui, la cryptographie quantique utilise des photons pour créer des codes secrets qui ne peuvent pas être interceptés sans être détectés. Cependant, cette technologie n’est pas encore fiable à grande échelle et reste en phase de développement.
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