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5.22 Vlogcast : leçons improbables d'une soumission et d'un semi

12m 49s

5.22 Vlogcast : leçons improbables d'une soumission et d'un semi

Dans cet épisode, Ingrid partage plusieurs réflexions personnelles tirées de son expérience récente. Elle raconte d'abord comment elle a battu son record de semi-marathon à Cannes en février, en courant en 2h04 alors que son précédent record datait de 2015-2016 avec 2h09. Elle explique que cette performance est née d'un déclic mental : oser dépasser une barrière de peur et de douleur qu'elle n'avait jamais franchie auparavant. Elle établit un parallèle direct avec l'écriture, où les auteurs doivent aussi oser envoyer leurs manuscrits et dépasser leurs blocages. Elle évoque ensuite le rôle de la course à pied dans son équilibre de vie. Cette passion, indépendante du marché de l'édition, lui a permis de retrouver une sérénité face aux refus éditeurs et de se reconstruire après une période difficile. Elle raconte également comment elle a terminé et envoyé son quatrième roman à une maison d'édition en seulement trois semaines, un défi qu'elle a bien vécu grâce à l'équilibre qu'elle a trouvé. Enfin, elle partage une leçon sur le lâcher prise avec son roman en cours, Funambule. En laissant ce projet de côté depuis novembre-décembre, elle a constaté que son inspiration a explosé à la reprise, confirmant que les pauses et la patience nourrissent la créativité.

Transcription

2731 Words, 15241 Characters

French
Speaker 1Hello collègues écrivains, trop contente de faire ce podcast qui sera un peu un vlogcast. Je vais aborder plusieurs thématiques que j'ai vécues ces dernières semaines. Le dernier vlogcast commence à remonter un petit peu, donc je me suis dit que c'était pas mal. On va y parler d'alignement des astres, de la révélation de mon semi-marathon, de la révélation de la réécriture de mon dernier roman pour l'envoyer à des éditeurs, et de lâcher prise du roman que je suis actuellement en train d'écrire. Mais ne t'inquiète pas, ça sera très structuré, contrairement à ce que je viens de te dire. Ce que j'aimerais te dire en premier, c'est qu'il m'est arrivé quelque chose d'incroyable pendant le semi-marathon de Cannes que j'ai couru le 22 février. Et cette chose incroyable, c'est que j'ai couru bien plus vite pendant ce semi-marathon-là que pendant tout le monde. Je l'ai couru toute l'année dernière, et tous mes entraînements, même les entraînements costauds. Et j'ai envie d'utiliser cette révélation-là et ce que je me suis dit pendant la course pour te motiver pour l'écriture, parce que je trouve qu'il y a beaucoup de points communs, finalement. Je vais du coup te parler un tout petit peu de ce semi-marathon-là pour te situer, mais globalement j'en ai couru quelques-uns il y a une dizaine d'années, en 2014, 2015 et 2016 notamment. Et voilà, mon record c'était 2h09 officiellement. Et là, j'ai basé mon temps sur le semi-marathon. J'ai battu, sur ce semi-marathon, celui que je viens de faire, celui de Cannes, j'ai battu le record de 2h09, j'ai couru en 2h04. Et pourtant, ça ne faisait qu'un an que j'avais repris la course à pied. Et surtout, j'ai une vie très différente de 2015 et 2016, puisque j'ai une école d'écriture, plusieurs livres en cours d'écriture, à peu près le même métier, moldu, mais quand même, ça fait beaucoup dans mon emploi du temps, j'ai une vie très différente. Et c'est exactement là que je voulais commencer ce podcast. Je voulais te parler du semi-marathon que j'ai couru en octobre à Lyon, parce que j'en avais déjà couru un. Pendant ce semi-marathon-là, au milieu, j'ai vraiment eu un moment où je me suis dit « Écoute Ingrid, c'est ok, tu ne courras jamais aussi vite qu'en 2015 et 2016, tout simplement parce qu'aujourd'hui, ta vie est différente. Tu as écrit 4 livres, tu as aidé des centaines d'auteurs, et on ne peut pas tout faire en même temps, et les journées ne font que 24h. Et je suis ok avec le fait de ne plus jamais retrouver mon niveau en course, la course m'a apporté un équilibre, c'est sûr, mais jamais je n'aurais envisagé de diminuer la part de l'écriture et de l'école d'écriture dans ma vie. C'était ça ma réflexion du semi-marathon dernier. Et du coup, je me suis dit « Je suis ok avec le fait de courir moins vite, et de ne plus jamais atteindre mon niveau d'origine. » Bon, je t'ai spoilé, du coup, tu l'as compris, là, en février, j'ai explosé de 5 minutes mon record. Et ça me mène à plusieurs choses. Et le plus important, ce que je voulais vraiment te dire, c'est que pourquoi j'ai explosé ce record, il y a eu plusieurs raisons, plusieurs réflexions que j'ai eues en courant, mais notamment, en fait, j'avais un espèce de petit palier quand je faisais mes entraînements, où j'avais un petit peu mal, et où du coup je n'osais jamais aller au-delà, parce que je me disais « Si jamais je commence à faire ça, et que j'ai mal pendant toute la course, si je me retrouve à avoir mal au tibia, là, comme ça, pendant une heure, deux heures. » Et en fait, là, pendant le semi de Cannes, je me suis dit « On verra, essayons! » C'est pas de moi, surtout si tu es un grand coureur. C'était quand même vraiment courir plus vite que l'habitude. Mais du coup, qu'est-ce que j'ai fait? J'ai juste osé aller au-delà de cette peur, de la douleur, finalement. Comme on peut aller oser envoyer un manuscrit, oser écrire le roman de ses rêves. C'était un tout petit levier mental, maintenant, que j'y réfléchis. Forcément, c'est facile, a posteriori. Il y avait une toute petite barrière, là, et la Ingrid de 2025, toujours devant cette barrière, elle avait dit « Ah, je sais pas, je vais pas y aller, ça me fait peur, aïe, ça fait un petit peu mal, aïe, aïe, aïe. » Bon, j'exagère, j'avais pas envie de me blesser, etc. Il y a tout un tas de raisons, mais toujours est-il qu'il y avait cette petite barrière-là. Et que j'étais toujours restée derrière. Et que là, pendant le semi, il y a une partie de moi qui s'est dit « Non, non, mais vas-y, on essaye, en fait. On verra, on est en train de courir un semi. Quel meilleur moment. » Et je voulais vraiment te parler de ça. C'est improbable, du coup, parce que ça m'a absolument débloquée. Et c'est pour ça que j'ai battu mon record, c'est parce que faire ça, je me suis rendue compte. Alors j'ai quand même eu mal pendant 9 km, c'est pas rien. Mais je me suis rendue compte, du coup, que j'allais plus vite. Et aller plus vite, ça me motivait. Et ça me motivait, j'allais plus vite, etc. Et j'étais toute contente, et je regardais, et je disais « Hop, hop, hop! » Et je pense que cet effet-là, je l'ai eu plein de fois pour l'écriture. C'est pour ça que je voulais te donner cet exemple. Je me suis rendue compte de ça, par exemple, la première fois que j'ai fait le NaNoWriMo. Je me rendais compte, en fait, que mon roman était en train de prendre forme. Ça me motivait à écrire, et donc je le voyais grossir, etc. On peut facilement créer un cercle vertueux quand on fait sauter un peu la limite qui nous bloquait. Et je suis sûre qu'avec l'écriture, tu as ce genre de truc. Et d'ailleurs, tu l'as sûrement déjà vécu, parce que parfois, on a un petit blocage ou un gros. Et dès qu'il commence à s'enlever, boum, libération, tout est merveilleux. Je voulais aussi quand même te dire qu'il y a une raison aussi au fait que j'ai réussi à tenir ce marathon vite. C'est que je m'étais préparée de manière militaire. Militaire, non. En tout cas, je me suis fait un entraînement avec 4 courses par semaine, et je l'ai suivi de A à Z. Et ça, ça m'a libérée mentalement de me dire, oui, mais j'ai suivi tout l'entraînement. Mais ça, c'est quelque chose que je savais déjà depuis mes tout débuts de la course à pied. C'est que suivre l'entraînement libère un petit peu mentalement et nous fait nous dire, je suis prête pour le jour J. Et il y a un petit peu de ça avec l'écriture aussi. Les personnes qui suivent les formations de mon école d'écriture, par exemple, me disent souvent, j'ai tout suivi, du coup, je me sens en confiance. C'est comme le fait de trouver la méthode de préparation qui nous convient. On se sent en confiance. Et là, je trouve quand même que c'est important d'en parler. Il ne faut pas l'oublier. Mais tu sais, le sport et l'écriture est un vaste sujet. Et j'ai comme l'impression qu'on va en reparler dans le podcast dans pas très longtemps. Donc, je vais m'arrêter là pour cette partie sportive et te parler du fait qu'en même temps que je me remettais à la course, j'ai eu un déclic quand même. Alors oui, il y a eu un dernier petit parallèle avec la course à pied, mais tu vas voir. Ce parallèle-là, c'est qu'en fait, l'année dernière, j'ai donc repris la course à pied en début d'année, sérieusement. Et petit à petit, j'ai réalisé que la course à pied-là était aussi ma façon de faire pour traiter un petit peu du côté édition des romans. Pourquoi? Parce que je me suis rendue compte du fait que je suis passionnée par l'écriture. Ça, tu dois t'en douter. Depuis des années, je suis capable d'écrire encore de très nombreux romans. Je suis sûre que ça m'épanouirait encore pendant une bonne dizaine d'années. Mais l'édition, la course à l'édition, l'expérience avec un agent, tout ça, ça m'a vraiment mis par terre. Et je pense vraiment avoir attaqué début 2025 avec la batterie-là de l'édition, là, à vide, à zéro. Je ne pouvais plus encaisser encore des refus et des attentes, etc., des problèmes un peu. Et j'étais vraiment à zéro. Et je pense que la course a été un moyen de me trouver une passion qui ne dépendait que de moi. Parce qu'effectivement, l'écriture ne dépendait que de moi, mais elle était tellement liée à l'édition que l'édition venait un petit peu ternir mon expérience de l'écriture. Et la course m'a vraiment apporté ça. Elle m'a apporté un peu une nouvelle passion, un nouvel endroit où progresser qui ne dépendait que de moi et qui n'avait rien à voir avec cette histoire d'écriture et d'édition, finalement. Et je pense que c'est quelque chose que tu peux peut-être tirer de ce podcast aussi. Est-ce qu'il y a un endroit où tu peux progresser, toujours tu progresseras, et ça ne dépendra pas du marché de l'édition, du marché du livre, du nombre d'abonnés sur Instagram, etc. Je suis un peu mauvaise langue, mais bon, on se comprend. Et c'est un petit peu. ça m'amène à mon prochain point. Justement, et donc, que se passe-t-il avec l'édition? La course m'a apporté ceci, que maintenant que j'ai un peu cet exutoire qui n'a rien à voir avec l'écriture et l'édition, je suis beaucoup plus sereine face à ça. J'ai d'ailleurs reçu un de mes meilleurs refus éditeurs, finalement, l'année dernière, comme quoi, parce que justement, je pense que ça m'a permis d'aborder l'édition un petit peu plus sereinement. Et du coup, je le chéris beaucoup. Et d'ailleurs, j'en parle assez souvent, finalement. J'en ai un petit peu parlé, d'ailleurs, dans le podcast qui est sorti il y a deux semaines sur les leçons de mon quatrième roman. Et maintenant que je suis un petit peu plus prête sur l'édition, eh ben, j'ai eu une autre expérience, qui sera un petit peu l'avant-dernière leçon, là, du vlogcast. Cette autre expérience concerne justement mon quatrième roman, et j'en ai pas parlé en détail, mais il se trouve qu'en février, une maison d'édition que j'aime beaucoup a ouvert ses soumissions. Et mon roman n'était pas terminé. Il me restait à prendre en compte les retours, notamment du concours des murmures littéraires, il y avait encore quelques petits trucs que moi aussi, je voulais changer. Et j'étais prête à mettre de côté ma vie pendant trois semaines, et je me suis dit que j'allais le faire. Et je me suis dit que j'allais le faire. Pour tenter ça, pour tenter de terminer ce roman et de l'envoyer à cette maison d'édition en ayant tout donné. Et je veux vraiment te dire que ça, c'était une première pour moi. Je l'avais déjà fait, notamment quand j'étais avec l'agent littéraire pour un de mes romans, qui m'avait demandé de corriger en un certain temps, et je l'avais déjà fait. Mais là, là je l'ai fait sans aucune garantie de quoi que ce soit derrière. Alors qu'avec l'agent, je pensais qu'il y en avait une. Et pourquoi j'étais prête à ça? Parce que tout le reste de ma vie était équilibré aussi. Je savais que. Voilà, j'allais trouver mon équilibre, qu'après ces trois semaines, j'allais terminer, etc. Et ce que je voulais te dire par rapport à ça, c'est que normalement, tu connais peut-être d'autres auteurs un peu confirmés, ils ont sûrement déjà vécu le moment dont je suis en train de te parler, mais parfois, voilà, on a cette chance-là, peut-être. Et donc on doit faire plusieurs semaines de correction, enfin, ou plusieurs jours, au moins. Et ça peut être une expérience assez compliquée, surtout qu'on l'a fait dans l'incertitude, et que si ça se trouve, on l'a fait pour rien. Et ça, mentalement, c'est assez dur à faire. Et moi, les dernières fois que. Je l'ai fait, je l'ai fait pour plusieurs choses, parce que parfois, une maison d'édition, ça ouvre, et il faut y aller. Et je l'ai rarement bien vécu. Mais là. Je l'ai très bien vécu. Je l'ai vu vraiment comme un défi, un petit peu en mode course. En plus, je faisais en même temps, c'était sur la fin de mon entraînement du semi-marathon. C'était un petit défi, je me disais, écoute, allez, défi, trouvez ça, et résoudre ces problèmes-là, et envoyez manuscrits à tel moment. Et du coup, ça s'est passé extrêmement bien pour moi, même si ça a été très chronophage et que ça tombait au pire moment, si tu y réfléchis. Fin d'un entraînement de semi-marathon, ça prend du temps, un entraînement de semi-marathon dans la semaine. Et normalement, pour terminer avec ça, j'aurais fini ça sur les rotules, et les jours suivants l'envoi du manuscrit, l'ancienne Ingrid, celle de 2025 par exemple, aurait été en PLS, clairement, pendant 4 jours. Et là, il se trouve que j'ai envoyé ce manuscrit mardi dernier, qu'on est vendredi, que je pète le feu, et que mercredi, j'étais en live en train d'écrire Funambule et d'avoir une inspiration de fou. Et ça, je pense qu'effectivement, je ne te dis pas ça pour me vanter, évidemment, je te dis ça plus pour te dire que ça ne vient pas de nulle part, ça vient notamment du fait d'avoir trouvé un équilibre dans ma vie, et que de temps en temps, quand on a trouvé cet équilibre-là, on est prêt à relever des défis un petit peu fous. Et les autres fois où j'avais relevé ces défis un petit peu fous, ils étaient peut-être un petit peu trop fous pour moi, finalement. J'ai une dernière petite leçon quand même, parce que si tu te souviens de l'épisode de mes leçons de 2025, parce qu'il y en a eu un sacré paquet, je te parlais du lâcher prise. Et il se trouve que plus je lâche prise avec mon roman Funambule, plus j'ai. donc c'est mon sixième, ouais c'est ça, parce qu'il y a un cinquième entre les deux, plus je lâche prise avec ce roman, plus je trouve de belles choses, je me laisse un temps très long, et plus j'attends, plus j'ai de bonnes idées. Je t'en ai déjà parlé dans le fait d'attendre, de prendre des pauses, mais là, clairement, en ce moment, j'ai trouvé des évolutions dans l'histoire, parce que je n'ai plus touché au roman depuis novembre-décembre. Et du coup, évidemment, tu t'en doutes, la boîte de l'inspiration a complètement explosé dès que j'ai repris le roman Mercredi. Et ça, j'en suis vraiment très contente. Je trouve que c'est cool d'avoir un roman comme ça, en parallèle de tout ce qu'on fait. Moi, par exemple, Funambule, c'est un roman pas vraiment d'imaginaire, alors que les autres que j'écris, c'est de l'imaginaire. Et lui, on lui laisse le temps de vivre. On lui met zéro pression, on le laisse exister, on le laisse fleurir de temps en temps, être en pause la plupart du temps, et quelque part, au fond, notre inconscient, il continue de devenir incroyable. Et je voulais terminer ce VLOGCAST sur ça. Tu peux retrouver mes romans, je vais te mettre le lien dans la description du podcast. Et j'espère que cet épisode t'a appris des trucs. Dis-moi dans les commentaires, parce que je sais que la dernière fois que j'ai fait un épisode un peu VLOGCAST, il vous avait beaucoup plu, vous étiez reconnus dedans, donc ça m'intéresse. Je te souhaite encore une très très belle semaine, et à la semaine prochaine au Café des Auteurs. Prends soin de toi. Merci beaucoup d'avoir écouté cet épisode jusqu'au bout. S'il t'a plu, tu peux me laisser une note sur Apple Podcast ou Spotify, ça m'aidera énormément à faire connaître le podcast. Et si tu souhaites me poser une question sur l'écriture, me donner ton avis sur l'épisode, ou juste écrire avec la communauté J'écris un roman, rejoins-nous sur j'écrisunroman.eu slash hello. À la semaine prochaine!

Podcast Summary

Key Points:

  1. Ingrid a battu son record personnel de semi-marathon à Cannes en février en courant en 2h04, contre 2h09 il y a une dizaine d'années.
  2. Elle attribue cette performance au fait d'avoir osé dépasser une barrière mentale liée à la peur de la douleur pendant l'entraînement.
  3. Elle établit un parallèle entre le dépassement de soi sportif et le fait d'oser envoyer un manuscrit ou écrire le roman de ses rêves.
  4. Suivre un entraînement complet l'a libérée mentalement, un phénomène comparable à la confiance que procure le suivi d'une formation d'écriture.
  5. La course à pied est devenue pour elle une passion indépendante du marché de l'édition, ce qui l'aide à aborder les refus éditeurs avec plus de sérénité.
  6. Elle a terminé et envoyé son quatrième roman à une maison d'édition en trois semaines, sans garantie de résultat, et l'a vécu comme un défi stimulant.
  7. Elle souligne que cet équilibre de vie lui permet de relever des défis intenses sans s'épuiser, contrairement à une période antérieure.
  8. Elle pratique le lâcher prise sur son roman en cours, Funambule, et constate que les pauses nourrissent son inspiration et enrichissent l'histoire.

Summary:

Dans cet épisode, Ingrid partage plusieurs réflexions personnelles tirées de son expérience récente. Elle raconte d'abord comment elle a battu son record de semi-marathon à Cannes en février, en courant en 2h04 alors que son précédent record datait de 2015-2016 avec 2h09. Elle explique que cette performance est née d'un déclic mental : oser dépasser une barrière de peur et de douleur qu'elle n'avait jamais franchie auparavant. Elle établit un parallèle direct avec l'écriture, où les auteurs doivent aussi oser envoyer leurs manuscrits et dépasser leurs blocages.

Elle évoque ensuite le rôle de la course à pied dans son équilibre de vie. Cette passion, indépendante du marché de l'édition, lui a permis de retrouver une sérénité face aux refus éditeurs et de se reconstruire après une période difficile. Elle raconte également comment elle a terminé et envoyé son quatrième roman à une maison d'édition en seulement trois semaines, un défi qu'elle a bien vécu grâce à l'équilibre qu'elle a trouvé.

Enfin, elle partage une leçon sur le lâcher prise avec son roman en cours, Funambule. En laissant ce projet de côté depuis novembre-décembre, elle a constaté que son inspiration a explosé à la reprise, confirmant que les pauses et la patience nourrissent la créativité.

FAQs

Elle a battu son record de 2h09 en courant en 2h04, soit une amélioration de 5 minutes.

Elle a accepté de ne plus jamais retrouver son niveau de course des années 2015-2016, car sa vie est désormais différente avec l'écriture et son école.

Comme en course, où oser dépasser une barrière mentale libère et motive, en écriture, faire sauter un blocage crée un cercle vertueux qui donne confiance.

La course lui a offert une passion qui ne dépend que d'elle, indépendante du marché de l'édition, ce qui l'a aidée à être plus sereine face aux refus.

Elle l'a vécue comme un défi motivant, bien qu'intense et incertain, grâce à l'équilibre trouvé dans sa vie, contrairement aux fois précédentes.

Laisser un roman de côté pendant un certain temps permet à l'inconscient de travailler et de faire émerger de meilleures idées à la reprise.

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