Speaker 1Et en fait, là, mon rapport à l'écriture, il a complètement changé. Je pense que ce qui m'a vachement aidé, c'est que de base, ce n'était pas mon histoire. Et je sais que c'est un peu dur à entendre comme ça, mais quand tu as envie d'écrire un livre, il faut l'écrire. Il n'y a pas d'autre choix. Personne ne va l'écrire pour toi. Et ce n'est pas en regardant Netflix que tu écris des livres. Ça peut être de faire du world building pendant des mois au lieu d'écrire. La procrastination, c'est toutes les choses que tu fais qui ne t'amènent pas vers l'objectif que tu as. Je te disais d'être congruent avec tes objectifs. Tout ce qui n'est pas congruent, pour moi, c'est de la procrastination.
Speaker 2Le premier roman et quels ont été justement les déclencheurs qui ont fait que son premier roman a été écrit très, très vite. On parle aussi de comment se sentir légitime d'écrire quand on a une carrière scientifique et de plein d'autres choses que je te laisse découvrir dans cet épisode Pépite. Tu écris depuis quand?
Speaker 1En fait, j'écris depuis tout petit. J'écrivais sur tout ce que je faisais en étant petit, quand je jouais notamment avec les Playmobil et Feu, les Bionicle, c'était des Lego, des monstres robots. Certains auront la référence. Un jeu que j'aimais beaucoup, le coup de fer avec eux, c'était je les faisais combattre et celui qui perdait, il devait donner un morceau de lui à son adversaire. Et du coup, il devenait de plus en plus gros, avec de plus en plus de bras et d'armes. Et du coup, j'écrivais sur ça et je racontais. Je ne sais pas trop ce que je racontais. Je racontais plein de trucs. Et après, j'ai complètement arrêté d'écrire avec les études, les études scientifiques classiques. Et ce qui est fou, c'est que c'est vraiment un coup du sort qui m'a fait reprendre l'écriture juste après le Covid. Tu vois, plein de gens ont eu le déclic pendant le Covid de dire qu'est-ce qui m'a. Qu'est-ce qui m'anime? Qu'est-ce que j'ai envie de faire maintenant que j'ai du temps? Moi, pendant le Covid, j'ai joué à Football Manager à Jean-Claire. Donc, j'ai eu zéro révélation. J'ai fait que jouer à Football Manager et faire du sport, globalement. Et en fait, juste après le Covid, j'ai commencé un taf où j'avais genre pas Internet, pas Google, pas mon téléphone pendant huit heures, tu vois. On me donnait que de la doc à lire parce que c'était le début. Et je déteste ça. Ce n'est pas du tout ma manière de fonctionner. Moi, j'aime bien avoir de la doc à lire entre deux choses à faire. Et donc, en fait, je m'emmerdais de fou. Et c'est à ce moment-là, comme je n'avais rien d'autre sous la main, que mon esprit s'est remis à réfléchir, à vagabonder un peu. Et j'ai reconnecté avec des idées que j'avais eues. Et c'est là que j'ai recommencé à noter des trucs, tu vois. Donc, j'ai recommencé à noter des idées de personnages, des idées d'histoire, des idées de monde. Vraiment le début d'un world building de monde de fantasy. Et ça a été le début de l'aventure. Mais à ce moment-là, franchement, je passais plus de temps à dire « Ouais, ouais, je vais écrire des tonnes d'histoires. » « Je vais écrire des tonnes d'histoires, des tonnes de livres. » Ça va être incroyable qu'à écrire vraiment. Franchement, il m'a bien fallu trois ans avant de vraiment commencer à écrire. Et encore plus pour vraiment se dire « Ok, je vais sortir un livre. »
Speaker 2C'est marrant, ça, parce que le côté ennui, moi, ça revient aussi beaucoup chez moi. Les périodes d'ennui sont hyper propices à la créativité. Parce que si tu veux avoir des idées, tu m'enfermes dans une pièce, tu me dis « Il y a réunion sur un truc qui te concerne à moitié. » Alors là, c'est bon, je pars en puissance mille de créativité. Et le mini-truc qui m'inspire quand même ta réponse, c'est aussi Big Up aux personnes qui suivent. J'écris un roman depuis le Covid, parce que c'est depuis le Covid pour ma part. En tout cas, moi, c'était juste avant le Covid que je me suis lancé. J'ai une intuition divine à ce jour-là. Et du coup, tout ça a mené au fait que tu as publié un roman en 2024. Est-ce que tu peux nous parler de comment il est né?
Speaker 1En gros, je reconnecte en 2020. Donc, il me faut quatre ans pour me dire « Ok, je vais publier un livre. » C'est quand même fou. Et c'est long, quatre ans. Et en fait, du coup, le livre que j'ai publié n'a rien à voir avec les idées que j'ai eues. C'est justement là qu'est le twist. En gros, en 2023, je découvre vraiment le déclencheur de tout. C'est que j'y découvre les IA génératifs d'images. Alors voilà, ça peut paraître, c'est chacun aime ou aime pas, tu vois. Mais en tout cas, ce truc-là débloque un truc en moi de fou, parce que j'avais toujours eu une immense frustration de ne pas pouvoir spontanément illustrer ce que j'écrivais. D'ailleurs, tu vois, je te disais, quand j'étais petit, j'écrivais. Le truc que je me rappelle le plus, c'est une BD de moi et de mon meilleur ami qui partait explorer des mondes, enfin même pas des pays inconnus, tu vois. Et donc, j'ai toujours ce rapport très visuel à l'imaginaire. Et ce qui est marrant, c'est que moi, j'aime pas trop les descriptions. J'aime bien quand c'est un peu propre à chacun. Et donc, je m'imaginais beaucoup ces choses-là. Et donc, de pouvoir illustrer, c'était un truc pour moi de fou. Et en fait, ça a déclenché un truc chez moi. Je me suis dit, non, mais c'est super. En vrai, je suis trop content d'avoir réussi à illustrer ça. Je vais le partager. Et c'était tellement plus facile pour moi de partager une image comme ça, créée un peu à la va-vite, qu'un texte qui est très personnel ou qui vient vraiment, vraiment, vraiment, vraiment de toi et qui raconte plein de choses sur toi. Et en fait, j'ai commencé à partager ça. À l'époque, je suis toujours fasciné, on en a déjà un petit peu parlé, mais par tout ce qui était blockchain, NFT, etc. Et donc, moi, je balance dans ce monde-là. Je partage tout ce que je fais. Je vends beaucoup de NFT. Tu vois, c'est la base de la communauté que je crée et autour de ça. Là où ça connecte avec l'écriture, c'est qu'en fait, très vite, créer des images pour créer des images, ça ne m'intéresse pas. Il y a un truc, moi, ce qui m'intéresse, c'est l'âme que tu mets dedans, c'est les histoires que ça raconte. Et donc, j'ai toujours mis une grande attention à essayer de raconter des choses avec ces images-là. Je ne détaille pas toutes les collections que j'ai pu faire et qui racontent plein de trucs. Mais en tout cas, j'essaie de véhiculer cette passion de l'écriture au travers de ça. Et en fait, je rencontre quelqu'un qui s'appelle Aubin, qui, à l'époque, a une entreprise qui mise à démocratiser les sujets blockchain, Web3, NFT, via des cours gratuits en ligne, gamifiés. Et donc, pour éduquer les gens autour de ces sujets-là, il développe un lore avec un monde où tu as des ours et des taureaux qui se tapent dessus. Et ça, c'est le petit clin d'œil au monde des marchés financiers parce que tu as l'histoire de bear market quand tout se casse la gueule et de bull market quand tous les cours montent. Et donc, il a créé un petit lore où tu as des taureaux, des bears, des bulls qui se tapent dessus avec de la magie. Et quand il découvre que j'écris, il me dit j'aimerais que tu écrives l'histoire autour de ça. Moi, je suis un peu frileux parce que j'ai un rapport à l'écriture qui est très personnel et je n'arrive pas à écrire pour quelqu'un. Je n'arrive pas à être prêt de plume, par exemple. Il me dirait, il faut que tu racontes une histoire qui va faire ABCD, etc. Ça, je n'y arrive pas du tout. Et donc, je suis un peu frileux. Je lui dis, je ne sais pas trop. Et en fait, il me dit, non, mais tu es 100% libre de faire ce que tu veux. La seule chose que ça doit raconter, c'est un monde magique. Il y a une académie de magie. Parce que c'est celle où, justement, lui apprend des trucs. Et tu as des taureaux et des ours. Et c'est tout. Et il se déteste. Donc là, je me dis, OK, on est sur un pitch. Ça va, ça laisse libre cours à la créativité. Évidemment, la plus grosse inspiration de ça, c'est Harry Potter, tu vois, dans le thème. De toute façon, l'académie de magie le raccourcit sur J.K. Rowling, il est direct. Et donc, je dis d'accord. Alors, ça l'est très vite devenu tous les personnages que j'ai inventés. Je les ai, ils viennent du cœur, tu vois. Mais ça m'a complètement décomplexé. Et ça a été tellement plus facile de dire, OK, cette histoire va raconter ça. OK, ça peut être intéressant, mais en fait, ça ne sert pas le propos de l'histoire. Et donc, faire le tri dans toutes les idées, c'était bien plus simple. Et faire le tri dans les personnages aussi, c'était bien plus simple. Parce que du coup, les personnages inutiles, tu te dis, OK, ils ne servent à rien, je les supprime, quoi. Bon, il y en a certains, tu vois, ça fait toujours un peu mal au cœur, mais dans l'ensemble, j'ai réussi vraiment à extraire, vraiment, le cœur du truc. Et donc, après, je suis parti sur l'écriture, une fois que j'avais cette espèce de trame et qu'Aubin était OK, tu vois, parce que, bon, quand même, je voulais un peu sa validation. Et là, je suis parti, franchement, et en fait, ça a déroulé, je ne sais pas. Là, il y a vraiment un truc qui s'est passé. Ce détachement que j'ai eu au début m'a permis vraiment de faire le premier pas. Et après, moi, je suis un peu un toqué de la discipline. Et en fait, quand j'ai fait le premier pas, c'est allé tout droit, quoi. Et donc, après, Aubin l'a lu, il était super content. Et il avait même été surpris, parce qu'en soi, tu vois, il m'avait demandé ça, mais on se connaissait, hop, tu vois, on ne s'était jamais vus. La seule chose, tu vois, c'était, lui, il avait une photo de profil de loup, moi, c'était un guépard, tu vois, on ne se connaissait pas. C'est une très belle histoire, parce que c'est vraiment une espèce de confiance mutuelle entre deux personnes qui ne se connaissent pas, mais qui se croisent et se disent, OK, ce serait cool de faire un truc ensemble. Et l'histoire a plu. C'est au moment, en plus, où, avec d'autres gars, on se dit, putain, ça serait cool de faire une maison d'édition qui adresse ces sujets Web3, et donc, en fait, tout s'aligne pour que l'histoire que je publie se fasse avec la maison d'édition. Et donc, ça sort en 2024. Et ça a été un truc assez rapide, parce qu'en fait, j'ai commencé en octobre 2023, et le livre s'est en septembre 2024 imprimé, donc moins d'un an. Et en vrai, il n'y a même pas six mois d'écriture, de relecture, etc.
Speaker 2C'est énorme. Enfin, c'est énorme en n'étant pas beaucoup.
Speaker 1Ouais, bah ouais, ouais, ouais, ouais. C'est vraiment là que je me suis dit, en plus, franchement, c'est possible de le faire. J'y passais pas ma vie, en plus, parce que j'avais encore un travail à l'époque. Donc, j'étais moins régulier que maintenant, tu vois. J'écrivais pas tous les jours. Il y avait même des phases. En plus, j'avais eu des déménagements, des trucs comme ça, ou vraiment des moments où c'est chiant d'écrire. Mais ouais, ça a été rapide. Mais j'étais hyper motivé aussi. Parce qu'en fait, tu vois, c'est ça, on en parlait en plus par message hier, mais le premier pas est vraiment douloureux. La friction est immense, parce que c'est vraiment un engagement. Et en fait, moi, c'est. En gros, Aubin, il m'avait dit, moi, je veux que l'histoire, elle sorte en 2024. Donc, il sait qu'écrire un livre, ça prend du temps. Mais il était là en mode, je veux pas que l'histoire sorte dans quatre ans, tu vois. Et donc, cette espèce de. C'était même pas de la pression. parce qu'en fait, il m'a envoyé zéro message pendant que j'écrivais. Mais le fait de savoir que j'ai dû prendre un engagement avec quelqu'un, ça m'a permis de faire le premier pas. Et franchement, une fois que le premier pas, il est fait, bon, t'as des hauts, t'as des bas, mais quand tu vois le truc qui prend forme, quand tu te retournes, que tu vois qu'il y a 10 000, 20 000 mots, 30 000 mots décrits, c'est impossible de ne pas être rappelé par la fin.
Speaker 2Il y a beaucoup de sujets autour de ce que tu dis parce qu'effectivement, je pense que ce côté rapport à quelqu'un d'extérieur, ça t'engage. Et donc, forcément que t'as une source de motivation supplémentaire. Ce côté, c'est pas mon histoire, je ne l'ai pas sorti viscéralement de mon vécu. Pareil, ça te donne une source de motivation supplémentaire. En tout cas, ça te fait comme un blocage possible. Par contre, il en reste plein. Notamment, t'as évoqué le fait que t'avais un travail à côté. À l'époque, t'écrivais comment?
Speaker 1En gros, là où je travaillais, j'allais être rapatrié à Lyon. Donc, j'étais en déplacement. Et donc, c'était acté que j'allais rentrer. Donc, c'est pas qu'il y avait du laxisme, c'est juste qu'à ce moment-là, j'ai été capable aussi, moi, de mettre mes limites avec le travail. Et donc, en fait, j'ai combattu le présentéisme qu'il y avait là-bas. En fait, je faisais très bien mon travail. Et donc, en fait, ils ne pouvaient pas vraiment me dire tu pars trop tôt ou t'arrives trop tard. Et en fait, dans ma démarche, tu vois, je faisais du 9-17, mais très. genre j'étais sharp, quoi. En gros, j'arrivais à 9h, je repartais à 17h. Je ne passais pas mon temps à fumer des clopes ou à boire des cafés. Et donc, en fait, j'étais juste très efficace au travail. Et du coup, j'écrivais le matin. Et à l'époque, comme j'avais du déplacement, le matin, j'écrivais assez peu. Donc, surtout le soir aussi. Et en fait, les week-ends, les week-ends et les vacances, principalement.
Speaker 2Ça nécessite de volonté quand même d'écrire les week-ends et les vacances.
Speaker 1En fait, j'ai du mal à. Tu vois, il y a vraiment cette histoire de motivation au début, qui est souvent le truc qui te permet de commencer. Et après, tout de suite, il faut réussir à le transformer en discipline. Et après, en fait, je ne sais pas trop comment expliquer, mais j'ai l'impression qu'il y a un peu cette boucle entre motivation et discipline qui s'apprend énormément, qui est bien plus facile à voir quand tu as quelqu'un qui te le dit. Et en fait, moi, cette chose-là, je l'ai vue parce que je tenais quand même au bain au courant de l'avancement. Et donc, en fait, ça me forçait à voir mon avancement. Et ça, ça me motivait. Et donc, ça me permettait d'asseoir cette discipline. Et donc, la boucle, là, je l'ai bien, bien, bien vue. C'est exactement ce que je dis aux gens maintenant, en fait. Tu vois, tu as dit deux choses intéressantes. Le fait que ce ne soit pas mon histoire, ça m'a permis de commencer. Moi, ce que je conseille toujours aux gens pour commencer à écrire, c'est d'écrire sur des trucs qui n'ont rien à voir avec ce qu'ils ont envie d'écrire. Et ça, ça permet vraiment de commencer des trucs.
Speaker 2Tu veux les appeler à texte?
Speaker 1Exactement. Ça, j'en ai fait très peu. Je me l'ai fait moi-même. J'écris des petites histoires comme ça. Mais les appels à texte, ce sont une bonne idée, ouais.
Speaker 2On a parlé d'ailleurs du Covid juste avant. Et je trouve qu'effectivement, c'est quelque chose qu'on a tendance à oublier. Mais toutes les personnes qui ont commencé à écrire un roman pendant le Covid sont pour la plupart encore dedans. Parce que la vie est revenue après. Mais justement, je trouve que c'est intéressant que tu dises qu'il faut une énergie de départ. Et justement, le Covid, ça a été pour énormément de personnes. Et tous les membres qui ont rejoint J'écris un roman entre 2020 et 2021, c'était j'ai du temps, donc je vais écrire mon livre. Enfin, je peux. Quand tu dis qu'il faut que ça devienne une discipline, pour certaines personnes, ça l'a fait. Notamment Stéphanie Noailles qui va publier un roman avec J'écris un roman là en avril. Mais pour d'autres, c'était plus compliqué. Il y avait aussi la famille, le travail qui rattrape, etc. Et même moi qui étais à l'époque auteur, entrepreneur, mais quand la fin du télétravail est arrivée, sachant que moi, j'ai travaillé en continu, mais pendant toute cette période-là, clairement, on passage à vide. Tu te dis, punaise, il faut que je fasse des choix maintenant dans mon emploi du temps. Sinon, mon énergie n'est pas illimitée, etc. Donc, je trouve que c'est intéressant de dire que cette motivation, elle doit devenir une discipline. Mais il faut réussir vraiment à trouver quelque chose de durable qui marche dans notre quotidien.
Speaker 1Oui, exactement. Après, moi, j'avoue, je suis peut-être un peu dur avec ça, tu vois. Mais en fait, quand tu verbalises que ton rêve, c'est d'écrire un livre et que tu as envie d'écrire un livre, après, il faut l'assumer. Tu vois? Et les décisions que tu prends dans tes journées, il faut qu'elles soient congruentes avec ça. Et moi, je l'ai trop. En fait, c'est ça. Moi, ce qui s'est passé quand j'ai commencé à écrire, c'est qu'en fait, je disais à tout le monde. En fait, même pas, tu vois. Je ne le disais qu'à certaines personnes. En plus, pourquoi je le disais? Parce que j'avais envie de dire, regardez, j'avance. Je n'avançais pas du tout. En fait, à l'époque, ce que je faisais, c'est que je passais mon temps à dire que j'allais écrire des livres. Et en fait, je n'écrivais pas. Ce que je faisais au quotidien, c'était je regardais Netflix. Je faisais plein de trucs qui ne servaient à rien. Et quand j'ai pris conscience qu'en fait, il y a un moment, si tu veux faire des choses, il faut juste accorder tes actions avec ces choses-là. Ça ne veut pas dire qu'il faut tout sacrifier. Je ne dis pas qu'il faut arrêter de regarder des séries, qu'il ne faut plus voir ses potes, etc. Mais il faut juste un moment quand même assumé. Et ce n'est pas en regardant Netflix. Est-ce que tu écris des livres? Et donc, moi, ça m'a beaucoup aidé à un moment de me dire, OK, typiquement pour les week-ends, je me levais le matin et je me disais, OK, est-ce que là, vraiment, j'ai envie de traîner une heure au lit en regardant une série ou en scrollant sur Instagram? Ou alors, est-ce que je prends juste 20 minutes pour écrire un peu? Mais 20 minutes, ce n'est rien dans une journée. Et en fait, juste ces 20 minutes-là, elles suffisent pour avancer. Et ça suffit pour écrire un livre.
Speaker 2Moi, c'est ce que le NaNoWriMo m'a apporté. Parce qu'effectivement, comme le NaNoWriMo, ça dure un mois et que tu dois écrire énormément chaque jour, tu fais des choix. Et là, tu dis aux gens, maintenant, je ne peux pas sortir. Maintenant, je ne vais pas aller voir des cours et tout ça. Parce que j'écris. Et le reste du temps, j'arrive plus ou moins à jongler entre tout ça. Mais alors, le NaNoWriMo, moi, je le vis à chaque fois comme une libération en mode, je pars dans ma grotte, barrez-vous. Bon, vraiment, parce que j'écris en collectif. Et pareil, pas de week-end, pas de ci, pas de ça. Non, je ne suis pas dispo, désolé, c'est le mot d'écriture. Mais c'est vrai que le reste de l'année, ce n'est pas forcément évident. Alors, c'est marrant que tu parles du week-end, parce que clairement, le week-end, c'est un truc, mais c'est pareil, si je me réveille, je ne sais pas, je vais aller écrire. Et en fait, je pense que c'est des choses qui m'ont apporté tout ce genre de décision, tout ce genre de choix que tu fais, où tu privilégies l'écriture. Parce que souvent, on me demande, mais comment tu fais pour écrire avec tout ce que tu fais et machin? Je dis, mais en fait, ce n'est même pas une question. Il n'y a aucune lutte. Il n'y a aucun truc. Et pourtant, je viens d'envoyer un roman à des éditeurs et c'était la clé, les dernières corrections. Quand tu regardes ton roman dans les yeux, en mode, je vais vraiment envoyer ça, je vais vraiment envoyer ça. À force d'instaurer, en fait, ce n'est même pas une histoire de discipline. Je trouve que c'est un réflexe. Et quand l'écriture, ça devient ton réflexe, il n'y a plus besoin de faire quoi que ce soit.
Speaker 1Exactement. C'est vraiment là, tu vois, on disait, motivation, discipline, et après, ça devient le réflexe. Ça s'inscrit. Et tu vois, c'est marrant, tu as parlé encore une fois le week-end. En fait, moi, je me rends compte maintenant que les week-ends sont vraiment des jours comme les autres. Et ça, c'est un peu, c'est ma conviction très personnelle. C'est un peu une construction sociale, le week-end, tu vois. On nous a dit qu'il fallait nous amuser pendant le week-end. Mais en vérité, déjà, tu peux t'amuser tous les jours. En fait, le week-end est un jour comme les autres. Et moi, mon réveil, il sonne le samedi et le dimanche. Il sonne pareil que lundi, le mardi, le mercredi, le jeudi ou le vendredi. Et donc, mes jours sont identiques dans la structure. Pas dans ce qu'on fait, parce qu'il faut toujours laisser un peu de place au chaos, à l'imprévu, dans la rigidité d'une routine, parce que sinon, ça devient mortifère. Mais le fait d'appréhender le samedi ou le dimanche comme un autre jour, les week-ends sont tellement longs. 48 heures où tu es 100% libre de faire ce que tu veux, c'est vraiment long. Tu peux vraiment faire plein de choses. Et même si tu as des enfants, même si tu as, je ne sais pas, des travaux à faire, c'est vraiment long. Donc, il faut en profiter. Et quelque part, il faut réussir à déconstruire un peu ce truc de « Ok, le samedi, ça veut dire Grassemat juste à 11 heures. » Ou alors, au contraire, il faut s'interroger sur le rythme qu'on s'impose dans la semaine. Et ça, après, c'est. Voilà. À un moment, il faut aussi vivre. Tu as des impératifs. Oui, il faut parfois se lever tôt. Dans l'idée, j'aime bien ce truc de déconstruire un peu le week-end.
Speaker 2J'aime bien parce que tout à l'heure, tu as parlé justement du fait d'écrire dès le matin, etc. Et il y a une citation, je pense que c'est du Miracle Morning, qui dit « Ma journée, c'est ma vie ». Et je l'adore parce que vraiment, pour moi, c'est ça. C'est tu te lèves le matin et tu choisis ce que tu vas faire. Alors oui, évidemment, on a des tas de contraintes. Je veux bien prétendre en avoir un énorme paquet, tu vois. Et je sais que quand je me réveille, ça va être le parcours du combattant jusqu'à 22h30. En même temps, j'arrive à mettre l'écriture dedans. Et je trouve que c'est une énergie qu'on se donne de se dire « Ouais, mais même si j'ai le parcours du combattant jusqu'à 22h30, j'ai quand même envie d'écrire, de faire ça, etc. » On a parlé justement du fait que tu écrivais le matin. Et un jour, tu m'as dit un truc du style « Comme ça, c'est fait. Je suis tranquille. »
Speaker 1En fait, le Rex que j'ai de l'aventure, vraiment, quand je me suis. mis à écrire, c'est que c'est un truc qui m'omnubile. Je le vois vraiment comme ma mission personnelle de vie, tu vois. Vraiment, de moi à moi. Et quand je n'écris pas le matin, je passe mon temps à y penser. Je me dis « Putain, mais il faut que je pose cette petite brique qui va me permettre de m'accomplir. » Et en fait, à partir du moment où je me suis mis à écrire le matin, ça m'a déchargé mentalement pour le reste de la journée. Et c'est d'autant plus vrai maintenant que j'ai énormément d'autres trucs à côté, en plus de l'écriture. En fait, je n'ai pas envie de penser à mon histoire en permanence. Alors, tu y penses toujours un peu inconsciemment et parfois, tu as des épiphanies comme ça qui te frappent comme la foudre. Mais dans l'idée, le matin, vers 9h, généralement, je pose le stylo, tu vois, enfin, le clavier plutôt maintenant. Et après, je n'y pense plus. Et je sais que j'y repenserai le lendemain matin quand je me remettrai à écrire. Et quelque part, ce détachement, ça rend un peu le truc. Ça participe à la discipline, ça participe au réflexe parce qu'il y a un côté un peu excitant après. Tu te dis, ah putain, le moment où je vais pouvoir écrire arrive. Et quelque part, cette espèce de rigidité que je me mets, elle me permet de pleinement explorer tout ce que j'ai envie d'explorer sans me forcer, quoi. Ça devient très. Et puis après, tu as la notion d'habitude et de flow que tu arrives à créer. Je disais, à un moment, j'ai partagé un message récemment qui était, j'ai envie d'être le fruit de l'environnement porteur que je crée. Et en fait, ce truc-là, cette espèce de cocon que j'ai le matin où je mets toujours les mêmes musiques, j'écris toujours à la même heure. en fait il y a un truc un peu qui se passe dans ton cerveau et tu fais ok là faut qu'ils t'écrivent tu vois, sois créatif écris donc j'écris le matin
Speaker 2ouais j'allais te dire il y a un livre sur les habitudes atomiques je sais pas si tu vois
Speaker 1ouais atomique, je pense c'est un très très très bon livre, il faut que tout le monde le lise celui-là c'est pareil, il fait partie des livres d'utilité publique
Speaker 2c'est clair et en fait effectivement il conseille quand tu veux prendre une habitude de l'associer avec une autre que tu fais déjà, ça marche super bien sur le début des sessions d'écriture pour moi moi même dans un train avec une tablette large comme ça il faut que je pose mon tête à droite de mon clavier et c'est vrai qu'en fait et pareil une musique le générique du roman en général et en fait clairement il faut deux trucs et pouf c'est bon c'est parti et si justement alors je sais pas si toi ça te le fait mais justement il y a des moments où tu fais volontairement pas ça moi c'est vraiment ça, c'est pour me lancer dans le côté créatif genre écrite pour m'engager mais par contre en réécriture si je commence à faire ça mais je vais juste regarder par la fenêtre et du coup je me trouve des autres contraintes pour pas partir dans le mode inspiration et flou parce qu'entre toi t'as un problème à résoudre un peu le footing sur ta caisse optique
Speaker 1ouais exactement, après effectivement pour aller voir son côté créatif c'est bien de bousculer un peu les habitudes, pour ça encore une fois je le dis il faut un peu de chaos dans notre vie et ça rejoint le fait par exemple de se laisser porter par son écriture ça parlera surtout aux gens qui écrivent pour eux quand t'écris vraiment pour je sais pas des adolescents de 13-14 ans ou spécifiquement pour un genre je pense que c'est plus compliqué de se laisser porter par sa plume mais quand t'écris d'un truc qui vient de toi, de tes intestins en fait le mieux c'est de quand même laisser libre cours au chaos de partir et de se parfois moi je le dis toujours mais les meilleures sessions d'écriture c'est celles où il se passe des trucs que j'avais pas prévu quoi et ça m'a beaucoup fait ça sur la suite de l'Etre intétéré tu vois et c'est pour ça que par exemple des personnages comme, en fait voilà là je reboucle avec ça mais Tolly par exemple c'est un personnage que j'adore parce qu'il y a un peu de moi dedans mais pas totalement mais il y a un peu de moi dedans mais pas totalement et en fait le côté très inconscient que tu craches parfois quand j'écris des scènes avec lui, tu vois il y a des trucs génials où je me dis putain mais c'est exactement comme ça que ça aurait pu se passer mais j'avais pas prévu que ça se passe comme ça et ça je trouve ça génial, ce côté chaotique dans l'écriture, trop organisé peut-être parfois ça peut te desservir.
Speaker 2Oui je confirme Tolly, meilleur personnage, ce côté aussi je trouve de créer le chaos c'est effectivement quelque chose que je conseille quand les gens écrivent quelque chose qui est hyper personnel qui vient des tripes et moi j'écris un roman entier comme ça qui était vraiment une thérapie complète sur une erreur qui se libère d'une addiction comme moi je l'avais fait quoi c'était un chemin de croix ce truc là et en fait justement je l'ai pas du tout écrit comme ça a chamboulé toutes mes habitudes d'écriture les deux romans que j'avais écrits avant c'était planifié, il y avait un plan je regardais mon plan, je faisais exactement ce que j'allais décrire et boum c'était vraiment c'était allumé, je pouvais écrire pendant 10 000 mots sur une journée sans s'y lier et là ça marchait pas du tout en fait, genre vraiment j'écrivais des trucs plats et nuls où il se passait pas ce que je voulais j'arrivais pas à faire le plan de ce machin enfin je l'ai fait genre 20 fois et je trouvais tout le temps qu'il était nul, effectivement comme tu dis ça me manquait le facteur chaos et ça me manquait l'inspiration divine un peu que t'as quand tu te colles au truc et du coup c'est marrant, on parlait hier de la Asgou de Bob Maier c'est un auteur américain qui dit bah en fait si t'as un bouclier à résoudre, Asgou tu te colles à ta chaise jusqu'à ce que ça soit fini et en fait je trouve qu'effectivement plus c'est personnel, plus on a besoin de faire sortir l'inconscient direct sur le papier par le cerveau et ça y'a pas 36 façons, y'a la l'habitude, on se collait tout le temps et pareil, c'est le genre de moment qu'on peut avoir aussi quand on écrit depuis longtemps le flow, enfin je sais pas toi mais moi le flow c'est en général la première heure, ça se passe rien de spécialement incroyable et plus j'attends, plus je peux avoir des illuminations ça a les meilleures scènes que j'écris de ma vie c'est au bout de 3 heures
Speaker 1c'est exactement ça, c'est souvent et c'est là que le réflexe que tu développes est important, y'a des moments t'as juste pas envie ou tu commences, t'es là tu fais ah franchement c'est pas terrible et puis y'a un moment t'as le tac le déclic et là ça coule sauf qu'en fait ce truc là si tu t'étais arrêté à ta première impression de dire ok ce mot il est pas terrible en fait tu l'as pas tu vois et parfois tu vois je repense à ça et je me dis putain le nombre de fois au début où j'écrivais pas parce que je me disais ouais c'est pas terrible j'ai peut-être raté des trucs extraordinaires c'est pour ça que maintenant je m'écoute plus tu vois quand je me dis j'ai pas envie je m'écoute plus, je le fais et puis parfois il se passe vraiment des trucs fous
Speaker 2depuis que je sais qu'Aurélie Wellenstein qui est une de mes autrices préférées qui écrit 12 romans absolument incroyables, elle a pas envie de s'y mettre non plus ça m'a débloqué quelque chose aussi c'est un peu comme la salle de sport, t'as pas envie d'y aller puis une fois que t'y es t'as plus le choix
Speaker 1c'est pour ça qu'hier je te posais la question parce que j'entends pas mal de gens qui disent justement j'ai pas envie de le vivre comme une contrainte ou comme une pression et en fait c'est un message que j'ai du mal à transmettre qui est qu'en fait c'est pas une pression j'arrive pas à mettre de mots dessus mais je sais pas comment expliquer j'ai vraiment du mal à le dire se sentir avancé c'est pas une pression j'aimerais dire aux gens mais en fait vous vous rendez pas compte que quand vous serez au milieu du chemin vous l'aurez pas cette pression vous verrez juste que le rêve arrive au bout et vous verrez tout ce que vous avez déjà fait c'est un truc que j'ai du mal à transmettre
Speaker 2en fait je pense qu'il y a plusieurs choses là-dedans parce qu'effectivement il y a la peur de la personne qui l'a jamais fait il y a la peur de la personne qui sait pas faire et il y a la peur de la difficulté un peu parce que tu te lances dans quelque chose de nouveau et si tu te mettais au tir à l'arc t'aurais pas trop de solutions que de faire plein plein de tir à l'arc au début même si t'es nul et que ça se passe pas bien et que tu passes pas forcément un bon moment donc ça oui je trouve qu'on le vit quand on démarre l'écriture mais effectivement là où je te rejoins c'est que c'est l'écriture, c'est magique l'écriture en fait on peut avoir des moments merveilleux dès le début ce que j'aime tellement avec l'écriture c'est que tout est possible parce que c'est l'art le plus brut d'avoir juste une page blanche face à soi et on met ce qu'on veut dessus mais c'est vrai qu'en même temps moi je comprends cette peur de la difficulté parce que une fois que tu mets le doigt dans le grenage quand même tu t'en sors pas vraiment cela dit et je pense que c'est ce qui peut freiner des personnes parce qu'elles savent ça inconsciemment qu'une fois que t'avances vraiment sur le chemin c'est un peu comme dans les scénarios il y a le moment où le héros peut plus revenir en arrière où il est parti dedans et effectivement je trouve que ça moi je le comprends et j'aurais pas l'air à dire à quelqu'un ouais ouais non mais vas-y
Speaker 1je suis d'accord et en fait c'est ça tu vois de toute façon dire que c'est facile c'est pas vrai par contre c'est pas compliqué en soi il faut juste écrire c'est pas, tu vois la règle est simple first step écrire, deuxième step répit tu vois et c'est tout entre guillemets et c'est vrai que c'est là aussi que le en tout cas moi c'est pour ça après derrière que le métier que j'avais envie d'embrasser c'était justement le fait de pouvoir accompagner ces gens dans cette difficulté là et quelque part tu vois je le fais notamment avec mon meilleur ami qui m'avait depuis très longtemps dit qu'il voulait écrire un livre et donc justement on s'est mis là tu vois on s'y est mis en fait je me rends compte que juste des petites frappes de dire mais aie confiance en toi là t'avances sur le bon chemin en fait ça suffit ça suffit à vaincre un peu cette pression que tu peux ressentir ou cette peur de la difficulté
Speaker 2justement à propos du fait qu'il faut pas grand chose on avait parlé vite fait tout à l'heure des blocages qu'on peut rencontrer quand on a une vie mais moi il me semble que tu disais quelque part que t'as dû combattre la procrastination
Speaker 1c'est affreux la procrastination moi il y a un livre qui m'avait marqué et en fait je l'ai lu il y a longtemps qui s'appelle The War of Art qui parle de la procrastination alors il y a trois parties à ce livre les deux premières sont très bien la partie devient la troisième partie devient très religieuse c'est un peu shéper j'avais pas trop compris mais les deux premières parties sont très très très bien et donc en fait on parle de la procrastination comme étant le fait de ne rien faire de dire ok quand je regarde Netflix au lieu de faire autre chose je procrastine en fait la procrastination c'est pas ça la procrastination ça peut prendre des milliards de formes différentes ça peut être de choisir de je sais pas de ranger son appartement au lieu d'écrire ça peut être de faire du world building pendant des mois au lieu d'écrire la procrastination c'est toutes les choses que tu fais qui t'amènent pas vers l'objectif que t'as tu vois je te disais d'être congruent avec tes objectifs tout ce qui est pas congruent pour moi c'est de la procrastination et moi ça je l'ai vécu mais extrêmement fort au début c'est pour ça que il m'a fallu 2020 2021 2022 2023 pour commencer à écrire tu vois un vrai livre avec un livre imprimé quoi et genre mais j'ai perdu mais des trucs mais de temps en temps de fou malade dans le monde de fantaisie que j'ai inventé j'écrirai après celui-là tu vois mais genre en gros j'avais une idée très claire je me disais ok j'ai fait une carte c'est joli ça m'aidait à me projeter un petit peu et après j'ai pris un pays et genre j'ai passé des mois à le diviser j'ai fait 300 cantons je leur ai donné des noms c'était un pays qui avait un énorme rapport avec les animaux donc ils avaient tous un animal totem donc là pareil je vais récupérer mes encyclopédies tu vois je sélectionne les trucs je fais ok ok machin et donc je me retrouve avec un truc qui est très bien un tableau excel qui fait 300 lignes il y a 600 enfin plus de 900 mots du coup tu vois enfin genre ça a aucun et j'ai passé des mois à faire ça j'ai écrit aucune ligne tu vois et ce qui est hyper insidieux c'est que j'ai vraiment eu la sensation d'avancer quand je faisais ça sauf qu'en fait c'était mais complètement déconnecté de la réalité de ce que je voulais raconter et ça c'est un énorme piège ça ça c'est vraiment c'est vraiment se mentir à soi-même tu vois
Speaker 2procrastination active mais en même temps ce qui est difficile c'est qu'effectivement faire 300 cantons là on est tous d'accord pour dire que c'était un peu abusé
Speaker 1c'est un peu tomate
Speaker 2c'est un peu le bout du curseur tu vois de la procrastination active je trouve et en fait au milieu et vers le début il y a des tas de trucs moi les auteurs que j'accompagne souvent ils se demandent s'ils sont en procrastination active ou s'ils sont vraiment en train de préparer leur histoire parce que pour le coup effectivement moi je suis une militante du fait que chacun a une façon de préparer son histoire et que pour certains ça peut être très long et j'en fais partie d'ailleurs et c'est vrai que du coup à chaque fois on a un petit pied sur la ligne de se dire mais attends c'est la procrastination ou c'est bon tu vois je trouve que c'est assez difficile aussi de trouver ce moment où on est prêt alors on ne l'est jamais vraiment mais en tout cas de trouver ce moment où si on se met face à un premier jet on ne va pas être en panique Et donc, en même temps, je comprends un peu les 300 cotons. Et je pense que quand c'est notre premier roman, on va beaucoup faire ça aussi.
Speaker 1En fait, ça, c'est des problématiques que je me rends compte en ayant fait la formation de coaching. C'est ce sujet qui se traite très bien en coaching. Parce qu'en fait, justement, tu vas creuser le pourquoi tu procrastines. En quoi c'est important pour toi de prendre ton temps là, maintenant. Ça ne permet pas de se mettre en action spécifiquement à comment ça écrire. Mais en tout cas, ça te permet d'amener une réponse à pourquoi tu en as besoin. En quoi c'est important. Et effectivement, tout le monde est différent. Ça, personne, il y en a des gens, ils peuvent se jeter dans le bain. Il y a zéro structure. D'autres, il faut que ça soit beaucoup plus précis. Mais ouais, c'est très personnel. Et en fait, c'est parce que c'est très personnel que justement, on passe notre temps à se demander est-ce qu'on est en procrastination? Est-ce qu'on est en procrastination? Ça, c'est le level d'après, ça. Tu procrastines en te demandant si tu procrastines.
Speaker 2Et puis, je trouve qu'il y a plusieurs types. Parce que pour moi, c'est assez sain, finalement, cette histoire de procrastination avant de démarrer ton premier G. Parce que ça veut dire que tu le prends au sérieux. Alors, je ne dis pas que démarrer un premier G, sans rien, c'est ne pas le prendre au sérieux. En tout cas, voilà, c'est ton projet. Il te tient à cœur. Donc, ouais, tu as envie d'avoir le maximum à te lancer. C'est quelque chose que je trouve normal. Et si je devais partir pour un long voyage, je me préparerais aussi. Mais il y a aussi la procrastination que j'appelle chronique. Où là, et j'en ai fait partie, je pense que c'est à différentes phases de notre vie ou quoi, mais on peut être sujet à ça. Et c'est un peu plus proche même d'une addiction. En tout cas, moi, je la compare à ce que j'ai appris sur les addictions. Et ça marche assez bien de comparer avec ça. Parce qu'en gros, le principe de l'addiction, c'est que tu fais un truc que tu n'es pas censé faire, genre manger, fumer et tout ça, parce que tu te sentais inconfortable. Et donc, tu vas te sentir inconfortable et te sentir coupable. Et donc, tu vas refaire le truc que tu n'es pas censé faire, again and again. Et il y a beaucoup ça aussi chez certaines personnes que j'ai accompagnées, de paralysie un peu, de plus je procrastine, plus je procrastine. C'est un truc qui t'accumule. Et on se sent d'autant plus coupable qu'on n'a pas avancé puis x, x, x. Et c'est vraiment quelque chose que j'essaie de combattre aussi. Parce que si oui, mais chez certaines personnes, ce n'était pas ça à la base. À la base, c'était juste que tu n'avais pas le temps pendant deux semaines. Ben voilà, on y revient sereinement. Et ce qui est cool, c'est qu'il faut juste une action contradictoire pour casser le cercle.
Speaker 1En fait, c'est ça la solution, c'est que c'est toujours la mise en action. Et la mise en action, on ne veut pas dire, là en l'occurrence, écrire, écrire, écrire. Ça peut être, c'est ce que j'adore dans le coaching, c'est que, en fait, c'est la personne qui trouve ses leviers et ses ressources. Et quelque part, chacun peut avoir son truc, tu vois. Et c'est ça qui est beau.
Speaker 2On a pas parlé d'un truc quand même qui me semble important, c'est que non seulement tu as pris le temps d'écrire, mais tu as forcément un temps illimité non plus à tes débuts. Tu as quand même eu quelques blocages, etc. Il y en a un dont on n'a pas parlé, qui est que tu avais un métier scientifique. Comment on se sent légitime d'écrire?
Speaker 1On ne se sent pas légitime au début. Non, c'était super dur. Pour moi, c'était super dur. Tu vois, récemment, j'ai échangé avec quelqu'un qui était pareil, qui était ingénieur. Et elle, au contraire, pour elle, tu vois, elle n'avait pas ce problème de légitimité, donc j'étais hyper impressionné. Et moi, ça a été au contraire très, très, très, très, très, très, très, très douloureux. Et je pense que c'est ça qui m'a aussi poussé à procrastiner. Je disais la procrastination, machin, etc. C'est des blocages personnels. Moi, mon blocage personnel, c'était un manque de légitimité. Tout ce qui m'a empêché d'avancer, c'était un manque de légitimité. Sincèrement, à l'époque, je n'aurais pas été en mode « Ouais, le coaching, c'est à chier ». Peut-être que j'aurais fait trois séances et en fait, j'aurais tout débloqué. C'est fou, je le pense vraiment maintenant, mais tu vois, il faut son chemin aussi. Mais moi, tout était un problème de manque de légitimité. Je me posais en permanence la question « Pourquoi un ingénieur serait légitime à écrire? » Et quelque chose que j'ai compris un peu après aussi, c'est que quand j'essaie d'analyser un peu pourquoi j'ai certaines personnes qui sont proches de moi, moi, j'ai un de mes meilleurs amis d'enfance, de lycée, qui avait ce côté très créatif, un rapport très instinctif, un peu génial à l'écriture, etc. Et je pense que la raison pour laquelle on s'est aussi bien entendus, au-delà de plein d'autres choses, c'est que lui a fait une terminale S et a réussi, il est parti en lettres, tu vois. En fait, il avait tout de suite ce rêve de dire « Moi, j'ai envie de devenir réalisateur, donc je fais des études de lettres, après je fais des trucs de cinéma, etc. » Et tu vois, quelque part, j'ai toujours été très attiré par lui en me disant « Putain, c'est fou qu'il ait ce courage-là. » Et en même temps, je me suis toujours senti, moi, un petit peu après, inférieur, parce que je me disais « Mais en fait, tu vois, c'est ça la différence, c'est que lui, il est parti dans des trucs littéraires. Moi, je ne l'ai pas fait. » Et donc, ça a été un chemin personnel, très long, de me confronter à cette légitimité. Et je crois que là, ce qui m'a aidé, c'est vraiment cette histoire de thème créatif, tu vois, tous les jours, que j'ai commencé en 2023. Parce qu'en fait, une fois que j'écrivais tous les jours, tu me posais de moins en moins la question, puis ça te permettait d'avoir des idées un peu géniales que tu peux partager. Et en le partageant, du coup, tu te sens de plus en plus légitime. Et donc après, tu commences à l'assumer, tu commences à le dire, tu le dis à tes parents, tes amis, et puis après, tu le dis au travail, tu le dis à des inconnus. Et là, maintenant, je n'ai plus du tout ce problème de légitimité parce qu'en plus, comme j'ai quitté mon travail d'ingénieur, maintenant, quand je me présente à quelqu'un, je ne peux pas lui dire, « Écoute, je suis chômeur, je ne fais rien, tu vois. » Du coup, je lui dis, « Non, je suis coach, je suis écrivain et j'accompagne des gens à écrire. » Et en fait, maintenant, voilà, c'est à force de le dire, à force de le faire, tu ne te poses plus la question. Mais par contre, effectivement, le scientifique, moi, a écrasé toute créativité très, très fort. Donc, un ingénieur, c'est censé faire quelque chose. Voilà, c'est un métier assez procédural. Il ne faut pas trop sortir du cadre. Et après, moi, c'est aussi un peu les injonctions d'enfance, tu vois. Sois parfait, fais pas de vagues. Bon, ben voilà, il m'a fallu du temps pour les déconstruire. Maintenant, j'ai envie de faire des vagues.
Speaker 2Depuis combien de temps tu dis que tu es écrivain?
Speaker 1Franchement, depuis que le manuscrit est terminé. Quand il était, en gros, prêt à être imprimé. Tu vois, le moment où tu prends la décision de dire, « Ok, est-ce que je l'envoie en maison? Est-ce que je l'auto-édite? Est-ce que machin? » Le moment où, vraiment, j'ai décidé d'y mettre un pont final. Parce que là, tu vois, je pouvais dire aux gens, « J'ai écrit un livre. » Et en fait, c'est ça qui a tout changé. Parce qu'avant, en tout cas, moi, dans le prisme que j'avais, c'était qu'un écrivain, ça a quand même écrit des livres. Et quelque part, je n'arrivais pas vraiment à le dire. Et après, ça a quand même été douloureux de le dire à certaines personnes. Tu vois, je sais qu'au travail, par exemple, ça a été compliqué de l'assumer pleinement. Maintenant, il n'y a plus personne à qui j'ose plus le dire. Justement, j'essaie de le dire en bon bol torse.
Speaker 2Ce qui n'est pas forcément évident, je trouve, c'est qu'on a notre image de l'écrivain avec un grand « E » qui correspond à certains genres littéraires. En France, l'imaginaire n'est pas rangé dans le même rayon qu'Alimar. Toi, tu t'es dirigé vers la fantasy, dès le début?
Speaker 1Oui, parce que c'est un truc. C'est l'expression la plus pure de ce que tu as en toi, parce que c'est un monde imaginaire. Et donc, c'est impossible de faire plus unique, de faire plus art. Moi, je le sens comme ça. Et donc, très naturellement, je me suis tourné par ça, parce que c'est ça qui m'attire depuis tout petit. Il y a tellement de choses que toutes les histoires que je m'inventais petit, c'était des histoires de fantasy ou dans des mondes de fantasy. Et d'ailleurs, tous les livres que j'ai lus à dos, etc., sont des livres où la description du personnage principal, j'en avais rien à foutre, c'était ma gueule. Après, je pense que j'écrirais tout dans ma vie. J'ai cette espèce de truc de toujours vouloir aller chercher ce que dit la créativité dans tous les médiums, de toutes les manières différentes. Et tu vois, au début, on parlait d'images par IA. En fait, très vite, je me suis dit, mais en fait, ça ne me suffit pas, ça. Ça ne me permet pas de m'exprimer pleinement. Donc après, tu te mets à jouer avec Photoshop, à faire du collage, à le mixer avec ce que tu fais sur une tablette. Puis après, tu te dis, putain, ça serait pas mal de rajouter de la musique par-dessus, etc., etc., etc. Et en fait, tu vois, je suis persuadé qu'un jour dans ma vie, d'ailleurs, je l'ai déjà fait. Tu vois, toi, tu disais que tu avais écrit des chansons. Moi, j'ai enregistré un son de rap avec mon meilleur pote. Voilà. Tu vois, et c'est des trucs, c'est trop un truc dans la créativité qui est génial. Et donc, la fantaisie, oui, c'est ce qui me passionne le plus. Mais je sais que j'écrirais plein d'autres choses. Tu vois, je te disais que j'écrirais une romance. Je vais le faire parce que je sais que ça va être une sacrée aventure, tu vois.
Speaker 2Je veux lire cette romance.
Speaker 1Ouais, ça va être marrant.
Speaker 2Il y a quelque chose, quand même, qui transparaît un petit peu dans tout ce qu'on a dit, c'est que ça parlait des images paria qui ont été un déclencheur. Justement, on a parlé de la fantaisie qui est effectivement le pays de tous les possibles, mais c'est aussi très difficile de se représenter les choses. Et je crois que si tu es une personne très visuelle, tu visualises les scènes dans ta tête. Et ça peut bloquer, tu vois.
Speaker 1Alors, c'est marrant parce que je discutais avec quelqu'un la dernière fois qui me disait que vraiment, un livre, pour elle, c'était comme un film. En fait, elle voyait, tu vois, vraiment les scènes et que c'est pour ça qu'elle pouvait écrire son premier jet très vite parce qu'en fait, elle écrivait juste ce qu'elle voyait dans sa tête. Et moi, je pense que je suis plus comme toi. Je dois être un peu entre les deux. En fait, il y a des scènes très fortes que je visualise très fort, mais pas l'entièreté, tu vois. Et typiquement, les choses pas très importantes. Dans ce que j'écris, j'aurais énormément de mal à décrire deux personnes qui marchent dans la rue pour un peu rien faire. Juste pour poser le décor ou décrire l'ambiance ou ce genre de choses. Ça, c'est des choses que je visualise pas vraiment. Par contre, les scènes importantes, ouais, je les visualise, mais plus comme des tableaux. Je pense que c'est pour ça que je me suis très reconnu dans le fait de réussir à illustrer des scènes très marquantes ou des personnages très marquants, parce que je le vois beaucoup plus comme ça, en fait.
Speaker 2En fait, c'est intéressant parce qu'effectivement, on a des coachs, donc tu sais, mais des canaux de communication qu'on préfère, quoi. Et en fait, moi, c'est clairement l'audio, c'est les mots. Donc, je suis capable de t'écrire de la poésie, je suis capable d'avoir un style de ouf, mais la visualisation, moi, ça m'a bloqué énormément à mes débuts parce que je visualisais rien. Alors, je mettrai dans les notes du podcast un lien vers ce sujet-là et comment je me suis débrouillée. Et oui, et sur le podcast, j'ai reçu Tiff, qui est illustratrice, qui me dit « Je prends un tableau, le premier plan, l'arrière-plan. » Et moi, je me disais « Mais je suis incapable de faire quoi que ce soit comme ça et c'est la méditation un peu et la visualisation qui m'ont aidé à essayer de créer des scènes et le plus beau compliment qu'on m'a fait ensuite sur mon livre c'est justement c'est très visuel j'aime bien parce que en fait je me suis tellement, t'as un peu le côté il faut que ça soit maxi visuel en fait tu compenses à un manque.
Speaker 1C'était en fait encore une fois je reviens à ça mais ça a été la mise en action tu vois la montagne d'écrire un livre pour moi elle me paraissait immense en fait et en fait quand tu le découpes, tu découpes le mammouth comme on dit ça paraît beaucoup moins haut et en fait moi il y a une phrase qui m'a marqué d'ailleurs qui est sur mon mur de citations là-bas tu vois, qui est une phrase de Nietzsche qui dit, quelqu'un qui pose la question comment gravirais-je le mieux la montagne et il lui répond monte et n'y pense pas et pour moi en fait c'est ça le chemin de l'écriture aussi.
Speaker 2Et puis quand tu escalades des montagnes pour de vrai tu te rends compte que c'est juste un pas après l'autre
Speaker 1c'est très l'analogie entre l'écriture et le sport de manière générale est très très fort il y a un moment où je me suis dit putain mais c'est fou parce que j'ai une discipline de fou malade dans le sport mais pas en écriture et je me suis dit mais en fait il faut juste que je fasse la même chose et ça ça a été un peu le déclencheur au moment où Aubin me demande d'écrire les trintes éthérées, tu vois je me dis putain mais si je continue comme j'ai fait avant le bouquin dans 4 ans j'aurais toujours pas écrit. Et en fait j'ai fait le rapprochement je me suis dit attends mais en fait il faut juste que je fasse comme quand j'ai essayé de gagner du poids tu vois. Donc je me mets à mesurer voilà je me suis mis à mesurer le nombre de mots que j'écrivais, je me mets à noter, voilà à prendre du recul à regarder ce que j'ai déjà accompli et rien que ça déjà ça a tout changé quoi. Et à le pratiquer
Speaker 2quotidiennement. En même temps que j'ai démarré l'écriture de roman et que j'étais une coureuse à pied qui faisait quand même des semis et même un marathon et c'était pareil j'ai eu ce moment de c'est comme la course la course je suis couru t'étais sous la neige la nuit et t'étais trop contente parce que tu te disais ah c'est cool je suis en avance sur mes objectifs et tout et ça me faisait courir encore
Speaker 1plus. J'ai une épiphanie là par rapport à ce que je te disais c'est l'espèce de pression etc bah en fait c'est exactement ce sentiment là. C'est comme courir sous la pluie c'est désagréable tu pourrais voir ça quand tu le projettes te dire ok c'est une vraie pression mais en fait non. Quand t'es dedans t'es content et tu fais putain je traverse une épreuve et à la fin tu fais putain c'est incroyable putain bah tu vois c'est, je suis content parce que là tu vois en parlant de cet exemple là, tu vois j'ai mis le mot, voilà c'est exactement cette sensation là.
Speaker 2Et en fait ça m'a vraiment aidé aussi alors en dehors du côté sous la neige et tout ça mais effectivement je me suis souvenu quand j'ai commencé à écrire je me suis souvenu justement de quand j'ai commencé à courir parce que c'est pareil c'est une habitude que tu crées et tout alors aller courir sous la neige je l'ai fait quand même plus tard tu vois. Mais le début je me souvenais parce que j'allais courir parce que vraiment le moment où tu regardes tes baskets en mode et bah tu te souviens pourquoi tu les as prises hier, deux jours avant tout ça tu vois. Et vraiment moi c'était ça et les premiers pas c'était les plus durs et tout ça en fait j'ai complètement transposé ça à l'écriture et je pense que c'est aussi ce qui m'a fait écrire on va dire le premier jet du premier roman que j'arrivais pas à écrire tu vois pareil parce que j'appliquais tout ce que je faisais en cours et pareil du coup j'étais trop fière de commencer ces sessions et tout. Peu importe où elle te mène quoi. Ça aide beaucoup On a déjà beaucoup parlé mais j'ai quand même une question qui me tient à coeur qui est, alors c'est un podcast que tu appelles Oser écrire, c'est d'ailleurs quelque chose que tu répètes régulièrement. Qu'est-ce qui te plaît dans le fait d'encourager les gens à oser?
Speaker 1C'est marrant parce que j'y ai beaucoup réfléchi et en fait je me suis arrivé à la conclusion que oser c'est vivre le plus simplement du monde parce qu'en fait la vie c'est le mouvement tu vois. Un truc, une phrase qui m'a beaucoup marqué aussi c'est le mouvement crée l'émotion et il se trouve que étymologiquement on m'a appris que les deux mots étaient liés tu vois. Et donc t'as un truc qui fait le mouvement crée l'émotion, crée le mouvement crée l'émotion, crée le mouvement, crée l'émotion et en fait oser c'est se mettre en mouvement c'est juste faire quelque chose vraiment n'importe quoi tu vois et cette mise en mouvement elle change toute la vie de manière générale elle te rend fière, elle te rend heureux, évidemment elle t'amène à vivre des épreuves, à faire des erreurs mais échouer c'est bien voilà c'est en fait c'est moi ce que j'aurais aimé qu'on me dise en fait et tu vois assez récemment j'ai fait dans une séance de psy, j'ai fait un exercice de visualisation justement pour débloquer un sujet annexe tu vois c'est pas très important mais la finalité de la visualisation c'est que je m'imaginais moi petit et moi grand dire quelque chose à ce Sam petit et en fait je me suis rendu compte que ce que j'avais envie de lui dire c'était ça genre ose, aie confiance en toi ose et en fait je pense que ce mot là il est tellement simple tu vois il fait trois lettres et ouais ça change tout et c'est même presque hyper dur d'expliquer à quel point oser faire des choses ça change une vie parce qu'en fait c'est pas possible de l'expliquer, ce que ça va créer ensuite c'est absolument incantifiable tu sais pas, moi j'ai des tas d'exemples et j'en parle d'ailleurs pas mal dans le podcast et j'en ai encore des tas mais vraiment faire un truc qui paraît anodin, tu peux tout imaginer c'est vraiment la notion d'effet papillon appliqué à sa propre vie et en fait l'exemple le plus parlant c'est le premier livre qui est là je partage une première image sur Twitter trois mois après je rencontre Robin deux mois après il me demande d'écrire et un an après j'ai écrit un livre ce livre là il a tout débloqué en fait parce que c'est celui qui me fait prendre conscience de putain mais cette émotion que j'ai ressentie en osant quelque chose, j'ai envie que les autres la ressentent tu vois c'est celui qui a remis au centre de ma vie la seule chose que j'ai aimé une des seules choses que j'ai aimé dans mon métier d'ingénieur qui est l'humain, l'humain, le potentiel qu'a l'humain et c'est pour ça que ça me tient énormément à coeur de pouvoir accompagner les gens à oser et oser écrire parce que je pense que un peu naïvement je vois un peu le livre comme le catalyseur de l'évolution de tout, c'est le centre de tellement de créativité, ça donne tellement d'inspiration et moi je suis convaincu que tous les livres qu'on écrit aujourd'hui ils seront peut-être lus dans 50 ans par quelqu'un et ça lui donnera une idée qui sauvera l'humanité si tant est qu'elle ait besoin d'être sauvée tu vois mais qui la changera en tout cas j'aime beaucoup cette vision d'accomplir ses rêves pour permettre aux autres de l'accomplir et accomplir un rêve c'est juste d'oser
Speaker 2c'est beau parce qu'effectivement cette vision là elle transparaît dans tout ce que tu fais
Speaker 1ouais j'essaie, en fait tu vois ça a été, pareil ça c'était un truc de, au début j'osais pas trop, justement tu vois je l'ai dit, j'osais pas trop être moi-même tu vois et donc même dans les premiers épisodes de podcast que j'ai enregistré, j'ai essayé de beaucoup les scripter par exemple, tu vois de dire ok je vais parler de ça puis tu vois la rationalité de l'ingénieur et à un moment je me suis dit non mais en fait c'est pas toi tu vois et j'ai essayé de réfléchir à qu'est-ce que j'aime écouter, moi ce que j'aime écouter chez les gens, ce qui me touche profondément chez les gens c'est leur authenticité, c'est leur histoire, c'est ce qui les rend uniques et je me suis dit en fait c'est ça que toi t'as envie fais ce que t'aimes tu vois et donc là j'ai osé être moi-même et en fait bah ça marche mieux et en fait quand tu oses faire des choses tout marche mieux, ça veut pas dire que tout marche et d'ailleurs il y a plein de choses qui marcheront pas mais tout marche mieux et dans ce qui marche pas parfois d'ailleurs là tu vois je fais un petit parallèle mais la notion d'échec en France elle est catastrophique on a un rapport à l'échec qui est terrible je conseille à tout le monde de lire les vertus de l'échec de Charles Pépin qui est un livre qui m'a retourné le crâne parce qu'en fait il voit dans l'échec les possibilités d'après quoi et en fait les échecs on s'en rappelle pas, pourtant typiquement depuis 2023 il y en a un paquet, j'ai fait un paquet de trucs qui ont pas marché tu vois l'effet papillon d'oser faire des choses fonctionne, donc c'est très bateau c'est très fleur bleue dit comme ça mais je pense vraiment que le secret du bonheur c'est d'oser
Speaker 2mais t'es un peu fleur bleue de toute façon
Speaker 1ouais de fou j'ai une vision très naïve de la vie même de la société de manière générale je crois en l'humain on va dire
Speaker 2Merci beaucoup d'avoir écouté cet épisode jusqu'au bout s'il t'a plu tu peux me laisser une note sur Apple Podcast ou Spotify ça m'aidera énormément à faire connaître le podcast et si tu souhaites me poser une question sur l'écriture, me donner ton avis sur l'épisode ou juste écrire avec la communauté J'écris un roman, rejoins-nous sur j'écris un roman.eu À la semaine prochaine.