Transcription
2623 Words, 15101 Characters
French Et bien salut tout le monde, on est de retour sur le podcast Impoly Glott, j'espĂšre que vous allez tous trĂšs bien, comme d'habitude avant de commencer l'Ă©pisode, allez voir Impoly Glott.com pour y trouver ma mĂ©thode et passer ce fameux plateau intermĂ©dia. Et bien les amis on se retrouve aujourd'hui pour un Ă©pisode assez simple, peut-ĂȘtre assez court, mais qui va ĂȘtre trĂšs important. En fait aujourd'hui je voudrais revenir sur le fameux plateau intermĂ©dia. Et vous savez que si vous m'Ă©coutez depuis longtemps, c'est quelque chose qui m'intĂ©resse Ă©normĂ©ment, c'est un peu ma spĂ©cialitĂ©, le plateau intermĂ©diaire, comment passer ce fameux plateau. Et j'imagine que si vous m'Ă©coutez, c'est parce que vous aussi, vous avez envie d'apprendre la langue avec une certaine expertise et que vous voulez vous sentir vraiment Ă l'aise et parler de façon fluide et naturelle. Donc il y a des gens, et je dis toujours, il y a deux types de polyglottes, il y a des gens qui aiment bien apprendre plein de langues et qui trouvent un peu leur excitation dans le dĂ©but de l'apprentissage de la langue, dĂ©couvrir la culture, dĂ©couvrir les mĂ©canismes de la langue et atteindre un niveau qui va ĂȘtre plus ou moins conversationnel, puis passer Ă une autre langue. Et il y a des gens qui adorent faire ça et qui sont capables d'avoir des conversations dans plein de langues, ils sont heureux comme ça. Et c'est super. Moi personnellement et j'imagine que pour vous c'est plus ou moins la mĂȘme chose, je fais partie de ceux qui prĂ©fĂšrent se concentrer sur une ou deux langues Ă©trangĂšres et vraiment aller au fond des choses. Vraiment parler ces langues, le mieux possible, me donner les moyens pour travailler ma fluiditĂ©, mon accent, ma prononciation, mon vocabulaire tout, ce qui va faire que je vais pouvoir parler cette langue, vivre dans le pays dans lequel on parle cette langue et me sentir vraiment Ă l'aise. Pas au point d'ĂȘtre complĂštement bilin comme un natif qui va naĂźtre avec cette langue, mais on va essayer de se rapprocher au maximum. Vous voyez, c'est ça l'idĂ©e. Et j'imagine que si vous ĂȘtes lĂ que vous Ă©coutez Ă Eme polyglotte, c'est un peu prĂšs la mĂȘme chose pour vous. Je pense que vous faites partie de ceux qui veulent aller un peu plus loin, qui en ont marre d'ĂȘtre bloquĂ©s Ă un certain plateau, qu'on appelle souvent le plateau intermĂ©diaire, depuis peut-ĂȘtre des mois voire des annĂ©es. Et vous en avez marre. Et je vous comprends, c'est un truc franchement qui m'a pris Ă©normĂ©ment de temps Ă comprendre. C'est difficile parce que, en gĂ©nĂ©ral, dans l'apprentissage des langues, on se basse sur plusieurs mĂ©thodologies qui date de. il y a longtemps maintenant. Je ne saurais pas vous retrouver les dates, l'ĂȘtrement, je prĂ©fĂšre pas me. vous dire de bĂȘtises, mais globalement, tout le monde va parler de la thĂ©orie de "crashion". Et qu'est-ce qu'elle dit cette thĂ©orie de "crashion"? En fait, la thĂ©orie c'est qu'il faut utiliser ce qu'on appelle le "comprĂ©hensible input", et donc c'est-Ă -dire "consommer du contenu" dans la langue cible, et ça va ĂȘtre du contenu qui est un niveau un tout petit peu plus Ă©levĂ© que notre niveau actuel. Et ça va nous permettre de pouvoir comprendre le support, mais de progressivement apprendre des mots et des expressions et des constructions plus compliquĂ©es, etc. Donc on va utiliser le "comprĂ©hensible input", et on va consommer du contenu. C'est une forme d'immersion Ă travers le contenu, si vous voulez, et vous allez apprendre d'une maniĂšre plus ou moins passive. C'est quelque chose qui est formidable. Sur le papier, on a l'impression que c'est vraiment une mĂ©thodologie qui marche super bien et qui est trĂšs facile, en fait. Je pense que c'est aussi ça la popularitĂ© de la thĂ©orie de "crashion". Je vais peut-ĂȘtre me faire des ennemis sur ce que je vais dire ici, mais je pense qu'il y a le cĂŽtĂ© un peu marketing qui fait la promotion d'une solution miracle qui est trĂšs simple et trĂšs accessible Ă tout le monde, puisque on rĂȘve tous de pouvoir apprendre une langue en regardant une sĂ©rie en Ă©coutant des podcasts et en attendant que le temps passe. Malheureusement, la rĂ©alitĂ© c'est que la thĂ©orie de "crashion" allait bonnes, c'est quelque chose qui est correcte et qui est bien Ă mettre en place, mais c'est loin d'ĂȘtre suffisant surtout si vous voulez aller au deux-lĂ du plateau intermĂ©dien. Donc toutes les personnes qui veulent apprendre plein de langues Ă des niveaux conversatiales peut-ĂȘtre qu'elles vont rĂ©ussir Ă atteindre ce niveau en utilisant la thĂ©orie de "crashion", en faisant un apprentissage un peu scolaire des exercices de grammaire etc etc. C'est possible. D'accord, je dis pas que c'est impossible. Mais voilĂ , nous ce qui nous intĂ©resse c'est parler comme un atyph. C'est ça l'objectif finale finalement. Alors oui, c'est un objectif qui est trĂšs ambitieux. Il y a certaines personnes qui vont nous dire que c'est pas possible. HonnĂȘtement moi, je fais pas trop attention Ă ce que les gens disent. Je pense que c'est bien d'avoir cet objectif de "je veux parler comme un atyph". Peut-ĂȘtre qu'on atteindra jamais cet objectif. C'est possible. Mais on va s'en rapprocher au maximum. C'est ça l'idĂ©e. Maintenant, comment on fait concrĂštement? Comment on peut passer d'un niveau conversationnel intermĂ©diaire, Ă un niveau vraiment sĂ©un ces deux expertise. On va parler flouillement, on va arrĂȘter de rĂ©flĂ©chir, on va arrĂȘter de traduire dans notre tĂȘte, on va arrĂȘter de construire nos phrases sur le moment. Ăa va ĂȘtre instinctif. Oui, comment on fait? Je vais vous dire un truc. C'est assez simple. Mais c'est quelque chose qu'il faut accepter et il faut vraiment ouvrir les yeux lĂ -dessus. Je pense que le problĂšme numĂ©ro 1 de la plus part des gens qui restent bloquĂ©s aux plateaux intermĂ©diaire, c'est des gens qui continuent d'utiliser les mĂȘmes mĂ©thodes qu'ils utilisĂ©s au dĂ©but. Et en gĂ©nĂ©ral, on parle de la mĂ©thode de CrachĂ©n. Souvent, c'est des gens qui vont se contenter de passer du temps Ă Ă©couter des podcasts, lire des livres, regarder des vidĂ©os sur YouTube, regarder des sĂ©ries, des films, etc. Peut-ĂȘtre Ă©ventuellement prendre en note du vocabulaire, mĂȘme faire Ă l'almit un exercice de grammaire, j'en sais rien, ça dĂ©pend des gens. Faire des flashcards, mĂȘme vous savez que je suis aussi un grand fan des flashcards. Mais je vous vous dis un truc, honnĂȘtement, c'est pas suffisant. Il vous manque un truc. Si vous faites ça, il vous manque un truc. Et mĂȘme si vous adoptez ce que j'appelle tout le temps la consommation active de support, c'est Ă dire prendre du vocabulaire en note, se poser des questions, reformuler des phrases, faire des flashcards, etc. Et bien, c'est toujours pas suffisant. En fait, il vous manque la piĂšce la plus importante du puzzle. Et en fait, cette piĂšce, c'est tout simplement parler. Et je sais ça va ĂȘtre un peu bĂȘte, mais je vous explique pourquoi. Si vous voulez apprendre Ă parler une langue, eh bien, c'est pas en mĂ©mo-risant du vocabulaire, c'est pas en apprenant des rĂšgles de grammaire complexe qui sont elles considĂ©rĂ©es de niveau C1, C2. C'est pas comme ça que vous allez parler la langue super bien. En fait, ce que vous faites quand vous apprenez la grammaire, la conjugaison, etc., c'est que vous faites un travail de linguiste. Qu'est-ce que c'est un linguiste, c'est un spĂ©cialiste de la langue. Il va comprendre la langue, il va l'Ă©tudier, mais il va pas forcĂ©ment super bien la parler. Moi, je me rappelle que j'avais une prof de linguistique en anglais, parce que je faisais des Ă©tudes de philologie anglaise Ă l'universitĂ©, et ma prof de linguistique, ça me faisait trop rire, parce qu'elle avait une connaissance de la langue anglaise qui Ă©tait incroyable, vraiment, Ă l'Ă©tĂ© capable de tout expliquer. Par contre, quand elle parlait en anglais, elle avait le pire accent possible, un accent français trĂšs fort, et elle hĂ©sitait. C'Ă©tait pas fluide, vous voyez? Donc ça montre bien que on peut ĂȘtre un linguiste, on peut ĂȘtre un spĂ©cialiste de la langue sans parler la langue. C'est des choses diffĂ©rentes. C'est pour ça aussi que je n'aime pas trop les examens officiels, le d'elf, le d'alf, tout ces trucs-lĂ . J'aime pas trop. Tout comme en anglais, j'aime pas trop les examens du Cambridge ou le Tawful ou peu importe. Pourquoi? Parce que en fait, ce n'est pas la mĂȘme chose de prĂ©parer un examen et de rĂ©ussir un examen et apprendre la langue, apprendre Ă parler la langue, ce n'est pas la mĂȘme chose. Donc on peut s'entraĂźner Ă passer un examen. Et donc sur le papier, on va avoir un niveau, mais en fait en rĂ©alitĂ©, on sait pas parler. Donc qu'est ce que je veux dire par lĂ ? Il va falloir ĂȘtre actif et prendre le taux ros par les cornes. C'est-Ă -dire, vous ĂȘtes un plateau, ça ne sert Ă rien de continuer d'apprendre des choses thĂ©oriques. Ăa va crĂ©er encore plus de confusion. Vous allez avoir trop d'informations. On n'a pas besoin de plus d'informations. Ă votre stade, si vous Ă©coutez mon podcast, vous avez dĂ©jĂ assez de grammaire et assez de vocabulaire. C'est sĂ»r. Sur et certain. Donc qu'est-ce qui vous manque? Il vous manque des exercices de production. Il faut se concentrer sur la output, la production, notamment la production oral. Mais aussi, vous pouvez utiliser des exercices de production Ă©crite qui vont vous aider Ă l'oral. Mais en tout cas, c'est pas en apprenant des choses et en mĂ©moisant des choses que vous allez mieux parler. Je fais toujours les mĂȘmes analogies, mais prenez par exemple la conduite, apprendre Ă conduire une voiture. Vous pouvez passer un an, deux ans, trois ans, quatre ans, toutes votre vie Ă mĂ©moriser et Ă Ă©tudier le manuel, le code de la route. Vous pouvez apprendre tous les panneaux, vous pouvez tout mĂ©moriser. Mais tant que vous n'allez pas vous mettre dans la voiture derriĂšre le volant et que vous n'allez pas appuyer sur les pĂ©dales et toucher au levier de vitesse, vous allez jamais apprendre Ă conduire. Oui? Et c'est pareil pour les langues. Vous pouvez apprendre toute la grammaire que vous voulez et tout le vocabulaire que vous voulez. Si vous ne parlez pas, ça ne viendra pas. Vous pouvez pas espĂ©rer avoir une conversation dans la rue et parler super bien si vous faites jamais des exercices qui visent la production oral. C'est quelque chose de logique. Donc, il y a plusieurs Ă©tapes. Moi, personnellement, j'adore le shadowing, mais attention le chat.
de Hadoing, ça reste un exercice, on va dire on va imiter. Donc là ça va ĂȘtre un exercice ciblĂ© pour amĂ©liorer sa prononciation et son accent mais ça reste de limitation et on veut pas ĂȘtre imitateur, on veut ĂȘtre acteur. Donc il va falloir faire des exercices de production oral, libre. Qu'est ce que vous pouvez faire pour ça? Bah tout simplement, parler. Vous pouvez vous parler Ă vous-mĂȘme. Il y a un exercice en particulier que je recommande Ă tout le monde. C'est de faire un journal vocal. Tous les jours vous pouvez prendre une application, moi j'utilise GERNO sur iOS. Donc si vous avez un iPhone, vous pouvez utiliser ça, mais il y a la mĂȘme chose sur les Android, honnĂȘtement vous pouvez faire ça avec n'importe quoi. Et tous les jours, bah vous faites un petit temps enregistrement audio. Mais sans rĂ©flĂ©chir. C'est Ă dire que vous avez peut-ĂȘtre pensĂ© au sujet que vous voulez aborder mais vous allez pas le prĂ©parer. Et donc par exemple, moi si j'ai regardĂ© un film, je vais prendre mon tĂ©lĂ©phone, je vais ouvrir l'application de GERNO et je vais enregistrer un audio en espagnol ou en anglais et je vais parler. Et je vais dire voilĂ , j'ai regardĂ© un film, ça parle de ça. J'ai trouvĂ© que c'Ă©tait bien, mais ils aurait pu amĂ©liorer ça. Blah, blah, blah, blah. Vous voyez? Et lĂ je parle, je produit la langue. Vous pouvez aussi le faire Ă l'Ă©crit. Comme ça, vous avez le temps de formuler les phrases. Puis aprĂšs, vous allez pouvoir lire le texte Ă voix haute et l'enregistrer. Donc il faut Ă©crire de la maniĂšre dont vous allez parler. Il faut pas Ă©crire comme un Ă©crivain. D'accord? Il faut Ă©crire comme si c'Ă©tait Ă l'oral, mais vous le faites Ă l'Ă©crit. Et ensuite, vous allez parler. Par exemple. Ăa, c'est un bon exercice, c'est un trĂšs bon exercice. Parce que lĂ , vous allez vraiment faire les deux. Vous allez crĂ©er des connexions neuronales qui vont ĂȘtre liĂ©es Ă la haute-poute, Ă la production. C'est vous qui allez construire la langue. Alors oui, vous allez peut-ĂȘtre faire des erreurs, c'est pas grave. Le but justement, c'est aprĂšs, vous allez pouvoir réécouter ça et vous allez pouvoir vous corriger. Et la prochaine fois, vous ferai attention Ă ne pas faire les mĂȘmes erreurs. Mais vous allez parler, vous allez ĂȘtre productif. Ăa, honnĂȘtement, faire un audio comme ça de 10 minutes, ça vaut tous les exercices du monde. Vous allez ĂȘtre beaucoup plus productif Ă faire ça que de passer une heure Ă Ă©couter un podcast ou regarder une sĂ©rie. Vraiment. Donc si vous faites un peu de shadowing, un peu de journal vocale, slash Ă©crit, vous pouvez faire les deux Ă©crivocales et que vous parlez Ă vous-mĂȘme et que vous avez des interactions avec des vrais personnes ou mĂȘme avec unia. Et bien lĂ , vous allez voir vraiment des gros progrĂšs. De trĂšs gros progrĂšs. Maintenant Ă©videmment, il vous faut du feedback. Donc si vous avez personne, si vous n'avez pas de prof, ben, utiliser unia, c'est toujours ça. Si vous avez un prof tant mieux, mais il va falloir faire, on va dire changer le ratio que vous avez actuellement. Et je pense que la plupart des gens, alors peut-ĂȘtre pas vous directement, mais en gĂ©nĂ©ral, les gens, je le vois, ils ont un ratio qui va ĂȘtre environ de 80% consommation et 20% production. Il va falloir inverser ça. Faut se concentrer que sur la production. La consommation vous en avez Ăąge assez fait. D'accord? D'ailleurs, c'est souvent liĂ© Ă la frustration suivante qui est que quand on est au plateau intermĂ©diaire, on est frustrĂ© justement parce que on est capable de comprendre tout ce qu'on Ă©coute et tout ce qu'on regarde et tout ce qu'on lit aussi, mais on n'est pas capable de bien parler. Et c'est vrai que c'est frustrant, mais c'est complĂštement logique puisque jusque lĂ , en fait, on a fait beaucoup de consommation. On a fait une immersion Ă travers des supports. On a Ă©coutĂ©, on a l'hu, on a et au final, on a jamais vraiment pris le temps de parler. Vous voyez? Donc on ne peut pas s'attendre Ă des miracles si on travaille de cette maniĂšre. Il va falloir renverser la tendance et se concentrer sur la production. VoilĂ , j'espĂšre que ça vous a aidĂ©. C'est un conseil simple, mais trĂšs important, honnĂȘtement. Je pense que c'est un des Ă©pisodes les plus importants que j'ai enregistrĂ©. Donc j'espĂšre que ça vous a plu. Si c'est le cas, n'hĂ©sitez pas Ă le partager et surtout Ă laisser des Ă©toiles sur Spotify et Apple Podcast. Ce que c'est la seule maniĂšre de faire grandir le podcast, c'est que je vous avoue que j'en ai besoin. Donc j'apprĂ©cie vraiment tous ceux qui prennent le temps de laisser des Ă©toiles, laisser des commentaires, partager, etc. Merci Ă vous et quand Ă moi je vous dis Ă la prochaine dans un nouvel Ă©pisode d'Aim Polyglot. Salut Ă tous! [Musique]
Podcast Summary
Key Points:
- Lâorateur distingue deux types de polyglottes
- La thĂ©orie de Krashen (lâinput comprĂ©hensible) est utile pour dĂ©buter, mais insuffisante pour dĂ©passer le plateau intermĂ©diaire, car elle repose trop sur la consommation passive de contenu.
- Le problĂšme principal des apprenants bloquĂ©s est quâils continuent Ă utiliser les mĂȘmes mĂ©thodes passives (Ă©couter, lire) sans pratiquer la production orale.
- La clĂ© pour progresser est de se concentrer sur la production active (output), notamment en parlant rĂ©guliĂšrement, mĂȘme seul (journal vocal, shadowing, Ă©criture oralisĂ©e).
- Lâorateur recommande dâinverser le ratio habituel (80 % consommation / 20 % production) pour privilĂ©gier la production, et dâutiliser des outils comme un journal vocal quotidien ou des interactions avec un professeur ou une IA.
Summary:
Dans cet Ă©pisode, lâorateur aborde le fameux « plateau intermĂ©diaire » en apprentissage des langues, un sujet qui le passionne. Il explique que beaucoup dâapprenants restent bloquĂ©s parce quâils continuent Ă utiliser des mĂ©thodes passives, comme la thĂ©orie de Krashen (lâinput comprĂ©hensible), qui consiste Ă consommer du contenu lĂ©gĂšrement au-dessus de son niveau. Bien que cette approche soit efficace pour atteindre un niveau conversationnel, elle ne suffit pas pour passer Ă un niveau avancĂ© et fluide.
Selon lui, le problĂšme vient du fait que les apprenants nĂ©gligent la production orale. Ils accumulent du vocabulaire et de la grammaire, mais ne pratiquent pas assez la parole spontanĂ©e. Pour y remĂ©dier, il propose de se concentrer sur des exercices de production active, comme le journal vocal (enregistrer chaque jour un audio improvisĂ©), le shadowing pour amĂ©liorer la prononciation, ou encore lâĂ©criture oralisĂ©e (Ă©crire comme on parle, puis lire Ă voix haute).
Il insiste sur lâimportance dâinverser le ratio habituel : passer de 80 % de consommation Ă 80 % de production. Enfin, il souligne quâil est normal de faire des erreurs, mais que la pratique rĂ©guliĂšre permet de crĂ©er des connexions neuronales essentielles pour parler sans effort. Il encourage les auditeurs Ă adopter ces mĂ©thodes pour enfin dĂ©passer le plateau intermĂ©diaire et parler avec aisance.
FAQs
Le plateau intermĂ©diaire est un stade oĂč l'on comprend bien la langue mais on peine Ă parler couramment, souvent aprĂšs des mois ou des annĂ©es d'apprentissage.
La théorie de Krashen, basée sur l'input compréhensible, est utile mais insuffisante pour progresser au-delà du niveau intermédiaire, car elle néglige la production active.
Ils continuent d'utiliser les mĂȘmes mĂ©thodes passives (Ă©couter, lire) sans pratiquer la production orale, ce qui freine leur fluiditĂ©.
Cela fait de vous un linguiste, pas un locuteur fluide ; parler nécessite des exercices de production, pas seulement de la théorie.
Il conseille un journal vocal quotidien sans préparation, ou un journal écrit lu à voix haute, pour pratiquer la production libre et se corriger.
Il faut inverser le ratio typique de 80% consommation / 20% production pour se concentrer principalement sur la production.