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207- Ce qui manque à beaucoup de textes (et ce n’est pas la technique)

22m 32s

207- Ce qui manque à beaucoup de textes (et ce n’est pas la technique)

Pour qu’un roman soit mémorable, l’essentiel n’est ni la technique, ni l’intrigue, ni le style, mais la matière émotionnelle. L’émotion qui marque est celle ressentie par le lecteur, pas seulement celle du personnage. La technique ne suffit pas : elle organise et transmet, mais ne crée pas la matière vivante. Cette matière vient du réservoir émotionnel de l’auteur, nourri par des micro-expériences du quotidien (sensations, observations, interactions). Il ne s’agit pas de vivre des événements extraordinaires, mais d’entraîner sa sensibilité et son observation. L’auteure propose un carnet d’exploration quotidienne de 90 activités, sans pression ni objectif de résultat, pour développer ce réservoir. Les exercices ancrent l’écriture dans le réel, utilisent les cinq sens et l’imaginaire, et se pratiquent facilement chez soi ou dehors. L’objectif est d’écrire avec le cœur et le corps, pour que les scènes deviennent incarnées et authentiques, et que le lecteur soit touché durablement.

Transcription

4262 Words, 24516 Characters

French
Ce qui manque à ton roman pour qu'il soit mémorable, ce n'est pas la technique, ce n'est pas une meilleure intrigue, ce n'est pas un meilleur style, c'est un élément dont personne ne parle la matière. Bienvenue sur Rève d'Otteur. Je m'appelle Audrey, je suis Audrey, c'est mentor créative. Chaque semaine, à travers le podcast, mais aussi la newsletter ou le compte Instagram, je t'accompagne "The Guide" afin de t'aider à construire une carrière d'autrice qui te ressemble à la hauteur de terrelle. On va à l'écriture, créativité, identité ou encore communication, toujours avec Bonnummer. Installez-toi confortablement, c'est parti pour l'épisode du jour. Bonne écoute. Après avoir publié 16 romans et en avoir écrit davantage, après avoir bétalus des dizaines de manuscrits et après avoir lu en tant que l'actrice des centaines de romans, j'ai constaté que beaucoup de livres étaient bien écrit mais pas mémorable. En clair, beaucoup de romans sont techniquement juste, sympas à lire, ils permettent de passer en bou moment, mais ils ne restent pas en tête. Ce sont des romans qu'on n'oublie une fois la dernière page refermée. Bien sûr, c'est déjà choisi d'être en romans sympas, mais personnellement, en tant qu'autrice, je veux écrire des histoires mémorables qui laissent une trace qui reste en tête. Si je prends l'exemple de ma série "Soldat David", les retours de ma électrice fan sont identiques. Elles réalisent mes romans, souvent avant chaque nouvelle sortie, elles adoptent les personnages comme les amis, elles pensent même à eux dans des situations du quotidien, ils font partie de leur vie bien au-delà des pages de l'histoire. Et si on met de côté mes entrées ou mon style, l'ingrédient qui fait toute la différence c'est l'émotion. Et je parle pas d'histoire d'amour, je parle de l'émotion au sens large. Le fait est que quand on parle d'émotions, il y a deux erreurs courantes qui se présente. La première c'est que l'émotion qui marque, et ça c'est vraiment un élément très important, c'est pas ce que vit ton personnage, c'est parce qu'il ressent, c'est ce que ressent ton lecteur. Et la deuxième erreur, c'est que la technique apprend à bien écrire, mais elle n'apprend pas à bien ressentir, à savoir comment le dire et à savoir transmettre l'émotion. Et c'est deux points qui sont crucials. Alors on va parler rapidement du premier point ce que ressent ton lecteur. C'est pas parce que ton personnage traverse des choses, que ton lecteur va vivre les mêmes émotions. C'est pas parce que tu mets de l'émotion dans ton histoire que ton lecteur va être touché. Et ça c'est un élément important à conscientiser pour écrire avec plus de puissance et plus de justice. Il y a plein de techniques pour apprendre à créer une émotion juste, mais aussi pour créer par exemple l'attachement, l'identification, pour que ton lecteur vive l'histoire à travers ton personnage, s'inquiète pour lui, vibre avec lui. Il y a comprendre le fonctionnement de l'émotion, ça c'est super important, on n'en parle jamais, pourtant c'est vraiment l'élément clé pour pouvoir parler d'émotion. Il y a aussi utiliser le bon vocabulaire, bon corps à utiliser des gestes, des expressions faciales. Et si tu veux en savoir plus, je peux renvoi notamment à ma formation comment insuffler l'émotion dans ton roman. Je ne vais pas développer d'un montage parce que c'est du deuxième point dont j'avais envie de te parler aujourd'hui. La technique ne suffit pas pour créer l'émotion. La technique est utile bien sûr, mais en fait elle est secondaire. Et ça c'est une chose qu'on prend toujours à l'envers parce que quand on commence à écrire, on a envie de mieux écrire, donc on se forme sur des formations, l'idée bouquin, pour apprendre plus de techniques, pour créer de meilleures intrigues, pour bien sûr développer ces personnages, c'est assez important. Mais on pense un peu trop structure, on pense vocabulaire, on pense figure de style, on pense syntaxe, on pense rythme et en fait on en oublie le plus important. La technique elle va permettre de traduire l'émotion en mot, mais pour bien la traduire, pour la transmettre, il faut de la matière vivante. Tu as l'émotion et avec la technique tu la mets en forme dans ton histoire. La technique en quelque sorte, elle sert à organiser, elle sert à transmettre, elle sert à mettre en mot. Mais pour mettre en mot quelque chose, il faut qu'il y ait ce quelque chose et ce quelque chose, c'est la matière et la matière, ça ne s'apprend pas et encore moins dans les bouquins. Dans la matière, il y a deux niveaux. Le niveau supérieur, c'est ce que tu ressens grâce à ton empatier. Tu vas réussir à transmettre une émotion que tu n'as pas vécu en tant que tel, grâce à des recherches, à des témoignages. Par exemple, j'ai écrit un livre qui parle de mucoviscidosse sans avoir de proches à temps de cette maladie. Donc je suis parti de mes connaissances un petit peu basiques sur la mucoviscidosse et j'ai fait énormément de recherches, des recherches techniques, des recherches médicales, des recherches plus émotionnelles pour réussir à me mettre dans la peau de ce personnage et de très nure ce qu'il lui. Donc ça, c'est le niveau supérieur, c'est transmettre une émotion qu'on n'a pas vécu en tant que tel sur un sujet assez précis par exemple, on peut parler du deuil alors qu'on n'a jamais vécu le deuil dans sa famille. Ensuite, on a le niveau plus profond et là, c'est ton ressenti. C'est à travers ce que tu as vécu ou ce que tu as expérimenté, soit parce que tu as vécu vraiment la situation, par exemple, comme on la dit à l'heure le deuil, soit parce que tu vas piocher d'entourépertor émotionnel pour traduire l'émotion dans cette situation, que tu l'évécues directement ou non. Donc en gros, c'est soit tu as vécu la situation et dans ce cas là, tu vas te servir de ce que tu as vécu de ton expérience de tes émotions pour la traduire dans ton roman, soit tu ne la pas vécu en tant que tel mais tu vas aller piocher dans ton réservoir émotionnel pour réussir à la transmettre quand même en utilisant le parallèle avec d'autres situations similaires qui vont te permettre de traduire cette émotion. Et c'est ce deuxième point que je voulais parler aujourd'hui parce que les autrices souhaitiment clairement la force de leur épertor émotionnel et surtout son importance. Entraîner sa sensibilité, sa perception du monde des émotions, c'est indispensable si on veut créer des histoires marquantes. Il suffit pas d'être sensible ou un peu empathique, il faut avoir un vrai épertor fourni, il faut le nourrir, il faut observer. En fait, la sensibilité, ça se travaille. L'observation, c'est comme un muscle et il faut aussi utiliser ton corps parce qu'en fait le corps, c'est la porte d'entrée de l'émotion et après tu utilises le corps d'entéromones, bien sûr tu utilises le corps de des personnages mais à travers les expressions faciales, les gestes quand on sortit sur sa chèse, quand on lève les yeux aussi elles, quand on osse les épaules, tout ça, ce sont des éléments qui traversent le corps de ton personnage. Et donc toi dont on quotidien, ta sensibilité, ton sens de l'observation et ton corps de son, des éléments que tu vas devoir utiliser, travailler pour ensuite pouvoir retranscrire l'émotion dans une histoire. Pour retranscrire l'émotion, il faut observer, ressentir et accumuler ce qu'on appelle des microexpériences. Et là, je ne te parle pas de vivre de grandes choses folles comme sauter en parachute ou faire un re-tripe à travers les États-Unis, même si oui, bien sûr, ça va remplir ton réserver émotionnel, mais en fait, tu as pas besoin de vivre des choses incroyables ou des choses folles pour pouvoir remplir ton réserver émotionnel. Tu n'as pas besoin de vivre un deuil, tu n'as pas besoin de vivre la maladie, tu n'as pas besoin de vivre des milliers d'aventures. Tu as besoin, mon truc, tout simple, le quotidien. Parce que au quotidien, on vit une multitude de microexpériences. Et en fait, toutes ces microexpériences vont nourrir ton répertoire émotionnel. Ici, tu vas enfiler ta casquette d'artiste, ta casquette d'étrume-un, même, et délaisser la casquette d'autriste technique. Tu pourras remettre cette casquette ensuite dans la deuxième étape, en au moment où tu vas être dans l'écriture pure, c'est-à-dire pour traduire l'émotion en utilisant la technique, mais ce qu'on te demande là maintenant, dont l'instant, c'est de te connecter au monde qui t'entoure. En fait, il faut redonner de la place à l'observation. Et dans cette optique, on mélange la créativité, le jeu, la pleine conscience, c'est-à-dire, vive dans l'instant présent, pour se concentrer sur ces sensations et ces émotions. Quand tu as tant, quand tu entends un bruit, quand tu observe une interaction dans la rue, quand tu es une interaction, on a l'impression que c'est du banal et on y fait plus du toit attention. On fait plus attention à toutes ces choses. Mais ça, c'est aussi un souci de notre société. Aujourd'hui, on va toujours très vite, de plus en plus vite, toujours être plus productif, toujours être pressé. Et ce n'est pas pour rien. En fait, quand on développe mon personnel, on parle de plus en plus, de l'instant présent et de la pleine conscience. Parce que justement, on passe au-dessus des choses. On est en pilote automatique tout le temps. Ou alors, on pense tout le temps au passé ou au futur et on est plus assez dans le présent. Et là, c'est exactement ce que je te propose. Mais dans le point de vue plus écriture, dans le point de vue plus autrice, c'est de te ressentrer sur le présent, d'utiliser le quotidien pour nourrir ton répertoire émotionnel. Et je me suis clairement demandé comment je pouvais aider les autrices à travailler sur ce concept aussi banal, finalement, cutile dans l'écriture. Comment aider à ressentir plus avec plus de conscience alors que ce qu'on propose habituellement c'est plutôt des outils techniques pour l'écriture? Et tu sais bien que moi, avec mon cerveau qui parle dans tous les sens, j'aime bien aller du côté du jeu, aller du côté de l'expérimentation, aller du côté de la créativité. C'est pas pour rien que j'ai proposé le livre et des détours créatifs que j'ai proposé. Les 20 heures rituelles pour retrouver les langues créatifs que j'ai proposé le carnet des premières fois, qui lui est sentré sur l'écriture mais d'une façon différente, on va dire d'où ce qu'on propose habituellement, et là j'ai eu l'idée pour travailler ce ressenti, cet instant présent, du carnet d'exploration quotidienne. En fait, ce carnet est inspiré du carnet de croquis pour artistes. J'imagine que t'as déjà vu des carnet de croquis, c'est ce fameux carnet que, par exemple, les dessinateurs, emportent un peu partout pour entraîner leur coût de création. Il s'exerre sur une partie du corps qu'il décide par exemple sous plusieurs angles, il usent observer la nature, ils vont dessiner un paysage, une fleur, un objet, mais en fait, il s'entraîne sans produire une oeuvre à vendre. Ce n'est pas un produit fini, c'est juste pour eux, pour leur maîtrise du dessin, pour s'entrainer, pour trouver leur style, pour observer aussi ce qu'ils les ont tour, et se nourrir en fait de tous ces éléments, de tous ces détails pour dessiner mieux ensuite. Et dans cette état d'esprit, d'entraînement quotidien, je ne réponds de proposer des jeux d'écriture classique, mais j'avais envie d'aller plus loin. Je ne voulais pas te proposer des jeux d'écriture qu'on trouve partout maintenant, j'avais envie de te proposer un nouveau concept, quelque chose que tu n'as jamais vu, et donc dans cette idée, j'ai créé, on va dire, le carnet de croquis pour autrice, version écriture. Bien sûr, tu t'en doutes, c'est pas un carnet de croquis au sens où je ne vais pas te proposer juste des pas vierges, ça n'a aucun intérêt, et comme tu l'as compris, je ne voulais pas te proposer des jeux d'écriture classique. Donc je suis parti du carnet de croquis, et je dois t'avouer que j'adore ce concept, franchement au moment où j'ai eu l'idée au mois de décembre. J'ai eu un coup de cœur en fait, pour cette idée, je les trouvais absolument génial, et je pense que c'est le carnet le plus original que j'ai créé, tout en étant totalement lié à l'écriture, parce que là pour le coup, c'est 100% un écriture, je ne te propose pas du tout des activités autres comme dans le livre des détours créatifs où on a, par exemple, on peut avoir du collage des sains de la peinture ou autre, là c'est vraiment 100% des écritures. Le but, c'est de nourrir ton répertoire avec des sensations, des émotions, des gestes pour pouvoir les réutiliser ensuite dans tes romans. Nourir cette matière vivante dont tu as besoin pour écrire des histoires qui vont marquer le lecteur. Je le vois en fait vraiment comme quelque chose de vivant pour écrire de manière plus incarnée, pour que ta plume devienne une extension de l'émotion. La technique en fait c'est la cerise sur le gâteau, c'est ce qui va te permettre de trouver la bonne façon de l'exprimer, mais clairement la base l'essentiel, ce qui permet de toucher ces 7 matières vivantes que tu vends ensuite traduire en mots, mais cette matière vivante que toi tu dois d'abord développer. Et encore une fois, il s'agit pas du tout de choses folles ou de choses extraordinaires. Moi mon but, c'était de te proposer à incarner à utiliser dans le quotidien, ce n'est pas pour rien qui s'appelle carnet d'exploration quotidienne, c'est se nourrir du monde qui t'entoure tout simplement. Et concrètement c'est quelque chose qu'on peut tout faire tous les jours, mais je sais que c'est quand même plus facile quand on a un peu guidé, quand on a des activités qui sont proposées, parce que sinon au quotidien, soit on abandonne, soit on ne sait pas en fait par vous commencer et dans ce cas là on bloque. Donc moi je voulais te faciliter la tâche et te proposer un outil guidé entre guillemets, c'est à dire que tu te proposes juste des activités pour que tu saches ou regardez finalement pour éguiser justement ton sens de l'observation. On utilise les 5 sens, l'observation d'insure est ton imaginaire pour débloquer en fait une panoplie de sensation. Les exercices comme tu te les disontent ancrées dans le quotidien et j'ai choisi volontairement des activités que tu peux réaliser très, très facilement. Le but, c'est pas que tu te heurtes en fait à la mise en pratique en te disant où là mais comment je peux faire cette activité, c'est impossible. Au contraire je voulais que tu puisses réaliser l'intégralité des 90 activités si tu en as envie, quand tu en as envie et sans aucune barrière. Ce carnet attention, c'est pas un guide, c'est pas un carnet d'écriture à proprement parler, même si bien sûr tu vas écrire. Ici tu vas piocher dans la réelle, dans ton corps, dans ton vécu, dans une descensation, dans ce que tu vois en temps, ressent et observent tous les jours. L'émotion dans un roman, c'est vraiment l'une des choses les plus compliquées à maîtriser. En fait, faut pas trop en faire, faut savoir doser, il faut trouver les qu'il y libre et l'émotion ça se fabrique pas sur commande. Ça se sent tout de suite si c'est artificiel et on peut pas bien créer une sensation si on ne l'arconne pas. On peut pas retranscrire une émotion si on s'est pas l'identifier. On peut pas toucher un lecteur en fait si on écrit uniquement avec sa tête. Il faut y crir avec son cœur, il faut crir avec son corps. Et tous les jours tu vis une quantité falle de matière émotionnelle, même si tu t'en rends pas forcément compte dans les micro-détails du quotidien, donc les micro-expériences. Le fait est que tu les regardes pas et c'est pas un jugement du tout, parce qu'on est tout de comme ça. Et en fait, personnellement, on me forme en la psychologie positive, en pratiquant les gratitudes grâce beaucoup aux journalistes. J'ai changé ma façon d'abandonner le quotidien. En tout cas, j'essaye au maximum un bien sûr de mettre sur pause pour observer et ressentir ce n'est pas toujours facile. On est tout le temps embarqué, en fait, dans un rythme assez effréné, assez intense. Mais le but c'est d'arrêter de traverser les choses la tête ailleurs, toujours dans le passé ou dans le futur, et de s'arrêter en fait sur l'instant présent à certains moments, parce que bien sûr on ne peut pas le faire tout le temps, mais à certains moments de vraiment conscientiser où on est, ce qu'on fait et ce qu'on ressent. Écrire des histoires marquantes, c'est pas être super original ou avoir plein d'inspiration, en fait, c'est entraîner ton attention, apprendre à remarquer, remarquer les détails notamment, à ralentir, à ressentir et tout ça avant d'écrir. Si tu arrives à développer cette sensibilité là, des scènes vont devenir plus incarnées, plus vrai, ça sonnera plus authentique. Et tu vas écrire à partir du réel et ça s'achange beaucoup de choses et qu'importe le genre dans lequel tu es crié, ça, ça n'a aucune incidence. Là je te parle vraiment de la base de ce que vont vivre tes personnages et tout ça tu peux le piocher dans le réel. L'idée c'est de nourrir ton vécu, de créer des temps où tu observes tout simplement ou tu explore, ou tu te reconnectes en fait à ce qu'il y a autour de toi, à ton corps, à ton ressenti et même à ton imaginaire, parce que le but c'est aussi de développer ton imaginaire, tu verras qu'il y a des exercices qui sont ciblés en ce sens et tout ça sans pression, sans jugement et sans objectif, au sens où le but c'est pas de produire un texte à publier, c'est pas d'avoir un résultat. Le but c'est vraiment de te poser dans l'instant prison pour réaliser l'activité. Ce carnet va donc tourner autour de plusieurs axes, le premier c'est que c'est un entraînement régulier, comme incarné finalement qu'on emmène partout pour gréphoner, deuxième axe c'est de piocher dans le quotidien et de te servir de tous qui t'entoure, troisième axe c'est d'améliorer ta sensibilité, ta capacité d'observation dont réperture des motions et de sensation, ça c'est plus important. Et quatrième axe c'est de nourrir ton puits dont réservoir émotionnel pour ensuite pouvoir retranscrire les motions et les sensations d'entéromones. Concretement dans ce carnet je l'ai pensé sur trois mois donc il y a 90 activités, bien sûr c'est en fait une par jour. Tu verras que c'est pas très long donc concrètement tu pourrais envers une par jour, après c'est toi qui vois. Tu adoptes le rythme qui te convient si tu fais une tous les deux jours, une tous les trois jours ou une tous les quatre jours, peut-être que tu feras pas toutes les activités ou alors peut-être que le carnet va te durer une année entière. C'est très bien, c'est toi qui vois, adapte vraiment, comme je te l'ai dit, pas de pression. Je veux vraiment que ce soit un outil ludique, un outil fun que t'en envie d'amener partout et pas du tout une contrainte. De toute manière au bout de 30 jours, si tu le fais déjà pendant 30 jours tu verras que tu aurais déjà bien rempli dans réservoir émotionnel. Les activités elles altèrent comme je te l'ai dit entre plusieurs thématiques pour que ce soit varié et s'émerlongé tout au long des 90 jours. Elles se font parfois l'intérieur, parfois à l'extérieur alors c'est plus souvent l'intérieur mais il y a aussi quelques activités en extérieur et ça peut être seul ou avec du monde au sens où il y a des activités où je te propose d'observer des gens. Donc forcément ça tu peux pas le faire si tu es seul. Tu peux réaliser les activités de ton l'ordre ou alors tu peux pu y haucher au grette tes envies, on peut hausseurs, ça c'est toi qui vois. Tous les 10 jours je te propose aussi une page de pause que j'ai appelée Gribou Inno avec un petit jeu d'écriture sympa. Je me suis éclaté à le créer, ça m'a pris des semaines parce que avant de commencer, j'ai réfléchi déjà au concept, j'ai réfléchi à l'idée, j'ai réfléchi à où je voulais aller avec ce carnet pour pas basculer justement dans la contrainte ou les jeux d'écriture haut donc j'ai vraiment pris le temps de poser des mots sur mon concept pour voir ce que je voulais faire et ensuite bien sûr il a fallu trouver les 90 activités et là j'ai pu acheter dans le quotidien c'est à dire que pendant des jours et des jours j'ai noté tout plein d'idées que j'ai extrait de mon quotidien ou de mon cerveau. Pour pouvoir te proposer 90 activités vraiment en concrète c'est dans le réel tu verras et ensuite bien sûr bah il y a eu la création donc l'écriture, l'électure, mise en page etc etc donc ça m'a pris des semaines mais j'ai adoré travailler sur ce carnet. Je suis comment qu'il te sera très utile, c'est un vrai outil créatif pour améliorer ta plus mété texte sans avoir l'impression de travailler sans jugement, sans pression, sans frustration et soignons net, tu as tout à y gagner d'un point de vue plus personnel puisque je te propose de vivre en instant présent pour te reconnecter à ce qui t'entoure donc ça c'est double bénéfice que ce soit pour ta casquette d'autres risques ou pour ta casquette on va dire des trumins. Le but vraiment c'est d'avoir de la matière pour améliorer tes romans, d'avoir de la matière pour améliorer ta plume mais sans avoir l'impression de suivre un cours d'écriture, de suivre une formation, d'avoir un carnet avec des jeux d'écriture parce que ça fait du bien aussi justement de travailler autrement et ça fait du bien d'aller dans cette base qu'on oublie trop souvent parce que tout part de nous les histoires viennent de nous donc il faut qu'on se nourrisse, qu'on se nourrisse à travers le vécu, à travers les expériences, à travers les sensations, à travers les émotions et comme je te l'ai dit on n'a pas besoin de vivre des choses incroyables si on en vit. Ton but on peut les utiliser mais on peut aussi piocher dans des choses très simples et dans le quotidien parce que le vécu c'est pas forcément le vécu de choses extraordinaires. C'est vraiment ce que j'avais envie de te rappeler à travers ce carnet et de te t'aider en fait à travailler pour que tu reviennes à l'essentiel qui est toi ce que tu reviens. parce que souvent quand on écrit les premières histoires, ça vient de là, ça vient du cœur, ça vient des trips, c'est vraiment le premier humain qu'on écrit, c'est celui auquel on tient beaucoup en général parce que ça vient vraiment d'une flamme intérieure ou souvent d'un message qu'on a envie de transmettre dans ce sujet dont on voulait parler. Et ça, un petit peu ça aussi, tu vois dans ce carnet, c'est de revenir à ces émotions là, au sensation à travers le réel, à travers le concret, au-delà de la technique, au-delà de la pression, au-delà de tout ce qu'on a apprends ensuite et qui nous éloigne parfois de cette simplicité, cette simplicité qui touche l'élector, il faut pas l'oublier. Donc c'est ralentir, observer et ressentir pour écrire des romans mémorables que l'élector nous le réelons jamais. Donc si t'as l'impression aujourd'hui que tu vas trop vite peut-être, que tout va trop vite que tu prends plus le temps, ou alors que tes textes sont correctes, qui sont sympas et qui leur manquent peut-être ce petit quelque chose. Si tu sens que t'as parfois un petit peu de mal avec l'émotion, notamment des émotions que tu n'as peut-être pas vécu, des situations que tu n'as pas vécu, si t'envis de voir les choses autrement, de nourrir ta plume avec plus de juilletesse, alors ce carnet est vraiment fait pour toi, pour explorer, pour tamuser et pour raviver ta flamme. Toujours avec ce retour à la simplicité, qui est en thème fort géréph d'auteur parce qu'on n'a pas besoin que ce soit plus compliqué pour que ça soit efficace, ici je te propose pas mille techniques pour maîtriser l'émotion, je te propose simplement de te reconnecter à ton quotidien, à travers des activités d'écriture. Donc j'espère, sincèrement, vraiment, que ce nouveau carnet va te plaire, j'espère que tu vas avoir envie de tenter l'aventure. Franchement, tu n'as rien à y perdre parce que tu vas améliorer ton écriture, tu vas remplir ton réservoir émotionnel, et en plus, d'en point de vue plus personnelle, je t'invite à ralentir et à vivre davantage dans l'instant présent entre connectant à ce qui t'entoure. Donc concrètement, tu as tout à y gagner. Tu trouveras toutes les infos sur le site rêvedoteur.fr, je te mets également le lien dans les notes de l'épisode, avec un code promo, comme d'habitude pour le lancement, le code promo c'est Exploration, et il est valable jusqu'au 22 février. Et nous, on se retrouve la semaine prochaine, pour un nouvel épisode, bye! [Musique]

Podcast Summary

Key Points:

  1. L’élément clé pour rendre un roman mémorable n’est pas la technique, mais la matière émotionnelle.
  2. L’émotion qui compte est celle ressentie par le lecteur, pas seulement celle vécue par le personnage.
  3. La technique est secondaire
  4. Le réservoir émotionnel de l’auteur se nourrit de micro-expériences quotidiennes, pas d’événements extraordinaires.
  5. Un carnet d’exploration quotidienne (90 activités sur 3 mois) est proposé pour entraîner l’observation, les sens et la sensibilité.

Summary:

Pour qu’un roman soit mémorable, l’essentiel n’est ni la technique, ni l’intrigue, ni le style, mais la matière émotionnelle. L’émotion qui marque est celle ressentie par le lecteur, pas seulement celle du personnage. La technique ne suffit pas : elle organise et transmet, mais ne crée pas la matière vivante.

Cette matière vient du réservoir émotionnel de l’auteur, nourri par des micro-expériences du quotidien (sensations, observations, interactions). Il ne s’agit pas de vivre des événements extraordinaires, mais d’entraîner sa sensibilité et son observation. L’auteure propose un carnet d’exploration quotidienne de 90 activités, sans pression ni objectif de résultat, pour développer ce réservoir.

Les exercices ancrent l’écriture dans le réel, utilisent les cinq sens et l’imaginaire, et se pratiquent facilement chez soi ou dehors. L’objectif est d’écrire avec le cœur et le corps, pour que les scènes deviennent incarnées et authentiques, et que le lecteur soit touché durablement.

FAQs

Ce n'est pas la technique, l'intrigue ou le style, mais l'émotion. L'émotion doit être ressentie par le lecteur, pas seulement par le personnage.

Penser que l'émotion du personnage est automatiquement transmise au lecteur. Il faut créer des techniques d'attachement et d'identification pour que le lecteur vive l'histoire.

Croire que la technique d'écriture suffit pour transmettre l'émotion. La technique est secondaire : elle met en forme la matière vivante, mais ne la crée pas.

C'est le réservoir émotionnel et sensoriel de l'autrice, nourri par l'observation, les microexpériences et le ressenti personnel. Sans cette matière, la technique reste vide.

En observant le quotidien : microexpériences, sensations, interactions, bruits, gestes. Il faut ralentir et se connecter au présent, comme avec un carnet d'exploration.

Un outil inspiré du carnet de croquis pour artistes, avec 90 activités guidées sur 3 mois pour observer, ressentir et enrichir son réservoir émotionnel sans pression.

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