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đŸŽ™ïž206 - Les blocages de la grammaire Ă  l'oral

14m 4s

đŸŽ™ïž206 - Les blocages de la grammaire Ă  l'oral

Dans cet Ă©pisode du podcast Impoly Glott, l’animateur aborde un problĂšme frĂ©quent chez les apprenants de français : la difficultĂ© Ă  appliquer les rĂšgles grammaticales Ă  l’oral, mĂȘme aprĂšs les avoir Ă©tudiĂ©es. Il explique que la grammaire est comme une carte routiĂšre : utile, mais insuffisante pour conduire. La vĂ©ritable progression vient de la pratique orale, avec des erreurs et des corrections. Les piĂšges classiques comme "si j’aurais su" (au lieu de "si j’avais su"), le subjonctif ou le choix entre passĂ© composĂ© et imparfait ne se maĂźtrisent pas par des exercices isolĂ©s, mais par la rĂ©pĂ©tition de phrases rĂ©elles Ă  voix haute. L’animateur insiste sur le fait que la quĂȘte de perfection est un obstacle : il vaut mieux parler avec 60 % d’erreurs que de ne jamais parler. Pour passer Ă  l’action, il recommande de parler seul chaque jour, de faire du shadowing en imitant des natifs, de tenir un journal vocal pour identifier ses erreurs rĂ©currentes, et d’échanger avec un professeur. Il encourage Ă  accepter un français imparfait au dĂ©but, car c’est temporaire. En conclusion, il invite les apprenants Ă  cesser d’ĂȘtre des spectateurs passifs et Ă  commencer dĂšs aujourd’hui Ă  pratiquer activement, mĂȘme de maniĂšre imparfaite.

Transcription

2364 Words, 13601 Characters

French
[Musique] Et bien salut tout le monde, on est de retour sur le podcast Impoly Glott, j'espĂšre que vous allez tous trĂšs bien, comme d'habitude avant de commencer l'Ă©pisode, allez voir Impoly Glott.com pour y trouver ma mĂ©thode et passer ce fameux plateau intermĂ©diaire. Salut Ă  tous et bienvenue dans un nouvel Ă©pisode d'Impoly Glott. Aujourd'hui, on va parler d'une phrase qui ente probablement beaucoup d'entre vous, c'est la phrase ou plutĂŽt la construction, j'invite d'y dire, si j'aurai su. Alors combien d'entre vous ont dĂ©jĂ  bloquĂ© sur cette construction ou sur le subjonctif qui arrive sans prĂ©venir le choix infernal entre le passĂ© composĂ© et l'imparfait, les pronoms qui s'emmĂšlent ou encore les liaisons qui refusent de sortir naturellement. Soyez honnĂȘte, levez la main, mĂȘme si vous ĂȘtes seul dans la voiture ou Ă  la salle de sport, peu importe levĂ© la main, parce que je reçois ce genre de message presque tous les jours. Il y a des gens qui me disent "Leonel, je connais les rĂšgles, je les ai vu, des centaines de fois, et pourtant dĂšs que je parle, ça sort pas bien, je fais une erreur, et pourtant je connais cette rĂšgle." Mais je comprends parfaitement ce sentiment, c'est un mĂ©lange de frustration et de dĂ©couragement, cette petite voix intĂ©rieure qui nous dit "C'est pas possible, j'y arriverai jamais Ă  sortir cette phrase correctement." Mais voilĂ  la bonne nouvelle, c'est pas une question d'intelligence, c'est une question de pratique malorientĂ©e. Dites-vous que il faut imaginer la grammaire, la grammaire qu'on apprend dans les livres ou mĂȘme sur les applications ou autres, mais en fait c'est comme une carte routiĂšre, c'est une carte trĂšs prĂ©cise, elle montre exactement oĂč tourner, elle t'explique les rĂšgles de prioritĂ©, les panneaux, etc. Sauf que conduire sur la route, c'est complĂštement autre chose. Donc tu deviens pas un bon conducteur en relisant la carte dans ton salon. Tu deviens un bon conducteur en prenant le volant et en faisant des erreurs, c'est-Ă -dire que tu vas freiner un peu tard, tu vas devoir recalculer ton itinĂ©raire, etc. Et c'est exactement pareil avec le français. Les conditionnels du type "si j'avais su", au lieu de "si j'aurais su", le subjonctif, il faut que je soit, le passĂ© composĂ© contre l'imparfait par exemple, "j'ai vĂ©cu contre je vivais", les pronoms, le lui ou lui en, les liaisons tout ça, bref, ça ne se maĂźtrise pas en faisant 50 exercices isolĂ©s, en faisant des exercices scolaires de grammaire. Ça se maĂźtrise quand tu les vie dans des phrases rĂ©elles, quand tu les pratiques dans des situations rĂ©elles, que tu les prononces Ă  voix haute, que tu les reformules, que tu les rĂ©pĂštes, jusqu'Ă  ce qu'elles sortent presque toutes seules. Alors pronons des exemples concrets, je vais vous citer quelques piĂšges classiques que je vois tout le temps chez les apprenants intermĂ©diaires et avancĂ©s. Par exemple, on a le fameux "si j'aurai". Faut savoir que c'est faux, de dire "si j'aurai su, je serai venu". C'est faux. La version correcte et la suivante, si j'avais su, je serai venu. Alors pourquoi on se trompe? C'est tout simplement parce que le cerveau sait qu'on veut faire un conditionnel, on veut crĂ©er une phrase conditionnelle et donc comme on est bloquĂ© sur cette idĂ©e du conditionnel, eh bien le cerveau veut mettre le conditionnel partout. Il veut le mettre sur toutes les subordonnĂ©es. Alors qu'est la solution? Vous allez voir que la solution est trĂšs simple les amis. Encore une fois, c'est la rĂ©pĂ©tition. Il faut rĂ©pĂ©ter Ă  voix haute des dizaines de phrases avec la bonne construction, si plus le plus que parfait, plus un conditionnel. Donc il faut Ă©crire des phrases qu'on peut s'imaginer dire dans une situation rĂ©elle et les pratiquer, les rĂ©pĂ©ter, les mĂ©moriser, faire du shadowing dessus. Il faut faire ça des dizaines et des dizaines de fois, la raison pour laquelle les natifs parlent mieux que vous, c'est tout simplement parce que, de par le fait qu'ils sont natifs et qu'ils ont grandi avec cette langue, ils ont utilisĂ© ces phrases des centaines et des centaines de fois. Donc du coup elles sortent comme un automatisme, c'est complĂštement normal. Donc vous, vous ne pouvez pas avoir cet attente de parler aussi bien qu'un natif, si vous faites un petit exercice par si par lĂ  sur le conditionnel que ça vous prend 30 minutes et que vous ne pratiquez jamais Ă  l'oral ces phrases? C'est pas comme ça qu'elles vont sortir trĂšs bien. Je vous donne un autre exemple. Ça c'est assez commun. Est-ce qu'on utilise le passĂ© composĂ© ou l'un parfait? Donc quand je dis par exemple la phrase, hier soir j'ai mangĂ© une pizza pendant que je regardais un film. C'est correcte. Mais si tu veux dĂ©crire l'ambiance dans ces cas lĂ  on va faire, hier soir je mangeais une pizza pendant que je regardais un film, double un parfait. Donc dans la premiĂšre phrase ça raconte une action ponctuelle, mais dans la seconde ça plante le dĂ©cor. Donc les deux phrases sont correctes. Ce qui est Ă  ce que quand on est dans une situation rĂ©elle, il faut savoir choisir rapidement exactement ce qu'on veut dire. Pareil, le subjontif, je sais que ça fait peur Ă  tout le monde. Je suis content que tu viens. Ben non, ça marche pas. Il faut dire je suis content que tu viennes. Petite astuce ici, c'est d'associer toujours le subjontif Ă  une Ă©motion ou un jugement. ĂȘtre content, ĂȘtre triste, c'est important que il faut que tout ça ça va introduire du subjontif. Donc lĂ  dans la phrase je suis content que tout de suite aprĂšs c'est subjontif. Mais encore une fois ce que je vous conseille de faire c'est d'utiliser des phrases ou vous savez vous-mĂȘme que vous faites tout le temps l'erreur, penser Ă  ces phrases activement, noter les, corriger les et utiliser les le plus souvent possible et mĂȘme si vous ĂȘtes seul rĂ©pĂ©ter ces phrases. Avoua haute, pratiquer, faites du shadowing dessus. Elles vont finir par sortir naturellement sans devoir rĂ©flĂ©chir Ă  la construction. Les natifs ne construisent pas leur phrase. D'accord, elles sortent comme ça naturellement. Ensuite on a par exemple les pronoms aussi. Ensuite on va s'arrĂȘter lĂ , je vais vous expliquer d'autres choses. Je vais mentionner le problĂšme des pronoms. Au lieu de dire je donne le livre Ă  Marie ce qui est correct. Il faut essayer directement de dire je le lui donne. Ouais c'est des phrases qui sont. Je prends cet exemple lĂ  parce que typiquement c'est une construction qui va ĂȘtre un petit peu difficile pour quelqu'un qui est au niveau intermĂ©diaire ou plus. C'est pas naturel au dĂ©but. DĂ©but c'est mĂȘme bizarre dans la bouche. Mais aprĂšs plus on l'utilise, plus on la pratique, plus c'est normal. Vous voyez? Et je pourrais continuer comme ça pendant des heures mais le point important est ailleurs. Donc parlons vraiment du problĂšme. Le vrai problĂšme encore une fois c'est la quĂȘte de la perfection. Et je le mentionne tout le temps. Donc l'erreur c'est que ceux qui restent bloquĂ©s continuent d'accumuler des rĂšgles, des fiches, de la grammaire, des exceptions. En attendant le jour oĂč ils se rument enfin prĂšs. Ça c'est l'erreur. C'est une distraction. Vous allez accumuler encore plus de doute parce que vous allez avoir plus de connaissances sur la langue, tel un linguiste. Mais vous qui vous intĂ©resse c'est de parler la langue, pas de l'Ă©tudier. Oui, ce que je veux dire. Donc ceux qui passent le cap utilisent la langue comme un outil vivant, mĂȘme si c'est un parfait au dĂ©but. C'est pas grave. Mais ils parlent, ils se trompent, ils se corrigent et ils continuent. Faut comprendre que le français c'est pas un examen Ă  rĂ©ussir avec 20/20. C'est une compĂ©tence Ă  incarner et Ă  acquĂ©rir. Ça fait partie de nous. Oui. Et d'ailleurs c'est pour ça aussi que je ne suis pas un grand fan de tous les examens officiels de langue. Les gens qui disent oui moi je veux le Delfe C1, bla bla bla. Ok c'est trĂšs bien. Mais pratiquer, s'entraĂźner, Ă  passer un examen, ça ne veut pas dire apprendre la langue. C'est des choses diffĂ©rentes. Oui, ça va vous aider un petit peu. Oui, vous allez apprendre des choses d'accord. Mais ce que vous voulez, vous, c'est parler la langue. Oui. Un examen ça sert pas Ă  grand chose honnĂȘtement. Je prends un exemple trĂšs simple. Pensez Ă  une matiĂšre que vous aviez Ă  l'Ă©cole. Ok? Ça peut ĂȘtre l'imathĂ©matique, ça peut ĂȘtre n'importe quoi. Est-ce que vous vous rappelez de 100% de tout ce que vous avez fait en mathĂ©matique? Moi je pense que la plupart d'entre nous, et j'en fais partie, on a un examen sur un sujet et la veille, ou une semaine avant si vous Ă©tiez assidu, c'Ă©tait pas mon cas. Et bien on m'Ă©morisez tout. On rĂ©visait, on m'est rĂ©visĂ©, en fait c'Ă©tait pas rĂ©visĂ©, c'Ă©tait pas essayer de comprendre mĂȘme. C'Ă©tait mĂ©moriser des choses, m'Ă©moriser des notes qu'on avait pris en cours. On m'Ă©morisez, on arrivait en cours, on Ă©talait notre science, c'est-Ă -dire réécriver les notes qu'on avait apprises par cƓur pour rĂ©pondre aux questions. Et ensuite on avait une bonne note et quelques semaines aprĂšs, on n'oubliait absolument tout. Oui? Donc c'est pas ça qu'il faut faire. Ce qu'il faut faire, c'est vraiment acquĂ©rir la langue. La rendre comme quelque chose qui fait partie de nous. Vous vous comprenez? Donc le jour, et lĂ  je m'adresse Ă  toi directement Ă  prenant de langue qui m'Ă©coute. Le jour oĂč tu arrĂȘtes de vouloir ĂȘtre parfait et de parler, tu commences Ă  vraiment progresser. C'est presque magique honnĂȘtement. Et j'ai vu ça chez des centaines d'Ă©lĂšves, c'est-Ă -dire que celui qui hausse par les avec, on va dire, 60% de faute, mais qui parle tous les jours. Et bien en fait, il finit par rattraper largement, celui qui attend Ă  voir 95% de bonnes rĂ©ponses dans ces exercices. Oui, c'est quelque chose de trĂšs logique dans tous les domaines. LĂ  on parle des langues et ça s'applique Ă  tous les domaines. Faut pas attendre d'ĂȘtre prĂȘt. On sera jamais prĂȘt. Oui? Donc il faut parler et corriger des problĂšmes petit Ă  petit. Alors comment passer Ă  l'action concrĂštement? Je vais vous donner quelques habitudes qui changent la donne selon moi. D'accord? PremiĂšre chose, c'est de parler seul Ă  voix haute tous les jours, mĂȘme 10 minutes. Raccoon de ta journĂ©e, reformule des phrases, corrige-toi Ă  haute voix. Si tu regardes un film, parle tout seul comme si tu parlais Ă  quelqu'un, mais expose ton opinion sur le film. VoilĂ , parle. Enregistre-toi avec ton tĂ©lĂ©phone. Comme ça, tu peux trĂšs Ă©couter. Tu peux analyser. Et comme ça, tu te prĂ©pare Ă  avoir cette conversation dans la vraie vie. Le jour oĂč on te pose la question alors, tu as pensĂ© quoi de ce film? Ma toit a dĂ©jĂ  pratiquĂ© seul Ă  la maison. Comment exprimer ton opinion sur le film? Donc c'est pas la premiĂšre fois. Oui. Ce serait plus prĂ©parĂ© et vous pourrez plus faire attention Ă  la maniĂšre dont vous parlez. Donc faut parler seul tous les jours. D'accord? Faire du shadowing. Prend un podcast, une vidĂ©o, un extrait d'une sĂ©rie peu importe quelque chose de cours. On Ă©coute des phrases, on m'Ă©pose, on rĂ©pĂšte en limitant l'intonation, les contractions, l'Ă©laison, etc. Et on s'enregistre pareil pour essayer de voir ce qui va et ce qui va pas. Et on fait ça des dizaines et des dizaines de fois. On rĂ©pĂšte. Ensuite, vous pouvez faire ce que j'adore un journal vocal. On peut enregistrer son quotidien en parlant, on peut faire un petit audio de quelques minutes et on va noter de 3h30 recurrente qu'on fait et on les travaille. Donc on prend son tĂ©lĂ©phone, une appli, ça peut ĂȘtre journal, par exemple, ça peut ĂȘtre une application de prise de note vocal pour un porte et on s'enregistre et on parle de tout et n'importe quoi. D'accord? Ensuite Ă©videmment, il y a les Ă©changes rĂ©els. Donc lĂ , il faut prendre des cours. Il faut parler avec un prof sur des sujets qui nous passent Ă  une etc. Ce qui est l'avantage ici, c'est qu'avec un prof, on a directement du feedback. Donc on peut travailler beaucoup plus facilement mais bon, c'est pas donnĂ© Ă  tout le monde. Et sinon aussi, un point important, c'est qu'il faut accepter le français moche au dĂ©but. C'est temporaire. D'accord? C'est le prix Ă  payer pour le français fluide plus tard. Donc c'est pas grave. Je sais que c'est un peu cringe de se réécouter, de se revoir parler et tout ça. Mais c'est pas grave, il faut le faire. Donc la conclusion de tous les amis, c'est que pour moi, en tout cas, le dĂ©couragement est un luxe de spectateur, de gens passifs. Nous ne sommes pas des spectateurs, ok? Donc toi qui Ă©coute cet Ă©pisode, tu as dĂ©jĂ  fait un pas Ă©norme, tu as reconnu le problĂšme. D'accord? Maintenant, il faut passer Ă  l'action. Donc il faut commencer aujourd'hui, mĂȘme si c'est un parfait. D'accord? Il faut commencer Ă  pratiquer, Ă  rĂ©pĂ©ter. Donc si tu veux un accompagnement plus structurĂ©, n'hĂ©site pas. J'ai mon cours pour passer ce fameux plateau intermĂ©diaire, je te le recommande. J'ai d'autres cours qui arrivent notamment sur ma mĂ©thode globale, qui va ĂȘtre vraiment trĂšs, trĂšs utile pour tout le monde et qui sera inclus pour ceux qui ont dĂ©jĂ  achetĂ© mon cours pour passer le plateau intermĂ©diaire, surtout ce que je te recommande. Et ça, c'est gratuit. C'est de continuer d'Ă©couter le podcast. D'accord? Donc si tu veux, je vais vous partager l'Ă©pisode si tu la trouvais utile. Ça me fera vraiment plaisir et ça aidera le podcast Ă  continuer Ă  grandir. Et n'hĂ©site pas aussi Ă  laisser des Ă©toiles sur Spotify et Apple Podcasts. Et surtout, je t'invite Ă  commencer Ă  dĂ©velopper ses habitudes. J'ai fait du journaling. Écrits si tu veux, mais surtout, fais-le Ă  l'oral. Parle tout seul. Faites-le-chadowing. Et si tu veux, je vais vous faire un peu plus de temps pour les Ă©toiles.

Podcast Summary

Key Points:

  1. La maßtrise du français oral ne vient pas de l'étude passive des rÚgles, mais d'une pratique active et répétée dans des situations réelles.
  2. Les erreurs courantes (comme "si j'aurais su" au lieu de "si j'avais su", le subjonctif, le choix passé composé/imparfait, les pronoms) se corrigent par la répétition à voix haute.
  3. Le vrai problĂšme est la quĂȘte de perfection
  4. Des habitudes concrÚtes sont proposées

Summary:

Dans cet Ă©pisode du podcast Impoly Glott, l’animateur aborde un problĂšme frĂ©quent chez les apprenants de français : la difficultĂ© Ă  appliquer les rĂšgles grammaticales Ă  l’oral, mĂȘme aprĂšs les avoir Ă©tudiĂ©es. Il explique que la grammaire est comme une carte routiĂšre : utile, mais insuffisante pour conduire. La vĂ©ritable progression vient de la pratique orale, avec des erreurs et des corrections.

Les piĂšges classiques comme "si j’aurais su" (au lieu de "si j’avais su"), le subjonctif ou le choix entre passĂ© composĂ© et imparfait ne se maĂźtrisent pas par des exercices isolĂ©s, mais par la rĂ©pĂ©tition de phrases rĂ©elles Ă  voix haute. L’animateur insiste sur le fait que la quĂȘte de perfection est un obstacle : il vaut mieux parler avec 60 % d’erreurs que de ne jamais parler. Pour passer Ă  l’action, il recommande de parler seul chaque jour, de faire du shadowing en imitant des natifs, de tenir un journal vocal pour identifier ses erreurs rĂ©currentes, et d’échanger avec un professeur.

Il encourage Ă  accepter un français imparfait au dĂ©but, car c’est temporaire. En conclusion, il invite les apprenants Ă  cesser d’ĂȘtre des spectateurs passifs et Ă  commencer dĂšs aujourd’hui Ă  pratiquer activement, mĂȘme de maniĂšre imparfaite.

FAQs

La forme correcte est 'si j'avais su, je serais venu'. 'Si j'aurais su' est une erreur courante car le cerveau veut mettre le conditionnel partout, mais il faut utiliser le plus-que-parfait aprĂšs 'si'.

Le passĂ© composĂ© s'utilise pour une action ponctuelle, comme 'j'ai mangĂ© une pizza', tandis que l'imparfait plante le dĂ©cor ou dĂ©crit une action en cours, comme 'je mangeais une pizza'. Les deux peuvent ĂȘtre corrects selon le contexte.

Il faut utiliser le subjonctif aprÚs des expressions d'émotion ou de jugement comme 'je suis content que'. Par exemple, dites 'je suis content que tu viennes' et non 'je suis content que tu viens'.

Pratiquez des phrases comme 'je donne le livre à Marie' en les transformant en 'je le lui donne'. Répétez-les à voix haute souvent pour qu'elles deviennent naturelles.

Parler avec des erreurs permet de progresser plus vite que d'attendre d'ĂȘtre parfait. Les natifs parlent grĂące Ă  la pratique rĂ©pĂ©tĂ©e, pas Ă  la perfection thĂ©orique.

Parlez seul à voix haute 10 minutes par jour, faites du shadowing en répétant des extraits audio, et tenez un journal vocal pour vous enregistrer et corriger vos erreurs récurrentes.

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