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#2 - Laetitia Henriot Arsever - Sortir de sa zone de confort

42m 49s

#2 - Laetitia Henriot Arsever - Sortir de sa zone de confort

L'invitée, diplômée en informatique de l'EPFL, retrace son parcours atypique. Après des études financées par divers emplois et un engagement associatif marqué, elle débute en consulting avant d'intégrer Schindler. Là, elle participe à un programme de carrière de six ans, occupant successivement des postes en gestion de projet IT, en opérations/ventes d'ascenseurs en Suisse, puis en finance au Royaume-Uni, chaque changement impliquant un apprentissage intense et un déplacement géographique. Elle souligne l'importance de saisir les opportunités, comme négocier un rôle pour créer un centre d'innovation à Berlin, qu'elle a géré tout en terminant son précédent poste. Son expérience illustre la valeur de la polyvalence, la réalité terrain face aux concepts théoriques, et la nécessité d'une proactivité constante pour façonner sa carrière, le tout en conciliant vie professionnelle et vie de famille.

Transcription

5930 Words, 34028 Characters

French
Tessine-moi une ingénieur. Le podcast du club fan des Alluminies opère-faits. A partir d'un même diplôme, chaque invité dessine son propre chemin. Pas s'il y a autant de parcours qu'il y a de femmes diplômées. Dans cet épisode, faire deux jobs à 100 % pendant 6 mois. C'est quelque chose entre deux pays, entre deux grandes villes. Si toi tu viens et que tu proposes comment tu veux gérer la période de grossesse, la période de congé maternité, et le retour, si tu viens de manière pro-active et claire, mais en fait, ça te positionne justement comme quelqu'un qui est un leader. Les bon concept ne sont pas toujours impiemment âmes dans la réalité. La fameuse différence entre la théorie et la pratique. Bonjour et bienvenue dans cette nouvelle épisode dessine-moi une ingénieur, dans lequel nous allons découvrir et esquisser le portrait et le parcours d'une alumina EPFL. Aujourd'hui, nous accueillons l'étitia en Rio-Arceveur, diplôme d'informatique en 2 minutes. Comment vas-tu? Super bien, je suis extrêmement heureuse de passer un moment avec toi aujourd'hui. Ecoute, c'est magnifique et pour commencer, je te propose de te présenter avec plaisir. Je suis peut-être d'abord un mère de 3 enfants, le cantin 14 ans, Eloise, 8 ans et une année et demi, qui sont bien évidemment une grande fierté pour moi. Et au niveau professionnel, je suis actuellement si a eu de Valora. Valora, c'est pas souvent connu et moi je ne connaissais pas avant de commencer ce travail, mais on connaît souvent les marques, où le Brêtsel du matin comprend en arrivant à la gare chez Brêtsel Cunique, avec le café de la spécialité café spectacolo, ou bien si certains fumes, bien sûr, cacchiosques, et tout nous produits aussi, on trouve dans les gare, dans les aéroports, avec les marques avec Brêtselbourg en Suisse. En même temps, on est présents aussi en Allemagne, en Autrige, au Luxembourg, en Llande, et donc je suis responsable de toute l'informatique et tous les produits digitaux qu'on trouve dans ces points de vente dans toute l'Europe. Ça semble plein d'apprentissage, tous ce parcours, je me réjouis d'entrer plus dans profondeur, mais pour commencer, si on revenait un petit peu sur ton expérience à le PFL, comment c'était pour toi? A cet terme, ma mante très intense, c'est sans doute la période où j'ai été le plus challengeé, en dehors de ma zone de confort, où j'ai appris le plus, et aussi là où j'ai rencontré des personnes qui m'ont suivi jusqu'à présent que ce soit mes amis ou mes mari. Magnifique, est-ce que le PFL, c'était quelque chose qui était toujours dans tes envies qui étaient prédestinées ou est-ce que ça arrivait un petit peu plus tard? Je connaissais pas les PFL jusqu'à quelques mois avant d'y rentrer, bien que je fassais né à le zane que j'y ai grandi et étudié. En fait, j'ai toujours aimé les maths et les sciences, mais j'avais choisi de faire un bac en latin grec. Et donc, c'est vers la fin de mon diplôme que j'ai commencé à réfléchir de ce que je voulais faire plus tard. Et puis mon premier choix, c'était de faire de design d'habi de monde. J'avais cherché une école à Paris et qui me plaisait beaucoup, mais c'était une école privée et c'était pas du tout dans les moyens de ma famille. Et donc, le PFL, c'était ma deuxième option que j'ai découvert à travers en fait dans de mes collègues de classe, dont le frère allait à l'épéphel. Et comment j'étais très bon au mat? Il m'avait dit un jour et il m'est "toi, ça ne t'intéresse pas d'aller à l'épéphel". Mon frère, il est là bas. Il y a des gens comme toi qui adorent les sciences et les maths. C'est comme ça en fait que j'ai entendu la première fois de parler d'épéphel. C'est super intéressant comme un églot, mais du coup, en découvrant comme ça, peut-être un peu sur le tard au moment de prendre une décision, comment tu as décidé dans quelle section de t'orienter? J'ai participé au Journée Portes ouverte de l'épéphel. Et j'ai regardé plusieurs sections dont maths, qui était le plus naturel quelque part la suite de ce que j'avais déjà fait à l'école, et puis informatique. Plus tôt parce que je me demandais ce que c'était, que je connaissais vraiment rien du tout, et que je sentais que c'était déjà quelque chose qui allait avoir de l'importance dans la société et dans le business. Puis ça a traversé Journée Portes ouverte que j'ai pris ma décision. En me rendant compte que jusqu'au moment dans la section informatique, il y avait beaucoup de maths. Et donc que c'était un peu plus pratique, j'avais l'impression que ça ouvrait aussi plus de porte encore. Oui parce que tu m'en racontais un peu plutôt que à cette époque-là, tu n'avais pas encore envoyé 10 000 premiers? Quand j'ai commencé la section informatique, j'avais pas d'ordinateur à l'époque à la maison, et j'avais jamais vraiment envoyé 10 000. Donc le premier cours de programmation, c'était un sacré saut. Une belle expérience dans ce parcours académique, est-ce que tu avais des autres activités pour agrémenter ces semaines déjà bien chargés? À l'EPFL même, j'étais rapidement présactif dans la société. J'avais parti de la gépolie, la branche politique, d'un la gépolie. Et à traverser, j'ai participé à différents conseils de section, à l'assembler des colles, les PFL. Et puis j'ai aussi été présidente à un moment de l'association Suisse des étudiants. Et donc à travers ça, par TCPAA, plusieurs projets au niveau Suisse. Et entre autres à l'époque, c'était le passage à Bologne, qui était en fait la mise en place des crédits de manière unifiée en Europe, avec tout plein de questions sur les passerelles, les passerelles entre l'UNI et les PF, entre les HSS, à travers les différents pays. C'était super intéressant. - Oui, c'est super impressionnant de pouvoir participer à ce genre d'initiétile. C'est à l'heure que en ce moment on entend beaucoup des gens qui parlent des associations pour leurs passions. Mais là, t'avais vraiment une implication pour le bien commun et le système de manière générale. Ça a été super intéressant. Est-ce qu'il y a un moment particulier qui te revient en moment de fierter peut-être? - Et vers la fin, je me souviens d'un moment où le président de l'EPFL Patrick et Bichard m'avait appelé alors que j'étais en voyage dans le train pour me demander des conseils sur le discours qu'il allait faire à la magistrale, étant donné qu'il y aurait des gens du monde politique, qu'elle était le message que je voulais aussi qu'il passait si j'avais des conseils. C'est vrai que c'était une sacrée fierté en tant qu'étudiant d'avoir cet appel. - On est un sacré honneur et par rapport à cette expérience, est-ce qu'il y a eu d'autres choses qui occupaient ton quotidien à ce moment-là? - Oui, puisqu'en fait, je financeais en grande partie mes études avec mon travail. Donc je travaillais à 30 % en louant des voitures, en travaillant chez Daner, en faisant plein de petits travail. J'étais aussi bien sûr plus tard assistante dans certains cours. Donc c'était intense, non seulement par le contenu des cours, le fait que c'était un domaine que je connaissais pas, mais aussi de financer mes études. C'est aussi pour ça que je pense que j'étais aussi engagé dans la cause et studentine, parce que j'avais d'une part le privilège de pouvoir malgré ça fermé ses études et que j'avais envie que ce soit le cas aussi pour d'autres. - Donc j'imagine avec tout ça une fois ce fameux discours entendu à la magistrale de Patrick et Bichard selon Ténote, je vous l'imagine bien. Comment est-ce que tu dirigez vers un premier post derrière? Qu'est-ce qui s'offrait à toi comme opportunité? J'ai utilisé la plateforme du. forme et je trouve que c'est une plateforme formidable pour rencontrer plein d'entreprises. Et c'est comme ça en fait que j'ai découvert plusieurs entreprises, fait des entretiens et que j'ai rencontré à l'époque l'entreprise de consulting, PerinePoint. Et puis, trouver en fait mon premier poste. Et qu'est-ce qui t'attient dans ce milieu du consulting? Je trouvais intéressant de commencer avec l'opportunité de rencontrer plusieurs entreprises, de faire plusieurs projets différents. Ça ouvrait plein de portes. Et j'étais pas encore sûr exactement qu'elle pose, qu'elle position, comment ça fonctionne elle, les entreprises. Et je me disais que c'était un premier pied qui me permettrait plus tard de faire des choix plus précis. Et puis c'était aussi dans un domaine qui m'intéressait déjà à l'époque et à et d'État. Et donc ça m'a fait bien ces deux choses. C'est du coup en là. Du coup, tu comptes continuer sur le niveau d'intensité des études. Tu n'as pas levée le pied sur les efforts. Je suis pas très douée non? Je pense. Et du coup, une fois dans ce rôle, si, est-ce que tout s'est passé comme ça? Comme tu l'as espérais ou est-ce que tu as eu des surprises? Je pense qu'en beaucoup, ça se passe rarement comme on imagine. Et j'ai commencé dans le consulting. Et puis, il se trouvait qu'il y avait un produit en software en interne qui revendait et qu'il fallait développer. Il y avait pas beaucoup de gens dans la boîte qui étaient capables de faire du développement. Et quand ils ont compris que je faisais partie de ces gens-là, j'ai été rapidement assigné aux produits et aux développement du produit. Et donc, finalement, j'ai rencontré très peu de clients. J'ai été très peu faire des projets chez les clients. Et après, un peu près, une année et demi, j'ai vraiment. Je me suis dit, il faut que j'aille voir. J'ai le fait que j'avais faire des projets. J'ai entendu qui cherchait quelqu'un pour un des projets qui avaient déjà vendu, et qui ne trouvaient pas de personnes disponibles. Et donc, je me suis dit, c'est ma chance. Et quand j'ai un peu cherché, je me suis rendu compte que le partenariat qui avait ce projet qui avait vendu ce projet était la seule femme à l'époque en Suisse. Et donc, je me suis dit, "Ah, c'est ma chance, j'allais lui parler." Et j'ai été lui dire, écoute, je sais que tu trouves personne pour ce projet. Moi, je veux faire ça. Donne-moi ma chance. Je vais tout donner. Je vais satisfaire le client. Allez. Et puis après quelques jours, elle m'a donné ma chance. Et j'ai commencé chez Berinfrais. Elle s'est ici de là. Et alors, comment ça s'est passé? C'est début d'aventure après avoir saisi sa chance? Mais un peu comme la partenaire, le client continuait à arriver. Ils étaient pas très contents parce qu'ils avaient demandé une personne, Seigneur, avec plusieurs années d'expérience dans la gestion de projet. Et puis, ils ont vu arriver une jeune femme qui avait l'air tout innocent. Et voilà, ils ont un peu tiré la tête. Elle a un pareille indien. Donne-moi trois mois si ça ne marche pas. Je pars. Et après trois mois, je suis restée. Et ils m'ont employé en interne. Oh wow, qu'est-ce qu'il beaux barcaux? Et du coup, comment ça s'est passé en interne? Quel était ce choix? Qu'est-ce que tu n'avais du coup pas vu? La diversité des clients que tu désirais au début. Qu'est-ce qui t'a amené à faire ce changement d'un côté et à l'autre? Et puis, avant qu'ils me proposent d'aller en interne, justement, puisque j'avais pas eu trop l'occasion d'aller voir des clients, j'étais en train de chercher d'autres opportunités. Et puis, j'avais une option pour travailler dans une boîte d'assurance. L'occurrence de la chambre, lui-même, est très intéressante. J'avais passé plein d'étapes de recruter et d'art. Et quand j'ai dit ça à Chindlerre, c'est là qu'il m'ont proposé de recruter. Et j'ai fait ce choix-là parce que, en premier, j'avais confiance dans mon futur chef. Ça, je pense que c'est quelque chose de super important d'avoir quelqu'un qui croit, qui croit y'a en moi, qui avait envie de me développer. Je sentais qu'il allait m'ouvrir des portes et me donner la chance de faire mes premières expériences. Et puis, j'ai pu faire partie d'un programme de carrière qui allait me permettre en fait d'aller dans plusieurs rôles et dans plusieurs pays. Et ça, c'est quelque chose qui m'interpellait parce que j'avais envie de partir à l'étranger, j'avais envie de voir d'autres choses. Voilà. Je suis super curé à propos de ce programme, est-ce que tu peux nous expliquer un petit peu comment ça se passait, comment ça s'est structuré? C'est un super programme que Chindlerre a qui est sur 6 ans. Ou tu fais 3 positions, donc 3 fois 2 ans dans un rôle qui est un rôle tout à fait standard dans l'entreprise, où il te pousse à faire au moins une fois un dépose à l'étranger et au moins une fois un dépose en dehors de ton domaine. Pour permettre d'avoir des gens qui ont une connaissance plus large de l'entreprise et du business et qui ont cette ouverture d'esprit, cette multiculturalité. Super intéressant. Alors du coup, si tu t'es engagé dans cette voici, quelle était la première étape de ce plan de 3 jobs différents? Le premier post que j'ai fait, c'était dans l'informatique, la gestion du programme de déploiement SAP dans sur l'ensemble du monde, Chindlerre. De mettre en place les méthodologies, mais aussi de faire le suivi des projets, de rapporter les tas des projets, de soutenir en cas de difficulté dans la progression d'un projet. Et après ça, est-ce que tu as changé de domaine? Voilà, donc ça c'était les premiers deux ans que j'ai fait. La deuxième tranche de deux années, c'était complètement différent. C'était dans l'opération et la vente d'assenseur. Et pour ça, je me suis déplacée. Donc le premier post était à Lucerne, dans le Red Quarter. Et le deuxième post, c'était à Le Zan. J'étais responsable d'une région et de tous les ascenseurs dans cette région, et de tous les clients dans cette région, ainsi que de tous les techniciens qui m'intenairent et apparaient les ascenseurs dans cette région. Et je trouve que les PFL, faisaient partie de ma région et de mes clients. Voilà. C'est un beau retour ressource. Est-ce qu'il y a. c'est quoi la senseur le plus fou de la région? La senseur le plus fou de la PFL, c'est celui où c'est l'escalier roulant, je dirais, celui que j'ai installé avec mes équipes. Et donc je suis très fier. On s'entre de conférences de la PFL, qui est, en tout cas qui était à l'époque, le plus long escalier roulant sans soutien intermédiaire. Pour toutes les générations qui ont fait des examens dans ce réel chaussé du "Sustek Con2010" je pense qu'on est tous très bien. Ce double escalator sans plié en effet, on confirme, on peut faire des examens de sous. Donc ça devait être assez intéressant de revenir comme ça à une région du coup que tu connaissais, mais des domaines et des taches complètement différentes. Est-ce que ce changement de domaines tapu? C'était aussi très très, ça m'a sorti de nouveau de ma zone de confort et j'ai l'impression d'avoir appris énormément en faisant ce poste-là. Je pense deux points que je retiens de cette période. Et le premier, c'est la différence entre venir du Headquarter et de faire de la stratégie, de la méthodologie, des principes et de définir ça pour les régions et d'être dans la région. Et d'être sur le terrain et à quel point les beaux concepts ne sont pas toujours implémentables dans la réalité. La fameuse différence, la théorie et la pratique. Et de ressentir en première ligne, ça fait du bien, ça remet en place. C'est quelque chose que j'essaie de ne pas oublier maintenant que je suis de nouveau dans les headquarter. Puis la deuxième chose qui était très importante et que je garde, c'est l'orientation client. Qu'est-ce que c'est d'être proche du client, de faire de l'avante? Qu'est-ce que c'est de générer ce revenu qui est le moteur de l'entreprise, la raison d'elle, de l'entreprise? D'être en première ligne, à quel point c'est difficile de le faire, mais aussi ce que ça veut dire d'être rentré client dans les faits. Quand on prend ça à l'informatique, on a souvent le cliché que l'avante est à l'opposer des types de personnalités ou en tout cas des affinités des personnes qui font l'informatique, donc c'est un beau challenge que de changer de mode de penser, mais du coup alors pour le troisième job dans ce programme vers quoi t'étais orienté. Je suis allé en Angleterre et j'ai fait de la finance. A nouveau, quelque chose de complètement différent pour lequel j'avais pas d'expérience à priori, bien que d'être à l'aise avec les chiffres et les maths, ça aide toujours. C'était intéressant parce que c'était un pays qu'on appelle "Turn Around", c'est-à-dire qu'il n'y a pas très bien. Pour lequel il fallait aller vraiment dans le détail, comprendre ce que les chiffres voulaient dire, ce qui avait derrière, où c'est qu'on avait des problèmes dans les processus, justement dans l'avent de produits, qu'est-ce qu'est caché, comment une entreprise fonctionne, et puis comment sont les différents workflow, comment la finance, les mécanismes de la finance dans une entreprise. Et ça, je trouve que c'est quelque chose qui m'a aidé par la suite. Mêmement, de comprendre, c'est quoi les outils, c'est quoi la manière de penser, c'est quoi la manière de gérer une entreprise. Magnifique, donc là on arrive à peu près à la fin de ce programme. Ça a été un gros investissement en énergie, on a apprentissage de ce que je comprends, de changer de domaine comme ça. Tous les deux ans, c'est assez fréquent quand même, pas de le temps de s'installer et de voir quelques résultats dans un rôle qu'il faut déjà changer, à la fin du coup à quoi ça boutit pour toi. La forme, c'était super intéressant parce qu'en fait le jeu que j'avais fait, c'est de trois domaines. J'avais l'opportunité de continuer dans chacun des trois domaines. Et j'ai un peu cherché des discussions avec différentes personnes. Et à l'époque, le ciailleux de Schindler annonçait qu'il allait créer, mettre en place un centre d'innovation à Berlin. Et en discutant et en cherchant un peu plus loin, je me suis rendu compte qu'ils n'avaient pas encore trouvé le lead pour ces centres d'innovation. Et donc j'ai de nouveau t'as qu'il y a la porte, et dit moi moi moi moi, moi je veux faire ça. Donc j'ai été à travers mon réseau à l'intérieur de l'entreprise. J'ai parlé aussi à Iô, j'ai parlé à mon mentor, à l'époque aussi pour avoir son soutien. Et de fil en éguit, en insistant, j'ai fini par avoir le job. Du coup, toutes les autres équipes, aucune chance de te retrouver, ils s'y avaient raté leurs chances. Pour les autres domaines, en tout cas, pour cette période là, oui. Du coup, un nouvel investissement dans un nouveau rôle et encore un nouveau pays. Et un nouveau déménagement. Voilà, cette fois, avec mon mari, mon fils, le chat. Et puis pour avoir ce job, je t'en avais parlé à l'époque, j'avais du négocier. Et j'avais premier de continuer à faire pendant six mois le job de finance. En même temps que je commençais déjà la mise en place du centre d'innovation à Berlin. Donc une très très très intense au niveau privé, faire deux jobs à 100% pendant six mois. C'était formidable la mise en place du centre d'innovation. Parce que c'était quelque chose qui avait plusieurs composants. Il y avait l'aspect, mettre en place l'entité légale, l'entité financière. Il y avait un aspect hérâche, recruter des gens, comme on mettra une équipe qui était très diverse. Pour moi c'était quelque chose qui était très important et qu'on tombe par deux zéro. C'est vraiment une opportunité incroyable de créer de rien et une équipe. Il y avait un aspect mettre en place les bureaux, choisir les couleurs des chers, faire un environnement qui était agréable. Il y avait un aspect business, quel sujet on va faire, comment être proche du business, quand on fait de l'innovation, mettre en place les liens, mettre en place les liens avec les startups. C'était vraiment une poste, voilà très large avec plein de facettes et que j'ai beaucoup aimé faire. Donc vraiment partir d'une feuille blanche dans un cadre un peu sécurisée, parce que c'est comme un grand groupe, mais devenir le vrai couteau suisse ultime capable de gérer toutes les tâches. Ça paraît un job incroyable. Est-ce que combien de temps tu veux rester et si tu veux y abouger pour quoi? Je restais dans cette position de zan et après deux ans, j'ai eu l'opportunité de faire en plus, le rôle de CIO pour la région Europe, middleiste. Ça voulait dire gérer les différents pays, leur demande, les projets, s'assurer que c'était aligné avec la stratégie IT du groupe, et puis gérer aussi tout le service qu'on délivraient pour les différents pays, mettre en place des centres de compétences en espagnon Italie, en Roumanie. Et ça j'ai fait encore deux ans et demi trois ans. Je suis restée en tour à Berlin presque cinq ans. Et après je suis parti. Parce que? Parce que j'avais envie de retourner en Suisse. Mon mari avait envie de retourner en Suisse. On avait deux enfants, parce que ma fille, donc Eloise, qui est né à Berlin entre Tandre, et on avait envie de suivre le programme scolaire Suisse. Et en plus, à cette époque, mon père est tombé malade gravement, et donc on savait qu'on avait plus beaucoup de temps avec lui, et j'avais envie d'être prêts, du j'avais envie d'être en Suisse. Donc, est-ce que tu as mis en place pour contrebalancer cette aspect, une grande carrière dans un groupe immense, qui t'as donné beaucoup de opportunités et en même temps cette vie de famille hyper belle et remplie? Comment j'ai géré les deux? Ça dépend des fois bien, des fois moins bien. Surtout, je pense avec beaucoup de soutien de mon mari. C'était important d'avoir, je pense, à travers toutes ces étapes, quelqu'un qui était fier que je fasse une carrière, qui était là contre, j'étais pas là le soir, j'ai toujours ressenti que c'était un partenaire. Et que le succès que j'avais, c'était notre succès. Et ça, je pense que c'est un désélément clé de pas avoir à justifier, pourquoi on va encore un événement, ce soir, on rentre tard parce qu'on a un projet, pourquoi on va encore voyager, qu'on a besoin que lui s'occupe de la maison et des enfants. Je pense que c'était pour moi le plus important jusqu'à aujourd'hui et encore aujourd'hui bien sûr, de pouvoir toujours compter sur lui. En effet, c'est sûr que quand on entend comme ça un parcours avec un programme sur 6 ans, il y a des personnes qui pourraient se dire, "Ouais, les enfants, la famille ce sera pour après, c'est une période donnée." Et pourtant, toi, c'est pas ça qui se passait, ça n'a pas arrêté comment, est-ce que tu as géré cette question, on pourrait dire de timing? Je pense que c'est jamais le bon moment. A chaque fois que j'étais enceinte, j'ai toujours une impression que c'était pas le bon moment. Si je regarde, il n'y aurait pas eu un autre moment qui aurait été vraiment mieux que quand j'ai eu mes enfants. La première fois que je suis tombée enceinte, c'était quand j'ai commencé, quand je venais d'être croutée chez Schindler, qui m'a recrutée trois mois après, je lui ai dit, "Je suis enceinte." "Ouau, ça fait annonce." Voilà, mon chef était cool, d'autres m'ont dit, "Ah ben c'est dommage parce que, avec t'étais une bonne employée." "Ouau." Et puis après, ma fille, "Main là, j'étais en train de construire le hub, c'était pas non plus le bon moment." C'est jamais le bon moment. Pour moi, c'était un projet personnel comme il y a des projets professionnels. Tu choisis pas non plus toujours les professionnels quand ils arrivent à quel point ils sont grossis, ils sont facile à gérer. Et souvent, ben, quand c'est là, bien, que j'ère, et tu te organise et tu trouves une solution. Quand c'est suffisamment important. Voilà. Et donc, c'est comme ça en fait que ça, c'est fait. Quand j'en avais envie, même si c'était pas le bon moment. Et du coup, les retours après décongés, prolongés comme ça, comment c'est passé pour toi? Ça c'est passé bien, à chaque fois. Je pense, personnelle, ce qui a aidé le plus, c'est le conseil que j'ai reçu de mon mentor, lors d'un annonce de ma première process. Oui, il m'a dit, en fait, en tant que chef, quand une femme pannonce qu'elle est enceinte, bien sûr, tu dis que t'es content pour elle et tout, mais tu dis comment je vais gérer cette période. Et si toi tu viens, et que tu propose comment tu veux gérer la période de process, la période de congés maternité, et le retour, si tu viens de manière pro-active et claire, mais en fait, cette position, justement, comme quelqu'un qui est un leader, même dans sa manière de gérer en fait cette période-là. Et donc, il m'avait aidé et j'ai réutilisé pour chacun de mes grossesses, j'ai fait un pregnancy plan. Comment faire un project plan? Ou je m'étais, voilà, les mois, les semaines de grossesses, qu'on sait que la grossesse était planifiée, les semaines avant, ou j'allais réduire mon temps de travail, qui allait reprendre mes taches avant, pendant, après. Quand c'est que je voulais revenir à quel pourcentage, comment j'allais revenir vers un 100%, quel tâche j'allais reprendre. Et donc, c'était quelque chose que j'avais dans les mains, et que moi, j'ai géré. Donc j'ai aimé gérer cette période-là, j'ai géré mon retour. Et donc le retour, c'est du coup, à chaque fois, très bien passé. Magnifique et très inspirant. Est-ce que le retour à 100% a été un manque, question pour toi, ou est-ce que c'était une certitude? J'ai toujours pensé que j'allais recommencer à chaque fois à 100%, parce que c'était important pour moi à faire une carrière, et je pense qu'en dessous de 80%, si tu passes encore souvent malheureusement des opportunités de carrière, et c'est encore, et malheureusement toujours le cas, que entre 30 et 40 ans, c'est une période charnière pour ta progression de carrière. Et donc, je savais que j'allais recommencer à 100%. Pour être honnête, à chaque fois, la semaine ou les deux semaines avant de recommencer, mais d'essayer toujours, ça va être impossible. Comment je vais faire? Je suis occupée à 100% à la maison avec mon bébé, je travaille pas. Et dans quelques jours, je vais devoir en plus travailler à 100%. Et en fait, à chaque fois, ça finit toujours par marcher, en mettant l'herse sur en place des systèmes, des routines, du soutien, des crêches. Mais. C'est pas que c'est toujours facile, ou que je me suis toujours dit "oui, c'est moins facile". Du coup, je voudrais bien revenir sur cette transition de retour en Suisse. Comment en fait, quand on a évolué comme ça, pendant de nombreuses années dans une entreprise, tu as mentionné que t'avais ton réseau, des points de soutien assez fort, et là d'un coup, est-ce que tu peux retourner au sein de la même entreprise, ou est-ce que tu devais trouver un nouveau employeur pour ce retour, et si tu as changé de entreprise, comment est-ce que tu as regardé cette même progression, à même niveau de responsabilité? Oui, ça se m'enlève, en fait, quand je suis rentrée en Suisse, j'ai changé d'entreprise. J'avais été contacté par un recruteur exactif search, et j'ai trouvé ces loquations, ces loquations de rentrée en Suisse, et ces loquations, justement, de tester, est-ce que je suis capable dans une entreprise où j'ai pas un réseau, d'avoir aussi du succès, et j'ai commencé à la poste Suisse à Berne, au mois de mars 2020, au moment du lockdown. - Votre période intéressante, une autre challenge, comme si on n'était pas déjà assez en train de tester les limites. Et donc, c'était de nouveau, oui, comme tu dis, c'était de nouveau un moment, ou je suis sorti de maison de confort complètement, à plein de niveaux différents. Et tu l'indies, je pense que le challenge le plus important, c'était celui de construire un réseau. Et de construire un réseau à cette période-là, ça a été extrêmement difficile. - Oui, donc on voit vraiment les forks et nécessaires, encore plus, quand les compagnies sont un petit peu adeptes du travail à la maison, il y a moins d'occasion naturelle d'échanger, mais du coup, comment est-ce que tu es à la astuce, comment tu as fait? - Pour moi, c'est quand c'est comme ça, c'est vraiment de mettre en place des rituels, des méthodes, des d'être très proactifs et organiser sur le problème que je veux attaquer, et d'avoir, je m'étais en place chaque semaine, par exemple, les premiers mois, j'y rencontré tous les gens, les 60 personnes de mon équipe, en faisant avec chacun un interview, 1-1 de 30 à 45 minutes pour apprendre à les connaître, de mettre aussi en place toutes les semaines, un meeting avec des gens à travers l'entreprise, que ce soit mes collègues ou des gens dans d'autres unités de l'informatique, ou bien dans le business. Ça c'est ce que j'ai mis en place. Ça a aidé, mais ça reste que c'était pas la même chose que de voir les gens, donc j'étais contente qu'on a commencé à retourner au bureau. - Du coup, tu as passé combien de temps à la poste? - J'ai passé deux ans et demi, à la poste. - On dirait que c'est ton cycle naturel d'apprentissage, et ça déclenche une prochaine étape, du coup, est-ce que c'est celle où tu es maintenant? - C'est celle où je suis maintenant, et c'est vrai qu'après deux ans et demi, lorsque j'ai été contactée pour ce poste de CIO, c'était pour moi vraiment une chance formidable de continuer de progresser dans ma carrière, d'avoir plus de responsabilité, et surtout d'être responsables de l'ensemble des sujets IT. Donc, j'ai pas pu dire non. - En effet, du coup, on voit l'importance du réseau qui se tend en dehors de l'entreprise. Ça fait plusieurs fois que tu nous dis que tu as été contactée et soit par, j'imagine, danser un collègue, des personnes dont on résoudre, rencontrer un désévénement ou des gens dont c'est le métier, d'aller chercher des talents dans d'autres entreprises. Alors, du coup, quelle est le futur? Quelle est le prochain objectif pour toi? - Pour le moment, je suis très heureuse dans la position que j'ai. C'est vrai qu'il y a des choses dont je suis encore très curieuse, des rôles qui m'intéressent. Je suis en train de revoir pour comment est-ce qu'on peut en rentrer dans un rôle de non-exactive board. Donc, en fait, le comité ou le CEO rapporte, et voilà, c'est un rôle que je connaissais pas en sortant de l'EPFL. Je puis vis un pas d'une famille qui était vraiment dans le business. Et donc, c'est quelque chose dont je suis très curieuse. Et peut-être, si il y a une évolution, c'est de voir comment rentrer ou comment utiliser ce rôle-là pour avoir une influence dans une autre entreprise, de manière relativement stratégique, et de sortir de cette zone de confort et de continuer à apprendre. - Et tu me disais que pour garder motiver les choses qui te donnaient le plus d'énergie et qui te donnaient le plus de motivation, c'est la transformation. Est-ce que tu peux nous expliquer pourquoi? - Oui, je trouve que c'est un sujet qui demande justement d'être très multidisciplinaire. Et quand on transforme une organisation, un processus, une partie du business, il y a un aspect très humain, il y a beaucoup d'émotions, il y a un aspect souvent et de plus en plus technologique. Il y a un aspect de gérer une certaine complexité, souvent les choses qui sont simples, ont déjà été faites, donc on transforme souvent des processus dans des entreprises relativement complexes avec plusieurs partenaires, et puis toujours dans une entreprise, il y a un aspect aussi financier. C'est cet aspect qui demande plusieurs compétences qui m'intéressent beaucoup, et aussi le fait forcément que c'est compliqué, mais que si on y arrive en génère beaucoup d'impact. - On comprend aussi un petit peu la trait pour les brûles de conseiller d'administration. Il y a une vue très au niveau, très globale, mais en même temps très précise avec beaucoup d'impact. Donc on est fait ça à l'air d'être une étape très intéressante et on se réjouit de voir où est-ce que tu iras dans cette direction. On arrive à la fin de cette échange et pour finir, j'aurais quelques questions à te poser. Est-ce que tu aurais un ou une rôle modèle qui t'as particulièrement inspirée? et où aider. Si je dois choisir un ou une, je pense que la personne qui m'a le plus inspirée c'est ma mère. Ma mère a toujours beaucoup aimé les maths, elle a travaillé et pour moi c'est toujours été normal que en tant que femme je puisse aimer être doué dans ces domaines et je pense que c'est vraiment un grand parti grâce à elle que j'ai fait ce parcours magnifique. Si maintenant tu pouvais recroiser la joie de l'étatial, le jour de sa mère est gestral et lui laisser un petit mot dans la poche à lire plus tard, qu'est-ce que tu te dirais? Je lui dirais, si je peux je dirais aussi à toutes les femmes ou ceux qui diplôment d'aller les pfn, je lui dirais, tu es incroyable, si tu travailles tu peux faire tout ce que tu souhaites et ne laisse personne te dire le contraire. Et enfin est-ce que tu auras un livre, une vidéo, un film ou un podcast par exemple que tu penses que tout le monde neit ou devraient consulter? Il y a un livre qui est ma référence en matière de leadership et qui s'appelle Radical Candor de Kim Scott que j'apprécie beaucoup parce qu'il parle de deux éléments qui sont pour moi fondamentaux d'un côté le fait de pousser, de challenger pour atteindre les résultats, d'être très direct et d'une aide du feedback de manière très direct. Et sur l'autre axe l'aspect prendre soin des gens être authentiques et développer les personnes qui sont autour de soi. Magnifique, merci beaucoup pour ce partage, je pense que on a compris tout l'intensité et la mise en challenge que tu as eu à travers tout en parcours et on te souhaite de continuer à apprendre. Aujourd'hui nous avons donc retracé tout en parcours et c'était formidable de les découvrir. Rendez-vous au prochain épisode de Decine-Moy d'ingénieurs pour en découvrir un nouveau. Merci beaucoup pour ces formats formables, et bonne chance à vous aussi. Merci d'avoir écouté cet épisode de Decine-Moy d'ingénieurs. Si la raison est avec votre parcours, vos questions ou celles de vos proches n'hésitez pas à le partager autour de vous. Et pour poursuivre ces échanges autrement, nous serons à vie de vous retrouver lors de nos prochaines événements. Toutes les informations pour rester connectées avec le club de femme de terre à l'Unie sont dans la description. À bientôt!

Podcast Summary

Key Points:

  1. Parcours académique non linéaire
  2. Carrière diversifiée
  3. Leadership et initiatives
  4. Apprentissages clés

Summary:

L'invitée, diplômée en informatique de l'EPFL, retrace son parcours atypique. Après des études financées par divers emplois et un engagement associatif marqué, elle débute en consulting avant d'intégrer Schindler. Là, elle participe à un programme de carrière de six ans, occupant successivement des postes en gestion de projet IT, en opérations/ventes d'ascenseurs en Suisse, puis en finance au Royaume-Uni, chaque changement impliquant un apprentissage intense et un déplacement géographique.

Elle souligne l'importance de saisir les opportunités, comme négocier un rôle pour créer un centre d'innovation à Berlin, qu'elle a géré tout en terminant son précédent poste. Son expérience illustre la valeur de la polyvalence, la réalité terrain face aux concepts théoriques, et la nécessité d'une proactivité constante pour façonner sa carrière, le tout en conciliant vie professionnelle et vie de famille.

FAQs

Cela nécessite une organisation rigoureuse et une communication claire avec les employeurs. L'expérience montre que c'est intense mais réalisable en définissant des priorités et en maintenant un équilibre entre vie professionnelle et personnelle.

Il est recommandé d'aborder le sujet de manière proactive et transparente. Cela positionne la candidate comme une leader qui planifie à l'avance et gère ses responsabilités avec professionnalisme.

Le diplôme d'informatique de l'EPFL offre une base solide en mathématiques et en logique, ouvrant des portes dans divers secteurs comme le consulting, l'innovation, la finance ou la gestion opérationnelle, grâce à sa polyvalence.

Un tel programme permet d'acquérir une vision globale de l'entreprise, de développer une ouverture d'esprit multiculturelle et de tester divers domaines avant de se spécialiser. Il favorise l'apprentissage continu et l'adaptabilité.

Il faut faire preuve d'initiative, démontrer sa motivation et s'appuyer sur son réseau interne. Présenter un plan concret et offrir une période d'essai peut convaincre les décideurs de donner sa chance.

Cela permet d'apprendre rapidement, de développer de nouvelles compétences et de mieux comprendre les défis terrain. Cela renforce aussi la capacité à distinguer la théorie de la pratique dans un environnement professionnel.

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