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5.2 Ecrire de la romance quand on est un homme - Axel Witzke

45m 56s

5.2 Ecrire de la romance quand on est un homme - Axel Witzke

Dans cet épisode, Axel Witzke, auteur de fantasy et de romance, partage son parcours d'écriture et sa vision du métier. Installé en France après sept ans au Japon, il explique comment la culture japonaise, notamment le Kojiki et la mythologie shinto, nourrit ses romans comme « L'Éveil des Mononokés ». Il raconte avoir mis trois ans à écrire un premier roman jamais publié, puis seulement un mois pour rédiger et publier son premier livre en 2020, grâce à une méthode rigoureuse inspirée du voyage du héros, de post-its et d'objectifs quotidiens de 5 000 mots. Il défend l'auto-édition pour sa liberté et sa rentabilité, tout en reconnaissant les difficultés d'un milieu éditorial longtemps obscur. Il aborde ensuite sa transition vers la romance avec « Un prince pour Noël », un genre qu'il percevait avec distance mais qui l'a profondément marqué par son impact émotionnel sur les lecteurs. Il évoque les défis spécifiques d'un homme écrivant de la romance, les critiques liées à la sexualité de ses héroïnes et sa volonté de rester fidèle à ses personnages. Enfin, il conseille aux auteurs de commencer sans attendre le moment parfait et d'être constants, en se faisant des promesses tenables comme écrire dix lignes par jour.

Transcription

9242 Words, 50930 Characters

French
Speaker 1Je disais, j'ai tant beau à écrire tous les jours et je commençais toujours par un post-it. Le vrai, c'est que la romance est une plus grosse force de frappe, en fait. Il y a beaucoup plus de lecteurs de romances. Tu prends tellement de risques, en fait, à toucher un peu à la sexualité d'une femme écrite par un homme.
Speaker 2Écrire de la romance quand on est un homme? Eh oui, c'est le sujet de l'épisode du jour, mais pas que. Je reçois Axel Witzke, qui écrit également des romans fantasy dans un univers japonisant, inspiré de sa vie au Japon et de sa volonté de transmettre la culture japonaise. Donc, on parle de comment il s'est mis à l'écriture, de comment il a écrit ces romans-là et aussi, récemment, de sa bifurcation vers la romance et comment on écrit de la romance quand on est un homme. Je te souhaite une très bonne écoute.
Speaker 1Je m'appelle Axel Witzke. J'habite en France en ce moment et j'habite depuis 7 ans au Japon. Ça m'a beaucoup influencé. Et aujourd'hui, je suis auteur de romans de fantasy et de romances, souvent japonisants. T'écris depuis quand? J'écris depuis, je dirais, 2017. C'est un peu flou parce que c'est pas exactement par rapport aux dates que je m'en réfère. C'est par rapport au Japon. Quand je suis reparti au Japon, à un moment, je me suis dit, je ne sais pas si je pourrais rester là-bas, que maintenant, je pourrais rester à cause des visas. Donc, il va falloir que je fasse quelque chose qui soit important dans ma vie. Même si je repars, au moins, j'aurais fait cette année un jeu dont je pourrais être fier. Et c'est là où je me suis dit, tiens, je vais l'écrire. Quand j'étais gamin, j'ai qu'à me mettre à écrire. Donc, je me souviens que quand je suis retourné au Japon, en fait, c'était bien avant 2017. Je pense que c'était vers 2014 où j'ai commencé à écrire. J'étais pas aussi assidu qu'aujourd'hui. J'ai commencé à écrire et j'ai fait une grosse. Et je me souviens que j'ai mis environ 3 ans pour écrire un premier roman que je n'ai jamais publié. Quand je l'ai terminé, en finant 3 ans avec des interruptions, c'était en 2020. Et c'est en 2020 où j'ai écrit mon premier roman que j'ai publié, donc, L'Éveil des Mamanakés.
Speaker 2Mais par contre, du coup, celui que tu as publié, c'était ton troisième ou deuxième? En tout, c'était le deuxième roman,
Speaker 1le premier que j'ai publié. Alors, si on compte pas, en fait, la nouvelle que j'ai faite pour un recueil de nouvelles, c'est le premier roman que j'ai publié. L'Éveil des Mamanakés. Et lui, je l'ai publié durant l'été 2020. Je me souviens très bien parce que c'est quand je suis rentré en France.
Speaker 2On se rappelle de 2020.
Speaker 1C'est ça. Je l'ai écrit durant l'année 2020 en préparant mon retour en France. Donc, j'ai écrit au Japon. Je suis rentré, je l'ai finalisé, je l'ai publié durant le mois suivant, en août.
Speaker 2Et ça t'a pris combien de temps en tout, d'écrire, réécrire et publier?
Speaker 1Alors, c'est super intéressant dans le sens où mon premier livre que je n'ai pas publié, qui est une fantaisie sur les mythologies grecques, j'ai écrit de façon discontinue pendant trois ans. Et L'Éveil des Mamanakés, je l'ai écrit en un mois. Donc, il y a vraiment une différence drastique parce qu'à ce moment-là, je me suis dit, je veux rentrer en France pour devenir auteur. Donc là, il y avait une motivation qui était totalement différente. Je me suis dit que si je voulais devenir auteur, donc artiste, c'était mon métier. Il fallait que je me donne mes moyens. Il fallait que je réfléchisse à ma passion comme un métier, de toute façon, en tout cas professionnel. Donc, je me suis astreint à un certain rythme et finalement, ça va vite en fait. Quand on écrit beaucoup, quand on écrit tous les jours, j'ai mis un mois pour l'écrire. J'ai mis deux semaines à corriger, à relire. Je n'avais pas encore de bêta-lecteur à l'époque. Enfin, j'avais ma famille. J'ai pris des bêta-lecteurs, effectivement. Pas peut-être aussi qualifiés qu'aujourd'hui, mais je pense qu'il y en a eu deux ou trois. Je ne me souviens plus exactement. Ça m'a pris un mois et demi globalement avec peut-être. Je dirais deux mois parce que quelques mois plus tard, je l'ai repris pendant deux semaines et ça m'a pris quelques temps pour faire ma première page Amazon, etc. Je ne connaissais pas du tout toutes les formulaires, etc. Ça m'a pris un petit peu de temps.
Speaker 2Est-ce que tu t'es tout de suite dit que tu allais l'auto-publier?
Speaker 1Au début, en fait, j'étais 100% sûr qu'il fallait publier en maison d'édition. Je lui disais, c'est normal. Quand j'écrivais mon premier roman, je me suis dit maison d'édition. Et en fait, avant d'arriver en France, petit à petit, je me suis dit, en fait, ça ne me convient pas du tout. Je suis beaucoup plus auteur auto-édité parce que j'avais un rythme d'écriture qui avait augmenté drastiquement. J'avais plusieurs casquettes. J'arrive à mettre en page de façon relativement clean. Je dessine mes propres couvertures. Je sais faire du marketing. Je travaille dans le marketing aussi durant un temps. Je savais faire plusieurs choses pour vendre un livre et pour le mettre en forme. Je me suis dit, peut-être que ce serait plus intéressant de me lancer dans l'auto-édition. Et je pense que le gros déclic, le vraiment gros déclic, ça a été le pourcentage qui revient à l'auteur. Franchement, quand j'ai compris ça, je me suis dit, avec le premier livre, je me suis dit, je l'ai écrit pendant trois ans et je vais gagner 7% par exemple. Je ne l'étais absolument pas rentable. Et j'ai vu combien on pouvait espérer gagner un pourcentage avec Amazon. Et là, je me suis dit, c'est peut-être plus intéressant. Je vais bosser avec Amazon. Je rajouterai, puis c'est peut-être aussi le fait d'écrire un roman, c'est un peu ton bébé, ton précieux. Et j'étais intéressé de voir jusqu'où je pouvais porter ces romans, ces histoires par moi-même. Peut-être qu'aujourd'hui, je réfléchirai à me faire publier dans une autre émission. Mais je pense que même aujourd'hui, je pense que je préfère être auteur hybride. Si c'est possible, c'est vraiment ce qui m'intéresserait le plus. C'est la liberté, en fait, de l'auto-édition. C'est ça,
Speaker 2c'est la liberté de décider. Puis, tu te débrouilles déjà dans plein de domaines, même les couvertures, je ne savais pas. C'est énorme, en fait, parce que je trouve que dans ce cas-là, l'auto-édition est d'autant plus adaptée. Qu'effectivement, quelqu'un qui a vraiment besoin d'un coup de main pour plein des pans de l'auto-édition, là, ça commence à être compliqué. Tu te retrouves avec vraiment beaucoup à investir à la publication, par exemple.
Speaker 1Je suis d'accord. Et puis, moi, peut-être comme beaucoup de personnes, je ne connaissais rien au monde de l'édition. Je ne connaissais aucun auteur ou aucun éditeur. J'étais un peu paumé, mais d'un autre côté, il y a beaucoup de personnes qui en parlaient grâce à Instagram aussi. J'ai fait beaucoup de recherches, j'ai envoyé pas mal d'emails. En fait, je pense que c'est un milieu un petit peu obscur, l'édition, le travail d'écrivain, parce qu'on ne voit pas vraiment le travail avant de devenir auto-édité. Je ne connaissais pas
Speaker 2l'auto-édition. Oui, c'était peu visible, même aujourd'hui, un peu plus peut-être. Mais c'est vrai qu'à l'époque, oui, et puis, comme tu dis, c'était très obscur. On ne savait pas du tout comment ça marchait. Aujourd'hui, je trouve que tu as beaucoup plus de coulisses qui se dévoilent et d'auteurs qui parlent de ça et quoi que.
Speaker 1Oui, mais je me demande si, est-ce que finalement, parce qu'on se pose la question et qu'on cherche et qu'on le connaît maintenant, ce n'est pas si compliqué quand on a les portes d'entrée, mais quand on ne sait même pas le mot auto-édition, personne n'en avait parlé. Et honnêtement, je sais qu'il y a beaucoup de libraires, beaucoup de personnes qui parlent en mal d'Amazon pour différents raisons. Certaines justifiaient, mais dans mon cas précis, Amazon, franchement, heureusement qu'Amazon est là pour permettre l'auto-édition d'une façon aussi simple et la distribution d'une façon aussi élevée. Il n'y a pas de stock. Il y a beaucoup de gens qui ne savent pas, en fait, que les stocks sont faits sur demande et qu'il n'y a pas de stock, en fait, qui attendent que je les achète. Ça, c'est vraiment une facilité pour l'auteur.
Speaker 2C'est une facilité pour l'auteur puisqu'il est un petit peu plus responsable que l'édition classique avec ses milliers de bouquins, qui sont détruits chaque année.
Speaker 1Ça, c'est horrible. Ça aussi, franchement, qui le sait, quoi? Il faut vraiment avoir été auteur, envoyer des livres, les transporter pour voir qu'en fait, ça brille sans rien faire, quoi. Ouais, ouais. C'est horrible, ça, par contre. Et je suis totalement d'accord, mais c'est vrai que quand les lecteurs viennent chercher un livre, c'est comme des fruits, quoi. Ils regardent celui qu'ils veulent. Alors que c'est tous les mêmes, mais non, lui, il est un petit peu comme ça. Oui, je comprends. Je comprends. Moi aussi, je ne veux plus de vous.
Speaker 2Bah ouais, et puis en plus, s'ils viennent et qu'ils te voient, toi, c'est qu'ils viennent pour une dédicace à un moment. Du coup, forcément, si ton livre, il y a une petite pliure ou quoi, c'est fichu, quoi.
Speaker 1S'il y a une petite pliure, je fais encore une plus belle dédicace.
Speaker 2Voilà. Trop bien. Et donc, du coup, ce roman-là, L'éveil des Mononokés, tu nous as dit qu'il était né en 2020 et il vient d'où? Parce qu'effectivement, tu as vécu au Japon. Je suppose que c'est ton inspiration principale, mais tu aurais pu écrire toute ta tas de romans, on va dire, sur le Japon. Et t'as écrit celui-là, quoi.
Speaker 1Alors, je suis fan de mythologie, de mythes, de contes et légendes. Donc, le premier livre que j'ai écrit, c'était La mythologie terrestre. J'adore ça. Mais j'adore aussi la mythologie japonaise. Il y a un livre qui s'appelle Le Kojiki, qui est, on va dire, la Bible japonaise. Donc, on va dire la Bible shinto. Il y a le shintoïsme qui est une religion japonaise. Donc, c'est la Bible shinto. Et comme la Bible, il y a très peu de personnes qui l'ont déjà vue. Franchement, c'est super. C'est super compliqué à lire. C'est vraiment. C'est pas des gestes. Un exemple, c'est tout simplement le nom des personnages qu'on peut faire vraiment facilement, avec des petits traits d'union, quoi. C'est des généalogies, honnêtement, sur quatre pages. Un peu comme la Bible, quoi. Et je me suis dit, il y a des histoires qui sont extraordinaires. Donc, c'est la genèse du monde, du Japon, avec les canons, la création du monde, une cosmogonie, une théogonie. C'est incroyable, tout ce qui se passe, c'est vraiment épique. Et je me suis dit, personne va le lire. Qui connaît ça en France? Et c'est dommage, parce que c'est très intéressant. Moi, en ayant vécu au Japon, en adorant cette culture, cette langue et cette histoire, je me suis dit, tiens, est-ce que ce serait pas intéressant en sachant que je rentre en France, j'écris en français, de partager ma passion avec des lecteurs français. Et donc, je vais essayer de faire découvrir le Kojiki, de faire une sorte d'initiation au Kojiki, à la mythologie japonaise, de façon ludique, dynamique. Et j'avais en fait le mot « sans filtre ». Il fallait que la lecture soit fluide et directe, qu'il n'y ait pas de filtre un peu présomptueux, que ce soit simple, en fait, le vocabulaire, pour que tout le monde puisse découvrir cette histoire du Kojiki. Donc, je l'ai revisité dans un genre d'urban fantasy, dans un monde moderne, contemporain, où un humain, comme nous, se retrouve propulsé, on va dire, dans le monde des monomachés. Et donc, avec lui, qui le découvre, on va découvrir toute cette héritier principale du Kojiki. Et en plus, j'ai mis des notes, du lexique, etc., pour aller plus loin sur la vérité du star.
Speaker 2Ah, c'est génial comme attention, parce que ça donne plein d'idées. Et effectivement, c'est marrant, parce que du coup, le fait que tu aies déjà essayé d'autres mythologies, je trouve ça assez drôle. Je pensais vraiment au début que c'était vraiment lié à la culture japonaise uniquement, mais en fait, c'est juste global, c'est mythologique.
Speaker 1Exactement, oui. D'ailleurs, je ne vais pas trop dire, mais le premier temps que j'ai été, je le trouve vraiment trop, trop bien. Je ne l'ai pas publié, entre autres, parce que je pense que c'est assez étonnant, mais j'ai l'impression que c'est peut-être mon meilleur livre.
Speaker 2Ça fait plaisir que tu n'entendes que d'autres. On s'est pressionnés aussi.
Speaker 1Mais je ne sais peut-être pas encore la force de frappe qui valoriserait, en fait, l'écrit. Donc, j'attends un petit peu. Et la deuxième raison que j'ai découvert plus tard, c'est que j'ai tellement de pression quand les gens me réclament la suite. Il y a plein de trucs décidés. Et comme ce n'est pas un seul tome, je ne veux absolument pas le sortir avant d'avoir écrit au moins un deuxième tome.
Speaker 2Je te comprends très bien. Ce n'est pas évident quand même. Et ça, justement, c'est un truc un peu plus. qui impacte peut-être plus les auteurs indépendants où, du coup, on gère un peu le planning qu'on veut et on sort un peu la suite qu'on veut. Mais du coup, les lecteurs le savent très bien. Mais du coup, la suite, là, c'est quand? Toi, tu dis oui. Alors, j'avais quand même dit que ça serait à tel moment. Laissez-moi le temps. Et en même temps, bon, ça fait plaisir aussi. Mais en même temps, on se met un peu la pression, je pense.
Speaker 1Non, c'est totalement juste.
Speaker 2Est-ce que tu as préparé ce roman-là, L'éveil des monomukés? Tu nous as dit que tu l'as écrit très vite. Mais est-ce que direct, c'est parti en premier jet
Speaker 1en formation d'architecte? Alors, à tout le monde. Ouais, non, j'ai un parcours très altéthique. Donc, je suis architecte. Et clairement, ça me convient parfaitement d'être auteur-architecte. Donc, comment ça s'est passé? En fait, d'avoir travaillé sur mon premier roman, ça m'a donné beaucoup de clés. Et en fait, c'est pour ça. C'est pas parce que j'écris vite que je n'écris pas très, très vite. D'ailleurs, j'écris plutôt longtemps. C'est gênant. Mais c'est d'avoir eu la méthode sur longtemps qui m'a aidé à écrire vite, finalement, mon deuxième roman. Parce que je savais parfaitement quoi faire. J'ai commencé à faire une sorte de work-building, ce qui était assez facile parce que c'était sur la base du Kojiki. C'est la base d'une mythologie, une culture que je connaissais très bien parce que j'ai habité pendant sept ans au Japon. Donc, je connaissais ça très, très bien. Ça aide vraiment beaucoup, en fait, de écrire sur quelque chose qu'on connaît parce qu'on a vraiment moins de recherches à faire. Et si les recherches sont très chronétiques, les auteurs le savent très bien. On commence un truc et on part sur je ne sais combien d'autres choses. Donc ça, j'ai moins besoin. Donc, j'ai commencé à faire des choses. Et ensuite, en fait, je travaille toujours, on va dire, de la même manière, plus ou moins. En tout cas, pour celui-ci, j'avais commencé sur la base des bases. J'ai utilisé le voyage du héros. Plusieurs étapes assez classiques d'un roman. Là, je l'ai utilisé de façon pure, on va dire. Il me semble, en tout cas, parce que ça fait quelques années maintenant. Et aujourd'hui, j'ai une base, en fait, que j'ai personnalisée. Je travaille avec des post-it pour chaque étape que le lecteur ne voit pas, mais moi, qui me serve à ce que je fais. Donc, j'ai structuré, en fait, mon histoire. Et aujourd'hui, j'ai rajouté quelques étapes que, personnellement, je trouve qui sont intéressantes. Et j'ai changé certains ordres. Mais globalement, j'ai une structure, un squelette qui est basique pour toutes mes histoires. En tout cas, pour le type de fantaisie ou un bad fantasy. Et après, selon les histoires, selon mes envies, je vais un peu le modifier. Mais globalement, c'est le même squelette. Et là, j'avais un squelette. Je savais exactement où ça commençait. Je savais où ça finissait. Je connaissais, en fait, mes thématiques Je voulais parler de la quête d'identité. Je voulais parler d'écologie. Je voulais aussi inspirer. Inspirer et puis encourager, en fait. Et le dernier truc, je voulais apprendre. Enfin, ouais. Je voulais transmettre, en fait. Donc, j'avais les thèmes. J'avais les périphéties. Et à partir de ce moment-là, je me disais, j'ai tant beau à écrire tous les jours. Et je commençais toujours par un post-it. Ou, en général, c'est un post-it. C'est un chapitre. Et avec des petits slashes, j'écrivais un mot, slash, un autre mot. C'était un peu des scènes que je voyais dans ma tête. Ça devait tenir sur un post-it. Voilà. Il ne fallait pas que j'aille trop loin. Et donc, j'avais ce post-it avec toutes les scènes du chapitre. Et ça me prenait peut-être une demi-heure, globalement, avant de me lancer. J'étais devant mon PC. Mais j'écrivais sur le post-it. Et là, je fais, OK, j'ai toutes les scènes dans ma tête. On va passer par là. Il va y avoir la porte. Il va y avoir une discussion. Après, il va s'enfuir. Je ne sais pas. Je mettais le post-it à côté de mon PC. Et là, je me lançais. J'avais un petit timer. Et tac, tac, tac, tac, tac. Et moi, je ne travaille pas exactement par temps, mais je travaille par mots, en fait. Donc, c'est assez facile. C'est quasiment tout le temps pareil. J'écris 5 000 mots. Voilà. Je vais écrire 5 000 mots. Et je pouvais dépasser. Ça, c'est OK. Mais je ne vais pas m'arrêter avant de finir.
Speaker 2C'est intéressant, je trouve, parce que chacun a sa méthode. Mais la tienne, elle est très, très cadrée, je trouve. C'est rigolo. Alors, dans ton cas, parce que je n'aime pas trop quand les gens disent architecte et jardinière. En vrai, ce n'est pas ce que je préfère. Mais bon, dans ton cas, ça passe très bien quand même parce que ça colle à ton franquille et tout. Là, vraiment, je n'ai rien à dire. Mais en vrai, je trouve ça intéressant parce que chacun a un peu sa méthode aussi. Et tu vois, on voit souvent les post-its en version comment faire un plan et mélanger les post-its. Mais d'autres, c'est rigolo que du coup, toi, tu t'en serves parce que c'est petit. Et du coup, ça te permet d'être synthétique sur ce que tu vas écrire au final.
Speaker 1J'écris de plus en plus petit à la fin, mais tu sais que tu vas aller gros au but.
Speaker 2Ça, c'est cool. Et du coup, c'est ta base et tu es obligé d'écrire tes 5 000 mots sur cette base-là.
Speaker 1C'est ça, oui, globalement. Après, disons que j'ai entendu dire qu'on est tellement nourris de notre génération de vidéos qu'en fait, pour moi, par exemple, je pense que pour beaucoup d'autres personnes, c'est assez facile de se représenter des choses comme un film. Donc, avec une mise en scène. En tout cas, moi, j'arrive à avoir des mises en scène dans ma tête. Et je vois le film du chapitre défilé. En général, quand j'écris, je suis tellement dans mon histoire que je rêve de mon histoire. Et je rêve quasiment, c'est un travail, je rêve le chapitre suivant la nuit précédente. Donc, en plus, je sais bien ce que je vais écrire. Et quand j'ai le post-it, je refais ce chapitre, je refais dérouler toute la scène que j'ai en tête. Parce que vu que j'ai le squelette, je sais quel est le point A et le point Z. Donc, je sais comment y arriver. Et des fois, je me dis, tiens, je pourrais peut-être changer. Je ne sais pas. Et quand j'écris, je me dis, je pourrais même changer un petit peu. Mais il pourrait arriver au slash suivant tout de même. Voilà. Donc, c'est assez cadré, quoi. Mais je laisse toujours l'inspiration. En gros, ce qui va faire fluctuer le tout, c'est que je me donne une règle. C'est d'être. En fait, je pense qu'il y a deux règles. Il faut absolument que je sois honnête dans le travail que je rends pour les lecteurs. Je ne peux pas mentir sur mon implication, sur la qualité du travail. Je ne dis pas que c'est la meilleure qualité du monde. Par contre, c'est la meilleure que je peux donner à ce moment-là. Je dois en être fier. Et la deuxième chose, c'est que je ne ferai jamais mentir mes personnages. Et c'est un peu. J'avais lu que certains auteurs, en fait, utilisent ça comme une science. Ce n'est pas du tout une science, mais j'imagine que mon personnage est réel. Et qu'est-ce qu'il ferait, en fait? Moi, je veux lui faire faire une périphérie aussi, mais il ne peut la vivre qu'à sa façon, en fait. Et c'est lui, en fait, qui va répondre de cette façon, d'une autre façon. Et si, en écrivant, en fait, il y a un truc qui me semble plus naturel, eh bien, je vais faire ce que lui, il veut faire, en fait. Ce n'est pas moi qui décide. En tout cas, c'est étrange de dire ça. Je dois rester réel avec le personnage, quoi. J'écris, en fait, j'écris les lignes, mais c'est lui, en fait, qui m'édite d'une certaine façon. Chaque personnage a sa voix et je ne tromperai pas, en fait, en lui faisant faire quelque chose que pour ça, je ne le ferai pas. Ça ne m'intéresse pas.
Speaker 2C'est intéressant parce que tu mets des mots sur un truc que j'ai du mal, parfois, à expliquer. Justement, oui, mais ce n'est pas parce que tu as cadré et fait un plan que tu n'as pas le droit d'en dévier. Et souvent, c'est un peu tes personnages qui viennent te chercher et te dire, oui, mais non, en fait, ce n'est pas la direction là. Et parce que, aussi, je pense que quand tu fais cette étape, alors pour toi, tu la fais aussi petit à petit, mais même quand tu fais ton plan ou si tu le faisais au départ, tu as moins cette vision claire et puis plus tu écris, plus tu rentres dans la peau du personnage, peut-être aussi. Et du coup, au moment où il se retrouve face à la scène, il dit, mais non, je peux faire ça. Moi, je vais faire ça.
Speaker 1Alors, moi, ce que je fais, c'est qu'avec les post-its, si tu veux, j'ai toutes mes étapes. Et à côté, je vais avoir en bullet points tous les points clés, en fait. Les points clés, c'est ce que je recherche dans ce. C'est exactement un chapitre parce que ce n'est pas coupé comme un chapitre. On va dire un chapitre de back-end que le lecteur seulement voit. Quel est le but de ce chapitre? Quelles sont les évolutions? C'est vraiment presque un côté philosophique, le côté profond, en fait, de ce qui doit en sortir. Et il y a des informations clés aussi pour le déroulement. Et donc, en fait, je sais, grosso modo, chaque scène, comment tout va se passer. Par contre, je ne détaille pas. Après, c'est justement chaque jour où, bon, cette scène, il va se passer ça. Le but, c'est ça. Comment est-ce qu'on y arrive? Mais bon, comme je rêve de ça, quand on y réfléchit beaucoup, on a une idée de ce qu'on aimerait. On crée sur le tas et après quand on écrit c'est encore plus sur le tas on a le temps de changer des choses mais globalement c'est le parcours qui peut changer mais l'arrivée, la destination c'est toujours la même, c'est le voyage qui est venu
Speaker 2c'est ce que j'allais dire, c'est intéressant parce que je pense aussi qu'on est tous différents par rapport à cette approche là mais la tienne elle est très très précise et spécifique j'ai jamais trop rencontré ce genre de préparation je suis très admirative il y a un autre truc où je suis très admirative c'est justement ce côté visuel dont t'as parlé, alors peut-être qu'effectivement notre génération est plus visuelle, j'en douterais pas mais tu vois typiquement moi je suis pas du tout partie des auteurs visuels moi je suis beaucoup plus dans le côté sonore les mots, les sonorités et du coup quand j'entends des rêves, on peut rêver de scènes de son roman etc je me dis waouh incroyable alors que moi justement c'est plus un travail vraiment de comment visualiser enfin je me suis fait des espèces de hacks des trucs comme ça parce que vraiment j'y arrivais pas et du coup ça me fait penser à ça me fait penser un peu au côté sur quoi on peut bloquer quand on se lance dans ce genre de truc parce qu'en fait il y a quand même énormément de choses alors je pense qu'effectivement le fait que t'aies cette préparation hyper particulière et très rassurante j'imagine quand t'as commencé peut-être le premier, bon après c'était pas le premier à être publié ou à être écrit était pas fait de la même manière mais c'est vrai que je pense que du coup ça t'a aidé peut-être à te débloquer sur plusieurs points, est-ce qu'il y a d'autres blocages que t'as eu vraiment des trucs que tu t'attendais pas et d'un coup tu t'es retrouvé bloqué
Speaker 1souvent le début d'un roman tout simplement, c'est assez bloquant et je me souviens tu m'aimes moi non plus l'une des romances que j'ai écrit qui était bloquée sur le début j'arrivais pas à le commencer et je me suis dit écris juste une scène que t'aimerais bien écrire et là je me suis dit vas-y on va percer un tonneau de saké ça va être un truc de ouf et puis en plus c'est des campagnards donc il y aura un vocabulaire un peu spécial et il y a plein de mecs qui sont dans une sorte d'euphorie parce que c'est tout leur travail c'est le moment, du coup j'écris ça et je me suis dit bah allez ça reste la première page alors que de base je pensais que ça allait me lancer et que ce serait potentiellement une partie dans le premier chapitre ou alors le deuxième chapitre mais non je me suis dit tiens ça fait un petit prologue, c'est cool vas-y on commence comme ça et ça m'a tellement lancé, je suis parti direct et le deuxième truc mais j'en ai déjà parlé c'est c'est les attentes en fait parce que la différence c'est que j'écris mes premiers romans les trois premiers et les deux premiers que j'ai publiés j'étais absolument inconnu et personne ne m'attendait donc bah j'écrivais pour moi j'écrivais évidemment pour les autres mais c'était pour moi j'avais jamais envisagé de devenir poèteur moi dans ma carrière j'ai commencé en fait j'étais architecte donc j'écrivais mais j'écrivais en fait pour moi du coup et quand après les gens ont commencé à lire et que j'ai vu que je devenais vraiment auteur que ça me donnait de l'argent que c'était ce qui me plaisait et qu'en plus j'avais des retours et ça aussi ça me plaisait beaucoup mais avant j'étais mannequin quoi je veux dire c'était mon travail mais jamais j'avais imaginé faire auteur je me disais quand est-ce que je redeviendrai architecte par exemple c'est quelque chose comme ça et architecte c'est un travail où tu travailles pour une personne pour une famille c'est pas un travail public quoi mannequin c'est peut-être un travail public mais il n'y a pas ton nom il y a le cheval dans ton visage c'est une économie publique c'est peut-être ta personne et là auteur en fait c'est connecté à ta personne c'est très personnel c'est ce que tu produis c'est plus personnel que ton apparence et là du coup j'ai publié et il y a des gens dès moi à écrire un bouquin le soir même c'était trop bien franchement la suite et là je fais quoi il y a des messages des gens qui t'envoient franchement ça n'allait vraiment pas dans ma vie juste sur Amazon ça n'allait vraiment pas dans ma vie et là franchement ça m'a redonné du bon mot au coeur je me suis dit qu'il y avait plus en fait que ça comme le personnage pouvait trouver la force etc etc ou des gens qui t'envoient juste le lecteur lambda qui t'envoient un email qui t'écrit un pavé pour te dire à quel point ça l'a touché et là je me suis dit mais en fait j'ai un impact visible peut-être très certainement d'autres métiers aussi ont cet impact sur les autres mais là en fait j'ai un impact visible les autres viennent m'atteindre pour me dire cet impact et je me dis j'ai un impact fort quoi dans des moments importants de leur vie ils me font remonter et je me suis dit waouh c'est il y a une responsabilité en fait dans ce travail quoi et là je me suis dit waouh du coup il faut vraiment que j'écris des trucs valables et ça ça peut mettre la pression pour écrire une suite parce que il n'y a plus cette c'est pas c'est pas une naïveté mais cette légèreté du début ouais la légèreté
Speaker 2que des débuts où il n'y a personne qui t'attend peut-être ouais est-ce que justement Transition Parfaite quitter le monde de la fantaisie de la mythologie du Japon pour partir sur le monde sur de la romance c'était une façon de retrouver de la légèreté
Speaker 1ou? alors honnêtement je pense que c'est jamais une raison il y en a toujours un peu plusieurs mais c'est cette légèreté qui se lance c'est dommage mais je l'ai quand même perdu peut-être c'est un challenge mais ce sera jamais comme ça et on a dit tiens on va écrire une romance de Noël qu'on a publié pour Noël chacun en même temps on s'est motivé donc on se dit on se donne un mois et on écrit une romance et en un mois on a carburé on s'est chauffé on écrivait comme des fous et là il y a cette romance de Noël qui est sortie et je me suis dit tiens je suis auto-audité j'ai publié trois romans et les trois romans c'est de la fantaisie exactement c'est urban fantasy fantastique et fantasy je me suis dit ça serait dommage de rester dans un seul genre justement je suis libre je suis auto-audité je peux faire ce que je veux allez vas-y je vais te faire de la romance et puis quand je vois que c'est que des femmes quasiment qui créent de la romance je me dis bah essayons ça peut être marrant et je dois avouer quelque chose je ne suis pas très fier mais au début alors je n'ai pas vraiment de romance j'ai lu des classes de romance mais je n'avais lu aucune romance contemporaine ça ne m'intéressait pas vraiment du coup j'étais un peu moi en vrai je veux écrire de la fantaisie la romance ça peut être fun de le faire une fois c'est un projet ça m'intéresse mais c'est pas vraiment sous les prédilections j'ai envie d'émouvoir les gens j'ai envie de les faire de les inspirer d'une certaine façon de leur faire comprendre des choses par exemple par rapport à ce que j'écris et pour moi c'était avec la fantaisie c'était pour moi la fantaisie c'est un moyen de parler de notre monde j'ai toujours absolument j'ai un message à chaque roman qui est différent j'ai toujours un message que je veux faire passer c'est le plus important après bien évidemment écrire une aventure qui soit enthousiasmante et agréable à lire et évidemment c'est un livre quoi mais juste après il y a ça et je me suis dit bon je peux faire je suis pas sûr qu'on puisse vraiment faire ça avec la romance légère un prince pour Noël donc clairement il y a un prince il y a Noël et une romance avec un autre style c'est vraiment je me dis allez même si il me ressemble je vais au moins faire un livre qui sera léger qui sera fun et c'est là en fait que j'ai reçu un roman qui a changé c'est une personne qui était vraiment déprimée dépressive et qui a été tellement inspirée en fait c'est un prince pour Noël sérieusement et c'est vraiment c'est vrai que je l'ai connu travailler comme je travaille dans une autre livre et je me suis dit bah en fait je peux faire passer en fait les mêmes émotions juste d'une autre façon mais c'est exactement la même chose et là ça a tout changé pour moi ça a tout changé je me suis dit waouh je me suis déjà je me suis pris une claque d'humilité et j'ai pris beaucoup plus de j'ai pas seulement respecté la romance mais sans doute que c'était le genre que ouais c'est pas vraiment que je le respectais pas mais ça m'encourait mais là je me suis dit tous les gens je me suis dit waouh en fait tout c'est pareil il y a vraiment un pouvoir extraordinaire en fait dans les mots quoi qu'il soit
Speaker 2ouais puis je trouve qu'effectivement c'est juste un déguisement un peu différent mais au final comme tu dis j'aime bien ce que tu as dit sur la fantaisie où tu parles de notre monde différemment quoi il y a une autrice que j'aime trop qui est Aurélie Wellenstein qui te fait des univers imaginaires mais en fait c'est pour te parler d'écologie de folie et de enfin tu vois ce genre de truc et du coup c'est limite c'est plus impactant parce que du coup il n'y a plus les barrières de notre monde il n'y a pas de on n'est pas en train de se dire ouais mais ça moi dans notre monde là tu plonges à fond dedans t'es dans le personnage puis tu prends tout de frontal quoi et c'est vrai que je pense qu'en romance aussi moi j'aurais eu j'aime bien cette histoire parce que en fait ouais tu t'y es mis un peu comme ça clairement je trouve que c'est un limite un blocage qu'on peut avoir moi j'accompagne une autrice qui avait limite entre guillemets peur d'écrire une romance enfin ça peut bloquer un peu parce que ça véhicule un peu des clichés un peu une histoire aussi que tous les genres en littérature ne se valent pas qui je pense est un peu imprimée chez nous qui avons étudié un peu les classiques à l'école et tout et du coup là en fait ouais juste avec une expérience je suis retrouvée à dire bah en fait ça marche avec la romance ça marche avec la fantasy et tout ça c'est super chouette en vrai
Speaker 1mais même quelque chose que j'ajouterais c'est que la romance est une plus grosse force de frappe en fait il y a beaucoup plus de lecteurs de romance plus souvent d'ailleurs de lectrices et en fait si j'ai un lecteur qui a un message à faire passer il y a plus de chances qu'il passe avec une romance qu'avec une fantasy et ça quand on veut partager un message donc auteur je pense que c'est souvent le cas bah c'est aussi à prendre en compte
Speaker 2c'est intéressant parce que tu dis ouais j'aurais jamais pensé dans ce sens là parce que tu dis oui bon il y a beaucoup de lecteurs de romance mais c'est un genre qui me parle moins mais en fait effectivement si c'est pas le but si moi le but c'est de passer un message comme tu dis ou d'avoir telle intention finalement et du coup t'as dit un truc qui m'a parlé qui était il y a pas beaucoup d'hommes qui écrivent de la romance voire il y a que des femmes qui écrivent de la romance je sais plus exactement quel était mon exact parce que c'est vraiment ça et il se trouve que j'ai parmi mes proches un homme qui cherche à écrire de la romance et je lui dis qu'est-ce que tu demanderais et la question c'était vraiment c'est quoi comment on fait quand on a un mec qui doit écrire de la romance, est-ce que c'est possible? Bon, tu nous as montré que oui, mais c'est comment?
Speaker 1En plus, moi, ma spécificité, c'est que dans mes romances, j'interne à chaque fois, d'ailleurs, les personnages, les points de vue. Peut-être un peu une spécificité. Donc, je passe de l'homme à la femme. D'ailleurs, souvent de la femme à l'homme. Et mes personnages principaux sont des femmes. Donc, c'est vrai qu'au début, c'était vraiment compliqué. Mais je pense que ce qui était le plus compliqué, c'est qu'on t'attendait. Heureusement, pas tout le monde. Mais j'ai trouvé qu'il y avait quand même beaucoup de personnes qui n'étaient pas tendres et qui étaient aux aguets, quasiment, je cite, pour détruire les hommes. Comme on dit, on a dit une fois que j'écrivais un fantasme masculin, que les femmes ne faisaient jamais ça. En fait, tout le monde a une vision bien précise de l'homme, de la femme, de ce qu'est la romance, de ce que devrait être la romance. Et disons que quand un homme écrit un personnage féminin, c'est vrai qu'il est tout de suite ciblé. Donc, j'ai eu, heureusement, très peu de réflexion. Mais j'ai eu beaucoup de soutien, de beaucoup de prises, de beaucoup de lectrices aussi. En fait, il y a une scène dans ma romance que j'hésitais vraiment, à écrire, je voulais mettre un petit peu de clément. Et je me suis dit, tiens, et si je faisais se masturber mon héroïne? Donc, je me suis dit, franchement, mec, on va tellement pas l'aimer. On va tellement pas l'aimer parce que là, tu vas sur un sentier très, très dangereux. Je me suis dit, mais juste réfléchis bien. Est-ce que c'est logique dans l'histoire? Est-ce que la personne pourrait le faire? Et je me dis, mais mec, c'est tellement un personnage. C'est un match. Et je me suis dit, je m'en fous, je le fais. Parce que ça marche, en fait, c'est vrai. Et il y a une personne, du coup, cette personne qui m'avait dit, mais jamais les femmes ne se masturent de tout. Et je me suis dit, waouh, c'est pas les mêmes problèmes. En fait, il y a des gens qui sont crudes, il y a des gens. J'écris pas, en fait, un fantasme. J'essaie de faire vivre les personnages. On peut dire ce qu'on veut. Après, tout le monde a une sensibilité différente. Les personnages ont des sensibilités différentes. Moi-même, je pense que je peux être assez naïf. Un amour assez. On pourrait imaginer, peut-être, des fois, immature et léger, romantique. Et j'essaie d'utiliser, en fait, des traits de ma personne que je déforme, que je sélectionne pour différents personnages. Et donc, certains personnages peuvent ressembler à ça. Et ils peuvent faire des choses que je ferais, des choses que je ne ferais pas. Il y a tellement de diversité. Ça, c'est intéressant. Et du moins, que ce soit corrélé avec la façon dont on écrit le personnage globalement, ça matche. Et je me suis vraiment dit, « Eh, tu prends tellement de risques, en fait, à toucher un peu à la sexualité d'une femme écrite par un homme. » Et en fait, c'est vrai qu'au fil du temps, j'ai vraiment beaucoup, beaucoup de commentaires de ce type. Et c'est marrant parce que dans les commentaires, il y en a qui disaient, « Mais, j'ai vu à la fin, c'était un homme qui avait écrit ça, quoi. » Donc, honnêtement, je ne suis pas sûr que ça se voit forcément. J'ai aussi eu des commentaires qui m'ont dit, « C'est intéressant que ce soit écrit par un homme parce que ce n'est pas pareil. » Ce dont je n'ai pas pensé. Ce que je ne connais pas, c'est vrai, évidemment. Mais il y a plein de thèmes, en fait, qui me sont passés à l'esprit. Moi, j'ai beaucoup discuté avec des femmes. J'ai fait beaucoup relire aussi. Et je pense que plus on écrit, plus on apprend, plus on se perfectionne. C'est difficile, en fait. Je ne sais pas pourquoi, mais j'ai une attirance, une forte attirance pour les personnages principaux féminins, en fait. J'aime beaucoup écrire, peut-être parce que petit à petit, alors il ne faut pas bien comprendre ce que je veux dire, mais je crois que. Je commence à comprendre que j'ai envie d'écrire sur les personnes qui n'ont pas forcément toujours la parole, sur les personnes qui sont un peu vues de haut, sur les minorités, sur les personnes qui sont. Comme les personnes qui ont des handicaps, qui sont reléguées au tout dernier rang dans les représentations littéraires. Écrire des gens qui ont des handicaps, écrire des minorités. Je me dis, en fait, moi, je suis métisse. Quand est-ce qu'on a des remétisses, franchement? Quand est-ce que c'est important? Je me dis, en même temps, si on se dit qu'il n'y en a pas de héros métisses et que les auteurs métisses n'écrivent pas de héros métisses, on ne peut pas vraiment en vouloir aux autres, moi, si. Moi aussi, j'ai commencé à écrire des héros métisses.
Speaker 2Et une autre question qu'on s'est posée aussi avec cette personne-là, en se disant, attends, parce que dans tout ce qu'on écrit, il y a beaucoup de choses positives. D'ailleurs, toi aussi, tu l'as dit, que t'exploitais parfois des facettes de toi, etc., dans tes personnages. Et c'est vrai que quand on touche à la romance, moi, je pense que j'aurais se bloqué. Je vais me dire, oui, mais ce n'est pas pareil. Parce que si j'écrivais de la romance, ça se nourrirait de mes expériences, sans aucun doute, vu que l'expérience romantique, ça, j'ai vécu, alors que battre des dragons, pas trop, tu vois. Pas encore. Et effectivement, je pense que beaucoup d'auteurs ont ce blocage de se dire, si je fais ça, il y a des gens qui vont se reconnaître. Tu sais, le blocage un petit peu de l'entourage qui se reconnaît dans ce que t'écris. Est-ce que c'est un truc que t'as eu, toi?
Speaker 1Tu m'aimes, moi non plus. Il m'a fait une réflexion, un ami m'a dit, « Waouh, j'en connais tellement ta mère! » « C'était la mère de mon personnage! » Et je lui ai dit, « T'es sérieux? » Je lui ai dit, « Mec, c'est tellement ta mère! » Et là, je me suis dit, « Waouh! » C'est marrant. Moi, ça ne me gêne pas vraiment, parce qu'il faut me connaître, il faut connaître ma famille, mes proches. Mais, ouais, il y a des gens qui se reconnaissent. D'ailleurs, on m'a dit plusieurs fois, « Je te reconnais dans tel ou tel personnage. » Et c'est vrai, ça m'a fait marrer, parce que, des fois, il y a quelqu'un qui a fait une critique, qui avait dit, « Ouais, mais c'est même pas possible. Yann, il est tellement naïf et tout. » C'est tellement quelque chose que j'ai réellement fait. Et les gens se disent, « Ce n'est pas possible. » Et je me dis, « Mais quelle est la valeur de la critique? » Parce que, quand on se dit que ce n'est pas possible, mais que tu as choisi un passage qui est réel dans ma vie, c'est possible. Je veux dire, il y a des gens qui sont naïfs comme ça, de mon avis, de mon avis. Ça paraît fictif, quoi. Mais ça n'est pas, quoi.
Speaker 2Personne n'est assez stupide pour faire ça.
Speaker 1Alors. C'est vraiment ça. J'ai beaucoup d'amis, typiquement, avec. Parce que tu m'aimes, moi non plus, en fait. J'ai voulu écrire le Japon contemporain à réalisme. Et j'ai beaucoup d'amis qui m'ont dit, « Mais Axel, toi aussi, t'as fait ça. Mais moi aussi, j'y suis allé. J'ai pensé exactement comme toi. » Ce n'est même pas comme ton personnage. C'est comme toi. J'étais, « Mais toi aussi, ça t'est arrivé. Toi aussi, t'as mangé le truc là-bas. » J'étais, « Ouah. » Ou alors, des gens qui disent, « Mais je pense que. » « J'en souviens, on est allés là-bas et tout. » Et je me dis, « Ouah, déjà, c'est cool que mes amis lisent mes romans. » Mais en plus, c'est une chatte, parce que c'est totalement vrai. C'est totalement vrai. J'ai plein d'amis qui ont reconnu des choses. Je m'amuse, d'ailleurs, à mettre. à utiliser le nom de mes amis comme personnage. Ça me fait trop rire.
Speaker 2Moi, je m'inspire, mais je les détourne quand même un petit peu.
Speaker 1Ils sont au Japon, une fois qu'ils apprennent le français.
Speaker 2Ça passe. C'est quand même hyper intéressant parce que ce qu'il y a derrière ça, c'est aussi, je trouve qu'effectivement, moi, je suis un peu comme toi. J'ai un énorme besoin que ce que j'écris soit réaliste. Bon, j'écris de l'imaginaire et du space opéra, mais bref. Mais du coup, souvent, ça se nourrit de lieux qui existent vraiment. Mais on va dans la science-fiction où là, pour le coup, ça se passe sur Terre et tout ça. Mais je ne pourrais pas écrire un lieu où je ne suis jamais allée, tu vois. Et justement, mettre des expériences de vie que tu as eues à tel endroit et tout, je trouve que ça apporte tellement, tu vois. Alors bon, tout le monde ne peut pas forcément aller. Enfin, s'ils veulent écrire un livre qui se passe en Russie, bon, il faut quand même y aller, quoi. C'est compliqué. Mais c'est vrai que ça apporte tellement. Et nous, ça nous fait trop du bien en tant qu'auteurs de sentir qu'on a construit un truc qui tient debout, quoi.
Speaker 1C'est ça. Alors, pour les personnages, comme j'avais déjà dit, j'utilise des parties de moi. Parce que personnages, paysages, lieux, etc. n'ont écrit que ce qu'on connaît, en fait. C'est simple. Littéralement, que ce qu'on connaît. Il ne faut pas écrire ce qu'on ne connaît pas du tout. On n'y pensera même pas. Mais ce qu'on connaît, on va faire des assimilations, on va faire du modelage et on va assembler plusieurs idées ensemble pour créer quelque chose de relativement nouveau, oui. Mais comment écrire un personnage principal sans. Enfin, c'est celui que tu ne connais plus plus. C'est celui qui t'a plus développé. Honnêtement, à part quelqu'un que tu connais tellement bien, sinon, c'est toi. Donc, j'utilise à chaque fois, en fait, des parties de moi. En fait, c'est comme des angles. Il y a un prisme différent à chaque fois. Et comme je vais lui prendre certaines de mes qualités, certains de mes défauts, je vais rajouter d'autres qualités, d'autres défauts, d'autres aspirations. Et ça twiste assez. Par contre, je sais exactement comment je réagirai dans cette situation et comment cette personne va réagir dans cette situation. Et puis, je définis la philosophie du personnage. Je dis n'importe quoi, mais ce n'est pas vraiment n'importe quoi, d'ailleurs. Je donne des philosophies. S'il est déontologue, s'il est utilitariste, si c'est plutôt. Il y a une philosophie mackerelienne, par exemple, et pour les lieux, en fait, quand j'écris sur le Tokyo réaliste, c'est super simple, j'habite à Tokyo, mais quand j'écris sur l'aigle de Koto qui est un Japon féodal, imaginaire, eh bien là, je me suis dit ce qui est important pour donner une vie à un lieu, c'est l'essence. Et donc, ça n'existe pas, mais je me souviens de l'odeur du tatami quand ça a été chauffé au soleil, ce que ça m'apportait. Et quand on rentre, on rentre dans une odeur, on rentre dans une qualité de lumière. Les sons qu'on entend, tout autour de nous, je connais les sons du Japon dans plein d'atmosphères différentes, lesquels j'ai envie de mettre à cet endroit. Et puis, en étant architecte, j'ai une belle représentation dans l'espace, Et j'arrive vraiment à créer des descriptions. Par exemple, les descriptions, ce n'est pas du tout un problème pour moi. Moi, j'adore les descriptions de Samsung. C'est dire. Donc, honnêtement, je mets la vue, je mets les touchés, quelles sont les textures, en fait, quand on passe sa main, le bruissement de certaines choses. Ça, c'est que des choses que je connais et que j'ai sélectionnées dans une sorte de médiathèque mémorielle. Et je vais les utiliser pour de mon vie. En fait, il y a des choses qui ne me visitent pas. Mais c'est ce qu'on connaît.
Speaker 2C'est hyper intéressant d'entendre ça, parce que j'ai l'impression que tu as ce côté visuel, mais en fait aussi toute cette immersion, notamment du fait que tu t'écris sur vraiment quelque chose que non seulement tu as vécu, mais qui te passionne et ça se sent quand on parle. Et c'est vrai que ça aide aussi, clairement. C'est un moteur aussi pour non seulement parler de ça, mais aussi peut-être les remarquer aussi, ces détails-là. Est-ce qu'on aurait la même description ici, dans notre cadre quotidien? Je trouve que la passion, peut-être ça t'aide aussi à être plus observateur et à arriver à restituer tout ça.
Speaker 1Après, je pense aussi que j'ai fait un travail à force d'écrire en se perfectionnant, comme je disais. Je le trouve que j'écris de mieux en mieux, heureusement. Mais j'ai noté qu'impliquer les sens, tous les sens dans l'écriture, et pas seulement la vue, comme trop souvent, ou voir le toucher, mais on dit trop souvent le droit, on dit trop souvent le oui, par exemple. Je trouve que dans la littérature, ce n'est pas assez mis en avant. Et c'est quelque chose que j'utilise souvent. Par exemple, il y a très souvent la cuisine dans mes romans. Je fais vraiment saliver, franchement. J'adore cuisiner. Je fais cuisiner souvent des plats.
Speaker 2Ah, intéressant. Et en fait, je trouve ça intéressant, parce que justement, moi qui ne suis pas visuel, tous les autres sens m'impactent beaucoup plus que le visuel. Donc pareil, je me souviens de romans, je me souviens de scènes, c'était les odeurs, les sons, etc. C'est trop drôle, parce qu'un des compliments qu'on m'a fait, c'est en écrivant du Space Opera, c'est « Ah, j'adore quand tu parles de nourriture ». Et c'est vrai que du coup, je te rejoins sur ça. Et en fait, peut-être aussi que justement, comme le visuel, c'est un peu le standard, et tout le monde va écrire beaucoup de visuel, peut-être dès que tu commences à mettre un autre sens, c'est très impactant, je pense aussi. Ça aide vraiment à l'immersion. On pourrait parler encore très, très, très, très longtemps, mais l'heure tourne, et je voulais te demander, du coup, pour terminer, si tu aurais un conseil, pour un auteur qui hésite à se lancer?
Speaker 1Souvent, en fait, quand on veut se lancer, on attend toujours le meilleur moment. Et je le répète, il n'y a pas de meilleur moment. Le meilleur moment, ce sera toujours celui. Enfin, il n'y a pas de moment parfait, parce que le meilleur moment, ce sera toujours celui où tu commences, tu te lances. L'exemple que j'ai donné tout à l'heure, j'ai publié sept romans, j'en ai écrit une masse, et je n'arrivais pas à écrire le début d'un nouveau roman. Je me suis lancé, je n'ai pas trop réfléchi, je ne sais pas combien de mots je vais écrire. Il faut juste que je m'écrive un, et un autre. Et après, ça vient tout seul, et on ne sait même pas pourquoi on a été bloqué, c'est tellement simple. Et des fois, ce n'est pas si simple, mais en fait, on a commencé. Et le but, c'est de commencer. Le deuxième conseil, une fois qu'on a réussi à commencer, il n'est pas très compliqué non plus, c'est d'être constant. C'est de se donner un objectif. En fait, je dirais que chaque fois qu'on a envie de faire quelque chose, il faut avoir une vision. La vision, c'est avoir un objectif clair, et savoir ce qu'on est prêt à faire pour l'atteindre, pourquoi on veut y arriver. Donc, quand on sait qu'on veut écrire un livre, ce livre, et que, je ne sais pas, on se dit, allez, je vais écrire ce livre en tant de temps, je me donne tant de temps, je vais dire que je vais écrire tous les jours, et c'est ça, en fait, c'est être, c'est globalement être constant, écrire tous les jours, ou toutes les semaines. On se donne, en fait, un rythme, et on s'y tient. Et on se donne un rythme de mots, ou alors on se donne un temps, et le but, c'est de s'y tenir. Parce que, même si on écrit dix lignes tous les jours, c'est pas long. Et sauf que le truc, c'est que, au bout de cent jours, ça fait un paquet de lignes. Et honnêtement, quand est-ce qu'on avait écrit autant de lignes avant? Jamais. Petit à petit, ça avance. Et au bout d'un moment, on arrive à la fin. Et t'as pas besoin d'écrire tous les jours, t'as pas besoin d'écrire toutes les semaines, même si, bon, après, ça commence à être un peu trop espacé, mais tu peux écrire dix mots, tu peux écrire dix minutes, juste trouver le rythme qui nous correspond, la fréquence qui nous correspond par rapport à nos objectifs, par rapport à tout ce qu'on a à faire dans la vie, autre que l'écriture. Il y a beaucoup de compromis à faire. Mais une fois qu'on a réussi à trouver, le juste milieu, c'est s'y tenir. Moi, ma technique, c'est de me faire une promesse à moi-même. Je me dis, si je suis pas capable de tenir une promesse à moi-même, sur quoi est-ce que je m'adresse? Qu'est-ce que je peux tenir? Donc, quand je me fais une promesse à moi-même, j'ai jamais trahi, en fait, une promesse à moi-même. Donc, c'est mon poids d'honneur. Si j'en fais une, je suis obligé de le faire. On peut commencer par des petites promesses. Aujourd'hui, j'ai une promesse que j'écris dix lignes avant de parler. Et c'est tout. Et comme je ne peux pas trahir une promesse envers moi-même, ce serait trop triste. J'écris ces dix lignes avant de parler. C'est que dix lignes. J'écris dix lignes, et c'est bon.
Speaker 2Merci beaucoup d'avoir écouté cet épisode jusqu'au bout. S'il t'a plu, tu peux me laisser une note sur Apple Podcast ou Spotify. Ça m'aidera énormément à faire connaître le podcast. Et si tu souhaites me poser une question sur l'écriture, me donner ton avis sur l'épisode, ou juste écrire avec la communauté J'écris un roman, rejoins-nous sur j'écrisunroman.eu slash hello. À la semaine prochaine!

Podcast Summary

Key Points:

  1. Axel Witzke est un auteur franco-allemand de fantasy et de romance, qui a vécu sept ans au Japon et s'inspire fortement de la culture japonaise dans ses écrits.
  2. Il a commencé à écrire vers 2014, a mis trois ans à terminer un premier roman jamais publié, puis a écrit et publié « L'Éveil des Mononokés » en seulement un mois en 2020.
  3. Il a choisi l'auto-édition notamment pour des raisons de liberté créatrice et de pourcentage de revenus plus intéressant, tout en maîtrisant lui-même la mise en page, les couvertures et le marketing.
  4. Sa méthode d'écriture repose sur une structure précise
  5. Il insiste sur deux règles fondamentales
  6. Il s'est tourné vers la romance avec « Un prince pour Noël », un défi qui l'a amené à reconnaître la puissance émotionnelle et la portée de ce genre, malgré les préjugés.
  7. Écrire de la romance en tant qu'homme suscite des critiques et des attentes, notamment lorsqu'il aborde la sexualité de ses héroïnes, mais il défend la vérité de ses personnages.
  8. Il conseille aux auteurs débutants de ne pas attendre le moment parfait, de commencer sans trop réfléchir et d'être constants en se fixant des objectifs réalistes et tenables.

Summary:

Dans cet épisode, Axel Witzke, auteur de fantasy et de romance, partage son parcours d'écriture et sa vision du métier. Installé en France après sept ans au Japon, il explique comment la culture japonaise, notamment le Kojiki et la mythologie shinto, nourrit ses romans comme « L'Éveil des Mononokés ». Il raconte avoir mis trois ans à écrire un premier roman jamais publié, puis seulement un mois pour rédiger et publier son premier livre en 2020, grâce à une méthode rigoureuse inspirée du voyage du héros, de post-its et d'objectifs quotidiens de 5 000 mots.

Il défend l'auto-édition pour sa liberté et sa rentabilité, tout en reconnaissant les difficultés d'un milieu éditorial longtemps obscur. Il aborde ensuite sa transition vers la romance avec « Un prince pour Noël », un genre qu'il percevait avec distance mais qui l'a profondément marqué par son impact émotionnel sur les lecteurs. Il évoque les défis spécifiques d'un homme écrivant de la romance, les critiques liées à la sexualité de ses héroïnes et sa volonté de rester fidèle à ses personnages.

Enfin, il conseille aux auteurs de commencer sans attendre le moment parfait et d'être constants, en se faisant des promesses tenables comme écrire dix lignes par jour.

FAQs

Axel Witzke est un auteur français de romans fantasy et de romance, souvent inspirés par la culture japonaise, où il a vécu pendant sept ans.

Il a commencé à écrire vers 2014, mais de manière assidue à partir de 2017, avec son premier roman publié en 2020.

Son premier roman publié est « L'Éveil des Mononokés », sorti durant l'été 2020.

Il a choisi l'auto-édition pour sa liberté, un meilleur pourcentage de revenus, et parce qu'il maîtrise plusieurs compétences comme le marketing et le design de couvertures.

Il utilise des post-its pour planifier chaque chapitre, avec un objectif de 5000 mots par jour, en suivant une structure basée sur le voyage du héros.

Il a voulu explorer un nouveau genre, relever un défi, et a découvert que la romance peut transmettre des messages puissants, comme en témoignent les retours de lecteurs.

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