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5.14 Les leçons que 2025 m'a apprises - à cœur ouvert

16m 27s

5.14 Les leçons que 2025 m'a apprises - à cœur ouvert

Dans cet épisode introspectif, l'autrice partage les leçons tirées d'une année 2025 particulièrement mouvementée. Quatre événements ont bouleversé son quotidien : un déménagement en juin, un changement de situation familiale, la publication de sa fiction audio Pont des Arts et la suppression de son compte Instagram par la plateforme. Cette dernière épreuve a déclenché sa leçon numéro un : le lâcher prise. Plutôt que d'abandonner, elle a choisi de poursuivre sa mission d'accompagnement des auteurs par d'autres moyens, tout en relâchant la pression sur sa propre écriture, cessant d'écrire de juin à novembre. De cette période creuse est née une idée inattendue : un roman écrit à quatre mains avec un ami réfugié syrien, croisant deux destins, l'un en chute, l'autre en élévation. Ce projet, né de quelques lignes jetées sur papier, illustre selon elle la puissance du lâcher prise et de l'audace. L'autrice exprime également un coup de gueule contre les injonctions à la productivité, au bien-être et à la résilience omniprésentes sur les réseaux sociaux, qu'elle juge déconnectées de la réalité. Elle critique aussi les promesses irréalistes de l'entrepreneuriat et raconte comment la surcharge d'objectifs en novembre l'a conduite à un épuisement sévère. Enfin, elle rappelle que l'écriture peut rester un pur plaisir, sans obligation de monétisation, de succès ou même de publication, et que les pauses sont essentielles pour nourrir la créativité.

Transcription

3254 Words, 17981 Characters

French
Speaker 1Hello collègues écrivains, petit épisode un peu à cœur ouvert sur les leçons que l'année 2025 m'a apprises. Il y en a beaucoup et je ne les vois pas encore toutes intégralement, mais j'espère déjà que cet épisode te plaira, même s'il risque d'être un petit peu décousu. Je vais te parler d'écriture, de vie personnelle, d'équilibre, et surtout de lâcher prise ma leçon numéro 1 de l'année 2025. Tu le sais peut-être, la mienne a été très mouvementée, notamment parce qu'en juin, j'ai changé de lieu de vie, de situation familiale, dirons-nous, en même temps que je terminais un projet, à savoir la publication de ma fiction audio Pont des Arts, mais aussi que mon compte Instagram était supprimé par la plateforme. Et ces quatre éléments-là ont fait que mon deuxième semestre de 2025 a été très intéressant et en même temps synonyme de totale découverte, lâcher prise. Je savais que je n'avais pas de repères. Comment on fait pour faire ce que je faisais avant sans la présence sur Instagram? Comment on fait pour écrire? Alors j'ai relâché du coup clairement la pression sur l'écriture. Je n'ai pas écrit de juin à novembre de l'année dernière. Comment on fait pour prendre ses marques dans une nouvelle vie, notamment seule? Et tous ces sujets-là, j'avais envie de te raconter un petit peu ce qu'ils m'ont appris, parce qu'ils m'ont appris énormément. Il y a énormément de choses. Le numéro un, je t'en ai parlé, c'est clairement le lâcher prise. Lâcher prise sur l'école d'écriture, en me disant non mais ça ira. Les gens qui ont été touchés un jour par mois ne vont pas m'oublier. Ce n'est pas parce que je n'ai plus de compte Instagram que je vais arrêter. Ça, ça a été une de mes leçons. Mais le jour même où ça a été supprimé, je me suis tout de suite dit OK, est-ce que je suis capable d'arrêter? Non, je vais continuer. Ce lien avec les auteurs en arbre est trop important. C'est une de mes raisons d'être, si ce n'est ma raison d'être. Et donc, tout de suite, je savais que j'allais trouver un autre moyen, si je ne récupérais pas mon compte, pour t'aider à écrire ce livre, tout simplement. Et ça, ça a été une de mes leçons puissantes de l'année dernière. Et j'aurais presque tendance à remercier Instagram de me l'avoir apporté, même si quand même, ce n'était pas la meilleure façon de le faire. Mais en même temps, il me fallait tout revoir, puisque moi, je passais beaucoup par Instagram. Et du coup, je me suis dit, ce n'est pas grave, on verra. Allons-y doucement. Et il se trouve que finalement, j'y suis allée très doucement. J'ai eu un été très light. Et l'automne aussi, avec un peu plus de lâcher prise. Et ça ne m'a quand même pas tant pénalisé que ça, du point de vue de l'école, qui a continué à fonctionner, tout simplement. Au niveau de l'écriture, parce que c'est surtout ça qui t'intéresse, j'imagine. C'est très intéressant également. Comme je te le disais, à partir de juin, je me suis rendu compte que j'avais trop à gérer et que je ne pouvais pas forcément écrire dans le chaos. Et donc, je n'ai pas fait grand-chose. J'ai un petit peu couché de temps en temps quelques mots sur du papier au cours de l'été. Des mots sur ce que je vivais. Notamment, l'histoire d'Instagram représentait un petit peu aussi tout mon rapport avec la réussite, avec le succès, avec l'entrepreneuriat aussi. Et tout ça, petit à petit, je me dis, je voyais un peu que ça pourrait peut-être faire partie d'un projet, un roman un peu autobiographique, qui changerait beaucoup de ce que j'ai l'habitude d'écrire, parce que ce serait du contemporain. Mais voilà, ça n'allait pas plus loin. Et il se trouve que l'univers, ou appelle-le comme tu veux, avait d'autres plans pour moi, puisque, après n'avoir pas écrit de juin à novembre, j'ai quand même publié mon tome 2 en octobre, mais c'était très différent. J'ai aussi eu des. J'ai perdu un proche en septembre, qui ne m'a non plus pas forcément aidé à me remettre sur la voie. Le mois de l'écriture novembre approché, je n'avais toujours pas de projet, à part peut-être ce roman, là, sur lequel je n'arrivais pas du tout à mettre une idée, de concept, de scénario, jusqu'à ce que j'en discute avec des amis en disant un petit peu mon embryon d'idée, qui était que la vie pourrait être comme un film Netflix. On pourrait juste faire défiler indéfiniment les miniatures sans cliquer sur un film, sans faire de choix de vie. Mon idée était derrière de critiquer un petit peu le fait que nos choix de vie peuvent nous enfermer aussi, comme c'était le cas avec tous les choix de vie que j'avais pu faire, notamment jusqu'à juin 2025. Et finalement, en en parlant avec un de mes amis les plus proches, qui a vécu la guerre en Syrie et qui a été ensuite réfugié, il est apparu qu'on pourrait écrire une histoire très intéressante en croisant ces deux destins. Et c'est exactement ce que j'ai fait et qu'il a fait, c'est-à-dire que nous avons écrit à quatre mains ce roman-là. Et vraiment, ça m'a demandé pas mal de courage de lui proposer cette idée un peu folle de deux destins qui se croisent basés sur son histoire et la mienne. La mienne en forme un peu de chute, clairement, et la sienne plutôt en forme d'élévation. Et c'est tout un. Ce roman pose beaucoup de questions, notamment sur les choix de vie, justement, sur les. Qu'est-ce qu'une histoire d'amour et pas mal d'autres choses. Et tout ça est venu de rien, de juste quelques lignes que j'avais jetées pendant l'été sur le papier. Lui, bien sûr, il avait écrit beaucoup par rapport à l'histoire de sa vie, mais encore fallait-il romantiser tout ça. Et donc, longue explication pour te dire que j'ai complètement lâché prise, je n'attendais rien à aucun moment, et ce roman que j'adore s'est présenté à moi vraiment sur un plateau d'argent. Parce que je pense que j'avais lâché prise, parce que aussi j'ai osé proposer ce projet un peu fou à mon ami, etc. Et je te passe d'ailleurs les détails sur le fait que. c'est un ami que j'ai rencontré en juin 2025. L'autre partage que j'avais très envie de te faire était sur l'entrepreneuriat notamment, et aussi sur l'écriture finalement, parce que j'en discutais avec une amie ce week-end, nous n'en pouvons plus de voir des injonctions à la productivité, des gens qui disent qu'on peut en X temps avec ChatGPT être si productif, etc. En fait, on voit beaucoup trop ça, je trouve. Quand on va. On va sur les réseaux sociaux, on voit notre bulle. Notre bulle Instagram, notre bulle écriture, entrepreneuriat, et malheureusement, tout est encore très, très lisse. Très, très. Regarde, tu peux le faire aussi, te maquiller, faire un tournage, tourner des reels, etc. Faire une vidéo, écrire une chronique qui fait 15 pages sur un livre. Et ça, c'est quelque chose avec quoi je ne suis plus du tout en phase. Et cette année m'a aussi appris ça. Elle m'a aussi appris que moi, j'étais dans ma propre bulle d'Instagram, etc. Et du bien-être aussi. L'injonction au bien-être. Prends soin de toi. Et que je n'en pouvais plus, en fait, de ça. Parce que parfois, non, on ne va pas bien. D'ailleurs, ça me fait penser aussi à l'épisode de podcast que j'avais enregistré avec Ibellion sur les citations de rap qui nous inspirent et où j'avais un peu râlé contre le concept de résilience qu'on voit partout, à toutes les sauces. Alors qu'en fait, la résilience, ça veut quand même dire que ce qui ne nous tue pas nous rend plus forts ou un truc comme ça. Alors que, non, plus on se prend de coups dans notre armure, plus notre armure va être cassée. En fait, ça ne veut pas dire que plus on va la réparer. Et ça, ça fait partie des choses que je ne peux plus voir, en fait, sur les réseaux. Je trouve qu'elle ne s'applique à personne, en fait. Et qu'en fait, elle n'aide à rien notre réflexion, notre façon de nous sentir bien. Il y a des personnes qui vont se sentir bien différemment de ce qu'on voit sur Instagram. Prends soin de toi. Va marcher. Va te faire un thé. Ça, c'est ce qu'on voit sur Instagram. Mais ce n'est pas la vraie vie. Et je crois que c'est, c'est de prendre vis-à-vis des réseaux. Cette année m'aura appris qu'il y a d'autres réalités. Il y a d'autres façons de faire et de vivre. Et effectivement, on peut être accro au sport et se sentir très bien, tout comme on peut être à bloc sur des événements personnels et se sentir très mal. Je schématise, mais tu vois l'idée. Et j'avais vraiment très envie de partager ça avec toi parce que je trouve qu'on ne le voit nulle part. On ne le voit pas assez. Et que quand moi, j'allume Instagram, je ne vois que du contenu léché, magnifique, sur le fait que oui, tu peux quand même prendre deux heures à la fin de ta journée pour écrire. Bon, j'exagère. J'espère en tout cas te transmettre un message très différent et j'espère que ça t'a fait du bien d'entendre ça parce que vraiment, moi, j'en peux plus de voir ça. Il en va un peu de même pour les conseils liés à l'entrepreneuriat. Je vois ça très régulièrement aussi. Malheureusement, vu que je suis moi-même entrepreneur, on n'en peut plus non plus de voir des conseils liés à l'entrepreneuriat partout et que tu peux faire ci et que tu peux exploser ton business à cinq chiffres, etc. Non, on ne peut plus voir ça en 2026. Ce n'est pas possible. C'est complètement faux. L'entrepreneuriat nécessite beaucoup de temps et il pousse beaucoup dans les retranchements. Et même quelqu'un qui a un équilibre de vie et qui, en plus, garde un travail salarié à côté comme moi, peut vraiment être malmené par l'entrepreneuriat et c'est un message que je ne vois nulle part et que je trouve devrait être passé bien plus souvent. Bon, OK, tout ça, le coup de gueule est en passé. Qu'est-ce que j'ai d'autre? J'ai un truc à te transmettre de peut-être un petit peu plus léger. Oui, j'ai un truc beaucoup plus léger à te transmettre ou peut-être pas d'ailleurs, mais je te dis tout ça comme si j'avais trouvé la sagesse ultime l'année dernière. Bien sûr, tu t'en doutes, ce n'est pas du tout le cas. Mon mois de novembre a été une espèce de redite de ce que j'avais pu faire par le passé, beaucoup trop chargé. Alors, il y a des choses où je n'avais pas trop le choix. Typiquement, il y avait un salon du livre. Ben oui, ce salon du livre, je ne pouvais pas le décaler. Néanmoins, ce qui est sûr, c'est que j'ai fait une erreur et j'avais très envie de te parler de cette erreur. Ça sera mon dernier partage. Je pense que tu vois un peu le concept du winter arc. Le winter arc, c'est un concept qui vient du fitness où justement, Justement, l'idée, c'est de profiter de l'hiver pour prendre soin de soi. Mais là, c'est plutôt du point de vue sportif, pour faire un peu plus de sport, pour explorer les objectifs qu'on a envie d'atteindre, mettre en place des routines, etc. Et je me sentais très happée par ce truc-là, du point de vue sport. Mais en même temps, on était en novembre et du coup, il y avait aussi l'écriture, puisque je me suis attaquée à ce roman dont je t'ai parlé en novembre de l'année dernière. Et je ne te mens pas, du coup, je me suis listée un petit peu ce que j'avais envie de faire. Je suis partie dans ce rythme-là, effrénée, et c'était la pire façon de faire. Il ne fallait surtout pas que je fasse ça, moi. Parce que mon quotidien était déjà chargé, parce que j'avais encore des choses à régler, des trucs que je ne maîtrisais pas trop à traiter. Et tout simplement parce qu'en fait, c'est ce que je te disais dans le dernier épisode, c'est que plus on se met de pression, plus on va chercher des exutoires, des façons de craquer. En fait, comment je vais relâcher la pression que je me mets? Et du coup, évidemment, je me suis crachée. J'ai eu plusieurs jours où je me suis complètement effondrée. En fait, je n'arrivais presque plus à me lever, juste parce qu'effectivement, j'ai eu un enchaînement de circonstances et beaucoup de fatigue due déjà au fait qu'il y avait ce mois de l'écriture, il y avait le fait que je l'animais tous les jours sur la communauté en ligne, il y avait le fait que j'avais géré toute une retraite d'écriture de trois jours, moi toute seule, etc. Et qu'en plus, par-dessus. J'essayais de faire du sport, de l'écriture. Bref, ça a craché. Je me suis retrouvée quatre jours vraiment en PLS, on peut le dire. Et donc, je me suis dit en décembre, OK, on relâche tout. On verra. Et j'ai eu une discussion avec une IA dont j'avais envie de te parler parce que je me disais, bah ouais, mais le truc, c'est que moi, le fait de faire beaucoup de sport, ça m'apporte pas mal d'équilibre, notamment alimentaire. Et c'est vrai que l'alimentation était un petit peu un sujet aussi à l'automne et à l'hiver dernier. Et du coup. Du coup, je dis à mon IA préféré, ouais, mais moi, le problème, c'est que j'aimais bien. J'ai déjà fait. Alors, je suis désolée pour cette petite parenthèse alimentaire, mais tu vas voir, ça va te plaire. Mais il se trouve que j'avais déjà testé le comptage de calories et que là, j'avais essayé de le refaire. Et le problème avec ça, c'est que quand on fait du comptage de calories, on se prévoit un moment un peu cheat où on compte pas les calories et c'est le moment de craquage, souvent. Et donc, je dis ça à mon IA préféré qui me dit, ah oui, alors du coup, tu peux considérer que ce moment cheat sera cadré. Et mettre vraiment des limites dessus et tout ça. Et moi, du coup, je lis ça en panique et je dis, bah non! Si on commence à me mettre des limites au seul endroit où je peux relâcher la pression, je vais péter un câble. Réponse de mon IA préféré, ah, et bah du coup, on va faire autrement. On va construire une existence dans laquelle il n'y aura pas le craquage. Et c'est pour ça que je t'ai raconté tout ça. C'est très important. C'est une des choses les plus importantes qu'on médite, je crois. C'est-à-dire que moi, je voyais ça en mode, on se met une contrainte et du coup, on a une soupape pour craquer. Et là, on propose un autre modèle. Et finalement, c'est complètement le modèle dont j'ai déjà parlé longuement dans mon livre Food Fighting, où je raconte mon combat contre la nourriture. Et littéralement, ce livre-là, c'est Explore tes envies pour ne pas avoir des craquages. Parce que tu n'en auras pas besoin, puisque tu mangeras ce qui te nourrit et ce qui te fait plaisir régulièrement. Sans avoir d'interdit. Et ça, ça a été mon réapprentissage de décembre. Et ça m'a vraiment. Vraiment fait beaucoup de bien. Et tout simplement parce que, effectivement, je n'avais plus du tout ce rapport complètement plaisir et lâcher prise complet. Et il se trouve que ça m'a enlevé un énorme poids de mes épaules et que là, j'ai perdu du poids. Fin de la parenthèse alimentaire. Mais il se trouve que ça ressemble beaucoup à mon partage autour de l'écriture et aussi à celui d'entrepreneuriat. Parce qu'en fait, en lâchant prise, j'ai aussi laissé les choses se faire et atteint tous les objectifs que je m'étais donné pour l'année, pour l'école d'écriture, tu vois, en termes de CA, etc. Ma leçon de 2025, c'est vraiment de lâcher prise. Je suis d'accord avec toi, c'est dur à faire. Et moi, j'ai eu besoin de me planter plein de fois pour réussir à le faire. Mais j'avais très envie de partager ça au cas où ça résonnerait avec toi. Je te souhaite encore une très belle année 2026. Et si tu veux qu'on discute de cet épisode, le lien de mon Discord est dans la description du podcast. Et je suis désolée, j'ai oublié des trucs, mais c'est super important et je vais te les balancer en vrac. Mais tu n'es pas obligé d'avoir des objectifs pour cette année. Ta valeur n'est pas définie par le fait que tu monétises les choses. T'as le droit de voir l'écriture par le fait que t'en fais des objectifs à atteindre et des défis et des challenges. T'as le droit juste de voir l'écriture comme un plaisir, un loisir. Et d'ailleurs, c'est le cas de toutes les passions. On n'est pas obligé de se faire de l'argent avec pour qu'elle soit légitime. Au contraire, même, j'aurais tendance à dire que c'est toujours bien, même quand on vient vivre de l'écriture, d'avoir ce loisir qui va nous nourrir et dans lequel il ne sera pas question d'argent. Je voulais aussi te dire que c'est pareil un petit peu avec le côté auto-édition, entrepreneuriat, etc. On n'est pas obligé d'avoir un succès fou. On a le droit de rester au même niveau, de stagner, voire même de faire des pauses ou de décroître, entre guillemets. Et ça, c'est quelque chose qu'on ne voit absolument nulle part. Et ça me semblait vraiment beaucoup trop important de te le dire. De même, tu as le droit de faire des pauses dans ton écriture. C'est d'ailleurs les pauses qui te nourrissent. J'en parle tout le temps, mais j'ai l'impression que je continue d'apprendre cette leçon-là régulièrement. Tu as le droit aussi de ne pas terminer un roman et de ne pas en faire une publication, un grand succès en librairie. Et c'est mon dernier renseignement, c'est que la publication, à partir du moment où on parle, on est dans un autre monde qui ne concerne plus le loisir écriture. C'est Koh Lanta, c'est la jungle, c'est un monde impitoyable, la publication, que ce soit l'auto-édition via des algorithmes ou les maisons d'édition via des humains. Et du coup, on peut aussi ne pas y aller. On peut rester sur la magie de l'écriture telle qu'elle est. Tout ce que tu auras comme satisfaction et comme larme et comme apprentissage, je te garantis que ça ne sera pas dû à la publication. Ça sera dû à tout ce que toi, tu auras cherché, cherché, trouvé, appris en écriant. Voilà, désolé, c'était très décousu, mais j'avais vraiment, vraiment besoin de te passer ces messages. Merci beaucoup d'avoir écouté cet épisode jusqu'au bout. S'il t'a plu, tu peux me laisser une note sur Apple Podcast ou Spotify, ça m'aidera énormément à faire connaître le podcast. Et si tu souhaites me poser une question sur l'écriture, me donner ton avis sur l'épisode ou juste écrire avec la communauté J'écris un roman, rejoins-nous sur j'écrisunroman.eu à la semaine prochaine. Sous-titrage Société Radio-Canada

Podcast Summary

Key Points:

  1. L'année 2025 a été marquée par quatre bouleversements majeurs
  2. La leçon principale de l'année est le lâcher prise, notamment face à la perte d'Instagram, qui a poussé l'autrice à trouver d'autres moyens de poursuivre sa mission d'aide à l'écriture.
  3. Après avoir arrêté d'écrire de juin à novembre, une idée née de quelques lignes jetées sur papier s'est transformée en un roman écrit à quatre mains avec un ami réfugié syrien, croisant deux destins opposés.
  4. L'autrice critique les injonctions à la productivité et au bien-être omniprésentes sur les réseaux sociaux, qu'elle juge déconnectées de la réalité et sources de pression inutile.
  5. Le concept de résilience est remis en question
  6. L'entrepreneuriat est présenté comme exigeant et éprouvant, loin des promesses de succès rapide et de revenus à cinq chiffres vantées en ligne.
  7. Le « winter arc » et la surcharge d'objectifs ont conduit à un épuisement sévère en novembre, illustrant que plus on se met de pression, plus on cherche des exutoires destructeurs.
  8. La publication, qu'elle soit en auto-édition ou en maison d'édition, est un monde impitoyable dont on peut choisir de rester à l'écart pour préserver le plaisir pur de l'écriture.

Summary:

Dans cet épisode introspectif, l'autrice partage les leçons tirées d'une année 2025 particulièrement mouvementée. Quatre événements ont bouleversé son quotidien : un déménagement en juin, un changement de situation familiale, la publication de sa fiction audio Pont des Arts et la suppression de son compte Instagram par la plateforme. Cette dernière épreuve a déclenché sa leçon numéro un : le lâcher prise. Plutôt que d'abandonner, elle a choisi de poursuivre sa mission d'accompagnement des auteurs par d'autres moyens, tout en relâchant la pression sur sa propre écriture, cessant d'écrire de juin à novembre.

De cette période creuse est née une idée inattendue : un roman écrit à quatre mains avec un ami réfugié syrien, croisant deux destins, l'un en chute, l'autre en élévation. Ce projet, né de quelques lignes jetées sur papier, illustre selon elle la puissance du lâcher prise et de l'audace.

L'autrice exprime également un coup de gueule contre les injonctions à la productivité, au bien-être et à la résilience omniprésentes sur les réseaux sociaux, qu'elle juge déconnectées de la réalité. Elle critique aussi les promesses irréalistes de l'entrepreneuriat et raconte comment la surcharge d'objectifs en novembre l'a conduite à un épuisement sévère.

Enfin, elle rappelle que l'écriture peut rester un pur plaisir, sans obligation de monétisation, de succès ou même de publication, et que les pauses sont essentielles pour nourrir la créativité.

FAQs

La leçon principale est le lâcher prise, notamment en acceptant de ne pas tout contrôler et de laisser les choses se faire.

Elle a d'abord envisagé d'arrêter, mais a décidé de continuer à aider les auteurs par d'autres moyens, car ce lien est essentiel pour elle.

Elle avait trop à gérer et ne pouvait pas écrire dans le chaos, préférant lâcher prise et prendre du recul.

L'idée est venue d'une discussion avec un ami réfugié syrien, croisant leurs deux destins, et le roman s'est concrétisé après avoir lâché prise.

Elle les trouve irréalistes et culpabilisantes, car elles ignorent les difficultés personnelles et imposent un modèle unique de réussite.

Elle s'est surchargée avec le winter arc, l'écriture et d'autres engagements, ce qui l'a épuisée et a provoqué un effondrement.

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