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129- Ecrire à temps plein?

20m 56s

129- Ecrire à temps plein?

La locutrice réagit à une phrase lue sur Instagram selon laquelle on ne voudrait pas devenir auteur à temps plein pour ne pas perdre le plaisir d’écrire. Elle trouve cette idée réductrice et explique qu’écrire par passion est toujours possible, même en vivant de sa plume. Quand on écrit à côté d’un emploi, c’est souvent un moment d’évasion et de plaisir pur. Mais publier et en faire son métier ajoute des contraintes : pression financière, peur du blocage, gestion du temps. Malgré cela, elle affirme que la passion reste le moteur principal, car on ne choisit pas un métier artistique sans aimer ce qu’on fait. Pour réussir à vivre de l’écriture sans perdre ce plaisir, elle conseille de préparer son projet financièrement (économies), de trouver son propre rythme de publication (elle publie 2 à 3 livres par an) et de protéger mentalement sa « bulle de plaisir » en laissant les contraintes rebondir autour. Elle souligne aussi l’importance de la régularité des sorties pour maintenir des revenus, et de diversifier ses activités (formations, création) pour garder un équilibre et ne pas s’enfermer dans une seule tâche. Elle-même, après trois ans d’écriture à plein temps, n’a jamais perdu le plaisir d’écrire, car elle s’écoute et adapte son organisation.

Transcription

4186 Words, 22870 Characters

French
Bonjour à tous, aujourd'hui je voulais rebondir sur une phrase que j'ai lu, alors il me semble que c'était sur un post instagram. Et je l'avais gardé en mémoire, parce qu'elle m'avait un peu fait ticket. Du coup je me suis dit tiens, je vais faire un épisode de podcast et en parler. En fait cette phrase c'était que la personne disait qu'elle ne voulait pas, alors quand je dis elle, c'est la personne, je ne sais plus c'était un homme ou une femme, qu'elle ne voulait pas devenir autoratemple, nos vivres de l'écriture, parce qu'elle voulait continuer à écrire par plaisir. Et donc moi j'ai un petit peu ticket parce que je me suis dit, ça sous-entend que les hauteurs qui sont hauteurs à temps plein n'écrifent plus par plaisir, qu'ils n'ont plus de plaisir à écrire et qu'ils écrivent peut-être par obligation selon un planning, selon des injonctions, en tout cas qu'ils n'ont plus de plaisir à écrire. Alors oui c'est un petit peu réducteur parce qu'on va développer l'idée mais la phrase en elle-même m'avait fait ticket parce que vraiment je me suis dit "ah ouais, il y a quand même une idée selon laquelle à partir du moment mon é autoratemple, il y a plus de plaisir et on bascule dans autre chose". Et comme j'évécule les deux facettes, c'est-à-dire écrire à côté dans notre emploi et écrire à temps plein, c'est-à-dire vivre de l'écriture, je me suis dit que ça faisait un bon sujet de podcast. Alors quand on est écrit et qu'on a un job à côté, c'est sûr qu'il y a une notion différente. En général, je dis bien en général, on a son job qu'il soit alimentaire ou un job dans lequel on sait pas nous y est parce qu'on peut très bien avoir un job qu'on apprécie. Et à côté de ça, on écrit souvent par plaisir, bien sûr, par passion, par besoin, par envie, c'est même souvent un moment d'évasion. C'est-à-dire que c'est un moment où on se coupe de la réalité du quotidien, des tracats, du quotidien, des problèmes, etc. Pour s'évader avec ces personnages et pour avoir ce moment à soi, ce moment de oui, de plaisir, des panouissements où on fait ce qu'on aime et où on oublie un petit peu tout le reste. Donc, effectivement, en général, encore une fois, quand on écrit à côté dans notre job, c'est parce qu'on aime ça. C'est, sinon, pourquoi écrire? C'est parce qu'on aime vraiment ça, qu'on publie ou non. Certains franchissent le cap de la publication, personnellement quand j'ai commencé à écrire, j'ai pas publié tout de suite parce que c'était absolument pas dans mes objectifs. Il n'avait jamais, jamais, jamais envisagé d'être autrice, de publier des livres. D'ailleurs, quand j'ai écrit au tout tout début, alors j'ai très plus écrit avant de publier mais quand j'ai écrit ces premiers livres, je me considérais pas du tout comme une autrice, je juste écrit point bas. Je vais lui en vie d'écris et j'avais écrit. Ça change un petit peu quand on commence à publier. Quand ça commence à marcher, quand ça commence, quand la communauté se développe, quand les livres commencent à être lu, quand il y a des bons retours, quand on commence à gagner un peu d'argent, ça change un peu. La notion change, l'envergure de cette activité change, même si on écrit toujours par plaisir ou par passion. C'est différent du fait de juste écrire. Quand on écrit qu'on publie derrière, il y a une autre notion. Parce qu'on, forcément, se confrondes à l'élector, il y a une notion aussi financière, il y a une notion plus professionnelle au sens où on propose un produit au lector. Donc, on réfléchit à la couverture, on réfléchit à un terme de marketing, on fait de la promotion, etc. Même si on est assez débuts, aujourd'hui, on a quand même conscience de tout ça. Et donc, il y a quand même une autre en franchi et une autre étape, on va dire. Après, il y a certains odeurs qui, une fois qu'ils ont franchi cette étape, basculent dans le "je veux vivre de l'écriture, je ne veux faire plus que ça" ou "moi ça me convient, je veux rester dans ma situation actuelle" et du coup, ils vont garder cette activité comme une activité secondaire et continuer de vivre de leur métier principale. Ça peut être vraiment parce qu'ils aiment leur "je veux principal", ça va être parce qu'ils veulent pas vivre de l'écriture, ça va être parce qu'ils ont peur, il peut y avoir plein de raisons, mais le fait est que, du coup, on basculent en deux catégories. Quand on décide de vivre de l'écriture, c'est-à-dire de vraiment se lancer, quitter son job et devenir auteur à temps plein, vivre de l'argent, récolter grâce à ses livres, c'est sûr que c'est différent. Moi, je pars quand même du principe, que si on veut en faire son métier à temps plein, on lâche tout pour faire ça, c'est quand même qu'on le vit par passion, par passion et qu'il dit "passion", dit plaisir. Quelqu'un qui décide de devenir humain, qui décide de devenir chanteur, qui décide de devenir acteur, il le fait par passion, le fait parce qu'il aime ça. Il le fait parce que c'est quelque chose qui le fait vibrer. D'ailleurs, tous les métiers artistiques sont un petit peu dans cette trame-là parce qu'on ne peut pas le faire, on ne peut pas s'amuser à chanter, à composer des chansons, etc, à faire des concerts, à peindre des tableaux, à faire du dessin, à faire de la photographie, si on n'est pas passionné parce qu'on fait. Un moment donné dans ces métiers-là, c'est vraiment parce que derrière, il y a du plaisir parce qu'on aime ça, on aime cette activité. Alors que pour les emplois plus alimentaires, et je ne pars pas des emplois qu'on fait vraiment par passion, c'est-à-dire que par exemple quand on est prof en général, c'est qu'on est aussi passionné par son métier, on peut être historien, on peut être. on peut être avocat, on peut être juste pas moins médecin, on peut faire de la garde d'enfants, enfin voilà, il y a plein de de jeux ou qu'on peut faire par passion parce qu'on adore ça. Et après il y a les jeux alimentaires qu'on fait parce qu'il faut bien un payer son loyer, sa bouffe, etc. Et là, on ne fait pas forcément par passion, on fait plus par obligation. Donc quand on est artiste au sens large du terme, je pense qu'il y a toujours derrière cette notion de passion, et pour moi, passion rime avec plaisir. Est-ce que ça nous fait du bien parce qu'on aime ça, parce qu'on a envie de faire ça, parce que ça ne nous dérange pas de nous dire que pendant les prochains mois, les prochaines années, on va faire ça et uniquement ça évidemment dans la réalité, au-delà de cette passion et de ce plaisir, ni évidemment la vraie vie, et la vraie vie, c'est que ça me du stress, bien sûr, ça me met une pression. Pourquoi, principalement, parce qu'elle poids de l'argent, il faut la vouer alors sauf à être riche, y avoir beaucoup d'argent de côté ou avoir quelqu'un, par exemple, c'est un couple qui peut assumer les charges du quotidien, seul grâce à son job. Il y a forcément le poids de l'argent. Alors, personnellement, même si je suis en couple, je n'ai jamais compté sur mon compagnon pour compenser une éventuelle perte de revenu. D'une part, il a un revenu classique normal, donc il nous permettrait pas de vivre à deux, et d'autre part, même si c'était quelqu'un qui y a ni beaucoup plus argent, personnellement, je suis indépendante, j'ai toujours assumé mes factures seules, j'ai eu me suis toujours débrouillé, pour moi, c'est important d'être indépendante et de pouvoir compter sur moi-même. Du coup, je ne me serai jamais lancé si j'avais dû dépendre de quelqu'un d'autre. Mais qu'on est quelqu'un qui peut assumer derrière ou qu'on soit seul ou que l'autre personne ait un job classique qui permet pas en fait à ce jour de vivre sur un seul revenu, parce qu'on faut faire un avis et cher et elle ne fait coquementer. C'est sûr qu'il y a cette pression de l'argent, parce qu'il faut bien vivre, et que avec tout ce qu'on dépense au quotidien pour pouvoir vivre, il y a cette notion de pression financière qui ne linee à pas quand c'est une activité secondaire. Il y a aussi une notion plus psychologique, d'avoir peur des conséquences, c'est-à-dire qu'on peut se demander si on va avoir assez d'il et si on va réussir à développer plusieurs livres pendant, ou peut-être des années. Si on va réussir à s'organiser, si on va réussir à sortir plusieurs livres, si les livres ont marché, parce que ça, évidemment, on ne peut pas le savoir à l'avance. Si on va s'en sortir, si on va réussir à assumer seul cette activité, on peut avoir peur aussi de perdre sa créativité, ce feeling qu'on a quand on écrit et qu'on l'a fait avant à côté pour s'évader, pour le vraiment le plaisir pure à 100%. Et maintenant d'avoir du coup cette pression de vivre de ça, avoir peur de perdre cette créativité, cette fibre, et d'être bloquée en fait de se bloquer seul en se mettant la pression. Et pas que pour l'argent, mais d'une manière générale en se mettant la pression parce que on sait qu'on doit publier des livres, on sait que c'est devenu notre métier. Et donc on peut avoir peur de faire un blocage de cette nouvelle activité et finalement ne avoir peur de ne pas réussir à écrire ou avoir publier des livres. Donc ça, c'est la réalité. Je pense qu'il y a toujours ce plaisir et cette passion dès le départ puisque si on veut en vivre, et si on veut ne faire que ça, c'est quand même parce qu'on est passionné, mais il y a cette forme de pression, ces formes de pression, on va dire, qui viennent écraser un petit peu ce plaisir et qui peuvent, je le conçoit, les tout fait au point de ne plus réussir à écrire une ligne et de complètement perdre pied. Mais soyez rassuré. On est quand même quelques uns, à vivre de l'écriture, et il est tout à fait possible de continuer à écrire par plaisir tout en vivant de sa plume. Je vous l'avais déjà dit, mais pour moi, c'est un projet qui se prépare pour éviter justement cette pression supplémentaire, pour éviter d'avoir peur de perdre au pied. C'est un projet qu'on doit préparer. Donc on doit déjà y réfléchir, être sûr de soi. Sachez quand même que quand on y est vraiment ensuite, ce n'est pas tout à fait la même chose que ce qu'on avait imaginé, comme souvent, mais quand même il faut y réfléchir. Parce que se demander si c'est vraiment ce dont on a envie, si on veut vraiment vivre de l'écriture à 100%, si on veut vraiment travailler de chez soi, etc. Et ensuite financièrement. Parce que je pense que concrètement, c'est l'une des pressions les plus importantes qu'on vit de l'écriture, c'est le côté financier. Parce que le côté financier s'en globent toute la famille finalement. Alors, si vous vivez celle, c'est un petit peu différent, mais il y a quand même, voilà, il faut bien vivre quelque part, il faut bien manger, il faut payer l'électricité, il faut payer son téléphone, il faut payer plein de choses. Et donc, on a besoin de cet argent, on ne peut pas s'en passer aujourd'hui. C'est pour ça qu'il faut assurer ces arrières d'un point de vue financier, soit parce qu'on sait qu'on va avoir des aires. si je pense qu'on ne doit pas compter que sur ça parce que ça peut s'arrêter de jour au lendemain. Il peut toujours y avoir un coïnc, un social administratif autre. L'idée pour moi c'est d'économiser à l'avance, donc de préparer son projet bien à l'avance, d'économiser, de mettre de l'argent sur le compte à part et de savoir que ce compte est là, si jamais ça marche pas bien, si jamais il y a des mois où ça marche un peu moins bien, etc. d'avoir ce qu'on a appelé un badlène et des économies en fait. Pour pouvoir assurer ces arrières et se rassurer, parce qu'on se dit, c'est bon, tranquille, si ça ne marche pas, j'ai ça. Et je peux tenir pendant X autant avec cette somme là, et forcément ça va vous enlever une grosse pression, ça va vous enlever une épine du pied, parce que vous allez vous dire, je peux me lancer, je peux y aller plus serainement, même si ça ne marche pas forcément du feu de Dieu dès le début, c'est pas grave, j'ai ça derrière. Après il faut aussi travailler son état d'esprit et essayer de diminuer cette pression, parce que finalement, plus on se met la pression, plus on se crée de blocage. Il faut rester dans cette ligne de plaisir, se rappeler que si on a décidé de quitter son job pour vivre de l'écriture, c'est parce qu'on est passionné parce qu'on fait, parce qu'on adore ça, parce qu'on adore écrire, parce qu'on adore partager des histoires, et il faut garder ça en tête, il faut que ça reste vraiment votre ligne directrice, vous êtes sur cette ligne là, sur ce pont, sur ce que vous voulez, et vous ne suivez que ça. Personnellement, je passais à temps plan il y a trois ans et je n'ai jamais perdu le plaisir d'écrire. Je n'ai jamais été bloqué avant d'écrire un livre et je n'ai jamais été bloqué pour publier un livre. Ça veut pas dire que c'est tout le temps facile, que j'ai envie, tout le temps, que j'arrive à publier, tout le temps en temps le livre que je voudrais, etc. attention, le métier d'entrepreneur, de chef d'entreprise, d'autorate en plein, c'est en d'end-si, c'est pas une ligne droite au sens où tout se passe toujours comme on l'avait prévu bien sûr que non. Mais derrière, il y a toujours toujours toujours eu ce plaisir, parce que j'ai trouvé mon rythme parce que je me suis écouté parce que je ne me force pas, je ne me force pas à publier un livre par mois ou un livre tous les deux mois, je ne me mets pas une pression de dingue puisque dès le début j'ai compris et j'ai voulu garder en tête que je devais conserver protéger ce plaisir d'écrire. Quand on a autoratom plein, on a cette pression de se dire "il faut que ça marche, je ne fais que ça, c'est mon job, c'est ça qui va payer les factures et ainsi tu dis ainsi de suite, même si on a des économies à côté". Et du coup, c'est facile en fait d'étouffer ce plaisir sous toutes ces contraintes. Donc moi dès le début j'ai compris que non, je devais le protéger au maximum et faire en sorte que tout le reste rebondit, et imaginez une petite bulle où il y a le plaisir à l'intérieur, que toutes les contraintes, les blocages, le stress, la pression rebondit sur cette petite bulle et n'atteigne jamais cette petite bulle de plaisir que je me garde pour moi parce que j'ai décidé de vivre de l'écriture par passion, parce que j'adorais à écrire parce que je ne voulais faire plus que ça. En sachant que j'étais passionné par mon autre métier, parce que j'étais professeur des écoles et j'adorais mon job vraiment, mais un moment donné de l'écriture a pris le pas sur cette autre passion. Et j'ai compris que je ne voulais faire que ça, et c'est quelque chose qui est précieux d'avoir une passion aussi forte au point de vouloir en faire son métier. Il faut protéger ce qui est précieux, il faut protéger ce plaisir d'écrire. Donc tout le reste, même si ça existe, même si c'est bien autour, ça doit rebondir et on doit trouver des solutions, on doit prendre du recul, on doit faire un sort de garder ce plaisir d'écrire. Tout le monde y arrive pas, mais pour moi c'était très très important et comme je l'ai compris très vite, je pense que j'ai réussi à me protéger tout ça, ce qui fait que je vis sereinement, plus ou moins, mon activité, parce que bon, forcément il y a toujours des hauts et des bars, il y a des moments où c'est plus difficile que d'autres, mais il y a une chose qui n'y a pas changé, c'est ce plaisir d'écrire, parce que j'ai su trouver mon rythme, j'ai su trouver mon équilibre et faire ce qui me convenait. Il y a des auteurs, leur rythme ça va être de publier un livre par moi, et certains vous même réussir à garder ce plaisir d'écrire, même en se forçant entre guillemets, à écrire et publier un livre par moi. Il y en a d'autres, ça va être tous les deux mois, tous les trois mois, une d'autres, ça va être deux fois par an, moi personnellement, c'est deux à trois fois par an, et plus ce serait compliqué. Non pas pour l'écriture en elle-même, puisque j'écrais, c'est vite, mais pour tout ce qui a après les relectures des corrections, la préparation de la publication, etc, moi il me faut mon temps, mais j'ai trouvé mon rythme, c'est ma façon de faire, j'ai mon rythme, et ce rythme là me convient. Parfois je me suis dit que j'aimerais bien publier quatre livres par an pour deux raisons d'une part parce que les lecteurs attendent la suite à chaque fois, donc c'est vrai que c'est quand même sympa en tant qu'auteur quand on arrive à réduire les temps de publication, notamment entre les tommes d'une saga, et deuxièmement parce que un livre commence à chuter au bout de trois mois, c'est à dire que en général il y a un pic dès le début quand il sort au moment de cette publication, et puis au fil des mois ça va diminuer doucement, et au bout de trois mois on revient à un stade plus bas, voir à ce qu'on avait juste avant la publication à peu près, ça dépend des livres, donc c'est pas mal de pouvoir ressortir un livre juste après ces trois mois pour relancer tout de suite la machine. Donc je m'écoute, je sais que publier un livre tous les trois mois ça serait compliqué, donc j'en publie un peu moins par an, ce qui n'empêche pas du tout de vivre de l'écriture. Ce qu'il faut dans tous les cas c'est être régulier, que ce soit un livre par mois, tous les deux mois, tous les trois mois, tous les quatre mois ou deux par an, il faut que ce soit régulier, c'est dire qu'il faut être là, on peut pas se dire, bah tu en as une chance, t'as né, je publie rien, bon non, si on vit de l'écriture il faut être régulier, il faut quand même sortir des livres. L'avantage quand on a déjà un bon catalogue, c'est qu'il y a toujours des revenus fixes, c'est à dire que en général on ne descend pas en dessous d'un certain un seuil parce que le catalogue en entier ramène de l'argent. Mais ce qu'il faut savoir c'est que dans le catalogue ce qui ramène le plus d'argent, ce sont les nouveautés, ce sont les derniers livres au bout d'un moment les anciens, même si le soldat toujours, ce vendre beaucoup moins forcément, c'est pour ça qu'il faut quand même sortir des nouveautés et donc pour ça il faut être régulier. On peut pas se dire cette année, l'année prochaine, je ne sauf rien du tout, alors exceptionnellement une année si c'est parce quelque chose dans votre vie oui, mais sinon non, c'est pas un rythme à garder, il faut être beaucoup plus régulier que ça. Ce qui me permet aussi je pense de garder ce plaisir d'écrire pour moi, c'est de faire des choses à côté, je n'aurai pas pu être autrice à ton plein, mais être seulement autrice, c'est à dire ne faire que ça, alors je ne rai plus, mais immorément qu'est quelque chose, parce que j'aime bien, je pense que si vous me suivez depuis pas mal d'années vous le savez, j'aime faire plein de choses, j'aime qu'il y ait plein d'activités différentes, j'aime créer des formations, j'aime créer des carnets, à mon donné j'ai eu une boutique où je faisais des pochettes à livre, des lins j'ai très utilisé à l'extérieur, donc je faisais de la couture ce qui n'a absolument rien à voir, mais j'aime justement ça. Alors bien sûr j'ai dû réduire mes activités et faire des choix parce que bah pas tout faire, les journées les semaines passent vite, c'est pour ça que j'avais, j'avais laissé tomber la boutique et je m'étais focalisé sur mon job d'auteur et rêve d'auteur, mais c'est vrai que j'aime faire plein de choses à côté et en plus grâce à rêve d'auteur j'ai gardé cette, cette esprit prof, j'étais prof des écoles avant et j'adorais transmettre les choses, j'adorais enseigner, ça m'a manqué quand j'ai arrêté, ça me manque toujours aujourd'hui, d'ailleurs, du coup je le retrouve un petit peu, boire d'une manière différente, forcément, mais je le retrouve un petit peu grâce à rêve d'auteur parce que je peux continuer de transmettre et ça me convient parce que du coup j'ai un équilibre entre plusieurs activités et je pense que s'il m'auraient manqué pas mal de choses si je n'avais fait que de l'écriture, c'est-à-dire que si mes journées n'étaient dirigeées que vers mes livres à moi, que mes romans, et que je ne faisais rien d'autre à côté, ça me permet de mairer justement de faire autre chose, ça me permet d'être occupé, d'être sur d'autres projets, de réfléchir à d'autres choses, de nourrir ma créativité, de nourrir mon besoin, de de polyvalence et de faire d'autres choses, mais ça ne me convient pas à tout le monde évidemment, je vous dis pas qu'il faut donner des conseils, faire des comptes pour les auteurs, c'est très bien d'ailleurs faire totalement chose avant une deuxième passion ou faire autre chose à côté qui vous rapporte au nom de l'argent, mais moi j'avais besoin de faire d'autres choses à côté pour mairer et ne pas être que là-dessus, je pense que je me serais mis beaucoup plus de pression et ça aurait été beaucoup plus difficile de tenir la route si je n'avais été que Autrice à temps-plan que je ne faisais absolument rien d'autre à côté. Donc si je devais résumer, ce serait d'une part préparer son projet, d'autre part trouver un équilibre et être régulier, trouver sa façon de faire, pas celle des autres et garder ce plaisir en essayant de réduire, détouffer, de maîtriser les pressions qu'il y a autour, mais sachez que ce n'est pas parce qu'on vit de l'écriture qu'on ne prend plus de plaisir à l'écriture, bien au contraire si on a envie, ce qu'on est passionné et on ne pourrait pas continuer être au tour à temps-plan si on avait plus cette passion à ce plaisir, je pense que le jour où on a plus plaisir, on a objet d'arrêter, parce que comment écrire un livre si on se force, si on n'est pas à aucun plaisir, on ne peut pas en faire son métier, on ne peut pas continuer. Alors que ça peut marcher dans certains jobs, un job alimentaire ou un job qu'on aime pas, on va le faire parce qu'il faut gagner de l'argent, etc, mais créer quelque chose en tant qu'artiste, si on a plus de la passion à une plaisir, alors on va peut-être créer quelque chose de pas bon et on va peut-être subir et ça va peut-être être très difficile voir nous prendre énormément de temps, je pense que le jour où on perd justement cette passion, on arrête et on change de métier. Donc pour moi ce n'est pas opposé d'être à temps plein et décrit pas plaisir au contraire, je trouve que ça va ensemble. Dans tous les cas qu'on le fasse. comme une activité secondaire ou comme une activité principale. C'est un genre de métier dans lequel il faut avoir cette passion et ce plaisir. Et surtout il faut les protéger. On peut très bien aussi perdre son plaisir d'écrire en ayant un autre job à côté, même si c'est une activité secondaire. Parce qu'on a pas réussi à conserver ce plaisir et qu'on s'est laissé bouffer par plan d'autres autres tours. Voilà ce que je voulais vous dire sur l'écriture par plaisir et l'écriture à temps plan. J'espère que peut-être ça vous donnera des pistes et ça vous serait utile. Et puis nous, on se retrouve la semaine prochaine pour un nouvel épisode. Bye!

Podcast Summary

Key Points:

  1. L’idée que devenir auteur à temps plein ferait perdre le plaisir d’écrire est réductrice.
  2. Écrire à côté d’un emploi permet souvent une évasion et un plaisir pur, sans pression financière.
  3. Vivre de l’écriture implique une dimension professionnelle (marketing, finances, planning) qui peut générer du stress.
  4. La passion et le plaisir restent essentiels pour tout artiste, même sous pression.
  5. Pour préserver ce plaisir, il faut préparer le projet en amont (économies, rythme adapté) et protéger mentalement sa « bulle de plaisir ».
  6. La régularité des publications est cruciale, mais le rythme doit être personnel (ex. 2-3 livres par an).
  7. Avoir des activités variées à côté (formations, création) aide à maintenir l’équilibre et le plaisir.

Summary:

La locutrice réagit à une phrase lue sur Instagram selon laquelle on ne voudrait pas devenir auteur à temps plein pour ne pas perdre le plaisir d’écrire. Elle trouve cette idée réductrice et explique qu’écrire par passion est toujours possible, même en vivant de sa plume. Quand on écrit à côté d’un emploi, c’est souvent un moment d’évasion et de plaisir pur.

Mais publier et en faire son métier ajoute des contraintes : pression financière, peur du blocage, gestion du temps. Malgré cela, elle affirme que la passion reste le moteur principal, car on ne choisit pas un métier artistique sans aimer ce qu’on fait. Pour réussir à vivre de l’écriture sans perdre ce plaisir, elle conseille de préparer son projet financièrement (économies), de trouver son propre rythme de publication (elle publie 2 à 3 livres par an) et de protéger mentalement sa « bulle de plaisir » en laissant les contraintes rebondir autour.

Elle souligne aussi l’importance de la régularité des sorties pour maintenir des revenus, et de diversifier ses activités (formations, création) pour garder un équilibre et ne pas s’enfermer dans une seule tâche. Elle-même, après trois ans d’écriture à plein temps, n’a jamais perdu le plaisir d’écrire, car elle s’écoute et adapte son organisation.

FAQs

Oui, il est tout à fait possible de vivre de l'écriture et de garder le plaisir d'écrire, à condition de protéger cette passion et de trouver son propre rythme.

Les principales pressions sont financières (gagner assez pour vivre) et psychologiques (peur de perdre sa créativité, de faire un blocage ou de ne pas réussir à publier régulièrement).

Il est conseillé d'économiser à l'avance, de mettre de l'argent de côté sur un compte dédié pour créer un 'matelas de sécurité' et pouvoir tenir plusieurs mois sans revenus suffisants.

Non, beaucoup gardent ce plaisir en protégeant leur passion et en trouvant un équilibre, même si des contraintes comme le stress ou la pression financière existent.

Il faut être régulier, que ce soit un livre par mois, tous les deux mois ou deux fois par an, pour maintenir des revenus et fidéliser les lecteurs.

Certains aiment leur métier principal, ne veulent pas dépendre financièrement de l'écriture, ou ont peur des pressions liées au fait d'en vivre.

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