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12 - Subjectivité et vérité

69m 51s

12 - Subjectivité et vérité

Dans ce dernier cours, l’orateur interprète les arts de se conduire comme des techniques de vie, situées entre des modèles de comportement et des principes de valorisation. Ces principes, issus de l’éthique traditionnelle des aphrodisia, reposent sur l’isomorphisme social et l’asymétrie d’activité, comme le montre le texte d’Artémidore. Parallèlement, un modèle de comportement privilégiant le mariage exclusif et la réciprocité se diffuse de bas en haut, des provinces vers les élites urbaines. L’aristocratie de concurrence, attachée aux anciennes valeurs de rivalité et de hiérarchie, voit son pouvoir restreint par les monarchies hellénistiques et l’empire romain. Pour s’adapter, elle réorganise ces principes dans la sphère privée du mariage, où la maîtrise de soi devient centrale. Les techniques de soi, élaborées par les philosophes, permettent de subjectiver ce code conjugal fermé, transformant la relation de couple en lieu d’exercice d’une activité sur soi-même. Ce processus implique un dédoublement du rapport au sexe (statut social vs activité privée) et un redoublement de soi comme objet de contrôle. En contrepoint, le thème historique de la débauche du prince, dans la littérature sénatoriale, illustre l’opposition à ce nouveau modèle. Ainsi, les arts de vivre ne sont ni une simple idéologie ni une rationalisation, mais une technologie de soi adaptée aux mutations sociales et politiques de l’époque.

Transcription

9336 Words, 56901 Characters

French
Les cours du collège de France On s'il y a donc le dernier cours de cette année Je vais l'année dernière fois essayer d'interpréter Les arts se conduire, les arts se conduire Je vais analyser une courte précédente Je vais donc essayer d'interpréter ces arts de se conduire en prenant au pied de la lettre L'intention qu'ils se donnaient, cette intention, c'était d'être des techniques, technique périphones, billons, des techniques concernant la vie, des techniques de vie J'avais essayé de montrer que ces techniques de vie prenaient place entre d'une part un modèle de conduite et d'autre part des principes de valorisation Ces principes de valorisation, on les avait pu les repérer dans un texte comme celui d'Arténidor que j'avais expliqué tout à fait au début du cours Principe de valorisation, on savait qu'ils permettaient d'apprécier les afrodisiais de mesurer leurs valeurs respectives, de les hiérarchiser les uns par rapport aux autres, en fonction de deux grands principes J'y suis revenu assez souvent Le principe dix homorphici, sociosexuel et le principe asymétrique d'activité On avait donc ce principe de valorisation, d'une part ces principes de valorisation dont le texte d'Arténidor trouve que au second siècle encore de notre ère ils sont parfaitement reconnus, valables, appliqués, mises en œuvre etc Et d'un autre côté, on avait ces modèles de comportement modèles de comportement qui ne sont pas simplement des modèles théoriques mais qui semblent bien, après la documentation que les historiens ont pu étudier avoir été des pratiques réelles, ces modèles de comportement ça avait marqué au contraire l'insularité du mariage, sa spécificité, sa singularité dans le champ de toutes les relations sociales ce modèle de comportement aussi impliqué une localisation aussi exclusive que possible des afrodisiais dans la seule relation matrimoniale et enfin ce modèle impliqué des liens qui tout en étant parfaitement inégalité appelait une certaine réciprocité d'obligation entre les aides Donc on avait ce modèle de comportement et d'autre part cette en vieille ensemble de principes de valorisation il m'avait semblé que les arts de fiffre, cette ensemble de prescriptions philosophiques moral, médicale aussi, quand on avait étudier que tous ces arts de fiffres n'avaient pas pour rôle de véhiculer, d'imposer, de déguiser, de rationaliser les modèles de comportement il n'avait pas non plus pour fonction de modifier ces principes de valorisation mais il n'avait pas de temps de faire des modèles de comportement et d'autre part de manière de faire des modèles de comportement et de manière de faire des modèles de comportement et de faire des modèles de comportement et de faire des modèles de comportement du privilège de la relation de l'évaluate le mariage organisé autour de la relation de coupe c'était un comportement de classe au contraire pauvre de classe en tout cas moins privilégier de sorte que le mouvement d'extension de ce modèle duel dans quelque sorte de la relation que je pense que je gagne ce mouvement il faut le considérer quand même un mouvement qui va de basant haut ce n'est pas à partir d'un modèle dans quelque sorte sophistiqué culturellement rare et né dans une certaine élite ce n'est pas ce modèle qui se s'est un modèle ainsi formé par en haut qui se serait ensuite développé et qui petit à petit a régagné des classes de plus en plus nombreuses c'est au contraire un modèle qui va de basant haut un modèle centripette qui va de la campagne vers les villes qui va de la province vers les métropoles qui va des provinces de l'empire vers la capitale et qui va des classes moins favorisées vers les villes le mouvement donc centripette et de basant deuxièmeement il faut également garder à l'esprit que justement cette enseignement philosophique dont on a trouvé de traces expression dans des textes comme ceux de musulfus comme ceux de sénèque plus tard, etc cet enseignement philosophique ce modèle théorique du mariage qui était véhiculé par l'enseignement moral et bien il est bien évidant que cet enseignement ne s'adressait pas au couche populaire que ce modèle théorique n'était pas adressé même si effectivement il prenait parfois la lue de ces diatribe en principe adressé une couche large de population cette ce modèle était un modèle d'enseignement était un modèle d'enseignement qui était adressé par des philosophes en tant qu'ils étaient oupés d'agogues ou directeurs de conscience ou conducteurs de vie à une certaine élite, une élite s'achem bien sûr irrécrire à une élite urbaine, à une élite à la fois économique et politique à cette élite qui précisément n'était pas immédiatement gagné par le nouveau modèle de la vie matrimoniale et la raison apparaît facilement pour laquelle une pareille leçon se trouvait nécessaire pour cette classe sociale et pour elle plus particulièrement c'est qu'en fait cette classe sociale, cette aristocratie traditionnelle C'était elle qui était la plus attachée et qui était en quelque sorte structurallement, socialement, politiquement, culturallement, attachée au vieux système de valorisation dont je vais vous parler. C'est quand on a fait ces aristocratie, c'est traditionnellement, et c'est là où je me réfère au travail. Pour le ven, c'était traditionnellement ce que on appelle les aristocratie de concurrence, un aristocratie de concurrence, c'est-à-dire. C'est-à-dire que le statut social, la distribution du pouvoir politique, la pré-eminence dans le champ social, se déterminait alors dans une forme mauvaute qui était la forme d'une rivalité perpétuelle entre clans, entre familles, entre chefs de clans et chefs de familles, le pouvoir, le pouvoir politique, le pouvoir que l'économique, le pouvoir social, une façon générale, s'exercée par un processus permanent de joute, entre un nombre très limité d'individus aux familles et d'individus représentant des familles ou à partenant à des familles, et ce joute entre un nombre très limité d'individus, elle est caractérisée la vie politique, culturelle, social, économique, décité grecque et de la République, même si ici ou là, les institutions données au peuple ou des instances démocratiques, une certaine possibilité d'arbitrage et le choix, mais d'arbitrage et le joueur, toujours, entre ce nombre limité de familles et d'individus qui joutaient, qui était en concurrence et en rivalité permanent, pour se pouvoir s'autotter fort. On comprend dans ces conditions, si les vrais qu'il faut définir, la aristocratie, l'élite grecque et romaine essentiellement comme une aristocratie, le concurrence, on comprend que c'est élite, en tant qu'aristocratie, de concurrence, et bien, était attaché à un système de valeur, à des procédures de valorisation qui étaient celles dont je vous parlais, celle de l'ijomorfisme social, et celle du principe asymmétrique d'activité. Elle y était attachée, non seulement à propos des comportements sexuels, mais d'une façon générale, elle y était attachée parce que son mode de vie était précisément celui-là, elle était attachée à des processus de valorisation en général, qui se servait des hiérarchies sociales, des tréminences, des individus, des familles ou des clans par rapport aux champs sociales en général, qui se servait des différences de statut comme principes de régulation, comme principes de modélisation, et comme principes aussi d'appréciation de chaque comportement individuel. Et cette même aristocratie était attachée aussi, toujours en tant qu'aristocratie de concurrence, à un principe de valorisation qui s'appuiez sur les droits de l'activité, l'exercice de l'autorité du pouvoir, la mise en oeuvre par les individus de préminence sociale et statutaire, etc. Vous voyez donc, si vous voulez le mode de cette aristocratie, dans la mesure où elle était une aristocratie de concurrence, ne pouvez pas se manifester dans un attachement, un système de valorisation, dont je vous avais donné les principes et qui apparaît dans l'éthique traditionnelle des affrodisiens. Pour ceux qui s'est passé, c'est que cette aristocratie de concurrence attachée par conséco dans sa vie en général, assez principes de valorisation, c'est mode de valorisation. Et bien cette aristocratie de concurrence, c'est évidemment trouvé le nace diminué dans son pouvoir et dans l'exercice de ce pouvoir, par le développement démolarché lénistique d'abord dans le monde post-Alexandre, et puis par le système impérial Rome. C'est mode de l'anarché lénistique, ce système impérial Rome a modifié considérablement la situation de cette aristocratie, et l'on a limité en quelque sorte l'espace de concurrence, les possibilités, les enjeux, les effets réels de cette concurrence dans la mesure où, de toute façon, le pouvoir, l'exercice du pouvoir se trouvait fixé d'une façon relativement définitive en quelque sorte bloqué, si vous voulez, par l'existence d'un pouvoir de type monarchique, de type dictatoriale, de type impérial, peut n'importe. Donc, l'imitation considérable de l'espace de concurrence de ces enjeux est effée, et définition d'un autre mode d'exercice du pouvoir, d'une autre façon de marquer le statut des individus, en fonction de leur place, soit que cette place des individus, le statut qui leur était donné, soit définit par rapport au souverain, dans ces institutions qui étaient les institutions de court, que ni les cités grecs réinciunes et la République romaine ne connaissait, la court est donc reprossée d'y reprendre par lequel, à partir de la personne du souverain, à partir des choix et des décisions du souverain, le statut des individus se trouve fixé, et les rivalités de court, les conflits de court, les affrontements qui se situent dans l'espace de la court, sont évidemment très différents dans leurs formes, dans leurs effets, dans leurs règles de jeu, des effets de la concurrence et de la joute politique, si vous voulez, qui pouvait se dérouler dans une cité grecque, dans une organisation comme la République romaine, donc si vous voulez les différenciations des individus, la valorisation des individus se fait, à partir du souverain par la court ou encore, elle se fait, c'est le second formule qui va évidemment se développer surtout dans le monde renouin, elle se fait par rapport au grâce à, à travers des mécanismes administratifs, ou si vous voulez, parce que nous appelons l'Orient dans notre vocabulaire, la bureaucratie, la distribuition, des du pouvoirs, la hiérarchisation des individus, la définition de leur place, la valorisation qui s'attache à eux à leur comportement, c'est terrain, va se faire, soit à partir du phénomène de la court, soit à partir de l'organisation de la bureaucratie et du coup, la vieille organisation, vous, si vous voulez, l'espace de concurrence, de rivalité et de joute qui caractérise les procédures, de distribution du pouvoir, de fixation de la place des individus dans la société, de leur valorisation individuelle et de la valorisation de l'oracte, va se trouver par la même entièrement modifiée. Et du coup, le mariage, la relation conjugale, la vie privée, va se trouver pour cette vieille aristocratie de concurrence, qui est ainsi amené à se mouler, à se distribuer, à se répartir dans ces nouveaux espaces, que sont la Cour et la bureaucratie, le mariage et la vie privée va être, vont être amenés, à jouer un rôle particulier. C'est qu'on est. D'une part, ces envieds et aristocraties, va être obligés d'accepter ce modèle de comportement qui est proposé par les nouvelles couches sociales venus d'en bas et venus de la province, cette des couches sociales qui peuplent l'administration, qui en constitue les cadres et les roches, qui commencent aussi avec les emprors venus de province à peupler la Cour, et ces deux toutes façons, un modèle de comportement qui en dehors de cette pression, si vous voulez, externe, devient absolument nécessaire pour cette aristocratie, dès l'or, que l'espace dans lequel le mariage social, si vous voulez, le mariage familial, le mariage de clans, clans, le mariage alliance, paire de sa signification, de sa valeur économique sans doute, mais surtout de sa valeur politique. Mais en même temps que ce vieux mariage d'alien, ce vieux mariage, comme élément, dans une stratégie sociale complexe, va se réduire à mettre plus qu'une éco-existence, une relation de elle entre un mari et une femme, ce mariage va devenir le lieu où l'on va pouvoir faire valoir, conserver, mettre en pratique et en exercice les principes de valorisation, ces vieux principes de valorisation en forme d'activité et de corrélation sociaux sexuelle, qui ne peuvent plus régler le reste du comportement, mais à une condition, à un certain nombre de conditions que j'ai essayé de vous expliquer, c'est à dire à l'air foi, il faut que le principe de corrélation socio-sexuelle se réorganise entièrement autour du rapport entre mari et femme, vie privé et public, et existance du couple, comme au point chargier entre une relation du elle, intense, personnel, affectivement surchargée et une vie sociale, et puis il faut d'autre part que le principe d'activité apparaît comme un principe sinon d'acétisme du moins de contrôle de soi. Il s'est ainsi vous voyez que ces arts de. de fif, véhiculés par les philosophes, plutôt formulés par les philosophes élaborés par les philosophes, à partir d'un comportement réel qui se répand effectivement, ces arts de vivre trouvent leur raison d'être, dans le fait qu'ils sont adressés à une couche bien particulière de population, qui était cette aristocratie, cette aristocratie qui ne subsisteait dans la conscience de soi, dans la reconnaissance qu'elle avait d'elle même, qu'à condition peut-on mieux système de valeur, soit effets. effectivement, maintenant, qu'elle puisse effectivement juger, jouger ses propres comportements, et le comportement des autres à partir de ce système de valeur, mais d'un système de valeur qui désormais ne peut plus s'appliquer au champ social, au champ des différenciations politico-sociales jusqu'à l'eau, elle était appliquée et que ce système de valorisation soit effectivement mis en oeuvre à l'intérieur du mariage et du mariage seulement à la condition. Et c'était ça qui était nécessaire à la condition bien entendu qu'il y ait toute une réorganisation du rapport de soi à soi. Ce, le discours philosophique, les technologies de soi que ce discours philosophique proposait, véhiculé, qu'il présentait effectivement comme une technique, comme une technique, précisément pour pouvoir vivre, pour pouvoir accepter les modes de comportement qui étaient proposés et inconsé de l'extérieur qui l'a rendait littéralement vivable. C'est technique de soi qui en quelque sorte permettait de subjetiver un code, et permettait de valoriser une conjugalité fermée sur elle-même, mais en la constituant comme la plus haute finalité possible à trouver l'enchant social et permettait de valoriser la relation d'égalité, ou en tout cas de réciprocité entre l'homme et la femme, comme la forme la plus haute d'activité que l'individu pouvait exercer sur lui-même, mais il fallait, et l'argent revient ce que je me disais la dernière fois, il fallait pour cela de choses, il fallait premièrement que soit bien distinguer dans le rapport de l'individu à son propre sexe, de choses, d'une part le sexe statut par lequel et sous les espèces duquel l'individu va figurer comme simplement élément masculin dans les relations sociales et puis la notre côté le sexe activité, le sexe relation, le sexe rapport effectif à l'autre qui désormais ne peut plus manifester que dans la relation privée et duale du mariage. Cette sédure du sexe entre le sexe statut neutralisé du point de vue de l'activité et le sexe activité entièrement investit à l'intérieur d'une relation duale, cette sédure du sexe, cette sédure qui coupe en quelque sorte en deux, la virilité puisque de toute façon c'est toujours une morale d'homme qui est mise en autre là, la virilité, la rénotesse, nous parmi les gric, cette sédure du sexe est maintenant devenu indispensable, elle est dans l'art de vivre, dans les technologies de soi, ce qui va rendre possible, l'ajustement des modes de comportement et du système de valorisation, il fallait d'une pas être masculin dans le champ social et être mal dans la relation duale de conjugalité. Deuxièmement, la seconde condition, c'était que le sexe activité, ce sexe activité ne soit pas simplement l'exercice de plein droit en quelque sorte d'une pré-ménance d'instatue, d'une position de maîtrise sur un partenaire, quelconque que ce soit la femme que je sais, soit l'esclave que ce soit le garçon que ce soit la prostituaire, ce n'était plus comme exercice d'une activité en général de maîtrise par rapport à un individu, quel compte que ce sexe activité de laissé manifester, il fallait qu'il se manifeste bien sûr, comme maîtrise, mais comme maîtrise de soi, il fallait s'il vous voulez que ce sexe devienne objet d'une maîtrise que l'individu exerce sur lui-même, il fallait qu'il soit l'objet d'une activité, sur cette activité, en quoi consiste le sexe, activité de contrôle, l'activité de limitation, etc. En deux mots, mais bien entendu, je ne vous ai pas que vous preniez cette schématisation en tout à fait au pied de la l'heure, c'est simplement que régimez-tu ceci, je dirais que l'intégration du mode de conduit dont je vous ai parlé avec le vieux système de valeur, l'intégration de ces deux éléments était rejénement à l'autre, n'a plus se faire pour une classe sociale déterminée qui était en gros l'élite de socioculturelle de l'époque, n'a plus se faire à l'intérieur d'un même mode de vie que par une technologie de soi, une technologie de soi que les philosophes précisément entant que conducteurs de vie, que directeurs de conscience comme dit l'Union maître de vie ont défini une technologie qui implique premièrement un dédoublement du sexe, plutôt un dédoublement du rapport du sujet à son sexe et deuxièmement un redoublement de soi sur soi comme objet de sa propre activité, dédoublement du sexe, redoublement de soi sur soi, vous voyez bien que c'est cela qui apparaît comme étant l'enjeux l'objectif de ces techniques que les philosophes ont présenté, tout autre chose par conséquent que la viage idéologique d'un code ou que la rationalisation d'une pratique. Bon, bien maintenant je crois qu'il faut passer vos conséquences et d'un million du possible aux conclusions. Parmi les conséquences, je commencerai par peut-être la plus anecdique qui se résesse une me semble que cette fonction des arts de vivre leur technologie du redoublement de soi et du dédoublement du sexe, et je me semble que cette interprétation, cette analyse, en tout cas que j'ai essayé de vous présenter peut-être confirmée de la manière suivante. En face à côté, en contre point, de ces technologies philosophiques de le bon comportement sexuel de ces technologies qui reprennent le problème des afrodisiats et les recitus que j'ai essayé de le faire, eh bien de vous le montrer, il me semble que on pourrait placer un thème non plus philosophique mais historique historiographique qui a été très important dans l'empire main et surtout disant dans la seconde moitié de l'histoire de l'empire main. Ce thème historiographique, c'est le grand vieux thème de la déboche du prince. Thème répondu dans une littérature historique et politique, dans une littérature historique et politique dont Svetton t'acite bien sûr, dans surtout l'histoire Auguste, ensuite à donner des exemples flamboyants. L' littérature dont il ne faut pas oublier justement que c'est une littérature qui est issue inspirée plus ou moins directement animée et souvent directement et par une opposition politique au pouvoir supérieur, aux positions qui est l'opposition dessinateur de cette classe sénatoriale qui représente encore à la fin de l'empire main, cette aristocratie qui me semble avoir été la cible et le lieu de formation, les points d'application en tout cas de ces technologies conduites dont je vais vous parler. Cette même classe sénatoriale, cette même élite socio-culturelle, à qui on imposait ou qui s'imposait à elle-même pour pouvoir accepter les nouveaux codes, cette technologie de soi, bien à renvoyer, approcheter sur l'empire, sur l'empire qui se trouvait être par cette existence, par par l'existence même du système impérieur. La raison pour laquelle ils étaient amenés à appliquer à eux-mêmes cette technologie de soi, bien sur l'empire, sur l'empire, on approcheter le fantasme, on approcheter le rêve, on approcheter le peur, eh bien précisément de l'activité sexuelle complètement déréglé, de la déboge du prince. Ce n'est certainement pas la première fois bien sûr que l'activité de celui qui exerce le pouvoir a été et devenu un thème moral, un thème politique aussi. Après tout il n'y a que très peu de temps et je ne suis même pas sûr que la chose soit tout à fait acquise que le sexe de celui qui exerce le pouvoir n'a pas d'importance, que l'activité sexuelle de celui qui exerce le pouvoir n'a pas d'importance. En tout cas chez les grecs et alors là bien avant la période dans laquelle je me situe, bien avant de développement de ces technologies soit dont on a parlé, on trouve une façon très claire, l'importance le souci de ce problème du rapport entre l'exercice du pouvoir et l'activité sexuelle de celui qui exerce le pouvoir. Alors on en trouverait bien des traces, c'est la figure, alors là très traditionnelle vous voyez à paraitre la littérature du 4ème siècle et que vous trouverez avant et que vous trouverez jusqu'à chez Lucien, jusqu'à plus tard jusqu'à chez Lucien, jusqu'à chez Maxime de Tire, qui est l'image du tirant, l'image du tirant, qui abuse notre de son pouvoir, tout où exercer du haut de son pouvoir et à partir de lui une activité sexuelle violente, inégitime littéralement violatrice, le thème du viol de Jean-Gierre son libre ou du viol de la jeune fille libre par le tirant est un thème qui a été constant et multisséculaire dans la littérature tech. Mais ce n'est pas le salaspect, vous aviez même dans la législation grec des choses très précises là-dessus, par étudier par exemple le problème de l'interdiction, par le problème, l'interdiction effective et légale de l'exercice du pouvoir politique par quelqu'un qui et qui aurait eu dans sa jeunesse. de débouches et qui aurait été en somme prostituée, quoi qu'à prostituée il faut donner un sens sans doute assez large. Et vous avez de cela de ce problème, l'application de cette législation, un exemple très intéressant dans le texte des Chines, dans la telle oire des Chines, de discours des Chines contre Timark, Timark qui était un de ses adversaires politiques, un ami de démonstème et qui ayant exercé une fonction politique importante dans le sable aux Préthiques. Il est fait aussi une chose de filmer beaucoup d'importance au moment où il vient faire valider par l'assemblée du peuple sa mission, et t'attaqué par les Chines, qui explique qu'on ne peut pas bien sûr valider sa mission de Timark et qu'il faut non seulement ne pas valider sa mission, mais même lui retirer toute la possibilité d'exercer deux ormés pour voir politique. Pourquoi? Parce qu'il a eu une jeune aie, c'est-à-dire qu'il l'est passé entre les mains, un certain nombre d'hommes quand il était jeune, avec lesquels il avait cuit et avec lesquels l'ont aidé à vivre, et bien l'ont entretenu, comme nous dirions. Ce n'est donc pas exactement le fait qu'il est exercé le métier de prostituit, que le fait qu'il est utu avec des hommes des rapports, justement ces rapports dont je vous parlais autrefois, et qui était disqualifié, c'est-à-dire qu'il s'était trouvé en position de féminité, de passivité, etc. Et le fait d'avoir arrêté une façon absolument explicite et en quelque sorte stacutée. L'objet passif est consentant du désir d'avoir occupé effectivement au sub-ou tout le monde cette position de féminité, ou plus généralement de passivité, ceci le disqualifié, le disqualifié au nom de la loi, même par un or, à toute activité politique, il ne pouvait plus exercer le pouvoir sur les autres, dès lors que dans sa genue, si c'était trouvé dans cette position, non seulement il n'a plus parlé de le droit à dire ce pouvoir, mais il n'avait même pas le droit à la parole. La parole politique devait lui être interdite dès lors, ce qui bouffe bien vous voyez que même dans la graisse, la graisse classique, même dans la taine classique, le problème du sexe de celui qui exerce l'activité sexuelle, de celui qui exerce le pouvoir est un problème essentiel. Et bien, dans la littérature historique de l'Empire Romain, on retrouve bien sûr, mais sous tout autre forme, cette question du rapport entre l'exercice du pouvoir et l'acte sexuelle, l'activité sexuelle. Pour la classe c'est natural. Pour ceux pour qui l'Empire est obligé de méfier en ce surtout, lorsque sa politique est à l'opposer, des intérêts de cette classe c'est natural, l'Empire, le mauvais empire, celui dont le pouvoir ne peut être que mauvais et fondamentalement vieillé, c'est celui qui n'applique pas à lui même cette technologie du sujet dont je vous ai parlé et qui caractérise maintenant la vie vertueuse. L'Empire, celui qui exerce le pouvoir, celui qui est précisément au-dessus de la société, dans une position de maîtrise absolue et sans aucune symétrie, celui qui peut dans le sens social tout entier exercer absolument son pouvoir, celui qui prétend d'ailleurs se diviniser lui même et être autre chose qu'un homme. Ce lui-là, c'est précisément celui qui échappe, profuge, relance au technologie du sujet, on va donc avoir les bons emprires, les bons emprires dans le modèle sera bien sûr Marcorelle, qui est le emprere philosophe, c'est-à-dire celui qui exerce, dans l'exercice même de son pouvoir, le contrôle de soi par soi, et dans la position politique, dont le pouvoir politique dont l'autorité politique sera perpetuellement reprise, contrôler, réguler, à l'intérieur de sa propre subjectivité, par la maîtrise qui va être bien sûr même, et puis en face de cela, on va avoir les mauvais emprires, les mauvais emprires vont se manifester essentiellement par leurs débouches, par leurs débouches sexuelles, et on peut, je crois, déchiffrer un grand figure de la débouche du prince, de la débouche impériale, ce vieux commun de l'histoire politique romaine, on peut les déchiffrer à partir précisément des deux aspects de la technologie du sujet dont je vais vous parler, l'empereur, le mauvais emprere, bien c'est d'abord celui et qui ne pratiquent pas la séparation des deux rapports que l'individu doit avoir à son sexe, c'est-à-dire que l'empereur c'est celui qui confond entièrement son sexe statutaire qui en fait un individu masculin et l'activité sexuelle de mal, l'empereur c'est celui dont qui a l'interromant qui a l'interromant le mauvais emprere, c'est celui qui a l'interieur de ses fonctions impériales et dans l'exercice même de son pouvoir politique sur les autres va faire valoir son activité sexuelle et va pervétuellement mêler d'une alloute, en chevée très d'une alléclote, mêler d'une alloute, l'autorité politique et l'activité sexuelle. Le mauvais emprere c'est celui qui va faire violence aux femmes de ses natures, c'est celui qui va faire de ses favoris des ministres, etc. Et cette non séparation va par conséquent et en même temps le mêner a aussi bien apillé et tiner le principe de comportement de la fidélité conjugale, il tue ses femmes, il divorce sans arrêt, etc. et il va l'amener aussi à renverser le principe, la vieille valeur de l'iso-morphisme sociale, non content en effet d'exercer abusivement sa pré-éminence politique et sociale pour son activité sexuelle, il va bafouer et pietiner en quelque sorte sa propre pré-éminence politique et sociale, il va s'exposer au cirque, il va fréquenter des lieux à femmes, il va se déguiser en prostitué pour pratiquer ses propres débouches. Et d'autre part, autre aspect de la technologie du soit, et que le mauvais emprere va m'éconner, va bafouer et bousculer, l'empereur c'est celui qui n'exerce pas la maîtrise de soit sur soi, c'est celui chez lequel il n'y a pas, on ne trouve pas ce redoublement de soit sur soi dans la forme de la maîtrise, bien sûr le mauvais emprere, c'est celui qui se laisse emporté par ses passions, mais il va beaucoup plus loin, il retourne le principe même de l'activité en devonnant aux yeux de tous sujets passifs, sujets volontairement passifs, sujets spectaculairement passifs, sujets théatralement passifs, il est le jouet de sa femme, ses Claude, et surtout il est sexuellement passif, il épouse son affranchi comme Naircon. Et bien sûr, au sommet de tout ça, de toutes ces figures du mauvais emprere, vous trouvez la figure des lieux gabales, des lieux gabales, en qui sont liés et troitement, premièrement. Un pouvoir politiquement monstrue, puisqu'il représente à Rome le modèle de la monarchie orientale, de la monarchie sans contrôle, de la monarchie sans loi, de la monarchie qui ne s'appuie que sur des mystiques religieuses et non pas sur un système politique de droit. L'Orient a toujours été pour l'Occident non seulement représenté, un pas simplement fonctionné comme le Pôle, la plus profonde s'agesse, mais toujours aussi comme le Pôle du que mauvais pouvoir. Et bien, les lieux gabales, c'est le représentant de l'Orient comme Pôle du mauvais pouvoir. Et puis, les lieux gabales, c'est bien sûr, la nature masculine, des naturels, puisque prêtes, il a été châtré, c'est toute la fausse maîtrise de le nuc qui aient renoncé à sa propre virilité, va en profiter pour passer au pire débauche, à des débauches qui ne sont pas à des activités sexuelles, en tout cas, qui ne sont pas orientées, qui ne sont pas contrôles et ordonnées par sa virilité. C'est une débauche de pure passivité et finalement, c'est le retournement total du champ social, puisque les lieux gabales se prostituent dans les rues. Le prince absolu, prêtre d'une religion orientale. Châtrer et prostitué, cette figure, quelque été sa vérité historique, ça c'est tout autre chose, un bel vouloyé d'une façon indirecte, mais je crois très clair, la valeur éthique et politique de ces arts de vivre comme il faut, donc je vous ai parlé. On dirait que tout ceci n'a pas beaucoup d'importance, je vous l'ai rappelé tout de même pour deux raisons. C'est que, il me semble bien, que dans cette représentation, du mauvais emprunt, du prince débouché, on retrouve la projection inversée de ces technologies de soirs qui s'imposaient, qui venaient de s'imposer, qui étaient en train de s'imposer à la même époque, et dans la mesure où cette littérature anti-impérale, cette littérature sur la débauche du prince, n'a très clairement très manifestement, restéretement une origine cénatoriale, une origine aristocratique, on voit par là qu'on vient en effet, ce problème de la technologie de soirs était un problème qui était. en tout cas particulièrement tâches, intense dans une certaine tasse de la société. Si je vous ai parlé de ce problème de la déboge du prince, c'est une l'amocie pour une autre raison. C'est un sujet qui me préoccupe depuis longtemps pour la raison que vous aurez-ci. C'est que me semble qu'il y a derrière tout ça, derrière si vous voulez la déboge du prince ou le sexe de celui qui exerce le pouvoir, me semble qu'on croise là un problème qui est théoriquement, politiquement, historiquement important. C'est au fond celui-ci. C'est que, on trouve derrière ça, derrière certaines de la déboge du prince, la question suivante. Qu'est-ce que le prince, qu'est-ce que le souverain, en tant qu'il serait sujet individuel? Je veux dire qu'est-ce que le prince en tant qu'il est soit, en tant qu'il a rapport à lui-même. Des gens, si vous voulez que dans notre pensée politique, pour un certain nombre de raisons historiques qui sont faciles à diviner, vous savez que la question qui est surtout posée, qui a surtout été posée à partir du 16e, c'est fait que ce n'est pas de tellement de savoir ce qui est le prince comme individu, ce qui est le prince comme sujet, ce qui est le prince comme sujet et objet du même. Mais la question inverse, c'est à dire qu'elle est le rapport qui existe entre les sujets, les sujets au sens politique et la souveraineté. Comment les individus? Comment vous et moi, nous pouvons être, dans quelle mesure, jusqu'à quel point à partir de quoi, est-ce que nous pouvons être le fondement ou le principe d'une souveraineté politique? Essayez de retrouver la racine, non-racinement du principe de souveraineté dans le sujet individuel, c'est cela qui a été le problème philosophique, le problème juridique, le problème politique, de la pensée occidental depuis le 17e, 18e siècle, mais avance là, n'y a un dépendamment de cela. Il y a eu toute une littérature à la fois historique et morame, toute une littérature que nous lisons maintenant souvent au simple niveau de la négdote ou du moralisme un peu ressace, mais qui je crois a été une littérature effectivement politique, je mets entre guillemets politiques dans le jeu où je suis pas sûr que l'application brutale du mot, soit tout à fait valable dans ce domaine-là, mais en fait c'était une littérature si vous voulez sérieuses, qui a posé avec obstination le problème du souverain comme sujet, c'est-à-dire le problème du souverain comme ayant un rapport de soi à soi. Cette question je crois qu'elle apparaît donc très clairement dans la littérature historique romaine, à une époque où justement venait d'apparaître cette notion magnérite ou nouvelle qui était celle du souverain et du souverain absolu, cette question apparaît à ce moment-là avec donc cette biographie de prince, cette biographie moral de prince, c'est pour près le moro des princes qui, son je crois, un genre tout à fait sérieux et qui devait rester. S'arrêterait tout à fait insuffisant de voir dans cette description anecdotique individuelle, biographique des princes, une sorte de monarco-centricement un peu naïf et animé simplement soit d'une animosité de certains à l'égard de l'empereur, soit d'un moralisme, etc. Il me semble qu'on a un problème fondamental qui est ainsi posé, le rapport entre le pouvoir du prince sur les autres et la technologie de soi-même. Le prince comme sujet, le prince entend que d'un côté il gouverne les autres et il gouverne, celui-là à gouverner soi-même. Il me semble que le problème général de la gouvernementalité, comme gouvernement de soi-par soi, et gouvernement des individus les uns par les autres, il me semble que le problème de la gouvernementalité, dans sa généralité, dans toutes ces dimensions, et dans ces deux grands aspects, apparaît assez clairement dans cette littérature, qui n'est encore une fois, mais pas simplement une littérature moralisante. Vous connaissez tous évidemment le travail considérable de Mark Blok sur le personnage du roi, le personnage du roi comme doté de pouvoir colliger au Moyen-Âge, surtout en France et en Amdette, le pouvoir le roi, si vous voulez, comme un dividu qui s'acralisez par l'exercice de son pouvoir, le constitue au-dessus de l'humanité, Mark au-dessus de l'humanité, et des autres hommes, une position tout à fait particulière et médiatrice, entre Dieu et les hommes, le roi délégué de Dieu, le roi Christ, la figure Christique du roi, etc. À toutes ces études, tout cela, Mark Blok, la forme bien étudiée, mais je ne m'en souviens pas étudier le personnage du roi en quelque sorte de l'autre côté, non pas en cette position où il est au-dessus des hommes. Celui qui exerce un pouvoir Christique ou une médiation Christique entre les dieux et des hommes, non pas le roi en train, qui l'est doté de ce pouvoir religieux, qui se manifeste par exemple, le pouvoir qui l'a reçu, le guillerie, les écrouelles, etc., le faire des miracles, le roi tomateurge, mais au contraire, je me demande si on ne pourrait pas aussi étudier ce que j'appellerai le sous pouvoir du roi, sa nométrise sur une moule. Le prince entend qu'il a des passions, le prince entend qu'il est passif par rapport à lui-même et que cette passivité va se manifester, va se manifester par tout un tas de choses qui peuvent être aussi bien, la maladie du roi, le roi blessé, le roi malheureux, ce le roi Arthur, le thème Parcifalien, etc., c'est aussi le roi fou, c'est, bien sûr, Charles VI, mais c'est aussi le roi en preu à ses passions, le roi débouché, le roi passif, et on va avoir évidemment la série des rois dans le théâtre, série des rois de France, qui apparaissent ainsi sous la forme de, non pas tellement du sous-homme, mais de celui qui, dans l'exercice du pouvoir, est chargé de gouverner les autres, n'est pas capable de se gouverner soi-même. Le prince, passion. Du bon le vu de la méthode, les remarquent là que je veux faire. Il me semble que, dans cette analyse, des technologies de soi que vous l'avez pu trouver un peu pietinante et lente, il me semble que tout de même, on se peut saisir là un moment historiquement important, historiquement important, dans cette histoire, qui serait l'histoire de la subjectivité, de la subjectivité entendue, comme l'ensemble des proscius de subjectivation, auquel les individus ont été chumis ou qu'ils ont effectivement mis en oeuvre à l'égard de même. Il me semble un effet que, on voit là le point de croisement, où viandrait s'articuler deux processus qui sont deux processus, liés dans la l'autre et pourtant distains. Premièrement, dans cette technologie de soi, dont je vous ai parlé à propos du comportement sexuel, à propos des affrondiats. Et bien, d'une part, on voit apparaître la formation d'un lien en quelque sorte, s'indulier, permanent, subjectif, entre l'individu et son propre sexe, en tant que principe d'activité. Bon, plus clair. Souvenez que la notion dont on était parti, notion énigmatique, pour nous un peu difficile à ressaisir, c'était cette notion d'affredi. Les affredi, que l'on traduit par les actes sexuelles, par les plaisirs de l'amour, etc. Cette notion d'affredi, elle était caractérisée essentiellement par le fait, que justement, on ne trouvait pas dans la pensée grecque, une sorte de catégorie uniforme et continue permettant de définir quelque chose comme ce que nous appelons la sexualité, ou ce que les grecques, ou ce que les chrétiens appellent la chère. Les grecques ne connaissent ni la sexualité ni la chère, ils connaissent une série d'artes, une série d'artes qui s'appelle les affredi, qui bien sûr entre dans la même catégorie, dans la mesure où ils ont la même forme, où ils ont un certain nombre d'analogies, entre eux, dans le mesure où ils mettent en œuvre le même type de comportement, les mêmes parties du corps, etc. Mais de toute façon, ce sont des affrediers, ce sont des actes sexuelles et ce n'est pas quelque chose comme la chère ou quelque chose comme la sexualité. Il est impossible de trouver dans la pensée grecque, le c'est catégorie comme celle dont je viens de nous parler. Affrediers chez les grecques, vénéries à chez les latins, c'est donc une activité. Ce n'est pas une propriété de nature, ce n'est pas un trait de nature, ce n'est pas une dimension de subjectivité, c'est un type d'acte. C'est un type d'acte, c'est l'idacte qui sont caractérisés par leur forme, qui sont caractérisés aussi, d'ailleurs, par la violence du désir qui les traverse, qui sont caractérisés par l'intensité du plaisir qu'on éproule, qui sont caractérisés aussi par le fait que c'est une activité qui risque à cause-mêmes de cette violence du désir, à cause-mêmes de cette intensité du plaisir, de s'échapper à elle-même et de perdre son propre contrôle. Bon, elles étaient les affredisards dans la agriculture et la pensée de la crise. Mais vous voyez bien qu'à partir du moment où on définit une technologie de soi, dans lequel le sujet doit définir deux modalités de rapport à son sexe, une modalité statutée, coextensie au champ d'érelations sociales et une modalité relationnelle, modalité d'activité qui doit être coextant. seulement à la conjugalité, à partir du moment par conséquent où cette séjour est, doit être opéré, doit être maintenu, doit être toujours reconduite, à partir du moment où le sujet ne doit pas faire déborder l'une sur l'autre et où, en séparant les deux aspects de son sexe, il doit bien m'en conduit maintenir une séparation rigoureuse entre l'une et l'autre. En vrai, où il ne doit pas exercer ce n'activité de mal, là où il doit se manifester simplement comme ayant le statut masculin, mais on voyait qu'à partir de ce moment-là, c'est à bler une relation permanente entre l'individu et son sexe entre l'individu et les deux aspects une sexe entre l'individu et cette séjour qui sépare en lui le rapport qu'il a à son sexe. Il y a désormais un rapport permanent, perpetuellement réactivé entre l'individu et son propre sexe ou entre l'individu et la séition, la séjour, la séparation qui va séparer des deux aspects de ce sexe, de son sexe. C'est par conséquent un rapport permanent qui s'établit, même pas cela. Bien sûr, au point où on en est, c'est à dire dans cette philosophie grecque du premier, le grecque romaine du premier second siècle. Ce rapport permanent n'est pas encore définit comme quelque chose, comme ceux quelque chose que les chrétiens appellent en lâcher ou que les modernes appellent la sexualité. Ce rapport permanent n'a pas encore de nom, il n'a pas encore de nom parce qu'il n'est pas encore conceptualisé. Il n'a reste pas moins que on a là dans cette séjour et dans le maintien de cette séjour, le principe, la mise en place si vous voulez, de la possibilité d'un lien permanent et fondamental entre le sujet et son activité sexuelle. L'activité sexuelle, le sexe si vous voulez, est en train à travers cela de devenir une dimension permanente de la subjectivité ou encore du rapport que l'on a de soi à soi. Dixons grossièrement et schématiquement que les Afrodisia et grecque, cette tête, une série date dans lesquels, on avait essentiellement rapport aux autres, d'où l'important du champ social. Maintenant, on va avoir ou à travers cette technologie, on commence à voir se dessiner la possibilité et la nécessité d'un rapport dans lequel les Afrodisia, ou si vous voulez les actes sexuelles, ou la catégorie à laquelle appartient les actes sexuelles, va se présenter non pas simplement comme une classe date, mais comme une dimension propre à l'individu, un aspect, une dimension permanente, une forme permanente des rapports que l'individu va avoir de lui-même à lui-même. Et ce qui caractérisez autrefois les Afrodisia, rapport de soi aux autres, va maintenant s'intéririser si vous voulez, ou se projeter sur le sujet du même et devenir essentiellement rapport de soi à soi. Donc, disons si vous voulez, subjectivation de l'activité sexuelle, ou passage d'une subjectivation qui avait la forme d'acte en formes de rapport permanent de soi à soi. Deuxième processus, dont je voudrais vous parler, qui me semble se dégager de la mise en place et du développement de cette technologie de soi, le second processus, c'est un processus que j'appellerai, là aussi un peu schématiquement d'objectivation, disons si vous voulez, ceci. C'est que ces Afrodisia, donc leur première caractéristique, c'est la Frodisia, tel qu'on les voit dans la pensée et la culture correcte. Ces Afrodisia, c'était donc des actes, c'était des actes serrides actes naturels, mais c'était des actes, je vous le rappelais tout à l'heure, qui était habité, miné en quelque sorte menacé, en tout cas, de l'intérieur, par une violence, par un mouvement qui était paradoxalement à la fois naturel et excessive. Ces actes, ces Afrodisia, appelés donc, c'est ce que je vous avais appelé, une mesure, une mesure quantitative, une mesure qui était fixée par un certain régime d'utilisation. Et là, on a, je crois, deux notions importantes, la notion d'utilisation, la notion de régime, puisque c'est des actes, à ces actes, on a recours de temps en temps et c'est ça, la crézie, sa tradition, le recours aux Afrodisia, il y a des nous et cette crézie, des Afrodisia, ce recours aux Afrodisia, ce passage à l'acte, si vous voulez, devait à cause même de cette menace intérieure, du à l'excer naturel, qui est caractérise, cette usage des Afrodias, ce recours aux Afrodisia devait être subnit à une limitation, à une limitation, qui était le régime, régime définie en fonction des nécessités de juke-corne ou de tout autre chose. Bon, eh bien, il est certain que avec la notion, avec la nouvelle technologie, soit qui apparaît, cette idée que les Afrodisia, sont des actes auxquels on doit avoir recours et que ce recours doit être mesuré par un certain régime. Et bien, ceci ne va plus avoir de place dans la nouvelle technologie, de soit idée, d'un régime, de l'usage des Afrodisia, des recours aux Afrodias, ne peut plus tenir. Et quand revanche, on va avoir un thème, ou une forme, si vous voulez, de régulation différente, ou le problème, ça va être de partager avec chouin le sexe statut et le sexe activité, où il faudra limiter celui-ci à une relation conjugale duel, et où il doit y avoir un lien permanente entre le sexe activité et le sexe sujet. Dans cette mesure-là, le problème n'est plus la limitation du recours à ces actes, selon un régime d'ordre en gros quantitatif, il faut une prise en compte permanente, il faut une prise en compte permanente de soit par soi, il faut que l'on constitue à l'intérieur de soi l'activité sexuelle, ou plutôt le principe, la racinumaine de l'activité sexuelle, comme objet d'un pris en compte, d'un contrôle, d'une observation permanente, il va assurer ce clivage du sexe, donc je vais vous parler, il ne s'agit donc plus simplement de mesurer soi-même sa propre activité, mais d'opérer sur soi-même, de devenir objet sur soi-même, de manière assurer avec soi ce partage et sur contrôle. Je crois qu'on a là, si vous voulez, le principe de ce qu'on pourrait appeler l'objectivation, une objectivation. Pas plus que tout à l'heure, d'ailleurs, à propos de la subjectivation, une fois l'étrovite et anticipée, ce qui se forme dans ces technologies de soi, ce n'est pas encore un rapport de connaissance développé, il est tout à fait caractéristique en effet, et que par exemple dans ces techniques d'examen conscience, ou d'en vous parler l'envers lié, et qui se développe surtout à partir des deux premiers séquels, de notre héros, et donc vous trouvez des témoignages dans ces necs, dans marcorelles, etc. Dans ces examens de conscience, dans cette espèce de mise en connaissance de soi-par soi, on ne trouve rien de semblable à ce déchiffrement subtile et soupçonneux que l'on trouvera par exemple chez les chrétiens propos de la chère. Il est caractéristique aussi que dans tous les examens de conscience que l'on trouve, il n'est pratiquement jamais question du sexe, mais beaucoup plus tôt les questions de l'ambition, il est question de la colère, il est question de ces réactions en gros de comportement, que le problème du sexe, que le problème du désir sexuel, soit la pièce essentielle et centrale de l'examen conscience, c'est quelque chose qui n'apparaîtera que dans les techniques spirituelles du quatrième cinquième siècle, dans le chrétianisme, dans chez Sainé, chez marcorelles, il n'est pratiquement jamais question de cela. La colère, c'est à dire précisément, cette espèce de problème du statut d'individu par rapport aux autres et de l'exercice, qui est un pouvoir que les autres, c'est cela qui va être l'objet essentiel de l'examen conscience. Mais si on ne peut pas parler d'une objectivation ou d'un rapport de connaissance et d'analyses développés à propos du rapport de soi-à- soi, on se concerne. Le sexe, il n'en reste pas moins que il me semble, qu'à partir du moment où on définit le contrôle de soi, comme la condition nécessaire pour que sapez effectivement le partage entre le sexe, le statut et le sexe activité, des l'eux qui est exigé de l'individu à un rapport permanent, de soi avec le principe même de ce n'activité sexuel, on va avoir quelque chose d'autre, qu'un régime quantitatif concernant l'usage des affrodiats. Et on va avoir le noyau, la forme principielle et élémentaire d'un rapport de soi-à- soi qui est en même temps un rapport d'objectivation. Or, sous quel forme, avant de se développer comme objet de connaissance, apparaît et se trouve définie ce point de l'objectivation, tellez l'élément sur lequel il va falloir exercer sa maîtrise dans cette relation, qui est le noyau et la maîtrise d'un rapport de connaissances, de quoi il risque de questions, par la sexualité, les grecs qui les remènent sauf parce que c'est par la chère, la chère est autre chose et correspond à tout autre type de la chère. d'expérience, qu'elle est l'élément qui est donc nécessaire à contrôler, dont il faut, par rapport auxquels il faut établir au moins le principe d'un rapport de connaissance, parce qu'il serait le point de départ de l'activité sexuelle, que les si vous voulez dans le sujet, le principe de l'activité qu'il faut maîtriser, et l'élément qu'il faut connaître comme objet, c'est bien entendu l'épitumia, c'est le désir, c'est le désir qui s'en sait se fait que, moins comme sujet d'activité sexuelle, je suis toujours amené tenté porté à faire déborder mon activité sexuelle sur mon statut d'individu doté d'un sexe, c'est ce désir, c'est cette épitumia que je dois contrôler et maîtriser que je dois observer et prendre en compte des s'assources pour m'assurer que je vais pouvoir établir, maintenir et reconduire tout au long de mon comportement la séjour nécessaire au rapport que j'ai à mon propre sexe. Le désir, c'est soucis et isolé si vous voulez, comme l'élément qui va ancrer à la fois la subjectivation des affords d'isia, c'est sous la forme du désir que je vais établir le rapport permanent que j'ai à mon propre sexe et c'est sous la forme de l'épitumia, c'est sous la forme du désir que les va être objectivés, en moins ceux qui demandent à être contrôlés, maîtrisés et connus. On dirait que je place bien tard la parition de l'épitumia comme élément fondamental alors que toute la philosophie grec au moins de vie sans grâtes et platons a fait de l'épitumia un problème central. Mais justement, c'est platons si vous venez. Et dans la philosophie grecée, l'épitumia c'est une instance générale qui caractérise une forme soit de mon. Je vois un niveau, une instance de mon âme, soit une façon générale, une certaine forme d'activité par rapport à laquelle je suis basif que l'épitumia devienne la forme par excellence de la manifestation en moi, de quelque chose qui est le principe même de l'activité sexuelle, ça, c'est quelque chose de qui est nouveau et caractéristique, je crois de cette technologie du soin qui se développe à partir du premier et du second siècle. Ce que font les technologies du soin en effet, c'est en quelque sorte d'extraire à partir des afrodisières et deux, d'une façon privée des giers, d'extraire ce moment, cette élément du désir. Vous souvenez que les afrodisières, c'était les ares dans lequel étaient solidaires liés les uns avec les autres, en une sorte d'unité par oxistique, les mouvements du corps et de l'âme, le désir qui n'était au fond qu'un aspect de la manifestation d'une mécanique, d'un mécanisme organique, l'accumulation des humeurs et puis ce désir est élevé à un plaisir, à un plaisir qui était lui-même la version, le versant du côté de l'âme, d'un activité, d'un mécanisme qui était celui de l'expulsion spermatique, tout ceci constituait ce modèle dans son unité, dans ce unité serré, le corps élame, plaisir, désir, sensation mécanisme du corps, tout cela constitue une sorte de paquet qui était la forme par oxistique, le bloc par oxistique, caractéristique des afrodisières. Et bien ce que fait la technologie du choix, ce que font ces technologies, je vous ai parlé, c'est encore les schématises beaucoup, c'est en somme d'extraire, disolé de cet ensemble, de ce bloc par oxistique, en quoi consistait les afrodisières, et bien d'extraire l'épitumien, d'extraire le désir, de diminuer considérablement l'importance de l'acte qui n'est plus maintenant, en fait que sorte l'expression, la manifestation, les sens même des afrodisières, ce n'est plus l'acte du même, ça va être avant l'acte, le désir qui est l'élément important, réduction de l'acte, réduction aussi du plaisir, du plaisir qui n'est plus maintenant une fin et interne, finalement relativement inessentielle, le bloc des afrodisières se trouve ainsi disloqués, l'unité solide qui est qui existait, qui était définie, décuite entre le désir, l'acte, le plaisir, formant un tout, tout ceci va être disloqués, et il y a un ressentrage, un ressentrage en quelque sorte vers l'avant, vers l'amour, un ressentrage de tout le problème des afrodisières autour du désir, ressentrage qui apparaît déjà très clairement dans les piquetettes et dans marcorelles, lorsque les piquetettes et marcorelles font porter les seules éléments dans lesquels ils parlent réellement de la conduite sexuelle, du côté de l'épitumien, est-ce que je désire, je ne serais effectivement maître de moi, je serais effectivement maître de moi pour les piquetettes ou marcorelles, non pas lorsque comme socrates, je pourrais alors que j'ai désire, alcibiades, renoncés, alactes sexuelles, alcibiades, mais je serais effectivement maître de moi, et je serais effectivement pure, l'ennet cratéia, ce sera pour moi réalisé lorsque je ne désirais même si je les vois ni la plus belle des femmes ni le plus beau, des garçons. Tout serait qu'il y a donc du côté de l'épitumien, du côté du désir, qui devient l'élément essentiel, l'élément fondamental, l'élément formateur, la forme sous laquelle j'ai effectivement un rapport permanent avec mon activité sexuelle, on va bien sûr retrouver tout ceci dans les techniques spirituelles, les christianistes ou primitives pour lesquels c'est le désir qui est l'élément fondamental. Et c'est sur celui-là qu'il faut faire porter tout l'effort, si il faut le saisir des saracines, des son apparition, d'où la notion de concubiissance, qui est l'élément de base, la cible l'objet et réelle technologique chrétienne concernant le sexe, ce n'est plus les apprenisieux, ce n'est plus cet acte qui paroxystique, c'est la naissance, c'est le bourgeau de monde, c'est la première pointe, première piquure des pains du désir, c'est la concubiissance, c'est la tentation. Et ceci, bien sûr, que l'on va retrouver par la suite, dislocation du bloc des affordiciats et émergences du désir, émergences du désir, au prix de la mise à l'écart, ou la relative neutralisation et de l'acte et du plaisir et du corps et du plaisir. Vous voyez par conséquent qu'il serait sans doute tout à fait improte. De vouloir faire une histoire de la sexualité qui aurait pour film directeur, comment est dans quelle condition est ce que le désir a été supréprimé, il faut qu'on montrait au contraire. Comment le décide? L'ouin d'avoir été réplie, est un quelque chose qui a été petit à petit, extrait et émergé d'une économie des plaisirs et des corps, comment il en a été effectivement extrait, comment c'est lui et autour de lui. Et à propos de lui, que ce sont cristallisés et toutes les opérations et toutes les valeurs positives ou négatives concernant le sexe. C'est le désir qui a lui seul, a fini par confisquer tout ce qui était autrefois réunis dans cette unité, qui était une unité des désirs, des plaisirs et des corps. Et c'est ainsi qu'à émerger petit à petit, cette question fondamentale du désir et du sujet du désir, dans la mesure où le désir c'est bien effectivement la forme, dans laquelle on était objectivé et subjectivé à la fois, n'in-à-cos de l'autre. Et bien le problème des approdigia, c'est-à-dire le problème des actes sexuelles. Le désir, c'est bien effectivement ce que j'appellerai, le transcendental historique à partir duquel on peut et on doit penser l'histoire de la sexualité. Émergence du désir, comme principe de subjectivation, objectivation des actes sexuelles. Et bien je crois que je peux m'arrêter là, et vous rappelez simplement combien dans ces conditions. Il serait un peu inadec, tout à fait insuffisant par rapport à l'ampleur et à la complexité des problèmes, ne vouloir faire une histoire de la sexualité en termes de répression du désir, il faut qu'au contraire, dans ce je crois, à partir d'une histoire des technologies de soi qui n'apparaient à un point d'indéligibilité relativement fait con. A partir d'un histoire des technologies de soi, à partir d'une histoire des gouvernementalités, gouvernementalités de soi et des autres montraient comment le moment du désir a été isolé et exalté. Et comment à partir de là, s'est formé un certain type de relation à soi qui a lui-même subi un certain nombre de transformations puisqu'on a vu se développer, s'organiser, se répartir dans un dispositif qui a été celui de la chère d'abord avant de devenir beaucoup plus tardivement celui de la sexualité. Merci.

Podcast Summary

Key Points:

  1. Les arts de se conduire sont présentés comme des techniques de vie, situées entre un modèle de comportement et des principes de valorisation.
  2. Les principes de valorisation (isomorphisme social et asymétrie d’activité) sont illustrés par le texte d’Artémidore et persistent au IIe siècle.
  3. Le modèle de comportement privilégie le mariage exclusif, avec réciprocité d’obligations, et se diffuse de bas en haut (des campagnes vers les villes).
  4. L’aristocratie de concurrence, attachée aux anciens principes de valorisation, voit son pouvoir limité par les monarchies hellénistiques et l’empire romain.
  5. Le mariage devient alors un espace privé où ces principes sont réorganisés, nécessitant une maîtrise de soi et un dédoublement du rapport au sexe.
  6. Les techniques de soi permettent de subjectiver un code conjugal fermé, valorisant la réciprocité dans le couple.
  7. En contrepoint, le thème historique de la débauche du prince (chez Suétone, Tacite) illustre l’opposition sénatoriale à ce nouveau modèle.

Summary:

Dans ce dernier cours, l’orateur interprète les arts de se conduire comme des techniques de vie, situées entre des modèles de comportement et des principes de valorisation. Ces principes, issus de l’éthique traditionnelle des aphrodisia, reposent sur l’isomorphisme social et l’asymétrie d’activité, comme le montre le texte d’Artémidore. Parallèlement, un modèle de comportement privilégiant le mariage exclusif et la réciprocité se diffuse de bas en haut, des provinces vers les élites urbaines.

L’aristocratie de concurrence, attachée aux anciennes valeurs de rivalité et de hiérarchie, voit son pouvoir restreint par les monarchies hellénistiques et l’empire romain. Pour s’adapter, elle réorganise ces principes dans la sphère privée du mariage, où la maîtrise de soi devient centrale. Les techniques de soi, élaborées par les philosophes, permettent de subjectiver ce code conjugal fermé, transformant la relation de couple en lieu d’exercice d’une activité sur soi-même.

Ce processus implique un dédoublement du rapport au sexe (statut social vs activité privée) et un redoublement de soi comme objet de contrôle. En contrepoint, le thème historique de la débauche du prince, dans la littérature sénatoriale, illustre l’opposition à ce nouveau modèle. Ainsi, les arts de vivre ne sont ni une simple idéologie ni une rationalisation, mais une technologie de soi adaptée aux mutations sociales et politiques de l’époque.

FAQs

Ces arts de se conduire étaient des techniques de vie, situées entre un modèle de conduite et des principes de valorisation, visant à intégrer ces éléments pour une classe sociale spécifique.

Le principe d'isomorphisme socio-sexuel et le principe asymétrique d'activité, qui permettaient d'évaluer et de hiérarchiser les comportements sexuels.

Le modèle matrimonial mettait l'accent sur l'insularité du mariage, la localisation exclusive des relations sexuelles dans le couple, et une réciprocité d'obligations entre époux, contrairement aux principes de valorisation plus larges.

Cet enseignement s'adressait à une élite urbaine, économique et politique, principalement l'aristocratie de concurrence grecque et romaine.

Parce que son mode de vie reposait sur la concurrence entre clans et familles, où la valorisation sociale se faisait par des hiérarchies et des différences de statut, principes qu'elle appliquait aussi aux comportements sexuels.

Il a limité l'espace de concurrence en fixant le pouvoir par des systèmes monarchiques ou impériaux, forçant l'aristocratie à se réorganiser autour de la cour et de la bureaucratie.

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