#11 - Le numérique à l'hôpital : diagnostic d'une transformation - Partie 1
21m 58s
Cet épisode du Digital Lab explore la transformation digitale des hôpitaux, en se concentrant sur les coulisses de l'organisation plutôt que sur le contact direct avec les patients. Philippe Olivier, médecin et ancien directeur médical, distingue la simple numérisation (remplacement du papier par des écrans) de la véritable digitalisation, qui consiste à structurer et exploiter les données pour piloter l'établissement en temps réel. Le panel d'experts identifie plusieurs obstacles majeurs : la fragmentation des données dans des centaines de bases et logiciels non interconnectés, le manque de coordination historique entre les services, et la difficulté d'assurer la sécurité des données de santé. Robin Versuren souligne que l'IA peut être utile sans gros investissements, en ciblant des processus précis. Frank Fontanilli compare le besoin à celui d'un contrôleur aérien pour centraliser l'information et prendre des décisions globales. Marie-Dotré, du Grand Hôpital de Charleroi, présente une solution de gouvernance : un organe de régulation qui évalue en amont chaque projet de digitalisation, impliquant soignants, informaticiens et administratifs. La conclusion est qu'une transformation réussie nécessite une vision d'ensemble, un "chef d'orchestre" et une gouvernance claire pour éviter les incohérences et maximiser l'efficacité, tout en libérant du temps pour les soignants.
La santé connaît aujourd'hui une véritable révolution avec l'arrivée des nouvelles technologies et tout un tas d'attats disponibles. La digitisation va toucher tous les domaines de la médecine. L'idée c'est de remettre le soignant sur le soin et le décharger de tout ce qu'il y a autour. L'intelligence artificielle, un outil révolutionnaire au multiple usage, déjà au service de la médecine dans les hôpitaux. Le secteur de la santé est l'un des plus impactés par le numérique. Pratique médicale, relation patiente, médecine personnalisée, les transformations sont profondes. On en avait déjà parlé dans deuxième épisode d'économérique que vous pouvez d'ailleurs facilement retrouver pour le découvrir ou le réécouter. Mais cette fois, on change de perspective, car la transformation se joue pas seulement au contact du patient. Elle se joue aussi en coulisses, au cœur même de l'hôpital, du côté de celles et ceux qui conçoivent pilotent les projets de digitalisation, avec un enjeu, majeur, améliorer le fonctionnement global de l'organisation. C'est ce regard que l'on vous propose dans cet épisode et se lui avenir. Moi, c'est Roxane, la petite voie du digital lab. Le digital lab, c'est un lieu d'échange et de rencontre pour tous les acteurs de l'écosystème numérique-hualon, en créé au sein de hache cellillage, l'école d'économie et de gestion de l'université de liège. Après chacune, nos soirs et débages me glisteraient dans vos écouteurs pour vous faire revivre les meilleurs moments de ces rencontres et en bonus. Vous donnez des outils et des pistes de réflexion face à la digitalisation, que ce soit dans votre entreprise, dans votre équipe, ou tout simplement dans votre vie privée. Pour nous aider à y voir plus clair, on a fait appel à un panel d'experts et d'experts qui vivent de près les projets de transformation digital au sein des hôpitaux. Tout d'abord, Philippe Olivier. En plus d'être médecin, il a aussi été le directeur médical du groupe Santa et CHC alliège pendant plus de 20 ans, ce qui lui a permis d'animer l'accès stratégique de l'hôpital sur la transformation digitale sur les cinq dernières années. Et puis, nôton, encore que Philippe est aussi le fondateur du réseau Santa et Walon. A ses côtés, Frank Fontanilli. Frank est enseignant chercheur à l'Immité Mine Albi situé dans Sud-Ouest de la France. Depuis une dizaine d'années, il est responsable d'un axe de recherche appliqué un titulé ingénieurie organisationnel pour la santé. Ensuite, Marie-Dotré. Médecin est mathologue de profession. Elle a entrepris une reconversion en informatique et occupe actuellement la fonction de médecin responsable de l'informatique médical et du laboratoire d'intelligence artificielle au grand hôpital de Chère-le Roi. Et on complète le panel avec deux consultants qui accompagnent les hôpitaux dans leur transformation digitale. Robin Versuren, un géniaire en mathématique appliqué de formations et AI Tech-Lid chez ArtéFac et Elène Martin, à la tête de la société sapristique. Dans ce premier épisode consacré au numérique dans le milieu hospitalier, nous allons revenir sur deux aspects fondamentaux qui ont animé la discussion. D'une part, la gestion des données, les d'autre part, la gouvernance derrière les projets de digitalisation. Mais tout d'abord, prenons un instant pour faire un petit retour en arrière, afin de mieux serner l'origine et l'évolution du phénomène de transformation digitale dans nos hôpitaux. Selon Philippe, tout commence d'abord par le passage du format papier ou format électronique, c'est-à-dire la phase de numérisation. Je préciserai d'entrer de jeu que l'on l'avait pu dans le secteur, la transformation numérique. Pour le dire de manière un petit peu caricatural, moi, j'ai entendu parler pendant plus de 20 ans du Pépareles. On supprime le papier et en fait, on a remplacé le papier par des écrans. On a pas changé fondamentalement. L'essence est la tenure même de la donnée. On ne sait pas réinterroger sur la donnée. La transformation digitale, pour moi, c'est l'étape suivante. C'est vraiment aller chercher et formater surtout de la donnée intéressant pour arriver un résultat assez simple. Finalement, c'est le pilotage par les données. Mon expérience peut permettre d'y remplir un bleuement que beaucoup de nos institutions et structures sont pilotées dans une boîte moire. Et je pense que la transformation digitale va, enfin, nous apporter un cockpit d'instruments dont on doit également rapprocher la valeur ajoutée du soignant ou l'idiumalade. Aujourd'hui, en effet, la transformation digitale évoque souvent une automatisation des processus avec un pilotage global en temps réel par la donnée. En réalité, comme vient de le souligner Philippe, il existe un pré-requis assez simple. Disposé de données numériques, c'est fameuse, d'attaque, mais ce n'est pas tout. Encore faut-il que ces données soient fiable, centralisées et partagées. C'est là où on peut parler de digitalisation des processus qui vient transformer en profondeur les flux d'information et le partage des données. Et c'est ce que nous illustrerons avec un exemple concret le dossier médical informatisé. La digitalisation, c'est ne pas avoir un dossier de patient qui a un dossier de paquet déjà. Donc, c'est rencontré des personnels, soignants, des médecins qui consultent des informations sur mon historique médical, facilement, parce qu'ils peuvent les retrouver, parce qu'elles sont regroupées, parce qu'elles sont centralisées. Et non pas qu'ils y auront besoin d'aller chercher des dossiers de paquet, comme on le voit encore malheureusement, je pense, dans certains établissements. Il y a encore une quantité de paquet qui est assez importante. Et puis on peut se dire, la digitalisation est en place de prier à les peut-être une vingt-le-d'années, elle se met en place heureusement. Mais avant l'an 2000, toutes les données qui ont été enregistrées, archivés, en paquet, qu'est-ce qu'on en fait, qu'est-ce qu'on peut en faire. Donc, il y a aussi ce problème de l'archivage et de la numérisation de l'existent. Vous l'aurez compris, il existe plusieurs niveaux d'intégration des technologies digitales. Et dans les faits, tous les hôpitaux n'avance pas au même rythme. Certains sont plus avancés d'autres encore en transition. Mais peut-on évaluer le niveau moyen de maturité en matière de digitalisation dans nos hôpitaux? J'ai à m'utiliser, finalement, la trajectoire de la donner dans le temps et dans ces cycles de maturité pour un peu avoir une approche un peu systémique de la transformation digitale. On démarre des données brutons, on l'a dit. C'est le nébrut, il faut les nettoyer, c'est un travail parfois que le salue parce qu'effectivement, il faut les dégrossir, les vérifier et les nettoyer. Ça doit conduire quelque part dans une étape suivante à des rapports, l'activité. On fait ça beaucoup dans les hôpitaux, ça consomme beaucoup de ressources et de temps et ça rejoint souvent beaucoup de tiroirs. Les tables suivantes, finalement, c'est d'essayer d'avoir un diagnostic et un tableau de bord. On en est un petit peu là, pour l'instant, pour moi, dans les soins de santé. On l'est encore quelque part dans sentir et comprendre un peu dans l'explicabilité. Mais il y a des hôpitaux qui situent probablement tout au début de l'éventail que j'ai vintité, d'autres qui se trouvent un peu à la charnière entre la business intelligence et finalement la prédiction et l'analyse intelligente. Et puis au-delà de la prédiction se dire mais finalement parmi le différent scénario qu'elles sont les de meilleures scénarios qui seraient possibles, éventuellement. Et puis une fois qu'on a répondu à cette question là dans le cycle de maturité, c'est de se dire que faut-il faire pour que ce meilleur scénario se produise. L'étapultime, donc, serait celle de l'analyse intelligente des données, permettant de conduire à des simulations et notamment à de l'analyse prédictive pour anticiper par exemple des risques futures. Mais bon, on la entendue, nos hôpitaux sont globalement encore assez éloignés de ce stade de maturité avancée. D'après Robin, ça s'explique notamment par la masse considérable de données et l'absence d'outils appropriés. Aujourd'hui, le secteur de la santé et, plus particulièrement, les hôpitaux génèrent une quantité de données énormes. A donc un hôpital, ça contient un plein de bases de données, plein d'informations, donc ça a été les rapports sur les passions, etc. Aujourd'hui, cette quantité de données, elle est très difficilement exploité. Parce que les hôpitaux sont pas forcément à disposition ou en tout cas les bons hôpitaux ne sont pas là. Et puis, il y a aussi le secteur hospitalé qui fait que il y a certaines contraintes qui ne sont pas présentes dans d'autres secteurs et donc ça prend un peu plus de temps également d'avoir des hôpitaux solides en place et qui permettent justement d'avoir une digitalisation et l'étudiation de la data pour aider à la décision, etc. dans les hôpitaux. A ces problèmes, Philippe ajoute aussi le fait que trop souvent des données sont générées ou documentées sans qu'elles ne soient exploités par la suite. Un obstacle de plus, qu'il illustre par un cas concret rencontré sur le terrain. Moi, comme soignant, comme infirmière, comme médecin, finalement, qu'est-ce que je documente? Et de nombreux soignants, finalement, font la documentation. C'est-à-dire de l'archivage, au premier sens du terme. C'est-à-dire, bon, je dois pouvoir démontrer dans le futur que j'ai fait ceci ou ça correctement et que j'ai bien rempli et coché toutes les 15 de manière assez étonnante ou j'ai interrogé. Les infirmières ont l'hordiant, vous demandent de mesurer la plée chronique par longueur largeur, mais vous en faites quoi? Et la réponse est stupéfiante parce que la plupart du temps on en fait rien. C'est-à-dire qu'on ne projette pas cette donnée, on ne réplique pas la mesure de manière générale pour finalement endéduire quelque chose de très simple mais qui n'est pratiquement nulle part présent dans nos systèmes de dossiers patients. C'est la vitesse de cicatrisation, parce que cette plée est en train de s'améliorer ou pas. Et bien on peut répliquer ce questionnement sur, bon, je documente beaucoup de choses, c'est ce que ces choses-là sont utiles. Et aujourd'hui, on a un phatrat donné qui ne sont pas tellement orientés vers la finalité ultime de ce qu'on veut faire. Et donc je pense qu'il faut vraiment ressentrer un peu le débat sur ces données qui vont permettre de piloter et le soin et le p'tit. La question des données apparaît donc rapidement comme un point central dans le débat autour de la digitalisation à l'hôpital. Ce n'est d'ailleurs pas un hasard si elle arrive en tête lorsqu'on interroge des acteurs du secteur sur les principaux défis actuels en matière de digitalisation. - À mon sens, il y a trois choses. - On retrouve ici Marie, qui est médecin responsable de l'informatique médical au Grand Hôpital de Charles Roi et spécialisé en intelligence artificielle. - Actuellement, on travaille beaucoup trop en le silo. Les données elles sont comme fragmentées entre tous nos systèmes informatiques. - Je dois tendre vers une sorte de service data qui est centrale. Il est aussi la charge administrative qui est à automatiser pour rendre du temps aux soignants pour qu'il désait la possibilité de retrouver du temps dans la relation avec les patients. Et finalement, il y a l'accès et la qualité. Et ça, ça doit passer par tout ce qui est telemetine à m'élération de l'observance des traitements un axe de digitalisation d'un médioration des parcours de soins vraiment centré sur le patient. - Où est-ce qu'on peut intégrer de l'IA, sans prendre trop de risques?
mais en ayant un gain de productivité et d'exploitation de la donnée qui permettent de soulager le personnel soignant ou le personnel administratif dans les hôpitaux. Et évidemment il y a des challenges qui sont propres aux hôpitaux notamment de trahiques des données sensibles, mais on voit que dans les hôpitaux il y a un réel intérêt parce que justement une grande partie de la donnée est non structurée sous forme de silo un peu partout et partie dans peut-être 300 bases de données différentes et quand je dis 300 je n'exagère pas. En hôpitale c'est énormément de logiciels différents qui ne sont pas toujours bien interconnectés. Et en allant chercher des processus bien précis on peut déjà rendre l'intidense artificielle utile dans les hôpitaux sans prendre trop de risques et sans devoir investir non plus énormément. En tant qu'un géniaire en attaîdigeant sortificiel, Robin met ici en lumière un autre défi de taille. L'hôpital est une organisation particulièrement complexe avec une grande diversité de métier et d'activité, résultat une multitude d'applications et autant de données associées. Lorsqu'il évoque des logiciels et des bases de données qui ne sont pas toujours bien interconnectés, il pointe en réalité un enjeu clé, celui de l'interoperabilité. Un enjeu d'autant plus sensible qu'il était troitement lié à celui de la sécurité car en augmentant les échanges entre systèmes d'information, notamment avec des prestataires externes, on élargit aussi les points d'entrée potentielle. Et donc, les risques de vulnérabilité. C'est ce que Souline Frank, professeur à l'IAMT Minalby. Tous les données utilisent un hôpital, sont considérées comme des données de santé, même des données organisationales, sont des données de santé. A partir du moment qu'on peut trouver un identifiant patient, un identifiant de ses jours ou un identifiant personnel. Donc, nous, on a des difficultés parfois accéter à des données, c'est-à-dire malgré ce que l'on pourrait faire pour aider les hôpitaux, on ne donne pas d'accès à même un accès protégé au système d'information. Dans ce domaine là, c'est très complexe parce que d'une part, on s'en qu'il faut vraiment que ça soit une forteresse très protégée, sachant que les incursions viennent souvent du fame, à cause du personnel, c'est des erreurs humaines bien souvent, plus que les erreurs techniques quand il y a des attaques. Donc, voilà, la difficulté, c'est d'une part d'on a assez donné à cette richesse, tout en se protégant. Mais alors, quelle solution envisagée? Faut-il augmenter le niveau d'interoperabilité? Ou comme le demande Nicolas du digital lab qui animait ce jour-là les échanges? Finalement, c'est quoi? C'est un problème, le fait qu'il y ait autant d'outils, autant d'éplications, ce qu'il faut aller vers de la rationalisation, ou pas du tout, et que c'est plutôt faire en sorte que tout ça communique, ou est-ce que c'est un idéal qu'on atteindra jamais? On a tous rêvé et on rêve encore dans nos hôpitaux d'avoir un système complètement intégré. Mais clairement, on n'y est pas aujourd'hui. On vient de faire le constat, quelques centaines d'applications, des centaines et des centaines de bases de données. Donc, les paramétragés et les définitions sont différents d'une base de données à l'autre, et quand vous voulez faire circuler de l'information et des flux d'information, c'est bas de données là, vous arrivez à des incoherences monstrueuses, qui démontent finalement que ça la pété bien conçu. Donc, on pourrait effectivement partir sur un big bang, tout écrasé, scratch from zero, comme on dit, et redéciné l'hôpital. Et donc, ça a de certains longs faits. C'est évidemment éminemment risqué quand on parle de big bang dans le secteur hospitalier, ça est frais. J'ai un peu l'impression en faisant un tour arrière historique, que finalement, au bout du compte, ce qui a manqué. Dans, je dirais, cette approche multi-acteur avec chacun son logiciel métier, répondant à un besoin très spécifique de niche, et chacun est venu un peu pleuguer sa solution sans tenir compte de l'écosystème générale de la donnée dans l'hôpital. Ce qui a manqué, en fait, c'est un peu un chef d'orchestre, finalement, un master plan d'abord, et puis un chef d'orchestre pour dire "OK, vous venez avec un produit intéressant, qui va répondre à quelque chose, mais voilà le cahier des charges pour s'intégrer dans l'hôpital." C'est pas du tout comme ça que ça s'est fait. Les gens arrivent avec un produit, convaincre les acteurs de terrain concernés par le produit, qui donne leur feu vert à la direction, la direction fait un peu leur rapport coût bénéfice à la grosse louche, on va le dire comme ça, et puis un moudonnais, si la décision passe dans le verre, on va implémenter les choses sans qu'elle soit véritablement encadrée, si dont par l'utilisateur très de niche qui va lui pas être trop gardant sur l'intégration écosystémique. C'est ça qui a manqué. Voilà qui est intéressant. Il semblerait donc qu'au fil du temps, la digitalisation se soit construite pas à pas, sans véritable coordination au niveau institutionnel. Chaque servisse à avancer de son côté, en fonction de ses priorités. Une réalité que l'on retrouve dans de nombreux contextes est pas uniquement à l'hôpital, mais ici la complexité de l'organisation rend ce manque de coordination encore plus visible. Cette question de gouvernance est d'ailleurs aussi soulevée par Éline de chez Saperistique, ainsi que par Frank. Et là où Philippe évoquait une image du chef d'orchestre Frank, lui, préfère celle du contrôleur aérien. Et un métier qui manque particulièrement, c'est le métier de pilotes ou de contrôleurs de l'hôpital. Là je fais l'anologie que je fais très souvent avec l'aéronautique. Le contrôleur aérien qui est dans sa tour de contrôle et qui a tout instant, c'est ou son, ses avions, que ça soit au sol, dans les aires, etc. Bah à l'hôpital on n'a pas ça. Donc je pense que ça serait vraiment important d'avoir ce genre de métier permettant de piloter, centraliser l'information, pour pouvoir ensuite prendre des décisions. Parce qu'effectivement le système hospitalier est très silotté, comme on l'a déjà dit aussi, très partitionnel. Et donc on prend des décisions locales mais on ne sait pas du tout qu'à l'impact ça va avoir sur le global. Donc avoir un pilot qui a une vue globale et qui peut centraliser les décisions, ce serait quelque chose de vraiment très utile je pense. Alors un facteur récurrent de succès, si il est bien mené ou des checs si on l'oublie, c'est de mettre en place une gouvernance qui fonctionne et qui implique correctement. Toutes les parties prenantes. Et donc ça c'est vraiment un élément sur lequel on insiste, non chaque l'un des projets que ça prestique pilote, c'est de mettre en place différents niveaux de prise de décision avec des niveaux de réactivité qui doivent être précisés dès le début mais qui intègrent à la fois les soignants, l'informatique ou la déessie, la partie administrative, ce sont généralement des projets qui relèvent de l'organisation et donc il faut que toutes les parties se retenir. Mettre en place une gouvernance claire avec différents niveaux de prise de décision comme le soulignel en, c'est en en jeu qui résonne particulièrement du côté du grand hospital de Charles Roi. L'aba, un organe de régulation et été mis en place pour accompagner dès le départ toutes nouvelles demandes de projets de digitalisation, une approche que nous décrit Marie. Ce qu'on voulait c'est vraiment que nos utilisateurs viennent parler de leurs projets, des déluts comme ça on peut mettre tous les acteurs autour de la table de façon à vraiment planifier leurs projets. Pour ne pas se retrouver avec ces cas malheureusement une application parmiver à la toute dernière étape et que la DPO dise mais enfin non c'est pas du coup qu'on fmeint avec le RGPD, donc c'est nous. C'est vraiment pour ça qu'on a voulu cette structure régulatrice pour prendre les choses dès le départ pour avoir un développement clair, planification clair, que tous les points à soi-vu en amont avant de lancer le développement qui peut être conjoint à une startup et d'entreprise parfois en développement interne. On retiendra ici qu'une gouvernance claire est l'un des facteurs de succès d'une transformation digitale au sein de l'hôpital, au même titre qu'une gestion intelligente dédonée. Bien entendu la liste des facteurs de réussite ne s'arrête pas là, mais ça ce sera pour le second épisode consacré à notre thématique du jour. Avant de clôturer, nous voulions tout de même illustrer concrètement ce que peut apporter dès aujourd'hui une gestion plus intelligente et partager des données de santé. Philippe nous en donne un premier exemple du côté de l'optimisation opérationnelle et Marie est large et la perspective avec un impact plus global en matière de recherche et de santé publique. Je vais prendre un exemple dans le juge monument de bloc opératoire, avec les outils graphiques qu'on a aujourd'hui, est capable d'illustrer un fruit de patiente en temps réel sur une trajectoire précise et de montrer, finalement, les engorjements, les embouteillages qui sont entrés de se produire ou qui sont annoncés. Le simple fait d'illustrer dans un mot de date à visualisation très pédagogique, très simplifié et mais essentiel, le problème a enclenché une réflexion. En France, il y a un entrepou de données de santé pour les maladies rares, qui est accessible aux entreprises pharmaceutiques et c'est très important parce qu'en maladie rares, il y a très peu de patiente. Si vous avez un entrepou qui permet à tous les eaux qui t'auvenient à poster, entreposer les données de leurs patients qui ont une maladie rares, ben, ça vous fait déjà de beaucoup plus grosse corde de patiente. Donc, on a de la valeur ajoutée à partir de nos données. J'appase ça, ce sont les entrepoules de données de santé. Vous commencez à avoir l'habitude d'en referme jamais un épisode sans passer par la case, cuise, vous êtes prêt? Première question, aujourd'hui, le principal problème des données dans les hôpitaux c'est plutôt réponse A, qui n'y en a pas assez, réponse B, qu'elles sont éparpillées dans une multitude de systèmes, réponse C, quelles sont toutes stockées au même endroit. Réponse B, les données sont souvent réparties dans de nombreuses bases de données qui communiquent peu entre elles, ce qui complique fortement leur exploitation. Deuxième question, dans sa dernière intervention, Marie a mentionné un entrepôt de données de santé. Mais de quoi s'agit-il exactement? Réponse A, un système de sauvegarde pour éviter la perte de données. Réponse B, un hangar où sont stockées les deux similicaux papiers. Réponse C, une base centralisée qui regroupe des données de santé. Réponse C, il s'agit d'une plateforme qui permet de centraliser et structurer des données de santé provenant de différentes sources afin de faciliter leur analyse. Troisième question, dans un récent article publié par Sapristi, l'entreprise dirigeait par Réline, on apprend que l'état fédéral en Belgique a fait d'une méricain santé un acte central de modernisation des services publics, notamment avec le lancement du plan I-Health, intérfédéral, 2025, 2017. Mais qu'elle en est l'objectif? Réponse A, améliorer l'interoperabilité entre les différents systèmes. Réponse B, réduire les coûts hospitaliers en limitant l'usage du numérique. Réponse C, Réline.
remplacer tous les systèmes existants par une solution unique. Réponse à. Le but est en effet de bâtir une architecture commune et de renforcer l'interoperabilité entre les centaines de systèmes existants présent dans les hôpitaux, mais aussi les mutualités, les maisons médicales, etc. Renon le temps de relever les points les plus importantes de cet épisode. La transformation digitale à l'hôpital ne se résume pas à remplacer le papier par des écrans. Elle repose avant tout sur une meilleure utilisation des données. Des données aujourd'hui nombreuses, mais encore trop souvent fragmentées, peu exploités et difficilement accessible. Car derrière la complexité des systèmes, des outils et des métiers, se posent une question centrale. Comment mieux structurer, partager et valoriser cette information pour réellement améliorer le pilotage de l'hôpital et la qualité des soins. Cela suppose de dépasser les logiques en silo, de renforcer l'interoperabilité, mais aussi de mettre en place une gouvernance claire, capable de coordonner les initiatives et d'aligner les acteurs. C'est assez condition que la digitalisation peut tenir ses promesses, libérer du temps pour les soignants, améliorer les parcours de soins et créer de la valeur à l'échelle de l'hôpital comme à celle de la société. Dans le prochain épisode, nous retrouverons nos experts et experts pour poursuivre la discussion. Au programme, l'intégration de l'intelligence artificielle à l'hôpital et les facteurs clés qui permettent de faire de ces projets de digitalisation de véritables réussites. Si vous aimez notre podcast et voulez en savoir plus ou participer à nos prochaines soirées débats en direct, allez faire un tour sur notre site digitallab.be. Vous écoutez éconumérique, le podcast du digital lab qui explore les enjeux numériques avec des experts pour vous aider à mieux comprendre la transformation digitale. À la préparation, Nicolas Neisaine, à l'enregistrement, Roxanne Tonard, à la production, les visions. [Musique]
Podcast Summary
Key Points:
La digitalisation vise à décharger les soignants des tâches administratives pour recentrer leur activité sur le soin, en automatisant les processus et en exploitant les données.
La transformation numérique des hôpitaux passe par plusieurs étapes
Les principaux défis sont la fragmentation des données en silos, le manque d'interopérabilité entre les nombreux logiciels, et la nécessité d'une gouvernance centralisée pour coordonner les projets.
L'intelligence artificielle est perçue comme un outil prometteur pour améliorer la productivité et l'exploitation des données, mais son déploiement est freiné par la complexité et les contraintes de sécurité.
La mise en place d'une gouvernance claire, avec des instances de régulation impliquant toutes les parties prenantes (soignants, informaticiens, administratifs), est un facteur clé de succès.
Summary:
Cet épisode du Digital Lab explore la transformation digitale des hôpitaux, en se concentrant sur les coulisses de l'organisation plutôt que sur le contact direct avec les patients. Philippe Olivier, médecin et ancien directeur médical, distingue la simple numérisation (remplacement du papier par des écrans) de la véritable digitalisation, qui consiste à structurer et exploiter les données pour piloter l'établissement en temps réel. Le panel d'experts identifie plusieurs obstacles majeurs : la fragmentation des données dans des centaines de bases et logiciels non interconnectés, le manque de coordination historique entre les services, et la difficulté d'assurer la sécurité des données de santé.
Robin Versuren souligne que l'IA peut être utile sans gros investissements, en ciblant des processus précis. Frank Fontanilli compare le besoin à celui d'un contrôleur aérien pour centraliser l'information et prendre des décisions globales. Marie-Dotré, du Grand Hôpital de Charleroi, présente une solution de gouvernance : un organe de régulation qui évalue en amont chaque projet de digitalisation, impliquant soignants, informaticiens et administratifs.
La conclusion est qu'une transformation réussie nécessite une vision d'ensemble, un "chef d'orchestre" et une gouvernance claire pour éviter les incohérences et maximiser l'efficacité, tout en libérant du temps pour les soignants.
FAQs
La transformation digitale va au-delà de la simple numérisation du papier ; elle vise à formater et exploiter les données pour un pilotage global et en temps réel, améliorant ainsi le fonctionnement de l'hôpital.
Les données sont souvent fragmentées en silos, mal interconnectées, et leur qualité est variable. Il faut aussi automatiser les tâches administratives pour libérer du temps aux soignants.
Elle permet aux différents systèmes et bases de données de communiquer entre eux, évitant les incohérences et facilitant la circulation des informations, tout en posant des défis de sécurité.
L'IA peut exploiter les données non structurées pour améliorer la productivité et soulager le personnel, par exemple en analysant des processus précis sans nécessiter de gros investissements.
Il faut mettre en place une gouvernance claire avec différents niveaux de décision, impliquant toutes les parties prenantes (soignants, informaticiens, administratifs) dès le départ pour éviter les problèmes.
C'est un professionnel qui pilote et centralise l'information, ayant une vue globale pour coordonner les décisions et éviter les impacts négatifs des actions locales sur l'ensemble de l'organisation.
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