Go back

103- L'anatomie du scénario - John Truby - P4

18m 44s

103- L'anatomie du scénario - John Truby - P4

Cet épisode du podcast explore en profondeur la construction des personnages selon John Truby, en insistant sur une vision organique où chaque personnage est une partie d’un réseau interconnecté. Truby rejette l’approche traditionnelle consistant à lister des caractéristiques superficielles ; à la place, il préconise de définir les personnages par leurs oppositions et leurs fonctions au service de l’histoire. Le héros doit être fascinant, susciter l’empathie (non la sympathie), et posséder un besoin moral et psychologique. Sa transformation progressive, préparée dès le début, culmine en une prise de conscience soudaine. L’adversaire, humain et complexe, attaque sans relâche la faiblesse du héros, tandis que le conflit s’organise en un réseau à quatre coins (héros + trois adversaires) pour créer des oppositions multiples et connectées. L’épisode souligne l’importance du désir unique et précis du héros, ainsi que des archétypes à individualiser par un problème moral. Enfin, Truby propose des techniques pour les histoires d’amour, d’amitié ou à héros multiples, toujours dans une logique de cohérence narrative. L’objectif est de dépasser les fiches personnages simplistes pour créer des êtres fictionnels profonds, dont les croyances et les valeurs s’opposent, générant ainsi des conflits porteurs de sens.

Transcription

3420 Words, 20616 Characters

French
Bonjour à tous et bienvenue dans ce nouvel épisode de podcast, le dernier épisode de l'année 2022 et où il s'aillait en y est, ça la fin de l'année. Pour rappel avant d'entrer dans le vif du sujet, j'ai envoyé un mail par jour du premier au 24 décembre donc dans le cadre du calendrier de l'avant, des mails dans lesquels il y a des conseils d'écriture d'auto-édition, des conseils concernant l'état d'esprit, des jeux d'écriture et aussi des confidences. Donc si jamais vous n'étiez pas abonné, si jamais vous les avez manqué, si jamais vous n'avez pas eu le temps de tous les lire, aucun problème, ils sont tous disponibles dans la bibliothèque privée du site, rêve d'auteur.fr, le mot de passe pour y accéder est en bas de chaque mail que j'ai envoyé. Sachez aussi que le 24, j'ai envoyé un ebook gratuit, un ebook de 41 pages, pour vous permettre de faire le bilan de l'année 2022 et de vous fixer des objectifs pour l'année 2023. Pour ceux qui sont là depuis un moment, vous le savez, je l'envoie chaque année, c'est ebook. Les deux premières années, c'était le même, mais cette année je l'ai changé, je l'ai retravaillé en profondeur. Il est plus étoffé, il est plus complet. Il reprend toutes les catégories utiles, toutes les catégories qui concernent l'auteur indépendant, donc écriture, communication, relation, organisation, mindset, etc. Donc je vous invite à le récupérer dans le dernier mail du calendrier de l'avant du 24 décembre. Si jamais vous ne avez pas reçu, si jamais vous n'étiez pas inscrit ou autre, il est également disponible dans la bibliothèque privée. Bon, j'envie, on peut prendre un rythme normal d'un mail par semaine, le lundi et exceptionnellement de ton centen par fois, quand j'en ai envie, le jeudi. Alors aujourd'hui, on va continuer notre série d'épisode sur l'anatomie du scénario de John Trouby et on va s'attaquer un très, très gros morceau que je vais essayer de synthétiser au mieux et ce morceau, ça concerne évidemment les personnages. Vous le savez, les personnages, c'est vraiment le point essentiel d'un roman pour moi c'est les lémons clés. C'est ce qui fait toute la différence entre les romans qui marchent le plus, les romans qui cartonnent, les romans qui touchent les lecteurs, les romans qui marquent les lecteurs et les romans qui marquent un petit peu moins bien. Alors cette partie est découpée en plusieurs souparties, le réseau de personnages, individualisé les personnages, créé votre héros, et enfin construire le conflit. L'erreur numéro 1 des auteurs selon John Trouby, c'est de faire la liste de tous les signes distinctifs, racontez l'histoire du personnage, puis le faire changer à la fin. Selon lui, il faut d'abord se concentrer sur le personnage principal et observer tous les personnages ensemble, comme les différentes parties d'un réseau où soné je vous l'ai déjà dit dans les épisodes précédents, John Trouby, voire vraiment le roman et toutes les parties d'un roman comme quelque chose d'organique ou tout est lié, tout est relié. Et ici c'est la même chose pour les personnages, donc on a le personnage principal et les personnages qui sont autour de lui, et tout doit être relié. On ne doit pas les créer vraiment distinctement les uns après les autres, on doit les relier ensemble. On doit malgré tous les individualisés puisqu'ils ne peuvent pas tous être identiques, ensuite on doit construire le héros et tapes par étape, donc approfondir notre héros, en quatrième étape on doit créer l'adversaire et enfin on doit construire le conflit. Première sous partie le réseau de personnages. Les personnages et le héros donc le personnage principal ne doivent pas être pensés comme des individus distincts, ce sont les différentes parties d'un tout, d'un réseau, dans lequel chacun va aider à définir les autres. En gros selon Jean Troubis un personnage est définit par ce qu'il n'est pas. Pour Jean Troubis c'est un élément essentiel parce que ça permet de créer des personnages secondaires plus complexes plus intéressants que les personnages que l'on crée habituellement. Tout personnage doit servir l'histoire et donc servir le but de l'histoire, il doit avoir une fonction à remplir, un rôle spécifique pour permettre à l'histoire d'attendre son but. On a le héros donc c'est la personne évidemment qui a le problème central qui mène l'action, l'adversaire qui va chercher à empêcher le héros d'accomplir son désir et il veut la même chose que lui. La liée donc il aide le héros et son objectif est souvent celui du héros mais parfois il peut avoir un objectif propre. Le faus à lié c'est-à-dire c'est un personnage qui semble être l'ami du héros mais qui est en fait un adversaire, le faus à adversaire. Donc il se bat contre le héros en apparence mais en fait c'est en allié et enfin le personnage secondaire c'est par le contraste que le personnage secondaire va souligner les traits de caractère ou les dilemmes du héros. Au-delà des fonctions des personnages dans l'histoire il y a quelques capes particuliers. L'un des capes particuliers c'est lorsqu'il y a deux personnages principaux et c'est le cas en général dans les histoires d'amour ou les histoires d'amitié. Donc avec l'histoire d'amour forcément il y a deux personnages, deux collègues vertébrales, deux lignes de désir. Selon John Troubile faut s'assurer que l'un des personnages est plus central, un petit peu plus misant avant que l'autre et qu'il a la ligne de désir principale. Puisque dans le cas contraire on pourrait avoir deux lignes de désir qui ne se rejoignent pas alors que dans un roman il faut que tout soit lié donc il faut qu'il y ait un personnage qui soit un petit peu plus misant avant par rapport à l'autre. Dans ce genre d'histoire c'est l'être aimé qui est l'adversaire principale du personnage. On peut évidemment ajouter des adversaires secondaires, des adversaires extérieurs. Dans l'histoire d'amitié l'un des personnages doit être plus central ici aussi c'est le penseur, le stratège il élaborer les plans. L'ami est à la fois l'allié et l'adversaire. Il est souvent un adversaire extérieur qui est dangereux et permanent en plus et des adversaires secondaires. Il doit aussi y avoir un problème dans leur relation, quelque chose qui permet d'avoir une opposition constante entre les deux personnages principaux pour que ça ne soit pas trop lisse. Deuxième qu'à particulier c'est quand il y a des héros multiples. Au lieu de suivre un personnage unique on va comparer en fait les actions de plusieurs héros. Mais même dans ces histoires simultanées il doit y avoir une qualité linéaire, il doit y avoir une ligne narrative centrale. Du coup chaque personnage de l'histoire va devoir passer par les 7 étapes de la structure, celle dont on a déjà parlé. Comme il y a plusieurs héros ça va forcément freiner le dynamisme narratif, surtout s'il y a beaucoup de héros. Donc ça va ralentir l'histoire. John Troubis propose des techniques pour accélérer le dynamisme narratif, je ne vais pas toutes les citer juste certaines. Par exemple utiliser le suspense pour basculer d'une ligne et de désir à l'autre. Rédure le temps de l'histoire pour que tout se passe en un laps de temps plus court. Faire rencontrer les personnages principaux par coincidences de temps en temps qui ne sont pas que des histoires distinctes. Faire émerger un personnage au fil de l'histoire pour qu'il soit plus important ou encore attribuer la même ligne de désir à tous les personnages. Après avoir vu les fonctions des personnages on a aussi les arquettipes. Les arquettipes sont des modèles psychologiques fondamentaux de la personnalité. Ce sont les roles d'un personnage en société sa façon d'interagir avec les autres. Chaque arquettipe exprime un modèle que logiquement les lecteurs reconnaissent. Parmi ces arquettipes on a le roi ou le père qui régit sa famille ou son peuple avec sa geste et détermination, la reine ou la mère qui tisse un coco-protecteur ou les autres c'est panouis. Le vier sage, le mentor ou encore le professeur qui transmet sa geste et sa voix, le guerrier qui est le champion physique du bien. Le magicien ou le shaman qui rend visible la réalité profonde qui est inaccessible au sens et peut équilibrer et contrôler les forces de la nature. Le rusé qui est en dérivée du magicien, il utilise la ruse, la confiance et le pouvoir. L'artiste ou le clown qui définit l'excellence pour son peuple ou le montre ce qui ne fonctionne pas. L'amour eux qui procure l'attention, la compréhension dans l'autre à besoin. Et enfin le rebel qui se détèche de la masse et entreprend des actions pour lutter contre un système oppressant. Je les ai pas cités mais a John Troubis explique dans chaque cas comment cet arquettipe peut devenir négatif. Donc j'ai pas détaillé parce que ce sera un petit peu trop long mais vous pouvez aller jeter un petit coup d'œil bouquin pour avoir plus d'information. La deuxième étape après avoir créé ce réseau c'est d'individualiser les personnages. Il faut transformer les arquettipes en individu. Le thème, ça exprime le point de vue de l'auteur sur la manière dont il faut agir dans le monde. On l'exprime en général par le biais des actions des personnages. Le thème en fait c'est notre vision moral et notre idée de ce qui est bon ou mauvais. Pour individualiser les personnages il faut donc trouver le problème moral qui est au coeur de la prémise qu'on a déjà écrit. Troisième étape c'est de créer le héros. Selon John Troubis, on va créer le héros en couche superposé. L'étape 1 c'est les caractéristiques, l'étape 2 la transformation du personnage, l'étape 3 le désir et l'étape 4 l'adversaire. Les caractéristiques du héros. Le héros c'est celui qui mène l'histoire du début à la fin. Donc ce personnage principal doit toujours être fascinant. Il mène l'action, il doit attirer donc et retenir l'attention du lecteur. Le public doit aussi s'identifier au personnage et le députant de l'auteur. Le public doit aussi s'identifier au personnage mais pas trop. C'est à dire que les lecteurs doivent s'identifier au héros pour s'attacher émotionnellement, mais ils ne doivent pas trop s'identifier, ils doivent pouvoir prendre du recul sur l'histoire. Le public doit ressentir de l'empathie et non de la sympathie. Ça c'est un point intéressant et important qu'on attendons à oublier quand on parle des personnages. L'empathie c'est de s'intéresser à quelqu'un et de l'autre comprendre. On montre ce qui motive les actes du personnage. On fait en sorte que le lecteur comprenne pourquoi le personnage agit de telle manière. La sympathie, ça amène la compassion. Le public veut que le héros réussissent. L'important c'est donc l'empathie, ou comprenne le personnage. Mon épauble j'ai de ressentir de la sympathie. Enfin le héros doit aussi avoir un besoin moral et psychologique. Donc on augmente l'impact du personnage et la puissance émotionnelle de l'histoire, On ajoute en haut. besoin moral et un besoin psychologique dont on a déjà parlé. Etable de la transformation. On l'appelle aussi l'arc du personnage, le développement du personnage, l'éventail de transformation. C'est le développement du personnage au cours de l'histoire. Un personnage est un être fictionnel qui est créé pour montrer qu'un être humain est unique par un nombre illimité d'aspects, mais qu'il reste un être doté de caractéristique que nous partageons tous. On va mettre le personnage en action et le comparer à d'autres pour montrer de quelle manière un personnage peut mener une bonne ou une mauvaise vie, plus l'éventail de transformation est large, plus l'histoire est intéressante. L'éventail de transformation représente les différentes possibilités d'évolution du mois du personnage, définie par sa compréhension de lui-même. Cette transformation, en fait, c'est le moment où le héros va devenir celui qu'il doit être. Il ne peut pas devenir quelqu'un d'autre, il doit achevier un processus de transformation qui se produit tout au long du roman, tout au long de l'histoire. Ce ne peut pas apparaître comme ça du jour au lendemain. Une transformation suppose donc une véritable remise en question, une modification de ses croyances élémentaires et un nouveau comportement moral à adopter. Pour créer une transformation, il faut en fait partir de la fin, c'est-à-dire de la prise de conscience, puis revenir au début de l'histoire et déterminer le point départ, c'est-à-dire le besoin du personnage et le désir du personnage. Et enfin, il faut imaginer les étapes de développement, donc on part de la fin pour que ce soit plus simple à imaginer. La prise de conscience du héros doit avoir les qualités suivantes. Elle doit être au Soudain, c'est-à-dire qu'elle doit avoir un impact dramatique, créer une explosion émotionnelle chez le lecteur, apporter de nouvelles informations et rôes, qui doit donc comprendre qu'il s'est menti à lui-même, qu'il s'est trompé jusqu'à maintenant, et pousser le héros à agir selon un nouveau conne-mourre à adopter un nouveau comportement. Donc ce qu'il faut comprendre, c'est que la transformation ne se produit pas seulement à la fin d'histoire, elle est rendue possible dès le début par la façon dont on la prépare donc on la mène progressivement tout au long d'histoire. John Troubin nous explique qu'on peut aussi avoir recours à la technique du double retournement, c'est-à-dire qu'on donne une prise de conscience au héros et à l'adversaire. Chaque personnage va donc apprendre quelque chose de l'autre. Pour qu'il y ait un double retournement, il faut que le héros et l'adversaire est une faibless et un besoin, que l'adversaire soit humain capable d'apprendre et de changer. Au cours de la confrontation, leur donne une prise de conscience à tous les deux et pas seulement à l'un des deux. Le héros doit apprendre quelque chose de l'adversaire et un versement et enfin le point de vue moral de l'auteur va correspondre au meilleur de ce que les deux personnages ont appris. En général, le meilleur exemple de double retournement, c'est tout simplement dans les histoires d'amour. L'étape 3 après la transformation, c'est le désir. L'histoire ne doit comporter qu'une seule ligne de désir. Le héros n'a qu'un seul objectif principal. Ce désir doit être précis, c'est-à-dire qu'il existe un moment précis qu'on peut déterminer, où le lecteur va apprendre que le héros a atteint ou non sans objectif. Il faut que ce soit très clair. Le désir doit être accompli vers la fin de l'histoire évidemment, parce que si la rive trop tôt, il n'y a plus d'histoire, l'histoire se termine. Quatrième étape, l'adversaire, ce n'est que parce que l'adversaire attaque la faiblesse majeure du héros, que celui-ci est forcé de la prendre en considération et dévoluer. L'histoire ne peut se déployer qu'une fois la relation entre le héros et son adversaire définit. Pour créer un bon adversaire, il faut. Rendre l'adversaire nécessaire. C'est la personne la plus à même d'attaquer le personnage principal et sa faiblesse. Il doit l'attaquer sans relâche. Il doit forcer le héros à surmonter sa faiblesse. Il faut rendre l'adversaire humain. C'est-à-dire que c'est un adversaire qui sera aussi complexe et intéressant que le héros. Il a des faiblesse qui le poussent à mal se comporter vis-à-vis des autres. Il a un besoin. Il a un désir. Il doit avoir du pouvoir, ou en tout cas, une grande compétence. Ensuite, il faut doter l'adversaire de valeur qui s'oppose à celle du héros. Il faut mettre un argument moral convaincre qu'en vingt-quand mais éronné, dans la bouche de l'adversaire, c'est-à-dire que l'adversaire et le héros pensent tous les deux avoir raison. Ils ont tous les deux de bonnes raisons de le croire. Il faut rendre le héros et l'adversaire siminaire par certains aspects, c'est-à-dire qu'on va opposer deux êtres qui ont des similarités. On leur donne des très similaires. On évite ainsi le héros totalement bon et l'adversaire totalement méchant. Et enfin, il faut situer l'adversaire dans le lieu où se trouve le héros. Le plus simple, c'est de trouver une raison pour les garder au même endroit tout le temps pour qu'il y ait vraiment une confrontation constante. Enfin, la dernière étape, c'est de construire le conflit. Selon John Troubis, il faut construire un conflit de façon ascendante jusqu'à la confrontation finale. Il faut mettre le héros sous pression afin de l'obliger à se transformer. Ce qui est intéressant, c'est l'opposition à quatre coins. C'est-à-dire qu'on évite l'opposition simple entre le héros et l'adversaire, c'est-à-dire une ligne. Entre le héros et l'adversaire, on utilise une opposition entre le héros, un adversaire principal et deux adversaires secondaires. On a un réseau d'oppositions, vous avez vu le mot réseau revient, pour ajouter de la profondeur. Alors il y a un petit schéma, donc je vous invite à aller voir directement dans le livre. L'idée, c'est que chaque adversaire doit trouver une façon différente d'attaquer la faiblesse du héros. Donc, en fait, il va se retrouver avec trois adversaires. Ça permet de distinguer les adversaires et de s'assurer que tous les conflits sont connectés au défaut principal du héros, que tous les adversaires sont connectés finalement aux personnages principales. Ensuite, chaque personnage doit être en conflit avec le héros, mais aussi avec les autres personnages, c'est-à-dire que les adversaires sont aussi en conflit entre ces sacs qui est intéressant, qui crée le réseau. Ça permet d'augmenter la quantité de conflit qu'on peut créer et construire dans l'histoire. Les valeurs des quatre personnages ont donc forcément être en conflit. Les bons adversaires ont en ensemble de croyances qui doivent être bousculées et des croyances du héros, non de sens que si elles entrent en conflit avec celles, d'au moins, un autre personnage, donc si elles entrent en conflit avec celles des autres adversaires. Les personnages dans le schéma doivent occuper chacun à un coin. Ça signifie simplement qu'ils sont différents les uns des autres. On n'a pas trois adversaires identiques. On a trois adversaires individualisés, différents les uns des autres. Voilà l'essentiel de ce que nous dites John Troubis concernant les personnages évidemment j'ai énormément résumé puisque c'est en très, très gros morceaux. J'ai retiré, comme d'habitude, tous les exemples. Donc si vous voulez que ce soit encore plus clair, encore plus détaillé, encore une fois je vous invite à aller voir du côté du livre, il y a toujours un exercice d'écriture à la fin du chapitre et des questions réponses qui permettent d'approfondir un petit peu le sujet des personnages qui est un sujet vraiment très très important. Ce qu'on retrouve le plus sans c'est toujours cette idée d'histoire organique de réseaux où tout est lié, connecté, voire même interconnecté ou on doit tout créer ensemble. Vous voyez que finalement John Troubis nous dit pas de créer des personnages avec des fiches personnages, de remplir des caractéristiques, etc. Vous savez, les idées un petit peu bateaux, quand nous donnent quand on commence les écritures. Au contraire, lui, il parra vraiment du côté est humain. Un personnage avec une faiblesse, un besoin, un désir, des valeurs qui va sauver. Vous posez aux croyances d'autres personnes et c'est ça qui est intéressant à ces salles fonds d'histoire. Beaucoup plus que de savoir s'il a une barbe, des lunettes, s'il mesure à mettre 60 ou à mettre 70, s'il a trois amis, un chien et s'il aime boire du thé. Alors oui, on peut ajouter ce genre de détail évidemment, mais c'est pas le cœur de l'histoire. Ça, c'est des éléments qui viennent en plus à côté. Le cœur de l'histoire, c'est le problème du héros, son désir, la faiblesse, le besoin et l'anloccurrence, le besoin moral et le besoin psychologique. C'est croyance, c'est valeur et son opposition avec l'adversaire ou les adversaires. Bref, je vous invite à aller jeter un petit coup d'ayolive si vous voulez en savoir un petit peu plus et puis nous, le mois prochain, on parlera du chapitre suivant qui aborde le débat moral. J'espère en tout cas que vous avez passé un bon nom, elle, si vous l'avez fêtée, que vous passez une bonne fin d'année, peut-être que vous êtes en vacances. Profitez-en pour vous détendre un petit peu avant d'attaquer cette nouvelle année et n'oubliez pas de faire le bilan et de fixer vos objectifs pour l'année suivante, vous pouvez parfaitement le faire début janvier. Si vous avez envie de profiter du mois de décembre, en tout cas de la fin du mois de décembre tranquillement, n'oubliez pas de télécharger libre gratuit dans la bibliothèque privée de rêve d'auteur. Et puis nous, se retrouve du coup en 2023. Bye! [Musique]

Podcast Summary

Key Points:

  1. L’épisode conclut la série sur « L’Anatomie du scénario » de John Truby, en se concentrant sur la création des personnages.
  2. Truby insiste sur une approche organique
  3. Les fonctions clés incluent le héros, l’adversaire, l’allié, le faux allié, le faux adversaire et les personnages secondaires, chacun servant l’histoire.
  4. Pour les histoires d’amour ou d’amitié, un personnage doit rester central ; dans les récits à héros multiples, une ligne narrative principale est essentielle.
  5. Les archétypes (roi, mère, guerrier, etc.) sont des modèles psychologiques à individualiser par un problème moral.
  6. La création du héros passe par quatre étapes
  7. Le conflit doit être construit de façon ascendante, avec une opposition à quatre coins (héros + trois adversaires) pour créer un réseau d’oppositions.

Summary:

Cet épisode du podcast explore en profondeur la construction des personnages selon John Truby, en insistant sur une vision organique où chaque personnage est une partie d’un réseau interconnecté. Truby rejette l’approche traditionnelle consistant à lister des caractéristiques superficielles ; à la place, il préconise de définir les personnages par leurs oppositions et leurs fonctions au service de l’histoire. Le héros doit être fascinant, susciter l’empathie (non la sympathie), et posséder un besoin moral et psychologique.

Sa transformation progressive, préparée dès le début, culmine en une prise de conscience soudaine. L’adversaire, humain et complexe, attaque sans relâche la faiblesse du héros, tandis que le conflit s’organise en un réseau à quatre coins (héros + trois adversaires) pour créer des oppositions multiples et connectées. L’épisode souligne l’importance du désir unique et précis du héros, ainsi que des archétypes à individualiser par un problème moral.

Enfin, Truby propose des techniques pour les histoires d’amour, d’amitié ou à héros multiples, toujours dans une logique de cohérence narrative. L’objectif est de dépasser les fiches personnages simplistes pour créer des êtres fictionnels profonds, dont les croyances et les valeurs s’opposent, générant ainsi des conflits porteurs de sens.

FAQs

Ils sont tous disponibles dans la bibliothèque privée du site rêve d'auteur.fr, avec le mot de passe en bas de chaque mail envoyé.

C'est un ebook de 41 pages pour faire le bilan de l'année 2022 et fixer des objectifs pour 2023, disponible dans le dernier mail ou la bibliothèque privée.

C'est de lister les signes distinctifs d'un personnage, raconter son histoire, puis le faire changer à la fin, au lieu de le relier aux autres personnages dans un réseau.

Un personnage est défini par ce qu'il n'est pas, et chaque personnage doit avoir une fonction spécifique pour servir l'histoire.

On a le héros, l'adversaire, l'allié, le faux allié, le faux adversaire, et le personnage secondaire qui souligne les traits du héros par contraste.

Il doit attaquer la faiblesse du héros sans relâche, être humain avec ses propres faiblesses et désirs, et partager des similarités avec le héros pour éviter le manichéisme.

Chat with AI

Loading...

Pro features

Go deeper with this episode

Unlock creator-grade tools that turn any transcript into show notes and subtitle files.