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10 questions sur les démocraties en Amérique latine

from Les podcasts de l'ISP

54m 37s

10 questions sur les démocraties en Amérique latine

L'Amérique latine, bien que la première région à proclamer la démocratie au XXe siècle, a traversé une histoire marquée par une instabilité politique profonde. Les républiques inaugurées à la fin du XIXe siècle ont été rapidement remplacées par des régimes oligarchiques, des coups d'État et des dictatures militaires, notamment dans les années 1970, révélant une faiblesse structurelle des États. Une transformation démocratique rapide dans les années 1980, appelée « troisième vague », a cependant été suivie d'une crise de confiance en l'État, due à des inégalités extrêmes, à la violence criminelle et à la corruption. Le modèle économique fondé sur les exportations de matières premières a permis une croissance, mais a aussi généré une forte concentration des richesses, une dépendance aux marchés internationaux et un écart entre la nation proclamée et la réalité sociale. Le populisme, né dans les années 1930 comme réponse aux classes populaires, a permis des avancées sociales mais a conduit à des crises politiques. La transition démocratique après les années 1970 a été fragile, marquée par des accords de paix, des crises économiques et une faible intégration des droits. Aujourd'hui, les démocraties sont confrontées à des déficits majeurs : violence, inégalités, corruption et une crise de représentation. Le néopopulisme contemporain, caractérisé par des leaders anti-système, promet des réformes mais menace les institutions. La région est aujourd'hui fortement influencée par la Chine, dont les partenariats commerciaux grandissent, mais reste dépendante d'une économie basée sur les matières premières. La pression américaine, notamment sous Trump, et l'absence d'intégration régionale soulignent un sous-développement institutionnel. La démocratie latino-américaine vit donc une crise de légitimité interne, sans protection externe, ce qui met en lumière une maturité politique où la survie dépend des choix des citoyens eux-mêmes.

Transcription

8214 Words, 53735 Characters

French
[Musique] Bienvenue dans les podcasts de l'ISP. Dis question sur les démocraties en Amérique latine. L'Amérique latine est son doute à région du monde où la démocratie a été le plus souvent proclamée et le plus souvent perdu. Ces républicneses entre 1810 et 1825 avant la plupart des démocraties européennes. Le 20e siècle, il y a pourtant vu ce succédé les régimes oligarchiques, les coups d'État, les expériences populistes, puis, dans les années 1970, des dictatures militaires parmi les plus violentes de la préguère. Et c'est ce même continent qui a connu à partir des années 1980 la démocratisation la plus rapide et la plus complète, ce que Samuel Huntington a appelé la troisième vague. Depuis 40 ans, les élections citiennes avec une régularité remarquable, mais la confiance dans la démocratie s'effondre. Les inégalités demeurent les plus fortes du monde, la violence criminelle et le narcotrafique minne l'autorité des Etats. La corruption alimenta un rejémasif de la classe politique. Le cycle électoral en cours en offre un observatoire saisissant. Après la Bolivie, le Honduras, le Chili et le Costa Rica, le Pérou et la Colombie ont porté au pouvoir des versions très extrêmes de la droite en 2026. Et le Brésil votera en octobre. Que reste-t-il de la démocratie lorsque les élections subsistes, mais que la représentation politique ne fonctionne plus? La poussée des droits radicales du Salvador à l'Argentine a installé une forme inédite de populisme. Et ce que traverse aujourd'hui l'Amérique latine, ne nous parle-t-il pas en définitive de nos propres démocraties? Pour répondre à ces questions, j'ai le plaisir de recevoir aujourd'hui Morgan Donneau, professeureux de sciences politiques au sein de la prépaille ESP. Morgan Donneau, bonjour. Bonjour, Jacob et Ruby. Merci beaucoup. Merci à vous, Morgan Donneau. J'aimerais commencer, je dirais, par une question de méthode, si vous voulez bien. Est-ce que pour s'y reconstruire le sujet, on peut déjà se demander qu'est-ce que l'on nomme Amérique latine? Est-ce que c'est une réalité géographique, une communauté linguistique, ou une catégorie construite depuis l'Europe? Pour pouvoir analyser la réalité contemporaine du continent latino-américain, il faut d'abord répondre à une question d'ordre méthodologique. Qu'est-ce que l'Amérique latine et comment peut-on la définir? Il faut aborder cette réalité, comme le résultat d'un processus historique, c'est-à-dire comme une construction marquée par l'action et les représentations d'un ensemble complexe d'acteurs nationaux et internationaux, qu'ils soient politiques, économiques et sociaux, qui ont façonné l'histoire de ce continent depuis le début de sa colonisation en 1492 et jusqu'à nos jours. La pensée européenne a occupé une place centrale dans la construction de cette catégorie, et il faut donc partir du principe qu'il n'existe aucun critère concluant, permettant de la considérer comme une réalité naturelle, déjà définie sans histoire. Comme le soutien à l'arrouquer, dans son célèbre ouvrage Amérique, la tine introduction à l'extrême occident, il faut l'envisager d'une part dans sa construction historique, à travers l'évolution des conflits politiques et économiques qui ont marqué les stratégies d'influence des puissances dominantes, l'Espagne, la France, l'Angleterre, les Etats-Unis, et ce au fil les différentes phases de son histoire. Et d'autre part, en remettant en question sa présentation communauté homogène, comment tout unifier, définit par une identité commune qui n'y en définitive l'expression de ses différences nationales et de ses singularités locales. Il est vrai que cette idée d'unité semble presque naturelle, d'un point de vue géographique dos océan, le Pacifique et l'Atlantique, délimite clairement le continent, en tracant ses frontières régionales. D'un point de vue linguistique, l'identité latino-américaine trouverait son fondement commun dans une sorte de communauté linguistique. L'Espagnole est en la langue parlée, dans la plupart des pays. Et l'on y associé volontiers l'idée de latinité, c'est façon de parler, de communiquer, de gesticuler, mais aussi d'interagir et de se comporter. Où l'on croit saisir une essence capable de définir l'être latino-américain. Mais ces évidences se défonnent dès qu'on les interroche. D'un point de vue géographique, où tracé cette frontière régional et comment envisager la place du Mexique, pays panophones mais clairement marqués de par sa proximité par l'influence états-uniais. Et que faire de la prétendue unité linguistique, lorsque le pays, le plus important du continent, d'un point de vue économique et territorial, le Brésil, ne parle pas l'Espagnole, mais le portugais. Et que, dans différents pays de la région des Caraïbes, l'onglet et le français, sont les langues officielles. Si on accepte malgré tout la catégorie américale latine pour désigner un ensemble diversifié de réalité locale et nationale, il faut donc le faire sans nier les tensions et les ambiguïtés qui la définissent. Et on assume avant tout la décision d'en faire un objet d'étude. C'est donc le résultat d'un processus de réflexion analytique, qui permet de construire cet objet à partir de différents processus historiques. Comment définissant la singularité de ce sous-continue, dans son opposition, dans sa différence, mais aussi dans sa continuité, avec d'autres réalités continentales? Cette unité analytique résulte, par exemple, de l'identification de phases historiques communes qui ont marqué la construction des Etats nationaux, et le processus complexe de stabilisation démocratique sur le continent. La première modernisation est l'entrée dans la division internationale du travail entre 1880 et 1930. L'industrialisation et le développement des poétiques populistes entre 1930 et 1970, la transition à démocratie dans les années 1980 et 1990, puis la phase des réformes néolibérales. Elle permet de mettre en évidence des traits communs sur le point économique, notamment des modèles de développement dépendant des exportations, de produits primaires, et vues des rares à l'influence des pays centraux. Un haut degré de concentration des ressources entre les mains d'une élite foncière. Et sur le plan social, une urbanisation accélérée, alors que persiste les problèmes d'exclusion. Et enfin, sur le plan politique, avec des démocraties, peu consolider institutionnellement, présentant des vacunes manifestes en matière de respect des droits des citoyens. Cette perspective peut être complétée par celle de l'histoire des idées politiques, qui permet d'aborder la manière dont était inventée des termes d'alcool, civilisation, barbarie, dépendance, modernité ou développement, pour désigner ce continent. Tant dans son contraste avec la réalité européenne, que dans son opposition plus idéologique, celle qui a alimenté les rêves révolutionnaires et les projets démoncipations dans leur rejet de la position dominante occupée par les États-Unis depuis le début du XXe siècle. La perspective de la décolonisation permet d'y ajouter la question de la persistance de ces liens de dépendance aujourd'hui. En définitive, faire de l'Amérique latine un objet d'étude, ne signifie pas simplement étudier les pays latino-Américains. Cela signifie faire de la catégorie elle-même une partie intégrante du problème. Son histoire, ses frontières, ses représentations, ses discours, ses rapports de pouvoir, et différentes manières dont la région a été pensée dans de l'extérieur, en tant qu'envention européenne, que dans l'intérieur, à partir d'un mouvement de réflexion autonome qui a cherché à construire des catégories plus auto-coutones pour identifier les particularités de la réalité régionale. Merci pour cette d'abord première approche effectivement méthodologique et nationale. En Amérique latine, je le disais en introduction et sans doute pour comprendre aujourd'hui son état politique, il faut adopter une approche historique. Les républices inescent dès les années 181. Ça m'a beaucoup marqué en voulu l'isant dans le cadre de la préparation de ce podcast. Je trouve que c'est évidemment quelque chose qui arrive tôt dans l'histoire moderne. Comment expliquer ce pendant qu'un siècle plus tard, alors que les républices n'esent, je le répète à partir de 181, comment expliquer qu'au XXe siècle, l'État et soi encore fragile et la nation inachevée? C'est précisément en cherchant à identifier ces très communs qui ont marqué cette singularité régionale que je vais maintenant présenter les dimensions centrales de deux processus, qui ont défini la réalité du continent à la fin du XIXe siècle et pendant une grande partie du siècle dernier. La structure des étanations et les principaux processus de développement économique. Il faut partir des conditions dans lesquelles l'ordre colonial se rend. L'indépendance ne procède pas d'une mobilisation sociale autonome. Elle s'ouvre à partir d'un évènement extérieur au continent, au sous-continent, l'emplasion Napoléonienne de l'Espagne du Portugal en 188. La couronne s'effondre la légitimité du pouvoir se dissu et les IE Créoles se trouvent placés devant une question qu'elle n'avait pas posée. À qui prête a obéissance au nom de qui gouvernent-t-on désormais? De leur résulte, une situation singulière, une souveraineté sans souverain, des républices sans peuple constitué, des territoires immenses, qu'aucune administration n'est en mesure de parcourir. Le premier point, je voudrais souligner est celui d'une inversion de séquence par rapport à l'expérience européenne. En Europe, on se représente volontiers et de façon probablement simplifiée, une communauté nationale préexistante qui finit par se doter d'un état. Ici, l'achronologie s'inverse. Ce sont des fragments administratifs hérités du découpage colonial, buisroyété et capitaine. qui doivent produire après coup les nations correspondantes. Les frontières finalement précèdent les peuples, c'est le principe de l'utipo-cidétisme qui consacre les délimitations coloniales et c'est ce qui explique que le continent est connu comparativement peu le guerre entre État mais énormément de guerre civile. Le conflit ne porte pas sur les frontières, il porte ce qu'il faut mettre à l'intérieur. Centraliste contre fédéraliste, libéraux contre conservateur, capitale portuaire contre propense de l'intérieur, pouvoir civile contre qu'au dieu armé. C'est la période finalement de la guerre civile à la recherche d'un nouvel ordre politique. Le deuxième point concerne la période 1880-1930, qui est constitué le véritable moment de construction étatique. Les élites entreprènent alors, simultanément de centraliser le pouvoir, de professionnaliser les armées, il s'agit précisément de les arracher au cardio pour en faire des institutions nationales, ce qui pésera lourdes au XXe siècle, de bâtir des bureaucracies, des fiscalités, des codes et d'occuper effectivement le territoire, grâce au chemin de fer et au telegraphes. Elles ont reprènent aussi de produire la nation par l'école publique, le service militaire, les symboles et l'écriture d'une histoire officielle. Or cette fabrication procède très largement par exclusion. Elle s'appuie sur l'opposition entre civilisation et barbarie qui structure toute la pensée politique du siècle. Moderniser signifie européeniser et les populations indigènes, comme Afro-descendantes, sont présentées non comme des composantes de la nation, mais comme des obstacles à son événement. L'expansion territoriale s'accompagne d'ailleurs du déplacement, de la soumission ou de l'extermination de peuple entier. Il en résulte un décalage durable entre la nation proclamée, homogène et blanche, et la société réellement existante, profondément plurielle. Ce décalage n'est pas un détail historique, c'est l'un des héritages les plus lourds pour la qualité démocratique contemporaine, puisqu'il signifie que la citoyenneté s'est construite d'emblée comme inégalement distribuée. La citoyenneté est dotée, finalement, d'une dimension militaire avant celles politiques. D'où le troisième point, qui est peut-être le plus important pour la suite de notre discussion, on sort les tas et démocratiser ne sont pas la même chose. Les régimes de cette période sont républicains dans leur forme. Il existe des constitutions, des parlement, des élections au lieu, les médias existent, mais la participation est étroitement contrôlée, par la restriction du suffrage, la fraude, le vote public et le clientelisme. Le pouvoir appartient aux élites foncières et commerciales, qui trouvent dans les institutions représentatives un instrument de stabilisation et non d'ouverture. C'est ce que l'on appelle l'ordre conservateur et l'on en retrouve les varieuses dans le Port-Firia-Mexiquin, dans la République oligarchique brésilienne ou dans le Chili parlementaire. Des institutions démocratiques sans démocratie en somme. Une formule qui devrait parler à qui s'intéresse, origine, hybride, contemporane. Ajoutons que tout cela repose sur un soupcle économique unique, le modèle agroexportateur. Chaque pays se spécialise. L'essérale est la viande dans le conne sud, le café, au brésil, le salpêtre, au Chili, les minerais au Mexique. L'Etat videra d'Ouan que l'exportation du précure et finance, en votre tour, les infrastructures qui rendent cette exploitation possible. Le prix à payer est triple, concentration de la propriété foncière, contrôle des secteurs stratégiques par des capitaux étrangers et surtout, un capacité de l'Etat à avoir pris sur des cours mondiaux dont il dépend pourtant. C'est très exactement ce que la crise de l'Ontinueve va démontrer. En faisant s'effondrer le commerce international et le prix de la matière première, elle n'en porte pas seulement un modèle économique, elle emporte la coalition sociale et le régime politique qui reposait sur l'us. Dans cette breche, vont s'engouffer des acteurs jusque-là tenus à l'écart, des secteurs urbains, les ouvriers, les classes moyennes, et va s'inventer une autre manière d'articuler l'Etat et la société. C'est ce que nous appelons le moment populiste. Alors, justement, on découvre à l'étude des démocraties et, peut-être, en des constructions politiques des mecs latines, que le populisme s'y déploie extrêmement tôt au XXe siècle. Aujourd'hui, on utilise le mot facilement, mais le populisme est une notion ancienne, plus pérène que cela. Et on le voit, notamment en Amérique latine, est-ce que vous pouvez nous expliquer Morgan de nos, d'où vient ce moment populiste des années 30 en Amérique latine, sans doute jusqu'en 1970? Et qu'est-ce que recouvre ce populisme, ce moment populiste au XXe siècle en Amérique latine? Bien sûr. Tout d'abord, il faut revenir en effet sur le mot, puisqu'il est chargé, trop chargé qu'il faut finalement commencer par le désencombrer. Lorsqu'on parle du populisme latino-amérique un classique, cela ne désigne pas un style de discours, ni une pathologie démocratique. Cela renvoie à une séquence historique précise qu'articule, une transformation économique, l'entrée de nouveaux acteurs sociaux sur la scène politique, et une manière inédite de relier l'Etat à la société. Les trois dimensions sont indissociables, et ce sont les séparants, finalement, qu'on le saut condamne, à ne pas comprendre. Commençons par l'économie. La crise de 29 fait s'effondrer le commerce mondial, et les prix des matières premières. Les recettes d'exportation chute, les deux vies manquent, et ils devient tout simplement, impossible, d'importer les bien-manufacturés que l'on achete jusqu'au long. Ce qu'on appelle l'industrialisation par substitution des importations, n'est donc d'abord d'une contrainte, non d'un plan. Il faut produire sur place que l'on ne peut plus acheter. Sené, finalement, dans un second temps, après la guerre que cette nécessité devient un projet, théorisé notamment par la CEPAL et par l'Argentin Raoul Prébiche. Autour de l'opposition entre centre et périphérie. L'Etat y joue alors un rôle central. Attraver les droits de doigne, le contrôle d'échange, les crédits dirigés, les entreprises publics, les investissements en infrastructures. Et longtemps de passer des biens de consommation simple, comme le textile ou l'alimentaire, vas-y à des industries lourdes, comme la siderurgie, la chimie et l'automobile. Le processus est très inégal. L'Argentin, le Brésil et le Mexique qui disposent de marcher à intérieure vaste, conséquent vont loin. Les petits pays par contre d'Amérique centrale, ou rendant beaucoup moins. Il vaut donc mieux parler de modèles au pluriel. Or, cette industrialisation produit une société nouvelle. Les campagnes se vide, les villes explosent, un salarié industriel se constitue en quelques décennies. Et c'est ici qu'apparaît le problème proprement politique. C'est ma surbaine, non aucune place, dans l'orgue, dans l'ordre oligarchique que j'ai décrit précédemment. Elles arrivent dans un système finalement bâti pour les exclures. Le sociologue Gino Germani parlait à ce sujet d'une mobilisation sans integration préalable. Des populations sont mobilisées, bien plus vite que les institutions finalement ne sont capables de les absorber. Le populisme est précisément la réponse à cette question. Il consiste à incorporer ses secteurs, mais par l'eau, sans passer par les médiations partisanes. C'est là qu'intervienne, le leadership charismatique. Vargas au Brésil à partir de 1930, la Zavro-Cardéna, sur Mexique, entre 34 et 40, Roine d'Homingo Péron, en Argentine, à partir de 1946. La repération est double. Il construise discursivement un peuple en opposant, les déscarmis s'ados, les imbles, les travailleurs, à une oligarchie à des intérêts étrangers. C'est ce que Ernesto Laclaud analysera plus tard comme la construction d'une frontière antagonique. Le peuple n'est en pas une donnée sociologique, mais une construction discursive. Et les établissent une relation directe entre le chef et les masses, par la radio, par les grands assemblements et le culte de la personnalité. Ce faisant, ils inventent un nouveau rapport entre l'Etat et l'Associate. Et s'indication reconnue, mais intégrée à la tareille d'Etat selon logique corporatiste. Des droits sociaux considérable sont accordés, notamment une législation du travail, les retraites, les congés, la santé, est un point décisif. Ici, les droits sociaux pressèdent très largement les droits politiques réelles. La citoyenne des sociales n'est pas conquise, elle est au octroyée d'en haut, ce qui crée une loyauté personnelle envers les leaders plutôt qu'à n'intachement aux institutions. Cette configuration porte ses propres contradictions. Sur le printemps économique d'abord, l'industrialisation ne suprime pas la dépendance à la déplace. Pour produire, il faut importer. Des machines, des technologies et des bien-équipements. Tandis que les deux vis continuent de venir des exportations primaires. C'est le fait à le "goulot d'être anglement externe". Sur le printemps politique, ensuite, la mobilisation des masses réelles, mais l'institutionnalisation ne suit pas. Les parties politiques restent faibles, tout repos sur la figure du chef. Et l'incorporation des travailleurs demeurent insupportables aux élites foncières qui n'ont jamais accepté ce compromis. On tient là l'explication de ce qui va suivre. À partir des 60, quand le modèle s'essouffle, et que la guerre froide radicalise les alternatives, la question devient simple et brutal. Que faire de ces masses que l'on ne peut plus, ni satisfaire, ni contenir, et la réponse viendra des casernes? Alors, dans les années 70, du XXIe siècle, maintenant, viennent ensuite des coups d'État, ce temps des coups d'État qui est extrêmement connu, quand on pense à l'Amérique latine, on dit, mais je parle sous votre contrôle Morgan Donald, qu'il y a des raisons à ces coups d'État que l'on peut trouver. dans la guerre froide, dans le rôle joué par les Etats-Unis, mais aussi par des acteurs internes. Alors déjà il faut mentionner que ce ne sont pas les premiers coups d'état militaires que subit le continent, le sous-continent. Mais les régimes non démocratiques qui en découlent sont inédits, et l'attentation souvent est grande de tout ramener à Washington. Tentation qui est compréhensible parce que l'intervention états-unienne est documentée, émassive et à souvent été décisive. Mais elle produit finalement une lecture à pauvrie qui prive les sociétés latino-américaines de leurs propres histoires. Il faut donc tenter de tenir les deux bouts. Le facteur extern d'abord. Le tournant est de 1954 au Guatemala, où l'opération de la CIA renverse à Rebenz coupade d'avoir engagé une réforme agraire touchant les intérêts de la unité de frute. Mais c'est de 1959 qui change tout. La révolution cubaine transforme le continent en front de la guerre froide. La réponse américaine est double. D'un côté la carotte avec la alliance pour le progress, excusez-moi, lancée par Kennedy en 1961, qui parit sur le développement et la réforme pour couper ou tenter de couper l'air sous le pied des révolutionnaires. De l'autre, le bâton, avec l'assistance militaire, la formation de dizaines de milliers d'officiers, notamment à l'école des Américs, et surtout la diffusion d'un corpus doctrinal, la doctrine de sécurité nationale. Il faut souligner ici un point souvent ignoré, mais connu du public français. Cette doctrine doit beaucoup à l'expérience française en Indochine et en Algérie, transmise par des officiers français dans les écoles de guerre argentines et brésiliennes. Son postula avec l'ennemi n'est plus extérieur, mais intérieur, qu'il est diffuse, qu'il se cache dans la société, et que la guerre est donc totale et permanente. Le facteur interne, ensuite, et il lui est aussi décisif. Les coups d'État ne sont pas des importations. L'hierme au donnel a proposé pour les penser le concept d'autoritarisme bureaucratique, qui est probablement le plus éclairant. Ces régimes ne sont pas des dictatures traditionnelles de Codillo. Ce sont des coalitions, entre des militaires professionnalisés et des technocrates civiles, qui se donnent pour mission de moderniser l'économie, en excluant durablement le secteur populaire du géopolitique. Il répond à l'impasse du modèle populiste que nous évoquions précédemment. Quand la croissance ralentie, que l'inflation s'installe, et que les conflits sociaux se durcissent, les élites économiques et une partie des classes moyennes se convainnent que l'ordre vaut mieux que la démocratie. Au Chili, le coup d'État du 11 septembre 1973 est précédé de mois de mobilisation des classes moyennes, et du vote de la chambre des députés, déclarant le gouvernement d'aliennes des hors de la légalité. Ces régimes ont eu de soutien civil, et c'est ce qu'il est rend politiquement compréhensible. Notons au passage, une nuance utile pour éviter les schémas, tous les coups ne viennent pas de la droite. Au perro, en 1968, le général Velasco al-Barrado conduit un régime bilitaire nationaliste, qui nationalise le pétrole et engage la plus vaste réforme agrère du continent. Reste maintenant, la troisième dimension, la plus sombre, le terrorisme d'État des années 70. Ce qui se met en place alors n'est pas la répression classique avec ses prisonniers, ses procès, ses exilés. C'est une technologie nouvelle dont l'érément central est la disparition forcée. On enlève, on détient clandestinement, on torture, entue, et on y. La jante argentine est laboratoire de ce système, avec ses centres de détention clandestin, dont l'école de mécanique de la marine reste l'emblème, et le vol des enfants de détenue qui en constitue la dimension la plus spécifique. Au Chili, il existe la dina, au Guatemala, une répression, qui prend la forme d'ingénocides contre les populations maillères, comme l'établira ensuite la commission de clarification historique. Et à l'échelle continentale, le plan condors, à partir de 1975, qui cordonne les polites, les polices politiques de six pays pour poursuivre les opposants jusqu'à l'étranger. L'objectif de ce dispositif n'est pas seulement délimité, des militants, il est de détruire la possibilité même de la politique et du politique, en produisant une terreur diffuse qui atomise la société. Et être indissociable au Chili au moins d'un projet économique. C'est sous pinochet, à partir de 1975, que se met en place la première expérience néolibérale du monde, conduite à l'échicago voice. La dictature n'est pas seulement une parenthèse répressive. Elle est aussi le moment où se refondent les structures économiques dont la démocratie éritra. Morgan, justement, ces dictatures vont tomber, vont sortir de scènes dans les années 1980, laissez place à des démocraties. Est-ce que l'on peut dire qu'il existe un modèle latino-américain de transition vers la démocratie? Il faut d'abord revenir sur le fabric, parce que c'est un fait spectaculaire. En une douzaine d'années, entre 1978 et 1980, la quasi-totalité du sous-continent redevient démocratique. L'équateur, en 1979, le Perot, en 1980. La Bolivie, en 1982. L'Argentine, 1983. L'Uregoël Brésil, en 1995. Le Chili et le Paraguay, autour d'un des années 1989, 1990. Tendis que les guerres civils centra-américaines se referment par des accords de paix. C'est le cœur de ce que Samuel Huntington a appelé la troisième vague de démocratisation qui s'était ouverte, au Portugal en 1974. Aucune autre région du monde n'a connu une transformation aussi rapide et aussi complète. Il faut se demander, évidemment, comment l'expliquer. Il n'y a pas de cause unique, il y a une conjonction de facteurs. Les puissements économiques des régimes d'abord. La crise de la dette de 1982 ruine leur seule prétention à la légitimité, à savoir la performance. La perte de soutien des élites civils ensuite. Qui s'était rallié au nom de l'ordre, et qui découvre le coût de l'arbitraire. La mobilisation des sociétés, surtout là où les mouvements de défense des droits de l'homme, ont joué un rôle décisif. Les maires de la place de mai en sont l'exemple plus emblématique. Mais il faut aussi ajouter le poids et le rôle des églises, des syndicats et des organisations de quartier. Le contexte international, enfin, avec la politique des droits humains, initié par administration carterre, le rôle de Jean-Paul II et le modèle très présent de la transition espagnole. Sans oublier qu'en Argentine, c'est la défaite des Malouins de 1982 qui précipitent les fondament de l'agent militaire. Mais l'essentiel est ailleurs, il tient la distinction entre les modalités de sortie et à leur conséquence durable. C'est le preuve de recherche dirigé par Guillaire Modona, les Philippe Chimitaire, qui ont fournit la grille d'interprétation. Une transition n'est pas un processus mécanique. C'est une interaction stratégique entre des acteurs, les dures et les modérées du régime, les modérées et les radicaux de l'opposition. dont l'issue dépend finalement des alliances qui se nous entre les modérées des deux camps. D'un côté, les transitions par pacte, qui sont les plus fréquentes, le régime sortant, négoci s'assortit et conserve les moyens de fixer les règles du jeu. Le Chili en est le cas d'école. La dictature perd le prébiscite de 1988. Mais elle part avec une constitution, celle de 1980. Que la rédigée, avec un mode de scrutin taillé pour surreprésenter la droite, avec dessinateur désigné et avec pinochelle lui-même maintenue à la tête de l'armée, puis sénateur à vie. On parle à ce sujet, donc la vautoritaire, et l'or a fallu plus de 30 ans pour commencer à les démontrer. Le regret négoci de même au pacte du club naval, et le brésil connaît une ouverture graduelle contrôlée par les militaires eux-mêmes, qui s'étalera sur une dizaine d'années. De l'autre, les transitions par effondrement. Beaucoup plus rares où le régime se désagrègent sans pouvoir négocier. C'est l'Argentine de 1983. Et la différence se lit immédiatement dans le traitement du passé. Parce que les militaires argentants n'ont rien pu imposer. Le pays organise des 1985, le procès des gens, unique en son genre à l'époque. Ailleurs, ce sont les lois d'amnistique et l'emporte, au brésil, au Chili en Uregoën. La justice transitionnelle ne viendra que bien plus tard dans les années 2000, sous les faits de la jurisprudence inter-américaine. J'ajoute un dernier élément qui me paraît essentiel pour comprendre la suite. Ces démocraties naissent au pire moment économique du siècle. La Cépaille a parlé de décennies perdues. Entre 1982 et 1990, le revenu par habitant recul. La pauvreté progresse très fortement, et l'hyperinflation ravage plusieurs pays. Les gouvernements démocratiques arrivent donc avec l'espoir et repartent avec l'hospérité. Elle font de signe en argentine, qui est le pouvoir six mois avant le terme de son mandat, en pleine crise hyperinflationniste. C'est une déception fondatrice. Elle installe très tôt l'idée que la démocratie garantit les libertés, mais pas le bien-être, et elle prépare le terrain à ce qui va venir ensuite. Merci Morgan de nous. On arrive à la fin du XXIe siècle, évidemment. Autournant des années 2000, pardon, au tournant des années du Eil ou en tout cas peu de temps avant, on assiste au consensus de Washington. Le consensus de Washington, mais en place une politique néolibérale, en quoi ce néolibéralisme a-t-il fragilisé ces jeunes démocraties? Ils commencent tout d'abord par le mot, consensus de Washington, car il prête souvent à confusion. Cette expression, donc, consensus de Washington, a été forgée en 1989 par l'économiste John Adams. Williamson pour décrire ce qui apparaît comme un accord de fait entre les institutions financières internationales et le trésor américain sur la base d'une dizaine de mesures. Notamment la discipline budgétaire, la nécessité de une réforme fiscale, la libérisation des taux d'intérêt du commerce, l'ouverture aux investissements étrangers, les privatisations, la dérégulation et la garantie des droits propriétés. Williamson entendait d'écrire une situation. Il a en réalité bâtisé un programme et le terme est ensuite devenu en Amérique latine un mot de combat. Ce qui rend possible l'application de ce programme, c'est l'hyperinflation. Il faut prendre la mesure du phénomène, la Bolivie dépasse les 20 000 % en 1985. Le perot connaît des chiffres comparables en 1990. L'Argentine Brésil connaît aussi des épisodes de plusieurs milliers de pourcents. L'hyperinflation n'est pas seulement un désordre monétaire, c'est une expérience de désintégration sociale. Des prix changent dans la journée, les paranes s'évaporent, le contrat social devient impossible. Elle produit en fait un effet politique décisif, elle rend acceptable ce qui serait autrement inacceptable. Elle légitime le choc. Le capolivia de 1985 est emblématique, c'est Victor Passe-Esten Sorot, l'homme de la Révolution nationale de 1952, qui applique le plan de stabilisation le plus brutal du continent. Bien alors ce qui constitue à mon sens, le paradoxe le plus intéressant de l'appareil de la période. Et je crois qu'il éclaire directement notre présent, ce qu'on appelle le néopopulisme. Car l'osménème en Argentine, Alberto Faudi-Maurie, au Pérou, Fernando Colors, au Brésil, sont élus sur un registre populiste. Ils sont anti-systems, publicitaires, ils entretiennent un lien direct avec le peuple, leur appui électoral est massive dans les secteurs les plus défavorisés et ils appliquent une fois élu des programmes néolibéraux, souvent contraire à ce qu'ils avaient annoncé. Mais n'a mes péronnistes, ils privatissent tout. Faudi-Maurie a fait campagne contre le choc, il l'applique, dès son investiture. Cette séquence a une portée théorique considérable. Elle démontre que le populiste n'est pas défini par un contenu redistributif, mais par un mode de relation publique, politique. Un leader qui parle directement au peuple, au-delà, et par-dessus les institutions et les corps intermédiaires. Une fois ce point-ci, on comprend beaucoup mieux les phénomènes contemporains, y compris ce européen. Elle a aussi une conséquence institutionnelle directe. Ce stif plebiscitaire a dosé à la gestion d'urgence, produire un exécutif qui gouverne par décret, marginalise le parlement, et se heurte au juge, où j'y morais entier la conclusion extrême avec l'autocoudeta du 5 avril 1992. Appuée par l'armée, il dit sous le congrès et intervient dans la justice, et il est massivement approuvé par l'opinion publique. C'est le moment où au donnel forge la notion de démocratie délégative, un régime, où l'on vote, où l'on élire régulièrement, un président, qui se considère ensuite comme habilité à gouverner sans contrôle horizontal, l'élection, tenant lieu de blancin. Le 3e effet est social, et ce peut être le plus durable. La crise de la société salariale. L'ouverture commerciale est le retrait de l'Etat des idées, des industriales, les privatisations suppriment des emplois publics stables, la flexibilisation et rodent les protections. Le résultat est une informalité qui touche largement plus de la moitié des actifs dont plusieurs pays. Orl'emploi format était le support de la filiation syndicale, qui était elle-même la base des grands parties populaires. En 10 seuls vendre le salariat, on dit sous la structure sociale qui portait la représentation politique. La crise de représentation des années 2000 n'est pas qu'une crise des idées. Elle est aussi l'effet "differée" d'une transformation du travail. Le bilan est donc plus qu'ambivalent, il faut le dire honnêtement, l'inflation éventueuse qui n'est pas rien. Mais la croissance reste médioque et volatile, les inégalités sagraves, et la décennie s'achève par une série de crises financières, qui va concerner le Mexique des 95, le Brésil en 99, et surtout l'Argentine en 2001, pays qui a connu un effondrement d'une relance inouïe, cinq précédents vont se succéder en 12 jours, et ce cri qui résume tout, qui s'est vachant aux doses, qu'il s'en aille tous. Alors justement, Morgan Donneau, dans ce début des années 2000, la région va connaître un virage à gauche, même phénomène partout, ou alors on peut y voir des trajectoires distinctes. Là aussi il faut revenir à la crise, car le virage à gauche en est le produit. Ce qui s'est fondre en tournant du siècle, ce n'est pas la démocratie comme régime, ce sont les systèmes de parti. Au Venezuela, le système du pacte de Pondo-Firo, qui a fait alterner les deux grands parties pendant 40 ans, et passé pour la démocratie la plus solide d'Amérique latine, se volatilise en quelques années. Au perot, les partis historiques disparaissent purement et simplement. En Bolivie, en Équateur, les présidents sont chassés, les uns après les autres, par la rue avant la fin de leur mandat. En Argentine, on a eu donc la crise protéiforme de décembre 2001. Partout la même expérience, on vote, l'alternance a lieu, mais la satisfaction à le rejet citoyen reste. C'est la définition d'une crise de représentation, d'un questionnement du lien représentatif. Le virage à gauche s'inscrit dans cette brèche, la séquence s'ouvre avec l'élection de Hugo Chavez en 1998, et se déploie sur une décennie. Goulard est au pouvoir au Brésil en 2002, Néstor Kirchner en Argentine, en 2003, Tabarev Asquès, en Eureguerre 2004, et vos Morales en Bolivie en 2005, qui est aussi le premier président indigène du pays, Raphaël Coréas, en Équateur en 2006, puis le Paraguay, le Salvador, le Pérouf. A son appogé, la Vagrosse gouverne les deux tiers de la population latino-américaine. Mais pareil, d'un virage aux singuliers sera une erreur d'analyse. Castanilléda avait proposé dès 2006 une distinction devenu assez célèbre entre une bonne et une mauvaise gauche, qui est plus polémique qu'analytique. Je préfère une autre ligne de partage, d'un côté une gauche d'origine partisane et syndicale, qui accède au pouvoir via des parties structurées et gouvernent dans le cadre institutionnel existant. C'est le cas, du parti des travailleurs au Brésil, au Chili de la Concertation, et du freine-terremplio en Eureguerre. De l'autre, une gauche, refondatrice portée par des mouvements sociaux plutôt que par des partis politiques. On va y trouver le Venezuela, partir de 99, l'Équateur en 2008, la Bolivie des 2009. Cette dernière, d'ailleurs, n'inscrivant dans sa constitution, le caractère plus renational de l'État, ce qui est une innovation politique majeure. Ces expériences ont un socle commun qu'il faut nommer son détour, le supersicle des matières premières. Entre 2003 et 2013, la demande chinois se fait exploser, le prix du soja, du cuivre, du pétrole, du minrette-faire. Cette rentre permet de mettre en place la décision de redistribuer massivement, sans affronter directement les élites économiques. Ce qui est la définition, finalement, d'une conjointure politique, confortable, favorable et dont profiter les leaders de gauche. C'est le modèle néodéveloppementaliste, retour de l'État, comme acteur économique, hausse du salaire minimum, formalisation de l'emploi et sur tous les grands progrès, les grands programmes de transfert conditionnés dont la bolsa familiale brésilienne et le prototique, exportée dans le monde entier. Les résultats sociaux sont réels et doivent être cognis. La pauvreté recule très fortement sur la décennie, des dizaines de millions de personnes accèdent à la consommation, et l'Amérique latine est alors la seule région du monde ou l'inégalité diminue. C'est un ferraire et donc il mérite évidemment d'être signalé. Les limites le sont tout autant. La première est économique, loin de diversifier les économies, la rentre les a reprimarisé, renforçant la dépendance et, à l'exploitation de produits brutes. La deuxième est écologique et politique, ce modèle est extractiviste, et il a fini par retourner contre ses gouvernements, une partie des mouvements indigènes et environnementaux qui les avaient porté, finalement, au pouvoir. L'emblème est le conflit du type-nice, le territoire indigène et parque nationale isboreuse et cour en Bolivie. La troisième est institutionnelle. La tentation de la rélexion indéfinie, la personnalisation du pouvoir, l'affaiblissement des contre-pouvoir. La quatrième enfant est la corruption, révélée à partir de 2014, par la faire la vajate au Brésil, le système de peau de 20 de l'entreprise de construction et d'un généreau de bretche qui est que la bouche une douzaine de pays et des présidents de tout bord. Quand les cours retombrent, après 2013, le socle matériel disparaît et le cycle se referme. Reste une question. Que la suite de notre conversation devra affronter, cette gauche a-t-elle réduit la pauvreté sans transformer les structures qu'il a produisent? Alors, merci Morgan de nos pour ce long passage historique de construction, de la politique et des nations au sein de l'Amérique latine. Je rappelle pour tous nos éditeurs que la plupart des questions de culture générale que les candidats dans les différents concours affrontent ont pour objets et bien les questions contemporaines ont vient d'expliquer et de donner les moyens. D'une clé parallèle d'analyse entre l'Europe et l'Amérique latine, la construction au cours des deux derniers siècles et bien politique en Amérique latine, rentrons maintenant, je dirais, dans l'actualité du 21e siècle, en tout cas la plus proche de nous. Morgan de nos, quels sont aujourd'hui les principaux déficits démocratiques du continent? On les annonce, est-ce que vous pouvez nous l'expliquer et est-ce que vous pouvez effectivement? comment se combinaient bien violences, inégalités et corruption que l'on a déjà évoquées. Merci beaucoup. Tout d'abord il faut revenir sur le diagnostic qui doit être posé correctement. Le Prême démocratique latinoméricain contemporain n'est plus l'interruption du régime. L'écoute État classique ont pratiquement disparu. Il est ailleurs, dont dans le contenu de la démocratie. Les élections sont libres. L'alternance fonctionne, mais l'État est incapable de garantir les droits sur l'ensemble du territoire et pour l'ensemble des citoyens. Ordonnel parlez de zone brune. Ces espaces où la loi ne s'applique pas et où d'autres pouvoirs commandent et c'est là qu'il faut regarder tout d'abord. La violence, en premier point, qui est le problème numéro 1. Un chiffre suffit à en donner un peu l'échelle. L'Amérique latine représente environ 8% de la population mondiale et consentent réduire des homicides. Aucune région en paix ne connaît de tel niveau. Les racines sont anciennes et connues. Inégalité, armement, faiblesse des polices, impunités, melefacteurs structurants aujourd'hui et le crime organisé. Donc l'économie repose sur la cocaïne et de plus en plus sur l'extortion et l'exploitation minière illégale. Le Mexique depuis la militarisation de la lutte engagée des 2006 a connu des centaines de milliers de homicides. L'équateur, longtemps considéré comme une île de paix, a basculé en quelques années en devenir un point de sortie logistique du trafic. Ce qu'il faut comprendre, c'est le mécanisme par lequel cela affecte la démocratie et les triples. Il y a la substitution. Dans les territoires entiers sont des acteurs criminels qui régulent, textes, arbitres et punisses. Il y a aussi la capture, c'est-à-dire le financement des campagnes locales, l'infiltration des polices et des municipalités et l'assassinate candidat. Au Mexique, par exemple, un chaxique électoral local se compte en dizaines de morts. Et il y a surtout l'effet sur la demande citoyenne. Quand l'État ne protège plus, les citoyens réclament de l'ordre et sont prêts à payer le prix en liberté. Le modèle s'allait rien de boucler les avec son régime d'exception à un maintenu depuis 2022 et des dizaines de milliers de détention sans procès a fait chuter les homicides de manière spectaculaire. Et lui, vous, des niveaux de popularité inconnus dans la région. C'est le nom du problème démocratique actuel. L'autorétarisme sécuritaire n'est pas imposé contre les peuples. Il est demandé par eux. L'inégalité ensuite. L'Amérique latine reste la région la plus inégalitaire du monde. Et cette inégalité a une dimension proprement politique. Les États y prélèvent peu. A pression fiscale est très inférieure par exemple la moyenne de l'OCD. Et il prélève mal en s'appuyant avant tout sur des impôts indirects qui pèsent proportionnellement plus sur les plus démunis. Tendis que l'imposition du patrimoine et des succession restent elles très marginales. Il en résulte une citoyenne théagiométrie variable. École privée pour les uns. École publique dégradée pour les autres. Securité privée d'un côté. Abandon de l'autre. Or une démocratie dans laquelle l'égalité formelle des droits co-existe avec une inégalité aussi radicale des conditions. Produit mécaniquement du mécanique du scepticisme sur la valeur du vote. La corruption en fin dont l'effet est plus subtile qu'on ne le croit. La faire qu'on a déjà parlé, la vajate a produit deux effets pervers. Elle a alimenté une judiciairisation de la vie politique. Ou l'accusation devient une arme de compétition électorale, avec les soupçons de partialité cloncènes, notamment dans le Cabrésilien. Et elle a surtout discrédité l'ensemble de la classe politique sans distinction, puisque tous les parties ont été concernées. Or quand la corruption apparaît non comme une déviance, mais comme le mode de fonctionnement normal structurale du système, la conclusion que le citoyen en tire n'est pas qu'il faut de meilleures gouvernants. C'est qu'il faut quelqu'un qui vient de l'extérieur, hors du monde politique. Ces trois déficits convergent donc vers un même résultat. Et c'est ce qu'il faut retenir. Il fabrique une demande d'outside ur. Securitaire, anti-système et impatience à l'égard des procédures. Alors justement, en Gannonne, on y arrive. On observe depuis quelques années une poussée des droits radicales. Est-ce que c'est du néopopulisme? Est-ce que c'est autre chose? Merci beaucoup. Regardons d'abord la carte puisqu'elle a changé très vite. Ravière-Milleille, gouverne l'Argentine depuis décembre 2023. Bouquet-lait le Salvador, Daniel Noboa, l'équateur. Et le cycle électoral qui vient de s'achever a été spectaculaire. La Bolivier a élu Rodrigo Pass en 2025. Mais enfin, 20 ans de domination du masse. L'ondeur a s'achoisi n'assuré à ce forat. Et Rosser Antonio Caste est en train fonction aux Chili le 11 mars de 1926. Le Costa Rica a porté au pouvoir la conservatrice Laura Fernandez en février de 1926. Le perro a élu Kaiko Fujimori en juin. Et la Colombie a basculé avec la victoire d'un avocat. Milionnaire, novice en politique soutenu par Donald Trump. A gauche il rassé essentiellement le Brésil de Lula qui joue son avenir en octobre. Le Mexique de Claudia Chambonne et le Regouet avec un monde d'eau hors-ci. La première explication est l'alternance. Comme analyser récemment dans un ouvrage coordonné par Olivier Davane. Depuis 2019, presque toutes les élections de la région le sortant paire. Ce n'est pas un basculement idéologique, c'est un vote de sanction, dans un contexte de croissance médiochre, d'inflation poste pandémique et d'insécurité. Finalement on peut dire que la droite gagne aujourd'hui pour les mêmes raisons que la gauche gagnée. Il y a 20 ans parce qu'elle n'était pas au pouvoir. Mais s'en tenir là serait un suffisant car il y a bien du nouveau et je vois au moins 4 éléments. Le premier est thématique. La sécurité s'est imposée comme le premier enjeu électoral du sous-continent, devant l'économie. Et le modèle bouclé, fonctionne comme une offre politique exportable. Le deuxième est sociologique. Ces droites ne font plus celle des oligarchies traditionnelles. Elle se présente comme anti-systems et par le secteur populaire devenu informel. Ce qui était impensable il y a ne serait-ce que 30 ans. Le troisième est culturel et religieux, avec le poids croissant des églises évangéliques, particulièrement au Brésil, et un message conservateur et protecteur socialement, un Amérique central et au Chidi. Le 4e est transnational. Il existe désormais une internationale des droits radicales, connectée à Washington et l'administration Trump est intervenu ouvertement dans plusieurs scrutins récents par le soutien financier ou déclaratoire. Alors, nouveau populisme. Formellement, non. On retrouve l'opposition entre un peuple authentique et une élite, élite corrompue. Le leader qui parle directement, la défiance envers les corps intermédiaires, dans un contexte de crise de la représentation partisane. Mais le contenu est inversé par rapport aux populismes classiques. Le populisme des années 1940, encore pour elle est masse par l'Etat et les droits sociaux. Celui-ci promet au contraire de démantler l'Etat. Désigner comme le problème et l'adversaire n'est plus l'oligarchifoncière mais la caste politique. Mais il l'aille en est la version idéologiquement la plus pure, avec sa tronçonneuse comme en blème de campagne. Cela différega également d'une néopopulisme, des années 90, car la scène de construction de ces leaders est celle des nouvelles technologies et des réseaux sociaux. Reste la question du danger, d'une dérive non démocratique. J' voudrais être précise parce que c'est là que les raccourciers abondent. Ces dirigeants arrivent au pouvoir par les urnes, dans le cas d'élection libre. Les traités d'emblée, comme des dictateurs, est faux et politiquement contre-productive. Le risque ne réside pas dans l'accession au pouvoir. Ils résident dans son exercice. La concentration, au main de l'exécutif, la pression sur les juges et les médias, les régimes d'exception prolongés, la dé légitimation des contre-pouvoirs. C'est le mécanisme d'érosion lente, qu'on décriste Évan Lévetski et Daniel Ziblatt, les démocraties ne meurent plus par les armes, elles s'éteignent par les mains d'élus. Quant à la polarisation, elle est devenu le fait central. Le Brésil en a fourni la démonstration la plus brutale avec l'assaut du 8 janvier 2023, contre la place des trois pouvoirs à Brasília, et la condamnation de Jair Bolsonaro à 27 ans de prison, 2025. On l'a vu à nouveau cette année, dans le refus les perdants d'accepter les résultats des urnes, opéraux comme en Colombie. Notons-ce pendant, et c'est la note d'optimisme que les institutions ont tenues. Les Justices électorales ont fait leur travail, les alternances ont eu lieu. La démocratie latino-américaine est érodée, contestée, décevante peut-être, mais bien vivante. Morgan de nos merci. On arrive au terme de ce podcast sur les démocraties en Amérique latine, cependant si vous le permettez, Morgan de nos, j'aimerais vous poser une dernière question. Quelle est la place aujourd'hui de l'Amérique latino dans le monde, tel qu'il évolue, dans le schéma géopolitique mondial, quelle est la place de l'Amérique latino, eue et gare à la place de la Chine, à la place des États-Unis et de l'administration Trump, quelle est le niveau d'intégration qu'on y trouve. Alors le changement le plus profond, un des 20 dernières années, tient en un mot la Chine. En 2000, les échanges de la région avec poquin étaient marginaux. Aujourd'hui, la Chine est le premier partenaire commercial du Brésil, du Chili, du Péro et plusieurs autres pays. Et plus largement, c'est le deuxième pour l'ensemble de la région après les États-Unis. La Chine achète du Soja, du cuivre, du fer, du lithium, du pétrole. Elle vend des produits manufacturés, elle prête parfois mal. massivement à des Etats-clés marchés bouts de, et elle investit dans les infrastructures, avec des projets emblématiques comme le port en nos profondes de chancets au Pérou, qui est conçu à importer de venir la porte pacifique du continent. Ce que sous la produit est assez ambivalent, d'un côté, une marge d'autonomie inédite pour la première fois depuis deux siècles, l'épée de la région dispose d'une alternative sérieuse à Washington et il peut jouer d'un partenaire contre l'autre. La Chine de surcroît n'a sorti ses prêts d'aucune conditionnalité démocratique ni sociale, ce qui est très confortable pour les gouvernants et moins évidemment pour les citoyens. De l'autre, une dépendance qui se reconstitue finalement, sous une forme familière. On exporte des matières premières et on importe des produits manufacturés. C'est la structure du modèle agroexportateur du 19e siècle avec un autre centre. Le déplacement du poule de gravité ne modifie pas finalement la position dans la division internationale du travail. Face à cela, le retour en force des États-Unis prend une tonalité qu'on n'avait pas entendu depuis longtemps. La deuxième administration Trump a fait clairement, de l'hémisphère, un théâtre prioritaire autour de quatre axes. Le commerce, tout d'abord, a éclisagé des droits de douane comme instrument politique. La migration, avec les expulsions massives et les pressions exercées sur les pays latinomériques, d'origine et de transit, le narcotrafique, recalifier en menace de sécurité national. Avec les frappes contre les embarquations dans les caribles, et finalement l'action militaire et la spectaculaire capture du président Venezuelien Nicolas Maduro. Résultat inattendu est assez instructif, cette pression a d'abord profité dans le cabrésilien à Lola, en lui permettant de se poser en défenseur de la souveraineté nationale. L'ingérence produit parfois l'effet inverse de celui recherché, beaucoup d'analyses parlent à un retour de l'addoctorie de Monro, disons plus prudemment que la région redevient, en tout cas, un espace d'influence disputée. Reste l'intégration régionale, et c'est le chapitre le plus décevant. Le paysage est celui d'un cimetière d'organisation. Vous n'a source évident, profours n'a pas survécu, la célèque fonctionne au ralenti. L'OEA est affaiblie, l'alliance du Pacifique est paralysée par des conflits bilatéraux, et il reste le mercredi, qui subsiste, mais très en deux saces en vision, et son accord avec l'Union européenne conclu après un quart de siècles de négociation, reste suspendu aux ratifications. On peut s'interroger sur la raison les raisons de cet échec persistant, pour mentionner probablement 3? D'abord, des économies concurrentes plutôt complémentaires, puisque tout export des produits primaires vers l'extérieur, ce qui, de fait, limite structurellement évidemment le commerce intérêt régionale. Ensuite, un déficit d'infrastructures. L'Amérique latine reste physiquement mal relié, enfin et surtout la subordination de l'intégration aux cyclidéologiques. Chaque alternance remet en cause les engagements des prédécesseurs, c'est bien que rien ne s'institutionnalise. Or c'est précisément une définition possible du sous-développement institutionnel, l'absence de politique d'État et l'incapacité à faire tenir des règles au-delà de ce qu'ils les ont adoptés. Je terminerai par une dernière remarque. Dans les années 1980 et 1990, l'environnement international soutenait la démocratisation. La conditionnalité européenne, la politique et droits humains, le système inter-américain constituait un cadre normatif. Ce cadre, c'est considérablement affaiblie. Ni Pékin, ni Washington, ne font aujourd'hui de la qualité démocratique une exigence. Cela signifie que la démocratie latino-américaine se joue désormais à l'intérieur, sans filet extérieur. C'est peut-être, en définitive, la marque d'une maturité. La démocratie ne sera sauvée par personne d'autre que par les sociétés qu'il a souhaité. Morgan, de nous, merci, merci encore une fois pour cet exposé sur les démocrations en Américain-Tino, au cours des deux derniers siècles et notamment l'actualité de la question. Au plaisir de vous retrouver dans les podcasts de l'ISP. Merci beaucoup Jacques, au bébé. Merci à tous nos auditeurs de nous écouter. N'hésitez pas à liker ou commenter les podcasts de l'ISP sur les différents réseaux. Merci à tous, au revoir.

Podcast Summary

Key Points:

  1. L'Amérique latine, bien que la première région à proclamer la démocratie, a connu une instabilité historique marquée par des régimes oligarchiques, des coups d'État et des dictatures militaires, notamment dans les années 1970.
  2. La démocratisation rapide des années 1980, appelée "troisième vague", a été suivi d'un effondrement de la confiance en l'État face à des inégalités structurelles, de la violence criminelle et de la corruption.
  3. Le modèle économique agro-exportateur, fondé sur des exportations de matières premières, a généré une forte concentration des richesses, une dépendance aux marchés internationaux et un décalage entre la nation proclamée et la société réelle.
  4. Le populisme latino-américain du XXe siècle, notamment dans les années 1930-1970, a répondu à une mobilisation sociale en offrant des droits sociaux, mais a aussi déclenché des crises politiques et économiques conduisant à des régimes autoritaires.
  5. La transition vers la démocratie après les années 1970 a été complexe, marquée par des accords de paix, des crises économiques et une faible intégration des droits sociaux, ce qui a fragilisé les institutions.
  6. Les démocraties actuelles sont confrontées à des déficits majeurs
  7. Le néopopulisme contemporain, marqué par des leaders anti-système, promet des réformes radicales mais démantèle les institutions, renforce la polarisation et menace la légitimité démocratique.
  8. La place de l'Amérique latine dans le monde est désormais marquée par une dépendance croissante à la Chine, une pression politique américaine, et une absence d'intégration régionale, ce qui reflète un sous-développement institutionnel et une dépendance économique.

Summary:

L'Amérique latine, bien que la première région à proclamer la démocratie au XXe siècle, a traversé une histoire marquée par une instabilité politique profonde. Les républiques inaugurées à la fin du XIXe siècle ont été rapidement remplacées par des régimes oligarchiques, des coups d'État et des dictatures militaires, notamment dans les années 1970, révélant une faiblesse structurelle des États. Une transformation démocratique rapide dans les années 1980, appelée « troisième vague », a cependant été suivie d'une crise de confiance en l'État, due à des inégalités extrêmes, à la violence criminelle et à la corruption.

Le modèle économique fondé sur les exportations de matières premières a permis une croissance, mais a aussi généré une forte concentration des richesses, une dépendance aux marchés internationaux et un écart entre la nation proclamée et la réalité sociale. Le populisme, né dans les années 1930 comme réponse aux classes populaires, a permis des avancées sociales mais a conduit à des crises politiques. La transition démocratique après les années 1970 a été fragile, marquée par des accords de paix, des crises économiques et une faible intégration des droits.

Aujourd'hui, les démocraties sont confrontées à des déficits majeurs : violence, inégalités, corruption et une crise de représentation. Le néopopulisme contemporain, caractérisé par des leaders anti-système, promet des réformes mais menace les institutions. La région est aujourd'hui fortement influencée par la Chine, dont les partenariats commerciaux grandissent, mais reste dépendante d'une économie basée sur les matières premières.

La pression américaine, notamment sous Trump, et l'absence d'intégration régionale soulignent un sous-développement institutionnel. La démocratie latino-américaine vit donc une crise de légitimité interne, sans protection externe, ce qui met en lumière une maturité politique où la survie dépend des choix des citoyens eux-mêmes.

FAQs

L'Amérique latine est une catégorie construite historiquement et culturellement, plutôt qu'une réalité naturelle. Elle résulte d'un processus de construction politique, économique et sociétale depuis la colonisation, influencée par l'Europe et caractérisée par des frontières, langues et identités partielles, mais aussi par des tensions entre unité et diversité nationale.

Les régimes ont été instables à cause d'un décalage entre la nation proclamée (blanche, homogène) et la société réelle (plurielle). Les institutions démocratiques étaient souvent contrôlées, les suffrages restreints et le pouvoir dominé par des élites foncières, ce qui a permis l'essor du populisme et des régimes autoritaires.

C'est une réponse à l'industrialisation forcée et à l'exclusion des classes populaires, marquée par une mobilisation directe des populations, des leaders charismatiques, et l'octroi de droits sociaux sans garanties politiques, souvent à l'occasion de crises économiques.

Elles ont émergé en réponse à l'impasse du modèle populiste, avec des crises économiques, des inégalités et des tensions sociales. Les élites économiques et certaines classes moyennes ont préféré une stabilité autoritaire à la démocratie, entraînant des coups d'État et des répressions systémiques.

Les déficits incluent la violence criminelle, les inégalités structurelles, la corruption et la désconfiance dans les institutions. Ces problèmes sont exacerbés par la dégradation des services publics et par l'incapacité de la légalité à s'appliquer dans certaines zones.

Oui, il est réel, mais différent du populisme classique. Il est marqué par une opposition au système politique, une défiance envers les institutions, et une promesse de démanteler l'État pour favoriser les classes populaires, en particulier par le biais des nouvelles technologies.

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