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10 Faut-il choisir une maison d'édition à compte d'auteur

6m 49s

10 Faut-il choisir une maison d'édition à compte d'auteur

Cet épisode du podcast « 5 minutes pour devenir écrivain » examine l'opportunité de publier via une maison d'édition à compte d'auteurs. L'animatrice explique que ces maisons acceptent presque tous les manuscrits, même inachevés ou de faible qualité, ce qui contraste avec la sélectivité des éditeurs classiques. Elle souligne l'importance de définir ses attentes, son budget et son temps avant de s'engager. Le contrat type inclut des frais annexes (correction, couverture, mise en page) et l'obligation d'acheter un certain nombre d'exemplaires, parfois une centaine, que l'auteur devra revendre lui-même. L'animatrice met en garde contre les pressions pour signer rapidement et recommande de lire attentivement le contrat, en exigeant des précisions écrites. Elle rappelle que la promotion et le marketing ne sont pas pris en charge par ces maisons, ce qui représente un travail supplémentaire. Elle conclut que si le roman est bon, il vaut mieux se tourner vers une maison d'édition classique ; sinon, l'auto-édition est une alternative à considérer, malgré l'investissement personnel requis. Elle invite enfin les auditeurs à s'abonner et à échanger sur les réseaux sociaux.

Transcription

1150 Words, 7017 Characters

French
Speaker 1Bonjour et bienvenue dans ce nouvel épisode de 5 minutes pour devenir écrivain. Aujourd'hui, nous allons répondre à la question « Faut-il se lancer dans l'édition avec une maison d'édition à compte d'auteurs? » Vous les voyez fleurir sur Internet, elles acceptent votre manuscrit après bien des refus, mais elles en valent-elles vraiment la peine? C'est parti pour 5 minutes ensemble! Vous avez enfin reçu un oui, un oui franc et déterminé. On vous veut! Votre roman a fait mouche et vous le voyez déjà en tête de gondole de vos libraires préférés. Alors, se faire éditer par une maison d'édition à compte d'auteurs, est-ce la panacée ou une fausse bonne idée? Conseil numéro 1, renseignez-vous sur les maisons d'édition et vos attentes. Avant d'envoyer votre manuscrit à tout va, il est nécessaire de vous poser les bonnes questions. Celles-ci doivent notamment inclure Pourquoi je souhaite me faire éditer? Quel temps suis-je prêt à consacrer à cette activité? Quel est mon budget? Si vous voulez une formule clé en main où vous n'aurez pas à faire la promotion ni la mise en page de votre livre, le tout en ne dépensant pas un centime, vous êtes certain que vous ne pourrez pas vous tourner vers une maison d'édition à compte d'auteurs. Soyez clair avec vous-même et fixez-vous des limites. Vous allez voir qu'avec un éditeur à compte d'auteurs, vous pouvez rapidement exploser votre budget. Pour éviter toute mauvaise surprise, renseignez bien dans vos recherches les maisons d'édition à compte d'auteurs. Il serait dommage que vous sautiez de joie en recevant une réponse positive et que vous déchantiez en lisant votre contrat. Conseil n°2 : Tenez-vous prêt à recevoir du positif À moins que vous n'ayez écrit quelque chose de complètement absurde, décalé ou bourré de fautes visibles sans même devoir lire une ligne complète de votre roman, vous allez recevoir des réponses positives des maisons d'édition à compte d'auteurs. En effet, elles sont souvent peu regardantes sur la qualité de ce qu'elles reçoivent. C'est pourquoi un manuscrit qui ne passerait même pas le filtre d'une maison d'édition classique peut tout à fait se retrouver encensé par une maison d'édition à compte d'auteurs. Je n'en ai pas fait l'expérience personnellement parce que j'ai refusé d'envoyer mon manuscrit à ces établissements, mais les commentaires d'auteurs sur le sujet sont édifiants. Certains ont envoyé des manuscrits inachevés et ont reçu un contrat d'édition quand même, sans aucune mention de retravail ou quoi que ce soit. Si vous recevez une réponse positive, vous allez recevoir un contrat d'édition. Je prends des pincettes en disant "contrat d'édition" car vous l'aurez compris, nous sommes ici dans un contexte d'édition à compte d'auteurs avec tout ce que cela implique. La maison d'édition ne prenant pas en charge les activités normalement couvertes par une maison classique, le contrat fera certainement mention de frais annexes comme la correction, la réalisation de la couverture, etc. mais aussi d'un nombre minimal de romans que vous devrez acheter. Oui, vous m'avez bien entendu, vous devrez acheter votre propre roman et ensuite essayer de le revendre à votre entourage. Il est très important de bien lire le montant sur lequel vous allez vous engager, certainement une centaine d'exemplaires de votre livre. Tout ce qui n'est pas clair pour vous doit vous être spécifié par écrit, par la maison d'édition. Ne signez jamais à la va-vite votre contrat, même si l'on vous met la pression. Pour vous faire signer n'importe quoi, certaines maisons d'édition à compte d'auteurs sont capables de vous dire que vous devez signer dans l'heure, sous peine de perdre votre place parmi la sélection. C'est un contrat, ce n'est pas unilatéral, et vous avez le droit, et le devoir même, de prendre votre temps pour le lire à tête reposée et sans pression. Si on vous menace de ne pas vous éditer si vous ne signez pas dans un délai très court, posez-vous des questions. Et fuyez, tout simplement. Conseil numéro 4 : comprenez les frais qui sont à votre charge. Je vous le disais dans mon premier conseil, vous devez être au clair avec ce que vous attendez de votre collaboration avec votre maison d'édition à compte d'auteurs. Je ne peux pas toutes les mettre dans le même panier parce que je ne les connais pas toutes et certaines sont peut-être pleines de bonnes intentions. Il est nécessaire d'investir lorsque vous commencez une activité. Par exemple, vous pouvez avoir besoin d'un ordinateur, d'un logiciel de traitement de texte, etc. Ce n'est pas forcément nécessaire, mais cela peut vous aider, alors vous investissez. Il me semble également utopique de penser que tout peut être gratuit. Si c'est gratuit pour vous, c'est que quelqu'un d'autre a payé. C'est notamment le cas lorsque l'on vous propose les services d'un correcteur en maison d'édition à compte d'auteurs. C'est une activité payante et à votre charge bien souvent. En maison d'édition classique, ce n'est pas vous qui payez, mais votre éditeur, oui. De même, si un professionnel vous offre une prestation sans vous la faire payer, ce n'est pas gratuit. Le professionnel s'est investi, mais vous offre la prestation. Bref, payer un linguiste pour corriger votre texte, un graphiste pour faire votre couverture ou votre mise en page, ou tout autre corps de métier qui n'est pas le vôtre, ne me semble pas aberrant. En revanche, à mon sens, passer par une maison d'édition devrait vous affranchir de ses frais. Les maisons d'édition à compte d'auteurs utilisent donc le terme "maison d'édition" sans en offrir les services. De plus, devoir s'engager sur des quantités à acheter pour que vous en fassiez vous-même les ventes, cela peut être plus contraignant que l'auto-édition. En gros, vous allez débourser parfois plusieurs milliers d'euros, comme prévu dans votre contrat, et vous n'aurez toujours rien vendu. Enfin, ce qui fait vendre un livre, c'est en grande partie la promotion, le marketing et la publicité. Ces maisons d'édition à compte d'auteurs ne font pas tout cela. Vous devrez vous-même vous en occuper, ce qui est, ne nous le cachons pas, un tout autre métier qu'écrivain. Bref, difficile pour moi de vous donner un avis purement objectif, car je n'ai pas eu recours à ces entreprises. Mais globalement, si votre roman est vraiment bon, passez par une maison d'édition classique. Sinon, l'auto-édition est un choix à considérer. Vous devrez peut-être investir plus de temps personnel pour la recherche de professionnels pour vos relectures, couvertures et autres, mais vous ne serez engagé envers personne si ce n'est vous-même. Maintenant, c'est à vous de vous positionner. Vous souhaitez créer votre communauté digitale? Rédiger le plan de votre roman? Ou vous vous demandez combien de pages doit faire votre manuscrit? Retrouvez les autres épisodes de mon podcast sur ma chaîne 5 minutes pour devenir écrivain. Vous pouvez aussi vous abonner à ma page Facebook ou mon compte Instagram. me ferait un plaisir d'échanger avec vous.

Podcast Summary

Key Points:

  1. Les maisons d'édition à compte d'auteurs acceptent facilement les manuscrits, même de qualité médiocre, car elles sont peu sélectives.
  2. Avant de soumettre un manuscrit, il faut clarifier ses attentes, son budget et le temps disponible pour la promotion.
  3. Le contrat proposé par ces maisons mentionne des frais annexes (correction, couverture) et impose l'achat d'un nombre minimal d'exemplaires.
  4. Il ne faut jamais signer un contrat sous pression ou dans l'urgence ; il est essentiel de le lire attentivement et de demander des clarifications écrites.
  5. Les frais de correction, de couverture et de mise en page sont souvent à la charge de l'auteur, contrairement à l'édition classique.
  6. La promotion et le marketing du livre ne sont pas assurés par ces maisons, ce qui oblige l'auteur à assumer ces tâches lui-même.
  7. Pour un roman de qualité, il est recommandé de privilégier une maison d'édition classique ou, à défaut, l'auto-édition.
  8. L'auto-édition offre plus de liberté mais demande un investissement personnel important pour trouver des professionnels.

Summary:

Cet épisode du podcast « 5 minutes pour devenir écrivain » examine l'opportunité de publier via une maison d'édition à compte d'auteurs. L'animatrice explique que ces maisons acceptent presque tous les manuscrits, même inachevés ou de faible qualité, ce qui contraste avec la sélectivité des éditeurs classiques. Elle souligne l'importance de définir ses attentes, son budget et son temps avant de s'engager.

Le contrat type inclut des frais annexes (correction, couverture, mise en page) et l'obligation d'acheter un certain nombre d'exemplaires, parfois une centaine, que l'auteur devra revendre lui-même. L'animatrice met en garde contre les pressions pour signer rapidement et recommande de lire attentivement le contrat, en exigeant des précisions écrites. Elle rappelle que la promotion et le marketing ne sont pas pris en charge par ces maisons, ce qui représente un travail supplémentaire.

Elle conclut que si le roman est bon, il vaut mieux se tourner vers une maison d'édition classique ; sinon, l'auto-édition est une alternative à considérer, malgré l'investissement personnel requis. Elle invite enfin les auditeurs à s'abonner et à échanger sur les réseaux sociaux.

FAQs

C'est une maison d'édition où l'auteur paie pour être publié, contrairement à l'édition classique où l'éditeur prend en charge les frais. Elle accepte souvent des manuscrits refusés ailleurs, mais l'auteur doit financer la correction, la couverture, etc.

Cela dépend de vos attentes et de votre budget. Si vous voulez une formule clé en main sans dépenser un centime, ce n'est pas adapté. Sinon, renseignez-vous bien et fixez-vous des limites.

Vous pouvez exploser votre budget, devoir acheter un nombre minimum d'exemplaires et assurer vous-même la promotion. Lisez attentivement le contrat et méfiez-vous des pressions pour signer rapidement.

Elles sont souvent peu regardantes sur la qualité, car ce sont les auteurs qui paient. Un manuscrit inachevé ou de faible qualité peut être accepté, contrairement à l'édition classique.

Ne signez jamais à la va-vite, même sous pression. Prenez le temps de lire le contrat à tête reposée. Si on vous menace de perdre votre place, fuyez.

Vous devrez souvent payer la correction, la couverture, la mise en page, et acheter un minimum d'exemplaires. La promotion et le marketing sont aussi à votre charge.

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