La transcription retrace l'histoire des Nuits Sonores, festival lyonnais de musique électronique créé en 2003. Porté par l'association Arty Farty, le projet audacieux visait à insuffler une nouvelle dynamique à Lyon, ville alors perçue comme bourgeoise et trop calme, en implantant un événement techno en plein centre-ville lors du week-end de l'Ascension. Malgré un pari initial jugé "lunaire", le festival a bénéficié du soutien de la municipalité et s'est appuyé sur une scène locale préexistante mais encore confidentielle.
Son succès rapide tient à une programmation exigeante et éclectique, mêlant avant-garde berlinoise, grands noms internationaux et acteurs locaux, ainsi qu'à une équipe passionnée et apprenante sur le tas. Les débuts furent précaires, ponctués de défis logistiques et d'incertitudes, jusqu'à un moment de bascule symbolique, souvent identifié à l'édition de 2005. Au-delà de la musique, le festival est présenté comme une expérience sociale unique, une "bulle" où se mêlent énergie collective, mélancolie et sentiment d'appartenance, permettant une réappropriation festive de la ville par sa jeunesse.
[Musique] Les premières pulsations débutées, mercredi soir, jusqu'au 28, la ville va vivre au rythme de la musique électronique. Muis sonore, 20 ans sans dormir. 4 nuits électroniques, plus de 100 heures de musique, 150 artistes dont les plus connus sur la scène internationale. 1. La mélancolie camarade. [Musique] Restituer l'histoire de nuits sonores, c'est se plonger dans les souvenirs et tout autant résister à la tentation de l'anestologie. L'anémie, la altérité, la foule et la torpeur collective constituent aussi un monde à part, une bulle au sein de laquelle peut surgir la solitude. C'est peut-être cette étrange friction entre joie collective et mélancolie un team que raconte sa tistoie. [Musique] Le 7 d'Eleynalienne, c'est vraiment un des tout premiers 7 de l'histoire de nuits sonores au transbo. 20 ans carré, directeur du festival nuits sonores. 1. Première mer crodie de la première édition. [Musique] Le titre de ce morceau, c'est pas exactement le premier sort d'aliment mais ça évoque la mélancolie. C'est violé d'idier qui avait programmé l'analyenne sur sa première édition du sonore et il y avait un sort de boom de Berlin en quelques sortes. Moi je me suis mis à cette époque là, il y avait cette espèce de folie bérlinoisse, où on était en pleine donc. C'est vraiment là que ça se passait à ce moment-là. Ce Berlin-là dit à 20 ans, avait un peu une autre, un autre visage qu'aujourd'hui. Pér Marie-Goulion, membre de la direction artistique du festival. On était vraiment dans une scène un peu d'avant-garde. Et l'analyenne, c'est intéressant, c'est à la fois une artiste qui vient de cette endobande-là et qui rentrait aussi fortement dans la Densusique. Et on voit que la Densusique a bérlin appris après cette dimension quasi religieuse. [Musique] C'était la première année, c'était en effet l'année où on avait jeus et la Guerrelle-Os d'un côté qui faisait une programmation plus technique, plus d'étrois, tout ça. Fauderic Joli, co-directrice d'artif artis et puis Violene qui était plus sur cette scène berlinoise, plus expérimentale ou plus électronica. Et on était pas sûr que le public adère à ces deux esthétiques-là. [Musique] Ce festival présente l'ensemble des tendances actuelles en musique, hip-hop, électroclage et électro-re-le-principée simple de la musique électronique dont toute la ville pendant quatre jours. On s'accréhue aux musiques électroniques au plus réel avec pour but d'en faire un festival pérenne. Le Paris n'était pas gagné d'avance. En fait ce qui était génial au transbordeur c'est de voir comment justement le public était super mélangé, comment la proposition artistique elle avait vraiment fait le ménimité. On s'était dit "Wow, ça y est, on tient un truc quoi". On m'a écrit ce. Agoria, DJ Protector. Ce festival avec l'équipe Artifartie notamment Vincent sur un petit bout de papier dans une cuisine. À partir du moment où Vincent Carri et l'association Artifartie. Patrick Began, adjoint au maire de Lyon de 2001 et 2008. Son venu nous proposait à la mairie de les soutenir pour organiser. pour tenter d'organiser un grand festival pour s'accréhue plus particulièrement au musique électronique. Là on pensait qu'il y avait une occasion à saisir et donc si je suis qu'au renie à 1000 paquet. Si il y avait tout un tas de cartes qui étaient réunies pour que ça se passait ici à ce moment-là, je pense qu'à partir du moment où on a conscience que c'est plus ou moins le bon projet, au bon moment dans la bonne ville, il faut le faire. Le moment où on écrit tout ça, on est en 2002. Il y a eu des élections municipales à Lyon l'année d'avant. Il y a une sorte d'enjeu, un peu politique, de faire bouger les lignes aussi de Lyon. Faites simplement de faire que cette ville sort un peu d'une certaine forme de torpheur. Il est identifié comme cette ville en se millier et un peu mol. Il y a cet enjeu de craie infestival de musique à Lyon qui vient de plusieurs échanges multilateraux mais dont une discussion qui avait eu lieu à Barcelona avec le futur maire de Lyon, qui n'était pas encore maire de Lyon, avec son homologue Juan Clos, qui était le maire de Barcelona. On a vu cette discussion sur la façon dont son art avait impacté fortement l'état d'esprit, l'image, la dynamique Barcelonaise. Dans cette campagne, Jérard Colon, qui était le candidat à l'époque de la gauche, PS et Colo, PC, etc., se référait beaucoup à Barcelona. Et nous, mesdames et premiers échanges qu'on avait, on disait le fessiel qu'on a envie d'imaginer. Il était un crossover entre les transmusicales de Rennes et Sonner, et on disait les transmusicales pour le côté urbain, les différences des grands massifs festivales, qui étaient avec Chapito, Sain, etc., on perifait réfriter des villes ou à la compagne. Sonner pour le côté exigence artistique et stétique, rigueur de programmation, exigence aussi dans l'image du festival, sa construction, etc. On a écrit un festival qui comporte déjà des l'origine, les ingrédients qui ont fait sa force et son succès par la suite, à la fois de l'espace pour travailler avec les collectifs à Lyon, mais aussi les espaces publics, les cartes blanches à des festivals à des villes invités, aller dans des lieux du patrimoine, donner au Lionel à la jeunesse un espace de réappropriation aussi de son territoire, de sa ville. Et ce qui a été juste magique, c'est de voir comment ce projet-là a été perçu, c'est-à-dire qu'il y a eu très peu de remarques ou de discussions sur l'armature, à le fois qu'on a proposé. Elle était extrêmement audacieuse, il y a le côté assumé le fait de porter un festival de culture de musique électronique d'une émanation totalement ancrée dans la techno, en plein centre-ville, dans une ville réputée, archie, bourgeoisie, avec une image super dégradée de ce côté-là, c'était quand même tout sauf la ville de Latuf. C'était l'emprunte de Raymond Barre, qui, en 1936, rend impossible la tenue de polarise, à l'Altonie dernier, avec la création de technopole Aio, avec Patrice Moe, etc. Et on dit au maire récemment élu à son équipe et quelque part, à l'ensemble de l'écosystème sociopolitique de la ville. On va faire un festival de musique électronique en plein centre-ville et en plus on choisit le week-end de l'ascension, c'est-à-dire un week-end réputé désertique Aion puisque exode massive des populations vers les maisons de campagne, le Pari de départ est relativement lunaire. Effectivement, il y a un maire, une équipe métipale, et en particulier quelqu'un qui s'appelle l'animation plédée qui va nous donner des coups de main innombrables pour qu'on y arrive. Et un maire qui est quand même assez courageux, il lui rende absolument ça, puisqu'il y va, il dit, "OK, c'est cool, votre projet est chouette, allons-y et je… une petite phrase dont je me souviendrai, dont on se souviendra tout et tout, c'est toute notre vie, il nous dit quand même, "Bon, faites quand même pas trop l'écos." Moi, je viens lui disque avant de faire du concert ou de la rêve, comme on a dit à l'époque. C'est Rélebonin, directeur du transbordeur et reneur sur Nusse Nord. Eh bien, on savait et on a pu défendre, j'allais dire quasiment politiquement, le fait que une scène locale était déjà présente au quotidien qui existait quand même déjà relativement fortement, c'était une niche, c'est incerte, elle était pas encore exposée médiatiquement, elle avait qu'on allait s'asseoir sur cette scène locale et on allait même devenir relativement fédérateur, le plus fédérateur possible de ses acteurs locaux, soit des musiciens, soit des labels. Donc c'était vraiment une synergie assez globale qui explique peut-être que le festival a plutôt bien marché assez vite finalement, quoi. On était des personnes qui avions fondamentalement, finalement, envie de s'engager pour quelque chose de collectif. Globalement, on s'est dit, on va lever le point et on va se prendre des centaines d'obstacles, on va galérer sur le point économique et puis on était quand même, c'est vrai qu'on s'y connaissait très bien au music globalement, on était quand même une équipe super réveillée dans musique, par contre on était quand même un peu des amateurs ou des autodidacts ou des néophytes sur plein de sujets. Enfin, on a dû apprendre des tas de métiers, de prod, de juillère, c'est quand même Patrice Moore, qui était un des gouttes faseurs de la scène techno, déjà qui prend la direction de l'approde, Fred qui était en train de démarrer une carrière de journaliste qui prend la direction de l'admin, enfin bon, c'est quand même, on y va, comme ça, quoi. On a quand même bien surpris léger la vraie qualité, plutôt que des noms pour avoir des noms. Patrice Moore, sur télé-lion métropole, le 19 mai 2004. Donc dans le prestige musical, mais notamment des gens comme Jeff Mills, Carl Kreig, Derek May, Waiyer, Daff, Tarouateur ou des locaux comme Agoria. La question des artistes sur scène a toujours été au coeur de l'histoire, la question de la programmation de Dieu, c'est avec Pierre Marier, avec les programmateurs historiques d'y festivals, c'est des discussions sans fin, voire même des polémiques entre nous pour savoir s'il fallait mettre tel type d'artiste à quelle heure, à quelle sur quelle scène, etc. dans quelle espace publique, dans quelle lieu patrimoine.
on rigole pas, en termes de musique, quoi, c'est-à-dire il y avait de la techno certes mais il y avait aussi de la house music, il y a toujours eu tous les gens en musique au. des années en cours, le break beat, des tentatives autour du hip-hop qui était. c'était très segmenté, le hip-hop était quelque chose à un peu à part de gens de choses, évidemment le rock and roll. Ils sont venus de toute l'Europe, Italien et Spagnol, allemand la jeunesse électro-en va y lions à l'occasion des Nissanors. C'est le festival des music électroniques, des music nouvelles qui chaque année invite des mitres. Averres-en, sur couleur 3, le 18 mai 2007. Des références de la musique, NewF, Punk, Rock and Glossacson, mais qui en même temps permettent de découvrir plein d'autres artistes. Il est infestival avec des grands noms, mais qui a aussi accueilli des projets plus alternatifs. On avait une diversité, on avait tous les collectifs sur plein d'esthétiques différentes, avec les rues aussi les aperceunances qui a mes encore une autre proposition esthétique. Moi je trouve ça vachement sympa, parce que ça met la ville en vie. En plus c'est un genre ferrayé donc c'est un peu la douze. C'est vrai. "Fant à Dieu, c'est du tout ça!" "Fant à la ville, je suis arrivé à 10h et il avait déjà dit mon éto et il avait 3m3 avec encore une femme, c'est un petit faire la CS." "Ah je suis venu par amour." "Par amour de part." "Par amour de la jeunesse." "Ou là ça fait une heure, une heure et une demi qu'on est là, bon ça arrive à être là, bon, j'aime bien l'autiase, moi, ça me casse un peu la tête. "C'est de la base, et tous les ans un peu de faire comment, parce qu'il y a autre que la population comme ça." "Il m'a eu de moi en connaissance." On a vu la perception de l'ion se transformer et on a réussi en créance festival à placer de l'ion sur une carte déjà pour les artistes, les agents, avant c'était un tunnel. On a tous vécu les deux, trois premières années en se disant, c'est absolument génial, mais quelle on fait d'arriver à monter ça? Je me suis un de la pression qui avait dans nos petits bureaux de la galerie des terreaux où on fumait des tonnes de club, on traît jusqu'à 5 heures du mat à coude de Ginto de Sandrie et Plaine de Nervosité avec un pauvre modem 62K pour 10 personnes, un fax et une réalité qui paraît un peu longuintane, mais qui était quand même tendue, enfin, il avait un secret de challenge que d'arriver à coucher de cette copie. "La première édition, j'aurais toujours souvenir où on avait eu un problème à chronissage, il devait partir 20 minutes après son satellite à l'aéroport et on avait pu rentrer la bagnole carrément dans la hale de Ni Garnet et on avait fait hale de Ni Garnet à l'aéroport en 20 minutes." Rener les artistes pendant le festival, c'est un vrai défi dans le sens où le public va se coucher à 5 heures du matin, mais à 6 heures du matin, Renorpar a mené un artiste à l'aéroport où elle a gare et donc c'est vraiment toute une logistique d'organisation et surtout de tenir le festival, je me suis fait un jeux et l'avoir vu pas dormir pendant trois ou quatre jours, c'était vraiment un défi physique, puis on avait la chance que quand même Cyril Bonin a fait 6 fois la couverture de Renor Magazine. "J'étais un des meilleurs, un des meilleurs renœurs du monde, oui, avec le petit passage." "Il y a une année où je me suis trompé par contre de lieu, une fois quoi, c'est dire que je pouv en été mais je suis pas allé dans le bon endroit, moi, j'ai vu qu'il n'y a personne, vous disiez, c'est bizarre, enfin, bon port." On se posait souvent la question à ça qu'on se l'opposement aujourd'hui de savoir si les groupes allaient arriver quoi. Mais ma pure expérience d'annulation, c'était MF Doom qui était resté bloqué au Brésil, il n'avait pas pris son la vie, et ça arrivait souvent, et alors là ce qui était compliqué, c'était quand même la tête d'affiche de la soirée. Donc j'avais un peu près 7 heures pour remplacer la tête d'affiche de la soirée. Donc, on avait réussi avec plutôt avec des artistes français de moindre envers gure, et ce qui est drôle, c'est que personne n'avait demandé à être remboursé, je crois qu'il a eu un remboursement. Mais ça, c'était professionnellement la pire après-midi de toute ma vie, un stress commun en 7 heures. Je vais retrouver quelqu'un qui va arriver, qui va, voilà, une programmation, mais si moi elle a faire, et là, il faut que tu remplace un mec qui t'a mis six mois programmé en 4 heures quoi. Aujourd'hui, c'est pour le coup plus institutionnel, plus cadré, on a. c'est rare qu'on se pose pas à la question quoi. C'était pas gagné quoi. On savait pas si on allait avoir lieu l'année d'après, on savait pas si on allait avoir lieu l'année encore d'après, et donc chaque édition était aussi normie dans question. Il y a fallu attendre peut-être 2006 pour qu'on se dise, bon là il y a suffisamment de signaux pour qu'on puisse se dire que ce festival il est parti pour quelque temps quoi. Mais au début 2003, 2004, 2005, c'est quand même des éditions extrêmement précaires où on se demande, voilà, si tout ce qu'on met, toute notre énergie, on va nous permettre à ellement de poursuivre quoi. Les Nuit Sonores font encore plus de bruit que l'on dernier. C'est parti pour la deuxième édition des Nuit Sonores. Les Nuit Sonores. - Nuit sonore. "Nuit sonore". 3ème édition. "Nuit sonore". - Nuit sonore. Et la quatre-illée médition de Nuit sonore. "Nuit sonore". - Nuit sonore. - Nuit sonore. - Nuit sonore. - Nuit sonore. - Nuit sonore. Nuit sonore. "Nuit sonore". - Nuit sonore. - Nuit sonore. - 5 ans de festivals, c'est l'âge de la maturité. Pourfait-vous des celles équipes des Nuit sonores se lâchent. Ce qui est le plus surprenant, en tout ça, c'est, comme on le dit, il è passé, on a clin d'œil. On a l'impression qu'on a cligné des paupières et que Hop on était à 5 ans. En 2005, qu'on l'a en gardé, joue au salin du midi et qu'on finit à 8h30, du mat avant d'aller. Je promenais dans la ville en place, le lait. - J'ai des huitres à rousse. - Et bien, on sait que là, on a cronté le truc pour quelques années quand même. Ça, c'était quand même le 7 parfaits dans l'espace pil. Ça a été. Je pense le moment de bascul, le plus grand moment de basculer histoire du festival, c'est quelques heures. Et la suite du festival, ce serait pas déroulé d'un même façon si il n'y avait pas eu 7. Dans cet endroit. Je me suis un un article d'Aixi Berney dans Libé, il avait dit que le festival était porté par une équipe avec un état d'esprit irréprochable. Je me souviens de cette phrase, je sais pas si vous en souvenez. Je me dis, ça c'est cool. C'était un petit chemin comme. Libération, à l'Aixi Berney, le 9 mai 2005. Pour sa troisième édition, le festival liénait à l'état d'esprit irréprochable à attirer les fous. Il y avait les trans musicales de reine, des européennes de Belfort et le printemps de Bourge. Il faudra maintenant en compter avec l'unis sonore de Lyon. J'ai fondé la saussession "Arty Farty" en 1999, Violin Didier, programme-atrice historique du festival. Puis, le festival du même nom de "Cartifarty" en 2001 et "Nuis Sonore" en 2003. "Arty Farty" Ces trois nannas sortient respectivement de Sciences Po, école des bauxards et pour ma part, donc histoire de l'art métier du patrimoine. C'est avéré que la musique m'a dévié de ma trajectoire. Je crois que le terme est bien choisi. Pour pouvoir mettre en place ce festival, je me suis entourée de ces amis que j'avais, c'est "Sylt Chafard" et "Fradiric Joli". On est parti avec une insouciance et une inconscience totale de croire que, en fait, on pouvait tout faire. C'était un petit festival. C'est "Sylt Chafard", coût fondatrice d'Arty Farty. Avec très peu de monde, à la base, on pensait pas du tout monter un gros festival qu'elle est durée 20 ans. On fait ces vassas un objet hyper fragile, et qui est en permanence menacé par les circonstances. Et on a eu, à la fois, évidemment, une pandémie mondiale, mais surtout, pour aller dans les choses beaucoup plus complexes sur le plan psychologique des attentats et un attentat en particulier au bata-clan, qui a bouleversé la relation qu'on a à la façon d'accueillir du public, quand on fait des grands rassemblements, et on a débuté une des choses, on a débuté une des éditions de nuissance nord, le lendemain des attentats de manche-hester. Je me souviens quand même de l'état d'esprit dans lequel on était. To me, I go to sleep. Sleep, I imagine that you're there with me. I go to sleep. Les sacs vraiment nourrées à la mélancolio, si je suis là-hors, mais pas très loin d'ailleurs de. de. paronté avec les naliennes finalement, là aussi, parce qu'il. C'est Dure Barrow qui produit. Partichette qui produit aussi cette chanteuse Hanika. Voilà, ça parle de ce courant musical qui, quand même, trélieait ce sentiment de mélancolie. Je trouve que cette chanson, elle exprime bien, un peu ce blues quand tu rentres dormi.
parce qu'il faut rentrer dans mieux. Quand il est à la fois un animal social qui veut être avec l'autre et à la fois un animal de nuit qui n'a pas envie d'être chez lui le moment où tu rentres, il est hardcore quand même. Alors c'est clair que c'est un moment lourd. Je pense que effectivement ça parle de la ville, de cette difficulté à vivre en ville, à rencontrer l'autre alors qu'on est sur un territoire très dense finalement. Et je pense que les musiques électroniques, on se roule justement socialisateur. On voit comment aujourd'hui la jeunesse et comme nous-mêmes, on est encore intaché à cette question d'aller danser tous ensemble. C'est quand même un moment une sorte de parenthèse avec une énergie très particulière. C'est Rélymichot, biblieux tes carres et secrétaire d'artifarties. Moi je suis pas particulièrement un animal de nuit le reste de l'année, mais l'énergie qui peut se dégager de la nuit pendant le festival. C'est aussi ça qui peut rebouster, qui donne l'impression d'avoir une aventure collective, alors pas simplement avec les équipes, mais également avec tout le public, une sorte de partage, de quelque chose qui nous appartient vraiment juste à nous. Le Dancefloor, c'est quand même très grand Dancefloor qui existe dans les usines, dans les despaces presque de torpeurs à typique que peut créer le festival dans ces moments magiques, etc. C'est un endroit aussi où tu peux disparaître. Donc c'est cette question de l'anonymat entre guillemets et d'être un tout petit élément d'un tout. C'est presque un dispositif antinarcicique, c'est le sort qui, où le Dancefloor se dépasse, fait disparaître. La somme des individus qui le compose dans un tout un peu cool. C'est très bizarre de se dire. Laurent Gagné, dit "J'ai producteur". Voilà, t'as fait un set, la soirée devenue magique et ils vont te rendre tous cet amour entre guarde dans toi et tout se dirait "Est-ce que vraiment je mérite tout ça?" "J'ai juste joué dit, dix de fait." Ok, il y a une communion, c'est génial, mais est-ce que tout ça n'est pas beaucoup en fait? Tu te prends ça en plain-gul et 10 minutes après, tu peux te retrouver tout seul dans ton hôtel devant la télé. Et ça, je te jure que là, là, c'est violent, là le contraste il est violent. Et c'est là où je trouve qu'il y a une certaine tristesse dans le monde de la nuit et le monde des gens qui tournent où on peut se faire des contrastes d'une violence très très vite. Et si t'es pas solide, ça peut être le crash. Et je trouve qu'il y a une certaine solitude dans ce monde-là. Je me dis aussi que Moussonore est né avant les réseaux sociaux au très longtemps avant. Et je fais ce lien parce que peut-être ça, c'est aussi un élément qui a peut-être fait changer quelque paramètre. Évidemment, pas seulement dans nous on en rend tous les festivals et dont toutes cette relation. Mais je fais référence au fait que, à partir de là, plusieurs clubs, plusieurs endroits, finalement dans la planète nocturne, culturelle, musical, etc. On décide d'abolir par exemple le téléphone portable, d'abolir la possibilité de faire des photos, etc. Il y avait dans la nuit, dans cet espace, le fait que c'était en soi finalement un espace social, il n'avait pas besoin des réseaux sociaux et de son cortège narcissique. C'est quelque chose que je suis vieillie, je pense. Mais qui me manque beaucoup, c'est-à-dire jamais bien cette expérience qui est une expérience unique, qui n'a partenaient qu'au gens qui étaient là. Tu sais ce truc de tu te rater le concert ou tu n'as pas fait la date ou tu n'as pas fait. Et puis le fait que tu peux presque voir le concert avant d'aller le voir, car tu as la possibilité de voir la date de la veille ou de la van veille sur YouTube. A mettre sur MySpace, c'est clair que ça fait toujours bien une photo avec l'italo-yvegas sur MySpace. Il y a une cronne mélancolie à Nusse-Honor, ne serait-ce que parce que cette passerelle entre les grouponsciens et les groupres récents, quand même le symbole du temps qui passe, on ne va pas enfoncer le clou un peu plus, mais on a quand même eu beaucoup d'artistes décédés depuis 20 ans de Nusse-Honor, du Pierre Henry, on a eu des grands-grands-grands artistes mythiques qui ne sont plus de ce monde, donc à l'anbygat, des gens comme ça. [Applaudissements] Après la Guerre des Théros, ça me manque pas quoi, c'est ça. Pas très mélancolique, tu vois, travailler avec des gants libères, avec ton ordinateur comme ça, des mouffles. Le shaker, on me manque, oui. Il est décédé? Non, on a arrêté. Il nous livrait des plateaux de Gintenic directement dans le bureau de Blybac. Normalement, je me suis un autre truc, c'est quand on avait fait un bar pro, c'était un bar qui était tenu par nos amis du bar work, quand même je disais qu'on avait jamais fait Nusse-Honor à Paris, en fait c'est fou, on a fait Nusse-Honor à l'échelle 1 millième dans un tout petit bar par les yeux au bord du canal de l'or, qui s'appelait "Barrourg" à l'époque. On était en très très copain avec ce bar de Paris, c'était un peu notre ambassade à Paris et ils avaient deux années de suite fermé le bar à Paris pour le rouvrir à Lyon pendant Nusse-Honor. Donc le bar se téléportait à Lyon. Il y a eu une année à la piscine du Rhône, mais l'année d'avant, la première année, c'était dans la Guerre des Théros. Et je leur avais dit, les gars, attention, on n'a pas de licence 4. Donc on n'a pas de licence 4 et je leur avais répété une vingtaine de fois pour être bien sûr que ce soit entendu. Ils arrivent pour l'ouverture du festival avec un camion qui mette au cul de la galerie des Théros dans le centre de Lyon. Il décharge leur camion, nous on a nos bureaux là, donc on est une sorte de béviterer qui donne sur cette galerie. Et donc il passe sous les fenêtres de mon bureau avec des caisses de gb, de vodka, d'absolute vodka, de jeans, de la chasse, etc. Mais des centaines de bouteilles. Et donc je descend de mon bureau, je leur dis, j'ai rôme les gars, la team barraure, là, qu'est-ce que vous foutez? Je vous ai dit, on n'a pas de licence 4. Mais bon, pas de licence 4, c'est-à-dire qu'on n'a pas le droit de vendre de l'alcool. Voilà, c'est ça, vous avez pas le droit de vendre de l'alcool fort, c'est clair, c'est pas grave, on va l'offrir. Et donc ils ont fait pendant la nuit des petits panneaux, une petite signalétique, avec marqué une vodka offerte, une vodka offerte. C'était ça, la punchline, c'était le climb du barraure qui allions. Bonne soirée. [Musique]
Podcast Summary
Key Points:
Les Nuits Sonores est un festival de musique électronique lyonnais créé en 2003, célébrant son 20e anniversaire.
Son ambition était de dynamiser l'image de Lyon, ville perçue comme bourgeoise et endormie, en implantant un festival audacieux et ancré dans la techno en plein centre-ville.
Le festival a réussi grâce à une synergie avec la scène locale, une programmation exigeante mêlant avant-garde et grands noms, et le soutien d'une équipe municipale courageuse.
Son histoire est marquée par des défis logistiques, une précarité initiale et des moments charnières, comme l'édition de 2005, qui ont consolidé son succès et sa pérennité.
Il crée une bulle sociale unique, mêlant joie collective et mélancolie, et fonctionne comme un puissant vecteur de socialisation et de réappropriation de l'espace urbain par la jeunesse.
Summary:
La transcription retrace l'histoire des Nuits Sonores, festival lyonnais de musique électronique créé en 2003. Porté par l'association Arty Farty, le projet audacieux visait à insuffler une nouvelle dynamique à Lyon, ville alors perçue comme bourgeoise et trop calme, en implantant un événement techno en plein centre-ville lors du week-end de l'Ascension. Malgré un pari initial jugé "lunaire", le festival a bénéficié du soutien de la municipalité et s'est appuyé sur une scène locale préexistante mais encore confidentielle.
Son succès rapide tient à une programmation exigeante et éclectique, mêlant avant-garde berlinoise, grands noms internationaux et acteurs locaux, ainsi qu'à une équipe passionnée et apprenante sur le tas. Les débuts furent précaires, ponctués de défis logistiques et d'incertitudes, jusqu'à un moment de bascule symbolique, souvent identifié à l'édition de 2005. Au-delà de la musique, le festival est présenté comme une expérience sociale unique, une "bulle" où se mêlent énergie collective, mélancolie et sentiment d'appartenance, permettant une réappropriation festive de la ville par sa jeunesse.
FAQs
Nuits Sonores est un festival lyonnais de musique électronique qui dure quatre jours, avec plus de 100 heures de musique et 150 artistes internationaux. Il vise à célébrer et promouvoir les musiques électroniques dans toute la ville.
La première édition de Nuits Sonores a eu lieu en 2003 à Lyon, en plein centre-ville, lors du week-end de l'Ascension. Elle a été organisée par l'association Arty Farty avec le soutien de la mairie.
Les défis incluaient la logistique complexe, comme le transport des artistes, et des situations imprévues, comme l'annulation de tête d'affiche. Les premières éditions étaient précaires, avec des incertitudes sur la pérennité du festival.
La programmation est au cœur du festival, mêlant techno, house, hip-hop et rock pour refléter la diversité des tendances musicales. Elle vise à équilibrer grands noms internationaux et projets alternatifs locaux.
Nuits Sonores a contribué à transformer l'image de Lyon, en la positionnant comme une ville dynamique et ouverte à la culture électronique. Il a permis à la jeunesse de se réapproprier l'espace urbain et a attiré un public européen.
Le festival a été fondé par l'association Arty Farty, notamment par Violaine Didier, Sylvain Chaffard et Frédéric Joly. Ils ont lancé le projet avec une approche audacieuse, malgré leur manque initial d'expérience dans l'organisation d'événements.
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