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#1 - Jean-Emmanuel Bibault : IA en Médecine, RGPD, Transhumanisme et Innovation

40m 5s

#1 - Jean-Emmanuel Bibault : IA en Médecine, RGPD, Transhumanisme et Innovation

**Points clés** 1. L'échange avec le Dr Jean-Émanuelle Bibault aborde l'intelligence artificielle en médecine. 2. La personnalisation des soins est envisageable grâce à l'avancée scientifique. 3. L'augmentation des coûts des traitements spécialisés soulève des défis économiques. 4. L'importance de la prévention et du dépistage dans le domaine médical. 5. L'évolution du métier de médecin vers une approche plus humaine. 6. Les implications de l'intelligence artificielle sur la pratique médicale et la réglementation. **Résumé** L'interview du Dr Jean-Émanuelle Bibault met en lumière l'impact de l'intelligence artificielle (IA) en médecine. La personnalisation des traitements, les défis économiques liés aux coûts croissants, l'importance de la prévention et du dépistage, ainsi que l'évolution du métier de médecin vers une approche plus humaine sont abordés. Les réflexions sur la régulation des données médicales en France, l'implication des experts dans la législation et la nécessité d'une approche équilibrée entre régulation et innovation sont également soulignées. La question de l'espérance de vie humaine, la longévité et la qualité de vie, ainsi que les limites physiques de l'espérance de vie suscitent des débats. En fin de compte, l'accent est mis sur l'importance de l'investissement dans la prévention et le dépistage, en parallèle aux avancées technologiques telles que l'IA dans le domaine médical.

Transcription

5980 Words, 35069 Characters

Aujourd'hui on invite le docteur Jean-Émanuelle Bibault, en colore, radio-terrapeute à l'hôpital européen Georges Pompidou. Il s'est fait notamment colètre pour son livre 2041 l'odissée de la médecine et c'est l'occasion de discuter d'intelligence artificielle et d'impact sur notre système de santé. J'espère que vous allez apprécier cet échange. Bonne écoute. Bonjour Jean-Émanuelle Bibault, je suis ravie de vous recevoir aujourd'hui. On parle beaucoup en fait de médecine personnalisée aujourd'hui mais l'enjeu c'est aussi donner une médecine pour tous, une personnalisée pour tous. Est-ce que vous pensez que c'est possible? Ouais, ça dépend un peu de quel pathologie en parle mais globalement je pense qu'il est possible de personnaliser les scoins probablement plus qu'on le fait déjà. On cherche d'évales beaucoup à personnaliser les scoins en conservologie par exemple. On va s'clapcher et essayer de caractériser au mieux la tumeur sur le plan de l'imagerie, sur le plan génétique par exemple. Et au fait un mesure que la science progrès, c'est bien, on détermine des catégories de patients qui répondent mieux à certain traitements ou pas. Et donc ça permet théoriquement d'éviter de faire certain traitements jugés inutiles parce qu'on sait que les patients ne vont pas répondre sur le plan thérapé-dique. Et puis aussi ça permet de faire au contraire d'étraînement qu'on connaît et qui sont beaucoup plus efficaces pour certaines sous-categoriques patients. Alors il y a beaucoup d'exemples mais un des exemples plus connus, c'est notamment dans le concert du poulot. Puisqu'on sait qu'il y a maintenant de nombreuses mutations génétiques qui permettent d'être stiblées par des médicaments. Et d'avoir des taux de guérison, des taux de survie, bien meilleur parce qu'on pouvait avoir, il y a même 5 à 10 ans. L'idée c'est que maintenant on a des cancers de plus en plus spécialisés. Et donc la question qu'on peut se poser, c'est ces techniques de thérapé-sibler sont sophistiquées, de plus en plus chers que ce soit pour le diagnostic, que ce soit aussi pour le clustering des patients différents groupes et que ce soit même pour le développement de ces traitements. Comment imaginer un avenir où justement, on a une population de plus en plus âgée qui va avoir donc des maladies liées au cancer de plus en plus fréquentes et dans un contexte en plus où l'un point de vue démographie qu'on a toute une population de bibiboumurs qui va être sujets à ce genre de problématique. Donc comment est-ce qu'on arrive à équilibrer tout ça? Je suis vraiment un peu du mal à équilibrer ça sur l'économique. Moi, je ne suis pas économiste, donc j'ai pas beaucoup d'avis sur cette question là précisément. Mais d'un point de vue médical, c'est vrai que le développement des molécules qui permettent de se traiter des sous catégories de patients plus en plus sibler est aussi développement des procédéaux de diagnostic, notamment un petit qui n'est pas que. Font que on a une augmentation très évicative des coûts liés, c'est traitement là. Je sais que en France, par exemple, certains molécules dignes de thérapie croutent pour l'ensemble de la population à peu près 1,5 milliards d'euros par an pour traiter des patients. Donc clairement, il va y avoir une augmentation des coûts. Cette augmentation des coûts il va falloir trouver des mécanismes pour la. On va dire la compensée. Et ma connaissance pour l'instant, ce mécanisme-là, ce n'est pas très évident à déterminer. D'accord. Est-ce que vous pensez que justement le fait qu'on se focalise beaucoup sur le thérapétique, on parle beaucoup de traitement médicamentaux, quelle est la place de la prévention là-dedans et comment l'intelligence artificielle et toutes ces technologies-là peuvent aider dans la partie prévention? Effectivement la médecine, on va dire, n'est pas très très bonne sur les plans de la prévention. On sait qu'elle a plutôt été développée actuellement sur le thérapétique. Et ça dirait maintenant aussi de penser à la prévention. Ce qui est difficile de la prévention, c'est de modifier les comportements, modifier les habitudes qu'on peut avoir. On le voit très bien avec le fait par exemple d'arrêter le fumé, c'est extrêmement difficile. Et donc pour la même raison, c'est extrêmement difficile de faire des activités physiques pour les uns qui n'en font jamais. C'est extrêmement difficile de manger et equilibrer lorsqu'on a été habitué sur un enfant à manger des produits, on va dire procéfrés quand on dit un truc d'immé. Et donc sur cette partie-là, il y a pas vraiment à voir d'impact sur la modification des habitudes des gens. En tout cas, je pense pas pour l'instant. Là où il vient, on va avoir un impact, c'est plus sûr, le dépistage des gens à risque, c'est-à-dire que, à partir de vos caractéristes, on va pouvoir déterminer vos risques de développer tel ou tel maladie longtemps à l'avance. Et on peut espérer que si on sait avec une très forte précision votre risque de développer par exemple un cancer du poumon ou alors de développer une médicale de basculaire, et bien là, on va avoir une espèce de boucle de feedback sur la personne et que ça va vraiment la motiver pour changer le comportement. Mais le neux de la guerre, ça va vraiment être, quels sont les techniques comportementales qu'on va pouvoir utiliser pour changer véritablement les habitudes des gens. Et sur cette partie-là, je ne suis pas certain que l'IA est un rôle entendant. Et vous pensez que ce rôle, il peut être rempli justement par les professionnels de santé et justement l'évolution aussi de ce métier-là. On pourrait se dire que dans un monde où l'information s'est démocratisée, la place du médecin est l'évolue, et peut-être qu'est-ce que plus dans une relation, on va dire plus émotionnel avec le patient pour essayer d'appréhender mieux la maladie. C'est quoi votre vision de l'évolution du métier de médecin? Est-ce qu'on continuera toujours à former les étudiants avec des informations qui doivent apprendre par cœur au détriment justement d'apprendre des compétences humaines qui sont nécessaires dans une relation tradition passion? Ce débat, il n'est pas récent en réalité, ça fait longtemps que ça pose des questions sur comment, est-ce qu'on doit former les médecins, et puis aussi comment on doit les sélectionner, puisqu'il n'arrêt qu'il y a encore une très forte sélection des médecins, et d'être qu'il y a un médecin. Par rapport déjà à l'évolution du métier de médecins en tant que tel, sans doute que on va assister à un retournement de situation par rapport à l'évolution de la médecine, qu'on n'a pu voir depuis les années 70-80 où on a eu une émergence de la technicité très importante. Les médecins sont devenus plus en plus techniciens. Les patients, d'ailleurs, très souvent, sont plagniers, en tant souvent parlés du médecin, qui est moins humain et qui est plus technique. Et pas d'oxellement, je pense que les algorithmes d'IA, quels qu'ils soient, vont et sont en train d'être développés pour assurer justement cet âge très technique à la base du médecin. Et il faut espérer que ça puisse être intelligemment utilisée, pour que le médecin puisse ressentrer sur ce que un médecin était ou pète dans l'imaginaire politique, ou dans la tradition ou la culture occidentale, c'est-à-dire quelqu'un qui va être à votre écoute, et qui ne va pas simplement vous presser de l'éducation pour récemment le problème. Et donc là, on peut peut-être imaginer qu'effectivement si les médecins sont plus à l'écoute, alors il faut réutiliser les choses, c'est que les médecins sont déjà très à l'écoute. On peut aussi prendre ça en compte, mais si l'IA permet d'être encore plus à l'écoute, on pourrait être humain effectivement d'avoir de meilleures résultats sur des stratégies de prévention ou des compagnies de changement de comportement. On peut espérer ça, donc on a souvent crainte que l'IA souhaite une technique qui justement déshumanise la médecine. Il y a certainement un risque effectivement que sur le cas, mais si on est intelligent, un peu ce qui est développé des choses dans notre sens, c'est-à-dire des IA qui libèrent du temps humain médical et qui permettent de ressentrer vraiment l'arrivation médecin passion sur de l'humain plus. Quand vous parlez de temps médicale, quand vous expliquez, il est justement que l'IA peut t'un copilot qui va permettre finalement au médecin de revenir à cette vision un peu traditionnelle du médecin, proche de ses patients, qui comprend ses patients, qui communique bien avec ses patients. Vous, dans votre communauté médicale, comment vous vous sentez autour de vous cette vague qui est en train de commencer? Est-ce que les gens sont courants de ça? Est-ce qu'ils ont pris conscience? Est-ce que certains prennent des actions à quoi ressemblent un peu l'échiquier chez les médecins sur cette question-là? Alors, ça peut vous dire, moi et pas forcément représentatif des médecins en France ou dans mon réflexion simple. C'est forcément extrêmement biaisé par un endroit où il peut travailler. De ce sentiment, c'est que globalement les médecins sont à vide, c'est une nouvelle technique. On dit souvent qu'il y a une défiante sur moi, je ne l'avoie pas du tout au contraire, je vois avoir l'interact réfort. Je dis de plus en plus que le but de la médecine, c'est pas de donner un métier au médecin, mais c'est de soigner les patients. Donc je pense qu'il faut se. en toute logique, se ranger derrière cette vision des choses, et ne pas avoir peur de l'IA comme une espèce de technique qui vole pas le travail de médecins. Je pense que ce n'est pas du tout ça. Mais une fois plus, cette vision un peu biaisée de quelqu'un qui est beaucoup dans cette force milieu-là des liais appliquée à la médecine. On est en train de lancer une empête qui va être faite sur à peu près 2000 médecins dans le contenu de la France. Surtout justement, la perception de l'IA, ce qu'ils ont des formations de l'IA et ce qu'ils ont des craintes ou des espoirs. Et donc ça va être intéressant d'avoir ces résultats-là parce que ça donnera une vision plus complète. Peut-être qu'on aura quand même les surprises sur des personnes qui justement crènent et beaucoup sur. pas forcément leur pratique, mais sur les implications que ça peut avoir pour leurs patients. Et donc, on devrait avoir ces résultats-là, je pense, début 2024 et ça devait être assez intérêt. Et sur cette étude justement, c'est stratifié en fonction de l'âge des médecins. Est-ce que ça prend en compte aussi les interne? Il y a un truc dedans, ça va être. Ça va être. Ça va être. Ça va tenir le compte du lieu des exercices de l'âge puisque c'est de la spécialité qui est faite. Et donc, on va avoir un panel assez précis de la perception de les médecins. Ça ne tirement pas avec nous des interne, ce sera vraiment les médecins qui ont terminé la formation et les exercices. Et intéressant, c'est étude sur la perception des médecins. Je sais Emmanuel Bibaud que vous êtes partie de faire un poste d'Octora à Stanford. Les médecins ou les personnes que vous avez rencontrées-là, c'est quoi leur perception de l'intelligence artificielle et de l'impact que ça va avoir dans le monde de la santé. Est-ce qu'il y a des différences et si oui, l'équipe? Non, il n'y a pas de différence, par rapport à leur chui en France. Mais c'est sûr que, une fois de plus, c'est en Stanford. Donc forcément, c'est la première FAQ en termes de recherche. En milliards, il n'y a pas forcément une interne médecine. Il n'y a forcément un gros billet aussi. Mais clairement, il cherche beaucoup à utiliser ces algorithmes-là pour améliorer la prise en charge de leur passion. C'est un peu pareil qu'en France. Il n'est pas vraiment remarque que de vous différence sur ce point-là entre la France et J.D. J'ai lu également votre livre, "2041", "Le dissé de la médecine". Et dans votre livre, vous parlez un peu du bloc USA et du bloc chinois. Chacun des avantages et des inconvénients. Si on se pange du côté de la Chine, avec plus d'un milliard, 500 millions d'habitants, un accès au données, sans forcément de limites d'accès. Est-ce que vous pensez pas que côté chinois, on va retrouver une solution miracle parce qu'avec toutes ces données qu'on est capable d'analyser, forcément, il y a un truc qu'on va trouver? Les chinois sont effectivement assez bon sur la recherche clinique qui explore l'application de lire médecine, il y a une étudie à sa descendre qui montre que ce sont eux qui font le quiz que l'étude. Mais c'est très difficile d'en évoluer la qualité, parce qu'on peut autant faire une étude d'accord, qu'à une bonne étude, c'est beaucoup plus qu'il y a des cartes de qualité respectées. Et pour autant, je crois pas trop à la solution magique qui va apparaître d'un coup. Et la preuve, en pointant, ils en sont au même point que les désignés ou le Europe sur ça, ils n'ont pas fait des découvertes inédites des choses extraordinaires. Peut-être qu'effectivement avec le temps, avec la désignébité des données, avec une ouverture d'esprit, il y a aussi quand même il faut dire un manque sans doute de protection de des patients. Il faut peut-être avoir des visiteurs curatiles mais ce n'est pas du tout sûr. Et je n'ai rien assisté, ce n'est pas non plus convaincu que ce sera un exemple assuil, parce que je pense qu'il faut une protection des patients, il faut une protection du données. Je pense qu'en Europe, on les protège probablement beaucoup trop. Il y a beaucoup de problèmes en découl, mais il y a sans doute un juste milieu à trouver une sorte de laxisme ou l'un de Far West, des données et de l'IA en médecine, et puis, à l'inverse, une surrégmentation, une surrégulation, qu'on peut avoir, je pense en Europe. Quand vous parlez des données et le fait qu'en France, on a un pression qui est une surrégulation, vous, si vous deviez changer un élément justement dans cette régulation, si on a un en priorité, ce serait le cadre. C'est très facile, j'ai pédé, c'est un règne marre, donc c'est le données qui a très lourdement impacté la recherche clinique, la recherche médicale. En ligne, elle n'est pas clue, donc tout le monde, la recherche médicale, c'est un règne qui est beaucoup trop strict. Tout le monde le dit, un Supercell, malgré ce qu'on peut entendre dans les grands médias, et la réalité du terrain, c'est que c'est un règlement beaucoup trop strict, qui fait que si vous voulez explorer une idée sur des données existantes, retrospectives, ça veut dire que vous ne faites pas, vous ne testez pas un nouveau médicament, vous regardez simplement ce qui s'est passé à partir de données existantes. Entre le moment où vous allez avoir l'idée de recherche et le monde, vous allez pouvoir peut-être, ce qui est pas sûr, accéde au données, il va s'écouler entre six mois et un an, ce qui est absurde, et donc ça s'apprenne énormément les choses, donc je pense qu'il y a sans doute une réflexion emmenée sur l'assouplissement dans un cadre bien défi, il y a un ZPD, pour vous donner une idée en terme budgétaire de ce que ça représente, en France, pour chaque euro qu'on dépense, pour faire de la recherche, pour tester quelque chose, on en dépense quatre pour vérifier que cet euro a bien été dépensé, à bonheur, à bonheur, de bonne façon. Donc ça veut dire qu'il y a un problème, quand 20% d'un budgétaire de recherche est efféquiblement à l'eau à la recherche, et que 80% est alloué à sa vérification, ça peut pas marcher, ça va aller dans le mur, et donc il faut se rendre compte le plus tôt possible, il faut changer ça le plus tôt possible. Et justement dans cette prise de décision, vous avez été amené à participer, à faire partie de commission pour justement apporter votre garde d'experts sur cette législation ou pas forcément. Il n'y a pas de pense qu'en France, contrairement aux États-Unis, il y a un manque de, on peut dire, de consultation des experts. Alors je suis une voix d'être le seul expert sur la question. Il y en a beaucoup, mais je pense qu'il y a un petit manque de consultations, quand on voit aux États-Unis que les chercheurs principaux sont consultés très régulièrement pour avant de faire une réglondation en faire une loi, je pense que ça manque un petit peu en France. Il y a des efforts, il y a des bonnes initiatives qui sont faites, mais on est un peu derrière. Il y a une très forte prise en compte, on va dire des principes sociologiques et philosophiques, et une très faible prise en compte des principes techniques. Je pense qu'en France, on a une certaine forme de mots, et peut-être un peu forme, mais une certaine forme de mépris vis-à-vis de la technique, dont la technique informatique entre une image, qui fait qu'on n'a pas forcément appelé aux ingénieurs, aux médecins, qui ont parlé de la médecine, donc personnelle médecine est par un médico, pour leur demander ce qu'ils en pensent, et leur demander si ils ont des idées de comment il faudrait faire, contrairement aux États-Unis, où le lien est bien plus fort. Donc je pense que ça aussi, c'est quelque chose qui va être le jeu des tours et qu'il faudrait en avoir une ligne à changer. Effectivement, oui, essayer d'amener plus la parole des gens qui sont sur le terrain, ou qui font de la recherche tous les jours, ça pourrait sembler évident, et pourtant c'est pas forcément clair, comme vous l'avez dit. Moi, j'ai envie de rebondir un petit peu sur, je dirais pas votre pessimisme, mais votre pragmatisme sur le fait que c'est pas en analysant les données d'une population de 1,500 millions d'habitants qu'on va forcément trouver une solution magique, et justement, je sais que c'est un discours qu'on n'a pas forcément en médecine, c'est sur la question d'espérance de vie humaine. Le cancer est une maladie guillaillage, majoritairement. C'est pas une question qu'on se pose beaucoup en médecine, mais est-ce qu'il y a une limite physique de l'espérance de vie humaine, dans le sens où finalement, on a beau se battre, c'est le principe du low-heiling shoot. On a fait le maximum déjà, et là, on arrive à limite, parce que l'espérance de vie, c'est une fonction logarithmique. - Je sais très comment vous vous voyez. - J'ai pas un expert, on va dire de la longe de la médecine, la longe de la longe évité, la médecine regenerative. Beaucoup, enfin, c'est un chapter en médecine de la regenerative, explique qu'en réalité, on pourrait réactiver certains gènes pour, eh bien, soit, ragenir ou réparer certaines lesions. C'est très déçuté. Je suis pas convaincu qu'on soit forcément puissant possible et trimortel compris avec les bons traitements. C'est son plus grave. Je ne suis pas tout convaincu que c'est soit forcément une bonne chose de vivre de 100 ans, enfin, 120 ans. Il y a d'autres facteurs, bien plus importants qui rentrent en compte. Au lieu de la longe évité, il y a qu'aïté de vie qu'on peut avoir, et puis, c'est qu'aïté de vie, il se mesure très divisement. Par rapport à la longe évité, la question est encore très, très débattue, et je dirais, parfois, je ne suis pas certain qu'on se pose forcément. Toujours les bonnes questions. Donc si je comprends bien selon vous, cette question n'est pas encore résolue, et c'est peut-être pas nécessaire, finalement, quand on se pose ces questions-là, parce qu'il y a beaucoup de choses à faire, c'est ça? Oui, ou alors, cette petite pose pose la question effectivement de prolonger la vie, mais comment on la prolonge, la bonne qualité, la juste, la juste le nombre d'années convicants. Et donc, c'est une question très complexe. Et en fait, avant de regarder si vous voulez les peintements qui permettent de prolonger la vie, certains, et permet, je trouve, c'est intéressant d'investir, justement, sur ce qu'on a parlé du début de la prévention, le dépistage, c'est pas pour le plus rendant. Ça, je pense que c'est plus intéressant. Et d'accord, parce qu'effectivement plus difficile et peut-être aussi, on peut, enfin, dans le débat public, on entend beaucoup parler de ce qui se passe du côté de Neuralin qui, avec Elon Musk, ça suscite beaucoup d'attention de la part des médias. Et justement, je suis curieux d'avoir votre avis, mais je pense avoir un peu pré la réponse. Sur un peu, cette théorie du ruissellement en santé, l'idée que soigner les gens qui sont pas malades va bénéficier aux gens qui sont malades, parce qu'en fait, on va ramener beaucoup de capital et ça va permettre de financer justement par ruissellement les patients. Qu'est-ce que vous pensez de ça? Est-ce que c'est une disune très américaine? Alors globalement, déjà, ça serait qu'on parle très souvent de Neuralin et de l'entreprise de Neuralmes et de l'entreprise. En fait, c'est le loi d'être la seule à travailler sur ce pneumatique-là. On va disait qu'ils françaisent notamment d'ailleurs qu'ils travaillent avec ça. Ils sont très très bonnes et qu'ils sont moins médiatisés que de Neuralin. C'est dans le principe même qu'on va dire d'augmenter quelqu'un de saint. J'ai pas d'opposition fondamentale, c'est ce qu'on appelle le transhumanisme. Je pense que la frontière entre augmenter quelqu'un de saint est traité quelqu'un de malade et très télue. Quand on a une maladie chronique ou pas, bien on va les naturellement et je serai le premier à le faire chercher les traitements qui permettent de se guérir. Mais vous pouvez aussi argumenter que c'est une certaine forme du transhumanisme en tant tel de ne pas accepter sa fronte au maladie. Donc je trouve déjà que la frontière est très très limite. Au dat-ça, il y a un vrai problème qui se pose sur les dérifs potentiels que ça peut occasionner. Si vous utilisez ce genre de procédés pour rendre, par exemple, la mobilité à quelqu'un qui y a eu des traitements oui, bien sûr. Je pense qu'on n'est pas heureux qu'il va vous opposer des arguments négatifs sur ça. C'était pour puiter par centaines de milliers des gens pour en faire les centres de super humains, avec potentiellement des risques de manipulation, d'inigalité, etc. Je suis pas certain qu'on est besoin de faire ça, mais très certainement, il y a beaucoup de gens qui y pensent. C'est sûr. Il y a d'ailleurs la voe, ouvertement. Je ne suis pas un super fan de l'idée. Personnellement, mais ce n'est pas plus pas éthiciens, je ne suis pas non plus celui qui l'écrit les lois. Donc on a dit très très des élément. Est-ce que vous, personnellement, vous avez des engagements particuliers sur ces questions-là, comment vous vous engagez justement dans la transformation de la médecine? Alors je ne vais pas prétendre avoir des ambitions de transformer quoi que ce soit qu'est ce système que ce soit, mais je pense que ce que je fais au quotidien, c'est-à-dire une pratique de mettre un chercheur à l'hôpital, parle d'elle-même. Ce qui m'intéresse en réalité, c'est de me poser des questions cliniques, ce que l'il y a pour réapporter et puis ensuite d'essayer de répondre en raison des études. Donc ça peut être des études principalement sur des modétés matis, de modétisation prédictif, c'est-à-dire à l'avance, certaines choses, c'est pour ça que je comprends, mais on fait pas que ça, récemment on a fait des. un travail notamment sur l'hôpital de LLM, le grand modèle de l'engage, sur le GPT, pour diagnostiquer et puis ensuite évaluer les effets secondaires de la rapide ou encore sur le prostate. Donc on fait des choses un peu différentes, mais à aucun moment, je me dis à "je vais changer cette façon de faire, parce que je pense que c'est pas la bonne", etc. J'ai pas ce type d'ambition là, en tout cas, pour l'instant. Donc je fais des choses très modèves, de façon assez humble, thématique par thématique, avec toujours le souci de répondre à une question clinique et concrète, et de faire des choses qui m'intéressent au quotidien quoi. J'ai pas de visif, effectivement, en tout cas, pas de grandes visions pour changer les choses, la seule chose éventuellement pour être rapprochée un petit peu de ça, c'est justement une idée que les partagés, qui consisteraient à utiliser les LLM pour faire du triage avant les urbans, c'est une idée que j'ai développée, qui va être publiée là dans un distribute, ce sera publié le premier décembre dans l'idération. En fait, au lieu de demander aux gens d'appel 15 avant d'aller aux urbans pour voir si ils ont besoin d'aller aux urbans, je pense qu'il est temps, là, en 2023, bien 2024, utiliser des liens pour faire du triage, c'est-à-dire pour dire aux gens votre problème, relève vraiment des urbans à l'Asie, ou alors votre problème ne renoute pas des urbans, n'y allez pas, et voilà ce que vous pouvez déjà faire à tout même pour vous traiter, parce que on sait qu'en France, il y a un gros problème de saturation des urbans qui découle ensuite sur beaucoup de saturation dans tous les services des hôpitaux, et ça coûte sa chère, et c'est une mauvaise utilisation de nos ressources médicales et financières. Et donc, je suis convaincu que l'État pour un pays comme la France qui a pression de guerre mondiale quand elle a créé le régime générale du social à la veille très grande ambition, et beaucoup d'innovations, à l'époque, c'était une énorme innovation, c'est le régime égalitaire de répartition, le bureau risque d'assenter. Il est temps là d'innover de nouveau, pour désengorger des urbans, c'est ensuite on verra, on verra le reste après, mais voilà, si il devait m'attaquer à un problème, ou en tout cas aider à régler un problème, ce serait sur celui-là, oui. Voilà, intéressant, et justement, pour tout ce qui va être problématique d'accès aux urgences et de désengorgenments des urgences, il y a des startups qui se lancent aussi dans ce domaine-là, vous quelle est votre position là-dessus, est-ce que vous pensez que l'hôpital doit signer des contrats avec les startups les plus innovantes de France ou plutôt développer avec ses chercheurs en interne des solutions qui puissent bénéficier à la collectivité en interne? Les deux, pensent que si on cherche à garder une solution clairement publique, elle va prendre des années et des années à être développée, tu ne sais même pas si ça l'archera. Si on prend une solution vraiment privée, ça pose aussi beaucoup de problèmes, de captation, de valeur, de protection équipement, et aussi de contrôle et de validation des solutions développées. Donc probablement qu'il faudra quelque chose un peu entre les deux, plus à mon avis, il faudra plusieurs acteurs qui s'y attellent, et ensuite la meilleure solution s'imposerait. Je pense qu'il faut au-delà de la solution qui sera développée, il faudra réfléchir à la système de financement des solutions développées, avec, par exemple, un remboursement pour une utilisation, mais ce n'est pas une solution forcément universelle, il faudra réfléchir à comment faire pour financer ces acteurs-là. On qui se finance quand vous passez une iconographie, ou en scan, ou une IRM, le médecin qui vous l'a fait passer ou le pital, ou une certaine somme d'argent qui permet de faire fonctionner le pital, ce sera pareil si on te sert de voyager le pital, il faudra bien un financement de ces solutions-là qui se proposait. C'est très complexe comme problématique. Quoi qu'il en soit, il faut soit la solution qui sera dotée, si jamais il y a un projet de ce genre-là, le neux de la guerre, ça sera de développer rapidement, mais aussi de valer ces solutions-là, c'est-à-dire de s'assurer qu'elles ne représentent pas un danger pour le patient. Et pour les valider, il faudra très certainement avoir recours à la réellitation des sécliniques, comme on fait des écliniques pour des médicaments ou des machines, des solutions médicaux, qu'il faudra faire des sécliniques pour les alveaux étudiants, pour vérifier qu'ils sont efficaces, pour vérifier qu'ils ne représentent pas potentiellement une perte de chance pour le patient. Et c'est seulement si on a les à montrer qu'ils sont bons, qu'ils sont bénéfiques. Que les gens, c'est-à-dire les médecins, mais aussi sur tous les patients, vont s'en servir. Parce que vous imaginez bien à juste le titre que si vous avez des algorithmes qui sont disponibles, mais qui sont pas absolument, on va dire, certains sûrs, en certain niveaux de qualité, la personne va vouloir le servir, et c'est normal. Donc il y aura un travail énorme à faire sur la pallidation et la démonstration du bien fondé de ces modèles-là. Justement, je revondis sur la partie de démonstration, c'est vrai qu'on a tendance à voir dans le modèle évidence-base-métil que le laisser contrôler endomiser double aveugle, c'est parfait pour évaluer une solution terapétique médicamentteuse, plus compliquée pour la technologie, justement, méthodologiquement, est-ce qu'on n'est pas face à une impasse? Est-ce qu'il faut changer le paradigme? Comment vous voyez les choses? Je ne suis pas convaincu qu'il fait changer de paradigme, je pense que c'est extrêmement dangereux, de dire qu'on peut faire une étude non-parative sur un certain nombre de patients, et puis l'allien que pourra, je pense qu'il faut adapter le design du defaß3 endomisé à la question de lien, d'ailleurs, c'est pas un possible, parce qu'il y a déjà notamment une très belle publication qui a été fait cet été dans un très grand journal du cancerologique qui a comparé pour les dépistages du cancer de médecin, deux médecins versus unia et un médecin, de façon endomisée en faß3 sur 80 000 personnes. Donc c'est possible, donc je pense que c'est ça, c'est vers ça qu'il faut aller, et je pense que la France, avec les données qu'elle a, avec le système centralisé qu'elle a, avec les ressources humaines qu'elle a, parce qu'on a des excellents ingénieurs, des excellentes médecins, et tout à fait en position de mener ce genre de projet, probablement plus rapidement et mieux que beaucoup d'autres pays, si elles s'en donnent des moyens et si elles apprendent la décision? Ok, très intéressant, en tout cas j'ai un manuel bibo, justement je me demandais au sujet de votre actualité, est-ce que vous avez envie de vous engager peut-être sur une mission ministérielle, est-ce que vous avez toujours envie de continuer votre avocatre de recherche? Quelles sont vos prochains, vos prochaines ditions vos prochaines oeuvres? Pour l'instant, je suis plutôt bien là où je vais aussi. Je pense que ça me plaît bien de rester aussi très terrataire, ça va être pas si beaucoup de temps aussi en clinique, ça veut dire que je vois les patients, des croix confutations personnelles, de faites des patients, et j'entends être des étudiants pour l'archère, c'est le fait de l'archère, et j'enseigne aussi la médecine à FAQ, c'est ce que je pourrais ça. Donc ça me plaît bien, ça fait des larves, pas quatre ans que c'est ça, c'est pas ce qu'il y a que ça, je ne suis pas certain d'avoir envie de faire autre chose, actuellement tout à l'heure, mais après, je change très souvent et je change beaucoup, j'excuserai mal, j'ai l'idée de lire ça, je suis en train d'écrire un deuxième ligne, qui me plaît aussi, pour l'instant, je continue cette boîte. En tout cas, très inspirant votre parcours, si on devait terminer par une dernière question, si vous devez donner un conseil, une bouteille à la mer à des étudiants médecines, par exemple, parce qu'il y en a beaucoup qui le suivent, ça serait qu'essorait les conseils, que vous donneuriez à ces étudiants-là? C'est difficile de donner les conseils qui s'appliquent à tout le monde. Vous savez que quand moi j'étais étudiant, par exemple, j'ai beaucoup agité sur la spécialité que je voulais faire, moi, j'ai commencé en voulu en faire psychiatrie, j'ai commencé à en faire psychiatrie en libéral, et je vais repousseraire quand c'est mon logo à l'hôpital, donc, là, c'est une science, un peu bizarre. Je pense que personne peut vous dire ce qui est mieux ou ce qui est, enfin, mieux, une situation ou est mieux bien qu'une autre. Il y a plein de gens qui vont chercher à vous convaincre que c'est mieux de faire telle spécialité, que telle autre spécialité, que c'est mieux d'être à l'hôpital ou en climine, quand il est vené, moi, je n'ai pas de conseil de nénation, je pense qu'il faut trouver son plaisir dans ce qu'on fait. Il faut trouver un équilibre entre eux, ce qu'on aime faire, ce qu'on apporte potentiellement les autres, et puis, aussi, sans que soit à votre propre détriment pour vous être né aussi bonne qui est une personnelle, c'est très difficile d'aller me trouver ça. Donc, c'est une question d'équilibre, et c'est parfois difficile de savoir ce qu'on aime, soi-même, évidemment. En général, on trouve ce qu'on aime à fin de l'externat, ou à l'heure au début d'un temps-là, quoi qu'il en soit, une fois qu'on a trouvé ce qu'on aime, je pense qu'il faut aussi jeter ouvertement si ça peut plaisir, et là, ça me fasse ça. Je me réclame pas, donc plus de ce type, j'ai besoin, mais certaines choses qui dissent, parfois, sont parfois de bonnes réformulations de grands principes très vieux et très connues, mais il dit que la seule façon pour les gens de continuer à faire ce qu'ils font, même 20 ans après, c'est des mesquilles font, parce que ceux qui n'aiment pas ce qu'ils font vont arrêter très vite, parce que c'est très dur. Donc, être médecin, être un bon médecin, c'est très très dur, et donc si vous n'avez pas vraiment ça, si vous n'avez pas vraiment l'aspect que vous faites, ou l'envers que vous faites, d'un bon boire, vous arrêtez par faciliter. C'est quand même pas, ce qu'on ne fait, etc., et donc, vous pouvez, ce que vous aimez, faites le à fond, et ça devrait bien se passer. Merci beaucoup, en tout cas, pour ce conseil. Moi, je tenais à vous dire, d'ailleurs, merci. Je pense que votre parcours est très inspirant, parce que à la fois, vous faites de la radio thérapie, de la recherche, à Pompidou, qui a un grand centre de recherche, en plus de ça, le post-doc à Stanford, je trouve qu'on a besoin de ça aussi, en médecine, d'avoir des rôles modèles, des gens qui suivent pas un peu le parcours classique, et en plus de ça, le fait que vous ayez envie de vulgariser la science avec votre libre, et les autres qui vont suivre. Moi je trouve que c'est une très très bonne chose, parce que justement, au XXIe siècle, les scientifiques doivent prendre plus la parole. On l'a vu avec le Covid, il y a une défiance vis-à-vis de la science dans le débat public, avoir des références médicales qui sont connues de tous et qui permettent de partager les dernières avant-sais de la science. Pour moi, ça me paraît essentiel, pas simplement dans le point de vue médical, mais vraiment dans le point de vue politique. Je pense que politiquement, il y a un enjeu là-dessus, et je trouve que justement, vous participez à ça, donc ça c'est positif, c'est inspirant. Donc merci beaucoup Jean-Emmanuel Bibo, c'était un merci au plaisir de discuter avec vous. Je peux rejoindre sur cette notion que les politiques, enfin que les scientifiques, plutôt, on fond d'autres, un gros relajoué au niveau des politiques. Après, je ne prétends pas être un rôle modèle, un contenu, parce que pas. Mais effectivement, si on peut apporter certains petits exercicesment sur certaines choses, c'est inventant. [Musique]

Podcast Summary

Key Points:

    Summary:

    FAQs

    Oui, il est possible de personnaliser les soins de santé en fonction des pathologies, en cherchant à caractériser au mieux la maladie pour des traitements plus efficaces.

    La prévention en médecine est essentielle mais complexe. L'IA peut aider dans le dépistage des risques et motiver les patients à changer leurs comportements.

    L'IA pourrait permettre aux médecins de se recentrer sur l'aspect humain de leur métier, en les libérant des tâches techniques pour une meilleure relation avec les patients.

    La régulation stricte des données en France entrave la recherche médicale, nécessitant une réflexion pour assouplir le cadre réglementaire et favoriser l'innovation.

    Les médecins sont généralement ouverts aux avancées de l'IA dans la santé, mais il peut y avoir des variations et des craintes quant à son utilisation.

    La question de l'espérance de vie humaine est complexe. La médecine régénérative explore des pistes pour prolonger la vie, mais la qualité de vie reste un aspect crucial à considérer.

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