1-2. Brotes de certeza: La normalidad detrás del éxito y el fracaso en el campo.
16m 35s
L’avocat général Rémi Cros du Corbier revient sur le procès d’Amirouche Amour, condamné à 30 ans de réclusion criminelle pour l’assassinat de son épouse Nadia, également sa cousine éloignée. Bien qu’il ait requis la perpétuité, la cour d’assises a choisi une peine légèrement inférieure, jugée exemplaire. L’accusé, arrivé en France à la fin des années 1980, n’a jamais travaillé durablement et vivait aux crochets de sa femme, qui avait un emploi stable. Le couple, marié de façon arrangée, avait cinq enfants. Face à la procédure de divorce et à la perte de contrôle, l’accusé a planifié le meurtre, comme en témoignent des menaces, une mise en scène élaborée (fausses lettres, imitation de signature) et la découverte de sang dans l’appartement. Le corps n’a jamais été retrouvé, probablement jeté dans une benne à ordures, mais cela n’a pas empêché la condamnation grâce à un faisceau de preuves. L’avocat général insiste sur l’obstination et le manque de réflexion de l’accusé, qui n’a jamais reconnu les faits. Il évoque aussi la difficulté de son métier, qui consiste à convaincre des jurés non professionnels, en s’appuyant sur des preuves solides. Enfin, il rappelle que la peine d’interdiction définitive du territoire, bien que prononcée, dépend de l’administration et de la coopération algérienne pour être exécutée.
Pour commenter son histoire du jour, Christa font de l'acte reçoit un invité, acteur direct de son récit.
Nous allons débréfer cette histoire maintenant avec vous, rémicrosons du corps-mier, vous étiez à vos cas générales,
aux procès d'Amirouche Amour, 30 ans de réclusion criminelle, c'est ce que vous aviez demandé.
Alors, j'avais demandé la peine de la réclusion criminelle à perpétuité en prenant les éléments de ce dossier très os sérieux par sa gravité,
et surtout par l'obstination totale que l'accusée a montré pendant toute l'audience.
Alors j'étais en appel si bien que c'est la deuxième fois qu'il pouvait être amené à s'expliquer,
mais en réalité, comme vous le disiez très très bien dans la présentation de son argumentation si on peut considérer que l'on étune,
il n'a jamais donné la moindre explication et ce qu'on tentait de faire des commentaires souvent inexactes
et encore plus souvent mensongés sur tous les éléments qu'on lui présentait.
J'ai estimé que cette prémitation, la peine prévue par l'assassinat était celle qui était justifiée et j'ouvrait de ne m'ont pas suivi,
l'on condamné à la peine qui est immédiatement inférieure à la réclusion criminelle à perpétuité,
donc celle de 30 ans de réclusion criminelle qui est une peine conséquente et exemplaire pour réprimer ce crime à fraude.
Il est condamné pour assassinat, c'est donc pour meurtre avec prémeditation.
Est-ce qu'on est vraiment en certains de la prémeditation sur quelle base est-ce que les jurés disent, il voulait la tuer?
Alors, bien sûr, vous pouvez utiliser cette question qui est légitime parce que à ce moment-là,
les crobatises n'avaient pas encore un motiver décision, on est deux ans avant.
C'était jugé en appel en février 2019 alors que la motivation de la crobatisation ne date que de août 2011.
Donc on est obligé de supputer, alors en supput de quoi?
Alors, on ne suppute pas, on estime qu'il y a un cheminement vert le tragique acte qui est celui de supprimer la vie,
de celle qui partage de sa vie, celle qui est la mère de ses propres enfants.
D'ailleurs, vous l'avez cité tout à l'heure, cette histoire finira dans le sang par un grand nombre de positionnements que. Oui, il y a aussi le moment où il dit au gamma profitez-en, c'est votre dernier couscous.
Il y a un servant de chose de ça qui ressortait du dossier tout à fait exactement, et vous l'avez souligné aussi, c'est très important.
Le lendemain du jour où il était question de passer à la procédure diverse, ce qui ne supportait absolument pas,
parce qu'en réalité, bon, il y a sa culture, c'est une première chose,
mais c'est tout le fait que cet affaire me travaillait, lui, il a très peu travaillé depuis son arrivée en France quelques années avant,
il a travaillé quelques mois, il j'ai totalement crocheté de son épouse.
Donc, il avait besoin d'être. On va revenir dans un instant sur le mobile et prendre le temps qu'il faut.
Il est condamné à l'issue du procès au cours duquel vous êtes avocat général,
à 30 ans de réplugions criminelles assortis d'une interdiction définitive du territoire à l'issue de la peine,
puisqu'il est algérien et qu'il n'a pas la nationalité française, est-ce qu'on est certain qu'il sera expulsé vers l'Algérie?
Parce que j'ai cru comprendre que l'Algérie était un peu bougon dans ce moment à l'égard de la justice française.
Alors, cette peine que vous savez qualifier de double peine, c'est une peine complémentaire,
qui est possible lorsqu'on est condamné à une peine d'en réplugion criminelle,
surtout à la hauteur de celle qui a été infligée à M. Amour.
Elle est en courue, un certain nombre de conditions, et la même par le fait qu'il est perdu par de famille,
en des enfants qui sont de fondement plus mineur, au moment où il sera mis en liberté,
cette peine est en courue prévue par le copénal, elle était discutée, elle était. En général, elle était exécutée.
C'est bien sûr, ce ne dépend nullement de l'autorité judiciaire,
puisque c'est ensuite administration qui met à execution une décision judiciaire.
Il y a un certain nombre de cas, bien évidemment, dans lesquels l'Algérie accepte
de reprendre un ressentissement qui est de nationalité algérienne,
c'est complètement possible, il est impossible de dire que ça va être exécuté avec certitude
et, pour moi, de dire que l'Algérie ne prend pas en considération,
il y a beaucoup d'algériens qui sont ramenés,
pas par des décisions, l'exclusion vers l'Algérie, c'est absolument évident.
Alors la question du mobile, moi ce que je crois avoir compris,
c'est qu'il l'a tu pour garder l'appartement,
qu'il a les perdre avec le divorce et la garde des enfants, c'est ça?
Si vous voulez, on peut le supposer avec les éléments qui ont été recueillis
dans l'entourage par les enfants, par les témoins diversés variés,
par la propre famille de son épouse, sachant tout de même que les deux épous
étaient coussins éloillés, c'est un mariage.
C'est un mariage un peu arrangé entre les deux familles.
Nadia Amour s'appelait également, c'est son nom également de naissance.
D'accord, elle s'appelait deux fois Amour.
Absolument, Amour épouse Amour.
Ils sont à un degré de parenter, suffisait-moi éloigner pour avoir le droit de ce marié,
mais ils sont cousins.
D'accord.
Lui est arrivé en France pour épouser cette jeune femme
qui avait, vous l'avez rappelé, fait des études, avait un emploi tout à fait conséquent.
Elle vivait une vie totalement adaptée, la société dans laquelle elle se trouvait.
Alors que lui, je n'ai plus le souvenir de ce qu'il a pu faire,
mais pendant le nombre d'années qu'il avait accueillé en France,
il est arrivé à la fin des années 80.
Je ne m'aurai plus exactement quand peut-être à 87.
Il n'a quasiment pas travaillé.
Il vivait totalement encroché.
Peut-être qu'il avait des activités ici et là,
peut-être parlement qu'on peut appeler des activités non déclarées au noir, comme on dit.
Mais en tout cas, il était dans ce système,
dans lequel ça a fini par ferme nos frages,
parce qu'il n'était absolument pas adapté au mode de vie qui était celui de sa femme.
Alors, il y a, je le disais, il y a quelques instants,
sa culture, la façon dont. Donc il voit la vie, oui.
Il doit la vivre, mais normalement, il est supposé travailler.
Mais appartuellement, il savait que tout cela,
elle est disparaite d'un moment à l'autre,
parce qu'elle reprenait son indépendance,
l'indépendance qu'elle avait connu avant,
de vivre sa vie de merde de famille,
il a pas supporté et il a donné la mort à cette femme
dans des conditions horrible dans le cadre de leur appartement
avec certainement une arme blanche,
puisqu'il y a du son qui a accoulé,
on a retrouvé du son dans l'appartement,
jusque dans la cave où je me souviens de ce détail,
elle ne descendait absolument jamais dans la cave,
donc on ne voit pas vraiment prouiller avec du son de sa femme.
Sur la barre d'appui de l'entrée de la cave,
et puis toute cette mise en scène autour avec les fours en écriture,
le postage d'une lettre depuis la guerre du Nord,
alors que c'est pas lui qui poste la lettre,
enfin il y a tout un ensemble de choses qui sont extraordinaires,
qui montrent qu'il y a une préparation,
donc une préministration de la réalisation de cet acte,
qu'il n'est pas un exponentiel,
c'est pas au cours d'une dispute que celui-ci attvait sa femme,
il a attendu le dernier moment pour lui supprimer la vie
en pensant qu'il arrivera à dissimuler les preuves de cet acte.
La question du mobile toujours,
est-ce qu'il n'y a pas assez bêtement une question d'honneur,
un mal blessé?
Ça peut en faire partie, mais si vous voulez le mobile,
comme vous savez, en droit pénal, il est quand même annex,
c'est alors il est intéressant de le connaître,
est-ce qu'il y a encore d'assises?
On essaie quand même de savoir pourquoi une personne
a volontairement donné la mort à une autre,
mais le mobile ne constitue pas l'infraction.
Ce qui nous intéresse, c'est la preuve du fait
que celui qui est donné la volontairement la mort
et on avait quand même beaucoup d'éléments
qui ont été retenus et qui ont convaincu la croissance,
qui était tout le même composé de 12 jurés,
il y avait 12 jurés en appel.
12 jurés en appel et les trois magistrats,
donc il y a une majorité qui s'est dégagée
et qui a permis de condamner M. Amour
à la peine de trentenir de régions criminelles.
Elle n'avait pas choisi Nadia,
cette vie de femmes au foyer.
C'est lui qui l'elle lui a imposé.
Peut-être même lui a imposé ces 5 enfants
qui l'ont empêché de poursuivre sa carrière
à la banche de Paris.
- Alors ça, c'est ce sont des éléments
qui sont importants à connaître
mais qui peuvent pas expliquer ce passage à l'acte aussi grave.
C'est-à-dire que lui était quelqu'un d'extrêmement buté.
Je l'ai vu quand même pendant plusieurs jours de suite
dans une audience,
même si c'était avec une distance
entre l'avocat général et l'accusé dans une salle de audience.
Mais il a montré qu'il était incapable
d'avoir la moindre réflexion
sur quoi que ce soit.
Donc je suppose qu'il était pareil
dans sa vie tous les jours.
Il n'a pas supporté
de ne pas pouvoir imposer son point de vue
la façon dont il envisageait les choses.
Puis il y a ces enfants qui ont déposé
c'était évidemment extrêmement émouvant.
Et puis d'autre côté il y avait une famille
sa belle famille qui, en même temps,
était, c'est que vous allez loyer.
Des gens qui étaient extrêmement dignes,
qui étaient, il n'y a jamais eu d'exagération,
il n'y a jamais eu de. de osmonton,
qui étaient, sincèrement atteints par la disparition
de leur seuil, enfin de lui, de là.
- Est-ce que le. Le bonhomme qui est dans le box, colle pas physiquement, mais donne l'impression de coller ou geste commis, probablement donc à l'arme blanche.
C'est un geste très violent, le sang cool, on évacue le cadavre, on va le jeter dans la baine, est ce que ce bonhomme ressemble à ce geste, est ce qu'on le sent capable de ça?
Alors, si vous voulez, moi je préfère pas avoir des ressentis sur des têtes de clients, si vous voulez, est ce qu'il est capable de faire ça ou pas?
Moi, je suis là pour rechercher et présenter à la colonisation des preuves, alors la preuve se fait partout moyen, comme vous savez, on demande aux jurés d'avoir une intime conviction,
il y avait dans ce dossier un grand nombre d'éléments, des contradictions, des approximations, et puis cette mise en scène qui est quand même tout à fait étonnante,
qu'il avait imposé sa signature, c'est lui qui a fabriqué des documents à partir de vrai documents, mettant une fausse signature, il a imité la signature de sa femme, c'était un peu grossier, et puis toute toute cette mise en scène, si vous voulez, qui ne peux pas justifier un seul instant,
qu'elle a pris large pour aller avec le jeune séquial à mon dans le nord de la France, comme il le sous-entendait, il n'y avait absolument aucune possibilité de prouver ce qu'il pouvait avancer, si vous voulez.
Mais le fait d'être buté de cette façon-là, de ne pas admettre qu'on puisse le contredire, ça fait partie du mode opératoire, du mode opératoire qu'on lui prête,
même si vous voulez, les modes opératoires, aux assis, souvent les témoins disent mais c'est pas possible, il ne peut pas avoir fait quelque chose d'ociatros, on ne peut pas rationaliser un crime,
alors que nous, nous ne sommes pas criminels parce qu'on ne fait pas juger des crimes par des gens qui ont mis de leur côté, mais il ne faut pas non plus tomber dans l'erreur, on voulant rationaliser un comportement qui n'est pas rationnel.
Puis c'est ça la difficulté d'apprécier le comportement criminal.
- L'absence de cadavres, est-ce que c'est un problème?
- Alors, l'absence de cadavres, on est bien sûr gêné par l'absence du cadre, parce que le fait de donner volontairement l'amour aoutruit, ce caractérisme notamment par le fait qu'il y ait un cadavre.
Il n'y a qu'une personne qui était vivante avant le crime et il n'y avait plus après.
- Bien sûr.
- Le cadavre n'est pas un élément constitutif de l'infraction, vu dans le copénal, on n'exige pas que l'amour puisse être caractérisé de façon criminelle sur autant à meurtre qu'un assassinat par la présence réelle et constante du cadavre.
Mais on peut supposer par un salante d'éléments qui reçurent du dossier par le fait de menamement qu'il a transporté ses sacs, qui était très très vraisemblement le fait qu'il résulte du découpage du cadavre du saphane avec du sang dans l'appartement, avec un passage d'un endroit à l'autre.
Et ensuite, l'éportée vers la baine ordure, c'est tout simplement abominable de penser qu'il a tout simplement balancé sa femme aux ordures qu'elle est partie avec le reste des déchets, de la cité ou il habité.
Alors, pour les jurés, évidemment, il faut reprendre cette augmentation-là en leur expliquant comment l'absence de cadavre n'empêche pas que l'on puisse prouver et apporter le rintime conviction que l'amour a bien été donné par t'accusé là à cette victime-là.
Il y a plein d'affaires dans le cas-ci.
Le sang est assez convaincant en la matière.
Mais bien sûr. J'ai une dernière question à vous poser, Rémicro-son du cornmier, qui est à peu hors suger, mais pas totalement. J'ai regardé un peu votre biographie. Vous avez 35 ans de métier, c'est ça?
Oui, tout petit peu plus, mais vous avez longtemps été procuré de la République et régulièrement à vos cas générales. Est-ce que c'est intéressant d'être à vos cas générales?
Ah, c'est un métier qui est très intéressant parce que c'est un métier comme ceux de mes adversaires d'enfaces, ce de la défense, les avocats, c'est un métier de conviction.
Oui.
Bien sûr, la particulière acquittée de cette fonction d'avocat général, c'est de convaincre non seulement des magistrats professionnels qui sont les professionnels de la Cour d'acier, le président, les accesseurs, mais aussi des jurés citoyens.
Et c'est leur expliqué en quoi le dossier présente les preuves que je rapporte. C'est mon métier, mon métier, celui de la conviction de les emmener sur le terrain de la preuve, et c'est l'obligation que j'ai de démontrer.
Je dois présenter des affirmations, parce que la défense me reproche bien sûr de bonnie guerre dans les dédiats.
Monsieur l'avocat général, vous ne faites qu'affirmer, vous ne trouvez pas, je l'ai entendu à bien des égards, mais la qu'on décise à la jettement pour qu'on puisse recueillir des preuves et qu'elles soient celles qui remportent la conviction des jurés pour qu'on a née.
Mais bien sûr, j'ai un certain nombre de reprises requis, la condamnation de certains accusés, lesquels ont été condamnés, et d'autres ont été acquittés.
Ça arrive. Une chose peut-être toujours pour faire de la pédagogie, vous êtes avec le président, et bien entendu les avocats, le seul à avoir lu la totalité du dossier pénal.
Absolument, tout à fait. Ça vous prend combien de temps?
Alors, ça dépend bien sûr de l'importance du dossier, j'ai des dossiers très longs dans lesquels on peut passer plusieurs mois à dire une procédure bien sûr.
En général, c'est assez proportionnel. On a un temps de préparation qui est égal autant d'audience.
C'est à dire qu'en 5 jours de procès, vous êtes avec 5 jours de préparation.
Par exemple, oui. Mais quand on a la chance, si j'ose dire de ne faire que ça, comme c'est mon cas actuellement, et comme c'était déjà le cas à Versailles, quand j'ai eu l'affaire amour,
mais il y a bien des postes d'avocat généraux d'assiles qui font ça en plus de leur emploi du temps de subititude, de vice-procureur, de procureur l'intubliques.
On sait ce sont des joie d'action, qui ne sont pas des. Oui, dans des petits départements, il n'y a pas un avocat général plein temps.
Il fait ça le soir et le week-end, la nuit, bien sûr.
Merci beaucoup, Rémi Croson du corps, il y a d'abord accepté de revenir sur cette affaire assez lointaine.
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Podcast Summary
Key Points:
Amirouche Amour a été condamné à 30 ans de réclusion criminelle pour assassinat, la perpétuité ayant été requise par l’avocat général.
L’accusé n’a jamais fourni d’explications cohérentes, multipliant les commentaires inexacts ou mensongers durant l’audience.
La préméditation a été retenue sur la base d’éléments comme des menaces, une mise en scène (lettre, faux documents) et un cheminement vers le passage à l’acte.
Une peine complémentaire d’interdiction définitive du territoire a été prononcée, mais son exécution dépend des autorités administratives et de la coopération algérienne.
Le mobile probable est lié au divorce, à la garde des enfants et à l’appartement, dans un contexte de désadaptation de l’accusé à la vie en France.
L’absence de cadavre n’a pas empêché la condamnation, grâce à des preuves matérielles comme le sang et la mise en scène.
L’avocat général souligne la difficulté de convaincre les jurés, tout en expliquant que son métier repose sur la preuve et la conviction.
Summary:
L’avocat général Rémi Cros du Corbier revient sur le procès d’Amirouche Amour, condamné à 30 ans de réclusion criminelle pour l’assassinat de son épouse Nadia, également sa cousine éloignée. Bien qu’il ait requis la perpétuité, la cour d’assises a choisi une peine légèrement inférieure, jugée exemplaire. L’accusé, arrivé en France à la fin des années 1980, n’a jamais travaillé durablement et vivait aux crochets de sa femme, qui avait un emploi stable.
Le couple, marié de façon arrangée, avait cinq enfants. Face à la procédure de divorce et à la perte de contrôle, l’accusé a planifié le meurtre, comme en témoignent des menaces, une mise en scène élaborée (fausses lettres, imitation de signature) et la découverte de sang dans l’appartement. Le corps n’a jamais été retrouvé, probablement jeté dans une benne à ordures, mais cela n’a pas empêché la condamnation grâce à un faisceau de preuves.
L’avocat général insiste sur l’obstination et le manque de réflexion de l’accusé, qui n’a jamais reconnu les faits. Il évoque aussi la difficulté de son métier, qui consiste à convaincre des jurés non professionnels, en s’appuyant sur des preuves solides. Enfin, il rappelle que la peine d’interdiction définitive du territoire, bien que prononcée, dépend de l’administration et de la coopération algérienne pour être exécutée.
FAQs
L'avocat général avait demandé la réclusion criminelle à perpétuité, mais l'accusé a été condamné à 30 ans de réclusion criminelle, une peine immédiatement inférieure.
Il a estimé que la gravité du dossier et l'obstination de l'accusé à ne donner aucune explication, en fournissant des commentaires inexacts ou mensongers, justifiaient cette peine maximale.
La préméditation a été déduite d'un cheminement vers l'acte tragique, incluant des déclarations comme « profitez-en, c'est votre dernier couscous » et une mise en scène élaborée après le crime.
La peine d'interdiction définitive du territoire est prévue par le code pénal et généralement exécutée, mais cela dépend de l'administration et de l'acceptation de l'Algérie, qui reprend souvent ses ressortissants.
On suppose que l'accusé a tué pour garder l'appartement et parce qu'il ne supportait pas que sa femme reprenne son indépendance, après avoir vécu totalement à sa charge.
L'absence de cadavre est gênante, mais elle n'empêche pas la condamnation si d'autres preuves, comme le sang et la mise en scène, permettent d'établir la culpabilité.
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