Le narrateur retrace son parcours vers le video essay, un format qu'il a découvert sur le tard lors de ses études de cinéma, notamment en analysant des films de Michael Haneke et en suivant un séminaire universitaire. Il explique comment ce format, à la croisée de l'essai filmique traditionnel et des créations numériques contemporaines, sert désormais de pont entre analyse universitaire et création. Le video essay a connu une explosion récente, devenant un outil de recherche légitime dans les revues académiques, un format populaire sur des plateformes comme YouTube, et trouvant sa place dans les festivals de cinéma. Son accessibilité technique et la maîtrise intuitive du montage par les jeunes générations favorisent son adoption. Le format est apprécié pour sa capacité à générer du savoir par l'expérimentation visuelle et le remontage, plutôt que par la simple illustration d'un texte préexistant. Enfin, l'émergence de communautés de pratique non-anglophones contribue à diversifier et enrichir considérablement le champ.
[Musique] C'est envoyant cette image que j'avais décidé de quitter la salle la première fois. Enfin, pour être honnête, j'avais presque décidé de quitter la salle avant même que le film ne commence. Tant la simple évocaution de maladie de la peau provoque chez moi de réaction phobique. Mais là, sur mon ordinateur, avec toutes les lumières allumées autour de moi, je me sentais un peu moins vulnérables. Donc, j'ai pu regarder la suite. Alors, moi, j'ai eu internet, j'ai eu accès internet assez tard. Pendant longtemps, c'était, il y avait un ordinateur familial auquel on avait accès pendant des créneaux très restreins. Donc, je veux dire, que jusqu'à mai ou à peut-être 14-15 ans, j'ai pas eu une consommation très active ou très avide de corneux sur internet. Et après très vite, ça a beaucoup été les communications interpersonnelles avec des personnes que je connaissais ou que je ne connaissais pas, d'ailleurs, mais ça a beaucoup été les chats, ça a été MSN. À l'époque, je pense encore plus que le fait de flaner, de passer beaucoup de temps. Par exemple, les débuts d'youtube en 2007-2008, je n'ai pas vraiment vu arriver. En fait, c'est pas quelque chose qui m'a appé tout de suite. Mais ça m'est venu très tardivement, en fait, dans mon parcours, l'idée que, puisque je m'intéresse aux images en mouvement, on est en étudiant en cinéma, on regarde en beaucoup de films, on est étudiants l'histoire du cinéma, la teurille du cinéma, etc. L'idée, qu'en fait, se savoir et ses compétences analytiques que j'étais en train d'aquerir par mes études, puisse servir à réfléchir aux images contemporaines et aux pratiques audiovisuels, tel qu'on pouvait les observer sur internet. C'est un peu une révélation qui m'est arrivé très tardivement. C'est un truc que j'avais pas du tout rencontré. Et encore, c'est par le cinéma que j'ai su arriver. C'est, typiquement, quand j'étais en Master, je travaillais sur le film de Michael Hanukue, et donc, je travaillais sur les images de surveillance et sur les images amateurs qu'on filme comme Beniz Video. Et c'était un peu mon excuse pour travailler sur ce genre de format d'image contemporain, que de les observer par le biais de la réinterprétation quand vous avez un cinéaste. C'est un peu ma légitimation. Voilà, l'excuse, la justification pour m'intéresser à ces images nouvelles que de le faire par le biais de l'analyse de la cinématographique. La forme du Video Essay, je le découverte à la fac, à l'université, à l'occasion. C'est important que c'était exactement au moment où je travaillais sur les films de Hanukue. J'ai pas de bêtises, je pense, que c'était l'année 2014, je crois, où j'étais en séjour à l'université de Vienne, en Autriche. J'étais à Lela-Bab parce que Hanukue donner des cours à l'équivalent de la famille, la film Académie à Vienne, c'est de voir si je pouvais m'y inviter. Je travaillais sur ces films et je commençais à m'intéresser de manière un peu théorique à l'image numérique, disons, où nous vaut forme à d'image hors cinémat. C'est pendant cette même année que j'ai suivi un seminaire qui était donné par un vidéaste allemand, qui s'appelle Michel Boiteux, qui faisait cours sur le Video Essay. J'avais entendu parler de cette forme. Mais j'étais à l'évoire parce que c'était présenté dans le petit synopsis du cours comme l'invitation, enfin reposant sur l'invitation, pratiquer l'analyse filmique par le montage, par le remontage. Et moi, ça m'intéressait beaucoup parce que ce moment-là, j'étais en étude complètement théorique à la fac. Et par ailleurs, je commençais à réaliser des films de mon côté sans qu'il y ait de rapport entre les deux et je m'étais formée au montage un peu tout seul et je m'ai vraiment beaucoup ça. Et du coup, là, de voir cet espace qui était créé à l'université pour une pratique un peu plus créative, que les seminaires plus théories qu'auquel j'assétais le reste du temps, je me suis précipité et le bon, le seminaire était génial. Et je me suis très bien entendu avec l'intervenant, donc Michel Boiteux, qui m'a mis en contact avec cette scène du Video Essay International que je découvrais à cette occasion et qui m'a beaucoup accompagné et soutenu, disons, dans les années qu'on suivit. Mais du coup, c'est intéressant, des espèces de double héritage du Video Essay, comme d'un côté, la tradition de l'essay filmique et puis de l'autre, ces manifestations contemporaines, qu'on peut voir effectivement sur YouTube, où on a des vidéos qui, il faut bien appeler des essais puisqu'ils développent des arguments sur telles ou telles questions, pas toujours sur le cinéma, d'ailleurs aussi sur des questions politiques, des questions d'histoires, des questions scientifiques, etc. Et du coup, moi en fait, marron, avec le Video Essay, c'était un peu dans un troisième espace qui était l'espèce de l'université, même si le seminaire était donné par un vidéaste qui lui, pour le coup, s'inscrit dans la tradition Farochi, Marker, plus la tradition de l'essay filmique. Mais pour moi, c'est vraiment ça que, enfin que je trouve assez passionnant dans les discussions et dans les événements qui sont organisés autour du Video Essay, c'est que vraiment si rencontre des gens qui viennent de raison très différentes, qu'appartient des générations très différentes, au niveau de l'orage et au niveau de leur pratique, de l'image, et c'est vrai que j'ai le souvenir de. à un moment de l'année dernière, une journée qui était organisée en Allemagne autour de laisser vidéo au sein d'une école d'art, où il y avait Mathias Müller qui est un cinéaste experimental, tout à fait dans la tradition Farochienne, des ondes, et aussi bien une youtubeuse, une début de l'entente d'année, qui a beaucoup d'abonnés, qui beritanniques, et qui a une chaine géniale qui s'appelle What's So Great About That. Ça, je suis un peu publicité. Et c'est énorme, mais c'était fascinant de voir que, voilà, il y avait cette forme qui rassemblait des personnes avec des pratiques très différentes. Un peu sur un mal entendu, peut-être, l'idée qu'on ferait tout ça, la même chose qui s'appelait du Video Essay, je ne suis pas comme un cul. Mais au moins, le fait d'appeler ça du Video Essay, ça permet de créer ces lieux de discussion qui existent pas forcément à tant d'autres endroits que ça, en fait. Quand j'ai lu ce texte de Serge Dany pour la première fois, je n'avais jamais vu les yeux sans visage. Pas par hasard, non? J'avais juste ici fermement refusé de leur garder, parce que j'avais peur. Peur devoir cette longue scène d'opération, ou un professeur découpes au scalpel, puis décolle la peau du visage d'une jeune femme pour la gréfait sur le visage défiguré de sa propre fille. Mais voilà ce texte m'a interpellé. J'ai ressenti le besoin de comprendre pourquoi ce bruit-là, en particulier, s'est ancré dans la mémoire de Dany. Alors, il a fallu que je me rends à l'évidence. Je devais voir le film. Pour me préparer, ou peut-être pour gagner du temps, avant de commencer le visionnage, j'ai écouté un entretien que Dany a mené avec frangé, quelques jours après l'apparu sur de son texte dans Libération. Grâce à Dany, j'étais donc prévenu. Je m'y attendais, moi aussi, donc j'allais avoir moins peur. Comme si j'avais déjà vu la scène, comme si son souvenir était devenu le mien. Au cinéma, quand ce profil des scènes horrifiques, je baisse la tête ou je détourne les yeux plus ou moins discrètement. Mais à force de regarder des films sols chez moi, j'ai mis au point une autre stratégie. Quand arrive donc la scène, je me tiens prête, vraiment levé et l'oreille tendue. Sauf que mes souvenirs m'ont trompé. J'avais tellement anticipé l'arrivée de cette scène de grève de visage que j'étais persuadé que c'était de celle-là que par les d'années dans son texte, que c'était ce bruit là qu'il avait enté, celui du scalpel qui découplait cher, des pince qui tirent et de la peau qui s'arrache peu à peu. En fait, la scène est remarquablement silencieuse. Le seul bruit que l'on entend, c'est la respiration du professeur. Toutes la bande sonore semble focalisée sur son corps à lui, plutôt que sur celui de la jeune femme mutile. Du coup, je motorise à jeter un œil des temps en temps à l'image. Et quelle importance ont les yeux dans cette scène? J'avais beau le savoir être prévenu, mais y attendre. Les images que je devine derrière mes mains me frappent de plein fouet. Un souvenir par procuration n'a peut-être pas le même pouvoir qu'un souvenir personne a elle après tout. De ce que j'ai pu en observer ces dernières années, j'ai l'impression qu'il y a faim, je crois que c'est vrai, pas juste une impression. Il y a eu un peu une explosion de la forme dans pas mal de contexte où j'ai vraiment l'impression quand je m'y recommençais et m'intéressais en 2014. Il y a déjà quelques pionniers dans le champ qui travaillait depuis quelques années dans ce domaine-là. Mais il n'était pas si nombreux. En 2 mails, j'étais en contact avec tout le monde. Il y a eu un petit noyau dur des zones de personnes, surtout dans le milieu universitaire anglophone qui s'intéressait à cette forme dans laquelle il voyait notamment la possibilité d'un nouveau des méthodes de recherche sur le cinéma et sur les médias, enfin sur la culture visuelle en général. C'est vrai que depuis, ça a complètement explosé de ce que j'ai pu en observer et dans le nombre des praticiens et des praticiens, dans le nombre de cours et de séminaires dans lesquels on a transmis cette forme ou en tout cas, on a autorisé des étudiants à rendre leur travail sous la forme d'un video essai. Du coup, ça fait encore plus de praticiens et de praticiens dans la personne de ces étudiants et étudiantes qui parfois font des travaux géniaux. Et ça aussi, c'est quelque chose dont on parle beaucoup avec des collègues. Le fait que ça nous arrive a cérégulièrement de voir des personnes qui débarquent complètement dans le champ et qui font un video essai qui est vraiment très puissant ou très pertinent tout simplement. Alors que, en son de l'enchant universitaire, c'est rare d'avoir un travail.
d'un étudiant de licence, on va se dire "ouah, il y a vraiment un niveau dignes d'être publié", disons parmi des ouvrages de professeurs qui font ça depuis 15 ans, alors que ce serait dans la forme du vidéo essai comme il y a très peu de standard, il y a très peu de code, il y a très peu de règles pour l'instant, à suivre pour faire un bon vidéo essai, un vidéo essai qui soit reconnu comme valide par la communauté, disons, ça peut faire des arrivés un peu. Enfin, des nouveaux arrivants qui arrivent avec des propositions un peu improbables, et très intéressantes dans le champ. Et du coup, c'est vrai que cette explosion de la forme du vidéo essai, j'ai l'impression qu'on l'a observé dans pas mal de domaines à la fois du milieu universitaire, et sur Youtube c'est évident aussi que le nombre de vidéos essaiistes a complètement explosé et encore une fois pas juste à propos de cinéma, mais un peu des différents domaines, et aussi dans les festivals où j'ai l'impression qu'il y a. non seulement quelques festivals qu'on crée des sections vidéo essais, voire des festivals qui se sont créés autour de cette forme, mais aussi des vidéos essais qui, de fait, ont été acceptées dans des festivals, dans d'autres catégories que le vidéo essai, ça c'est mes films les plus récents, dont j'ai pu me rendre compte qu'ils étaient parfois acceptés et dans des compétitions de documentaires et dans des compétitions de cinéma expérimentales, et qui sont très. ça dépend beaucoup des cas, des fois identifiés comme vidéo essai, des fois identifiés comme des stopts de commentaires, des fois identifiés comme documentaires tout court, comme film, comme film de recherche, voilà, et c'est. et puis il y a aussi. il y a aussi eu le premier thèse écrit sur ce que j'ai du vidéo essai ou quand t'es dernière d'année, donc voilà, c'est sûr qu'il y a un intérêt assez. qui grandit de manière vraiment exponentielle, je l'impression autour de cette forme. Et, il faut le souligner aussi, et depuis peu. Enfin, je l'impression que ça commence à arriver en France, alors que, pour l'instant, je observe avec même surtout ça dans la sœur Anglophone, disons, et pas mal, on est allé aussi. Mais là, je sais que par exemple, il y a une journée d'études qui est en train d'être organisées vraiment sur la forme du vidéo essai à l'université Parisette, avec Ariane Ullele et Martin Benier, si je n'y dis pas de bêtises, qui ont vraiment développé cette idée d'eux, on va introniser la forme du vidéo essai dans les conversations universitaires, françaises, francophones, ce qui me réjouit beaucoup. Il y a eu. j'ai l'impression, certainement, de situation dans lesquelles, dès lors qu'on travaille à partir de montage visuel, il n'y a même pas besoin de maîtriser à d'oeubes premières ou à vide ou des logiciels compliqués, et il suffit d'avoir n'importe quel logiciel gratuit qui permet d'agence des images. Maintenant, c'est très accessible, très peu cher et très facile à s'approprier comme outil. Et comme j'ai l'impression qu'il y a une espèce de. Enfin, j'ai beaucoup vu ça dans les ateliers que j'ai pu animer, et je dis ça, ça, un peu un cliché, mais quand même, il n'y a pas mal d'étudiants et d'étudiants aujourd'hui qui sont assez courraments la langue du montage visuel, disons, sa sa correspond à leurs usages et à leurs pratiques quotidiennes de communication sur les réseaux. Et du coup, il y a assez souvent des situations où les enseignants et les enseignantes qui proposent cette ce format, ou en fait beaucoup plus peur des outils technologiques qui faudraient maîtriser pour fabriquer des gens de forme que les étudiants pouqu'ils s'est assez naturels ou en tout cas, il n'y a pas forcément cette. Cette appréhension avant de commencer à monter, de se dire "ah, là, mais je n'ai jamais fait ça, comment je ne vais pas réussir, j'ai. enfin voilà, j'ai peur de l'ordinateur." Et c'est vrai que c'est assez. Farmo, ça fait une partie du travail de transmission, justement que j'essaie de faire en situation d'atelier ou de cours et tout. Que j'aime beaucoup parce que c'est aussi. j'ai l'impression un contexte dans lequel on apprend beaucoup beaucoup des étudiants et des étudiants. Peut-être plus que quand on fait un cours magistral sur un sujet qu'on mettrise très bien et qu'on est dans le partage de connaissance, ce qui est très bien aussi, ce qui est aussi beaucoup de valeur évidemment. Mais c'est une situation d'enseignement qui est assez différente. Ça dépend un petit peu à qui on pose la question de en gros, qu'est-ce que le vidéo essai apporte à l'université? On peut avoir des réponses différentes à cette question. Mais j'ai l'impression qu'il y a un courant qui s'est dégagé et qui a assez majoritaire, en tout cas qui est représenté par les différentes revues universitaires relus par les pares, comme on dit, qui sont apparus dans le domaine. Par exemple, "Screenworks" ou une autre revue que ça s'appelle "In transition". Dans un cas comme dans l'autre, c'est des revues qui sont absolument passionnantes et qui ont continué à jouer et qui ont joué un très grand rôle dans la légitimation de la forme du vidéo essai comme une forme de publication scientifique valable. Mais ce qui est intéressant, c'est que aussi bien les deux revues dans leur critère de validation des films, des vidéos qu'on leur envoie. Il y a cette idée que le vidéo essai ne doit pas seulement consistait en la vulgarisation d'un travail de recherche préexistant, parce que la vidéo, on sait, c'est plus facile à diffuser, c'est plus accessible. Donc c'est vrai que c'est un bon médium de vulgarisation et ça enlefait depuis très longtemps. Ce n'est pas le vidéo essai qui a inventé cette valeur-là. Mais il y a vraiment cette idée que, à l'inverse, le médium audiovisuel doit faire partie de la méthode de recherche, c'est-à-dire que le fait de remettre les images au travail du montage, ça doit permettre, c'est ce que demande les revues, de faire émerger du sens, du manière ou du n'autre des images, tel que un texte écrime pourrait pas produire ce même résultat. Et donc, il y a vraiment cette idée du montage comme méthode de recherche qui a émerger dans le champ de la critique videographique, qui est un peu le jargon un petit peu plus sérieux pour dire "Video-SM" au final, je n'ai l'impression que ça désigne à peu près la même chose. Et c'est vrai que moi, c'est aussi ce qui m'intéresse le plus. En tout cas, c'est vraiment ce qui m'a libéré dans ma pratique du vidéo essai, parce que saurait que moi, elle est toute première vidéo que j'ai réalisée. C'était ça, c'était de l'adaptation de texte que j'avais écrit au par avant et que je remettais au travail par le montage. Et ça m'intéressait beaucoup parce que ça posait des questions de rythme, de ton addité, qui n'était pas présente dans le texte et ça m'intéressait de pouvoir montrer directement les images dont j'étais en train de parler et plutôt que de devoir les décrire verbalement. Mais c'est vrai que la forme, mais soudain, un baroque beaucoup plus intéressante à partir du moment où j'assumai un truc beaucoup plus expérimental, dans le rapport aux images, dans le fait de les essayer de les faire parler d'alme, mais pas juste de les employer comme des illustrations dans des cours préexistants. Et je pense que c'est là que peut-être se joue l'articulation entre ce que l'université voit dans le vidéo essai et ce que les festivals cherchent dans les vidéos essai aussi qui programme, c'est cette dimension vraiment expérimentale, parce que c'est là que peut-être se produire à la fois une production de savoir origine "no", ce que le fac recherche, ou les revues, etc. Et en même temps, la production d'oeuvre assez singulière avec des gestes improbables, ce qui serait plutôt ce qui a tiré les festivals, qu'il y avait vraiment des œuvres singulaires qui retravaillent les images de manière qu'on n'a pas encore vu. Ok, so what did you find out? - Bien, il turns out que il y a beaucoup d'informations sur le film online. Juste de la récréation, je le rendais que ça donne 4 gens qui sont récemment à eux, 3 femmes et un homme. Et il y a aussi 4 chutes, 1 pour chaque personne, et chaque 1 est 27 minutes. Et à la fin de chaque segment, il y a un total carté qui se trouve à quoi vous boucerez la récréation. Et en fait, je l'ai même fait les names. - Ok, ok, ok. C'est un truc que j'ai besoin de savoir, je ne veux pas être spoil. C'est ce que je me fais quand je me récemment. Il ne peut pas être le fait que vous voulez, quand vous voulez le récemment de la récréation, et vous voulez le voir et vous commencez réplacer. Vous savez, comme, vous allez voir. - Je me suis dit que le film est très bien. En fait, c'est probablement que vous vous imaginez de récemment cette description. - Vous savez, comme, il n'y a rien à faire pour moi de découvrir. - Et c'est pas juste de récemment - Je ne me disais pas que j'ai seulement 4 émissions dans le film. Donc cette image, c'est 25% de la vidéo. Comment est-ce que c'est pas un spoil? - C'est vraiment une dimension collaborative dans le travail, au sens où, c'est vraiment fréquent en conséquence de voir qu'une progresse et qu'on se fasse des retours, il y a comme ça des groupes qui compréissent enfin sur les réseaux sociaux où on peut publier, voilà, je suis en train de travailler là-dessus. Qu'est-ce que vous en pensez, ce que vous avez dépist? - Après, évidemment, à mesure que le nombre de praticiens est praticiens nos gments, la scène se fragmente aussi et il y a notamment des communautés nationales qui sont en train d'émmerger, ce qui est aussi passionnant, parce que du coup, ça crée aussi des contenus qui ne sont pas en anglais et ça, il était temps. - Pendant longtemps, je ne la vois pas son être. En tout cas, une de celles participants, d'après, il y avait des gens qui travaillaient dans leur pays, mais à la scène internationale, qui revendiquait le fait de faire des vidéos et s'ils ont français. Et encore, m'ont pardonné, parce que le français, c'est la langue de Marker, c'est qu'il y a une tradition de laisser filmiques en français, mais c'est vrai que ça a pris beaucoup de temps avant qu'on va arriver des vidéos essais dans d'autres langues, quoi, tout simplement. Mais c'est vrai que, oui, j'ai l'impression qu'il y a quand même encore cette idée d'une communauté. Alors, j'espère pas fermer, mais en tout cas, où il y a des vrais liens qui existent,
entre les personnes qui participent. Et c'est vrai que c'est très intéressant la politique de publication, notamment sur "Inchonization", mais ça fera de ma part sur "Screenworks" aussi. Quand une vidéo est publiée, elle est accompagnée d'un texte écrit par l'auteur ou l'autrice de la vidéo qui explique le projet de la vidéo, et qui en a sens justifié de sa scientificité. C'est une question à laquelle on peut revenir parce que ça joue beaucoup dans la question de le marketing de cette manière de travailler et de produire de la recherche, ou de regarder des institutions. Mais effectivement, donc il y a non seulement ce texte qui est écrit par l'auteur ou l'autrice de la vidéo, mais en fait, il y a les deux avis des membres du comité scientifique si on veut qui sont publiés, publiquement et qui sont signés. Donc en fait, la revue fonctionne comme une revue scientifique tel qu'on les connaît, c'est-à-dire qu'il y a un avis qui est demandé à deux experts du champ pour évaluer la proposition éventuellement proposer des modifications, sauf que contrairement à ce qui fait le plus souvent dans les revues scientifiques, cette évaluation n'est pas faite à la vœuble, elle est faite enseignant les contribuves, enseignant les critiques. Parce que moi, je trouve très intéressant parce que du coup, j'avais pu se processer et en tant que autrice, donc j'ai reçu les reviews de ma vidéo et j'ai aussi été revueuse sur d'autres travaux. Et donc j'ai un peu essayé les deux rôles et je me rends compte que ça donne un sens de responsabilité quand on écrit ça critique, son évaluation, disons, qu'on n'a vraiment pas d'y tout quand on voit une évaluation de manière anonie, on sait qu'à qui on s'adresse, on sait que ça va étinier par notre nom, donc d'emblée, ça crée de fait forcément une espèce de bienveillance qui est absente chez l'impression de manière assez radicale des processus de publication et universitaire traditionnel. Et là, je m'exprie très très personnellement et subjectivement et sang-savail pour jugement sur l'ensemble des fonctionnalités mais ça arrive bien à bienveillance. Et j'avoue que quand j'avais reçu les retours signés des evaluates, evaluates, evaluatrices de la vidéo que j'avais proposé à "Inchonesation", c'était génial de savoir qui avait qui avait proposé ces modifications, en fait. En plus de ça, c'était dans un cas une chercheuse que je connaissais pas du tout, dont je me suis rendu compte que cette route était hyper pertinent pour ce que je faisais et du coup, ça nourrit même la recherche, ça renforce l'impression de communauté et d'entraîner, en fait. Ça serait que c'est quelque chose qui est, enfin moi et qui moi, m'a beaucoup nourri quand je collaborais avec ces rejus. Et du coup, j'ai l'impression que ça touche un petit peu la défense de cette pratique auprès des institutions universitaires et j'ai l'impression que je vois ça d'assez loin parce que je suis encore assez jeune chercheuse, donc je ne suis pas au stade où je serai en train d'essayer de formuler des demandes de financement, de gros projets et je serai en plein dans les questions de commission et de machin. Mais pour ce que j'envoie depuis ma position, j'ai l'impression qu'il y a un peu les deux, c'est-à-dire qu'en un sens, c'est une pratique qui coche pas mal de cases d'innovation, du mentalité numérique, des mots-clés qui sont assez attirants pour les financeurs de l'archer, puisque maintenant, la question se pose dans ces termes. Et en même temps, ça reste un format qui bouleverse un peu l'écode et qu'il est difficile d'évaluer et le fait que les revues abandonnent l'évaluation en aveugle, c'est aussi. C'est aussi là-dessus qu'on a fondé l'idée de scientifique pendant longtemps, donc ça invite à repenser de manière assez radicale parce que c'est que l'archer, j'ai comment on les vallue. Donc il y a aussi des grosses rétitions et des rétitions institutionnelles par rapport à ça. Mais dans tous les gages, et l'impression que ça fait quand même sa produit des discussions qui sont intéressantes là où elle se produise. Je dois avouer que pendant les mois que j'ai passé à travailler sur ce film, rien ne m'a apporté plus de plaisir que de découper et de coller sur le mur de ma chambre ces petits boues de papier. Pleizure manuelle du papier sous les doigts, plaisir visuel, des fragments qui s'agence. Pleizure intellectuelle, de voir que lorsque je décide de trouver des liens entre les choses, les choses d'ossiles se laisse faire. Quand l'idée m'est venue de réaliser ce mur, j'avais écrite à mon journal les lignes suivantes. Idées, réalisées un mur de détective avec tous les éléments de ma recherche, avec des connexions absurdes, du type, ou écharlie, flèches, je suis charlie, mauvais goût, à filmer avec une petite caméra pourrie, genre caméscope, genre on entendrait presque un serial qui leur respirait au champ, mais sans tomber dans la parodie. Je crois que j'avais espéré, en passant moi-même de l'autre côté, du côté du rébu, et en miment les gestes analytiques des réditaires, faire directement l'expérience de ce qu'il est motivé, ce besoin intense et désespéré d'organiser le chaos. Mais si je dois être honnête, la seule chose que j'ai vraiment découverte en me prétendait à cette exercice, c'est combien j'étais moi-même en clean à me laisser séduire par mes propres blagues? Ça a gentissant des valeurs et pistehémiques du vidéo et de la forme du vidéo essai, c'est pas évident d'en parler de manière. d'en parler dans l'abstrait, parce que j'ai l'impression qu'il y a quand même des praticiens, les praticiens qui tirent la forme dans des directions très différentes. Et voilà, il y a des vidéos essayistes qui refusent par exemple d'avoir recours au verbe, au langage verbal, et donc qui défend le idée que, s'il y a du savoir que produits sur les images par les images, il doit venir des images elles-mêmes. C'est le montage de les extaposition, l'explique screen, des superpositions, ce genre de travail vraiment purement visuel ou purement audio, dans certains cas, qui doit, ou qui devrait, ou qui auraient la capacité de produire de nouveaux savoirs. Moi, je fais des films qui sont hyper bavards. Comme vous avez pu vous rendre compte, donc je explore une autre piste, disant que c'est elle-ci. Et je pense que. je n'y répète jusqu'à dire qu'il y a autant de manière de faire que de jonkyfon, mais un petit peu. Et il y a une ressource qui est très intéressante à ce propos que je peux essayer de retrouver dans ma mémoire, parce qu'il y a un numéro de revue qui est sorti sur le vidéo essai, il y a peut-être un mois ou deux, dans une revue qui s'appelle "The Siné Files", qui entièrement consacre au vidéo essai, il y a une quinzaine de. entre 15 et 20 articles assez courts, alors c'est des articles écrits, qui portent précisément sur la question de ce que c'est qu'un vidéo essai universitaire, académique. Et il y a une des contributions, alors je ne vais pas dire d'obétisme, mais on pourrait retrouver, éventuellement, le lien de. il y a un article en particulier qui produit une analyse de. presque statistique, mais aussi qualitative, de. des publications sur "Injuanation", justement, on essaie en devoir comment est-ce que les auteurs et autrices défendent la scientifistée de leur vidéo. Donc il a fait en gros cette. je crois que c'est Yann Garouet, mais je ne suis pas complètement sûr de moi, à faire une recension de. je sais pas combien de plusieurs dizaines de. de. de textes, de. vidéo-essayistes, qui défendaient la scientifistée de leur pratique ou les valeurs épistémiques de leur. de leur pratique. Et donc cette article, voilà, vis-à-faire une recension de comment est-ce que chacun est chacune, défend l'idée que son travail de vidéo produirait dès savoir. Donc je renvoie à cette ressource pour. une. avoir une vision un petit peu générale de la question. Mais je peux y répondre dans ma pratique. en particulier. Et c'est vrai que pour moi, c'est. ça. enfin. il se trouve que l'une des questions de recherche qui m'intéresse le plus depuis le plus longtemps. C'est la question de l'expérience spectatorielle. Et de. ce que les images nous font quand on les regarde et de ce qu'on fait aux images quand on les regarde et puis quand on les a regardé et qu'on les voit plus mes consens souvient. Et. et de ce fait, je. creusons cette question de l'expérience spectatorielle un peu de. de différentes manières avec différentes méthodes depuis pas mal d'années. C'est vrai que du coup, la forme du vidéo essai, elle m'a quand même bien intéressée parce que précisément parce qu'elle a ce. contient en germes la possibilité de voir un cerveau de spectateur hospitalrice à l'heure. Et moi c'est ça, les vidéos essais qui me plaisent le plus en dépendamment de ce que je fais mais ce que j'aime voir et ce qui me inspire le plus. C'est des vidéos essais. Et là encore une fois, à la fois dans le champ du film expérimental et des productions de Youtubeur ou Youtubeuse, quelque soit alors dans le savien, mais c'est quand on. il est très clair que il ne s'agit pas de produire un savoir objectif sur un film. J'ai un peu de savoir comment ça a été fait, quel caméra, mais quand on a une personne qui assume le fait de dire "Bah voilà, ce film, moi ça me fait ça et je vais mettre ça en partage." Et du coup, c'est un peu le point de départ de films que j'ai réalisé ces dernières années, pas tous, mais la plupart, que je partais effectivement de mon expérience face à certains films qui m'ont particulièrement. qui m'ont particulièrement marqué et c'est agissant du type de savoir que ça permet de produire. J'étendance à essayer de penser cette production de savoir un peu dans le cadre des propositions théoriques autour des savoirs situés, c'est-à-dire qu'il y a voilà cette idée qu'on peut produire des savoirs objectifs. C'est ce que défendent, notamment, de Nara, oui. À partir du moment où on assume le fait de parler depuis une situation qui est complètement circumstrite et définie par qui on est, l'endroit de plus qu'elle on parle, partir de quel système technologique et ce qu'on a accès aux images, toutes ces déterminants, en fait, qui font que mon expérience d'une image est. nécessairement complètement singulière et différente de l'expérience que toi tu ferais, la même image, même si tu l'agars depuis mon ordinateur. Et du coup, c'est cette idée de regard située que je s'ai d'explorer par le recours notamment à cette première personne, assez intime, peut-être un peu impudique par moment dans mes films. Et c'est une manière de faire qui me semble importante à défendre uniquement si elle est articule à d'autres manières de faire. Il y a ça un peu dans l'idée de savoir située, c'est que le savoir-ci qui est de la valeur, à condition qu'il y ait d'autres savoirs qui sont situés différemment autour. Et donc à partir de là, je ne défend pas du tout que la subjectivité que je présente dans mes films me ferait vérité absolue sur les films dont je parle. Mais j'espère, et c'est vraiment très honnêtement l'espoir que j'entretiens en vous en séfilant à la première personne, que en les voyant, les spectateurs respectatrices vont répondre à leur première personne à eux et que ça va pouvoir créer du dialogue. Et c'est un peu ce qui se passe quand j'ai l'occasion de présenter les films en public, que ça crée des discussions et des débats où les personnes peuvent se positionner par rapport à la perception que moi, j'ai déclaré à voir des images. Il y en a voilà cette image là, j'ai pas du tout de la même manière. Et c'est là que les choses deviennent intéressantes. De mon point de vue. Je pense que je suis juste là. Je pense que je suis là. Je suis là. Je suis là. Je suis là. Vous savez, j'ai eu une question pour vous. Et le raison que je voulais faire, c'est que, vous savez, c'est quelque chose que je me disais dans mon dieu, quand je suis prédé et je suis fréquentée et je ne sais pas si je te disais, c'est que c'est pas comme la pensée d'une abortion qui est une conversation du bonheur. Et je suis juste un peu angri. Par rapport à The Pain of Others, je trouve ça de vraiment intéressant que l'un de ses premiers gestes de cineste a s'éfilé elle-même, en train de parler de son rapport à son corps. Et quand on regarde la abortion diaries, il est évident que pour elle, écoutez les femmes parler de leur corps et de leur santé, relève de l'acte politique. Mais toujours dans la même interview à propos de The Pain of Others, elle disait aussi. C'est sûr, je me suis rendu compte assez rapidement, même si je n'avais pas anticipé dans mon immense naïveté à l'origine, que le fait d'avoir une voix de femme était pas du tout neutre. Et elle n'était pas du tout reçu de manière neutre par les spectatrices de mes films, alors que c'est vrai que moi bêtement j'utilisais ma voix parce que c'était ma voix et qu'elle était là. C'était pratique. Et je me suis rendu compte que le genre est l'âge et le fait que je parle en français. C'était trois déterminants qui informaient énormément la réception de mes films quand je l'ai présenté, notamment à l'étranger, que ça gissait du fait que je parle français. Et je me suis. ça m'a hérité et puis après j'ai appris à en jouer aussi parce que c'est vrai que si on veut questionner ou déstabiliser un petit peu ce rôle de la voix, ce rôle traditionnel de la voix, qui est d'être un peu cette voix de Dieu, qui viendrait nous dire la vérité des choses de manière objective. Bon, c'est vrai que des lorques. On a du mal à penser dû aux féminins encore. Et donc des lorques on a une voix de jeunes femmes qui expriment plus des doutes. Là on est clairement dans un autre registre énonciatif. Et c'est vrai que de ce point de vue-là, je me suis. je me suis évidemment aussi nourrid et des marqueurs, des pharokis, des godores, etc. Mais il y a aussi une tradition de plus féministe, notamment, dans le domaine de la rue vidéo, etc. Enfin, que je ne connais pas encore excessivement bien, mais donc ce que je connais, ma beaucoup nourri, parce que justement, il y a tout un travail sur la mise en scène de soi. C'est-à-dire que je ne pense pas que mes films soient plus authentiques ou qu'ils y a moins de mise en scène que dans la voix écrite par marqueur et prononcée par l'actrice de l'Eval Five. Mais bien sûr qu'il y a toujours une dimension de mise en scène, mais bien sûr que la démocratisation des outils numériques et la possibilité de publier aussi nos productions numériques sur Internet a favoriser la prise de parole et la naissance de beaucoup, beaucoup de voix différentes, diverses dans différents langues, différents genres, exprimantes divers points de vue. Mais c'est intéressant parce que. Enfin, ça fait partie des questions qui m'intéressent beaucoup et auxquelles je réfléchis beaucoup en ce moment, parce que c'est vraiment le cœur de ma thèse. Donc, je suis en train de terminer des rédigés et donc, partis plusieurs de mes films où je travaille sur un corps plus de films qui sont réalisés à partir de médias trouvés sur Internet. Et la question qui m'intéresse, c'est précisément celle de la mise en scène décinaise à l'intérieur de ces films, c'est-à-dire le choix de se mettre en scène de manière explicit à la première personne, souvent par la voix off, des fois en apparaissant à l'image, où le choix à l'inverse de ne pas se mettre en scène dans les films de rester en retrait des emparables aux images et de construire un discours filmique qui ne passe que par le montage. Donc cette question de la mise en scène de soi, l'authenticité de la mise en scène de soi et des enjeux, aussi épistémiques qui sont attachés à cette. à leur revendication d'une subjectivité et d'un regard face aux images, c'est une question qui me travaille beaucoup. Mais puis, je l'ai fait encore plus que les gens ne sont pas faits pour la maison. Je me sens des gens qui ont été effectés par les films. Oui, c'est comme vous le savez de cette vidéo de la ville de la ville de la ville de la ville, la chose qui se passe un peu pour faire un sens de ce qu'il y a à l'expérience. Donc cette fois, c'est des spectateurs de films qui ont de la façon de faire des films pour faire des films sur leur leur terme, pour leur faire leur son. Oui, mais c'est pas que les gens veulent faire leur leur film de la ville de la ville de la ville, c'est plus que de faire leur version de ce que vous le faites de ce qu'il a fait pour les films. La question de la délimitation ou de la définition du vidéo essai, elle est débattue depuis la première formulation de l'idée même de vidéo essai, je pense, et on n'est pas parvenu à un accord sur la question. Et il vaut mieux pas, je pense. Mais c'est une question qui m'intéresse beaucoup parce que j'ai le sentiment, j'ai un peu l'intuition que. Et j'observe aussi d'ailleurs, non, à ce objectif lors de discussion, qu'il y a un enjeu pour différentes institutions dans le fait de définir ce qu'il n'est pas un vidéo essai, notamment on parlait tout à l'heure de l'inscription de la forme dans des cursus universitaires. Bon, bah voilà, dès lors que on va évaluer des étudiants et des étudiants de leur capacité à produire la forme, pour savoir pouvoir leur dire ce que c'est que la forme est ce qu'on n'est pas la forme et là où la limite passe. Et en même temps, je pense qu'on est assez nombreux et nombreuses à être un peu terrifiées à l'idée de cette standardisation de la forme, alors que nous, justement, on l'investit parce qu'il n'y avait pas de règles et que c'était chouette. Et qu'on a inventé, et qu'on repoussait un peu les limites au fur et à mesure qu'on avait envie d'essayer des trucs et parce que on essayait ça et que c'est un tel nouveau geste qui rentrait dans quelque chose qui fallait bien appeler "videe O.S.A". Ça va repousser un petit peu la limite, la chac fois. Et précisément, la question de savoir si on ne peut parler de "videe O.S.A" que s'il y a discours, portant sur des images préexistantes, c'est une question qui, pour moi, recouvre un peu le. Enfin, qu'on observe de manière assez claire, j'ai l'impression, à l'endroit de la frontière entre la conception universitaire de ce que le vide O.S.A et la conception Youtube, de ce que c'est que le vide O.S.A parce que j'ai l'impression que sur Youtube, il y a beaucoup de contenus qui sont appelés "videe O.S.A". qui parle pas du tout d'image préexistente. C'est-à-dire que ce qu'on appelle "videe O.S.A" sur Youtube, ce sont des essais sur quoi que ce soit, qui prennent la forme d'une vidéo. Et effectivement, du coup, ça peut être sur tel point d'analyses scientifiques, un élément historique, une figure, enfin, peu importe le sujet, en fait. Alors que, il y a cette. Cette formulation très explicite, par exemple, dans les règles de publication d'une revue comme "Injunesation", que les vidéos doivent formuler un discours critique sur des images préexistentes. Et c'est vrai que c'était. Je me souviens d'avoir eu cette conversation. Ça m'a musée, je n'avais pas vu venir. Quand j'avais. Est-ce que j'avais envoyé mon film "Watching the Pain of Others" à "Injunesation"? Et les éditeurs m'avaient dit, mais on est un peu embêté parce que il y a des images originales. Parce que tu te film, tu apparais à l'écran, puis même les grands du desktop, en fait, c'est toi qui l'a filmé. Du coup, est-ce qu'on est vraiment dans le "Farting Footage", est-ce qu'on est vraiment dans la récupération d'image, et c'est leur poser un peu problème.
par rapport à leur règles, à leur ligne éditoriale, à leur même que le film fait très explicitement référence, à un film préexistant, il n'y a pas dans l'éguité là-dessus. Du coup, le film qui des images originales était un peu source, un petit peu de questionnement, par rapport aux statues de vidéo essais, de cet objet que je leur soumette, et finalement, la vidéo a été acceptée. Donc, j'imagine que, à partir de ce moment là, il est devenu acceptable de proposer et de vidéo essais, comprenant des images originales. Je n'ai pas la première à le faire du restant, mais il se trouve que c'est. Je t'ai peut-être une éprimaire à envoyer à une chune de chaîne une vidéo cette fois-mars. Et. Et du coup, voilà, j'ai l'impression qu'en fait, la question de, est-ce qu'on peut faire du vidéo essais, qui ne parle pas, ou qui ne fasse pas retour sur des images préexistantes? En fait, j'ai l'impression que ça dépend à qui on pose la question et qu'elle est. Enfin, pourquoi est-ce qu'on veut acquérir cet étiquet de vidéo essais en fait? Parce que, voilà, si. Si ça gie de l'arconissance universitaire, j'ai l'impression que, pour l'instant, la pratique est surtout défendue dans une dynamique d'analyse d'image préexistente. Après, il y a des festivals qui ont des sections et ces films-x, la je vidéo essais dans lesquels ils vont attendre des objets qui soient des essais, de manière, enfin, principalement. Et donc, si le film est reçu. Alors, parce que c'est qu'un essais film-x, c'est encore une autre question. Mais si le film correspond globalement au code de ce qu'on entend historiquement, comme de laisser filmique, il peut être accepté, même si il n'y a pas ce retour critique sur des images préexistentes. Et je vois, moi, maintenant, que j'ai été un peu identifié comme vidéo essaisiste, de manière un peu globale, quand j'envoie un film festival qui n'est pas vraiment un vidéo essais dans mon esprit, ça reste identifié comme tel. Et la même manière, quand je dis, qui sont plus sur les des stops, on vous appelle des des stops documentaires, parce que c'est ce que je fais, vraiment, visiblement. Donc voilà, j'ai l'impression que ces questions de définition, elles sont un peu apprendre avec des pensettes. Si. Ce que je trouverais d'ommage, c'est que dans le cadre d'un. mettons d'un cours ou d'un atelier, ou pour une raison pour une autre, quelqu'un qui veut produire un vidéo essais, et ce sent limité en se disant, "Ah ben non, il faut absolument que je parle d'une image préexistente, alors que j'ai cet idée en tête, ça pourrait être génial, mais ça rende pas dans les clous." Voilà, la jure est peur qu'on lui dise, "Ben non, désolé, un vidéo essais, c'est pas ça, t'arrater." Ne le fais pas, bien sûr qu'il faut qu'il le fasse, et je pense que le territoire du vidéo essais, et encore suffisamment peu définit pour qu'on lui trouve une petite place. Revingu quelque part. De voir qu'il fasse complètement école. Finila. Voilà, ça devient un tout nouveau continent de. Chloe, Galibar Lennie. La planète vidéo essais. Les images et le cerveau.
Podcast Summary
Key Points:
Découverte tardive du video essay comme outil d'analyse des images contemporaines via des études cinématographiques.
Expansion rapide du format dans les milieux universitaires, sur YouTube et dans les festivals, transcendant les frontières disciplinaires.
Le montage est considéré comme une méthode de recherche à part entière, produisant du savoir et des œuvres singulières.
Accessibilité des outils et familiarité des nouvelles générations avec le langage visuel facilitent l'adoption et l'innovation.
Émergence de communautés internationales et non-anglophones, enrichissant la diversité des contenus et des pratiques.
Summary:
Le narrateur retrace son parcours vers le video essay, un format qu'il a découvert sur le tard lors de ses études de cinéma, notamment en analysant des films de Michael Haneke et en suivant un séminaire universitaire. Il explique comment ce format, à la croisée de l'essai filmique traditionnel et des créations numériques contemporaines, sert désormais de pont entre analyse universitaire et création. Le video essay a connu une explosion récente, devenant un outil de recherche légitime dans les revues académiques, un format populaire sur des plateformes comme YouTube, et trouvant sa place dans les festivals de cinéma.
Son accessibilité technique et la maîtrise intuitive du montage par les jeunes générations favorisent son adoption. Le format est apprécié pour sa capacité à générer du savoir par l'expérimentation visuelle et le remontage, plutôt que par la simple illustration d'un texte préexistant. Enfin, l'émergence de communautés de pratique non-anglophones contribue à diversifier et enrichir considérablement le champ.
FAQs
Le vidéo essai est une forme qui utilise le montage pour analyser des images, notamment cinématographiques. L'intervenant l'a découvert lors d'un séminaire universitaire en 2014, ce qui a fusionné ses études théoriques en cinéma avec son intérêt pour les images contemporaines sur internet.
Le vidéo essai a connu une explosion depuis 2014, avec une augmentation des praticiens, des cours universitaires et des festivals dédiés. Il s'est étendu au-delà du cinéma pour aborder des sujets politiques, historiques et scientifiques, notamment sur des plateformes comme YouTube.
Le vidéo essai est reconnu comme une méthode de recherche valide, où le montage audiovisuel produit du sens inaccessible par le texte seul. Des revues académiques le légitiment, encourageant son utilisation pour des travaux étudiants et la production de savoirs originaux.
Le vidéo essai se distingue par son approche expérimentale et l'absence de règles strictes, permettant des propositions innovantes. Il rassemble des praticiens aux pratiques variées, des cinéastes expérimentaux aux créateurs de contenu en ligne, favorisant des discussions interdisciplinaires.
Avec des logiciels de montage gratuits et faciles à utiliser, le vidéo essai est devenu très accessible. De nombreux étudiants maîtrisent déjà le langage visuel grâce à leurs pratiques quotidiennes sur les réseaux sociaux, réduisant les barrières technologiques.
Le vidéo essai transforme l'enseignement en favorisant un apprentissage collaboratif et créatif. Il permet aux enseignants et aux étudiants d'échanger des connaissances de manière interactive, souvent en apprenant mutuellement lors d'ateliers pratiques.
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